En arrivant à Beaulieu, les bus 4 et 6 sont détournés et l'arrêt "Les Préales" déporté devant cette porte de chantier sympathiquement décorée.
Il y a un autre guitariste-chansonnier à la scène ouverte des Références électriques. Il nous a gratifiés d'une chanson assez drôle avec uniquement des rimes en ole et en in.
Les affiches rennaises sont de plus en plus ésotériques. Le QR code renvoie vers un site instagram de tatouage, "Un jour de pluie", interdit aux moins de 18 ans.
Les noms des boutiques de tatouage sont de plus en plus décalés !
Jeux d'ombres dans la rue des Dames.
Ça s'entraîne dur pour le "Tout Rennes court" du 4 octobre. On vient courir jusque sous mes fenêtres. Ce qui me permet d'ajouter un "Je suis ton clone jaune, Luke" à ma collection !
Nous posons en préamvestibule que vous avez acquis les présuppositoires suivants : on joue au jeu d’échecs sur un plateau carrément carré de 64 cases (8x8, donc) alternativement blanches et noires.
Quand on a les blancs, les rangées (horizontales) sont numérotées de 1 à 8 du bas vers le haut, les colonnes (verticales) sont nommées de a à h de la gauche vers la droite.
Quand on a les noirs, les rangées (horizontales) sont numérotées de 8 à 1 du bas vers le haut, les colonnes (verticales) sont nommées de h à a de la gauche vers la droite.
Ça y est ? Y’a déjà du naufrage mental ? J’en ai perdu combien ?
Comme dans le jeu de la bataille navale, une case est désignée par la lettre de la colonne dans laquelle elle se trouve à laquelle on adjoint le chiffre de la rangée dans laquelle elle se trouve.
Si on joue au jeu des quatre coins on ne s’occupe donc que des cases a1, a8, h1 et h8.
Les pièces du jeu sont nommées d’après l’initiale, en capitales, du mot qui les désigne :
La tour devient T
Le cavalier devient C
Le fou devient F
La dame devient D
Le roi devient R
Au début du jeu seuls les cavalier peuvent sortir car eux seuls peuvent passer par-dessus les pièces. Une partie peut donc commencer avec le coup Cf3 ou avec le coup Cc3.
Même s’ils sont l’âme des échecs selon François-André Danican Philidor, les pions ne sont désignés par aucune lettre.
Autrefois le mouvement de deux cases du pion central placé devant le roi s’écrivait e2-e4. Aujourd’hui on écrit plus simplement e4.
Quand un pion ou une pièce effectue une prise on l’indique par le signe « multiplié » soit « x » : Dxf7, Txh8, Fxc6 etc. Puis on soustrait la pièce prise du plateau de jeu.
Quand un pion blanc prend un pion noir ou une pièce placée sur une des deux cases situées en diagonale devant lui on écrit exd5 ou exf5 suivant qu’on prend à gauche ou à droite. Si on hésite sur ce point de prendre à droite ou à gauche, on peut aussi consulter son GPS ou sa carte Michelin. S’il y a un cavalier en prise en d5 et une dame en prise en f5 il est théoriquement plus intéressant de prendre la dame. Mais il faut voir : c’est peut-être un sacrifice gagnant de votre adversaire, auquel cas c’est vous qui perdrez !
Quand un pion blanc rendu sur la cinquième rangée prend un pion noir qui vient d’avancer sur la colonne adjacente de la septième à la cinquième rangée, on note cela ainsi : « exd6 e.p. ». « e.p. » signifie « en passant », je le dis en passant pour ceux et celles d’entre vous qui auraient ignoré que cette possibilité de la prise en passant existât.
Quand un pion blanc atteint la huitième rangée il est récompensé par une promotion à un grade supérieur : il peut devenir sous-chef de bureau, officier de cavalerie, sergent-major, fou de Bassan, grandmamamouchi, cavalier, fou, tour voire même, par ces temps ou il y a plus de transsexuels que de zazous dans mon quartier, dame. Cela s’écrit « e= D », « e=T », etc.
Quand un pion ou une pièce donnent un échec au roi, on note cela en ajoutant le signe+ à la notation du déplacement. Cc7+, Dd8+, etc.
On note les coups dans l’ordre où ils ont joués. Ce sont toujours les blancs qui commencent. On note le n° du coup puis le premier coup blanc puis le 1er coup noir.
Par exemple1. e4 e5 signifie que le premier joueur a poussé son pion du roi en e4 et que le joueur des noirs a répondu en poussant son pion du roi en e5. Les deux pions sont bloqués et ne peuvent plus avancer. Heureusement on a sept autres pions et huit pièces pour complexifier le tableau.
Lorsque, chez les blancs, le fou de cases blanches et le cavalier roi ont été sortis on peut procéder au petit roque : le roi se déplace de deux cases sur sa droite et la tour vient prendre la place qui est tout de suite à sa gauche. Cela se note : « o-o ».
Idem chez les noirs avec le fou de cases noires et le cavalier roi, en changeant la droite par la gauche et lycée de Versailles.
On peut aussi choisir de faire le grand roque. Pour cela il faut avoir déplacé le fou dame, le cavalier dame et la dame. Ensuite de quoi le roi se déplace de deux cases sur sa gauche et la tour vient prendre la place qui est tout de suite à sa droite. Cela se note : o-o-o. Même chose en inversant droite et gauche pour les noirs.
Le résultat de la partie terminée est noté sur la feuille. 1-0 signifie que les blancs ont gagné, 0-1 qu’ils ont perdu, 1/2-1/2 que la partie s’est terminée par la nullité.
J’ai zappé le cas particulier des tours et des cavaliers qui peuvent effectuer un même déplacement ou une même prise. Si ça vous passionne vraiment, vous pouvez aller en prendre connaissance ici ou tout ce que je viens d’écrire est repris bien plus sérieusement :
Maintenant - je vous connais comme si je vous avais fait·e·s -, vous allez me demander : « A quoi ça sert, toutes ces chinoiseries » ?
A rien, bien sûr ! Ça sert juste aux pervers dans mon genre à « rejouer » une partie, à regarder son déroulement a posteriori (analyse post mortem est le nom latin du truc) pour y déceler des erreurs (très souvent) ou des coups brillantissimes (très rarement).
Peut-être qu’un jour futur, quand je serai en retraite et que j’aurai tout mon temps à moi je mourrai de rire en reconstituant cette partie de l’autre jour où j’ai balancé quatre pseudo-sacrifices de pièces à mon adversaire.
J'ai vécu 10 ans et 3 mois dans la Ville Lumière, celle qui a succédé à Lutèce, celle dont la devise est « Fluctuat nec mergitur ». Je n'ai pas fréquenté plus que cela la plus belle avenue du monde, celle que chante Joe Dassin, celle sur laquelle la Grande Muette organise ses défilés militaires.
N'en déplaise à la réputation que l'on pourra faire de ce fait à mes bijoux de famille, je ne suis pas monté sur la Dame de Fer. Je ne parle pas de la Première ministre de la perfide Albion que le chanteur Renaud proposait de s'offrir comme réverbère quotidien, mais de la fille d'Auguste, celle que Monsieur Eiffel a construite en 1889 et qu'on n'a jamais démontée depuis.
À l'époque où j'ai vécu à Paris, la Première Dame se prénommait Anne-Aymone. Elle était l'épouse d'un dénommé Valéry qui trouvait malin de s'inviter chez les Français et d'y jouer du piano du pauvre. Il n'était pas assez talentueux cependant pour pouvoir rivaliser avec Yvette Horner qui parcourait la France en jouant de l'accordéon dans la caravane de la Grande Boucle, pendant que Miguel Indurain, Eddy Merckx, Bernard Hinault ou je ne sais plus qui faisaient souffrir tout le peloton des adorateurs de la petite reine.
Plutôt qu'au personnel politique, je m'intéressais à l'époque — j'avais juste 20 ans — au septième art et au neuvième art, le cinéma et la bande dessinée, ainsi qu'à la musique et aux romans essentiellement policiers et de science-fiction.
Je me baladais, non pas sur l'avenue chère à Joe Dassin, mais dans une errance virtuelle entre le 36 du quai des Orfèvres où officiait le commissaire Maigret, l'agence Fiat Lux de la rue des Petits-Champs, proche de mon lieu de travail, où l'on trouvait l'homme qui met le mystère K.O., Nestor Burma, et l'Étoile du Berger ou la Nébuleuse d'Andromède d'où l'on pouvait apercevoir la planète bleue qui est la nôtre chez Philip K. Dick ou Clifford D. Simak.
Eh oui, je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître !
Moi, je ne suis pas ici pour raconter ma vie. Mais ces résidus de la mémoire, ces souvenirs sans gloire mais sans honte, les bribes de ce temps où l'on n'avait pas encore de « petit nettoyeur énervé de la dalle d'Argenteuil », de « Monsieur Du Gras-Double de la chambre haute », de « traverseurs de rue adeptes du jet-ski », ce Paris quasi modianesque, tout cela, j'y ai repensé aujourd’hui dans le bus n° 11, détourné ce midi à cause du grand contournement des manifestations lycéennes.
Bien que ce ne soit pas là le trajet le plus court pour aller au stade de la route de Lorient, le chauffeur est revenu de la gare vers la rue de Châteaudun. Je me suis rendu compte, en passant là, que je ne savais même pas où se trouve la ville de Châteaudun.
Je me suis demandé aussi s'il y avait une rue de Rennes à Châteaudun. Ce serait la moindre des politesses ! Nous avons une rue de Paris à Rennes et il y a une rue de Rennes à Paris ; j'y allais tous les mardis, à la Fnac, faire le plein de disques vinyles. D'un autre côté, il n'y a pas de rue de Rennes à Venise. Et nous, pour marquer le souvenir de la cité des Doges, qu'avons-nous ?
Peut-être juste l'eau de la Vilaine, qui est devenue aussi verte que celle du Grand Canal depuis qu'elle est couverte de jussie et d'autres plantes envahissantes. Et qui est-ce qui va payer encore la douloureuse du nettoyage de cette pollution, hein ? Le cochon de payant ? Le « contribuabe » ? Celui à qui on a collé 3 000 milliards de dettes à l'insu de son plein gré ? Ne tournons pas autour du pot, la réponse est « oui ».
Aujourd’hui l’animateur n’est pas très exigeant. Il vous demande juste de choisir un sujet qui vous parle dans cette longue liste, de mettre la périphrase qui le désigne en titre de votre texte et de glisser trois autres périphrases au moins de cette liste ou d'autres de votre invention dans votre copie.
« Tout va bien, tout va bien... » Il est bon, lui, le grand Saint Pierre !
Tout au long de ma vie, j'ai quand même eu d'autres projets que celui de mourir ! Je n'ai jamais imaginé, du reste, de me retrouver au paradis, pas plus qu'en enfer, même si de ne pas avoir de religion, de ne pas applaudir le pape quand il vient en France, de ne pas porter Bolloré, Retailleau et de Villiers dans mon cœur — l'équipe Cancrelat, comme je l'appelle —, c'est sans doute un péché mortel qui eût dû me valoir les flammes de Belzébuth ou les marais du Yeun Elez ou même plus simplement le purgatoire.
Alors bon, je vais devoir m'y faire à la douleur éternelle qui se profile. Être au paradis, être devenu un ange, avoir une auréole en permanence au-dessus de la tête, ne plus avoir de sexe - Horreur, malheur, salsa du démon ! - et porter des ailes dans le dos.
Moi, je voulais voler ? J'ai toujours été aérodromophobique sur Terre, jamais pris l'avion. Bilan carbone tellement négatif que la semaine avant mes irrévocables funérailles, j'ai été éjecté d'un questionnaire en ligne sur le sujet une fois que j'eus répondu que je prenais le bus et que je marchais pour mes déplacements en ville.
- Vous ne serez pas dépaysé, m'a dit Saint Pierre. Ici, on ne se déplace qu'à pied. Il n'y a qu'une carriole tirée par un cheval, mais c'est pour le fun. Ça va ? Vous avez encaissé la situation ? Si tout est top, quand vous êtes prêt, je vous emmène voir votre logement.
Alerte catastrophe apocalyptique ! Le paradis est plus peuplé encore qu'une mégalopole asiatique. C'est La Grosse Pomme et Paris en 1850 ! C'est Bruxelles qui bruxelles avec des omnibus, des messieurs en gibus et des dames en crinoline. C'est le Moyen Âge avec un haut du pavé, des chiens errants, un seul balayeur, un seul agent de la circulation, un distrait qui renverse des paniers et marche sur des œufs, un punk avec walkman qui plane en patins à roulettes. Ne manquent plus que des trottinettes électriques, des vélos sur les trottoirs, des joggers à foison et on se croirait à Rennes en 2026.
On m'a logé en en haut à gauche de l'immeuble, au second étage. C'est petit, la fenêtre située entre les moulures baroques. Bon, je suis sorti faire un tour. J'ai cherché un resto mais j'avais oublié ce que m'a dit Saint Pierre : « On n'a plus faim ni soif ici, vous n'avez plus de besoins philosophiques. » Il s’est repris après ce lapsus révélateur : « de besoins physiologiques. »
De fait, il n'y a ni café, ni bancs publics. J'ai dit bonjour aux habitants mais ils ne m'ont pas répondu. C'est pourtant le minimum de ce que nous devons à l'autre, non ? J'ai comme l'impression d'être entré dans un club qui m'accepterait comme membre, mais qui sentirait bien que je marche sur la pointe des pieds, que je descends en chasse-neige, que je suis du genre à faire le pire usage possible du libre arbitre.
Quelle est ma motivation pour rester ici ? Est-ce que j'ai un moyen de sortir ? Si je ne peux pas intégrer un club des intellos, si je ne peux pas donner la meilleure version de moi-même en aidant mon prochain à s'exprimer dans un atelier d'écriture ou une chorale, je vais vite me retrouver en crise existentielle !
Et puis, j'ai regardé la fenêtre de l'appart’ en dessous de chez moi. On y voyait un couturier, des épingles dans la bouche, qui ajustait une robe par-dessus la plus belle paire de seins que j'aie jamais vue de ma vie !
J'avais la réponse. Je suis remonté, j'ai accroché un petit mot au bout d'un fil. C'était un pari risqué, mais de fait, j'avais peut-être réellement gagné le paradis. J'ai fait descendre mon message par la fenêtre. Sur le papier, j'avais écrit : « Isaure Chassériau, je vous ai reconnue, je vous AI-AI-AI-ME ! »
Copi ! Non, pas Fausto ! Copi, sans prénom, avec un seul p, le dessinateur argentin de "La Femme assise" qu'on lisait autrefois dans Hara Kiri ou dans Charlie mensuel. Avec lui au programme, on est sûr de s'élever dans le déjanté total et c'est bien ce qui arrive dans cette "Visite inopportune, sa dernière pièce, dont on se rappelle, en sortant, qu'on l'avait déjà vue jadis ici !
Chère écrivante, cher écrivant, tout va bien. Vous êtes mort·e mais vous avez de la chance ! Vous êtes arrivé·e au bon endroit : au paradis !
Racontez comment vous êtes accueilli·e, ce qu’on trouve ici pour le confort de votre repos éternel et surtout dites-nous pourquoi vous avez cette drôle d’impression : quelque chose cloche ! Pour bien comprendre ce qui se passe, vous pouvez piocher des pistes dans la liste ci-dessous :
Tout va bien - Je voulais voler - Alerte catastrophe apocalyptique - Ce que nous devons à l'autre - La douleur éternelle - Le meilleur espoir - Un club qui m'accepterait comme membre - Quelle est ma motivation ? - Le pari risqué - Tout est top - Le club des intellos - Le chasse-neige - Rupture héréditaire - Le pire usage possible du libre arbitre - Ne laissez pas filer la bonne vie - Voir la lame du temps - Pandémonium - Résolution, danse, danse - L'équipe cancrelas - Crise existentielle - Le dilemme du tramway - Sauts d’anges - La meilleure version - D'autres projets - Une fille qui vient d'Arizona - La taupe - Tu aideras ton prochain - Irrévocables funérailles - La réponse - T’as changé, mec ! - Moi aussi je déteste le lundi - Quand vous êtes prêt
Vous pouvez également vous inspirer d’une ou des deux images ci-dessous
N.B. L'image, qui a servi à confectionner un puzzle de 1000 pièces, est signée de Michael Ryba
La consigne est inspirée de la série "The Good place". Les "pistes" sont les titres des épisodes.
C'est incroyable comme elles sont prétentieuses, mes voisines ! Au concours Lépine de la vanité, c'est à qui, parmi elles, déposera l'invention la plus incroyable !
Au pied de leur immeuble à ciel ouvert, elles ont fait poser leur plaque, en lettres dorées sur fond vert. Tu parles d'un interphone ! Il n'y a même pas de bouton pour appuyer ! De toute façon, qu'est-ce qu'elle te répondrait, La Belle au bois dormant ? Qu'est-ce qu'elle te chanterait, La Barcarolle ? Qui voudrait monter consulter le docteur Watson ?
Dressées dans les hauteurs, se croyant sur l'Annapurna, elles jouent les stars. L'une s'est baptisée Brigitte Bardot, l'autre Macha Méril. Il y a même une Édith Piaf mais elle ne connaît même pas la mélodie de La Vie en rose !
Certaines se prennent pour des agences de voyage : Ibiza ! Baie des Anges ! La Marseillaise ! Grand Nord ! Cassel ! Les deux dernières destinations collent bien du reste avec leur froideur manifeste. Voisiner avec ce moulin sur une butte au plat pays aura-t-il pour effet de leur rabattre le caquet ?
Non mais franchement, quelle mégalomanie ! D'autres sont prêtes à changer de sexe pour être admirées sous un nom emprunté à un écrivain plus ou moins respectable. Saint-Exupéry, d'accord, on comprend qu'il soit leur idole. René Goscinny, pourquoi pas, lui était génialement drôle mais elles, que connaissent-elles au rire des hommes ? Alain Souchon. Mmouais, c'est juste un chanteur, lui. Arthur Rimbaud, alors là, c'est le contresens définitif : un vagabond, un marcheur qui pue des pieds, un sanglier des Ardennes, un scandaleux, une corrida permanente, le moins moins de la littérature, le séraphin du lampion !
Certes, je veux bien le reconnaître, au premier rayon de soleil, ces dames dégagent un parfum de rêve et d'aucuns les mettraient bien en bouquet pour souhaiter aux marié·e·s du Thabor tous leurs vœux de bonheur.
Mais mes voisines ne sont pas libres. Interdiction de les cueillir ! Elles sont comme le chien de La Fontaine : étiquetées, cataloguées, numérotées. Fonctionnaires. Emprisonnées dans les serres en hiver. Seules avec leur psychose, envoyées sur les roses, les roses, ce qui, vous l'avouerez, ne manque pas de piquant.
***
Tiens ! Quelqu'un se baisse sur mon parterre. Et ce quelqu'un me fait bon accueil. Il me cueille, me recueille dans le creux de sa main. Je vais enfin pouvoir voyager, quitter ce jardin trop caniculaire. Diable, j'ai trouvé mon Faust !
Mais… mais il est con, lui ! Voilà… voilà qu'il m'arrache un pétale, puis un autre… Qu'est-ce qu'il dit, cet imbécile ? « Un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout, un peu… » Et pourquoi on ne m'en a pas donné à moi, d'abord, des épines ?
Joe Krapov est poète, humoriste (?), musicien à ses heures et photographe à seize heures trente. On trouvera ici un choix de ses productions dans ces différents domaines.