De l'université à l'universalité, il n'y a que deux lettres et, c'est vrai, à l'université comme dans le monde entier, on est tous un peu frappé ! A commencer par le doyen de la Faculté que Coluche baptisait Orangina parce qu'il était complètement secoué.
Moi, je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais il se trouve que j'y ai travaillé, à l'université de Rennes 3, de septembre 1997 à janvier 2016 pour être précis. C'est dire si j'ai eu l'occasion d'en rencontrer des gens un poil « originaux ». Si je m’en réfère au cahier de chansons que j’ai composées à l’époque, on voit apparaître des noms comme Dédé le tyrannique, Winnie Bédobeuliou, Moumoune, Mick McKormick, Madame Yonyon, Madame Chèvrefeuille et des tas de sigles administratifs dont je vous fais grâce.
L'université n'est jamais que le stade ultime de l'école, simplement la salle de classe est appelée «amphi», l'élève est appelé «étudiant», l’âge de ses artères est tel qu'il a des hormones qui le travaillent et que du coup les gars veulent pouvoir aller dans le dortoir des filles. Et voilà pourquoi on a eu mai 68 !
En 2016, j'aurais pu faire un trait sur cette période-là de mon existence professionnelle, trop content d'être enfin libéré des hiérarchies, des tâches trop régulières et des gens un peu zarbis qu’on a été obligé de côtoyer, supporter ou remercier : le médecin du travail s’appelait Docteur Trépas et je ne sais toujours pas si je lui dois une fière chandelle ou une corvée semestrielle inutile !
De fait, quand vous partez en retraite, on vous remplace et on vous oublie, à l’université. Mais il faut croire que je suis masochiste ou que je fais ou veux faire partie de ses meubles parce que j'y retourne toutes les semaines, le jeudi, à la cafétéria du Diapason. Moi qui ai tenu l'animalerie des campus de santé et de sciences à Villejean et Beaulieu, je joue aux échecs contre une poignée d’anciens professeurs dont l'un est un fidèle du système Ruiz, appelé aussi «l'hippopotame», et à qui, lorsque j'ai les pièces blanches, j'inflige la torture du début Bird (1. f4), le drôle d'oiseau des ouvertures.
J'y vais aussi le mardi matin tous les quinze jours pour accompagner à la guitare la chorale quasi féminine de chants de marins à laquelle je me suis greffé et dont je suis devenu « le chef ». On répète dans une salle appelée « Le Refuge ». Cela explique peut-être pas mal de choses en notre période de « Tous aux abris ! ».
Cela me vaut d'assister à un spectacle silencieux mais assez drolatique : en attendant que tou·te·s les choristes arrivent je vois passer l'ancien président de l’Université avec un sac à dos de style «Vieux campeur» et un tapis de sol roulé sous le bras ! Lui vient faire du Pilates pendant qu'on chante nos bêtises !
En résumé, l'université mène à tout, à condition d'en sortir.
Quel boulot, mais quel boulot elle ne me donne pas, cette chorale !
Mais quel plaisir aussi d'entendre sur l'enregistrement du concert très réussi le petit "hum" de plaisir d'une spectatrice juste avant les applaudissements !
Je dépose à la suite deux ou trois images du diaporama qui valent d'être regardées séparément.
La ligne B du métro rennais ira-t-elle un jour jusqu'à Saint-Malo ?
Un petit travail de collage numérique par Jean-Émile Rabatjoie !
"La vidéo d’un nuage iridescent filmée dans la ville d’Haïkou, en Chine, a fasciné, dimanche 21 août 2022. Un phénomène météo rare et spectaculaire mais dont les couleurs semblent avoir été retouchées sur les images publiées en ligne."
Il arrive un moment dans nos vies où l’on se sent vraiment perdu pour le marxisme.
A force de voir les uns s’affronter, s’invectiver, s’envahir et se haïr et les autres devenir des zombis silencieux, le nez plongé en permanence sur l’écran de leur téléphone, pareils aux deux paysans de l’Angélus de Millet, on sent bien que l’on prend du poids et que la société guydéborde de partout.
C’est donc avec l’assurance d’un certain âge qu’on effectue et affirme son choix
1) d’aller au spectacle
2) de le faire venir chez soi
3) de se jeter soi-même en pâture aux lecteurs·trices, aux auditeurs·trices, aux spectateurs·trices (y compris s'ils se prénomment Pa·trice !)
A chaque fois c’est une aventure, une découverte exceptionnelle de l’« enrichissez-vous l’âme » de mots aiguisés plutôt que des mets à Guizot.
1) aller au spectacle
Samedi soir on est allés revoir Yannick Jaulin. Cette fois-ci c’était pour « J’ai pas fermé l’oeil de la nuit » un spectacle d’il y a vingt ans qu’il a décidé de reprendre tous les ans au mois de novembre en vue peut-être de mourir sur scène ! On ne dira jamais assez combien cette légende urbaine autour de la mort de Molière travaille l’esprit des comédiens !
A-t-on pu rire, ce soir-là, des cimetières et de la mort ! Et comme on a serré les fesses au retour ! C’était à la nuit noire , de Saint-Germain-sur-Ille à rennes via Saint-Grégoire, sur une route de campagne couverte de brouillard, avec des courbes, des carrefours, de longues lignes droites dont on n’apercevait que les cinq premiers mètres et les ronds blancs tracés au sol, semblables aux cailloux semés par le Petit Poucet. Une atmosphère à croiser l’Ankou royalement perché sur son vélo pas éclairé, couvert d’une cagoule noire et porteur d’une sacoche Uber eats pleine d’urnes funéraires sur le dos.
Nous sommes rentrés à bon port puisque je suis encore à jeter l’encre sur les rives du Styx ou plutôt de la Vilaine.
Alors oui, tout petit déjà, on te donne cette petite boîte pour que tu regarde et restes tranquille et tu absorbes le meilleur comme le pire : Zorro, Thierry la Fronde, Nounours et Belphégor, Dorothée, Chantal Goya, Louis de Funès et Albator.
Je ne suis pas du genre à tout rejeter. Je n’ai pas de télé mais j’ai des dévédés, j’en emprunte en bibliothèque et je passe l’hiver sous la table.
Pardon, je passe « L’Hiver sous la table » et on se régale d’Isabelle Carré, de Roland Topor qui a écrit cette merveille de conte théâtral, de Zabou Breitman * qui l’a mise en scène et des autres acteurs excellents dont Dominique Pinon et un violoniste virtuose, Liviu Badiu.
3) Que faire ?
C’est la question que posait Vladimir Il’itch Oulianov dit Lénine. Face à cette société du spectacle, n’ayant pas l’âme d’un militant, d’un ermite ou d’un stylite ni la colère d’un terroriste, on n’a pas grand-chose à proposer à part faire chanter les gens, les faire écrire, les amuser, leur raconter des histoires, leur montrer des images belles ou drôles.
C’est peut-être d’une modestie désespérante mais au moins, pendant ce temps-là, on n’envahit pas l’Ukraine, nous !
* ici on boucle la boucle : Zabou Breitman est la fille de Céline Léger qui tenait le rôle d’Isabelle dans Thierry la Fronde !
On va intituler "A table !" ce poème qu'a lu Philippe Bertin le 28 juillet dernier à Faux-la-Montagne lors du 20e festival "Folie ! les mots". Le nom de l'auteur du texte n'a pas été précisé et si jamais vous le connaissez, n'hésitez pas à me le communiquer en commentaire de ce billet : ce petit bijou m'a fait beaucoup rire et je vais le lire moi-même samedi prochain aux Références électriques, le seul café culturel rennais qui reçoit la visite avec participation active de Joe Krapov à la scène ouverte des Tisseurs de contes.
Les fidèles de ce blog reconnaîtront là la trame de la consigne 2526-02 de l'atelier d'écriture de Villejean. La musique jouée est, d'après moi, celle de "The Cold song", extraite de "King Arthur" de Purcell, mais ce n'est pas ce qui est dit à la fin de la vidéo. D'où ces ???
Quoi qu'il en soit, profitez-bien vous aussi de ce partage !
J'ai croqué la pomme.
J'ai fait ma tête de lard.
J'ai été nouille et soupe au lait.
J'ai vu des daubes et des navets.
J'ai ménagé la chèvre et le chou.
J'ai coupé la poire en deux.
J'ai mis les bouchées doubles.
J'ai cassé la graine et veillé au grain.
J'ai pédalé dans la semoule.
J'ai eu du pain sur la planche, la frite, la pêche.
J'ai eu le cul bordé de nouilles.
Je me suis occupé de mes oignons
Je me suis fait du blé
Et de l'oseille
J'ai bu du petit lait et mis de l'eau dans mon vin.
On m'a couru sur le haricot.
J'ai été dans le potage, dans le pétrin et dans la panade
J'ai compté pour du beurre et pour des queues de cerises
C'était fort de café
J'ai taillé des bavettes.
J'ai raconté des salades et mis de l'huile sur le feu.
J'ai fait l'andouille, l'huître, le poireau.
J'ai mis mon grain de sel et la main à la pâte.
J'en ai fait mon beurre et mes choux gras.
Je n'ai ni craché dans la soupe, ni fait tout un fromage.
Ça n'a pas toujours été de la tarte
J'ai été le dindon de la farce
On m'a posé des lapins
On m'a roulé dans la farine
Je me suis pris des gamelles.
J'en suis resté baba et comme deux ronds de flan
J'ai bu le bouillon et le calice jusqu'à la lie
Je suis allé me faire cuire un œuf.
J'ai eu les cheveux poivre et sel
J'ai marché sur des œufs.
J'ai été tout sucre, tout miel
J'ai mis du beurre dans les épinards
Mais j'ai commencé à sucrer les fraises.
C'était la fin des haricots
Les carottes étaient cuites.
J'ai fini par bouffer les pissenlits par la racine.
Pas très loin un gros côlon sans médailles sur le poitrail,
Un sternum, un sacrum, un duodénum qui vaut bien le "Duo des chats" de Rossini ;
On a des côtes fendues quand nous prend l’envie de rire,
Un estomac dans les talons lorsque la faim nous tenaille
Et qu’abonde la boustifaille
Ou que sonne l’heure de la graille ;
On a des vaisseaux sans gains vu qu’ils n’ont jamais joué au loto
Et donc tout est normal, docteur !
Par contre on n’a pas le cœur sur la main
Et pas même peut-être l’âge de ses artères
Ni celui de César Franck.
On a deux humérus clausus,
Des péronés de péronnelle,
Des tibias sans protège-mollets,
Du sang de navet,
Deux poumons vous dis-je,
Un pancréas pacifiste qui ne veut pas pratiquer le pancrace
Et encore moins la lutte des crasses.
On a un cœur fidèle d’Ardéchois (?)
Ce qui nous permet parfois
D’évoquer Saint-Jean Ferrat
(cf infra) !
On a parfois en nous une fièvre de cheval
Alors on ronge son frein,
On piaffe d’impatience
Ou bien on hennit gmatique
Pour que personne ne devine
« Ce qui m’habite et qui m’obsède ».
On a un foie mais pas de foi parce que l’homme de peu de foi ne se fait pas avoir deux fois.
On a des chansons plein la tête, une mémoire phénoménale, une curiosité vagabonde, une imagination certaine et surtout, gangrenant tout ça, on a cette maladie qui force à noircir des cahiers et saturer des disques durs externes : un cancer de l’outil scripteur !
La zythologie qui, rappelons le, est la science de la bière, n’utilise pas le même vocabulaire que l’œnologie qui s’occupe du vin. D’un côté on dit jaja, de l’autre on parle de bibine ou de pipi de chat quand iel est tiré·e et qu’il faut le·la boire.
Plus que pour le vin on tient compte pour décrire une bière de sa couleur : blonde, brune, ambrée, blanche ou rousse.
Chacune a son caractère, peut vous mettre le coeur en goguette, être servie à la guinguette en quantité telle qu’en sortant vous marchez de guingois et avez quelquefois, le lendemain matin, une belle gueule de bois.
Il y a des gens qui ont le vin triste. La bière rend toujours gai sauf si un de tes parents se retrouve couché dedans. On parle alors de l’amertume de la bière. Ou de client ivre-mort.
On ne dira jamais d’une bière, comme on le dit d’un vin, qu’elle a de la cuisse, qu’elle est bien charpentée, qu’elle a du corps.
Et pourtant, oui, proclamons le sans peur, la Guinness est un peu épaisse ! La Desperados ne rend pas sac d’os ! La Grimbergen fait péter les gaines tout comme la Goudale désespère Scandale. On se sent vite à l’étroit avec une Stella Artois. La Leffe donne de jolis reliefs. La Pelforth rend les femmes fortes. La Pilsner Urquell laisse quelques séquelles. La Chouffe te donne un look de ouf. La Jenlain, bière de garde, fait que l’on te regarde.
Choisis ton carcan, camarade… anorexique !
Les trois Grâces que l’on voit ici assument de se faire mousser, la chope à la main, ou lèvent bien haut le mot « fière » avec leur verre empli de bière. Thalie, Euphrosyne et Aglaé sont les filles de Bacchus et de Vénus. Pour dispenser aux humains l’égalité d’humeur, la bonne grâce, l’éloquence, la joie de l’âme, la sagesse et la reconnaissance on n’a pas besoin de mettre les formes.
Mesdames, détestez les diktats de la mode ! Assumez la largeur de votre garde-robe ! Choisissez l’allure de votre valseur ! Détestez les faux derches qui inventent les normes ! Soyez rabelaisiennes, ubuesques, imposez leur l’hénaurme ! Soyez plus babas cool encore que Mama Cass !
Entrez dans les ordres mais dans vos ordres : choisissez d’être triple carmélites ou, comme ici, trois dra-gueuzes allant, biques, boire des bocks à la brasserie à s’en faire péter la brassière !
Tant pis si dans le Beaujolais un proverbe dit « prendre son lit pour une tirelire en mettant un gros soûl dedans » et si François Hardy vous invite à écouter de la musique soul à rouler par terre !
Il y a un point sur lequel l’œnologie et la zythologie sont d’accord : ce sont des liquides qu’il ne faut pas boire cul sec !
***
Voilà. J’ai fesse que j’ai pu. J’ai rebondi sur cette image des trois grâces en évitant peut-être le piège qui se trouvait derrière. Je ne doute pas que le texte produit par Vegas-sur-Sarthe sur ce même sujet aurait été plus truculent voire succulent. De mon côté je n’ai sans doute pas décroché la lune mais je pense que mon texte est resté séant et ne mettra pas plus que ça en pétard les dames qui écrivent et lisent par ici. Du moins l’espéré-je ou « l’asperge » comme je dis toujours quand on me demande de plancher en prose ou en vers sur une image qui représente trois femmes maigrelettes en train de se shooter au Mediator dans une forêt de bambous !
Au retour de notre semaine de vélo le long du canal d'Ille-et-Rance, j'avais trouvé dans mon maigre courrier une invitation à me rendre à Sablé-sur-Sarthe. Je ne sais pas quel concours de circonstances j'avais gagné encore mais j'avais droit à une visite des ateliers de la BNF installés dans cette ville. J'ai donc pris le train et j'ai passé une journée que je n'oublierai jamais : émouvante, sympathique, plaisante. Comme je ne peux pas tout partager, je vous fais cadeau d'un petit diaporama de cette visite.
Ces ateliers de conservation, de restauration, de désacidification et maintenant de numérisation de documents de la Bibliothèque Nationale de France sont installés dans le château du XVIIIe siècle dont j'ai publié, avant hier, des photos du côté Sarthe. Voici ici la façade côté parc.
Le midi, sous le prétexte que je n'avais pas changé du tout, on m'a fait partager l'ordinaire de la cantine locale ! Vraiment somptueux pour un pays où, paraît-il, on ne se nourrit que de rillettes. Pas trop copieux mais très fin et surtout offert à titre gracieux. Oui, j'ai renversé un peu mon café mais c'est parce que j'avais bu deux coupes de champagne avant avec les photographes, les relieurs, les catalogueuses et même des conservateurs (moi, d'un point de vue américain, je serais plutôt démocrate !)
A l'issue de la visite des ateliers j'ai dit à la charmante personne qui m'avait guidé :
- Vous êtes vraiment bien logés et nourris, ici, Isabelle ! Si j'en avais la possibilité, je demanderais volontiers à venir travailler dans ce château aux salons somptueux. Ça me changerait de mon sous-sol où je fais du zèle sur Excel !
Elle m'a regardé bizarrement et m'a répondu :
- Mais enfin, Joe Krapov ! Tu as déjà travaillé douze ans, ici ! Tu étais même notre (ir-)responsable de service ! Tout le monde se souvient de tes kouign-amanns et de ta jovialité !
- Ah bon ? Mais c'était il y a longtemps alors ?
- Quatorze ans !
- Ouf ! Il y a prescription !
Tout m'est revenu dans le train au retour. A la gare il y avait une quinzaine de gendarmes qui quadrillaient le secteur, sans doute à cause du retour en week-end de Monsieur le Premier ministre qui habite un joli manoir, tout à côté, à Solesmes. Il y a quatorze ans, j'ai même été par ici l'animateur de la chorale sauvage de l'abbé Héneffe et... le bouffon particulier du roi François 1er de Sabolie. J'étais vraiment dingue alors... et je crois que c'est vrai : je n'ai pas changé du tout !
Bon, à part ça, on est allés voir "Habemus papam" ce dimanche et on a bien ri aussi chez Nanni Moretti !
Moi je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais il se trouve que pendant cette année-là j’aurai correspondu avec une charmante dame au sang bleu, la princesse de Retour, qui passe le plus clair de son temps dans un château du Sud de la Sarthe, une région de France où j’ai moi-même vécu un temps.
Nous avons justement beaucoup parlé dans nos courriels du temps passé, de mon temps passé par là, et surtout de celui qu’ont passé là les deux duchesses.
Ces deux dames de la haute se sont fritées très fort vers la fin du XIXe siècle pour des questions de tempérament. L’une, la duchesse de CHE était la belle-mère, « catholique en diable », l’autre, la duchesse de CHA était la bru avec un côté Marie-Antoinette de chez Sofia Coppola.
De la duchesse de CHA, la chanson eût pu dire « Elle était jeune et belle, comme de bien entendu ».
De son mari, le duc de CHA, fils de la duchesse de CHE, la maman eût pu chanter : « C’est un vrai gringalet, il a l’air d’un basset mais je l’ai-ai-meuh ».
Las, les auteurs et compositeurs de ces deux chefs-d’oeuvre chansonniers n’étaient point nés encore à cette époque.
Ces deux charmants jeunes gens avaient oeuvré comme il faut pour le réarmement démographique de la France et étaient parents d’une petite fille et d’un petit garçon.
Mais, comme dit très bien Jacques Brel, il faut bien que le corps exulte et donc quelquefois l’adulte erre. C’est un certain marquis de D. qui, poursuivant de ses assiduités la duchesse de CHA, fit éclater, tel une pétarade de véhicule automobile – la comparaison n’est pas gratuite ! -, le scandale en se faisant pincer lors d’une petite orgie d’entre gens du beau monde.
Mais chez ces gens-là, Monsieur, on ne rigole pas avec ces choses-là.
Je vous épargne la suite de la vengeance des CHE sur la CHA ! Elle a fait l’objet d’un procès en justice, bien suivi par la presse de l’époque, laquelle adora la dégaine du scandale, et de deux romans :
Tous les deux sont téléchargeables sur Gallica ! A vos liseuses !
***
Tout comme pour le personnage d’Isaure Chassériau, je me dis quelquefois que je suis le dernier individu sur terre, avec la princesse de Retour, à m’intéresser un peu à cette histoire-là. Et ce sans motif aucun. Ce n’est pas ma famille, ce n’est pas mon monde. Les gens qui me connaissent savent que je n’ai rien d’un aristocrate puisque le plus grand de mes plaisirs, ces jours-ci ,consiste à me régaler des vulgarités de « La Minute vieille belge » sur Arte ! Prolétaire un jour, prolétaire toujours !
Mais voilà ! Dès que j’ai le dos tourné cinq minutes, il se passe des tas de choses sur Internet et après une semaine de balades déconnectées le long de la mer en Trégor, me lançant au retour à la recherche de mes deux duchesses pour cause de Défi du samedi invitant à la chose, je tombe sur deux nouvelles sources intéressantes.
:
- Le site d’un conservateur des Hauts-de-France, Karl-Michael Hoin, qui publie l’histoire de la famille Lencquesaing, propriétaire du château de Laprée, dans le Pas-de-Calais et, parmi les documents relatifs à icelle, des lettres de la duchesse de CHE dont il souligne la bonté et la religiosité. Pourquoi pas ? Je n’ai pas à prendre parti dans l’histoire !
- Le portrait photographique, daté de 1853, de la duchesse de CHE. Jusqu’à présent on ne disposait que d’un tableau peint dans sa jeunesse par un nommé René-Théodore Berthon.
Pour qui aurait du temps à perdre et voudrait en savoir plus sur la duchesse de CHA, il faut fouiner ici parmi de belles images de… châteaux de sable !
Bonne année pleine de soleil et de baignade dans l’huile à vous !
Puisque ce billet est publié rétrospectivement, posons que ce premier compte-rendu de spectacle vu aux Tombées de la Nuit sera suivi de bien d'autres concernant également le festival des Affranchis à La Flèche. C'est d'ailleurs dans la cour de l'école Descartes, il y a un an, à l'époque où la municipalité n'avait pas encore basculé aux mains du R.N., que nous avions découvert Vincent Dilas avec ce même spectacle génial.
Je n'ai rien à changer à mon billet de l'époque. J'ajoute juste que j'ai été très sensible à son imitation de Daniel Auteuil dans le personnage d'Ugolin dans "Manon des sources/Jean de Florette" de Pagnol.
A voir absolument, gens du Sud où il réside, s'il se produit par chez vous.
Un petit diaporama de ses mimiques à la Jerry Lewis vous agréerait ? C'est ci-dessous !
J'aime beaucoup la voix et la zénitude de Pierre-Yves Renard avec qui nous avons dîné un soir de l'été dernier à Faux-la-Montagne. Aux Apéros poétiques de Redon, il nous a fait découvrir une belle chanson de Jacques Bertin qui fait penser aux univers dépeints par Bernard Dimey (Le Lux Bar, Un Soir au Gerpil).
Je dépose à la suite la version originale de Jacques Bertin et le lien vers le mini-CD de Pierre-Yves sur Deezer où l'on trouve une chanson à la thématique un peu similaire, "L'avis des anges".
Cette semaine on a encore demandé à un littéraire, c'est à dire à un gars plutôt obtus vis à vis des sciences, d'expliquer un terme de géométrie, le mot « obtus », adjectif qualificatif qui s'applique à un angle dont la valeur est supérieure à 90°.
Résultat, au bout de la première phrase, on ne comprend déjà plus rien : qu'est ce que c'est qu'un angle ? Qu'est ce qu'un degré ? Je vais tâcher d'être plus clair et de vous expliquer tout ça avec une feuille à petits carreaux, des allumettes et un stylo ou un crayon à papier. Il vous faudra également une règle, une équerre et un rapporteur. Vous avez certainement gardé ça chez vous, même si vous ne vous en êtes plus servi, du rapporteur, depuis au moins trente ans.
Sur la feuille, avec le stylo, là où vous voulez, mais plutôt vers le centre, considérez que vous avez gagné et marquez un point. Le point est un tout petit cercle qui ne suscitera pas de commentaires moqueurs chez celui ou celle qui vous regardera le dessiner alors que si on vous demande de représenter un ballon de football sans utiliser de compas, tout le monde rira du résultat et les footballeurs professionnels refuseront de disputer un match avec un ballon dont on n'est même pas sûr qu'il puisse rouler sur le gazon vu qu'il est en 2D.
Le point que vous avez tracé, appelons le Ahmed, Albert ou Archibald. Pour faire court, appelons le A. Ailleurs sur la feuille marquez un autre point. Ne passez pas par la case "départ", ne touchez pas francs 20 000, ça ne vous servira à rien, on est passés à l'euro en 2002. Ce nouveau point, appelons la Brigitte, Bernadette ou Brunehilde. Pour faire court, appelons l'abbé, non pardon, appelons la B.
Supposons qu'Archibald ait envie d'aller conter fleurette à Brigitte. Pour aller la voir, il va emprunter le chemin qui va de A à B. Ce chemin peut être sinueux, tortueux, compliqué, voire labyrinthique. C'est pour cela qu'on a inventé la droite et la règle. La droite est le plus court chemin qui relie deux points séparés. Pour tracer la droite, on positionne la règle sous le point A et on s'arrange, en la faisant pivoter délicatement pour la positionner simultanément, c'est-à-dire en même temps, sous le point B. On maintient solidement la règle et on trace, avec le crayon, le trait qui relie A à B.
Voilà. Si vous n'êtes pas trop gauche, vous venez de dessiner une droite. Si le maniement de ces instruments est trop compliqué pour vous ou que, au finale, vous avez obtenu ce résultat-ci…
sortez une allumette de la boîte. Ne frottez surtout pas le bout rouge contre le côté soufré de la boîte, souffrez de la poser simplement sur la table. Et veuillez considérer que c'est une droite, que nous appellerons AB et qui fait se rejoindre le bout soufré A et le bout non soufré B qui ne sert pas à allumer le feu sous Johnny Hallyday mais à tenir l'allumette avec le pouce et l'index quand le bout soufré est enflammé.
Sur la feuille, marquez un autre point que vous appellerez Claude, Camille ou Caméléon ou, pour faire court, C. On ne connaît pas le genre ni la couleur de C mais on s'en fiche, ça n'a pas d'importance pour définir « obtus ». Reprenez la règle, tracez une autre droite qui fait se rejoindre les points A et C. Pour les malhabiles du crayon, vous prenez une autre allumette et faites en sorte que les deux bouts rouges soient en contact. La figure que vous avez obtenue s'appelle un angle. Je la définis par "espace compris entre deux droites qui ont une extrémité commune". Le point A est nommé sommet de l’angle, même s’il est positionné sous les deux pieds de la montagne que vous venez de dessiner ! Ils sont renversants, ces scientifiques !
Wikipedia voit plutôt les choses comme ça : Dans son sens ancien, l'angle est une figure plane, portion deplandélimitée par deux demi-droites. Choisissez votre camp, camarades !
Là où nous sommes d’accord, Madame Wikipe et moi, c’est que cet espace peut être mesuré en degrés à l'aide d'un rapporteur. Prolongez les lignes AB et AC, ainsi que la ligne B du RER jusqu'à Saint-Etienne ou au moins jusqu'au bord de la feuille. Si votre rapporteur est de grande taille et/ou si vous utilisez des allumettes, une fois arrivé·e à Saint-Etienne, n'allumez pas le feu sous le chaudron.
Posez la base du rapporteur sur la droite AB et le petit trou du milieu sur le point A, au point de jonction des deux droites AB et AC. Notez le chiffre sous lequel passe la droite AC quand elle ressort à à l'air libre, telle une rame de métro, de dessous le rapporteur. Apposons derrière ce chiffre le signe ° ou le mot « degrés ». Par convention, on dit que l’angle tracé mesure n degrés.
Tout cela est sans doute mieux expliqué ci-dessous :
Si la valeur de l'angle est 90°, on appellera cet angle un angle droit.
Si la valeur de l'angle est inférieure à 90°, on dira que l'angle est aigu.
Si la valeur de l'angle est supérieure à 90°, on dira que l'angle est obtus.
Si vous faites un double avec les dés, rejouez et si vous faites 3 doubles de suite faites avancer votre oie jusqu'à la case 62 (image du pot de rillettes).
Si la valeur de l’angle tracé est de 180°, on dira que l'angle est plat.
Si vous avez marqué le point C pile-poil par-dessus le point B, l'angle mesure 360°.
Attention, le degré qui mesure les angles n'a rien à voir avec celui qui mesure la température qu'il fait dehors. Celsius et Fahrenheit n’interviennent jamais dans la mesure des angles pour la bonne raison que le premier a égaré son rapporteur et que le deuxième a perdu son équerre.
L'équerre justement sert à tracer des angles droits, ceux qui mesurent 90°. C'est un instrument très utile, surtout lorsqu'on veut bâtir une démonstration un peu carrée ou une maison qui tient debout. A noter que dans un régime capitaliste illibéral à emblème de tronçonneuse, travailler au black est d’équerre.
La règle est fort utile pour tracer un angle plat : il suffit de tirer un trait et d'inscrire B a un bout, C à l'autre bout et de poser un point A au milieu du trait.
La prochaine fois, nous aborderons le triangle, les notions d'isocèle, d'équilatéral, de rectangle, de bissectrice, d'hypoténuse, de Pythagore et de Bermudes. Si ce programme ne vous intéresse pas, vous pouvez ranger équerre et rapporteur là où vous les avez pris et les laisser dormir à nouveau pour trente ans. Si vous voulez rester et qu'en plus des allumettes vous avez amené le camping gaz et la cafetière, je prendrais bien volontiers un petit café noir et discuterais avec vous et avec plaisir de ce sujet pointu : « Pourquoi appelle-t-on obtus un angle qui est plutôt ouvert alors qu'on appelle obtus quelqu'un qui est du genre plutôt fermé ? » .
Non, merci, pas de sucre dans le café !
Écrit pour le Défi du samedi n° 889 d'après cette consigne : obtus
Que vous en soyez natif·ve ou pas, que vous y ayez passé des vacances, séjourné ou pas, que vous connaissiez ou pas les Ramoneurs de menhirs ou Théodore Botrel, vous avez forcément un avis sur la Bretagne, sur ses lieux emblématiques, ses spécialités, ses spécificités, sa culture ou ses débats.
Dressez la liste de vos « pour » et de vos « contre » à partir des éléments ci-dessous ou de tout ce que vous voudrez qui se rapporte aux porteurs de chapeaux ronds :
Les crêpes de blé noir ; le kouign-amann ; le far breton ; le caramel au beurre salé ; la galette-saucisse ; les fraises de Plougastel ; les huîtres de Cancale ; la cotriade ; le kig ha farz...
Le fest-noz ; le bagad ; Alan Stivell ; les Tri Yann ; Yann Tiersen ; Gilles Servat ; le Festival de chants de marins de Paimpol ; le Festival interceltique de Lorient ; les Transmusicales de Rennes ; le kan ha diskan ; les pardons ; le tro breizh ; Bécassine ; La Paimpolaise ; la coiffe bigoudène ; le gwenn ha du ; l’hermine ; le triskell ; le sigle BZH ; le macareux moine ; l’Ankou...
Le tonnerre de Brest ; le bruit dans Landerneau ; la forêt de Brocéliande ; la baie de Saint-Brieuc ; le Cap Fréhel ; la Pointe du Raz ; les fêtes médiévales de Dinan ; la Folle journée de Nantes (?) ; la foire teillouse de Redon ; le festival Quai des bulles et la route du rhum à Saint-Malo ; les îles bretonnes ; les menhirs de Carnac ; les monts d’Arrée ; la ville close de Concarneau ; les Vieilles charrues de Carhaix ; Douarnenez, Quimper, La Baule ; Saint-Nazaire ; l’En avant de Guingamp et l’avant-deux de Bazouges ; François-René de Chateaubriand ; Louison Bobet ; Bernard Hinault ; Olivier de Kersauzon (?)...
Ze m'appelle Zozo mais en vrai f'est Zeorzes. Ze fuis un petit garfon très faze même si mon papa dit que ze fuis auffi très pareffeux.
F'est vrai qu'à la maison Zeppelin de zouets et que z'aime mieux zouer à des zeux vidéo que lire des livres de la comteffe de Fégur.
F'est vrai qu'à l'école Zeppelin de copains et qu'on préfère zouer au ballon que calculer la furfafe d'un carré ou la circonférenfe d'un fercle. Z'ai foisi l'opfion mat. fup., maternelle fupérieure.
Heureusement on n'a pas l'âze encore de résoudre des équafions !
Auzourd'hui la maîtreffe a infcrit au tableau qu'on était le finq défembre. Dans vingt zours fe fera Noël ! On aura encore des vacanfes et des tas de cadeaux au pied du fapin fi on a mis fes fauffures ou fes fauffons à fon pied la veille. F'est fouette !
Fette année, ze n'ai pas été très gourmand. Ce que ze demande au père Noël f'est de me reftituer mes deux plus belles dents, les infisives, felles que z'ai par-devant, comme fa ze n'aurai plus de feveu fur la langue, et de faire en forte que le poil que z'ai dans la main difparaiffe.
Fu fe ze vous laiffe ! Zoyeux Noël, happy Chriftmaf, ami lecteur, amie lectrife !
P.S. 1 : Papa, qui est affez dur avec moi, me dit que z'ai fait une faute de franfais : on ne doit pas dire zeppelin mais zeppeline. Il est fou, lui ! Zeppline de copains, fa n'a plus aucun fenf !
P.S. 2 : Papa est retourné écouter fes difques de Zanis Zopline dans le falon. Du coup au lieu de tourner les pazes de mon livre de lecture, Rémi et Colette, z'ai regardé les imazes du calendrier Loup de 1989 que Papy m'a donné. Celle du père Noël est amuvante. Il a l'air d'appeler à l'aide et de dire :
- Zeppeline de griefs contre mon renne-pilote, Robert, qui n'arrête pas de se planter !
Aujourd’hui je ne me sens pas de taille à réenfourcher le vélo de la si nécessaire réforme orthographique.
Et pourtant le mot de la semaine, « kayak », nous montre une fois encore qu’il y aurait de quoi simplifier nos pratiques. En témoignent les différents exemples d’écriture du même son « y » qui figure au milieu de ce palindrome.
Oyez, mes ouailles de l’Ohio, le bruit du vent dans les oyats ! Car figurez-vous qu’on peut faire du kayak à Gaillac (le Tarn y coule).
On peut aussi s’emmêler les crayons à Cavaillon en inscrivant le prix du melon.
Sauf s’il s’agit de cruauté on utilise rarement les mots « noyade » et « poilade » dans la même phrase, à moins qu'il s'agisse de quelqu’un qui, ayant abusé du Noilly Prat, s’est noyé à Noisy-le-Sec (le canal de l’Ourcq y roule ses flots impétueux).
Il est rare aussi qu’on offre une bouillotte à un coyote, même pour son anniversaire.
A force de crier « Chauve qui peut ! », quelquefois les voyous n’ont plus un poil sur le caillou.
Si nous n’apercevons dans cet infâme bouillon que des gros couillus et des grands couillons, courage, fuyons ! Car au Tord-boyaux la boustifaille est effrayante, la cancoillote est effroyable. Et le patron s’appelle Bruno !
A Trifouilly-les-Oies les jars sont du genre bruyant (ou "genre bruyants" comme on dit aujourd’hui) surtout quand une poule a trouvé un couteau ou une pie voleuse un brillant issu des joyaux royaux.
Quand le doyen perd ses moyens la Faculté, très vite, est en faillite.
- Que me baillez-vous là, ô belle bayadère ? demande Clément Ader qui pourtant ne manque jamais d’air.
- Si, si je vous assure ! L’agent immobilier nota dans son cahier « La peinture est écaillée, le chauffage inopérant : il faisait tellement froid que même le lait caillait ! ».
Champagne et paillettes pour la naissance du bébé, tellement trognon dans sa layette !
Le caillassage des Mayas et les coups de maillet qu’on leur assena furent le meilleur moyen pour les faire disparaître, eux et leur marmaille.
Bâillonnée à Bayonne, la baronne s’empare d’une baïonnette et transperce les boyaux de son ravisseur, un pourtant très fort boyard.
On peut être une joyeuse souillon et aimer les tissus soyeux. On peut être en haillons et soulever le hayon arrière de la Toyota qui ne bouge pas d’un iota dans une rue de Bahia ou la Baya bâilla avant de brailler « Débraye ! Timélou Lamélou Pompon Tamalou ? Le moteur est à l’avant ! ».
Tandis que les moutons de la ferme de Nana Fafo s’égaillent dans la nature nous nous égayons des mésaventures qui arrivent à l’agneau lorsque s’en vient le loup.
Qui a fait cette tache de mayo sur ton maillot, sieur Ronchonchon ?
Quelle est la paye de Popeye ? Combien palpe-t-il d’oseille pour tenter de nous faire accroire qu’il y aurait du fer dans les épinards ?
Y a-t-il des hyènes à Cayenne, cité païenne et giboyeuse où mes aïeux, gardiens du bagne, vécurent heureux ?
Y a-t-il des lionnes dans l’Yonne qui bouillonne quand sur ses bords se pose le cirque Bouglione ?
Y’eut-il assez de cuillères hier à Hyères pour la fête de la gougère sans gruyère ?
Sous un camaïeu de bleu dans le ciel d’Hanoï est-ce avec Anna de Noailles ou avec Pio Marmaï que Pierre Corneille foleye ?
Revenons pour finir à notre kayak et acceptez mes humbles excuses. J’eusse pu en effet traiter ce sujet bien plus brièvement en évoquant la qualité palindromique de ce vocable dans un poème de juste cinq vers. Ça vous aurait fait des vacances !
La Walkyrie est une déesse teutonne qui porte des boucles d’oreilles en émail peint. Sur ces boucles d’oreille on peut voir représentée la même walkyrie qui porte des boucles d’oreilles en émail peint. Et sur les boucles d’oreilles on voit représentée la même walkyrie qui porte des boucles d’oreilles en émail peint.
Voyez comme je suis sympathique ce jour : je ne tire pas plus à la ligne que cela alors que je pourrais. C’est que, vous l’aurez compris, nous avons ici un très bel exemple de ce qu’on appelle la mise en abyme.
Mais je ne vais pas en faire tout un fromage. Je ne suis pas du genre qui avale Kiri.
D’allure guerrière, quelque peu dominatrice, la walkyrie adopte volontiers, lorsqu’elle s’accouple à un partenaire de sexe masculin, la position n° 32 du kamasoutra dite « A la Montmartre » : c’est elle qui monte dessus. Quand cela a lieu au sein d’une partouze, on parle alors de la fameuse « Chevauchée des Walkyries ».
Des wannes de ce genre-là, je pourrais vous en livrer des wagons mais je suis sûr et certain qu’à la longue, ça vous porterait sur les wagnerfs.
Aussi ne chercherai-je pas plus à vous assommer de bêtises. Je ne serai pas de la walkyrie le clown.
Simplement je me souviendrai que le mot « walkyrie » rapporte bonbon au scrabble mais il faut être sacrément chanceux pour tirer trois lettres de valeur 10 et pouvoir les poser en faisant un scrabble ! 35 points + 50 ! Je vais prier abondamment pour que ce miracle m’arrive.
Dans ma grande naïveté je croyais aussi que la Walkyrie Te Kanawa était une pure mozartienne mais il s’avère qu’elle a aussi chanté Wagner. Personne n’est parfait.
Enfin, un bon conseil. Si dans 26 semaines on vous propose de plancher sur le mot Walhalla, ne le faites pas, n’y allez pas ! C’est un endroit infréquentable. Moi qui suis calembouriste, qui vis en Bretagne et qui, de ce fait, suis insupporté par les sons mêlés de la bombarde et du biniou des Assurancetourix locaux, je vous préviens : dans le Walhalla, la walkyrie ailée y sonne !
On aura peut-être du mal à me croire mais je ne suis pas un mec qui la ramène. «Je suis là sans y être tout en y étant» comme a très bien dit de moi autrefois ma collègue Françoise T.
Du coup, je fais le job mais je n’en tire aucun profit, je ne me vante pas à la façon des publicités du genre « C’est moi qui l’ai fait ».
Lundi, au repas avant la cérémonie funéraire en l’honneur de mon nonagénaire préféré, la bouteille de rouge, c’est moi qui l’ai amenée en souvenir des nombreuses fois où nous avons trinqué en toute confraternité et familiarité.
Le « Chant de la promesse » qui a été envoyé dans l’église et a été repris par le public était un enregistrement des Am’nez ziques, Krapov et Le Bichon. Ça aura été ma dernière tentative de faire sourire le gars Pierrot. Est-ce qu’on se souvient de sa cérémonie funéraire quand on arrive dans « the Good place » ?
A la réception, après, le diaporama des photos du disparu, de son épouse et de ses enfants, de leurs amis, c’est aussi moi qui l’ai concocté avec force larmes et moments de tristesse débordante.
Le mardi, la vie reprend ses droits. La consigne d’écriture visant à réécrire les fables de la Fontaine avec un vocabulaire disparu du dictionnaire Larousse, c’est moi aussi qui l’ai pondue. Personne ne veut plus faire le job de faire plancher des écrivant·e·s une fois par semaine pendant neuf mois. C’est vrai, au bout du compte on n’accouche de rien parce que ces dames ne croient pas que leur littérature vaut mille fois mieux qu’une défèque-niouze des zéros sociaux !
Ce jeudi, la façon de résister à l’attaque fegatello et la bonne stratégie pour tenir le choc dans la défense Ruiz au jeu d’échecs, c’est moi qui les ai enseignées à mes complices mais c’est aussi une cause perdue : ils ne travaillent pas à la maison entre deux sessions de rigolade dans la cafétéria déserte ! En plus l’un d’eux oublie son téléphone et on ne peut pas lui envoyer un mail pour le prévenir vu qu’il n’ouvre jamais son ordi. Il n’en a pas.
Ce vendredi, les chansons pour la saison prochaine, c’est moi qui les ai amenées en vue de les faire découvrir à ma chorale en déplacement à Saint-Malo. La chanson-hommage à l’ami décédé – ça meurt beaucoup, ces temps-ci, par ici ! – je l’ai interprétée devant une mer couleur d’émeraude et un téléphone en mode caméra pour témoigner de l’amitié à la famille du disparu.
Tout ça ce sont des moments de vie collective. J’y participe, je fais ma part, je suis payé en retour par la satisfaction des membres de ces groupes. Ils me réinvitent, ils reviennent, ils m’acceptent comme agent d’ambiance… alors que je ne suis même pas breton ! Une espèce d’étranger, de Ch’ti à deux doigts de pleurer encore en chantant « Les Corons » de Pierre Bachelet . Oh la la, que d’émotion !
Finalement je me demande si je ne suis pas tout simplement un juke-box. Tout ce que je sais faire dans la vie c’est trouver des chansons qui collent à la situation. «La Tendresse» de Bourvil pour mes beaux-parents, « Dominique » de Soeur Sourire pour les photos de communiant retrouvées de celui de mes beaux-frères qui porte ce prénom, « On se retrouvera » de Michel Bühler plutôt que « Je vous emporte dans mon coeur » de Gilles Servat pour accompagner un deuil.
Un juke-box gratuit. Que voudriez-vous que je fasse de vos pièces de vingt centimes, surtout maintenant que Bernadette Chirac et son opération pièces jaunes ne sont plus, elles non plus, de ce monde ?!
Scrongneugneu ! Ces rogntudju de militaires ne nous foutront donc jamais la paix ?
Voilà que l'autre excité qui nous gouverne, celui dont le leitmotiv de technocrate encravaté est l'inquiétant « Nous sommes en guerre ! », nous balance comme ultime premier ministre rien de moins qu'un moine soldat !
Celui-là, au reste, est fort sympathique : il met 27 jours à rassembler ses troupes, ce qui laisse au fût du canon cher à Fernand Raynaud le temps de refroidir. Puis au bout de 13 h 56 de combat nocturne au creux des draps, il démissionne ! Là où les Athéniens s'atteignirent, le combat cessa faute de combattants.
« Scrongneugneu ! Quand faut y aller, faut y alller ! » peste le général face à la position démissionnaire de son lieutenant préféré et il le remissionne pour deux jours. Il accomplit la mission, dit devant tous qu'il ne retournera pas au front mais on l'y retrouve peu après, disposé à rejouer Azincourt, Trafalgar ou Dien Biên Phu. Charlot soldat ! Laurel et Hardy conscrits ! La Grande vadrouille avec le mitrailleur allemand qui louche ! Voilà, c’est ça, scrongneugneu : on a retrouvé la 7e compagnie, on va sauver le soldat Ryan et moi, du coup, ça me donne envie d'entamer un 20e bistrot mémoire sur les militaires sympathiques - ou pas - dont l’antimilitariste que je suis à l’occasion se souvient quand même.
BANDE DESSINÉE
Commençons par ceux des bédés de notre enfance. Je me souviens de Taka Takata dans le journal Tintin, des généraux Tapioca et Alcazar et du colonel Sponsz dans les albums d’Hergé. de
Beetle Bailey, du sergent Laterreur dans Pilote, du lieutenant Blueberry de Charlier et Giraud, des Tuniques bleues, du 20e de cavalerie chez Lucky Luke, des combats entre Snoopy, l’as de la première guerre mondiale, et le Baron rouge. D’autres aviateurs célèbres et concurrents ? Tanguy et Laverdure, Buck Danny, Dan Cooper.
Plus loin dans le temps il y a les légionnaires romains d’Astérix, Le sergent Kirk et les Scorpions du désert d’Hugo Pratt. Et bien sûr, couronnant le tout caricaturalement, l’Adjudant Kronenbourg de Cabu !
CHANSON
Enchaînons avec la chanson : rappelons-nous le colonel Bogey, dont la célèbre marche « Hello, le soleil brille, brille, brille » est sifflotée dans le film « Le Pont de la rivière Kwaï ». A la même époque Graeme Allwright chante la traversée d'une rivière avec de l’eau « jusqu’à la ceinture » quand il était en manoeuvre dans le Louisiana, une nuit au mois de mai, sous les ordres d'un vieux con qui dit d'avancer, scrongneugneu, où on n'a pas pied.
Évidemment tout a commencé bien plus tôt avec« L’Ami Bidasse » de Fernandel , dernière incarnation en date des comiques troupiers et tourlourous de la fin du XIXe siècle, Ouvrard, Polin, Bach et Laverne, etc.
On a eu droit aussi à « La Casquette du Père Bugeaud », aux trois capitaines d' « En passant par la Lorraine ». Malbrough s’en va-t-en guerre en compagnie de Babette (Brigitte Bardot) alors que Trois jeunes tambours s'en reviennent « Et ri et ran Ran pataplan ». Le « Légionnaire » d'Edith Piaf est repris par Gainsbourg.
Nous, bien sûr, nous ne ferons pas de cadeaux au maréchal Nouvoilà. Nous chanterons plutôt « Le Déserteur » de Boris Vian ou, moins digne, « La Médaille » de Renaud. Nous garderons dans notre besace « La chanson de Craonne », « La Butte rouge », « Gloire au dix-septième » de Montéhus.
Nous écouterons, plus gentiment, le « Sergent Pepper’s Lonely Hearts club band » des Beatles, le « Général à vendre » (paroles de Francis Blanche) et « Le Général Castagnetas » chantés par les Frères Jacques, le messager de « Marathon » de Marcel Amont et « Le Général dort debout » de Ray Ventura ainsi que « La Guerre de 14-18 » de Georges Brassens.
Nous concédons toutefois la présence dans notre discothèque d’un tank saugrenu sur la pochette de l’album "Salisbury" d’Uriah Heep.
De « L’Histoire du soldat » de Stravinsky et Ramuz et du « Soldat rose » de M. nous savons simplement qu’ils existent.
CINÉMA
Ne prisant ni la guerre ni les militaires je n’ai rien à dire sur « Les Canons de Navarone », « Le Jour le plus long » et autres films nombreux qu’on a tournés autour des conflits du XXe siècle. Je retiens juste le drôlissime « Uniformes et jupons courts » de Billy Wilder, « How I want the War », un film de Richard Lester avec John Lennon et la patrouille des éléphants du colonel Hathi dans le « Livre de la jungle » de Disney d’après Rudyard Kipling.
Par contre je vous dispense des « Bidasses en folie » avec Les Charlots et même de « La Vache et le prisonnier » d’Henri Verneuil avec, encore, Fernandel en « Kriegsgefangene » (und die Kuh).
De la télé des années 60 il ne me reste que le sergent Garcia dans « Zorro » et le caporal Rusty et son chien Rintintin dans le feuilleton homonyme.
LITTÉRATURE
En littérature il y a « Le Colonel Chabert » de Balzac, « Le Caporal épinglé » de Jacques Perret, Fabrice del Dongo dans "La Chartreuse de Parme" de Stendhal qui passe allègrement du sabre au goupillon, « Les Aventures du brave soldat Chveïk », un roman satirique tchèque de Jaroslav Hasek, « Le Hussard sur le toit » de Jean Giono, « Les Gaîtés de l'escadron » de Georges Courteline...
Je ne sais plus avec certitude qui est l’auteur de ce calembour « Tire ailleurs, c’est mes galets ! ». Jean Yanne, peut-être ?
MENTIONS DE MILITAIRES CÉLÈBRES
Je n'ai pas en mémoire les noms de tous les maréchaux qui ceinturent la ville de Paris sous forme d’un long boulevard. Je sais qu’il y a Ney dans la liste parce que lui se voit comme son homonyme au milieu de la figure ! Je crois savoir qu’on n’y trouve pas Cambronne qui est resté simple général parce qu’il a eu des mots qui ont déplu à sa hiérarchie. Plus loin dans la capitale on trouve le zouave du pont de l'Alma.
Quelle ville de France n’a pas sa rue, son avenue ou sa place du général de Gaulle ? On honore également à Rennes le général Guillaudot, le sergent Palicot, le sergent Maginot qui fut un visionnaire sur toute la ligne et même le général Lafayette qui avait légèrement tendance à épater la galerie au printemps.
Saint-Georges de Lydda est un nom qui me dit quelque chose mais quoi ?
Le capitaine Haddock et les commandants Cousteau et Charcot ne sont pas forcément des militaires mais des marins, tout comme le capitaine dans « Pim Pam Poum » et les différents capitaines imaginés par Jules Verne.
BATAILLES
On se souvient tous de lieux où ont eu lieu des foutages sur la gueule célèbres, pas forcément avec leur date à part Marignan (1515) : le défilé des Thermopyles, Alésia (52 av. J.-C.), Hastings (1066), Bouvine (1214), Crécy (1346), Sedan (1870), le soleil d'Austerlitz, le pont d'Arcole, la Bérézina, Waterloo morne plaine... Ajoutons la bataille de Reichshoffen et l’expression « Il pleut comme à Gravelotte ».
Inkerman, Malakoff, Alma et Sébastopol sont des restes de la guerre de Crimée de 1853-1855.
En terminant j’ai une pensée pour la grande Duchesse de Gerolstein, créature de Jacques Offenbach, qui déclare avec fougue, à l'instar de Johnny Hallyday, « Ah que... j'aime les militaires » !
Ne pouvant souscrire à pareille assertion, je ne puis pas non plus signer mon texte « GI Joe » ! Pourtant G.I. pour Gentil Iconoclaste, ça me va bien au teint, je trouve !
Ce sera tout ! Repos ! Vous pouvez disposer, Scrongneugneu !
P.S. Comme dessert la maison vous suggère une coupe colonel, une boule de glace ou de sorbet citron arrosée de vodka.
Tant pis si ça vous ennuie ou si vous en faites tout un plat mais moi je me FLATte d’être platiste ! Oui, je crois, comme disait Mireille Mathieu, je crois que la Terre est plate.
Alors le zénith, je veux bien. Il suffit que je lève la tête et j’aperçois, au-dessus de ma tête, à la verticale ou presque, le soleil, mon ange gardien, celui qui permet à mes journées d’être lumineuses et joyeuses alors que je suis entouré, comme tout un chacun, par des smombis lugubres et des complotistes qui voient des sphères partout ! Sans parler de tous les haineux de la fachosphère, des accros du billard et des fous du ballon rond qui discutent coût des transferts et insultent les mères cathos ! Ça confirme que rien n’est carré et que, à part le soleil autour de nous, il y a des choses qui ne ne tournent pas rond, dans notre système ! Pas moyen de faire disparaître tous ces fous dans le triangle des Bermudes ! Il faut faire avec et s’abriter d’eux dans son monde parallèle.
Le zénith, oui, d’accord mais votre histoire de nadir « point du ciel à la verticale de l'observateur, vers le bas » vous pouvez vous la remballer ! Il faut laisser les fondements aux proctologues et les fondations à Isaac Asimov qui croit lui aussi à un système solaire avec des hallucinées de Lisieux en boule de loto mais tout le monde sait bien que c’est de la science-fiction, Asimov et Cie ! Rien de crédible dans tout ça ! Est-ce qu’on vit avec des robots qui respectent une éthique aujourd’hui ? Non, bien sûr ! Alors ?!
Vers le bas de l’observateur, c’est simple, il y a le bas de notre planète une partie de l’atmosphère-atmosphère qui a un peu la gueule d’atmosphère de La Varenne mais en moins fatalitaire, routinier tout au plus. Une fois que le soleil qui s’est levé en Sibérie vers 5-6 heures du matin, s’est déplacé d’Est en Ouest au-dessus de notre parallélépipède rectangle et a terminé sa course à l’ouest de l’Alaska sur le coup de 22 heures, tout le monde va se coucher et lui aussi. Il se laisse glisser sur le toboggan, il décline lentement dans cette partie du ciel qu’on appelle la soute parce que c’est un endroit tout noir et, au bout de la nuit, après un sommeil réparateur, il remonte tranquillement à l’échelle, comme le Nounoursde « Bonne nuit les petits » au son de « Que ne suis-je la fougère » et vient pointer le nez à droite de la carte pour réchauffer Oymyakon et nos os endoloris par le froid et la vieillesse. Je dis ça comme ça pour la beauté du geste littéraire mais de fait, je ne souffre de nulle part, Docteur !
Le Nadir – c’est un prénom arabe ou quoi ? -, personne ne l’a jamais vu, celui-là et on n’a pas intérêt à creuser trop profond ce concept ni à l’aller voir en rejouant « 20 000 lieues sous les mers » ou « Voyage au centre de la Terre » ! C’est ce que j’ai dit hier à Donald Duck qui me serinait encore « Drill, baby, drill ! », ce qui signifie « Tais-toi et creuse » ou « Toi, tu creuses ! ». Il y va un peu fore de café, quand même, le fondu à la mèche ! J’apprends ce matin que, pour compenser l’absence de travailleurs-esclaves pauvres mais immigrés, il veut envoyer des enfants de cinq ans travailler dans le mines ! Réveillez-vous, Victor Hugo et Jean Ferrat !
Surtout, à force de s’enfoncer de plus en plus profond dans le magma, il arrivera un jour où on arrivera de l’autre côté, dans la piaule du soleil ! Crois-moi, il ne vas pas aimer ça, l’Apollon du belvédère ! Pour peu qu’il pleuve à verse ce jour-là ou que les océans se déversent dans le trou noir, inondant son matelas de flotte pleine de plastique, il va nous rejouer Boucle d’Or et les Trois ours ! Si tu touche à son grisbi ou à son frisbee, sa vengeance va être terrible, au Grizzly ! Ça va chauffer pour nos fesses !
Vous, je ne sais pas, mais moi je sais bien que ça ne me plaira pas qu’on touche à ma zénithude !
En dernière page de ce journal est publiée chaque jour une citation d’un auteur plus ou moins ancien accompagnée d’une photographie actuelle.
Vous avez une heure pour commenter une citation ; ou pour vous inspirer de l’image seule ; ou associer une image avec une des autres citations ci-dessous. Ou pour écrire des bêtises à partir de tout ça !
Vivre c’est laisser vivre (Paul Auster)
Quelqu’un qui admire a toujours raison (Paul Claudel)
Si tu marches dans la rue, tu peux entendre une symphonie si tu écoutes suffisamment pour la capter (Kraftwerk)
Avoir du courage ne veut pas dire que nous n’avons pas peur (Maya Angelou)
Ce qui vaut la peine d’être fait vaut la peine d’être bien fait (Nicolas Poussin)
Ce qui embellit le désert, dit le Petit prince, c’est qu’il cache son puits quelque part (Antoine de Saint-Exupéry)
L’espoir, c’est d’être capable de voir la lumière malgré l’obscurité (Desmond Tutu)
Le sommeil de la raison engendre les monstres (Francisco Goya)
Le chemin se construit en marchant (Antonio Machado)
C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière (Edmond Rostand)
Il faudrait essayer d’être heureux ne serait-ce que pour donner l’exemple (Jacques Prévert)
Le café est un breuvage qui fait dormir quand on n’en boit pas (Alphonse Allais)
Quand on vous a dit que c’était impossible, vous l’avez fait (Tony Estanguet)
Quand on lui marche sur les pieds le serpent hausse les épaules (Stéphane Collaro)
La Liberté c’est de choisir ses contraintes (Jean-Louis Barrault)
La mort n’est pas drôle parce qu’elle ne supporte pas la répétition (Boris Vian)
Se vouloir libre c’est aussi vouloir les autres libres (Simone de Beauvoir)
La couleur ne nous a pas été donnée pour imiter la nature. Elle nous a été donnée pour que nous puissions exprimer nos émotions (Henri Matisse)
L’Insouciance est l’art de se balancer dans la vie comme sur une escarpolette sans s’inquiéter du moment ou la corde cassera (Honoré de Balzac)
Ne vous laissez pas surprendre par la nouveauté :
il y a douze images dans le diaporama ci-dessous. Un clic droit permet d'enregistrer au format 1600 px celle qui fait l'objet de votre choix.
Moi je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais il se trouve qu’un jour de mai 2016, le 24 pour être précis, j’ai tenu le rôle de la Chauve-souris !
Non, pas à l’opéra de Rennes. Dans la chorale H. ! (H comme Haïssable).
Non pas dans l’opérette de Johann Strauss II. Dans la chanson de Thomas Fersen !
J’ai encore le masque en carton de l’animal dans le recueil des partitions. J’ai encore la vidéo de l’événement mais je l’ai retirée, sur demande motivée, de ma chaîne Youtube.
J’en ai quand même extrait une photo que je vous présente ci-dessous.
Plutôt que de vous raconter l’histoire de la chorale haïssable, je vais vous faire cadeau de quelques vidéos « de Noël » plus sympathiques, en lien avec le thème de cette semaine :
- Une version sobre et sous-titrée du titre «La Chauve-souris» de Thomas Fersen :
- Un dessin animé que je viens de découvrir de Tom et Jerry interprétant l’ouverture de l’opérette !
Deux choses en conclusion :
- Noël à la télé, autrefois, c’était la rétrospective Disney présentée par Pierre Tchernia. Ensuite, ce fut la découverte de Tex Avery. Reconnaissez avec moi que ces auteurs de dessins animés sont quand même bien plus drôles que l’espèce de clown à mèche orange que les Américains ont élu un jour qu’ils étaient, sans doute, bourrés comme des coings !
- Dans l’opérette de Strauss, il n’y a presque pas plus de chauve-souris qu’il n’y a d’escouade dans «Les Parapluies de l’escouade» d’Alphonse Allais. C’est juste un bout de dialogue, l’histoire d’une mauvaise farce jouée à un type qu’on a obligé, un soir de bal costumé, à traverser la ville déguisé en «Fledermaus».
Bonnes fêtes de fin d’année à vous ! Et surtout que 2026 ne vous apporte pas de mauvaises blagues !
Que le Champagne ne vous mette pas la tête à l’envers !
Que votre Batmobile ne tombe pas en panne sur l’autoroute 401 !
Deux spectacles pour le prix d'un (le festival des Affranchis est encore et toujours à entrée gratuite, merci à ses soutiens !) ! Le samedi à 20 h 30 Claire Ducreux revient en compagnie de Toni Mira mimer l'histoire d'une femme devenue aveugle et de "celui qui l'accompagne comme il peut. Le temps passe entre routine et souvenirs. tendresse, confiance et humour pour apprendre à avancer dans ce monde qu'elle ne voit plus et qu'il doit apprendre à voir pour deux. Tristesse et joie mêlés, ils traversent le temps en dansant."
Un spectacle à la fois poignant et drôle et d'une humanité à couper le souffle. Sa bande son est, de plus, magnifique et fait redécouvrir Barbara.
Ci-dessous des extraits du même spectacle donné à Revin (Ardennes) et une interprétation d'époque du "Mal de vivre" par Barbara..
L’animateur vous remet un choix de photographies tirées du programme des expositions 2026 de Bretagne musées, le réseau des musées bretons. Elles représentent des œuvres d’art, tableaux, sculptures, photos, objets.
Vous en choisissez une ou deux ou trois pour en tirer de l’inspiration pour un texte mais attention : il vous est interdit d’utiliser les mots suivants dans votre texte :
Le film "Trois amies" d'Emmanuel Mouret a été tourné à Lyon en 2024. Sa bande son est constituée en grande partie de musique classique (Beethoven, Scarlatti, Mozart, etc.) qui se marie superbement avec les images de "Lugdunum". Sur la lancée, j'ai utilisé ces mêmes musiques pour sonoriser des diaporamas réalisés à partir de mes propres photographies de cette ville aimable.
Le premier d'entre eux est relatif à une visite de la basilique de Fourvière effectuée le 28 décembre 2012. Le morceau que l'on entend est la Fantaisie n° 3 en ré mineur, K. 397, de Wolfgang Amadeus Mozart. Cette pièce pour piano est transposée ici pour la flûte et la guitare par Noémi Gyori et Katalin Koltai.
Joe Krapov est poète, humoriste (?), musicien à ses heures et photographe à seize heures trente. On trouvera ici un choix de ses productions dans ces différents domaines.