PLUS RIEN NE RUISSELLE, PÈRE NOËL !
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Nous, les dieux, nous avons
De terribles migraines ;
Le cou ankylosé nous devons,
Parfois, porter minerve.
Nous, les dieux,
Nous sommes bravaches :
Nous nous soignons à coups de hache !
Alors voici que de tenace
Elle passe à ténue,
La douleur,
Et qu’elle s’atténue
Lorsque naît Athéna
Du crâne fendu de son père.
Maintenant nous tenons
L’oxymore absolu :
La Sagesse attenant à la Guerre,
L’éclair illuminant l’orage,
La vierge vêtue en guerrière,
Le bébé qui naît en armure,
Porte lance et se lance
Dans l’évidence d’une danse.
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Voilà qu’est née au mont Olympe
La déesse qui gagne le concours
De celle qui tissera le plus loin,
Au grand détriment d’Arachné !
De fait, comme disait en ces temps-là
Tirésias, aveuglé par elle,
« Une chouette nana,
Cette Madame Athéna ! »
Nous, les hommes, nous avons des doutes :
Qu’elle nous ait donné l’olivier
Et ses rameaux,
Symbole de paix chez Picasso,
Constitue-t-il bien un faisceau
De circonstances Athénuantes ?
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Écrit pour le jeu n° 123 de Filigrane
(l'atelier de La Licorne)
Les Apéros poétiques de la Bogue sont toujours une bonne occasion de découvrir des poèmes, des chansons d'auteurs célèbres dont une partie de l'oeuvre est encore en dehors de nos mémoires (ou de notre culture ?).
C'est le cas pour ce poème de Jacques Prévert, "Événements", dont Adeline a récité le finale lors du premier set du samedi.
Je publie à la suite une version que je ne connaissais pas non plus. Elle est signée de Jacques Higelin.
Le texte complet du poème est ici.
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Adeline récite un extrait de "Evénements" de Jacques Prévert aux Apéros poétiques de la Bogue à Redon le samedi 24 octobre 2026
https://soundcloud.com/user-149752195/261024-d-aperos-poetiques-de
Les festivités de la foire teillouse, appelées aussi festival de la Bogue d'or, ont été déplacées dans le quartier de Bellevue. Après nos courses du matin pour le traditionnel et peut-être dernier repas de famille redonnais, nous sommes allés faire le tour des usines Garnier. J'ai été gâté pour ce pèlerinage annuel : il n'y avait plus aucune voiture garée devant les graffs et j'ai pu m'en donner à coeur joie pour les photographier.
Un premier passage le samedi soir pour lire "Le Retour des mots en istes" dans une version remodelée en vue de célébrer les 20 ans des Apéros poétiques de la teillouse (ou de la Bogue). Les photos des graffs ont été prises le même jour autour de l'ancienne usine Garnier.
Jean le conteur nous a chanté, fort bien ma foi, une adaptation des "Lunettes", conte érotique de Jean de La Fontaine mis en musique par Jean Beauval.
Avant que je publie la chose ici sous forme d'un diaporama - si mon enregistrement a fonctionné ! - voici deux liens pour entendre la chose :
Chansons paillardes revisitées avec le trio vocal Les Cop(i)nes
La grande claque de cette soirée : Nanou ! Sans papier, tout dans la tête, une prosodie magique. Ce fut un peu comme si Rimbaud débarquait avec son "Bateau ivre" pour la première fois !
Guénolé nous a compris !
Patrick Arduen, le grand manitou des Apéros poétiques aura droit lui aussi à un diaporama !
Anne nous a lu le texte d'un chanson admirable de Gauvain Sers, "Si tu voyais, grand-mère". Je la poste en fin de ce billet.
Pas de musique cette année mais encore un magnifique poème de Keats récité par Emmanuel Lemare.
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Joe Krapov est resté pour le deuxième set et a bien fait rire le public avec son "bistrot-mémoire" consacré aux couples !