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Mots et images de Joe Krapov

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17 octobre 2026

JUMEAUX-JUMELLES ?

 

Il est assez paradoxal de constater que les jumeaux les plus célèbres de la bande dessinée franco-belge n’en sont pas vraiment ! Sinon comment expliquer que l’un s’appelle Dupond et l’autre Dupont ?
 

 

Il est assez paradoxal de constater que le rôle des jumelles les plus célèbres de la comédie musicale française ne sont pas tenus par des jumelles. Effectivement ce sont bien deux sœurs qui jouent "les sœurs jumelles nées sous le signe des gémeaux"  dans « Les Demoiselles de Rochefort » de Jacques Demy mais, outre qu’elles ne sont pas jumelles, Françoise Dorléac et Catherine Deneuve ne portent pas le même nom, du fait que la seconde a pris un pseudonyme pour éviter la confusion avec sa sœur, actrice elle aussi.

 

 

 

De la même manière, à Paris, la tour Eiffel et la tour Montparnasse ne sont absolument pas des jumelles : l’aînée est beaucoup plus âgée que la cadette et elle n’est pas faite du même métal. Et elles se ressemblent assez peu.

 
Il a bien existé un jour des tours jumelles mais elles étaient à New-York et, du fait de la folie des hommes, elles ont disparu comme le fera notre planète un de ces jours.
 
Je ne sais plus trop ce qui se passe entre l’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll et les jumeaux Tweedledum et Tweedledee dans la suite « De l’autre côté du miroir ». Quand j’aurai à nouveau du temps pour lire, j’irai refaire un petit tour par là.
 
 
En attendant, je suis allé faire un petit tour sur la page Wikipedia dédiée à cette naissance double. J’y ai appris plein de choses complètement inutiles et je n’ai pas l’intention de me les rappeler à l’avenir, sauf a envoyer une question de ce type au Jeu des mille euros :
 
« Qu’ont en commun Mark Twain, Philip K. Dick, Scarlett Johansson, Fred Vargas, Renaud Séchan et Serge Gainsbourg ? »
 
Oui, c’est ça, un frère jumeau ou une sœur jumelle.
 
Ce qui m’a le plus épaté ou décontenancé c’est le chapitre consacré à la mythologie gréco-latine. Ils sont là toute une palanquée, avec des noms à coucher dehors alors que leurs parents habitent la résidence Olympe, Paris XVIe, gaz, luxe, calme et volupté à tous les étages.
 
Surtout il y a les demi-frères jumeaux qui m’ont salement intrigué :
 
Castor et Pollux, dits les Dioscures, demi-frères jumeaux issus de Léda (Pollux étant le fils de Zeus, et Castor étant le fils de Tyndare).
 
Hélène et Clytemnestre, demi-sœurs jumelles issues de Léda (Hélène étant la fille de Zeus, et Clytemnestre étant la fille de Tyndare).
 
Héraclès et Iphiclès, demi-frères jumeaux issus d'Alcmène (Héraclès étant le fils de Zeus, et Iphiclès étant le fils d'Amphitryon).
 
Pour qu’ils naissent le même jour de deux pères différents faut-il qu’il y ait eu « un plan cul à trois » comme on dit maintenant et comme dans la saison 2 épisode 3 de la série « Dix pour cent » en replay sur France TV ?
 
Est-ce que du coup cela n’expliquerait pas le mystère de Dupond et Dupont ?
 
Merci, cher oncle Walrus, d’avoir levé le lièvre avec ces histoires de chaud lapin !
 
 
 
d'après cette consigne : Jumeaux
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15 octobre 2026

Pédagogies de l'échec à l'ADEC à Rennes le 9 octobre 2026

 

Tout le monde sait que je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais il se trouve que moi qui donnerais plutôt d'habitude, une fois par semaine, dans la pédagogie des échecs, je suis allé voir une pièce qui s'intitule "Pégagogies de l'échec".

 

Sur le papier, il y avait de quoi me faire reculer. Jugez vous-même :

 

"Au septième étage, dans des bureaux dont il ne reste rien, ni cloisons ni fenêtres, deux individus se plient aux lois de la hiérarchie. Tout autour d’eux est tombé, un tremblement de terre, un virus, une catastrophe ou un conflit mondial, peu importe. Un monde en ruines, et dépeuplé. Mais ils sont là, ils poursuivent, ils continuent le travail, tentent de produire du travail dans le vide et entourés de trous. Ils se soumettent aux rôles professionnels, le pouvoir et l’immunité du supérieur, et la servilité et l’irresponsabilité de la subalterne. Avec mauvaises fois, rancoeurs, jeux d’humiliations, mises à l’épreuve, jalousies, désirs, aspirations. En bas, on monte des échafaudages, dont le coût de la location a précipité dans la faillite la boîte qui les a loués pour une reconstruction hypothétique. C’est dans cette boîte précisément que travaillent les deux individus, mais à présent désœuvrés, sans objectif, ni projet, si ce n’est celui de continuer toujours à travailler ».

 

On aurait eu bien tort de ne pas y aller à cause de ce seul descriptif. C'était super bien joué, la distribution était inversée, c'était une supérieure hiérarchique et un souffre-douleur, il y a des moments drôles, on est entre Ionesco et Beckett. C'est de Pierre Notte, ça date de 2014, ça n'a pas pris une ride et ce qui est drôle - on rit jaune quand même ! - c'est que cette histoire d'échafaudages ruineux, on a la même en vrai en ce moment dans la ville de Redon !

 

Bravos renouvelés à la compagnie Page 66 d'Auray et à ce couple de comédien·ne·s au top niveau !

 

 

 

 

 

 

 

On trouve sur Internet une version de cette pièce jouée par - ça ne s'invente pas  ! - la Compagnie Mutualiste de la Dernière Chance. Je vous l'intègre ci-dessous :

14 octobre 2026

LE RETOUR DES MOTS EN "ISTE"


Tous en piste, les artistes !

Voici la chanson de geste,

Voici la foule enthousiaste,

Vidéastes, cinéastes,

Se préparant à l'incruste !

 

C'est le cirque démentiel

de l'élection-

déréliction

présidentielle !

 

 

C'est une ascension alpestre,

La conquête de l'Everest !

Pas avare en gestes augustes,

Semeur de promesses altruistes

Pour enfumer les jobastres,


C'est le cirque démentiel

de l'élection-

déréliction

présidentielle !

 

Les candidats se détestent

Et s'accusent du désastre !

C'est le retour de la peste

Et des défenseurs sinistres

de nos anciens holocaustes !

 

C'est le cirque démentiel

de l'élection-

déréliction

présidentielle !

 

On s'agresse, on se conteste,

On riposte à coups de posts,

On s'estourbit l'épigastre

En y plantant de ces rostres

Qui feraient pâlir Maciste !

 


C'est le cirque démentiel

de l'élection-

déréliction

présidentielle !

 

On désigne des lampistes,

On dénonce des funestes,

On conteste, on admoneste,

On accuse les pro-rustres,

On s'attriste du Far West !


C'est le cirque démentiel

de l'élection-

déréliction

présidentielle !

 

Y a plus de « Monsieur le Ministre »,

On bouscule le cadastre,

Plus personne n'est modeste,

Tout le monde veut filer une rouste

Au gestionnaire agélaste !


C'est le cirque démentiel

de l'élection-

déréliction

présidentielle !

 

Tant pis pour l'oreille chaste !

Ça ment pire qu'un dentiste,

Ça se traite de fumiste,

De zadiste, de fantaisiste !

On est chez qui ? Pas chez Proust !


C'est le cirque démentiel

de l'élection-

déréliction

présidentielle !

 

Quitte à jouer l'iconoclaste,

Il se peut que je m'attriste

De ces peintures rupestres

Et que, simili-gréviste,

Souvent j'éteigne le poste !

 

C'est le cirque démentiel

de l'élection-

déréliction

présidentielle !

 

J'ai perdu mon capodastre,

Sinon je jouerais du cistre,

Je me ferais ecclésiaste

En compagnie d'un flûtiste

Pour jouer aubade aux astres !

 


Loin du cirque démentiel

de l'élection-

déréliction

présidentielle !

 

Insoucieux de ces sinistres

Aux mœurs quelque peu vétustes,

J'ouvrirais à l'improviste

Le recueil iconoclaste

De Rimbaud, l'unijambiste,

 

Loin du cirque démentiel

de l'élection

déréliction

présidentielle !

 

La poésie a ses fastes

Et son univers est vaste !

Tant pis si je me désiste,

Tant pis si ces indigestes

A la fin ramassent veste !


Dans le cirque démentiel

de l'élection

déréliction

présidentielle !

 

 

Sur les abords où j'accoste,

Je connais un avant-poste,

Comme une cité lacustre

Dans une contrée agreste,

Très abracadabrantesque…

 

Loin du cirque démentiel

de l'élection-

déréliction

présidentielle !

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 13 octobre 2026

 

d'après la consigne AEV 2627-06 ci-dessous

13 octobre 2026

CONSIGNE 2627-06 DU 13 OCTOBRE 2026 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN

 

Rimes en STE ou STRE 

 

Il n’est pas obligatoire que vous fassiez un poème avec toutes les rimes ci-dessous. Vous pouvez :

 

- écrire une liste de J’aime/Je déteste à condition de placer cinq mots de la liste dans votre texte ;

 

- écrire des haïkus autour d’un de ces mots (un ou deux mots par haïku) ;

 

- faire le portrait iconoclaste d’un pianiste, d’un dentiste, ou écrire ce que vous voulez d’agreste ou de céleste mais en insérant cinq mots de la liste dans votre œuvre du jour ;

 

- mais vous pouvez aussi écrire un poème avec un maximum de ces rimes !

 

aste

este

iste

oste

uste

ouste

stre

agélaste

admoneste

 

 

ajuste

 

astre

chaste

agreste

altiste

accoste

arbuste

booste

cadastre

cinéaste

Alceste

améthyste

Alain Prost

auguste

langouste

capodastre

contraste

atteste

artiste

Avant-poste

buste

mangouste

désastre

dévaste

Brest

attriste

composte

déguste

Oust

encastre

ecclésiaste

céleste

autiste

Faust

flibuste

Ouste !

épigastre

enthousiaste

chanson de geste

caviste

holocauste

fruste

Proust

jobastre

faste

conteste

cubiste

imposte

incruste

rouste

Zoroastre

gymnaste

déleste

dentiste

Lacoste

robuste

 

 

iconoclaste

déteste

désiste

Low cost

Salluste

 

alpestre

Jocaste

 

Du reste

droguiste

poste

tarabuste

 

ambidextre ?

pédéraste

 

Est

En piste !

riposte

vétuste

 

rupestre

taste-vin

Far-West

existe

timbre-poste

 

 

 

vaste

funeste

fantaisiste

Toaste

 

 

bistre

vidéaste

Hellfest

flûtiste

Val d'Aoste

 

 

cistre

 

inceste

fumiste

 

 

 

ministre

 

indigeste

gréviste

 

 

 

registre

 

infeste

humoriste

 

 

 

sinistre

 

malepeste

impressionniste

 

 

 

 

 

manifeste

improviste

 

 

 

rostre

 

modeste

insiste

 

 

 

 

 

Oreste

lampiste

 

 

 

balustre

 

Ouest

laxiste

 

 

 

frustre

 

palimpseste

liste

 

 

 

lacustre

 

peste

Maciste

 

 

 

lustre

 

preste

nihiliste

 

 

 

rustre

 

sieste

pianiste

 

 

 

 

 

teste

schiste

 

 

 

 

 

Trieste

triste

 

 

 

 

 

veste

unijambiste

 

 

 

 

 

zeste

zadiste

 

 

 

 

 

 

zutiste

 

 

 

 

 

 

12 octobre 2026

Demain sera bien / Les M'A2R1 d'O douce

 

Voilà un premier quart du travail effectué cette semaine et les précédentes sur Canva pour illustrer cette chanson "gaie" de Leonard Cohen !

 

 

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11 octobre 2026

Choses vues à Rennes entre le 24 et le 27 septembre 2026

 

En arrivant à Beaulieu, les bus 4 et 6 sont détournés et l'arrêt "Les Préales" déporté devant cette porte de chantier sympathiquement décorée.

 

Il y a un autre guitariste-chansonnier à la scène ouverte des Références électriques. Il nous a gratifiés d'une chanson assez drôle avec uniquement des rimes en ole et en in.

 

 

Les affiches rennaises sont de plus en plus ésotériques. Le QR code renvoie vers un site instagram de tatouage, "Un jour de pluie", interdit aux moins de 18 ans.

 

Les noms des boutiques de tatouage sont de plus en plus décalés !

 

 

Jeux d'ombres dans la rue des Dames.

 

 

Ça s'entraîne dur pour le "Tout Rennes court" du 4 octobre. On vient courir jusque sous mes fenêtres. Ce qui me permet d'ajouter un "Je suis ton clone jaune, Luke" à ma collection ! 

 

 

10 octobre 2026

INITIATION A LA NOTATION ÉCHIQUEENNE

 


Nous posons en préamvestibule que vous avez acquis les présuppositoires suivants : on joue au jeu d’échecs sur un plateau carrément carré de 64 cases (8x8, donc) alternativement blanches et noires.
 
Quand on a les blancs, les rangées (horizontales) sont numérotées de 1 à 8 du bas vers le haut, les colonnes (verticales) sont nommées de a à h de la gauche vers la droite.
 
Quand on a les noirs, les rangées (horizontales) sont numérotées de 8 à 1 du bas vers le haut, les colonnes (verticales) sont nommées de h à a de la gauche vers la droite.
 
Ça y est ? Y’a déjà du naufrage mental ? J’en ai perdu combien ?
 
Comme dans le jeu de la bataille navale, une case est désignée par la lettre de la colonne dans laquelle elle se trouve à laquelle on adjoint le chiffre de la rangée dans laquelle elle se trouve.
 
Si on joue au jeu des quatre coins on ne s’occupe donc que des cases a1, a8, h1 et h8.
 
Les pièces du jeu sont nommées d’après l’initiale, en capitales, du mot qui les désigne :
 
La tour devient T
Le cavalier devient C
Le fou devient F
La dame devient D
Le roi devient R
 
Au début du jeu seuls les cavalier peuvent sortir car eux seuls peuvent passer par-dessus les pièces. Une partie peut donc commencer avec le coup Cf3 ou avec le coup Cc3.
 
Même s’ils sont l’âme des échecs selon François-André Danican Philidor, les pions ne sont désignés par aucune lettre.
 
Autrefois le mouvement de deux cases du pion central placé devant le roi s’écrivait e2-e4. Aujourd’hui on écrit plus simplement e4.
 
Quand un pion ou une pièce effectue une prise on l’indique par le signe « multiplié » soit « x » : Dxf7, Txh8, Fxc6 etc. Puis on soustrait la pièce prise du plateau de jeu.
 
Quand un pion blanc prend un pion noir ou une pièce placée sur une des deux cases situées en diagonale devant lui on écrit exd5 ou exf5 suivant qu’on prend à gauche ou à droite. Si on hésite sur ce point de prendre à droite ou à gauche, on peut aussi consulter son GPS ou sa carte Michelin. S’il y a un cavalier en prise en d5 et une dame en prise en f5 il est théoriquement plus intéressant de prendre la dame. Mais il faut voir : c’est peut-être un sacrifice gagnant de votre adversaire, auquel cas c’est vous qui perdrez !
 
Quand un pion blanc rendu sur la cinquième rangée prend un pion noir qui vient d’avancer sur la colonne adjacente de la septième à la cinquième rangée, on note cela ainsi : « exd6 e.p. ». « e.p. » signifie « en passant », je le dis en passant pour ceux et celles d’entre vous qui auraient ignoré que cette possibilité de la prise en passant existât.
 
Quand un pion blanc atteint la huitième rangée il est récompensé par une promotion à un grade supérieur : il peut devenir sous-chef de bureau, officier de cavalerie, sergent-major, fou de Bassan, grandmamamouchi, cavalier, fou, tour voire même, par ces temps ou il y a plus de transsexuels que de zazous dans mon quartier, dame. Cela s’écrit « e= D », « e=T », etc.
 
Quand un pion ou une pièce donnent un échec au roi, on note cela en ajoutant le signe+ à la notation du déplacement. Cc7+, Dd8+, etc.
 
On note les coups dans l’ordre où ils sont joués. Ce sont toujours les blancs qui commencent. On note le n° du coup puis le premier coup blanc puis le 1er coup noir.
 
Par exemple 1. e4 e5 signifie que le premier joueur a poussé son pion du roi en e4 et que le joueur des noirs a répondu en poussant son pion du roi en e5. Les deux pions sont bloqués et ne peuvent plus avancer. Heureusement on a chacun·e sept autres pions et huit pièces pour complexifier le tableau.
 
Lorsque, chez les blancs, le fou de cases blanches et le cavalier roi ont été sortis on peut procéder au petit roque : le roi se déplace de deux cases sur sa droite et la tour vient prendre la place qui est tout de suite à sa gauche. Cela se note : « o-o ».
 
Idem chez les noirs avec le fou de cases noires et le cavalier roi, en changeant la droite par la gauche et lycée de Versailles.
 
On peut aussi choisir de faire le grand roque. Pour cela il faut avoir déplacé le fou dame, le cavalier dame et la dame. Ensuite de quoi le roi se déplace de deux cases sur sa gauche et la tour vient prendre la place qui est tout de suite à sa droite. Cela se note : o-o-o. Même chose en inversant droite et gauche pour les noirs.
 
Le résultat de la partie terminée est noté sur la feuille. 1-0 signifie que les blancs ont gagné, 0-1 qu’ils ont perdu, 1/2-1/2 que la partie s’est terminée par la nullité.
 
J’ai zappé le cas particulier des tours et des cavaliers qui peuvent effectuer un même déplacement ou une même prise. Si ça vous passionne vraiment, vous pouvez aller en prendre connaissance ici ou tout ce que je viens d’écrire est repris bien plus sérieusement :
 
 
Maintenant - je vous connais comme si je vous avais fait·e·s -, vous allez me demander : « A quoi ça sert, toutes ces chinoiseries » ?
 
A rien, bien sûr ! Ça sert juste aux pervers dans mon genre à « rejouer » une partie, à regarder son déroulement a posteriori (analyse post mortem est le nom latin du truc) pour y déceler des erreurs (très souvent) ou des coups brillantissimes (très rarement).
 
Peut-être qu’un jour futur, quand je serai en retraite et que j’aurai tout mon temps à moi je mourrai de rire en reconstituant cette partie de l’autre jour où j’ai balancé quatre pseudo-sacrifices de pièces à mon adversaire.
 
 
 
Ou cette autre miniature jouée contre le robot Wendy (1500 ELO) chez Chess.com.
 
Que ce billet vous serve de leçon : le jeu d’échecs rend fou !
 
 
 
 
d'après cette consigne : Initiation
 
 
9 octobre 2026

LA PLANETE BLEUE

 

 

J'ai vécu 10 ans et 3 mois dans la Ville Lumière, celle qui a succédé à Lutèce, celle dont la devise est « Fluctuat nec mergitur ». Je n'ai pas fréquenté plus que cela la plus belle avenue du monde, celle que chante Joe Dassin, celle sur laquelle la Grande Muette organise ses défilés militaires.

N'en déplaise à la réputation que l'on pourra faire de ce fait à mes bijoux de famille, je ne suis pas monté sur la Dame de Fer. Je ne parle pas de la Première ministre de la perfide Albion que le chanteur Renaud proposait de s'offrir comme réverbère quotidien, mais de la fille d'Auguste, celle que Monsieur Eiffel a construite en 1889 et qu'on n'a jamais démontée depuis.

À l'époque où j'ai vécu à Paris, la Première Dame se prénommait Anne-Aymone. Elle était l'épouse d'un dénommé Valéry qui trouvait malin de s'inviter chez les Français et d'y jouer du piano du pauvre. Il n'était pas assez talentueux cependant pour pouvoir rivaliser avec Yvette Horner qui parcourait la France en jouant de l'accordéon dans la caravane de la Grande Boucle, pendant que Miguel Indurain, Eddy Merckx, Bernard Hinault ou je ne sais plus qui faisaient souffrir tout le peloton des adorateurs de la petite reine.


Plutôt qu'au personnel politique, je m'intéressais à l'époque — j'avais juste 20 ans — au septième art et au neuvième art, le cinéma et la bande dessinée, ainsi qu'à la musique et aux romans essentiellement policiers et de science-fiction.

 

 

Je me baladais, non pas sur l'avenue chère à Joe Dassin, mais dans une errance virtuelle entre le 36 du quai des Orfèvres où officiait le commissaire Maigret, l'agence Fiat Lux de la rue des Petits-Champs, proche de mon lieu de travail, où l'on trouvait l'homme qui met le mystère K.O., Nestor Burma, et l'Étoile du Berger ou la Nébuleuse d'Andromède d'où l'on pouvait apercevoir la planète bleue qui est la nôtre chez Philip K. Dick ou Clifford D. Simak.

Eh oui, je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître !

Moi, je ne suis pas ici pour raconter ma vie. Mais ces résidus de la mémoire, ces souvenirs sans gloire mais sans honte, les bribes de ce temps où l'on n'avait pas encore de « petit nettoyeur énervé de la dalle d'Argenteuil », de « Monsieur Du Gras-Double de la chambre haute », de « traverseurs de rue adeptes du jet-ski », ce Paris quasi modianesque, tout cela, j'y ai repensé aujourd’hui dans le bus n° 11, détourné ce midi à cause du grand contournement des manifestations lycéennes.

Bien que ce ne soit pas là le trajet le plus court pour aller au stade de la route de Lorient, le chauffeur est revenu de la gare vers la rue de Châteaudun. Je me suis rendu compte, en passant là, que je ne savais même pas où se trouve la ville de Châteaudun.

Je me suis demandé aussi s'il y avait une rue de Rennes à Châteaudun. Ce serait la moindre des politesses ! Nous avons une rue de Paris à Rennes et il y a une rue de Rennes à Paris ; j'y allais tous les mardis, à la Fnac, faire le plein de disques vinyles. D'un autre côté, il n'y a pas de rue de Rennes à Venise. Et nous, pour marquer le souvenir de la cité des Doges, qu'avons-nous ?

 



Peut-être juste l'eau de la Vilaine, qui est devenue aussi verte que celle du Grand Canal depuis qu'elle est couverte de jussie et d'autres plantes envahissantes. Et qui est-ce qui va payer encore la douloureuse du nettoyage de cette pollution, hein ? Le cochon de payant ? Le « contribuabe » ? Celui à qui on a collé 3 000 milliards de dettes à l'insu de son plein gré ? Ne tournons pas autour du pot, la réponse est « oui ».

 

Pondu pour l'Atelier d'écriture de Villejean

 

d'après la consigne AEV 2627-05 ci-dessous

8 octobre 2026

DICTIONNAIRE INSOMNIAQUE (2)

Merylstrip-tease : au cinéma moment particulier du film où l'héroïne, jouée par Meryl Streep, quitte un à un tous ses vêtements.

 

 

Mireillestrip-tease : La même chose mais pour Mireille Mathieu

 

Papilonner : Feuilleter une revue puis une autre puis une autre puis décider de  les mettre à la poubelle

 

Wifisection : coupure de réseau internet

 

Recouvrance : fait de se rappeler d'un seul coup d'un seul qu'il pleuvait sur Brest ce jour-là

 

 

7 octobre 2026

DICTIONNAIRE INSOMNIAQUE (1)

 

C'est un pendant au "Dictionnaire des mots qu'il y a que moi qui les connais" de Jean Yanne et au bouquin de Françoise Héritier "Le Goût des mots" dans lequel elle prétend que, en fonction de leur sonorité, certains mots ont pour elles un autre sens que celui qui leur est attribué en général.

 

Il m'est arrivé, au mois d'août dernier, de pondre ainsi des définitions décalées ou des néologismes. C'était, en général,  pendant des insomnies. Ce n'est pas très facile ni très amusant à lire d'affilée. C'est pourquoi j'entreprends de les publier en série de 5 ou six, essentiellement pour rattraper mon retard de publication sur ce blog ! ;-)

 

Intempérie : apparition de cheveux blancs de chaque côté du crâne, au-dessus des oreilles

 

Calvitie : Fait de perdre des cheveux en visitant une ville de Corse dotée d'une citadelle. Une maladie assez ressemblante s'appelle la bastialopécie.

 

 

Croquemitaine : Mangeur de moufles à doigts coupés

 

 

Primesautier : individu qui ne résiste jamais au plaisir d'exprimer la première sottise qui lui vient à l'esprit.

 

S'empapaouter : être victime d'une collision automobile au mois d'août

 

S'empapamobilouter : être victime d'une collision automobile avec une papamobile au mois d'août dans les Hauts de France.

 

 

 

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