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Mots et images de Joe Krapov
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17 septembre 2014

La Ballade avec Brassens à Rennes le 14 septembre 2014 (9)

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 Ce graff très séduisant n'a sans doute aucun rapport avec la Ballade avec Brassens 2014. 

On va quand même imaginer, si vous le voulez bien, et même si vous ne le voulez pas, qu'il s'agit des "amoureux qui s'bécotent sur les banc publics" !
Ou que le jeune homme a emmené la jeune fille "au bois de son coeur" !

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20 septembre 2014

RENDEZ-VOUS PEU SECRET

Jamais je ne m’habituerai
Au fait que le printemps ait goût
Pour les travaux manuels de l’école primaire
Et la valse à mill’ temps de ses bourgeons qui gonflent !

Jamais ne m’acclimaterai
Au fait qu’au python familier
Les oncles d’Amérique accrochent leur melon
Avec accablement et parfois maladresse !

 

1415-02 le-fils-de-lhomme

 

Ne demandez jamais pardon
A quiconque ! Vous existez !
Le soleil s’est levé depuis déjà longtemps
Et vous avez gagné sa médaille de bronze !

Non jamais je ne m’y ferai
Au fait de poser nu ici
Année après année, surprendre, émerveiller
Comme si l’on était au concours d’invention.

Presque jamais soucieux du doute
Et rarement sujet aux poussées d’amertume,
Incertain d’éviter toute littérature,
J’écris dans un état second

Tout ce qui pardessue la tête,
Tout ce qui ouvre le cerveau,
Sans autre forme de procès, jetez-vous y !
Soyez le sujet vif qui allume les cierges !

 

1415-02 la clé des songes

 

Les mots sont matière élastique,
La phrase patinaroulette,
Le manuscrit s’expose à d’infinis ennuis
Mais l’avril et le mai ne m’échapperont pas !

A la commissure des lèvres
Fume une comète musclée.
Vous êtes-vous accoutumées, ô vaporeuses,
A mes luminescences en forme d’aptéryx ?

 

1415-02 les rencontres naturelles

 

Je mets mes oiseaux à chanter,
Prêt à perturber bien des gens.
Vous voudrez écouter tous leurs égarements
Qui sonnent juste et bien sur la portée du temps

De ce caractère si doux,
Pourquoi ressort en bulles d’air
L’écriture en bazar, vierge de cicatrices,
A qui cet atelier évite la prison ?

Si course il y a dans cet emploi
D’héritier de l’Inattendu
Mes chaussures de saut m’épargneront la chute :
Je ne mourrai jamais d’ennui ou de tristesse !

A fabriquer de jolis mondes
A s’égarer sans nulle excuse
Loin des commandements de Dieu ou des cousins
J’aurai finalement bien provoqué l’Hiver !

 

1415-02 jockey perdu

 

Qu’il se fasse à l’idée que l’âge n’y peut rien !
Qu’il s’habitue au fait que le Printemps a goût
Des travaux manuels à l’école primaire
Et, dans nos cœurs gonflés, de valse à mille temps !

Ecrit à l'Atelier d'écriture de Villejean le 16 septembre 2014 d'après cette consigne (1415-02) : 

Choisir un incipit parmi une liste de sept débuts de romans et l'utiliser comme point de départ de votre texte.

 

AEV 14-09-16 Six Incipit au choix

 

 

26 août 2014

Le manège du Moulleau, quartier-village d'Arcachon (Gironde), le 19 juillet 2014 (2)

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140719 A 114Je me dis toujours que je vais distribuer à mon atelier d'écriture du mardi ces photos de frontons de manège que je collectionne avec ferveur et je ne le fais jamais. Ce petit manège du Moulleau m'a quelque peu désarçonné. Je ne connais aucun des lieux peints sur ces panonceaux. Vous qui avez "fait" l'Espagne, l'Italie, les Cévennes romanes... avez-vous une idée d'"où c'est que c'est que ça peut être" ? ;-)

1 juin 2018

En balade à Fougères (Ille-et-Vilaine) le 29 mai 2018 (3)

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Je le confirme ici aux divines soeurs P. qui nous ont divinement reçus à Fougères :
les mosaïques de l'ancienne usine Morel et Gaté sont bien d'Isidore Odorico.

J'en profite pour signaler à M. Macron et à ses sbires qui nous énervent un peu les nerfs avec leur "nouveau monde" que je préfère à cette pantalonnade de communicants les beautés de l'art nouveau auxquelles ils ne parviendront jamais, malgré qu'ils en aient (sous la semelle ?) ! ;-)

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11 août 2014

Arcachon (Gironde) au matin du 21 juillet 2014 (3)

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J'aime bien la jetée Thiers quand elle n'est pas envahie par la foule. Les réverbères blancs me font le même effet que ceux de Palavas-les-Flots où je ne suis jamais allé mais que je vois en photo une fois par an sur mon calendrier perpétuel au travail. Ils sont imités de Dubout.  Le ciel ici est inspiré de Boudin. Ne ratons donc pas l'occasion de chanter "Tiens voilà Dubout, Tiens voilà du Boudin !". OK, je sors refaire un tour de vélo !

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28 juillet 2014

Arcachon-Jamais-Plus le 20 juillet 2014 (3)

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 Sous couvert de me faire découvrir la dune du Pilat, Marina Bourgeoizovna ne m'aurait-elle pas emmené en Arcachon, à l'insu de mon plein gré, pour que nous nous y adonnions à ces discussions oenologo-sociologo-psychologiques qu'elle affectionne par-dessus tout ? Cela fait une paire d'années que nous refaisons le monde dans notre cuisine ou sur notre table de camping : il ne change pas pour autant mais nous, nous passons du bon temps.

29 juillet 2014

Le port de Biganos (Gironde) le 23 juillet 2014 (3)

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Chaque journée passée là-bas a été pour Marina B., qui adore peut-être cela, une occasion nouvelle de pester. Ce parcours-ci,  de Biganos à Audenge a été effectué à pied le long d'un GR, entendez "chemin de Grande Randonnée". En fait une route en lacets et en macadam, écrasée de soleil, longue comme un jour sans cannelés bordelais et avec, à l'arrivée à Audenge, un doute existentiel de taille : y trouverions-nous seulement un bistrot pour calmer note soif de limonade ?

La réponse fut oui et le résultat des courses 18,76 kilomètres énervés au podomètre !

22 juin 2014

La Fête de la musique à Rennes le 21 juin 2014 (4)

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Mon voisin du dessus s'est produit lui aussi rue du Chapitre avec le groupe, B Car, dans lequel il joue de la guitare et chante à l'occasion. Je lui ai rendu la politesse et j'ai filmé une de leurs chansons, "le Père Ubu", de Dick Annegarn qui ne peut mieux trouver comme décor que Rennes où Alfred Jarry le fit naître. Jai aussi rendu à mon voisin du dessus sa housse de guitare ! Ce rigolo-là était parti avec la mienne et du coup, ma douze cordes ne rentrait plus dans la sienne ! En plus il ne s'était rendu compte de rien ! Forcément, son ukulélé flottait un peu mieux que d'habitude dans ma housse XXL ! 

22 juin 2014

Le Prince de Hombourg à la Maison de quartier de Villejean le 20 juin 2014 (4)

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 Si j'avais eu le temps, j'aurais basculé en noir et blanc toutes ces photos de manière à me refaire l'ambiance d'un petit classique Larousse ! Mais je n'ai pas eu le temps, tout comme ces jeunes comédiens qui ont expédié l'action à la vitesse grand V (comme Von Kleist, l'auteur du texte, sauf qu'on ne met qu'un petit v à "von") avec une saine énergie. Du coup ça donne envie de lire cette pièce dont la seule chose que je savais est qu'elle fut jouée autrefois par Gérard Philipe.

19 mai 2014

Souvenirs d'Iffendic (Ille-et-Vilaine) le 18 mai 2014 (2)

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Les minots d'Iffendic avaient de l'avance sur le Conseil général ou étaient du même avis que moi : Breizilien c'est mieux que Brétilien pour nommer les habitants d'Ille-et-Vilaine. Tout cela n'aura servi à rien puisqu'on parle désormais de supprimer les départements. Il y avait aussi, dans la classe où j'ai "répété-dit-le-maître" un tiroir aux "compats" du plus bel effet. En matière d'orthographe, le jeune typographe ne l'avait pas dans l'oeil ! Mais bon, ce n'est pas pire que dans certains journaux d'adultes !

20 mai 2014

Dernières images du Festival Y'a d'la voix à Iffendic le 19 mai 2014 (2)

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Samedi midi nous sommes allés pique-niquer à la base de loisirs de Trémelin. Très sympa ! Avec des voitures électriques pour que les mômes jouent à Ayrton Senna (mais à train de senna-teur quand même !). Et le dimanche midi nous avons fait dans la gallo-attitude : nous nous y sommes restaurés d'une galette-saucisse ! Et aussi, dans la récolte photographique du week-end : deux dragons ! En plus de celui d'AGIP ci-dessus, il y en avait un autre qui nous attendait sur la scène de la salle des fêtes ! Par Saint-Georges, je suis poursuivi !

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16 mai 2018

Tableaux vus à la Neue Pinakothek de Münich le 4 mai 2018 (2)

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Heinrich Maria von Hess - Apollon et les muses (1826)

J'ai beaucoup aimé, au cours de ce voyage, constater l'attachement des Allemands à la mythologie gréco-latine. Je me suis enrichi, par exemple, du mot "monopteros" qui désigne un temple circulaire avec des colonnes et un toit ! Une rotonde, peut-être, en français ?

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Je n'ai pas réussi à identifier ce tableau-ci. Il me semble qu'il s'agit d'un paysage avec bergers et que c'est en Sicile ou en Sardaigne que ça se passe.

22 avril 2014

Une réunion en centre-ville à Rennes le 18 avril 2014

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Lait stérilisé demi-écrémé USB !
La clé USB en forme de vache de ma collègue Alice est le seul intérêt que j'ai trouvé à cette réunion au cours de laquelle j'ai foutu la m... en obligeant mes collègues à dire une vérité qu'elles souhaitaient cacher !
Et puis l'autre intérêt a été le retour à pied vers mon bureau en raison d'une grève des bus !
Vivent les arrêts de travail !

14 avril 2014

Venise au carnaval de Vitré le 13 avril 2014 (1)

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Quand j'ai lu dans le journal qu'il y aurait un char vénitien au carnaval de Vitré, malgré la lumière tristounette et la tonne de choses que j'ai encore à faire chez moi, je suis quand même allé passer le dimanche après-midi à Vitré. On est un fou de Venise ou pas, hein ? Même qu'on a reconnu le chat-gondolier : c'est Parpagnacco, le héros animalier de Louis Guilloux !

22 mai 2018

Quelques aspects de la Käpelle à Würzburg (Allemagne) le 30 avril 2018 (1)

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Quand les chanteurs  - et les chanteuses - ont bien chanté, il faut boire, il faut boire à leur santé ! Et les emmener excursionner. C'est pourquoi toute la troupe de Mélimélodies s'est retrouvée dans le bus et a pris la direction de Würzburg. Première étape du circuit : la "Käpelle" ou l'église de la Visitation. Vous saurez tout sur elle en alllant chez Madame Wikipe. Moi je ne saurais rien vous en dire, je suis juste un mécréant qui fait joujou avec un appareil photo !

16 mai 2018

Sculptures et statues vues à Marktheidenfeld (Allemagne) les 28 et 29 avril 2018 (2)

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Comme il avait besoin de granit, le sculpteur de la "Fontaine du pêcheur", Heinz Eschenbacher, est venu s'en procurer en Bretagne. C'est pour cette raison que la ville de Marktheidenfeld est jumelée avec celle de Montfort-sur-Meu située dans les alentours de Rennes. C'est donc un peu grâce à lui aussi que j'ai découvert ce petit paradis !

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Le joueur de mirliton de l'Hôtel Bellevue !

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5 avril 2014

AU REVOIR, PETITE FLEUR !

1
C’était un très fumeux big band
Qui datait un peu du Big Bang :
On jouait du jazz Dixieland,
On était fringués comme Jack Lang,
Ch’veux plaqués à la brillantine
Sauf un échalas qui détonne.

Si vous aviez vu la trombine
Du gars qui jouait du trombone !

2
C’était la môme Joséphine
Qui jouait du grand saxophone.
Elle envoyait sa sonatine
Dans l’pavillon du sonotone
Des clients qui prenaient racine
Au casino de Carcassonne.

Si vous aviez vu la trombine
Du gars qui jouait du trombone !

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3
L’alto jouait du Borodine,
Le chef hurlait : « Il y a maldonne !
Vous jouez à côté d’vos bottines,
Le programm’ c’est Duke Ellington !
On doit faire danser Ernestine !
Balancez-lui un Charleston ! ».

Si vous aviez vu la trombine
Du gars qui jouait du trombone !

4
Le chanteur buvait trop de fine
Certains soirs il était aphone
Mais, toujours d’une humeur badine,
Il entamait, pour qu’on s’bidonne
La chanson d’Anna Karénine
Qu’avait composée John Lennon !

Si vous aviez vu la trombine
Du gars qui jouait du trombone !

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5
La chanteuse s’appelait Marilyn
Elle avait une crinière de lionne
Nous étions tous amoureux d’elle
De ses froufrous, de ses dentelles.
Elle électrisait toute la troupe
Rien qu’en ondulant de la croupe.

Si vous aviez vu la trombine
Du gars qui jouait du trombone !

6
N’empêche, la jolie Colombine,
C’est lui qu’elle avait à la bonne !
Aussi fûmes-nous dans la débine
Quand après le concert d’Eaubonne
Il piqua notre Marilyn
En lui promettant Babylone

Nous étions d’humeur vipérine,
Chocolats comme Toblerone !

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7
On n’y avait vu que du bleu
Il avait bien caché son jeu !
Le chef en a perdu le goût
De nous faire jouer l’blues du Bayou
L’orchestre fut dissous, c’est moche
Et on en fut de notre poche :

L’énamouré et sa gonzesse
Avaient filé avec la caisse !

8
Si vous aussi êtes musicien,
Je vous le dis pour votre bien,
Faites attention à la bobine
Du gars qui souffle dans l’trombone !

Avec sa tête d’Aldo Maccione
Il combine de drôles de machines !
Avec ses allures d’Al Capone
Il peut embarquer votr’ copine !

Ecrit pour Un mot, une image une citation du 31 mars 2014 à partir de la consigne :

Un mot : revoir

Une citation : Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir. - Henri Matisse

Une image : 

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Peperclip blue par eurosbox chez Morguefiles

28 mars 2014

Ministère Magouille à Quartiers en scène à l'Epi des Longs champs à Rennes le 26 mars 2014 (4)

16 mai 2018

Tableaux vus à la Neue Pinakothek de Münich le 4 mai 2018 (4)

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J'ai entrepris ce jour-là de photographier un bon nombre de musiciens et danseurs  représentés sur les tableaux. Il faudra que j'y retourne tant cela m'a plu !

Franz Ludwig Catel - Volksfest bei Pozzuoli (1823)

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Peter von Hess - Empfang Königs Ottos von Griechenland in Athen (1839)

J'ai trouvé celui-ci génial à cause du nombre impressionnant de personnages, des scènes disséminées dans les différentes parties du tableau. Sans vouloir concurrencer les jeux de Lakévio, il m'a semblé qu'on pouvait écrire tout un roman en faisant parler chacun des personnages. Voyez un détail ci-dessous.

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24 octobre 2015

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 31, Quasi-tautogramme en D

Diable de Didier ! Dédaigneux de dormir en ce dimanche 12 décembre 2002, Didier danse avec son doudou une java démentiellement déchaînée. Il se démène comme un démon au lieu de défaillir doucement dans les bras doucereux du débonnaire Morphée.

Cela désespère Deborah sa maman mais Daniel, son daddy, a dégoté parmi ses nombreux systèmes D le dérivatif qui va déstresser Didier, dire la fin de la danse, détendre l’atmosphère en douceur et diriger le diablotin vers un sommeil délicieusement réparateur.

Il lui déclame le « Dit du Duché de Damas » où jadis un dragon fut par Dgeorges décapité.
- Dgeorges le découpeur ? J’aimerais davantage Djack l’éventreur ! dit Didier à demi convaincu.
- C’était un drôle de duché que ce duché de Damas, ne se démonte pas Daddy Daniel. Son drapeau était à damier et on y dénombrait dix dominos, deux dadas et un dé. A l’époque de Dioclétien, le fleuve Danube n’y déversait pas encore en un delta sublime les eaux bleues de sa danse à trois temps. Après non plus d’ailleurs. Le Dit du duché de Damas débute quand un dragon nommé Dudule débarque des contrées désertiques et dicte ses desiderata dingos aux dirigeants de ce djebel :
- Petit déjeuner : deux dindons dodus dont dina dit-on Didon
- Déjeuner : deux doux agneaux. Bénédictine en digestif
- Dîner : délicieux desserts décorés de fraises tagada tagada voilà les Dalton il n’y a plus personne.

De fait, face à ce dévoreur peu démocratique, la résistance fait défaut. Du duc lui-même, disons qu’il est dégarni du dessus, décati du dedans et déglingué du dehors. Il descend de Dagobert en débardeur et Deschanel en robe de chambre tombés de charrette et de wagon réunis. Diminué par des dorsalgies, le débris déprimé dilate sa déshérence en débagoulant des fadaises. Il n’a à déballer pour nourrir le débat que des déplorations désolantes. Contre Dudule le dragon, la défense n’existe pas. Tout est à découvert. Le désarmé est désarmant.


Disons à sa décharge que les hauts dignitaires du duché nous désemparent de même : la diaspora des chevaliers à la Du Guesclin, ici, à Damas, c’est que dalle, ça ne xiste pas. On distingue dans ce dancing des dragueurs de drugstore, des damoiseaux doucereux devisant du dodécaphonisme à venir dans les œuvres pour darbuka de Debussy et Vincent D’Indy, des dilet-tantes, des disséqueurs de didascalies, des doux dingues de Freddy Mercury, des drag-queens, des discoureurs délabrés mais pas de duellistes, de doubles-mètres, de durs-à-cuire. Dès qu’il est question de défier Dudule, tous ces demi-sel se débinent.

- De l’audace, de l’audace ! réclame le duc tel Danton avant l’heure.
- Déblaie tes dialogues décadents de dessus le dallage, lui répond-on. Prends donc un drink !

Ces soudards sont si déshydratés qu’ils boivent pour oublier le dilemme et ne dessoulent plus de la journée. Ils ont si peu de détermination qu’à aucun l’idée n’est venue qu’il pouvait profiter du dawa pour devenir despote à la place du despote ! Aucune dextérité, aucune déloyauté, juste du delirium tremens, tout dans la devanture ! On devine dès lors que cette dichotomie va engendrer un drame et surtout un grand deuil. Car, déplorable destin, la déroute est en route ! Pour un peu, cette démonétisation de la chevalerie déboucherait chez moi sur une dermatite au derrière tant ça me troue le derche, des déserteurs pareils ! Désespérant, non ? aurait demandé Desproges.


L’effet domino est tel qu’il faut désormais céder aux dernières lubies du dragon Dudule. Le diplodocus a dicté sa dernière volonté. Il souhaite dévorer la diaphane dauphine.


La descendante du daron ne dépare pas dans le paysage deltaïque. La donzelle Daisy est une décolorée qui joue les divas en discothèque en se déhanchant sur le Darla dirla dada de Dalida. C’est une dissolue dont le dressing dément contient douze cent djellabas brodées, des dizaines de diadèmes, des tonnes de bagouzes en diamant pour les doigts boudinées de la déraisonnable dépensière. Que celui qui n’a jamais déché lui jette la première pierre ! C’est fou comme on dit « lapide » et comme on dilapide dans ce détroit des Dardanelles.


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Evidemment tout cela est dommageables, dostoïevskien, douloureux. Mais on ne va pas en faire un drachme, comme disent les dramaturges Grecs, les trois demi-frères dyslexiques Démocrite, Démocrate et Démacrote. Ne sortons pas encore l’endeuillé dulcimer : je déteste quand cet instrument discordant déblatère en do dièse comme un dromadaire du Dombass.

De toute façon, face à la débandade de cette dynastie, il est temps d’introduire le dynamique Saint Dgeorge, notre David Douillet de Lydda, druide drapé dans sa droiture et dans un duffle-coat duveteux. Le Crocodile Dundee qui va tenir la dragée haute au dragon est dressé sur un destrier diligent et discipliné. Une épée damasquinée donne l’allure d’un Don Juan dionysiaque à ce don quichottesque héros natif du deuxième décan des poissons, ascendant daphnies séchées.

Après, c’est un dézingage démentiel qui débute. Et vas-y que je te défouraille, que je te débroussaille, que je te dégomme à coups de balles dum-dum dans le duodénum, que je te dézingue en trois dimensions. C’est doublé de découpage par Durandal sans discussion de bouts de gras double, de transformation en dolmen du pays de Dol, de déploiement de deltoïdes, de décapitation dinosaurienne et de division par dix-sept du dineur dionysiaque. Bientôt le dragon Dudule douille dur, dur, dodeline, dégouline, dégobille, se dévide, se détricote, dégueule ses tripes puis décède. De profundis ! Deo Gratias !

Et le vrai vainqueur, dans tout ça ce n’est pas la foi du vengeur : c’est la malignité du papa qui grâce à son système D a accompli son dessein dortoiresque. Drôlement efficace le daudogramme : Didier dort à point final fermé !


Ecrit pour le Défi du samedi n° 373 d'après cette consigne

15 février 2015

C'EST ROBOT POUR ETRE VRAI !

Mélanger l’us de Millet et la coutume de Millau qui consiste à jeter du haut du viaduc les moutons trouvés sous le lit de la bergère ;

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Confondre, sans déférence, séquelle, séquence, fréquence, Fasquelle, préférence et prequel sans voir que la saga rend le lecteur gaga ;

Traduire par « La guerre des étoiles » ce qui était outre-Atlantique « Les guerres de l’étoile » mais de l’Etoile à la Concorde le vieil orchestre à mille cordes ne joue qu’au temps des Champs-Elisez-moi ;

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Mettre la charrue avant les bœufs, crier « Houe Houe » comme un fantôme ;

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Se désoler : le Champagne n’est pas pour tout le monde, il y a la dream team et le couple plus souple qui trime sous sa coupe, et l’envol des soucoupes préfigure le crime ;

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Lancer l’alarme : Marre de ces armes ! Arrêtez votre cinéma ! Cessez vos guerres !

Rêver à l’heure de l’Angelus qu’un ange vienne sonner les cloches de ces « élus ».

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Ecrit pour le Défi du samedi n° 337 d'après cette consigne 

10 janvier 2019

LES INVENTEURS FARCEURS. 7, Boris Vian

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Nous terminons avec Boris Vian l’évocation de ces personnalités douées pour les sciences comme pour les arts. 

 Boris+VIAN+écrivain+français,+poète,+parolier,+chanteur,+critique+et+musicien+de+jazz+(trompettiste),

 Vian Carte-AFNOR

 

 

Sa carte de visite en dit long sur l’activité déployée lors de sa courte existence (il est mort d'une crise cardiaque à l'âge de 39 ans).

 

 

Sorti ingénieur de l’Ecole centrale il travaille à l’AFNOR où il s’ennuie beaucoup et se tourne vers une carrière littéraire et musicale.

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 Avant cela, il dépose un brevet pour une invention qui ne sera jamais appliquée : celle d'un procédé d'éclusage des canaux, consistant à « arrêter le canal à 10 kms de son aboutissement et à transporter le navire au-delà sur chariot et rails ». Cette invention fait l’objet d’un communiqué détaillé le 2 janvier 1942.

 

 Il envisage aussi un tracé du grand canal des Deux-Mers (le canal du Midi relié à celui de la Garonne) chanté par Charles Cros, et qui devrait selon Vian « nous délivrer de la terrible sujétion d’Albion sur Gibraltar».

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Le 18 décembre 1953 il dépose à l'INPI une demande de brevet pour l'invention d'une roue élastique, brevet qu'il obtient le 21 juin 1955 et qui sera utilisé dans les années 60 pour le tramway de Saint-Etienne.

Mais la plus célèbre de ses inventions est le pianocktail, évoqué dans son roman « L’écume des jours ». Voici le passage en question :

 

– Prendras-tu un apéritif ? demanda Colin. Mon pianocktail est achevé, tu pourrais l’essayer.
– Il marche ? demanda Chick.
– Parfaitement. J’ai eu du mal à le mettre au point, mais le résultat dépasse mes espérances. J’ai obtenu, à partir, de la Black and Tan Fantasy, un mélange vraiment ahurissant.
– Quel est ton principe ? demanda Chick.
– A chaque note, dit Colin, je fais correspondre un alcool, une liqueur ou un aromate. La pédale forte correspond à l’œuf battu et la pédale faible à la glace. Pour l’eau de Seltz, il faut un trille dans le registre aigu. Les quantités sont en raison directe de la durée : à la quadruple croche équivaut le seizième d’unité, à la noire l’unité, à la ronde la quadruple unité. Lorsque l’on joue un air lent, un système de registre est mis en action, de façon que la dose ne soit pas augmentée – ce qui donnerait un cocktail trop abondant – mais la teneur en alcool. Et, suivant la durée de l’air, on peut, si l’on veut, faire varier la valeur de l’unité, la réduisant, par exemple au centième, pour pouvoir obtenir une boisson tenant compte de toutes les harmonies au moyen d’un réglage latéral.
– C’est compliqué, dit Chick.
– Le tout est commandé par des contacts électriques et des relais. Je ne te donne pas de détails, tu connais ça. Et d’ailleurs, en plus, le piano fonctionne réellement.
– C’est merveilleux ! dit Chick.
– Il n’y a qu’une chose gênante, dit Colin, c’est la pédale forte pour l’œuf battu. J’ai dû mettre un système d’enclenchement spécial, parce que lorsqu’on joue un morceau trop « hot », il tombe des morceaux d’omelettes dans le cocktail, et c’est dur à avaler. Je modifierai ça. Actuellement, il suffit de faire attention. Pour la crème fraîche, c’est le sol grave.
– Je vais m’en faire un sur Loveless Love, dit Chick. Ça va être terrible.
- Il est encore dans le débarras dont je me suis fait un atelier, dit Colin, parce que les plaques de protection ne sont pas vissées. Viens, on va y aller. Je le réglerai pour deux cocktails de vingt centilitres environ, pour commencer.

 

pianocktail (1)

Pianocktail

 

 Ce pianocktail a depuis été réalisé. On peut le voir fonctionner dans la vidéo ci-contre. Si vous êtes pressé.e. et n'aimez pas trop le blabla télévisuel, visionnez le passage entre les minutes 2 à 4, ça vous donnera une idée de la chose.

 

 

Nous terminerons cette conférence en chanson avec la "Java des bombes atomiques" illustrée par Plonk et Replonk...

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... et interprétée ici par Serge Reggiani

2 janvier 2019

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 44, PANGRAMMES

- Bien sûr, un dragon n’est jamais xylophage. Il kiffe les ovins et aussi ces wapitis qu’on trouve au zoo.

Soyez en sûr, Majesté, il ne nous reste que nos yeux pour pleurer : on en a gros sur le kiwi, ça nous fâche bien, cette dévastation ! ».

Les paysans sortis le monarque ébahi gonfle ses joues et envoie des watts dans son kazoo : c’est le code pour appeler son vizir et ses preux.

- Dégonflés ! Loques ! Avachis ! Jazzeux ! Kystes ! » Le royal bwana ne manque pas d’injures pour ses troupes.

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- Des bachi-bouzouks, des faux-jetons, des voyous, des zouaves, des Liliputiens swiftiens qui plombent à jamais l’image du royaume !

Jugez ! Pas un seul de ces pitoyables chie-dans-son-armure n’a trouvé glorieux d’aller squizzer le teckel à flammes pour le cuire au wok !

Alors, chaque jour, la bête perfide mange du yack, du veau, des agneaux, du zébu et voici maintenant qu’elle réclame… une squaw !

Quel affreux western ! Foldingue ! Il ne manquait plus à ce puzzle vicieux que le jumping d’une biche et voilà, OK, la scène de sexe arrive !

Car le King-Kong visqueux souhaite danser le twist ou la zumba avec une jeune fille pure !

Lyz, la daughter du king, est une fumeuse invétérée de Winston : de vieux paquets jonchent le sol de sa chambre.

Blonde, juriste, sexy, photogénique, le Wonderbra volubile, elle est experte en cakes et en gin-fizz et possède un chat gourmand.

Par commodité dans cette version-ci Zorro est Wallon, s’appelle Jacky Ickx et s’en vient de Belgique sur son palefroi hongre.

Maintenant, fin du sketch et fête des zygomatiques, le preux wallon s’en va foutre des baffes à Jules !

Rixe épique, l’interzonal se dispute au moyen de verres de whisky sans cubes de glace qu’il faut boire cul-sec (d’un seul jet derrière la cravate).

Perfidie d’outre-Quiévrain ce whisky était un mélange de benzène, de Xérès et de Jupiler. La bête perd.

Quand on propose au victorieux yogi un kawa pour se remettre en jambe il émet juste, montrant le dragon qu’un léger zéphyr refroidit :

Portez-y ce vieux Whiskas, à la juge blonde qui fume ! Pour son chat !


N.B. Vous pouvez cliquez sur l'image du dragon pour admirer d'autres oeuvres de VLAM

12 octobre 2014

BREF J'AI MONTE UN MEUBLE

Bref, j’ai monté un meuble.

A vrai dire, c’est mon épouse qui l’a monté. Un meuble de cuisine hyper-large et hyper lourd qu’il a fallu accrocher au-dessus de l’évier à la place des trois placards qu’elle avait descendus pour que les gars de l’entreprise précédente puissent démonter les vieilles fenêtres et remonter les neuves.

Elle a donc percé quatre trous dans le mur, a installé des méga-chevilles, mis les vis renforcés et le soir elle m’a attendu pour qu’on monte le meuble et qu’on l’accroche là-haut. Ca me plaisait bien qu’on en arrive à ça parce que ça faisait quatre jours qu’il y avait les assiettes dans le séjour, la farine dans l’arrière-cuisine, les gâteaux de mon goûter sur le bord de la cuisinière et que je n’osais pas trop lui dire que je ne retrouvais plus rien dans ce bordel.

Donc on dispose la table près de l’évier, on pose un tabouret à deux marches sur l’évier. Par-dessus on met une boîte plate qui contient des cassettes audio mais sans les cassettes audio. Elle pose son escabeau face à tout ça et on va chercher le meuble hyper-large et hyper-lourd. Avec bien du mal, déjà, on le pose sur la table. Avec encore plus de mal on le monte sur la première marche du tabouret puis sur la deuxième et quand on a réussi à ne pas le faire chavirer et à poser les perforations du fond sur les quatre vis qui dépassent du mur, je m’aperçois que j’ai les mains qui tremblent et je sens que j’ai au moins 19-12 de tension tellement j’ai eu la trouille que ce machin se casse la gueule.

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Je la laisse serrer les vis pour faire éclater les chevilles dans le mur et je retourne à mes expériences de chimie amusante sur la gazinière : chez nous c’est en effet moi qui fais la cuisine et ma femme qui bricole.

Le lendemain, quand je rentre du boulot, elle a fait place nette : la farine, les pois cassés, mon mazagran et les assiettes sont dans le meuble suspendu.
Mais le surlendemain tout est à nouveau étalé partout dans l’appartement.
- Faut qu’on démonte le meuble, qu’elle me dit, la vis en haut à droite a du jeu !».

Alors on a réinstallé le jeu de badaboum et on a desserré les vis… vraiment très facilement ! Puis on a refait notre numéro d’équilibriste mais, de plus en plus forts, les artistes du cirque Krapov, à l’envers cette fois ! On est allés poser le bahut dans la chambre de notre fille puis j’ai vérifié que j’avais de nouveau 19-12 de tension. En réalité, je n’avais que 12-8 mais j’aurais pu avoir le double : Marina Bourgeoizovna a constaté que les chevilles n’avaient pas éclaté vu qu’elles étaient enfoncées dans... de la brique creuse ! Pendant deux jours on aurait pu se prendre cent kilos de vaisselle et de meuble sur le coin de la gueule rien qu’en sortant un verre pour boire un jus d’orange !

Bref j’ai monté un meuble !

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12 octobre 2014

BREF J'ECOUTE DES VIDEOS SUR YOUTUBE ET JE CROIS QUE JE NE DEVRAIS PAS !

Bref j’écoute des vidéos sur Youtube et je crois que je ne devrais pas !

Pendant des années j’ai acheté régulièrement les disques des artistes que j’aimais en vue d’écouter leur musique ou leurs chansons sur :

(Attention à la case que vous allez cocher car je suis très susceptible quand on me donne plus que mon âge !)

 un gramophone
 un Teppaz
 un vieil électrophone trop souvent détraqué
 une chaîne Hi-Fi
 un lecteur de CD

Je dois donc posséder 400 ou 500 disques vinyle car je n’en ai jamais revendu ni balancé aucun. J’ai aussi des armoires pleines de cassettes audio et, comme tout le monde maintenant, plein de MP3 sur mon disque dur d’ordinateur. Il y a des artistes dont je possède à peu près tout ce qu’ils ont pondu depuis… Non, je ne mets pas de cases à cocher ici, je dis juste « un certain nombre d’années ».

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Tout cela représente une valeur sentimentale inestimable car chaque pochette de disque, chaque album d’un artiste suivi au fil du temps évoque des ami(e)s d’une certaine époque, des moments différents de ma vie, des périodes et des lieux de notre vie commune, comme ce fameux 5 décembre 1996 où nous sommes allés écouter le Renaud de « Marchand de cailloux » au Centre culturel Joël Le Theule à Sablé-sur-Sarthe.

Dans le même genre, si vous écoutez bien sur la fin de chaque morceau, c’est réellement moi qu’on entend applaudir avec tout le public le 29 novembre 1979 sur l’album de Supertramp Live in Paris.

Tout cela représente aussi une fortune à l'achat et rien à la revente ainsi qu’un bon poids à transbahuter lors des déménagement et mes bars se souviennent bien qu’avec mon épouse préférée, celle qui monte et démonte les meubles pour le plaisir, on a souvent déménagé, une fois tous les cinq ans, c’était sa moyenne avant que ma force d’inertie ne prenne le dessus et dise « Cette fois-ci je ne bouge plus ».

En réalité, tout cela ne vaut plus rien aujourd’hui et je sens que je vais louer un emplacement à la prochaine braderie de La Touche pour me débarrasser de ces vieilleries. En effet, toutes ces richesses sonores, toute cette histoire de la musique populaire ou pas peut désormais être écoutée sur Deezer, Musicme, Spotify ; Grooveshark et Youtube GRATUITEMENT !

On peut ainsi regarder le concert de Neil Young aux arènes de Nîmes le 17 juillet 2013 dans son intégralité et dimanche dernier, tout en travaillant sur un gros document Word sur mon ordinateur j’ai écouté un concert de 2 h 45 de Steve Hackett à l’Hammersmith (Odeon ?). Ce guitariste fabuleux et mélodiste assez intrigant y redonnait la quasi intégrale des morceaux du groupe Genesis auquel il appartint de 1971 à 1977.

Parmi les invités il y avait le bassiste de King Crimson, John Wetton. Qu’est-ce qu’il a grossi, dites donc ! Du coup j’ai iconisé Google et je n’ai plus fait qu’écouter la musique sans les images. C’est que, voyez-vous, 1977-2014, ça fait 37 ans, quand même !

Bref, j’écoute des vidéos sur Youtube et je crois que je ne devrais pas ! 

Les meilleurs moments sont à :
54' : une jolie voix féminine
1 h 05 : un moment classique
1 h 52 ' : Supper's ready
1 h 18 : John Wetton !

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