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Mots et images de Joe Krapov
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31 mai 2026

Véhicules anciens vus à Saint-Aubin du Cormier le 31 mai 2026 (1)

 

Le temps me manque pour raconter les "non-aventures d'Igor Wagner, l'accompagnateur de la Castafiore" que j'incarne à l'occasion quand mon épouse, chanteuse idyllyrique, me demande de la suivre dans ses tournées mondiales du périmètre condatien.  C'est pour moi l'occasion de découvrir de charmants petits villages qui me rappellent l'époque où je vivais en Sabolie, chantant à Auvers-le-Hamon ou animant un club d'échecs à Solesmes-les-Bains !

 

A l'occasion de la participation du "Choeur nomade" dont elle fait partie au festival  "De vive voix", j'ai  donc pu visiter ce jour le très herboré cimetière de Saint-Aubin-du-Cormier, son centre ville avec échiquier sans pièces - on n'aime pas beaucoup l'idée d'affrontement par ici, je ne sais pas pourquoi ;-) -  et je suis tombé, en faisant le tour de l'étang, sur une exposition de véhicules anciens fort sympathiques.

 

 

 

 

 

 

 

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30 mai 2026

ENCORE UN BISTROT-MÉMOIRE ?

 

Mais bien sûr que si, que c’était mieux avant !

Autrefois, au moins, la connerie était réjouissante ! C’est ce qui ressort de l’«examen mémoriel» auquel je viens de me livrer à partir du mot «yodel».

La dernière référence « culturelle » émergée à l’instant le prouve : c’est le « Yodoloï E.T. » des Charlots ! Je crois bien que je possède encore ce disque vinyle à la gloire du plus tyrolien de nos extra-terrestres !

 

 

Ce qui est venu en premier, à vrai dire, en lisant «yodel » c’est le nom de Mary Schneider et le souvenir de Philippe « La Prochaine fois je vous le chanterai » Meyer qui vouait à cette chanteuse australienne une admiration sans autre borne que la hauteur des Alpes ou celle du contre-ut de la dame. Là encore j’ai dans ma discothèque des MP3 collectés en « pire tout pire » grâce aux connexions installées at home par notre hacker préféré : dans la famille Krapov, je demande le fils-geek !



https://www.youtube.com/watch?v=iwsUSUfol4k

https://www.youtube.com/watch?v=y1XtnlCEXgI


 

Une preuve supplémentaire que c’était mieux avant : on n’avait pas besoin de causer l’engliche pour (ne pas) se faire comprendre des personnes auxquelles qu’on cause !

Avançons car les références sont comme les p’hiboux : elles pullulent ! Si vous croyez qu’en partant du mot « yodel » vous allez échapper aux problèmes de traduction, vous vous mettez le didgeridoo ou son équivalent en forme de trompe suisse (le cor des Alpes ! ) dans l’oeil jusqu’aux croquenots de style Vieux campeur. En effet la deuxième référence qui m’est venue à l’esprit n’est autre que cet album d’Arlo Guthrie, « Last of the Brooklyn cow-boys ». Le Dernier des cow-boys de Brooklyn plutôt que le Le Dernier cow-boy de Brooklyn. Qu’en pensez-vous ?

Je me souviens d’avoir entendu le premier morceau de cet album à sa sortie, en 1973, sur Europe n° 1. A l’époque cette radio périphérique était encore audible. Ce premier morceau est un traditionnel irlandais joué au violon par Kevin Burke. Le yodel transatlantique apparaît sur ce disque dans un morceau intitulé «Lovesick blues». On peut l’entendre aussi, dans une version plus sage de Rosemary Standley, sur la B.O. du film «Camping du lac», une histoire quasi-documentaire tournée au lac de Guerlédan (Bretagne intérieure).

 


Un exemple plus récent de yodel nous a été offert par les frères Coen sur la B.O. de leur film « O’ brother » avec « In the jailhouse now ».

Pour terminer, j’en suis le premier désolé, je ne chanterai pas de yodel pour vous. Je ne rentrerai que tard à la maison ce vendredi. Peut-être trouverai-je un enregistrement de « Au joyeux Tyrol », un air tiré de "L’Auberge du Cheval blanc" que j’ai tenu autrefois à mettre dans ma guitare.

Yodeli hi hi,

Yodeli hi ho,

Yodeli ho !

 
 
 
 
 

Écrit pour le Défi du samedi n° 925

 

d'après cette consigne : yodel

29 mai 2026

SONNEZ, PRINTEMPS ! (1)

 

Après le défilé, il faut changer les fesses.

Non pas celles de la mannequin anorexique, celles du charmant bébé breton.

 

Quand le printemps sonne à la porte on s’en va vite ouvrir à sa chaleur nouvelle, à ses lumières aimables et là, surprise, on se retrouve face à l’été : 35° à Rennes en ce beau mois de mai !

 

Ce qui est rigolo quand il fait ce temps-là à Lannion c’est que les gens sortent, en même temps que la crème solaire, le parapluie : plus personne ne vend d’ombrelle dans cet endroit des Côtes d’Armor qu’on appelle le Trégor.

 

 

Et quand le Printemps sonne par ici ça veut dire qu’il vient vous casser les oreilles avec force binious, bombardes, grosse caisse et caisses claires. Le printemps des sonneurs, ici, c’est le nom d’un rassemblement de bagads ou plutôt de bagadou. Sachez qu’il n’existe pas de bagadou doux et que même les durs d’oreille entendent le bousin des Assurancetourix locaux vêtus de leur costume de fête.

 

 

Plougastel a ramené sa fraise, bien rouge, sur la grosse caisse, Douarnenez est aligné comme des sardines, Saint-Malo, Tréguier et Perros-Guirec ont fait le déplacement avec les bannières colorées.

 

Il y a deux cercles celtiques avec de beaux sourires féminins, des joues gonflées pleines de santé, de la bonne humeur, des sourires.

 

Des enfants joliment costumés attirent les regards et la jeune maman qui présente son bébé à la foule en même temps qu’une image de dignité totale reçoit maints applaudissements.

 

Une fois traversée la place du Marc’hallac’h – le Marc’hallac’h est grand et je suis tout sauf son prophète – le défilé prend la rue qui descend à gauche de la mairie puis tourne en bas à gauche sur le quai d’Aiguillon et vient se disperser sur l’esplanade qui n’est plus désormais un parking au bord du Léguer.

 

C’est là, après le défilé, qu’il faut changer les fesses. Non pas celle de la mannequin anorexique mais celle du charmant bébé breton. J’ai pris la photo de très loin : quand les selles ressemblent par trop aux petites purées de légumes destinées au bambin, ça me coupe toute velléité de piocher dans une barquette de frites-saucisse dégoulinante de ketchup. A moins que ce ne soit l’inverse ?

 

 

Après, c’est le grand souk, la chasse au coin d’ombre, le mélange des popus plus ou moins lasses. Il est quinze heures mais les danseuses bretonnes en coiffe font la queue pour avoir leur crêpe beurre sucre. Les musiciens boivent de la bière de la brasserie bio locale et moi je tourne discrètement, immortalisant des tee-shirts exotiques, des tatouages effrayants, des chapeaux bretons, des petites filles noires coiffées d’un bonnet de dentelle – bien fait pour toi, Eric Zemmour si, même ici, tu te trouves grand-remplacé ! – et je rigole devant ces fameux parapluies dont je parlais au début.

 

Et puis écrasé de chaleur, je me réfugie à l’arrière de la scène. Derrière la poste, près des toilettes publiques le bagad qui a remporté le concours s’accorde et répète avant que d’aller donner l’aubade finale sur la grande scène.

 

C’est là que j’immortalise « les deux amies ». Elles ont quoi ? Douze ans ? L’une à des paillettes sur la joue gauche, l’autre porte une bombe d’équitation pour se protéger du soleil. Entre deux envois de mélodie à la bombarde elles sont pliées de rire. On ne saura jamais pourquoi.

 

 

Mais on souhaite une chose au bébé, c’est de grandir vite. La vie est plus amusante quand les printemps sonnent, qu’ils s’ajoutent aux printemps et qu’arrivent la complicité et l’amitié, la musique, la fête et, soit dit en passant, le babil des belous du dehors qui viennent admirer et prennent le temps d’en parler dans leur chronique.

 

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 26 mai 2026

 

d'après la consigne 2526-28 ci-dessous.

29 mai 2026

SONNEZ, PRINTEMPS ! (2)

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 26 mai 2026

 

d'après la consigne 2526-28 ci-dessous.

 

 

28 mai 2026

Le Défilé du Printemps des sonneurs à Lannion le 24 mai 2026 (2)

 

 

 

 

 

 

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28 mai 2026

Le Défilé du Printemps des sonneurs à Lannion le 24 mai 2026 (3)

 

 

 

 

 

 

 

27 mai 2026

Le Défilé du Printemps des sonneurs à Lannion le 24 mai 2026 (1)

 

 

 

 

 

26 mai 2026

CONSIGNE 2526-28 DU 26 mai 2026 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN

 

Osez Joséphine !

 

Joséphine Lebard est une journaliste et autrice qui tient une chronique d’une page, intitulée « Soit dit en passant », dans le magazine La Croix L’Hebdo. Elle y parle de la vie de tous les jours et assez souvent, de son quotidien de mère de famille investie dans sa ville.

 

Chaque chronique a un titre, une phrase mise en exergue et un texte sur trois colonnes.

 

A partir d’une de ces chroniques, des différentes phrases d’amorce et des titres des chroniques distribuées, ou à partir de rien, pouvez-vous « oser Joséphine » et rédiger une chronique similaire voire deux si l’inspiration vous vient rapidement ?

 

Faire silence - Faites place ! - L’art de la joie - L’Homme qui lit - La Constellation - La Fin des vacances - La Té-lit-travailleuse - La Violence des jardins - Le théorème de l’ostéo - Le Triomphe des gentils - Nièces et neveux - Où sont les femmes ? - Pas d’âge pour les raconteurs d’histoires - Rome, version floue - Saint Valenquoi ? - Un été de carte postale - Un gentil appartement

 

***

 

Si vous avez besoin d’une étude comparative des meilleurs cafés de musées, mon fils est l’ado de la situation.

 

Entre femmes, nous parlions à un volume normal. Avec les hommes, nous avons dû forcer la voix pour nous faire entendre.

 

Bien sûr, travailler au lit ce n’est pas terrible… Mais cela offre quelques réconforts immédiats.

 

Moins mais mieux ? Pour le coup, cette histoire-là sonne un peu comme un conte à dormir debout.

 

C’est toujours une joie de recevoir un message qui dit que notre texte a résonné chez un lecteur.

 

En quelques secondes à peine, la septuagénaire a le visage d’une enfant. Une enfant qui joue.

 

C’était beaucoup de devoir encaisser les chocs esthétiques et les troubles qui agitent une jeune personne.

 

Je suis récompensée d’une petite personne qui vient se lover contre moi et qui fleure bon le shampoing et la compote de pommes.

 

Je suis aussi reconnue comme experte de la salade de poulpe et des questions rose et marron du Trivial pursuit.

 

Le Christ a passé quarante jours dans le désert, lui peut bien passer quarante jours sans assistance.

 

Grosse faille dans son éducation : nous n’avons jamais abordé le chapitre « nutrition des oies » ces dernières années.

 

Je crois que les demeures conservent le bonheur des précédents propriétaires et en font bénéficier les nouveaux.

 

Au verso, cela parlait pique-nique sur l’autoroute, baignades, parents pénibles, fratrie insupportable.

 

Nous avons toutes fait l’expérience de ces conversations non choisies avec des mâles qui avaient jeté leur dévolu sur nous.

 

Qui sont ces égoïstes qui étalent sans vergogne leurs mètres carrés de verdure piquetés de pâquerette ?

 

cliquez pour agrandir

 

 

25 mai 2026

Le Printemps des sonneurs à Lannion le 23 mai 2026

 

Au retour de la balade à Ploumanac'h on descend à pied en centre ville voir les concerts du printemps des sonneurs. Un couple fait danser les aficionados de la danse-torture où les bras et les pieds ne vont jamais dans le même sens.

 

 

 

Quand cela s'arrête, ce sont neuf moins une soit huit chanteuses, les Ennéades qui prennent le relais a capella mais parfois aussi avec deux violons. Ces jeunes filles chantent en français.

 

 

 

 

Ensuite c'est Ronan Le Bars et ses musiciens qui jouent pour les mangeurs de frites-saucisse-ketschup et les buveurs·veuses de bière.

 

 

 

 

 

24 mai 2026

Brume de mer à Ploumanac'h (Côtes d'Armor) le 23 mai 2026

 

On peut dire tout ce qu'on veut sur Rennes mais au moins, ici, il n'y a pas de brume de mer. Aussi,  quand on s'en va le vendredi après-midi, par grand soleil, grande chaleur mais avec au moins la clim qui marche dans l'auto neuve, on a de l'imprévu devant soi.

 

Une fois arrivé chez Madame Anita, on lui signifie notre désir de retourner en pèlerinage le samedi au midi au Men Ruz, le meilleur restaurant qu'on connaisse dans un rayon de, mettons, 150 kilomètres. On n'est pas étonné, quand on réserve par téléphone, vu le temps du jour, de s'entendre proposer par le patron une table en extérieur.

 

Le samedi, descente à la librairie Gwalarn et remontée par le Stanco. Au moment de mettre en route, on voit un bout de nuage noir qui pointe son museau. Qu'est-ce que tu viens faire là, toi ? On ne t'a pas invité, qu'on sache !

 

Quand on arrive sur le port de Ploumanac'h, on est dans la brume de mer. La température a chuté, on est en chemisette et on n'a pas pris son blouson. C'est pourquoi on ne refuse pas la proposition du serveur de nous faire manger à l'intérieur.

 

Après le repas, la balade est... fantastique !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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