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Mots et images de Joe Krapov
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2 novembre 2025

Robert Walser, le vagabond prolétaire / Claude Bernhardt

 

 

On pourrait croire, à lire les billets que j'accumule sur ce blog, que j'émets, j'émets, j'émets comme le font tous les influenceurs actuels.

 

Je ne fais pas que cela. Tout ce qui m'entre par les yeux et par les oreilles éveille de la curiosité en moi et ce spectacle vu à Faux-la Montagne dans des conditions peu idéales a été prolongé ensuite, de retour à la maison, par la lecture de "Vie de poète", un recueil d'une vingtaine de proses que je vous recommande et par "Promenades avec Robert Walser" de Carl Seelig, un ouvrage très surprenant car nous immergeant dans un paradis helvétique à l'abri des horreurs de la guerre et du monde de 1930 à 1956 ! Une espèce de guide de voyage, en fait !

 

J'ai aussi entamé "Les Enfants Tanner", un roman "familial" mais le style de cet écrivain suisse est "rousseauiste" en diable. Ce sont des "Confessions", très naïves, un peu "brut de décoffrage " d'un type qui ne trouve pas sa place dans la société suisse des années 1910-1930 et finit par se faire héberger dans un asile psychiatrique où il fait une croix sur sa carrière littéraire, tout comme Rimbaud a oublié ses "rinçures" en Abyssinie ("et du Calvados réunis", ajoutent les fans de Fernandel). 

 

Il y a quand même quelques perles comme cette histoire du clou dans "Pièce en chambre", le "Discours à un bouton", les portraits de "Madame Wilke" et "Marie".

 

François Bon qui a lui aussi une passion pour cet auteur a fait une vidéo de présentation. Sa lecture de "Pièce en chambre" est à 4'02.

 

Je mets à la suite une émission de France-Culture que j'écouterai une de ces longues soirées d'hiver "où je m'ennuierai ?".

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28 octobre 2025

Lamentations et espérances de la Musique / Joe Krapov et Patrick Arduen

 

Ça c'est fait... et bien fait ! Le dimanche matin, aux apéros poétiques de la Teillouse à Redon, le toujours sympathique M. Battmanu m'a gardé pour la bonne bouche, en conclusion de cette belle scène ouverte.

 

Je pense que personne n'a été déçu du spectacle pour lequel l'ami Patrick Arduen m'a prêté voix forte de façon magistrale !

 

Je pose, à la suite de l'enregistrement, le texte écrit à l'Atelier d'écriture de Villejean et remodelé pour la circonstance sous forme d'une interview avec traduction.

 

LAMENTATIONS ET ESPÉRANCES DE LA MUSIQUE

 

 

Face à la suppression proposée de deux cents millions de crédits au ministère de la culture dans le budget 2026 actuellement en discussion, face aux baisses de subventions décidées par Christelle Morançais en pays de Loire pour l’OPPL et la Folle journée de Nantes, la Musique elle-même, se sentant menacée de disparition, a pris la parole. Prenez note de ses notes en langue originale suivie de leur traduction par Joe Krapov !

 

***

 

fa si la do ré

la

 

C'est facile de l'adorer,

La mélodie que je produis ;

 

ré mi mi

la mi la mi

mi do la

 si do

ré do

fa ré fa ré la ré

la si mi fa ré

la mi

si

 

Je ne voudrais pas m'immiscer

Dans la vie de mes mille amis

Et c'est bien gentil de m'idolâtrer

Mais si l'on ne paie pas Frédo,

Il est raide au bout du mois

Comme un phare effaré à l'arrêt :

La sinistre misère façonne soncif

A coups de vague à l'âme inique

Et sidérant

 

si si si do

sol si ré

do

fa

fa sol ré

si

 

Et moi qui fait danser Sissi et Sidonie

Sur le sol peu ciré

Du Lido,

Je ne suis plus fabriquée,

Je m'efface au loin et, carment,

Je cède la place au silence.

 

 

la si

fa

fa ré fa si

fa mi si do

do mi

do fa do

mi do

do fa si

sol

 

 

La lassitude nous gagne

Mes familiers et moi

Aux fables pétées, fallacieuses, (

Aux fadaises mitées de ces Quasimodo

Dont le credo économique

Dote le peuple d'un fardeau

Cependant que le mikado

D’or et d'argent facile se couvre,

Engrangeant ses denrées

Dans des îles au soleil

Dites « paradis fiscaux » .

 

si

la la

ré sol

fa fa mi

si

la mi do ré mi

do

sol

fa

 

 

Nous ne sommes pas Sisyphe !

Nous sonnons l'hallali !

Nous sommes résolus,

Face à cette infamie,

A convoquer s'il faut

L'amirauté de Domrémy,

A causer des dommages

A votre lourd solfège

Et à vos fariboles.

 

la la

fa do ré

ré mi

 

Je suis lasse, prélats modernes,

De votre fatras d'oraisons

Débité sans pliminaires !

 

la la

la  fa si

fa sol la

mi do

la

la fa do

la

fa

 

 

Avec son tralala,

La Femme, décisive,

Déposera face au lavoir

Votre vieux monde amidonné

Et, lavandière du Futur,

Entamera la farandole :

On dansera la carmagnole

Sur votre beau linge affalé !

 

ré si ré

fa sol

ré do sol mi

la si

mi do mi si

mi si

 

Alors je ressusciterai,

Fatidique et solaire.

Je couvrirai d' « O sole mio »

Et de lascives marguerites

Tous les miroirs des domiciles

Pour qu'on rie de m'y voir si belle.

 

21 février 2025

Le Tango corse (Fernandel) / par les M'A2R1 d'O douce

 

J'ai tellement le nez dans le guidon (de mes archives) que j'ai oublié d'y aller au forum-voyages sur la Corse dont je parle dans l'introduction de ce diaporama ! Bon, l'ami Roland et Dame Françoise m'avaient envoyé leurs photos que j'ai utilisées pour illustrer la chanson  et le périple a ensuite été résumé en images par l'ami Basu et projeté à l'assemblée.

 

Les rires de l'assistance vous sembleront peut-être incompréhensibles : c'est que j'ai remplacé les photos de l'ami Pierre-Antoine dans ce diaporama-ci par les images originales, Gai-Luron, un chat et Gaston Lagaffe. J'essaie de donner le moins de grain à moudre possible à Madame Lia. Je vous recommande à ce sujet l'hilarante vidéo d'hier de Julien Song que je mets à la suite.

 

 

 

8 février 2026

Lady of the dancing water / King Crimson

 

 

 

 

 

evenons un instant sur "Lizard", voulez-vous ? C'est le troisième album du groupe de rock progressif King Crimson. Le parolier de ce groupe s'appelle Peter Sinfield. L'élément le plus stable au fil des ans est le guitariste Robert Fripp.

 

Par rock progressif il faut entendre autre chose que "poumpoumpoumpoum j'éructationne pour vous faire danser !". De la même manière que George Martin a fait réapparaître dans la musique des Beatles les instruments de l'orchestre classique, le rock progressif intègre l'influence du jazz et du classique dans un rock revisité : les morceaux sont plus longs, bourrés de solos instrumentaux mais bon, je ne vais pas vous faire un cours de musicologie, non plus !

 

Juste vous faire entendre le morceau dont les paroles ont inspiré Gini Barris, l'illustratrice de la pochette, pour dessiner la lettrine R, "Lady of the dancing water".

 

J'ai été très étonné de voir combien de versions de ce titre se baladent sur Youtube ! La grande mode consiste surtout désormais à faire rejouer ce morceau par l'IA en y mettant des synthétiseurs, la voix synthétisée de John Wetton quand ce n'est pas une réécriture de la mélodie sous les paroles originales.

 

Je vous fais grâce de tout cela et vous gratifie juste de la version originale et d'une reprise au violoncelle qui a beaucoup de charme.

 

 

17 août 2025

Arsilda / Antonio Vivaldi

 

 

Le dernier opus paru dans l'édition Vivaldi chez Naïve semble être à ce jour "Arsilda", un opéra de 1716. Il porte le n° 74 dans cette collection prestigieuse et joliment reconnaissable à cause des dames à coiffures extravagantes - la Stravaganza ! - qui ornent les pochettes des CD. C'est enregistré par l'orchestre baroque La Cetra de Bâle et la direction est assurée par Andrea Marcon.

 

J'ai écouté les trois CD et j'ai une préférence nette pour le deuxième. Cependant je crois que je vais tenter une chose absolument iconoclaste dans les jours qui viennent : essayer de l'écouter à nouveau... mais sans les récitatifs ! Ils me font le même effet que les morceaux de rap actuels ! Si tu as réellement quelque chose à  dire, dis-le ! Ça ne sert à rien qu'il y ait un clavecin, un violoncelle ou une boîte à rythme et de la soupe de supermarché sous ton "flow" !

 

Allez, on écoute deux morceaux qui, justement, pour fiche toute ma démonstration par terre, s'enchaînent tels que sur le disque ! ;-)

 

 

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1 avril 2025

CONSIGNE 2425-24 DU 1er avril 2025 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN

 

Henri Crespi et tautogramme. 2

 

L’animateur distribue à chaque écrivant·e une image d’Henri Crespi extraite d’un magazine pour enfants des années 1963-64.

 

Il demande à chacun·e de choisir une des consonnes suivantes de l’alphabet : B C (mais seulement si prononcé K) D F G J L M N P R S T V et de lister dix mots en rapport avec l’image commençant par cette lettre puis dix autres mots au choix commençant toujours par cette même lettre.

 

Il est demandé d’insérer ces vingt mots ou d'autres commençant par cette même consonne dans le texte qui naîtra de cette image ou de cette question : Quelle est sont les (15 ?) différences que vous voyez entre 1964 et aujourd’hui ?

;-)

 

CONSIGNE 2425-24 DU 1er avril 2025 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN
CONSIGNE 2425-24 DU 1er avril 2025 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN
CONSIGNE 2425-24 DU 1er avril 2025 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN
CONSIGNE 2425-24 DU 1er avril 2025 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN
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CONSIGNE 2425-24 DU 1er avril 2025 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN
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17 mars 2024

Gérard Jaffrès - Kénavo et Dix filles à marier

 

A Lyon, le dernier soir, nous sommes entrés dans un magasin Gibert jeune. Quand j'habitais Paris, il ne se passait pas une semaine sans que j'allasse dans celui du boulevard Saint-Michel donner libre cours à ma fringale de musique et de littérature populaire. C'était l'antre de l'occasion et ça m'a fait bien plaisir de retrouver pareille enseigne à Lyon. Si j'avais été seul j'aurais peut-être bien craqué sur des Petits meurtres d'Agatha Christie, saison 2, à 3 euros !

 

J'ai préféré faire des folies et acheter un dévédé de Gérard Jaffrès à cinq euros. J'ai vraiment beaucoup de mal à dépenser mon argent : à la caisse, on m'a fait un rabais de 50% !

 

Gérard Jaffrès est le plus belge des chanteurs bretons ou le plus breton des musiciens belges, comme on voudra. Il chante en hiver en Belgique et se produit en été en Bretagne. Je le connais par le biais de son "Au café du port" entendu dans une compilation de chants de marins. L'année dernière on a inscrit son "Bloavez mad" au répertoire des M'A2R1 d'O douce. J'ai emprunté aussi aux Champs libres son album "Chansons bretonnes et celtiques".

 

Le Dévédé m'a permis d'en découvrir d'autres que je vais mettre dans ma guitare : "Kenavo", "Viens dans ma maison" et "Mariage à l'ancienne".

 

Bien sûr j'ai profité de l'occasion pour "flasher" sur la violoniste !  Moi aussi je suis comme ça : comme le chantait Patrick Coutin, "J'aime regarder les filles" !

 

29 septembre 2025

Farine de froment, farine de blé noir / Gérard Delahaye ; reprise par Joe Krapov

 

Dimanche dernier, je reçois le texte de notre amie Anita qui participe depuis Lannion à l'Atelier d'écriture de Villejean que j'anime. Elle y raconte qu'elle a assisté à un concert de Patrick Ewen et Gérard Delahaye, des chanteurs et musiciens finistériens que nous aimons beaucoup. Ils leur ont fait chanter, à un moment donné, un refrain qui dit : "Finis, les hamburgers ! On veut des crêpes au beurre" !

 

Je souscris tellement à ce slogan que je suis allé écouter la chanson sur Internet. Sur la lancée j'ai noté les accords, les ai transposés de ré en sol, ai changé une ou deux tournures ici et là, ajouté le slogan "McDonald, t'es foutu, la Bretagne est dans la rue !" ! Bref je me suis amusé. Et samedi soir, l'air à peine dans ma tête et la chanson à peine dans mes doigts, je l'ai balancée aux "Références électriques". Bonne réception et bonne ambiance ! Demain je l'impose aux "M'A2R1 d'O douce" !

 

 

Evidemment, c'est mieux par l'auteur lui-même ! Il y a une vidéo "à la maison" avec un tuto guitare et les paroles ici :

 

Et l'enregistrement avec un choeur d'enfants ici :

 

 

20 mai 2025

CONSIGNE 2425-29 DU 20 mai 2025 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN

 

Professeur Nimbus

 

 

On peut trouver sur le site Gallica de la B.N.F. cinq albums d’aventures du Professeur Nimbus. Aventures est un grand mot puisqu’il s’agit de gags muets en cinq images où ce personnage qui n’a qu’un cheveu « interrogatif » sur son crâne chauve est confronté au monde qui l’entoure. Dans le volume de 1936 chaque « strip » a un titre.

 

Chaque écrivant·e reçoit 24 de ces titres et deux gags du professeur, à charge pour lui-elle d’écrire des textes courts (ou un texte long) qui auront obligatoirement pour titre un de ceux de sa liste.

 

L’utilisation du professeur Nimbus comme personnage de l’histoire est facultative.

 

Pour qui écrit en ligne, je publie les huit planches dans un diaporama et laisse le choix entre tous les titres du volume 1 ci-dessous :

 

La Réforme de l’heure - La Musique adoucit les mœurs - La Lecture élève l’esprit - Faute de poisson… - On a souvent besoin d’un plus petit que soi - Rien ne se perd dans la nature - Une Histoire tirée par les cheveux - Situation sans issue - Un Joli tableau - Château la pompe - Un Homme averti en vaut deux - Rien ne vaut la politesse - Douce réalité - Sanctions - Pas de chance - Des goûts et des couleurs - Soyez bons pour les animaux - Travaux d’approche - Un Oeuf à la coque - Dent pour dent - Heureux qui comme Ulysse - Un Système parfait - Les Dessous de la radiesthésie - Alternative - Les Grands esprits se rencontrent - On n’est jamais si bien servi que par soi-même - Complicité - Enfin seul - Les Fonds secrets - Nettoyage par le vide - Esprit d’à propos - Nocturne - Leçon de politesse - Racines carrées - Mal blanchi - La Fin du monde - Cordon bleu - Chaque âge ses plaisirs - Comme on se retrouve - Chacun son tour - C’est pas du jeu - Sauvé des eaux - Il n’y a pas que la vérité - C’est nous qui les payons - Les Merveilles de la science - Mélanie - Optimisme - Ubi bene ibi patria - Roméo - Un Bon petit feu - Miracle - Échange de bons procédés - Pas mal pour un débutant - Un Homme à principes - Respect de l’autorité - Qui aime bien châtie bien - Préférence - Pêcher et sécher - Chacun a son penchant qui l’entraîne - Un cas grave - Consolation - Tel maître tel valet - Ah ! Tu te moques de moi ! - Rétréci au lavage ? - Vous allez voir ce que vous allez voir - Symétrie - Idylle - Changement de programme - Il ne faut pas réveiller le chat qui dort - Risques professionnels - Souriez - On n’est nulle part aussi bien que chez soi-même - Attrape, petit farceur ! - Globe-trotter ! - Tatouage inattendu - Hiérarchie - Il ne faut pas se fier aux apparences - Qui se ressemble s’assemble - Championnat - Démocratie - Du tac au tac - Un grand cœur - S’asseoir sur un bon conseil - Trophées - A boire et à manger - Un bienfait n’est jamais perdu - Signes extérieurs - Retour à la terre - Compromis - Rendez à César - On revient toujours… - Jeune impertinent

 

 

CONSIGNE 2425-29 DU 20 mai 2025 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN
CONSIGNE 2425-29 DU 20 mai 2025 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN
CONSIGNE 2425-29 DU 20 mai 2025 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN
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CONSIGNE 2425-29 DU 20 mai 2025 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN
CONSIGNE 2425-29 DU 20 mai 2025 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN
CONSIGNE 2425-29 DU 20 mai 2025 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN
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1 octobre 2025

Kaoutchouski / Georgius ; reprise par Joe Krapov

 

 

Je ne sais toujours pas, malgré mon cheminement permanent vers le "grand âge" - à chaque jour suffit sa joie ! - si je suis un idiot utile ou un idiot inutile.

 

Je ne fais pas de misère aux Gazaouies, aux Ukrainiens, je me fiche totalement du fait que Nicolas Sarkozy aille en prison ni que son épouse soit une chanteuse dont je n'écoute pas la production. Désolé pour elle, je préfère découvrir les concertos pour orgue de Haendel !

 

Dans un monde que je veux bien considérer comme cruel et inhumain pour des tas de gens, je ne fais que pratiquer du bon voisinage à ma manière. C'est ainsi qu'une fois par mois, quand je le peux, je vais chanter des chansons gaies dans ce café culturel rennais que je vous recommande, "Les Références électriques", place du Souvenir, métro Clémenceau et cinq bonnes minutes de marche, le dernier samedi du mois à 18 heures. Le thé à la menthe est très bon et les pâtisseries orientales délicieuses.

 

Les expositions sont très belles. Cette fois-ci, c'étaient des peintures d'une jeune artiste, Emilie Voisin, toutes pleines de féerie et de beaux animaux.

 

Sinon, la première chanson que j'ai chantée samedi dernier s'appelait "Kaoutchouski" et elle est signée de l'immense et très oublié Georgius. Je l'ai redécouverte à Faux-la-Montagne cet été grâce à Vincent Brusel et je l'ai adaptée comme un conte russe forcément cruel, l'idée étant pour moi de constituer un répertoire de chansons constituées d'une histoire vue depuis l'extérieur ou vécue par le personnage principal. Chez Graeme Allwright, par exemple il y "Henryk" et "Ça je ne l'ai jamais vu" qui entrent bien dans cette catégorie-là. 

 

Je joins les paroles et les accords de Kaoutchouski au cas où cela intéresserait quelque guitarise de passage. Et je remercie Dame Murielle pour son accueil chaleureux et les deux photos de ce billet.

 

 

KAOUTCHOUSKI Georgius (paroles de Georgius ; musique de L. Bernadac) 1938

 

 

Capo 3

 

1

 

2

C'était un cosaque grand comme ça

Mi m. La m.

C'était un cosaque grand comme ça

Qui aimait la belle Petrouchka

Si 7 Mi m.

Pour revoir sa belle Petrouchka

Il servait au Nord de l'Oural

Mi m. La m.

Il enfourcha sa vieille jument

Elle vivait au lac Baïkal

Si 7 Mi m.

Et plaqua là son régiment

 

 

 

 

 

 

Des kilomètres les séparaient

Mi m. Ré Sol

Et dans les steppes, il s'encourut,

Et le cosaque se minait,

Si 7 Mi m.

Filant à brides abattues

Se creusait, s'amaigrissait.

Si Mi m.

Comme s'il avait l'feu aux dents

 

 

 

 

 

 

Le soir il bisait sa photo,

Mi m. La m.

La vieille jument claqua bientôt

La bisait le matin très tôt,

Si 7 Mi m.

Alors il cria « Nitchevo !

La rebisait vingt fois l'tantôt,

Mi m. La m.

Je veux un cheval !» Mais l'écho

Pauvre cosaque, il bisait trop !

Do Si 7

Dit : «Y a ni d'juments ni d'chevaux !»

 

 

 

 

 

 

Il s'appelait Kaoutchouski

Ièkh

Si 7 Mi m.

Lors il s’assit dans la neige

Ièkh

Un nom à bouffer du brie !

Ièkh

Ré Sol

Pleurant sur ses belles bottes beiges, Ièkh

Un soir l'âme rabougrie,

Ièkh

Si 7 Si

L'hiver et son froid cortège

Ièkh

 

 

 

 

 

 

Il balança son caviar

Si 7 Mi m.

Lui glaça l'bout des panards

En criant «J'ai le cafard»

Fa # Si

Il s'en aperçut trop tard

     

3

 

4

C'était un cosaque grand comme ça

Mi m. La m.

C'était un cosaque grand comme ça

Pour revoir sa belle Petrouchka

Si 7 Mi m.

Quand il revit sa Petrouchka :

Il sortit son sabre en acier

Mi m. La m.

-Va-t'en, je te trouve trop petit

Et se coupa les dix doigts d'pieds,

Si 7 Mi m.

Et fataliste, il repartit.

 

 

 

Faisant la route sur les talons

Mi m. Ré Sol

Alors, pour vivre d'une profession

Il avait des p'tits glaçons

Si 7 Mi m.

Sans histoire aux portes du Don

Qui lui pendaient au menton

Si Mi m.

Il fait maintenant l'homme-tronc

 

 

 

Oh ! Steppes glacées sans soleil

Mi m. La m.

Hélas, il n'a comme public

Après s'êtr’ coupé les orteils

Si 7 Mi m.

Que les plus pauvres des moujiks

Un autre matin au réveil

Mi m. La m.

Et l'homme-tronc est devenu

Il dut se couper les oreilles

Do Si 7

Le tronc des pauvres, j’en dis pas plus

 

 

 

Il se coupa le lendemain

Iekh

Si 7 Mi m.

 

Un pied, un bras, les deux mains,

Iekh

Ré Sol

 

Les cuisses et tout le saint-frusquin

Iekh

Si 7 Si

 

 

 

 

Il se coupa, quel malheur !

Si 7 Mi m.

 

Tout c'qu'il avait d'meilleur

Fa # Si

 

 

Mi m. La m.

Et voilà le roman banal,

 

Si 7 Mi m.

Intégral et sentimental

 

Do Si 7 Mi m.

Du grand cosaque de l'Oural ! Iekh

 

25 juillet 2026




Par les trous de sa mémoire
Il arrive qu’on aperçoive,
Au sommet d’une colline,
Des jardins labyrinthiques,
Une église aux murs tout blancs,
Un ciel immensément bleu
Et ce n’est même pas l’Italie ni la Grèce.

Par les trous de sa mémoire
On entre dans l’inconnu :
On est en Lusitanie, autant dire au Portugal !

En matière de vexillologie on se souvient que le drapeau est divisé en deux rectangles : une partie verte à gauche et une partie rouge à droite par-dessus lesquels un motif circulaire compliqué représente une couronne de galette des rois vue de dessus et dessinée par un type qui aurait abusé du Porto Cruz.

On sait peu du Portugal. On voit bien sa forme rectangulaire posée à l’Ouest de l’Espagne, sous la Galice. Les habitants sont lusophones, ils ont traversé l’océan pour « donner » leur langue aux habitants du Brésil et de la saudade aux habitantes du Cap-Vert, notamment à Cesaria Evora. Et pourtant Alphonse Allais a décrété « Ce n'est pas parce que les Malais sont laids, les Portugais gais, les Colombiens bien que les Espagnols sont gnols ».

Du Brésil et du Portugal on a retenu surtout les noms de deux footballeurs mythiques, Pelé et Eusebio, qui s’illustrèrent pendant la coupe du monde de 1966 mais les gens sont comme moi aujourd’hui, ils s’en footent ! D’ailleurs, si on a retenu ces deux noms-là, ce n’est pas pour s’en servir, c’est juste pour s’enconcombrer la mémoire !

La capitale du Portugal est Lisboa soit Lisbonne. Ses habitants sont appelés Lisboètes et voilà une rime qu’elle est riche quand ton alexandrin se termine par « poètes » ! Le fleuve qui coule dans cette ville s’appelle le Tage, le relief est accidenté et de beaux tramways colorés brinquebalent le long de ses petites rues montantes.

On se souvient qu’il y a une université à Coimbra, que le pays a été victime d’une dictature d’un nommé Salazar et que de ce fait il y eut un temps une vaste émigration des Portugais vers le Nord de l’Europe. On a donc connu des bonnes espagnoles, des maçons portugais et Linda De Souza qui a fait un carton avec sa valise. En matière de chansons, c’est très simple : au Portugal elles n’ont que deux accords, Fa et Do. On appelle cela le fado. Exemple avec Amalia Rodrigues et sa chanson la plus célèbre chantée, magnifiquement, en français, « La Maison sur le port ». Il existe aussi une reprise par Sanseverino.

« Avril au Portugal » est une chanson qui était en vogue dans les années 50, bien avant ce 25 avril 1974 et sa révolution des oeillets qui a rétabli la démocratie dans ce pays.

Un autre tube du siècle dernier s’intitule « Les Lavandières du Portugal » et j’aurais bien voulu vous l’interpréter pour tenter de masquer mon inculture à propos de ce pays européen mais quand je suis vacances, j’ai encore moins le temps que le reste de l’année. De fait, je me souviens juste du vinho verde que l’on servait dans un restaurant portugais que nous avons fréquenté un temps à Nantes !

 
 




 

 

P.S. Complément par Wikipédia :

- C’est au Portugal que réside le fameux anticyclone des Açores qu’on a vu représenté à l’arrêt par Plonk et Replonk

- Une autre danse célèbre dans ce pays est l’an dro de Madère

- Parmi les Portugais célèbres on compte Luis Rego, Vasco de Gama et Magellan qui semble être le plus large des trois.

- Parmi les Portugaises célèbres, il paraît qu’il faut compter aussi – et pas pour des prunes ! - la brune Lio.

 

 

Écrit pour le Défi du samedi n° 933

d'après la photo en haut du texte

 
9 décembre 2024

ANIMAUX-VALISES (3)

 

Anacondagobert : Serpent qui met toujours sa culotte à l’envers.

 

 

Rhinoç’thanatos : Rhinocéros qui fonce derrière sa double corne et qui, ne voyant pas plus loin qu’elle, va s’emplafonner sur un baobab et mourir sous le choc.

 

 

Rhinoçpharyngite : Extinction de voix du plus gros des mâles pendant le brame du cerf.

 

 

Rhinoculation : Manière de faire pénétrer un rhinocéros dans une dame-jeanne pour créer une image surréaliste.

 

 

Ptérodactylo : Oiseau préhistorique capable de prendre des textes en dictée.

 

 

Chattôtbrillant : Félidé de sorcière qui phosphoreste au lit le matin pour ne pas faire d’ombre au soleil.

 

 

Vautourista : Cinq minutes diarrhée-buffet dans un restaurant de gare étranger.

 

 

On aura reconnu, - ou pas - sur le premier collage, le gag de Marcel Gotlib pour la couverture du n° 2 de "L'Echo des savanes" transposé sur la pochette de l'album "Innocent victim" de Uriah Heep.

 

Ces textes ont été écrits le 21-11-2024 à 4 h 28.

28 mai 2025

Sablé-sur-Sarthe dans la brume et la nuit en décembre 1994

 

Cette petite ville, il faut peut-être venir de l'extérieur pour se rendre compte pleinement comme elle est belle, une fois photographiée. Et pourtant à l'époque où j'y ai vécu, j'y ai croisé ou connu de très bons photographes locaux : Jean Distel, Philippe Masseau, Gérard Cherrier. Il paraît que même son ancien premier édile, François Fillon, avait ou a lui aussi un regard de photographe. Ça nous fera au moins un point commun à lui et moi en sus d'une autre information relative à notre naissance ! ;-)

 

Voici six photos de décembre 1994 retrouvées dans une pochette P 94/25 et jamais publiées sur le web auparavant.

 

(Cliquez sur les photos pour les agrandir)

 

Sablé-sur-Sarthe dans la brume et la nuit en décembre 1994
Sablé-sur-Sarthe dans la brume et la nuit en décembre 1994Sablé-sur-Sarthe dans la brume et la nuit en décembre 1994
Sablé-sur-Sarthe dans la brume et la nuit en décembre 1994Sablé-sur-Sarthe dans la brume et la nuit en décembre 1994Sablé-sur-Sarthe dans la brume et la nuit en décembre 1994
23 mai 2025

PAS DE CHANCE !

 

Parfois, il y a des années sans. Le professeur Nimbus est retourné au festival de chant choral de la ville d’I.

 

Comme il est scientifique de profession, avisé quelquefois et doté d’une connexion à Internet il s’est documenté auparavant sur la chorale A qui chante du Y et du Z, la chorale B plus axée sur la musique du monde, le groupe de chants de marins C, le choeur qui se produit avec un orchestre baroque, etc. Bref, comme un homme averti en vaut deux il a fait son choix sans considérer, pour une fois, qu’A+B=X.

 

Il y avait cinq lieux de concert disséminés dans le village d ‘I.

 

Chaque chorale disposait d’un temps de passage de 30 minutes. Tout a débuté à 14 heures, s’est donc terminé à 14 h 30 et l’on a eu droit à dix minutes de battement pour se rendre d’un lieu à l’autre pour un autre concert débutant à 14 h 40.

 

Tout devait être terminé à 17 h 10 car à 17 h 30 il y avait un grand concert final dans l’église.

 

Non, ami·e·s mathophobes, on ne vous demande pas combien de concerts ont été dispensés au total cet après-midi-là !

 

On veut juste savoir pourquoi le professeur s’est enquillé du Jean-Jacques Goldman, du Olivia Ruiz, du Sanseverino et plein de chansons récentes harmonisées de telle façon qu’on en vient à douter du fait que la musique adoucit les mœurs.

 

La palme revient à ce tube, « Pop corn salé » dont les paroles disent, à peu de choses près,  « On regardera la fin du monde en mangeant du pop corn salé ». Il y a longtemps, semble-t-il, que les jeunes générations d’auteurs-compositeurs ne se posent plus la question « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? » !

 

Plus tard dans l’après-midi Nimbus aura droit à une version mal taillée du "Temps des fleurs" avec un refrain allongé mais chanté faux, une harmonisation des Champs-Élysées qui donne envie de bousiller l’arc de triomphe et un « Mon amant de Saint-Jean » qui a quand même réussi à faire valser deux personnes.

 

Heureusement le concert de chants de marins était tout à fait plaisant et le violoncelle du groupe Voix nomades toujours impeccable pour accompagner ces voix féminines qui font voyager partout dans le monde mais surtout à l’Est alors que leur chef de choeur vit totalement à l’Ouest - du côté d’Audierne - !

 

Et puis le concert à l’église à rattrapé tout ça mais, manque de bol total pour notre exigeant mélomane, là où le professeur à nom de nuage attendait de la musique gaie ou traditionnelle, comme annoncé sur le programme, il s’est pris deux Stabat mater dans la tronche !

 

Faut pas rêver, non plus, professeur ! On n’a jamais chanté «  Tata Yoyo », « La Bonne du curé » ou « Le Zizi « dans l’église d’I. !

 

Et avec le tapis rouge qu’on est en train de dérouler sur les radios de service (?) public au plus tradi-catho des conservateurs vendéens, ça ne risque pas de commencer demain !

 

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 20 mai 2025

 

à partir de la consigne AEV 2425-29 ci-dessous

5 février 2026

Les Cartes postales de la famille T. Album 1, 1906

 

Comme je ne suis pas ici pour raconter ma vie, je vais raconter celle des autres ! Vous ne perdrez pas au change ! Quoique... !

 

Mon épouse préférée, Marina Bourgeoizovna a, comme tout le monde, un papa. Le père en question vit toujours, il est un nonagénaire bien avancé et lui aussi a eu un papa et une maman. C'est de cette dernière, la grand-mère paternelle de Marina, dont il va être question dans ces billets à venir consacrés à la reproduction de CPA (Cartes Postales Anciennes). On l'appellera Geneviève T., T. étant son nom de jeune fille et X étant égal à A + B. Non, je déconne.

 

J'ai en effet récupéré hier quatre gros classeurs ou albums contenant plein de cartes postales que j'ai entrepris de numériser - j'aime les travaux de longue alène comme disent parfois les cordonniers -.

 

Le Classeur n° 1 est un modèle. Il contient 40 feuillets plastiques de format 21x30 cm et chaque feuillet peut contenir quatre cartes. Il y a des intercalaires qui séparent les cartes en fonction de l'année d'écriture.

 

On a donc le tableau suivant :

 

Année Nombre de cartes
1904 1
1905 12
1906 16
1907 23
1908 8
1909 19
1910 28
1911 12
1912 20
1913 15

 

Une précision : ces cartes postales ne sont pas à vendre. Elles vont rester dans la famille. Elles serviront peut-être aussi à un animateur d'atelier d'écriture que je connais bien ! ;-)

 

Une autre précision : je n'en présenterai qu'un choix tout à fait subjectif !

 

 

 

 

Complètement pompé sur Claude Monet ?

 

 

On aimerait bien que ce soit vrai aussi en 2026 !

 

 

 

 

 

 

 

Ces cartes sont adressées à Eugène et Léocadie T. qui habitaient alors le quartier des Batignolles à Paris. Leur adresse était au 39 de la rue Sauffroy dans le 17e arrondissement.

 

Aujourd'hui cela ressemble à cela :

 

 

C'est un immeuble de 3 étages. Leur filleGeneviève, née en 1902, a alors quatre ans cette année-là.

 

(à suivre)

10 août 2025

Ce que l'on pouvait voir et lire à Faux-la-Montagne (Creuse) le 26 juillet 2025

 

 

Ça ne fait pas partie de mes mœurs et puis dis donc... t'avais pas un cours de rattrapage en orthographe, toi, aujourd'hui ?

 

 

La flamme olympique brûle toujours dans sa vasque magique sur les vitraux de l'église !

 

 

Deux bière blanches en terrasse ! On est enfin arrivés à l'auberge de la Feuillade. Si ça intéresse quelqu'un, le fonds de commerce est à vendre. Les deux vrais chats qui snobent font partie du lot ?

 

 

Faux lie les arts ! Picasso a eu une période orange ?

 

 

Mettre la poule au pot ?

 

 

Curieux animal !

 

 

D'après M. Google, Faux-la-Montagne est la seule commune de France à avoir attribué ce nom de rue. Bravo aux élu·e·s pour cela. Je reviendrai sans doute plus tard sur le monument aux morts pacifiste de Gentioux qui ne se trouve pas loin d'ici.

 

Un avant-goût ? Une mise en bouche ? C'est ci-dessous !

 

 

2 février 2025

Choses vues à Rennes le 1er février 2025

 

 

- Mademoiselle ! Votre beauté est proprement... renversante !

 

Quoi qu'on undiz ou qu'on unpense, il y a quelque chose dans l'absence de sourire et dans les couleurs de cette photo qui me fait penser à... comment s'appelle-t-elle, déjà ?

 

 

Ah oui ! Isaure Chassériau !

 

 

De la même manière, le voisinage du personnage passe-partout de René Magritte et de ce garde décapité de Buckingham me rappelle que je suis né, quelque part, entre la Belgique et l'Angleterre.

 

 

Ce week-end bien chargé en spectacle de conteuses et en audition de chorale s'est terminé par la 2e vision du film "La British compagnie". On l'avait oublié et on a bien ri des réparties et des situations de ce pendant british de "La Grande vadrouille" !

 

23 novembre 2025

Les Petits plaisirs de la semaine écoulée : bilan du 23 novembre 2025

 

1) Le documentaire le plus apprécié, vu sur Arte : M.C. Escher, L'Explorateur de l'infini

 

 

2) Un bel exemple d'élégance : Lei Tingjie, "mon amoureuse chinoise", revient s'asseoir devant l'échiquier alors que son adversaire indienne, Humpy Koneru, est plongée dans une réflexion profonde. Total respect pour le respect !

 

 

3) Le commentaire déposé sous le Défi du samedi n° 898 de Nana Fafo, sous forme d'un collage de Jean-Émile Rabatjoie :

 

 

4) Un "Je suis ton clone, Lucette" en trois ou quatre exemplaires !

 

 

 

 

4 juillet 2024

AU COEUR DE LA NUIT (E KREIZ AN NOZ)

Photo AFP - Damien Meyer

 

Au coeur de la nuit (traduction-adaptation-trahison par Joe Krapov

de la chanson "E kreiz an noz" de Youen Gwernig)

 

1
Il fait nuit noire et j’entends le vent
Souffler sur la maison

 

Refrain
Ô Vent, mon petit vent, souffle donc 
Parcours la lande et reviens au galop 
Chanter la liberté

 

2
Il vient de l’est au galop ce vent 
Souffler sur ma maison

 

3
Il vient de l’ouest au galop ce vent 
Souffler sur ma maison


4
Il vient parfois de la terre ce vent 
Souffler sur ma maison


5
Il vient depuis l’océan ce vent 
Souffler sur ma maison

6
Au fond qu’importe d’où souffle le vent
Si ma maison tient bon

 

Refrain 2
Ô vent tu peux souffler d’où tu veux
Tu ne sauras jamais quel bonheur c’est
D’être chez soi au coin du feu

 

A t’écouter mener tes jeux !


 

Si la vidéo ne s'affiche pas, cliquez sur ce lien : https://youtu.be/dUibtvpkDzM

Les joueurs de guitare trouveront ici :

 

La version en breton phonétique de la chanson "E kreiz an noz" avec ses accords dans la tonalité de ré mineur

 

La version traduite et adaptée en français, "Au coeur de la nuit", chantable dans la même tonalité avec ses accords.

9 février 2025

Une semaine à Rennes : du 4 au 8 février 2025 (1)

 


Parfois, je m'étonne ! Pour avoir échangé, mardi matin,  une plaisanterie et quelques mots avec un prof masqué - la grippe sévit toujours ici ! - en attendant que la chorale soit au complet, j'ai pris la décision d'aller écouter, l'après-midi, sa conférence à l'espace Ouest-France. Bien m'en a pris : c'était passionnant ! Cela parlait des tonalités et du tempérament en musique. On y a entendu plein de morceaux écrits en sol mineur, notamment le "Nisi dominus" de Vivaldi, la symphonie n° 25 de Mozart, le "Didon et Enée" de Purcell et l'adagio d'Albinoni qui n'est même pas d'Albinoni mais de Guy Bedos et Sophie Daumier ;-). Je le joins en bonus.

 

 

En revenant, j'ai admiré M. et Mme Cormoran (ou Jules et Jim, ils ne se sont pas présentés) qui patrouillaient en centre ville bien qu'on n'y trouve aucune jonque, qu'il fasse grand jour et grand soleil et qu'ils soient restés silencieux.

 

 

 

Plus loin sur le mail François Mitterrand, j'ai fantasmé sur ces pigeons !

 

 

- 1. f4 ? Et tu dis que c'est légal comme coup ?

- Tout à fait ! C'est le début Bird ! Un drôle d'oiseau mais à manier avec précaution !

 

 

- Je crois que je vais en rester à ma bonne vieille italienne des quatre cavaliers !

 

 

16 octobre 2024

En goguette à Faux-la-Montagne le 30 juillet 2024

 

- J'aurais beaucoup de choses à raconter sur cette soirée "goguette" en clôture du festival "Folie ! les mots" mais ça ne me donnerait pas forcément le beau rôle. Une chose est sûre, l'ambiance est très différente des spectacles et lectures des trois après-midis qui l'ont précédée. Pour être très schématique ça fait à peu près le même effet que quand on allume la télé le soir pour regarder TF1 après avoir écouté France-Musique ou France-Culture tout l'après-midi.

 

- Mais quoi, Joe Krapov ? C'est bien TF1, non ? Jamais tu n'as regardé HPI avec Audrey Fleurot ?

 

- Si, hélas ! Et donc oui, toujours dans la discipline des barres parallèles, c'est bien aussi les goguettes, surtout quand elles se terminent avec Joël et ses cafouillages à la bonne franquette et que l'on repense à la "parenthèse dorée des J.O." qui avaient lieu simultanément ! Il y a ici une authenticité que j'ai bien appréciée. Ne négligeons pas non plus le fait que le Constançi orchestra était excellent.

 

23 juin 2025

La Fête de la musique à Rennes le 21 juin 2025

 

photo prise par Martine P.

 

Photo prise par M. le Bichon

 

Il y a des jours, comme ça, où je ne suis pas de bon conseil. Par exemple avant-hier j'ai incité les Rennais à rester chez eux !

 

C'était sans doute de la modestie ou la trouille de ne pouvoir assumer "la mission". Non seulement on s'en est très bien sortis de ce concert électrifié au square des Hautes-Ourmes avec un maigre public qui a  bien apprécié notre répertoire de chansons françaises rigolotes mais surtout la prestation des M'A2R1 d'O douce au Thabor a été au top ! Un excellent répertoire à l'exception du "Bateau de pêche", sans doute trop swing pour être interprété en groupe.

 

Mais surtout, sur la placette devant le café "L'Attrape-rêve", rue Saint-Melaine, quel succès entre 18 h 30 et 20 heures pour les Am'nez zique et une partie des M'A2R1 ! Reprise du programme de 15 heures puis du classeur "concert-karaoké" avec un finale sur demande composé de "Santiano", "La Seine" et... "Mon amant de Saint-Jean" (!) qui ont fait un tabac avant que le rock d'à côté et l'épuisement du guitariste ne mettent fin à une triple prestation réjouissante au possible !

 

Mais ce n'est pas fini ! On a rendez-vous avec nos deux plus fidèle auditrices-choristes au même endroit l'année prochaine !

 

Rennaises, Rennais, prenez date, amenez vos pliants ! On vous amènera les paroles, cette fois ! Encore que... Amenez plutôt vos smartphones !

 

21 août 2024

Textes de Tristan Corbière au festival "Folie ! les mots" à Faux-la-Montagne le 28 juillet 2024

 

 

Ils s'y sont mis à trois ! Pour lui faire la peau ? Non, au contraire, pour le sortir du tombeau, de l'oubli, de la catégorie "Poètes maudits". Tristan Corbière ! Le poète de Morlaix, l'auteur des "Amours jaunes". Je fais le fanfaron comme ça mais, comme à l'habitude, je ne connaissais que le nom de l'auteur et le titre de son oeuvre la plus représentative !

 

C'était drôlement bien, cette conférence-découverte entrecoupée de lectures. Public nombreux au soir de cette première journée, cette fois-ci bien à l'ombre des grands arbres de ce jardin, et aujourd'hui encore je peste contre mon enregistreur qui s'est mis en rade juste à ce moment--là : Monsieur H1n ne supporte pas d'avoir plus de 530 fichiers dans sa mémoire ! Ça m'apprendra à faire le ménage de temps en temps et à ne pas emmener l'intégrale de Brassens en MP3 en vacances !

 

Autre petit désagrément : ces messieurs ont été photographiés à contre-jour mais ils étaient tellement bons que je ne leur en veux pas ! Je vous gratifie des photos, du texte d'un poème que j'ai fort apprécié et d'une émission de France-Culture de 1971 qui traîne encore ce jour chez M. Youtube.

 

 

 

 

 

 

 

Encore un regret : que Keith Richard n'ait pu se rendre disponible pour assurer les intermèdes musicaux. Il était pourtant présent lors de la présentation ! ;-)

 

La Pipe au poète

Tristan Corbière

Je suis la Pipe d’un poète,
Sa nourrice, et : j’endors sa Bête.

Quand ses chimères éborgnées
Viennent se heurter à son front,
Je fume… Et lui, dans son plafond,
Ne peut plus voir les araignées.

… Je lui fais un ciel, des nuages,
La mer, le désert, des mirages ;
— Il laisse errer là son œil mort…

Et, quand lourde devient la nue,
Il croit voir une ombre connue,
— Et je sens mon tuyau qu’il mord…

— Un autre tourbillon délie
Son âme, son carcan, sa vie !
… Et je me sens m’éteindre. — Il dort —

· · · · · · · · · · · · · · · · · · ·

— Dors encor : la Bête est calmée,
File ton rêve jusqu’au bout…
Mon Pauvre !… la fumée est tout.
— S’il est vrai que tout est fumée…

(Paris. — Janvier.)

Tristan Corbière, Les Amours jaunes

23 novembre 2024

L'HISTRION RENNAIS

 

Spectateur 1 - C’est encore une fois cet histrion de Joe Krapov ?

 

Spectateur 2 - Hé oui ! Il vient ici tous les ans !

 

Spectateur 1 - Quel clown ! Il n’a toujours pas compris que ce sont des apéros poétiques et non un club de chansonniers ?

 

Spectateur 2 - En même temps, il n’a pas amené sa guitare qui fait "plonk plonk " aujourd’hui !

 

Spectateur 1 - Normalement, un histrion, de toute façon, ça joue de la flûte !

 

Spectateur 2 - Ou du pipeau ! Écoutons-le déballer le sien !

 

27 janvier 2025

Je suis fou / Vianney

 

Je suis fou !

 

L'ami Placide qui joue du violon à mes côtés dans le groupe "Les M'A2R1 d'O douce" avait en projet de reprendre une chanson de Vianney intitulée "Je suis fou" lors d'une fête de famille, en changeant les paroles. Il était malheureusement en panne de partition pour ce morceau.

 

Moi, vous me connaissez, je suis plein de ressources et toujours prêt à aider. J'ai donc trouvé la chose sur Musescore, en fa mineur avec trois bémols à la clé, bonjour l'exécution sur le crin-crin !

 

Vu que je suis bon comme le pain, j'ai descendu la chose d'un demi ton dans Noteworthy, j'ai donc retapé toutes les notes pour cela et je lui ai enregistré une bande son instrumentale en accompagnant le bousin synthétique à la guitare douze cordes. Et puis comme tout ce boulot m'avais mis la mélodie compliquée dans la tête, j'ai enregistré la mélopée d'une voix qui susurre, comme dit l'oncle Georges.

 

Je ne suis pas fier du résultat mais c'est normal. C'est pô facile ! La façon dont les auteurs contemporains  de chansonnettes écrivent la musique m'est complètement étrangère. Depuis Didier Barbelivien et ses "Lacs du Connemara" c'est toujours plein de changements de rythmes, de tonalité et les paroles n'ont parfois aucun sens. Ou sont répétées quinze cent mille fois.

 

J'ai déjà sué sang et eau par le passé avec Claudio Capéo et son tube de la place Bellecour, "Un homme debout" !

 

Mais bon, ça ne me gêne pas. J'ai longtemps chanté des tubes des Beatles ou de Neil Young sans entraver que couic aux paroles non plus. Et dans un mois j'aurai oublié que j'ai - aussi ! - enregistré ça ! ;-)

 

Je vous mets l'original derrière. Les paroles sont ici mais l'analyse du texte semble signée de Madame Lia ! On n'a pas fini de s'ennuyer dans son monde à elle ! ;-) et ;-(

 

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