Demain sera bien / Les M'A2R1 d'O douce
Voilà un premier quart du travail effectué cette semaine et les précédentes sur Canva pour illustrer cette chanson "gaie" de Leonard Cohen !
Voilà un premier quart du travail effectué cette semaine et les précédentes sur Canva pour illustrer cette chanson "gaie" de Leonard Cohen !
En arrivant à Beaulieu, les bus 4 et 6 sont détournés et l'arrêt "Les Préales" déporté devant cette porte de chantier sympathiquement décorée.
Il y a un autre guitariste-chansonnier à la scène ouverte des Références électriques. Il nous a gratifiés d'une chanson assez drôle avec uniquement des rimes en ole et en in.
Les affiches rennaises sont de plus en plus ésotériques. Le QR code renvoie vers un site instagram de tatouage, "Un jour de pluie", interdit aux moins de 18 ans.
Les noms des boutiques de tatouage sont de plus en plus décalés !
Jeux d'ombres dans la rue des Dames.
Ça s'entraîne dur pour le "Tout Rennes court" du 4 octobre. On vient courir jusque sous mes fenêtres. Ce qui me permet d'ajouter un "Je suis ton clone jaune, Luke" à ma collection !
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J'ai vécu 10 ans et 3 mois dans la Ville Lumière, celle qui a succédé à Lutèce, celle dont la devise est « Fluctuat nec mergitur ». Je n'ai pas fréquenté plus que cela la plus belle avenue du monde, celle que chante Joe Dassin, celle sur laquelle la Grande Muette organise ses défilés militaires.
N'en déplaise à la réputation que l'on pourra faire de ce fait à mes bijoux de famille, je ne suis pas monté sur la Dame de Fer. Je ne parle pas de la Première ministre de la perfide Albion que le chanteur Renaud proposait de s'offrir comme réverbère quotidien, mais de la fille d'Auguste, celle que Monsieur Eiffel a construite en 1889 et qu'on n'a jamais démontée depuis.
À l'époque où j'ai vécu à Paris, la Première Dame se prénommait Anne-Aymone. Elle était l'épouse d'un dénommé Valéry qui trouvait malin de s'inviter chez les Français et d'y jouer du piano du pauvre. Il n'était pas assez talentueux cependant pour pouvoir rivaliser avec Yvette Horner qui parcourait la France en jouant de l'accordéon dans la caravane de la Grande Boucle, pendant que Miguel Indurain, Eddy Merckx, Bernard Hinault ou je ne sais plus qui faisaient souffrir tout le peloton des adorateurs de la petite reine.
Plutôt qu'au personnel politique, je m'intéressais à l'époque — j'avais juste 20 ans — au septième art et au neuvième art, le cinéma et la bande dessinée, ainsi qu'à la musique et aux romans essentiellement policiers et de science-fiction.
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Je me baladais, non pas sur l'avenue chère à Joe Dassin, mais dans une errance virtuelle entre le 36 du quai des Orfèvres où officiait le commissaire Maigret, l'agence Fiat Lux de la rue des Petits-Champs, proche de mon lieu de travail, où l'on trouvait l'homme qui met le mystère K.O., Nestor Burma, et l'Étoile du Berger ou la Nébuleuse d'Andromède d'où l'on pouvait apercevoir la planète bleue qui est la nôtre chez Philip K. Dick ou Clifford D. Simak.
Eh oui, je vous parle d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître !
Moi, je ne suis pas ici pour raconter ma vie. Mais ces résidus de la mémoire, ces souvenirs sans gloire mais sans honte, les bribes de ce temps où l'on n'avait pas encore de « petit nettoyeur énervé de la dalle d'Argenteuil », de « Monsieur Du Gras-Double de la chambre haute », de « traverseurs de rue adeptes du jet-ski », ce Paris quasi modianesque, tout cela, j'y ai repensé aujourd’hui dans le bus n° 11, détourné ce midi à cause du grand contournement des manifestations lycéennes.
Bien que ce ne soit pas là le trajet le plus court pour aller au stade de la route de Lorient, le chauffeur est revenu de la gare vers la rue de Châteaudun. Je me suis rendu compte, en passant là, que je ne savais même pas où se trouve la ville de Châteaudun.
Je me suis demandé aussi s'il y avait une rue de Rennes à Châteaudun. Ce serait la moindre des politesses ! Nous avons une rue de Paris à Rennes et il y a une rue de Rennes à Paris ; j'y allais tous les mardis, à la Fnac, faire le plein de disques vinyles. D'un autre côté, il n'y a pas de rue de Rennes à Venise. Et nous, pour marquer le souvenir de la cité des Doges, qu'avons-nous ?
Peut-être juste l'eau de la Vilaine, qui est devenue aussi verte que celle du Grand Canal depuis qu'elle est couverte de jussie et d'autres plantes envahissantes. Et qui est-ce qui va payer encore la douloureuse du nettoyage de cette pollution, hein ? Le cochon de payant ? Le « contribuabe » ? Celui à qui on a collé 3 000 milliards de dettes à l'insu de son plein gré ? Ne tournons pas autour du pot, la réponse est « oui ».
Pondu pour l'Atelier d'écriture de Villejean
d'après la consigne AEV 2627-05 ci-dessous
Merylstrip-tease : au cinéma moment particulier du film où l'héroïne, jouée par Meryl Streep, quitte un à un tous ses vêtements.
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Mireillestrip-tease : La même chose mais pour Mireille Mathieu
Papilonner : Feuilleter une revue puis une autre puis une autre puis décider de les mettre à la poubelle
Wifisection : coupure de réseau internet
Recouvrance : fait de se rappeler d'un seul coup d'un seul qu'il pleuvait sur Brest ce jour-là
C'est un pendant au "Dictionnaire des mots qu'il y a que moi qui les connais" de Jean Yanne et au bouquin de Françoise Héritier "Le Goût des mots" dans lequel elle prétend que, en fonction de leur sonorité, certains mots ont pour elles un autre sens que celui qui leur est attribué en général.
Il m'est arrivé, au mois d'août dernier, de pondre ainsi des définitions décalées ou des néologismes. C'était, en général, pendant des insomnies. Ce n'est pas très facile ni très amusant à lire d'affilée. C'est pourquoi j'entreprends de les publier en série de 5 ou six, essentiellement pour rattraper mon retard de publication sur ce blog ! ;-)
Intempérie : apparition de cheveux blancs de chaque côté du crâne, au-dessus des oreilles
Calvitie : Fait de perdre des cheveux en visitant une ville de Corse dotée d'une citadelle. Une maladie assez ressemblante s'appelle la bastialopécie.
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Croquemitaine : Mangeur de moufles à doigts coupés
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Primesautier : individu qui ne résiste jamais au plaisir d'exprimer la première sottise qui lui vient à l'esprit.
S'empapaouter : être victime d'une collision automobile au mois d'août
S'empapamobilouter : être victime d'une collision automobile avec une papamobile au mois d'août dans les Hauts de France.
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Périphrases
Aujourd’hui l’animateur n’est pas très exigeant. Il vous demande juste de choisir un sujet qui vous parle dans cette longue liste, de mettre la périphrase qui le désigne en titre de votre texte et de glisser trois autres périphrases au moins de cette liste ou d'autres de votre invention dans votre copie.
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Périphrase |
explication |
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Le (petit) père des peuples |
Staline |
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Le 36 quai des Orfèvres |
Le Siège de la Police judiciaire |
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Le 9e art |
La Bande dessinée |
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L'abbaye de Monte-à-regret |
L’Échafaud |
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L'armée des ombres |
La Résistance |
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Les auteurs de mes jours |
Mes parents |
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Le balai de l'intestin |
La salade |
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La Belle Époque |
Le début du XXe siècle |
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La bête à bon Dieu |
La coccinelle |
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Les bijoux de famille |
Les testicules |
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Le billet vert |
Le dollar |
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Le boulevard des allongés |
Le Cimetière |
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Le char vaporeux de la reine des ombres |
La Lune |
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Le château-la-pompe |
L’eau |
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Le chevalier sans peur et sans reproche |
Bayard |
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La cité des doges |
Venise |
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La cité interdite |
Le Palais impérial de Pékin |
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Les commodités de la conversation |
Les fauteuils ou les chaises |
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Le conseiller des grâces |
Le miroir |
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La Dame de fer |
Margaret Thatcher |
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Dégraisser le mammouth |
Licencier |
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La der des ders |
La Guerre de 14-18 |
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Le Divin Marquis |
Sade |
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La douloureuse |
L’addition |
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L'empereur à la barbe fleurie |
Charlemagne |
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L'étoile du berger |
Vénus |
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Les étranges lucarnes |
La télé |
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La fille de l'écume |
Vénus anadyomène |
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Le fléau de Dieu |
Attila |
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La fourchette du père Adam |
Les doigts |
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La gent trotte-menu |
Les souris |
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Le Grand Timonier |
Mao Tsé Toung |
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La Grosse Pomme |
New-York |
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En habit d'Ève |
Toute nue |
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L'herbe à Nicot |
Le tabac |
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L'homme aux semelles de vent |
Rimbaud |
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L'île de beauté |
La Corse |
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La langue de Molière |
Le français |
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Une longue maladie |
Un cancer |
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Un mal qui répand la terreur |
La peste |
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Les mangeurs de grenouilles |
Les Français |
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La Mecque du cinéma |
Hollywood |
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La messagère du printemps |
L’Hirondelle |
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Le métier de Bellone |
La guerre |
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Le mont de Vénus |
Le pubis féminin |
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Le mot de Cambronne |
Merde ! |
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Un mouton de Panurge |
Un conformiste |
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L'oiseau de Minerve |
La chouette |
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Périphrase |
traduction |
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L'or noir |
le pétrole |
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Un panier à salade |
Un fourgon cellulaire |
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Une partie fine |
une partouze |
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Le père de la fable |
Esope |
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La perfide Albion |
L’Angleterre |
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Les perles de la bouche |
Les dents |
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Le Petit Caporal |
Bonaparte |
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Le petit coin |
Les W.C. |
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Le petit papier rose |
le permis de conduire |
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La petite reine |
le vélo |
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La grande boucle |
Le Tour de France |
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Le piano du pauvre |
L’accordéon |
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La planète bleue |
La Terre |
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La plus belle avenue du monde |
Les Champs-Élysées |
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La plus noble conquête de l'homme |
Le cheval |
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Le plus vieux métier du monde |
La prostitution |
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La Première Dame |
La compagne du président |
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Un professeur des écoles |
un instituteur |
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La Pucelle d'Orléans |
Jeanne d’Arc |
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Le quatrième pouvoir |
La presse |
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Un référentiel bondissant |
un ballon |
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Le Rocher |
Monaco |
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Le roi des animaux |
le lion |
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Le roi des dieux |
Zeus |
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Le Roi-Soleil |
Louis XIV |
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La sainte canaille |
le peuple |
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Le sexe faible (ou le beau sexe) |
la femme |
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Les sœurs filandières |
les Parques |
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Le talon d'Achille |
le défaut de la cuirasse |
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La Terre promise |
Israël ou la Palestine |
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Le toit du monde |
L’Everest |
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Tourner autour du pot |
tergiverser, parler à mots couverts |
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Charenton |
l’asile d’aliénés |
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La Venise du Nord |
Amsterdam ou Bruges |
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Le Vert-Galant |
Henri IV |
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La Vieille dame du quai Conti |
L’Académie française |
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La Ville lumière |
Paris |
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La Ville rose |
Toulouse |
« Tout va bien, tout va bien... » Il est bon, lui, le grand Saint Pierre !
Tout au long de ma vie, j'ai quand même eu d'autres projets que celui de mourir ! Je n'ai jamais imaginé, du reste, de me retrouver au paradis, pas plus qu'en enfer, même si de ne pas avoir de religion, de ne pas applaudir le pape quand il vient en France, de ne pas porter Bolloré, Retailleau et de Villiers dans mon cœur — l'équipe Cancrelat, comme je l'appelle —, c'est sans doute un péché mortel qui eût dû me valoir les flammes de Belzébuth ou les marais du Yeun Elez ou même plus simplement le purgatoire.
Alors bon, je vais devoir m'y faire à la douleur éternelle qui se profile. Être au paradis, être devenu un ange, avoir une auréole en permanence au-dessus de la tête, ne plus avoir de sexe - Horreur, malheur, salsa du démon ! - et porter des ailes dans le dos.
Moi, je voulais voler ? J'ai toujours été aérodromophobique sur Terre, jamais pris l'avion. Bilan carbone tellement négatif que la semaine avant mes irrévocables funérailles, j'ai été éjecté d'un questionnaire en ligne sur le sujet une fois que j'eus répondu que je prenais le bus et que je marchais pour mes déplacements en ville.
- Vous ne serez pas dépaysé, m'a dit Saint Pierre. Ici, on ne se déplace qu'à pied. Il n'y a qu'une carriole tirée par un cheval, mais c'est pour le fun. Ça va ? Vous avez encaissé la situation ? Si tout est top, quand vous êtes prêt, je vous emmène voir votre logement.
Alerte catastrophe apocalyptique ! Le paradis est plus peuplé encore qu'une mégalopole asiatique. C'est La Grosse Pomme et Paris en 1850 ! C'est Bruxelles qui bruxelles avec des omnibus, des messieurs en gibus et des dames en crinoline. C'est le Moyen Âge avec un haut du pavé, des chiens errants, un seul balayeur, un seul agent de la circulation, un distrait qui renverse des paniers et marche sur des œufs, un punk avec walkman qui plane en patins à roulettes. Ne manquent plus que des trottinettes électriques, des vélos sur les trottoirs, des joggers à foison et on se croirait à Rennes en 2026.
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On m'a logé en en haut à gauche de l'immeuble, au second étage. C'est petit, la fenêtre située entre les moulures baroques. Bon, je suis sorti faire un tour. J'ai cherché un resto mais j'avais oublié ce que m'a dit Saint Pierre : « On n'a plus faim ni soif ici, vous n'avez plus de besoins philosophiques. » Il s’est repris après ce lapsus révélateur : « de besoins physiologiques. »
De fait, il n'y a ni café, ni bancs publics. J'ai dit bonjour aux habitants mais ils ne m'ont pas répondu. C'est pourtant le minimum de ce que nous devons à l'autre, non ? J'ai comme l'impression d'être entré dans un club qui m'accepterait comme membre, mais qui sentirait bien que je marche sur la pointe des pieds, que je descends en chasse-neige, que je suis du genre à faire le pire usage possible du libre arbitre.
Quelle est ma motivation pour rester ici ? Est-ce que j'ai un moyen de sortir ? Si je ne peux pas intégrer un club des intellos, si je ne peux pas donner la meilleure version de moi-même en aidant mon prochain à s'exprimer dans un atelier d'écriture ou une chorale, je vais vite me retrouver en crise existentielle !
Et puis, j'ai regardé la fenêtre de l'appart’ en dessous de chez moi. On y voyait un couturier, des épingles dans la bouche, qui ajustait une robe par-dessus la plus belle paire de seins que j'aie jamais vue de ma vie !
J'avais la réponse. Je suis remonté, j'ai accroché un petit mot au bout d'un fil. C'était un pari risqué, mais de fait, j'avais peut-être réellement gagné le paradis. J'ai fait descendre mon message par la fenêtre. Sur le papier, j'avais écrit : « Isaure Chassériau, je vous ai reconnue, je vous AI-AI-AI-ME ! »
Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean
d'après la consigne 2627-04 ci-dessous
Nous nous sommes régalé·e·s de cette adaptation "West side storyenne" de "La Flûte enchantée" de Mozart. Campagne électorale, guerre de quartiers, trafic de stups et violence autour de la garde d'une enfant viennent pimenter l'idylle entre le naïf Tamino et la rebelle Pamina qui décrètent au finale - Balavoine, sors de ces corps ! - "Je ne suis pas un héros !".
La présentation officielle et l'affiche sont ici