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Mots et images de Joe Krapov
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30 novembre 2025

Les Petits plaisirs de la semaine écoulée : bilan du 30 novembre 2025

 

A publier un billet de blog par jour, je pourrais donner l’impression que je passe ma vie derrière l’écran de mon ordi. Et que, de ce fait-là, à force de ne pas courir, je prends du poids. Pas tant que ça en fait !

 

Mais c’est vrai que j’ai envie de donner tout de suite les liens des deux spectacles que j’ai regardés « en replet » cette semaine.

 

Si vous aimez les chansons des années 1940 à 1970 il faut voir « La Voix d'or " sur France 4. Un spectacle très bien interprété sur le thème d'"Il n'y a pas d'amour heureux... Mais c'est notre amour à tous les deux". Entre autres !

 

 

Si vous aimez la musique depuis Bach jusqu'à Daft Punk il faut regarder "Le son d’Alex" sur la même chaîne. On apprend plein de choses amusantes sur la musique mais on se dit que – hou la la ! - on a vécu dans un autre monde que celui de Télé-matin, Taratata etc., de la télé dans le salon, des boîtes de nuit et des tubes anglo-saxons à base de gros "poum poum poum" que tout le monde, sauf nous, connaît ! C'est sans regrets, du reste ! Mozart, dont Alex ne dit rien, a aussi son charme ! 

 

 

Mais voilà, je ne suis pas aussi sédentaire qu'on le croit :  il se trouve que je sors aussi beaucoup :

 

Vendredi 21 : Une excellente pièce à l’ADEC sur le vieillissement de trois amis : « Si la mémoire sourit » de Martin Lafon par la troupe « Jouer pour rire »

 

Samedi 22 : « Axiste, axiste pas », à la Maison du Ronceray : un formidable spectacle de contes qui parlent du paradis et de l’enfer par Sibylle Orlandi et Guillaume Jost

 

 

 

 

Dimanche 23 : « Un Cabaret dans l’enfer du procès Dreyfus » à l’Épi des Longs champs. Une pièce sur l’histoire de la révision du procès Dreyfus à Rennes. Avec des textes de Jehan Rictus, Edmond Rostand et des chansons de Théodore Botrel. Très intéressant !

 

 

 

 

 

 

Vendredi 28 après-midi : Les Am’nez zique et leur concert juke-box dans une résidence seniors de Rennes. Un public qui veut bien entendre du Brassens et du Bourvil mais préférerait qu’on lui chante Auprès de ma blonde, La Madelon, La Java bleue et Le Petit vin blanc ! S’il n’y a que ça pour vous faire plaisir, je peux revenir avec, j’ai ça dans ma guitare ! Et j'admirerai peut-être d'autres tableaux de Mme Renée Brunot qui copie des Tamara de Lempicka. J'adore !

 

 

 

 

Vendredi 28 au soir : Enoci jazz orchestra et Shlada au Noroît. Une superbe version de "Moon river" dans cette pièce sur la gourmandise de deux frangins et les fêtes de mariages un poil crispantes. Et des musiciens de jazz au top, surtout dans leur répertoire de chansons françaises, qui ont subjugué Joe Krapov qui est peu porté d'habitude sur le "jaze".

 

 

Samedi 29 : Scène ouverte des Tisseurs de contes aux Références électriques. J'y ai chanté, comme de bien entendu. J'y ai chanté "Comme de bien entendu", une chanson qu'on ne peut plus vraiment chanter en fait !

 

 

 

Dimanche 30 : Vino cantor, un quatuor de chanteurs a capella sur le thème du vin, aux Matelouères. Pointu mais très amusant. Après il y avait dégustation et partage de gâteaux avec les copains et copines ! Je crois que c'est là que je les prends, les kilos !

 

 

Si j’ajoute que j’ai rendu aussi cette semaine deux visites dans un hôpital et une autre dans un Ehpad, vous allez encore déduire que l’âge du capitaine est supérieur à celui du perdreau de l’année ! Ne le criez pas trop fort : j’ai bon pied bon œil ! Et au vu de l’état du monde j’ai presque honte de ce grand bonheur-là et des autres petits que je m’offre !

 

Sinon, ne pas oublier cette krapoverie pondue sur le chemin du marché des Lices :

 

Le Chauve qui peut est général

 

 

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29 novembre 2025

DEMAIN LES YACKS

 


Qu’est-ce que nous avons pu avoir comme bon temps quand nous étions élèves à l’école Yack Prévert !

Surtout pendant les récréations ! On chantait des tas de bêtises, héritées de la culture des Z’homs auxquels nous avions succédé.

Je me souviens encore de :

« Yack un ch’veu sur la tête à Mathieu
Il n’yack une dent, il n’yack une den-ent
Yack un ch’veu sur la tête à Mathieu
Il n’yack une dent sur la mâchoire à Jean ! »

Les filles avaient un répertoire plus sage :

« Frère Yack-e
Frère Yack-e
Dormez-vous ?
Dormez-vous ?
Sonnez les clarines !
Sonnez les clarines !
Ding Dingue Dong !
Ding Dingue Dong !»

ou « Tous les Yackadiens, toutes les Yackadiennes
vont chanter vont danser sur le violon
Ils sont Américains et elles sont Américaines
La faute à qui donc
La faute à Nyackoléon ! »

On chantait aussi « Pépé-la-Yacktance » et « Ta yacKatie t’a yackitté ».

On jouait à « Yack a dit » !

- Yack a dit : « Yackroupis ! » !
- Yack a dit : « Touchez-vous l’os ilyack ! » !
- Donnez-vous l’yackolade !
- Perdu : j’avais pas dit « Yack a dit » !

Bien sûr il y avait quelques élèves yackariâtres, ceux qui ne jouaient à rien.

Le yack Uza dans un coin, répétait sur son instrument :

- Plus tard je serai une star de l’yackordéon. Des foules entières m’yacklameront. J’yackompagnerai les plus grandes vedettes de la chanson. Je roulerai en Cadiyack et j’aurai une vie paradisyack !

Il y avait le yack Uzzi, toujours le nez plongé dans un bouquin, qui voulait devenir conteur, apprenait par coeur « Yack et le haricot magique », « la Fable du Yack A et du phoque ON » et lisait les aventures en images du petit Indien Yackari.

Après cette demi-heure d’yacktivité débridée, de jeu avec nos yackolytes vêtus d’yackoutrements les plus divers, on remontait en classe, on renfilait nos blouses et nos blues.

Monsieur Yacklang, l’instituteur, nous sonnait les cloches mais sans yackrimonie parce qu’il était asses yackommodant, finalement.

- Qu’est-ce que tu fais quand tu arrives à un carrefour et que le feu passe à l’orange ? demandait-il.

- Yackcélère !

- Eh non ! En faisant comme ça tu risque de provoquer un yackrochage ou d’avoir un yackcident plus grave !

- Qu’a dit Jules César en franchissant le Rubicon ?

- Alea yackta est !

- Ce qui signifie ?

- Harry Potter m’a jeté un sort !

- Donnez-moi un synonyme de "zoo" !

- Jardin d’yacklimatation !

- Pendant l’affaire Dreyfus, qu’a écrit Emile Zola ?

- Yackiesce ?

- Yackrédite ?

- Yackuse !

 

***


J’aime beaucoup me souvenir de cette époque où nous avions la n’yack ! Après, bien plus tard, nous sommes allés à l’université et je me dis que Yack Uzzi, maintenant qu’il est devenu yackadémicien, doit penser quelquefois que « c’est au hasard des RU, sur un de ces fameux bancs, qu’il a vécu le meilleur morceau de ses amours " !

 

 

Écrit pour le Défi du samedi n° 899 d'après cette consigne : yack
 
 

 
28 novembre 2025

THOLOMYÈS EST SI JOYEUX QU’IL CHANTE UNE CHANSON ESPAGNOLE

 

 

Refrain

Venez donc, messieurs, goûter de nos fruits !

Prenez nos mandarines !

Goûtez nos abricots !

 

Vous vous lécherez, pour sûr, les babines !

Ouvrez vos appétits !

Goûtez ce bon fricot !

 

1

Le soir d’un jour de marche

Au long d’une rivière

Ainsi nous alpaguèrent

Quatre jolies douairières.

 

Quelquefois on échoue

Où l’on croit débarquer ;

La chanson pour le coup

Nous rendit alléchés.

 

2

Notre faim trouva là

Un tombeau convenable.

Aurore s’avéra

Cuisinière estimable !

 

On remplit quelques verres

Pour nos dalles en pente ;

Ces dames hospitalières

Avaient bonne descente !

 

3

Philosophes après boire,

Sages plus que de raison,

Nous parlâmes du ciel noir

Qui barrait l’horizon.

 

- Ce sont vagues éclairs !

- Ce sont lueurs qui passent !

- Reprenez du dessert !

- Montrez vous plus voraces !

 

4

Dernière palpitations

De la lampe sans huile ,

Attraction… 
                                                  
Extinction !

Fuite vers le domicile !

 

Que faire dans l’abîme

A moins que l’on ne cause

Du quatuor ultime

Et de la longue pause ?

 

5

Comme on a de regrets

De n’avoir pas cherché

Pour la suprême Aurore

Un lieu où l’on s’adore !

 

Finesse ? Perfidie ?

Vautours devenus proies ?

Prisonniers de leurs fruits

Nous porterions nos croix

 

D’éternels maris,

Peut-être, aujourd’hui !

 

Refrain final

Opportunités du passé enfuies

Dames en crinolines,

Ombrelles et chapeaux,

 

Ces pas en arrière que l’on imagine

L’herbe les cache en rêve

Et la pluie les efface

 

Déchirant pan d’habit

Et nuit blanche à-vau-l’eau !

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 25 novembre 2025

 

d'après la consigne d'écriture AEV 2526-09 ci-dessous

 

27 novembre 2025

Balade à La Courrouze à Rennes le 20 novembre 2025 (2)

 

 

 

 

 

 

26 novembre 2025

Balade à La Courrouze à Rennes le 20 novembre 2025 (1)

 

 

 

 

 

 

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25 novembre 2025

CONSIGNE 2526-09 DU 25 novembre 2025 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN

 

Hugo-Devéria

 

Inspirez-vous de l’image d’Achille Devéria qui vous a été remise – ou que vous avez choisie – pour écrire une histoire. Vous choisirez son titre dans la liste ci-dessous ou vous piocherez du vocabulaire dans ces titres de chapitres extraits de deux tomes des « Misérables » de Victor Hugo.

 

Aurore - Autre pas en arrière - Bâtons dans les roues - Bouteille d'encre qui ne réussit

qu'à blanchir - Christus nos liberavit - Cinq de moins, un de plus - Commencement du

repos - Confier, c'est quelquefois livrer – Déposez plutôt votre argent dans telle forêt que

chez tel notaire - Dernières palpitations de la lampe sans huile – Double quatuor

- Ébranlement dans l'absolu - Fin joyeuse de la joie - Formes que prend la souffrance

pendant le sommeil - Héroïsme de l'obéissance passive - L'Alouette - L'attraction et

l'extinction - L'autorité reprend ses droits - L'herbe cache et la pluie efface - L'homme filé

- L'homme réveillé - L'onde et l'ombre - La chambre d'en bas - La décroissance

crépusculaire - La descente - La guerre entre quatre murs - La nuit blanche – La

prudence conseillée à la sagesse - La situation s'aggrave - La terre appauvrie par la mer

- Le cloaque et ses surprises - Le coup de fusil qui ne manque rien et qui ne tue personne

- Le dedans du désespoir - Le désordre partisan de l'ordre - Le frère raconté par la sœur

- Le pan de l'habit déchiré - Le septième cercle et le huitième ciel - Le soir d'un jour de

marche - Le système de dénégations - Le vautour devenu proie - Le voyageur arrivé

prend ses précautions pour repartir - Les artilleurs se font prendre au sérieux - Les effets

de rêve mêlés au bonheur - Les morts ont raison et les vivants n'ont pas tort – Les

obscurités que peut contenir une révélation - Les œuvres semblables aux paroles

- Lueurs qui passent - Lui aussi porte sa croix – Mademoiselle Gillenormand finit par ne

plus trouver mauvais que M. Fauchelevent soit entré avec quelque chose sous le bras

- Nouveaux griefs - Nuit derrière laquelle il y a le jour - Où l'on s'adore - Par qui il faisait

garder sa maison - Philosophie après boire - Pied à pied - Pour le sable comme pour la

femme il y a une finesse qui est perfidie - Prisonnier - Progrès actuel - Quatre à quatre

- Que faire dans l'abîme à moins que l'on ne cause? – Quel horizon on voit du haut de la

barricade - Quelque fois on échoue où l'on croit débarquer - Solution de quelques

questions de police municipale - Suprême ombre, suprême aurore - Tholomyès est si

joyeux qu'il chante une chanson espagnole - Tombeau convenable - Tranquillité - Un

juste - Un lieu où des convictions sont en train de se former - Une mère qui en rencontre

une autre - Une tempête sous un crâne - Vagues éclairs à l'horizon

 

Cliquez sur les images pour les agrandir

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

24 novembre 2025

A vos amours ! Balade rennaise du 21 novembre 2025

 

 

Les Tombées de la nuit nous baladent ! Les organisateurs de ce festival de théâtre de rue estival « à vocation non populaire », comme a osé l’écrire un jour son directeur, ont reçu le droit – ou le devoir ? – de se préoccuper des dimanches à Rennes.

 

Cela prend la forme d’un dépliant bimestriel qui répertorie les sorties possibles ces fameux dimanches ou les enfants et Dieu s’ennuient (on sait aussi qu’Il s’embête bien tous les autres jours de la semaine !).

 

Dans le dernier numéro j’ai flashé sur une exposition photographique proposée sous forme de parcours dans le quartier de La Courrouze. C’est, au Sud-Ouest de Rennes, un ensemble de grands ensembles sorti assez récemment de terre sur l’emplacement d’anciens équipements militaires dont certains sont restés en place et ont été reconvertis.

 

L’exposition s’appelle « A vos amours ». Elle est l’oeuvre d’Anne-Cécile Estève. Le descriptif est là : https://www.lestombeesdelanuit.com/spectacles/a-vos-amours-expo/

 

Je retiens le postulat de départ auquel je souscris pleinement : "La photographe rennaise a l’intime certitude que la poésie est notre seul exutoire aujourd’hui, que pour continuer de garder espoir en l’avenir, il est essentiel de voir et d’entendre du beau, de s’en imprégner pour se rappeler ce qui nous lie les uns, les unes aux autres. ».

 

A l’arrivée, on est un peu décoiffé. Certes il s’agit d’un concept (ou de deux. J’exposerai le deuxième, qui n’est pas exprimé, à la suite des photos de ce billet).

 

On a l’impression qu’il nous manque les récits qui ont fait naître les photos ou que leur traduction sous forme d'une image, d'un prénom (ou de deux prénoms) et de l'âge des confidents est un peu une trahison.

 

Je maintiens ma phrase d’introduction : « Les Tombées de la nuit nous baladent ». Et je les en remercie : j’ai marché deux heures et demie, j’ai découvert plein de choses inattendues et j’ai trouvé, pour cinquante centimes d’euro, dans une boutique sur mon chemin, quelque chose dont j’avais un besoin urgent ! ;-)

 

 

"La poésie est dans la rue" dit le graffiti.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peut-être faut-il effectuer ce parcours avec le livret des textes en main ? Je viens seulement de trouver le lien pour le télécharger : Livret "A vos amours" !

 

Peut-être ne faut-il pas pester contre le choix qui a été fait de mettre ces photographies sous verre ou sous plastique brillant. On voit bien qu'il y a un reflet gênant qui se superpose à l'image fixée par la photographe.

 

Non, ne pestez pas, car c'est peut-être là que réside la beauté recherchée dans le projet initial ! Dans le fait que la ville continue de se superposer au discours amoureux, aux liens qui se tissent ou qu'il faut tisser ! C'est là peut-être ce deuxième concept auquel on parvient une fois qu'on a décidé que... "Les Tombées de la nuit nous baladent !" ;-)

23 novembre 2025

Les Petits plaisirs de la semaine écoulée : bilan du 23 novembre 2025

 

1) Le documentaire le plus apprécié, vu sur Arte : M.C. Escher, L'Explorateur de l'infini

 

 

2) Un bel exemple d'élégance : Lei Tingjie, "mon amoureuse chinoise", revient s'asseoir devant l'échiquier alors que son adversaire indienne, Humpy Koneru, est plongée dans une réflexion profonde. Total respect pour le respect !

 

 

3) Le commentaire déposé sous le Défi du samedi n° 898 de Nana Fafo, sous forme d'un collage de Jean-Émile Rabatjoie :

 

 

4) Un "Je suis ton clone, Lucette" en trois ou quatre exemplaires !

 

 

 

 

22 novembre 2025

Recommandations divines

 
 
Voici ce que Dieu dit à l’Homme (et aussi à la Femme ?) en leur donnant l’Eden :
 
- Il poussera dans ce jardin de nombreuses plantes. Elles serviront à votre nourriture, à votre agrément, à votre santé.
 
Il y aura de l’avoine, de l’avocat, des ananas, des amandes, du blé, des bananes, de la badiane, des betteraves, des blettes, des carottes, de la cardamome, du chanvre, du colza, des citrouilles, de la canne à sucre, de la ciboulette, des choux, des cerises, des dattes, des dahlias, des églantiers, de l’épeautre, de l’échalote, des épinards, de l’estragon, des endives, de la farigoulette, du fenouil, des figuiers, des fraisiers, des framboisiers, de la girofle, des giroflées, de l’hellébore, des hortensias, du houx, des hêtres, des hibiscus, des haricots, des iris, de l’ipéca, du jasmin, des jacinthes, des jonquilles, des kiwis, des kumquats, des lychees, des marronniers, du malt, des merisiers, des mirabelles, des melons, de la moutarde, de la mâche, de la menthe, des myrtilles, de la mandragore, des nèfles, des navets, des orangers, de l’orge, de l’origan, de l’oseille, des oignons, des pommiers, des poiriers, des scoubidouiers, des pêchers, dont certains capitaux, des poivriers, du paprika, des patates douces, des pommes de terre, des poireaux, des pruniers, des prunus, des quetsches, des rutabagas, des raisins, du riz, du serpolet, de la salsepareille, des salades, des simples, des tomates, des tulipes, du thym, des tournesols, de la vigne, du wasabi et du xanthium. Entre autres.
 
Retenez cependant une chose. Si vous inventez d’en ingérer certaines sous forme de suppositoire, sachez que je m’en lave les mains par avance.
 
 
 
Écrit pour le Défi du samedi n° 898 à partir de cette consigne : xanthium
21 novembre 2025

LA PHOTO DE MARIAGE

 

 

On aurait dû la faire tout de suite la photo de la famille au mariage de Cédric et Lucie. C’est trop tard, maintenant. Il y a trois bouteilles renversées, Roger à roulé sous la table, Claude est en train de se casser la gueule du banc où il était monté.

 

On a tous le nez rouge, la belle-mère a ses vapeurs, le chien en rut s’en prend à la jambe d’Amandine tandis que le photographe hurle « Ne bougeons plus !».

 

A part les deux chapeaux melon, la casquette et le haut-de-forme, le chauve qui peut est général. Le fils de la cousine de Savoie, monté sur la table, vient de mettre le pied dans l’assiette du reblochon. Il n’est pas sûr que le pâtissier amenant la pièce montée qui commence à s’écrouler à la manière des charlottes d’Anne-Françoise parviendra à trouver un endroit pour la poser sur la table du repas.

 

Et maintenant, il y a une taupe géante qui sort de terre devant le groupe ! Le bagnard en costume rayé porte le matricule 32710. Il nous explique comment il a creusé un tunnel avec une petite cuillère pour se faire la belle.

 

On lui a servi un coup à boire, on lui a promis qu’on ne dirait rien à personne, on lui a tous serré la main et il est parti.

 

C’est maintenant seulement qu’on vient de s’en rendre compte : il a fauché la bague de la mariée !

 

Ce gentleman-cambrioleur, c’est le gars qui a volé la Joconde au Louvre en 1911 ! Il y en a comme ça pour qui les affaires reprennent vite et bien !

 

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