NOUS LES DIEUX
/image%2F1130913%2F20261030%2Fob_b8495b_jeu-123-de-filigrane-fontaine-de-pal.png)
Nous, les dieux, nous avons
De terribles migraines ;
Le cou ankylosé nous devons,
Parfois, porter minerve.
Nous, les dieux,
Nous sommes bravaches :
Nous nous soignons à coups de hache !
Alors voici que de tenace
Elle passe à ténue,
La douleur,
Et qu’elle s’atténue
Lorsque naît Athéna
Du crâne fendu de son père.
Maintenant nous tenons
L’oxymore absolu :
La Sagesse attenant à la Guerre,
L’éclair illuminant l’orage,
La vierge vêtue en guerrière,
Le bébé qui naît en armure,
Porte lance et se lance
Dans l’évidence d’une danse.
/image%2F1130913%2F20261030%2Fob_bd9478_pallas-athena-statue-vienna-4.jpg)
Voilà qu’est née au mont Olympe
La déesse qui gagne le concours
De celle qui tissera le plus loin,
Au grand détriment d’Arachné !
De fait, comme disait en ces temps-là
Tirésias, aveuglé par elle,
« Une chouette nana,
Cette Madame Athéna ! »
Nous, les hommes, nous avons des doutes :
Qu’elle nous ait donné l’olivier
Et ses rameaux,
Symbole de paix chez Picasso,
Constitue-t-il bien un faisceau
De circonstances Athénuantes ?
/image%2F1130913%2F20261030%2Fob_22baa9_jeu-de-filigrane-123-picasso-colombe-b.jpg)
Écrit pour le jeu n° 123 de Filigrane
(l'atelier de La Licorne)
/https%3A%2F%2Fi1.sndcdn.com%2Fartworks-L6izzRYj7UlxZPMA-ybAAYw-t500x500.jpg)
/image%2F1130913%2F20261026%2Fob_aa28f4_2026-10-24-285-14-bis.jpg)