Mots et images de Joe Krapov

19 juillet 2019

Sur les traces de Rimbaud à Douai le 11 juillet 2019 (1)

- Mais qu’est-ce que c’est que ce monde où je dois faire tout le boulot ? Je vais devoir m’en farcir combien des destinations de vacances improbables ? Tout ça à cause d’un type avec qui je n’ai rien de commun… enfin, très peu, au finale. Or donc amis historien.ne.s de la littérature, rappelons brièvement les faits. Après avoir brûlé le dur, c’est-à-dire voyagé dans le train sans titre de transport pour se rendre à Paris en septembre 1870, le jeune Arthur R., natif de Charleville-Mais hier, se retrouve en cellule à la prison de Mazas. C’est son professeur de rhétorique, Georges Izambard, qui le tire de là en lui envoyant l’argent nécessaire à sa sortie et à son retour à la case départ sans toucher Frs 20 000. En fait il le récupère à Douai, dans le département du Nord où lui-même séjourne – c’est la guerre, plus personne n’a classe, pas même les profs – chez les sœurs Gindre, ses tantes par alliance, au n° 309 de la rue de l’Abbaye des Prés. A l'époque, c'était le n° 27.

- Et alors, Joe Krapov ? D’où vient ton ire ?

- C’est que voyez-vous, cher.e ami.e Rimbaldophile, il y a là-bas une plaque commémorative de ce séjour douaisien du poète.

- Oui, mais encore ?

- Personne jusqu’à ce jour n’a jugé bon de la photographier ni de la montrer sur Internet.

- Justement, on comptait sur toi, qui es né à quinze kilomètres de là et retournes quelquefois sur les lieux de ton enfance, pour le faire ! Tu vois que tu as ton utilité sur cette terre !

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P.S. Mon ire (mon délire ?) vient aussi de ce que j'ai oublié de tourner la molette de l'appareil et que c'est resté sur "effet créatif dessin" ! En même temps, ça n'est pas plus mal !

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Sur les traces de Rimbaud à Douai le 11 juillet 2019 (2)

Vous pensez bien que je n'en suis pas resté là. En fouinant un peu dans cette rue, j'ai trouvé les portraits des "chercheuses de poux", deux des trois soeurs Gindre qui fournirent à Arthur le papier nécessaire à ce qui allait devenir "Cahiers de Douai", une recopie au propre de ses premiers poèmes. En récompense de cela on les a statufiées sous forme de mascarons sur le trottoir d'en face.

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Au Balto le patron m'a affirmé qu'il avait bien connu Rimbaud à l'époque.

- Je lui disais toujours en lui rendant la monnaie : "Fume, c'est du belge !".
Il faut dire qu'à l'époque je ne vendais que du toubac belge !

(Oui, chez les Ch'tis, on dit du toubac pour du tabac).

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- Si j'ai connu Arthur Rimbaud ? Un peu mon neveu ! Un météore ce gars-là, un peu comme moi ! Pas son pareil pour disparaître en un clin d'oeil !

Pas comme ce Joe Krapov qui a bien attendu cinq minutes que je refasse surface pour m'immortaliser !

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Et j'ai cherché aussi sur la toile ce qu'on pouvait trouver sur ces braves dames de soeur Gindre, c'est-à-dire, pas grand chose. Quoique... (Cesse de gindre, Joe Krapov !).

1. Biographie de Georges Izambard

Georges Alphonse Fleury Izambard est né le 11 décembre 1848 à Paris. Sa mère meurt du choléra en 1849 et son fils cadet sera en conséquence élevé à Douai par une famille amie, les soeurs Gindre (Rose-Marie née en 1822, Isabelle en 1823, Henriette en 1826 et Caroline en 1831), qu'il appelait ses «tantes». Georges y resta jusqu'à l'âge adulte. Il fit ses études au lycée de Douai, puis à celui de Lille et fut reçu bachelier ès lettres en août 1866. En juillet 1868 il obtint la licence ès lettres.

Source : http://michel.balmont.free.fr/pedago/rimbaudouai/izambard.html


2. Au cimetière des Batignolles

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La plaque funéraire de Caroline Gindre

http://autourduperetanguy.blogspirit.com/album/au_cimetiere_des_batignolles/gindre-09-tc.html


3. La première fugue de Rimbaud

Le 02 septembre 1870, le lendemain de la défaite de Sedan (Napoléon III se constitue prisonnier et capitule), Rimbaud se trouve dans la prison de Mazasà Paris. Il appelle au secours son professeur de français, Izambard, qui lui envoie treize francs (somme que le détenu devait à l'administration des chemins de fer). La ligne de Charleville est coupée par les armées prussiennes : la police conduit manu militari Arthur à la gare du Nord et on le confie au contrôleur du train en direction de Douai. Il débarque là, au 27 rue de l'Abbaye-des-Près, chez la famille Gindre (famille qui avait élevé Georges Izambard). Les sœurs Gindre, trois vieilles fille – Isabelle 47 ans, Henriette 44 ans et Caroline, 39 ans) le débarrassent « avec de frêles doigts aux ongles argentins » de ses poux (voir « Les Chercheuses de poux », pièce qui ne figure pas dans les poèmes composés à Douai entre septembre et octobre 1870). Vitalie Cuif réclame le retour immédiat à Charleville de son fils Arthur. Fin septembre, il retourne dans le giron familial et compose « Le Dormeur du val ». La Mother décide de le mettre en pension. Dix jours après, le 7 octobre 1870, il file à l'anglaise. C'est sa deuxième fugue. Il prend le train pour rejoindre ses camarades de classe Léon Henry et Léon Billuart à Fumay (localité située à une trentaine de kilomètres au nord de Charleville). Pendant le trajet, il compose « Rêvé pour l'hiver », si on en croit l'épilogue (« En wagon, le 7 octobre 70 »). Dans la maison de Léon Billuart se trouve un majestueux meuble sculpté qui va inspirer son sonnet « Le buffet ». Puis le fugueur se rend, cette fois à pied, àGivet, puis Charleroi et enfin à Bruxelles où il retrouve un autre ami d'Izambard, Paul Durand. . Ce périple entre Charleroi et Bruxelles inspirera les sonnets « Au Cabaret-Vert », « La Maline » et bien sûr « Ma Bohême ». Affamé, sans un sou, il décide de retrouver ses mères adoptives, les sœurs Gindre à Douai. Izambard reçoit de Vitalie Rimbaud l'ordre de faire rapatrier le fugueur. Arthur quitte Douai le 1er novembre 1870 : c'est la dernière fois qu'il voit les sœurs Gindre et son professeur,Georges Izambard.

https://bmirgain.skyrock.com/3078857043-LA-MALINE-RIMBAUD-COMMENTAIRE.html

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Sur les traces de Rimbaud à Douai le 11 juillet 2019 (3)

Avant d'aller effectuer ce pèlerinage, j'avais fait un détour, un peu plus loin dans la même ville, pour aller photographier "l'autre plaque", celle qui concerne la rencontre d'Arthur avec Paul Demeny, poète auto-édité, à qui il confia, en deux livraisons séparées, les 22 poèmes des "Cahiers de Douai".

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Une plaque apposée sur la maison du n°171, rue Jean-de-Bologne, nous rappelle que Rimbaud a croisé à Douai la route d'un autre poète, Paul Demeny, un ami d'Izambard : « En 1870, Arthur Rimbaud confia ici à Paul Demeny vingt-deux poèmes. Il lui adressa, le 15 mai 1871, la seconde lettre dite "du voyant". » Demeny ne fait rien de ces vingt-deux poèmes, alors qu'il aurait pu les éditer. On ne sait pas non plus si c'est dans cette intention que Rimbaud les lui avait confiés. En 1871, quand ce dernier lui demande dans une lettre de brûler tous ces vers, Demeny ne le fait pas non plus. Il les vend vers 1890. Ils seront publiés dans Le Recueil de Douai. Parmi eux, Le Dormeur du val et Ma bohème.

Source : https://lens.maville.com/actu/actudet_-Actualit%C3%A9_-689977_actu.Htm

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En 1870, en septembre et en octobre, Arthur Rimbaud, en fugue et à la recherche de son professeur de réthorique, Georges Izambard, séjourna à Douai, rue de l'Abbaye -des-Prés chez les tantes de ce dernier, les soeurs Gindre. Désireux de se faire éditer, Rimbaud confia à Paul Demeny (poète et éditeur) 15 poèmes au domicile de celui-ci, rue Jean de Bologne ; ces poèmes ont été recopiés ou peut-être certains d'entre eux ont-ils été écrits à Douai. On connaît ces poèmes, parmi lesquels "le bal des pendus" et "les effarés", sous le nom de "recueil de Douai".

Après être retourné à Charleville, contraint et forcé, ayant reçu une mémorable raclée par sa mère, Rimbaud revint à Douai le mois suivant, il déposa 7 nouveaux sonnets parmi lesquels le fameux "Dormeur du val". Le recueil de Douai, appelé également recueil Demeny, fut vendu par celui-ci et se retrouva dans les mains de Stephan Zweig qui l'acheta à l'hôtel Drouot en 1914 ; il le conserva jusqu'à sa mort (son suicide) en 1942 puis le recueil fut cédé par la la belle-famille de l'écrivain autrichien au British Museum où il est encore de nos jours.

Avant de partir Rimbaud écrivit un poème sur la porte du 27 rue de l'Abbaye-des-prés. Bien sûr celui-ci n'est plus visible et nous ne sommes pas certains que le 27 soit aujourd'hui toujours le 27. Les poèmes, après un long séjour dans les tiroirs de Paul Demeny, furent publiés séparément.


Source : http://leblogdunord.over-blog.com/article-19310476.html

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18 juillet 2019

Le troisième mercredi du Thabor à Rennes le 17 juillet 2018 (1)

Après un repas de famille au cours duquel nous avons parlé de Charles Péguy (!) et de "Homo deus, une brève histoire du futur" de Yuval Noah Harari (la dernière marotte de Marina B.) nous sommes rentrés chez nous hier soir et sommes descendus à Transat en ville. Comme je n'ai pas plus supporté les bavardages dans mon dos que devant la cathédrale de Chartres, nous avons émigré au Thabor ou au mons, les gens qui se positionnent devant sont là pour la musique et pour la danse. 

Au programme de cette soirée, sur le coup de 21 heures : le groupe Gallo-Tonic de Rennes

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... mon "collègue" 'C'est moi qui ai le plus gros"...

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.. et le groupe Astour du Cercle celtique de Rennes.
Une prestation très enlevée !

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Le troisième mercredi du Thabor à Rennes le 17 juillet 2018 (2)

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 J'aime ces moments d'attente pendant lesquels le technicien son branche les instruments du groupe suivant...

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... et pendant lequel le guitariste accorde sa douze cordes. Il faudra que j'écrive un jour à propos de ma passion pour cet instrument mal commode, lourd à porter, et dont je ne joue qu'à moitié bien, sans finesses. C'est quoi le plaisir ? De faire deux fois plus de fausses notes que les autres ? De se bousiller la peau et les muscles des doigts de la main gauche  ? ;-)

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C'est le cercle celtique de Montfort-sur-Meu qui a clôturé le spectacle de danse. C'était très beau, très dynamique. Les danseurs et danseuses avaient une pêche et une joie communicatives.

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Le troisième mercredi du Thabor à Rennes le 17 juillet 2018 (4)

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 On peut voir ici leur spectacle de 2018, très beau lui aussi.
J'ai également pris une vidéo mais j'ai appuyé trop tôt (cinq secondes avant le finale !) donc la fin est plutôt gâchée de mon fait.

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