Canalblog Tous les blogs Top blogs Photographie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Mots et images de Joe Krapov
Publicité
2 janvier 2018

ECRIRE A RIMBAUD. 12, Thuriféraire

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière 
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

"Entends-tu les clochettes tintinnabuller ?"
Graeme Allwright

 

171222 265 075

Nous autres les thuriféraires de la poésie volatile, les apôtres des hashtags #balancetonencens, #diffusetonpatchouli, #assumetonbabacoolisme et #décroissantsaubeurre, nous avons fort à faire ces jours-ci avec les sommations de la société de consommation.

Nous voici à peine sortis de la célébration coûteuse et somptueuse de la naissance d’un fils de pauvre dans une étable que d’aucuns songent déjà à remettre le couvert le 31 décembre pour commémorer la venue au monde de Jean-Marc Sylvestre, le thuriféraire n° 1 du libéralisme galopant nez au vent, ou pas, sous sa bannière emplie d’étoiles.

Consommons ! Consommons ! Consommons la dinde et le marron, les serpentins, les cotillons, les canapés sur le napperon, la veuve Clicquot, le Dom Pérignon, soignons-nous aux petits oignons, gavons-nous jusqu’au troufignon de foie gras d’oie, foie gras d’oie voilà les Dalton !

Car il ne sert à rien de jouer les Harpagon, Picsou nageant dans ses millions, d’avoir la passion des actions et d’honorer le dieu Pognon.

Claquons tout ! Soyons fous ! Sauf que moi je ne le puis. Mon bonheur sur cette Terre me coûte excessivement peu cher. Je suis le thuriféraire des captations de lumières ; l’objectif de ma prêtrise est de dispenser des bêtises et mon déguisement en Merlin l’encenseur ne vise que des petits bonheurs, ceux qui n’ont pas de prix parce qu’ils sont gratuits.

170710 265 045

J’opère en toute simplicité d’esprit et – beati spiritu pauperes – je m’en trouve bienheureux. J’entre dans les églises pour aimer leur silence et faire mon miel photographique de leurs vitraux. C’est par-là que je crois au mot «divinité». A ce jeu-là, si c’en est un, il me semble que nos chemins sont à l’inverse.

Y a-t-il un coeur sous ta soutane d’autrefois ? Qu’est-ce qui bave à la poupe sinon l’encre d’un certain fiel ? N’était-il pas par trop facile de retourner Verlaine comme tu le fis à chaque fois ?

Sur le bateau ivre de la photographie, dans cette chapelle marginale, ne rencontré-je pas, de mon côté, un certain mysticisme planant ?

Là où nous nous rejoignons, finalement, c’est au désert ! J’écarte soigneusement les humains de mes paysages, tel un herboriste rousseauiste et me réjouis des attraits des bois et guérets de la Creuse.

Mais je ne dédaigne pas pour autant les portraits de groupe, la sainteté volée des musiciennes au travail ou la gaîté posée ou joyeusement éclatée des carnavaleuses complices.

J’adore aussi ces krapoveries à la W.C. Fields qui me viennent je ne sais comment : « Ca y est ! Je me suis encore fait avoir. L’estomac plein, le cœur au bord des lèvres. Fruits de mer, pâté en croûte, vins, Champagne, chocolats, gâteaux. Trop, trop, trop. Pourquoi ai-je tant participé à ces festivités alors que je ne crois même pas au Père Noël et encore moins à sa naissance à Bethléem entre un bœuf et un âne ? En Laponie, entre deux rennes, passe encore ! ».

A part ça j’ai découvert ce week-end un bien plus terrible thuriféraire que nous autres. Il s’agit de Pierre Michon dont, jusqu’à la semaine dernière, le nom et l’oeuvre m’étaient inconnus.

Ce monsieur s’est fait une spécialité d’écrire autour des portraits, d’en dresser de bien littéraires à des moments-clés de la vie des glorieux. Dans son livre «Le corps du roi» il nous met sur la table des lois son idolâtrie pour Samuel Beckett et William Faulkner se faisant portraiturer chez un photographe ou nous dépeint Gustave Flaubert sortant pisser un coup dehors après avoir mis le point final à la première partie de "Madame Bovary". A tous les coups Michon a dû écrire quelque part une prose poétique du même acabit sur Proust. A bon entendeur, Port-Salut ! Voilà, c’était une idée de cadeau à rechercher pour votre oncle de Belgique !

Mais surtout j’ai appris en parcourant les Cahiers de l’Herne à lui consacrés qu’il a commis un «Rimbaud le fils» dont je ne peux pas te dire grand-chose car il était sorti, comme tous les livres de Michon, de la bibliothèque où j’ai mes habitudes. J’ai d’autant plus d’appétence pour cette lecture que son projet de départ était d’écrire sur ton frère, Frédéric Rimbaud, le conducteur d’attelage ! Je trouve cette idée géniale, gaguesque à souhait mais je doute qu’il en ait fait un bouquin réellement rigolo.

Voilà, mon cher Arthur, ça sera tout pour aujourd’hui. Ite missa est !

Je t’envoie mes salutations distinguées de thuriféraire de Sainte-Boîte-à-lettres-du-Cimetière qui me permet depuis six mois maintenant de correspondre avec un mort d’importance !


P.S. Ceci n’est pas une grossièreté : existe-t-il pareille boîte à lettres dédiées au cimetière de Montcuq ? Car je me ferais bien aussi le thuriféraire de Nino !
 



Ecrit pour le Défi du samedi n° 487 d'après cette consigne : Thuriféraire

Publicité
13 juin 2015

Le Jardin "Du Côté Des Roches Brunes" à Montreuil le 7 juin 2015 (4)

150607 C 109

 "Ma pomme" de Maurice Chevalier !

150607 D 010

 "Eden blues" de Georges Moustaki (un p'tit peu, quand même ?)

150607 D 020

 "La Chanson des blés d'or" 

150607 C 141

 En tout cas Josette, la douze cordes-kangourou ,
et Lucien, le petit marchand de bonheur rose, 
se seront bien promenés et amusés lors de ce périple parisien !


Si j'arrive à trouver le temps, ils vous interpréteront dès que possible
"Le jardin extraordinaire" de Charles Trénet.

3 juin 2014

Au parc du Thabor à Rennes le 1er juin 2014 (3)

140601 A 082

Pendant le spectacle d'escrime, le mitrailleur fou... a été bombardé de fumigènes. Pour un peu c'était moi qui é-Jean-François-copais!

140601 A 084

 

Seul est vraiment libre l'homme qui ne possède rien - Jules Verne
Même pas un carré de pelouse autorisée où se poser avec sa douce ?
Alors si c'est ça j'aime mieux "mourir d'amour enchaîné" !

28 août 2013

Teatro necessario par la Nuova Barberia Carloni aux Affranchis à La Flèche le 6 juillet 2013 (2)

130706 254 B

- Oncle Camille n’est pas là ?
- Il est chez le docteur David !
- Tonton chez le docteur ? Rien de grave, j’espère ? Lui qui les déteste, ça doit le mettre de belle humeur !
- C’est pire que ça ! Mais il n’a qu’à y aller plus souvent, aussi !
- C’est quoi ce docteur David ? Un nouveau ? Un spécialiste ?
- Tiens, le voilà, le Camille. Explique ton cas à Isaure, chéri !

L’oncle Camille vient d’entrer dans le bistrot. Il a l’air un peu sonné.

- Falut ma nièfe ! Ve vais d’abord commenfer par prendre une afpirine et enfuite une vodka bien taffée ! Ah le falaud de dentifte ! Il m’a anefthévié la genfive du bas, fette fois ! Ve fens pus rien ! V’ai l’impreffion de m’être fait caffer la gueule par un bocfeur profeffionnel !
- Attends un instant, Tonton ! Je vais enregistrer ta déposition !
- Ma dépovifion ? Mais ve porte pas plainte ?

20 mai 2013

Moisson photographique rennaise du 18 mai 2013 (1)

130518 001

J'aime beaucoup cette affiche tout comme j'ai aimé les retrouvailles ci-dessous !

Retrouvailles et visionnages

En cherchant "Les deux G", suite à la lecture d'un article du "Canard enchaîné" j'ai retrouvé Madame Raymonde, notre grand amour Fléchois, c'est-à-dire Denis D'Arcangelo !

 

Découvertes et visionnages

Nous venons de regarder le très plaisant dévédé "The diary of Adam & Eve". Ce texte de Mark Twain que je ne connaissais pas est fabuleux et incontournable.

On peut trouver des extraits du journal d'Adam ici et le journal d'Eve !

Publicité
17 mars 2013

ARE THERE ANYMORE REAL COWBOYS ? par Joe Krapov

Ils sont venus dès qu'ils ont entendu ce cri, ils sont tous là, il va mourir, Wang Pekin Pao !

Pour l'instant ils font antichambre en bas, dans l'immense salon de réception de cette grande propriété américaine.

Ils lui doivent tous un peu de leur situation au patriarche milliardaire. C'est pourquoi ils se taisent et se toisent en attendant que le vieux clamse.

Là-haut dans sa chambre, le mourant tire sur sa pipe d'opium car il n'est pas encore temps de la casser tout à fait. Il a l'air aussi tranquille qu'un missionnaire de l'église baptiste mais ce n'est qu'apparence. Sa vieille épouse, silencieuse à ses côtés, sait bien qu'il attend et elle sait qui il attend.

- Pas d'autres nouvelles du petit-fils ? demande-t-il entre deux ronds de fumée.
- Son avion a atterri à 12 h 13. J'ai envoyé le chauffeur le prendre à l'aéroport.
- C'est bien. Passe-moi la photo.

De son grand-père, Sam Pekin Pao, il ne lui reste que cette photographie. Encore ne représente-t-elle ni le vieil immigré édenté qu'il a connu enfant ni le jeune architecte immigrant dont les sacrifices et les efforts sont à l'origine de la réussite familiale sur le territoire des Etats-Unis. Il s'agit en fait d'une ferme située là-bas en Chine. L'aïeul y avait exécuté son premier contrat. On l'avait mis au défi de réaliser une porte un peu spéciale.

MIC 2013 03 11 farmhouse door, sam hakes

De fait, ce travail relevait de la gageure : à part cinquante centimètres au sol, le chambranle de la porte à créer était régulièrement circulaire. Tous ses prédécesseurs s'y étaient cassé les dents pour une raison bien simple : s'ils ne mettaient qu'un seul gond, le poids de la porte une fois ouverte et l'équilibre précaire du cercle reposant sur un seul point au sol n'avaient qu'une conséquence : la porte se cassait la gueule, le gond se descellait, tout était à refaire.

Ceux qui posaient un deuxième gond se trouvaient dans une position pire encore : la porte ne pivotait plus !

Grand'père Sam faisait rire toute la famille en racontant à sa façon comment il avait coupé la poire en deux : « Quand l'imbécile montre la Lune, le sage regarde les croissants qui la précèdent et qui la suivent. Si tu veux être un battant dans la vie, commence d'abord par en imaginer deux pour ta porte ! »

Comme le jeune homme, à l'époque, ne manquait pas de ressort, il en avait ajouté deux et la porte se refermait automatiquement comme si un groom magique et invisible était chargé de cela. Fier de sa trouvaille, il avait monté son entreprise puis émigré aux Etats-Unis. Il y avait fait fortune en plaçant un peu partout et notamment à l'entrée des saloons qui faisaient florès à l'époque sa porte « Pekin Pao ».

MIC 2013 03 11 porte de saloon

 

Tout cela était très loin maintenant et la Pekin Pao Enterprise vendait maintenant des immeubles entiers équipés de cellules photo-électriques, d'informatique intégrée, des appartements intelligents dans lesquels tout était programmable et programmé.

Tout comme son grand-père Sam, le vieux Wang avait réussi pleinement sa vie et il serait bien parti tranquillement vers les prairies de l'Eternel, une nouvelle vie dans un nouveau corps ou même vers « rien du tout où on vous foute la paix » si une question annexe, ridicule et superfétatoire ne l'avait pas taraudé ces dernières années. Une question d'autant plus stupide que ce souvenir ne lui appartenait même pas en propre ! Il n'empêche, elle lui faisait le même effet qu'un petit caillou dans la godasse du randonneur.
Et c'est son propre petit-fils qu'il avait chargé de LA mission. Zozo Pekin Pao venait de passer six mois au pays des ancêtres. A force d'explorations au pays du fleuve jaune et de questions posées au pays du fleuve bleu, il avait fini par retrouver l'endroit, le mur de ferme demeuré intact avec son trou circulaire. De là-bas, il avait envoyé un double de la photo que le vieux tenait maintenant serrée contre son cœur.

Soudain Wang entendit crisser les pneus de la voiture sur le gravier de l'allée. La limousine s'immobilisa devant le perron.

Zozo en descendit, cravaté, vêtu d'un costume bleu ciel, l'attaché-case traditionnel à la main et les lunettes à monture d'écaille sur le nez. Il ne salua personne dans le hall alors que tous les regards inquiets du salon de réception s'étaient tournés vers le nouvel arrivant.

Il grimpa l'escalier quatre à quatre, rectifia le nœud de sa cravate et frappa à la porte de la chambre. Sa grand'mère lui ouvrit la porte. Il l'embrassa. Elle essuya une larme, lui serra le bras et elle sortit de la chambre, le laissant seul avec l'ancêtre.

Il s'approcha du lit, regarda Wang. Le grand-père avait le teint cireux mais l'œil encore vif, les mains croisées sur la poitrine. Il s'inclina respectueusement devant l'aïeul.

- Alors, demanda le vieux. As-tu la réponse ?

Zozo s'assit, posa son attaché-case sur le sol. Il croisa les jambes, étira les bras.

- J'ai la réponse, grand-père !
- Toute une vie, Zozo ! Toute une vie ! On peut être actif toute sa vie, tout comprendre à l'économie, faire de l'argent, réussir financièrement, socialement, se rendre indispensable à ses contemporains, avoir la reconnaissance des puissants de ce monde. Il y en a même, excuse-moi, mais nous sommes entre hommes, n'est-ce pas, qui font des étincelles avec leur bite et qui la mettent dans toutes les prises de courant qui passent à leur portée !
- J'ai toujours évité de loger dans une suite qui aurait porté le n° 2806, grand père. Je sais que ce nombre porte malheur !
- Tout est possible, tout est réalisable dans une vie humaine. La science et la conscience n'ont cessé de nous faire progresser mais personne ne peut rien contre le caillou dans la godasse ! Et parfois tu te déchausses, tu secoues, tu as l'impression que le caillou tombe et quand tu remets la grolle il y a toujours une pointe qui te rentre dans le talon.
- Tu te trompes, grand-père Wang. L'obstination humaine vient à bout de tout.
- Ca m'aurait vraiment fait mal au cul de partir sans savoir pourquoi cet architecte de merde a imaginé une porte ronde à cette ferme pourrie d'où toute notre histoire est partie !

Il reposa la photo sur la table de chevet.

- Est-ce qu'on était seulement en état de deviner ?
- C'est un peu tordu, de fait.
- Vas-y, dis. Attends, avant, remonte mon oreiller !

Le petit-fils s'exécuta.

- Alors ?
- C'était l'enceinte d'un élevage.
- Mais encore ?
- Un élevage de paons.
- Je ne comprends pas ? Ca explique quoi ?
- Le paon fait la roue.
- C'est aussi con que ça ?
- Si on veut. Mais ses plumes sont très recherchées. Elles servent dans la mode et la chapellerie.

Le vieux tira une longue bouffée de sa pipe. Ses yeux pétillaient de malice désormais.

- Toi, tu me caches encore quelque chose !
- Ca m'a donné une idée, grand-père. J'ai racheté tous les élevages de paon que j'ai pu trouver là-bas.
- Et ?
- Et j'ai aussi racheté la fabrique de chapeaux de Phenix. Et les droits de la chanson de Maurice Chevalier.
- J'ai compris. Tu vas lancer... Tu vas relancer... Le chapeau de Zozo !

Le jeune technocrate esquissa un sourire. Ce grand-père Wang quand même, quelle culture, quelle complicité !

- Donne-moi mes bottes, Zozo et décroche mon Stetson de la patère. Tu vas me raconter tout ça plus en détail au restaurant !

Bientôt le vieil homme ne ressemble plus du tout au mourant qu'il était il y a encore une heure. Puis, suivi d'un jeune type effacé et admiratif, le vieux cow-boy fringant descend le grand escalier.

- Rentrez chez vous, bande de fainéants, lance-t-il aux éplorés silencieux du salon de réception. Nous avons encore à faire ici-bas ! Les Chinois viennent de réinventer la roue !

Ils en restent muets de surprise !

Ecrit pour "Un mot une image, une citation" du 11 mars 2013.

Le titre du texte est aussi celui d'une chanson de Neil Young :


25 juin 2020

Et Mona s'enlisa (1)

Et Mona s'enlisa 01

Et Mona s'enlisa 02

Et Mona s'enlisa 03

Et Mona s'enlisa 04

J'ai créé ce jour un nouveau mot-clé (un tag, comme disent les gens pressés) pour retrouver toutes ces bêtises que l'on faisait dans le laboratoire photo au 1er étage du 73. Il ne me reste que huit jocondes, la boîte qui contenait les autres a disparu lors d'un prêt à je ne sais plus qui.

Les gens de ma famille avaient une fâcheuse tendance à prêter ou donner ou embarquer des choses qui m'appartenaient !

Si quelqu'un, là-haut dans le Nord, a ça par-devers lui et qu'il ne sait pas quoi en faire, qu'il ou elle me contacte, ça me plairait assez de les récupérer !

(Comme si je n'avais pas assez de boxon comme ça dans mon grenier !)

P.S. En fait c'est un tag inutile ou que je devrais utiliser pour chaque billet : ma folle jeunesse continue et des bêtises, j'en écris ou commets quotidiennement !

30 avril 2020

En balade à Saint-Malo le 19 août 1994 (3)

P 9410 30
La Cité corsaire
Son renom est agaçant.
Un peu comme Nantes.

P 9410 31
Savoir peu ou prou
Bâbord et tribord et où
se trouvent la proue

Et la poupe, rassuré
De savoir qu'on reste à quai !

P 9410 32

La figure de proue
A pris au rhinocéros
Sa corne d'écume !

P 9410 33
Montrer mon nombril
A tous les badauds du port ?
J'aurais trop de honte !

30 juin 2019

ON BRADE A LA CANTONADE !

La Cantonade - Anne-Marie Hubert chef de choeur 2Entre les deux étagères pleines de boîtes à archives, au grenier, il y avait un cartable en toile avec un autocollant « Pays de Loire » récupéré on ne sait où et apposé dessus.

A l’intérieur un gros classeur rose et une chemise cartonnée rouge. C’est ce qui me reste des chorales que j’ai fréquentées quand nous habitions dans la Sarthe.

Pour la première, Chœur à cœur d’Auvers le Hamon, il me reste des programmes de concerts et le plus ancien est d’avril 1993. J’y aurais sans doute mis les pieds en septembre 1992, entraîné par Gilou Syrinx et accompagné de Nestor Burma et Marina Bourgeoizovna. Oui, ce sont des pseudonymes.

La chorale était alors dirigée par Anne-Marie Hubert, par ailleurs professeur de guitare à l’école de musique de Sablé-sur-Sarthe. En 1995, cette charmante dame a monté un chœur d’hommes, la Cantonade, dans lequel Gilles et moi sommes allés également donner de la voix.

Le classeur et la pochette contiennent les partitions des chansons au programme de ces années-là. J’ai entrepris de les scanner avant de m’en débarrasser. J’ai commencé par le répertoire de la Cantonade :

La Cantonade - Anne-Marie Hubert chef de choeur 1Alle psallite cum luya (motet du XIIIe siècle d’un auteur anonyme)

L’Alligator (Robert Desnos ; Jean Gauffriau)

Amazing grace

Au pied d’un rosier (traditionnel)

Bonsoir le maître de maison (chant à répondre de Grande Lande harmonisé par B. Lallement)

Chœur de la chasse (extrait d’Hyppolite et Aricie) de Jean-Philippe Rameau

Cohors generosa (vieille chanson estudiantine hongroise harmonisée par Zoltan Kodaly)

Fidelio de Ludwig van Beethoven : Finale du 1er acte

Go down Moses (negro spiritual harmonisé par Christian Balandras)

Gwerz Jorj Courtois (Tri Yann)

Jacob’s ladder (negro spiritual arrangé par B. Oliveira)

Je rencontrai un gros Normand (anonyme du XVIIIe siècle harmonisé par Madeleine Périssas)

Laissons chamailler (traditionnel)

Le Moteur à explosion (Sylvain Richardot de Chanson Plus Bifluorée d’après Le loup la biche et le chevalier d’Henri Salvador et Maurice Pon)

Nietzvoda (chant polyphonique russe)

Pannan mwen dan lawmé (biguine ; paroles et musique de Al Lirvat)

Podmoskovnaya Berezka (A Fliakovskiï ; paroles de V. Kotov)

Potemkine (Jean Ferrat ; harmonisation Jean Golgevit)

Les Poupées rétro (Ricet Barrier)

Robin et Marion revenant de la foire (air à boire anonyme de 1709)

La Soupe au fromage (hymne culinaire de Schaunard ; paroles de Max Buchon. XIXe siècle)

Sweet nymph (Thomas Morley ; 1595 extr. de Premier livre de Canzonets)

Tibié paiom (liturgie orthodoxe slave de Dmytro Bortnianski (1751-1825)

Trans Europ Express (Claude Pascal ; 1980)

D’après les trois programmes de 1996 et 1997 il y avait aussi «Vive Heni IV !» et «Vykhojou odin ja na dorogou» mais j’ai dû mettre ailleurs ces deux partitions-là.

L’effectif de la Cantonade était de 36 membres en 1995 et de 34 en 1997. Je suis étonné d’y retrouver dans la liste des c hanteurs ce numéro de téléphone 02 43 95 27 21 qui était le mien, que je connaissais par cœur et que j’avais oublié depuis. Mais dont je vais me souvenir au moins toute cette semaine alors que c’est parfaitement inutile !

Si quelque musicien, choriste ou chef de chœur passait par ici, qu’il le sache : j’ai déposé ces partitions sur dl.free.fr. Elles sont récupérables pendant un mois sous forme d’un fichier zippé contenant les documents au format jpg.

La Cantonade existe toujours : https://sites.google.com/site/lacantonade72/

Je n’aime pas jeter mais j’aime bien partager avec qui n‘en veut les traces de mon bien lourd passé ! 

28 juin 2018

Énième détour par le Thabor à Rennes le 26 juin 2018 (1)

J'aurais dû faire comme Magnus Carlsen et jouer 1.a4, d'entrée de jeu ! Qu'est-ce que j'étais mal dans ma dernière partie de la saison après 9. Ce2  a6 10. f3 ? c4 avec ce fou blanc qui n'a plus de case de fuite...

Fi de la technique, j'abrège : j'ai quand même fini par gagner la partie en 24 coups. J'aurai finalement fait carton plein cette saison ou j'ai gagné toutes mes parties d'échecs jouées contre des adversaires humains.

Avant de ressortir au chaud soleil de juin j'ai échangé mes sandalettes contre la paire de chaussures de marche que j'avais emmenée dans mon sac à dos, j'ai mis ma casquette de golfeur qu'on ne voit pas danser le long des mers claires et j'ai entrepris de traverser Rennes d'Est en Ouest avec un esprit de vacancier sportif et un appareil photo Canon Ixus 265 HS rose au creux de la main !

La promenade des Bonnets rouges étant interdite au public pour cause de travaux j'ai bifurqué vers le Nord, suis passé devant un bar nommé "Monsieur Joe" ou l'on diffusait le match de foot France-Danemark et j'ai fini par me retrouver... à la roseraie du Thabor !

180626 265 028

180626 265 029

180626 265 030

180626 265 033

180626 265 036

16 mars 2021

POURQUOI KRAPOV ?

AEV 2021-21 JK Pendule-luxe-bois-clair_small-300x189

Une chose est sûre, c’est que je ne décrocherai jamais la médaille d’or aux Olympiades de Batumi : je ne sais même pas où ça se trouve !

Pour bien jouer aux échecs il faut accepter d’être complètement fou, d’être capable de réciter devant l’échiquier des suites de coups mémorisées pendant la préparation à la maison et surtout de réfléchir autant à des stratégies fines qu’à des coups tactiques à la noix qui réussissent parfois à vous déstabiliser complètement ou à faire de votre adversaire un égaré dans le désert de Perplexité.

Moi ce qui me gêne dans le jeu officiel c’est la cadence. Une partie en « blitz » c’est cinq minutes par joueur pour toute la partie ! Ça me bloque complètement. Même les parties rapides qui durent vingt minutes pour moi c’est du galop façon Johann Strauss au concert du nouvel an.

Avec l’ami Marc, on jouait à la pendule à la cadence de 35 minutes. Bien des fois mon drapeau est tombé alors que j’avais l’avantage mais au total il a perdu tellement de parties contre moi qu’il a cessé de venir au « club ».

Le roi des jeux, je le pratique depuis que je suis tout jeunet. J’ai appris le maniement des pièces au collège, en sixième ; j’ai joué pendant mon service militaire. Mais c’est à partir de 1981 que j’ai découvert les jeux d’échecs électroniques et puis, de 1986 à 1995, la vie de joueur de club du sud de la Sarthe.

Et maintenant il y a les ordinateurs, le jeu à distance sur Lichess.org. ou sur Chess.com où j’affronte Aron, Emir, Sven, Nelson, Antonio et les autres.

Je connais plein de nom de joueurs et de joueuses, d’Alexandre Alekhine à Judit(h) Polgar, de César Boutteville à Anna Muzychuk et plein de noms d’ouverture et de variantes. Il y a de quoi se fendre la fiole dans cet inventaire à la Prévert : l’Espagnole, l’Italienne, l’Ecossaise, le gambit Benkö, le contre-gambit Albin, la Sicilienne dragon, l’Est-Indienne, la Grünfeld, la Bogolioubov, la Rossolimo…

AEV 2021-21 Jean-Paul Début Bird

Il y a même ce drôle d’oiseau, le début Bird, et la position du hérisson qui ne manque pas de piquant contrairement à celle, homonyme et un peu surfaite, qu’on trouve dans le kamasutra. La Belle Gabrielle, la compagne du docteur Zigmund, est une adepte quant à elle de l’hippopotame ! Sur l’échiquier, j’entends !

Bref, vous l’aurez compris, le jeu d’échecs c’est vital pour moi. Si je n’avais pas choisi la profession d’animateur d’atelier d’écriture j’aurais beaucoup aimé exercer celle de chancelier de l’échiquier !


Pondu pour l'Atelier d'écriture de Villejean du mardi 9 mars 2021

d'après la consigne AEV 2021-21 ci-dessous.

28 août 2021

MAUVAISE CONSCIENCE-FICTION ?

DDS 678 Photo du Défi Superman 129683021

Ça n’existe pas, Superman ! Ou alors, ça ne vaut pas tripette !

Vous avez beau arborer son super-étendard, sa tenue moule-couilles et sa jolie cape rouge, vous n’avez aucun super-pouvoir, les mômes !

Du super-pouvoir, personne n’en a à part Supercon !

2021 08 27 Proust Superman

Cette tenue ridicule, c’est le même genre de super-uniforme bien repérable - bleu horizon, c’est ça, avec un pantalon rouge garance ? - que portaient nos arrière-grands-pères pour partir, la fleur au fusil, reprendre l’Alsace et la Lorraine aux Allemands au motif que des Serbes plus ou moins acerbes avaient zigouillé un archiduc austro-hongrois – hongrois rêver ! - et asséché les chaussettes de l’archiduchesse. Sarajevo pas grand-chose mais sarajefous la merde quand même ! C’était le 28 juin 1914.* Quatre ans de bourbier et 18,6 millions de morts inutiles s’ensuivirent.

Bon d’accord, Superman n’était pas né alors tandis que Supercon est là depuis le début de «l’humanité».

En Afghanistan, ces jours-ci, Supercon a battu Superman à plate couture. Les enturbannés mélophobes ont coupé le sifflet à Supergendarme du monde. Remballe ton rock’n’roll, man !

Plus ça va et plus on se dit que le monde est mal barré – on a dit ça aussi du Titanic – et qu’il n’avait peut-être pas tort dans le fond, le fameux Marcel Proust, de rester chez lui à écrire des conneries dans le fond de son lit.

Pendant qu’on fait ça, au moins, on n’emmerde pas ses voisin·e·s ! **


* Je ne sais vraiment pas pourquoi je n’ai aucun mal à retenir cette date !

** Oui, je sais, on emmerde ses lecteurs ! Mais il n'est pas encore interdit de refermer un livre auquel on ne prend pas de plaisir. Pas encore !


Ecrit pour le Défi du samedi n° 678 d'après cette consigne

20 décembre 2017

DE RIMBAINE A VERLAUD. 5, Paske et Pourkwa

M. Arthur Rimbaine
Agence d’exploration de villes extraordinaires
et d’us et coutumes à mettre dans les annales
8, quai Arthur Rimbaud
08000 Charleville-Mézières

Monsieur Paul Verlaud
Société de géographie des Maladives et du Miraginaire
73, rue Sonneleur
62812 Vent-Mauvais

Oukipudonktan, île de Porqué-Portquai, le 19 décembre 2017

Mon cher Paul

170419 Nikon 009

Je crois que trop c’est trop. Dans un sens comme dans un autre. Si on écoute la radio, regarde la télé ou lit les journaux, on entend le discours de gens qui sont des savants absolus. Ils ont réponse à tout, même aux questions qu’on ne leur pose pas, même aux questions qui ne se posent pas. Rien ni personne ne peut arrêter leur débit mais ce n’est jamais drôle très longtemps de les écouter. Ils sont capables de nous pondre des phrases, des thèses, des romans sur le fameux incipit de Marcel Proust «Longtemps je me suis couché de bonne heure et j’ai toujours mis trois plombes à ne pas trouver le sommeil» sans qu’aucun ni aucune ne fasse le rapprochement avec l’histoire de la princesse au petit pois !

Le petit Marcel a du mal à s’endormir et en plus ce rigolo néglige de surveiller sa literie ! Sur un matelas Epéda multispores il y a tellement d’acariens que tu peux devenir asthmatique et cet idiot-là l’était ! Supposons qu’il soit né sous une étoile mystérieuse : les multispores de l’Epéda peuvent donner naissance à des champignons qui grossissent, grossissent et éclatent en faisant «Schploff» ou «Pffflurt». Va-t-en t’endormir avec ça si tu n’es pas aussi sourd que Tryphon Tournesol ! Si ça se trouve, sous son matelas, à Marcel Proust, il y a le crayon de bois de Jean d’Ormesson ! Une farce de Céleste Albaret !

Bref, si je suis devenu explorateur c’est pour rencontrer les gens qui n’en savent pas plus que moi et qui sont curieux de naissance plutôt que Messieurs Jesaistout, Fermela et Cémoikikoz. Et alors là, mon cher Paul, chez les Pourqwa-Pourkoi chez qui tu m’as envoyé, j’ai été servi !

Dès la descente du bateau – Porqué-Portquai est une île – les habitants te sautent dessus, t’enguirlandent, t’emmènent dans leur case et commencent à te bombarder de questions saugrenues :

Pourquoi y a-t-il des papous à poux et des papous pas à poux ?
Pourquoi les occidentaux ne vont plus à la messe le dimanche ?
Pourquoi, en échange, se précipitent-ils à l’approche du 25 décembre dans les temples de la consommation de la rue Le Bastard ou dans les hyper-Noëls des alentours de Rennes-au-nez-Rouge-et-Noir ?

Un beau jour, les Pourqwa-Pourkoi ont fait comme moi. Ils se sont équipés d’un petit dictaphone et ils ont enregistré les réponses que les visiteurs apportaient à leurs questions. Ils ont déversé les enregistrements dans un ordinateur central mais comme il n’y a ni archiviste ni bibliothécaire chez eux personne ne va compiler les résultats pour en faire une encyclopédie ou un dictionnaire ! Car, à vrai dire, les Pourqwa-Pourkoi se fichent du savoir comme de leur premier slip aéré ! Autant les Passe-queue-Paske dont je parlais au début de cette lettre se fichent de nos questionnements, autant les Pourqwa-Pourkoi ne s’intéressent pas aux réponses qu’on leur apporte. Eux sont sur terre pour poser des questions, alors ils les posent. Quel est la couleur du cheval blanc d’Henri IV ? Quelle est la différence entre un écureuil et une brosse à dents ? Pourquoi y a-t-il un h à «rhododendron» ? Pourquoi n’y en –t-il pas à «rodomontade» ?

Le plus cocasse survient à chaque fois qu’on leur répond «Je ne sais pas» ! Les Pourqwa-Pourkoi éclatent alors d’un rire tonitruant et ils viennent nous taper sur l’épaule en disant «Mais c’est pas si grave !». Comme tous ces échanges s’effectuent en buvant de leur alcool de mangue de cinquante ans d’âge vieilli en fût de chêne et que cette boisson frappe un maximum l’hilarité vous gagne très vite et on assiste alors à des échanges de questions-réponses d’une drôlerie inimaginable. Et tenez-vous bien, on en redemande ! J’en ai tellement bu que je vois double et que je te vouvoie, dis-donc !

Tout allait donc pour le mieux sauf qu’à un moment de la soirée la jeune fille de la maison est entrée dans la case. Très jolie, très sympathique, on me l’a présentée mais elle était bien plus collet monté cul pincé lèvres gercées que son géniteur et sa génitrice.

Elle ne m’a posé qu’une seule question.

- Monsieur Rimbaine, vous qui avez beaucoup voyagé, savez-vous pourquoi on nous appelle les Pourqwa-Pourkoi et pouvez-vous me dire à quoi correspondent ces différentes graphies d’un même phonème ?

170419 Nikon 010Comme j’étais arrivé au bord de l’ivremortitude, j’ai trouvé très malin de lui répondre : «Je ne sais pas» pour la faire rire ou au moins pour la décoincer. Mais ça n’a pas marché avec elle. Elle n’est pas venue me taper sur l’épaule et ça, en tout cas, je l’ai bien vu, ça a jeté un froid.

- Il faudrait que vous sachiez, Monsieur Rimbaine. On ne construit rien sur du sable et on ne laisse aucune trace dans l’histoire du désert si on n’a pas aux pieds des tongs de l’UMP.

- Des tongs de l’UMP ? ai-je demandé. Qu’est-ce que c’est ? Un genre de semelles de vent ?

Là j’ai senti que j’avais commis un impair phénoménal. Les parents de la jeune fille, redevenus sérieux comme des papes, se sont levés. Ils ont retrouvé toute leur dignité, ils m’ont accompagné dehors jusque sur la plage et là ils m’ont indiqué un hamac dans lequel je pourrais passer la nuit. Ils m’ont retiré la guirlande de fleurs et la bouteille d’alcool de mangue et ils sont rentrés dans leur paillotte qu’ils ont fermée à double tour.

Le lendemain matin le père est venu m’expliquer que chez les Pourqwa-Pourkoi les étrangers ne devaient jamais poser de questions et surtout pas aux filles métisses que les habitantes de Porqué-Portquai ont eues avec des missionnaires blancs.

Voilà pourquoi, mon Cher Paul, j’ai quitté le pays des Pourqwa-Pourkoi.

Joyeux Noël et bonnes fêtes de fin d’année à toi !


Pondu le mardi 19 décembre 2017 à l'Atelier d'écriture de Villejean
d'après la consigne suivante :


Extrait du jeu "Comment j'ai adopté un dragon" :
 
écrire sur le thème "Pourquoi j’ai quitté le pays des Pourqwa-Pourkoi"
en insérant successivement dans le texte :

En plus - Et alors - Un beau jour - Mais c'est pas si grave - En tout cas

12 septembre 2022

Ballade avec Brassens à Rennes le dimanche 11 septembre 2022 (2)

2022-09-11 - 285 13

Chapeau, les guitaristes !

2022-09-11 - 285 14
Le P'tit ch'val dans le mauvais temps ?

2022-09-11 - 285 22

Notre voisine l'ancêtre ? ;-)

2022-09-11 - 285 24

Ouaiaiaiaiais ! Une douze cordes !

2022-09-11 - 285 25

L'ami Loïc, VRP multicarte de la Brassenssitude, jonglait d'une scène à l'autre, se partageant avec le groupe Les Voyous qu'il forme avec Christophe le mandoliniste et avec ce duo-ci dont l'autre membre chante Brassens... en breton !

2022-09-11 - 285 31

Lady Bug - Madame Coccinelle ! - a des problèmes avec ses sabots !
Se prénommerait-elle Hélène par hasard ? ;-)

2022-09-11 - 285 32

Son prénom est Sylvaine !

Qui emmène-t-elle au bois de son coeur ?

2022-09-11 - 285 33

Merci de ne pas vous asseoir sur ma guitare !

28 novembre 2015

MAUVAIS APÔTRE (2)

040124_5841

On a beau lire cyrillique
C’est le pays des étrangères.

Avant de croire à l’idyllique
Il faut déblayer les congères : 

040124_5842

 Tout est blanc de neige et d’oubli
Du voile jeté par-dessus.

L’ordre est à peine rétabli
Qu’on te vole ton pardessus !

040124_5844

Sur les anneaux d’or d’une chaîne 
Le chat – kochka – marche en dormant.

Il fait trois fois le tour du chêne,
Dédaigneux de tous les amants.

10 février 2014

Dans la vitrine de l'Esprit musée, rue de Montfort à Rennes le 9 février 2014 (4)

140209 054

A moins que je ne me trompe, ils 'agit là de l'éléphante qui a remplacé Zizi Jeanmaire dans la descente du grand escalier (avant qu'on ne le dérobe). Elle était facile à reconnaître, elle a le même truc en plumes que Zizi !

 Trouvailles et visonnages

Un de mes collègues qui habite Saint-Malo m'a fait parvenir des images de sa ville. Elles sont particulièrement rafraîchissantes !

10 janvier 2024

LE WAPITI

AEV 2324-13 W comme Wapit 2iaouh ! Le saligaud !

Comme il manque de classe,

Cet outre-mangeur salace !


Derrière lui, comme une traîne,

Plumes de poule Coucou de Rennes

Reliefs de grignotage

Balancés par ce négligent :

Le wapiti vient en mangeant !


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 19 décembre 2023

d'après la consigne AEV 2324-13 ci-dessous.

24 octobre 2024

Matin de brume à Moulin-Du-Comte : Rennes le 23 octobre 2024 (1)

 

Premier matin de brouillard ! Après le petit-déjeuner j'embarque mes deux appareils photographiques et je pars à la chasse... aux toiles d'araignées !

 

 

 

 

C'est seulement une fois rentré à la maison que j'ai aperçu l'insecte posé sur la feuille ! C'est grave, Docteur Zigmund ? 

 

N.B. Pour qui ne le connaît pas de réputation, le Dr Zigmund est ophtalmologue et est le seul membre du corps médical avec qui j'accepte de déjeuner une fois par an !

 

 

Tu veux une serviette pour t'essuyer après la douche ?

 

 

20 octobre 2024

Le Parcours des animaux du 2 août 2024 à Faux-la-Montagne (Creuse) (2)

 

 

0 points : il est vivant et s'est envolé. On était à l'Auberge de la Feuillade et j'ouvre une parenthèse pour présenter le rizotto aux girolles et les (la, en fait) profiteroles au chocolat.

 

 

 

 

Il y en a trop ici, on ne compte plus les points ! D'autant que j'avais surtout photographié les "Gros bisous de V..." pour pouvoir commenter "T'as voulu voir Vierzon et on a vu Vierzon" !

 

 

Les cartes postales, parfois, c'est terrifiant. Finalement, je suis peut-être quelqu'un de très délicat !

 

 

Gare au gorille ! Il s'est caché place des Lys !

 

 

6 novembre 2025

Denyse et Georges : chanson sans musique

 

1

Il paraît qu’il tient un boui-boui

A Paris, le maire de Vernon.

 

C’est un lieu assez inouï :

Quand il dit oui tout l’monde dit non !

 

 

Refrain

Ni oui, ni non !

Denyse – Oui, mais…

Georges – Si mais non ! !

 

 

2

On n’a jamais l’air réjoui

Quand on vous colle au cabanon

 

Ou quand on se retrouve enfoui

Sous les ruines du Parthénon

 

 

3

On n’a jamais fait de méchoui

Chez Madame de Maintenon

 

C’était la maîtresse de Louis

Le Respectueux du droit canon

 

 

4

Ouïs ! J’ois ! Oyons ! Qu’ai-je ouï

Pour conjuguer nous ânonnons ;

 

Aux polars de Jean-Bernard Pouy

Quelquefois nous nous adonnons

 

 

5

On est quelquefois ébloui

Par les attributs de Junon ;

 

Cela échauffe les glaouis

Des mecs de Vieux-Vy-sur-Couesnon

 

 

6

Tout’s les parcelles qu’on a fouies

L’enclos y fut mis par Ninon

 

Puis elle aima un Saharaoui

Qui avait nom Agamemnon

 

 

7

Au délire s’épanouit

L’homme sis au bout du chaînon

Le sens de tout s’évanouit

A quoi nous sert de jouer, sinon ?

 

Écrit hors ateliers du 28 au 30 octobre 2025 avec une alternance de rimes en oui et en non. Cette consigne, un peu modifiée, a été donnée ensuite à l'Atelier d'écriture de Villejean où elle a reçu le n° AEV 2526-07

5 novembre 2025

Choses vues à Rennes le 2 novembre 2025

 

... y compris le fait de penser, comme on est venu au cimetière, qu'il vaut encore mieux finalement se penser immortel que de s'imaginer allongé par ici sans même un bon bouquin à lire. Comme le "53 jours" de Georges Perec qu'on commencera le soir-même. 

 

Tout est possible et étonnant, notamment la fidélité de l'équipe du TNB à ce graphiste si particulier qui réalise depuis des années des affiches si peu lisibles qu'on se demande s'il y aura des clients pour aller au festival organisé par ce théâtre !

 

 

Tout est possible et notamment qu'un grand costaud fan de Mickey se perche sur une balançoire destinée aux mouflets dans un jardin public.

 

 

Tout est possible, notamment le fait de photographier une telle enseigne d'ophtalmo en songeant à une possible consigne d'atelier d 'écriture, forcément à base d'anagramme, mais... pour écrire en quelle langue ? ;-)

 

 

Tout est possible et notamment que Mr Google-Images ne reconnaisse pas cette dame inconnue et jolie dont on a collé l'effigie dans l'alvéole d'un pylône électrique sur l'avenue Villebois-Mareuil

 

 

Tout est possible, y compris d'avoir son opinion personnelle sur l'interprète d'Obélix et de Cyrano, mais de par Dieu, mesdames, je vous en prie, ne soyez pas aussi expéditives !

 

 

 

Tout est possible et même qu'il pleuve en Bretagne ou à Rennes (plus ça va et plus je me demande si Rennes est bien en Bretagne, finalement !).

22 août 2025

Les Oiseaux de Parthenay (Deux-Sèvres) rencontrés le 25 juillet 2025 (1)

 

Il y aura au moins quinze photos de volatiles réparties en trois billets. Curieux, n'est-il pas, sachant que Marina B. s'étonna, lors de notre déambulation autour du lac de Vassivières, de n'en voir et entendre aucun. Une é-migration estivale vers le Nord ?

 

 

 

"PAIX EN FRANCE Nous sommes le premier exportateur d'armes au monde par habitant et le 3e en volume global. Ce commerce n'est pas soumis au contrôle du Parlement. Il est donc anti-démocratique.

Remplaçons la Marseillaise par un hymne pacifique."

 

 

"PAIX AVEC L'AUTRE. Le nationalisme n'est pas la solution, c'est le problème. Réduisons les inégalités pour supprimer les frontières. Faisons l'amour, pas la guerre."

 

 

 

 

Citation de Marwan Makhoul

 

 

25 juillet 2025

Aux petits bonheurs de la Sarthe. 3, [Le long de la rivière]

 

Le long de la rivière,

Il n'est pas impossible

Que tous les passants soient paisibles

 

Le long de la rivière

Les badauds baguenaudent

Les minettes minaudent

 

Et les pâquerettes se dérobent

A la question posée par l'amoureux transi :

 

"Est-ce que tu m'aimes un peu,

Beaucoup, passionnément ?"

 

Le long de la rivière

Le pêcheur prend son temps

 

Et moi, sous les cieux sans nuages,

Je vole son image

 

Le long de la rivière,

Je promène les enfants

Avec toujours la peur qu'ils ne tombent dans l'eau

 

 

 

 

 

 

 

23 juillet 2025

Aux petits bonheurs de la Sarthe. 2, [Ici]

 

Ici

La douceur de vivre

Est telle

Qu'on y soigne aussi

Les vieux livres

 

Dans des lieux

Prestigieux,

Comme bénis des dieux,

 

Dans le silence religieux

D'une espèce d'abbaye

 

Dans le cadre merveilleux

D'un château tout ébahi

De se voir envahi

Par une drôle d'industrie

 

Ici

La douceur de vivre

Est telle

Que la suggère

Cette aquarelle

 

 

10 octobre 2024

Folie ! les mots à Faux-la-Montagne le 30 juillet 2024 (1)

 

 

Maintenant que l'automne est arrivé, il va faire bon ressortir, outre les chemises de bûcheron et les pulls, les photos de Faux-la-Montagne et de ce festival si dépaysant, Folie ! les mots que nous avons pleinement goûté.

 

D'abord quelques images du style "choses vues" avant de reparler en détail des spectacles vus.

 

 

 

 

 

Je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais j'ai retrouvé hier et ce jour d'hu trois feuilletons-puzzles publiés sur le Défi du samedi puis sur Kaléïdoplumes en 2009 et 2010. Je fus plié de rire à la relecture de deux d'entre eux et je crois que je vais en faire un recueil au format pdf que je partagerai ! L'un d'eux se passe en 1966 et l'autre tourne autour d'une 4L et d'une Ami 6 !

 

 

 

 

Publicité
Mots et images de Joe Krapov
Publicité
Publicité
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 814 844
Archives
Newsletter
Publicité