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Mots et images de Joe Krapov

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27 septembre 2026

SI TU VEUX FAIRE MON BONHEUR...

 

 

 

 

C'est incroyable comme elles sont prétentieuses, mes voisines ! Au concours Lépine de la vanité, c'est à qui, parmi elles, déposera l'invention la plus incroyable !

 

 
Au pied de leur immeuble à ciel ouvert, elles ont fait poser leur plaque, en lettres dorées sur fond vert. Tu parles d'un interphone ! Il n'y a même pas de bouton pour appuyer ! De toute façon, qu'est-ce qu'elle te répondrait, La Belle au bois dormant ? Qu'est-ce qu'elle te chanterait, La Barcarolle ? Qui voudrait monter consulter le docteur Watson ?
 

 

Dressées dans les hauteurs, se croyant sur l'Annapurna, elles jouent les stars. L'une s'est baptisée Brigitte Bardot, l'autre Macha Méril. Il y a même une Édith Piaf mais elle ne connaît même pas la mélodie de La Vie en rose !
 
Certaines se prennent pour des agences de voyage : Ibiza ! Baie des Anges ! La Marseillaise ! Grand Nord ! Cassel ! Les deux dernières destinations collent bien du reste avec leur froideur manifeste. Voisiner avec ce moulin sur une butte au plat pays aura-t-il pour effet de leur rabattre le caquet ?

 

Non mais franchement, quelle mégalomanie ! D'autres sont prêtes à changer de sexe pour être admirées sous un nom emprunté à un écrivain plus ou moins respectable. Saint-Exupéry, d'accord, on comprend qu'il soit leur idole. René Goscinny, pourquoi pas, lui était génialement drôle mais elles, que connaissent-elles au rire des hommes ? Alain Souchon. Mmouais, c'est juste un chanteur, lui. Arthur Rimbaud, alors là, c'est le contresens définitif : un vagabond, un marcheur qui pue des pieds, un sanglier des Ardennes, un scandaleux, une corrida permanente, le moins moins de la littérature, le séraphin du lampion !
 
Certes, je veux bien le reconnaître, au premier rayon de soleil, ces dames dégagent un parfum de rêve et d'aucuns les mettraient bien en bouquet pour souhaiter aux marié·e·s du Thabor tous leurs vœux de bonheur.
 
Mais mes voisines ne sont pas libres. Interdiction de les cueillir ! Elles sont comme le chien de La Fontaine : étiquetées, cataloguées, numérotées. Fonctionnaires. Emprisonnées dans les serres en hiver. Seules avec leur psychose, envoyées sur les roses, les roses, ce qui, vous l'avouerez, ne manque pas de piquant.
 
***
 
Tiens ! Quelqu'un se baisse sur mon parterre. Et ce quelqu'un me fait bon accueil. Il me cueille, me recueille dans le creux de sa main. Je vais enfin pouvoir voyager, quitter ce jardin trop caniculaire. Diable, j'ai trouvé mon Faust !
 
Mais… mais il est con, lui ! Voilà… voilà qu'il m'arrache un pétale, puis un autre… Qu'est-ce qu'il dit, cet imbécile ? « Un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout, un peu… » Et pourquoi on ne m'en a pas donné à moi, d'abord, des épines ?
 

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean
 
d'après la consigne AEV 2627-03 ci-dessous
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26 septembre 2026

UTOPIE PACIFISTE

 
Le sergent ne jure que par Neymar
Le lieutenant peut plus
le caporal bol
Le général râle
et même le maréchal grommelle.
 
La colère gronde dans la Grande muette,
Des grognards de l’empire
Aux grenadiers fraîchement moulus et déjà aigris
(fraîchement émoulus et déjà gris ?).
 
Tous les gouvernants,
Tous les politiques
en prennent pour leur grade,
On les gourmande, on les engueule :
 
Foutez la paix au Groenland !
Allez vous faire voir chez les Grecs !
 
Entre autres gracieusetés voilà ce qu’on entend :
 
- Va y a voir du grabuge !
On vous fera rendre grâce,
Bande de vieux grabataires grippe-sous !!
Graisseurs de pattes !
Pas grand-chose !
Grigous Picsoûlants !
Grandeurs grandiloquentes et disloquées !
Vaniteux graniteux amoureux des grand-messe médiatiques !
Egocentriques !
Graveleux !
Grapilleurs d’épaves !
Gratin cramé par le dessus !
Gros graves !
Amoraux tragi-comiques !
 
Et autres coups de griffe jamais vraiment grossiers
Car le militaire militant se soucie du Gandhi-ra-t-on.
 
- A partir d’aujourd’hui toutes les armées du monde sont en grève !
Plus question de risquer nos vies pour des gredins comme vous.
Nous ne croyons plus à vos grimaces, à vos grimoires, à vos grenouillages dans le bénitier du profit.
La révolte gronde !
Las d’être grugés !
Instaurons la grogne
et mettons un terme à votre gangrène !
Puisque vous ne nous foutez jamais la paix
Nous vous l’imposerons par la non-violence !
 
Nous déposons nos armes
Et nous sonnons l’alarme !
 
***
 
Le sergent ne jure que par Neymar
Le lieutenant peut plus
Le caporal bol
Le général râle
Et même le maréchal grommelle.
 
 

 

Écrit pour le Défi du samedi n° 942 d'après cette consigne : grommeler

 
25 septembre 2026

La Braderie Saint-Martin à Rennes le 20 septembre 2026

 

 

Plus personne n'aime Marilyn ?

 

 

L'Épée de Saint-Georges ?

 

 

 

 

 

Game over ou Game boy ?

 

 

24 septembre 2026

Le Point de livraison MR de la rue Lesage à Rennes tel que vu (et revu) le 20 septembre 2026

 

 

C'est un point de retrait Mondial Relay. Cela m'est arrivé dans le passé, pour compléter ma collection d'une revue, de commander des numéros sur Le bon coin ou sur Ebay et d'en prendre livraison dans les boutiques dédiées. Maintenant, il n'y a même plus de boutique et de gestionnaire pour vous remettre le colis. Les casiers sont à l'entrée de la brasserie Hoche, rue Lesage. Vous venez, vous tapez le code reçu par mèl ou par téléphone, le casier s'ouvre et vous n'avez plus qu'à retirer l'objet de vos rêves.

 

Je ne m'extasie pas plus que ça devant ce fonctionnement moderne des machines à fric qui ne daignent plus vouloir d'un facteur - fût-il Cheval - ou d'un travailleur humain.

 

Ce qui a attiré mon attention, c'est la fresque naïve qui représente, sur les portes des casiers, différents lieux  de Rennes, une ville que j'aime toujours beaucoup.

 

Dukou j'ai demandé à M. Géminy, mon robot personnel, de me restituer les images nettoyées des délimitations de casiers. Il m'a fait ça très bien, pour une fois !

 

 

On reconnaît ici le kiosque à musique et la statue de l'enlèvement d'Eurydice au Thabor ainsi que le manège de la place de la Mairie (ou celui de la place Sainte-Anne ?)

 

 

Les trois maisons à pans de bois sont celles de la place Rallier Du Baty, derrière le guitariste c'est le couvent des Jacobins et le camion de galettes- saucisses c'est sur le marché des Lices ou devant le stade de la route de Lorient !

 

 

L'église Saint-Aubine, l'hôtel de ville, l'opéra, la grille d'entrée du parc du Thabor...

 

 

... la piscine Saint-Georges et...

 

 

Un portrait très ressemblant de Joe Krapov, un des derniers Rennais qui osent encore se produire en public avec juste une guitare sèche et des harmonicas mouillés (quand il pleut, mais ça n'arrive plus souvent !) ;-)

 

23 septembre 2026

COLLAGES ILLUSTRATIFS DE JEAN-ÉMILE RABATJOIE

 

En tant qu'animateur de l'Atelier d'écriture de Villejean - j'officie là-bas depuis 2002 ! - j'ai une activité d'éditeur-illustrateur qui me plaît assez même si, dernièrement, la pêche aux illustrations devient un sport de combat. Monsieur Google dont nous avons nourri les robots avec nos fonds iconographiques a tout engrangé mais ne montre plus rien quand on cherche nos propres contributions.

 

On peut voir tous mes travaux d'art sur les textes de mes amies écrivantes et sur les consignes que je mets en ligne depuis 2014.

 

Je me fais aider quelquefois par ce vieux personnage de fiction, Jean-Émile Rabatjoie, emprunt-hommage à Jacques Tardi, qui est un célèbre collagiste de Rennes-en-Délires.

 

Voici ce qu'il a commis en 2025-2026 pour illustrer les textes autres que les miens.

 

 

Bécassine fait son marché

 

 

Beurré comme un petit Lu

 

 

Joli comme un coeur

 

 

Les Fous du jeu d'échecs

 

 

Un sosie d'Isaure dans le stade de Rennes

 

 

Quand l'arbitre s'appelle Friedrich N.

 

 

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22 septembre 2026

CONSIGNE 2627-03 DU 22 SEPTEMBRE 2026 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN

 

Prosopopée



Faites parler un objet, un animal, une plante. De son environnement proche, de tout, de rien, des sujets que vous trouverez dans la liste suivante. A défaut, truffez son discours de mots ou de noms de cette liste.

 

Alain Souchon - Alléluia - Angela - Annapurna - Arthur Rimbaud - Auguste Renoir - Aveu - Baie des anges - Barcarolle - Belle au bois dormant - Belle époque - Brigitte Bardot - Cassel - Champollion - Concours Lépine - Corrida - Courage - Crème Chantilly - Dame de cœur - Docteur Watson - Dynastie - Edith Piaf - Fifty fifty - Grand nord - Ibiza - La Marseillaise - La Passionnata - Lampion - Le Grand huit - Les quatre saisons - Macha Méril - Mélodie - Moin moin - Parfum de rêve - Petit marquis - Rayon de soleil - René Goscinny - Rêverie - Rêves de gosse - Saint-Exupéry - Souvenir d’enfance - Vœux de bonheur
 


 

 
21 septembre 2026

Choses vues à Rennes le 12 septembre 2026

 

 

- Je voudrais un café et trois bisous dans le cou, s'il vous plaît, dis-je à la serveuse.

- Roger, tu veux bien t'occuper du monsieur ?

- Finalement je vais prendre juste un café !

 

 

Pour prolonger ce que chante Jean Ferrat dans "A Santiago de Cuba" il y a aussi la formulation "Et moi qui danse comme un cageot !"

 

 

Bel autoportrait !

 

 

And how many bottles of good wine has Petrus in his castel ?

 

 

Par contre, toi, en conjugaison, tu n'es pas une lumière ! 

20 septembre 2026

Le Cabaret des Dissipé·es à l'ADEC le 11 septembre 2026

 

Nous avons repris avec grand plaisir le chemin de l'ADEC. Le premier spectacle vu est ce "Cabaret des Dissipé·es", une troupe que nous avons déjà vue et appréciée dans son précédent spectacle "Le Héron et ses automates". Comme on ne m'a pas interdit de prendre des photos, j'en ai pris !

 

 

 

 

 

 

 

 

19 septembre 2026

PAS ENCORE TOUT A FAIT AMNÉSIQUE. 24, Ficelles et autres liens

 


 
Avant de se délasser, autrefois, il fallait délacer le corsage des dames. Ensuite seulement on s’enlaçait, on s’embrassait et plus si affinités dans l'intimité.
 
Il arrivait même qu’on s’attachât à Natacha, qu’on fût passionné par Sonia et si cravaté par Agatha qu’on allait jusqu’aux liens du mariage, ce qu’on appelle parfois, encore aujourd’hui, se passer la corde au cou. Oui, on n’en épousait qu’une (ou un) à la fois. A la sortie de la mairie ou de l’église, tout le monde vous présentait ses ficelles de caleçon – j’ai dû expliquer à un mien neveu que c’était un à-peu-près pour dire « félicitations » -.
 
La route qu’on empruntait ensuite ne manquait pas de lacets, voire de lasser pour certains ou certaines.
 
***
 

 

Les filles sont assez ficelles. Ce sont des malignes en vérité. Elles n’épousent pas les gibiers de potence mais quand l’homme a eu passé la cravate de chanvre autour de son cou et entamé avec François Villon la Ballade des pendus, elles vont cueillir la mandragore ! C’est un puissant analgésique, anesthésique, aphrodisiaque, hallucinogène (rayez la mention inutile - ou pas -).
 
***
 
On reproche souvent aux avares de ne pas attacher leur chien – qui est parfois une chienne - avec des saucisses. Mais s’ils l’attachaient avec une ficelle ou une baguette viennoise, ce serait la même chose.
 
***
 
Quand tu connais toutes les ficelles du métier de cuisinier, on t’appelle cordon bleu.
 
Quand tu connais toutes les ficelles du lèche-bottes blues ou du consensus mou tout au long de la vie, on te décerne le grand cordon de la Légion d’honneur.
 
Si on te demande « cordon siou plaît » c’est que tu es concierge dans les années 30 et que tu détiens la ficelle qui permet d’ouvrir la porte de l’immeuble.
 

 

***
 
On a souvent la gorge serrée quand on tient les cordons du poêle.
 
***
 
Si à la place du viaduc de Millau, l’architecte avait proposé un pont de singe, on l’aurait accusé de faire des économies de bouts de ficelle. Alors que, justement, non : il en aurait fallu pas mal !
 
***
 
A nous tous, vu la crise, on va demander de faire des économies d’échelle. La ficelle est un peu grosse : on ne demande pas aux pompiers d’en faire !
 
***
 
Quand on n’est pas gaulé comme Arnold Schwarzenegger ni beau comme Alain Delon (jadis), il ne vous reste plus que deux choses pour séduire les dames : avoir de l’humour et savoir cuisinier. Chance pour moi : j’ai toujours aimé ajouter de la drôlerie à la vie et je sais confectionner les ficelles picardes !
 
***
 
Si tu connais toutes les ficelles de la manipulation des cordelettes, tu peux devenir prestidigitateur. Mais ne mets surtout pas d’accent circonflexe sur ce mot (prestidigitâteur) sinon tu subiras le même sort que Pas-trique Bruel !
 
***
 
Ne confondons pas le Christophe qui fabrique des marionnettes avec de la ficelle et du papier et celui qui a pondu le sapeur Camember !
 
***
 
En anglais, le mot ficelle se traduit « string » mais personnellement je n’en porte pas.
 
***
 
Soyons sérieux deux minutes :
 
 


 

Il existe en Bretagne un pays fisel qui a vu naître Anatole Le Braz, Glenmor, les sœurs Goadec et les frères Morvan. Et une danse qui porte le même nom.
 
***
 
Le mot « ficeler » figure dans la chanson d’Henri Salvador «Zorro est arrivé».
 
Le mot « ficelle » apparaît dans « Accordéon » de Serge Gainsbourg :
 
Quand parfois il lui massacre ses petits bouton de nacre 
il en fauche à son veston pour l'accordéon 
Lui emprunte ses bretelles pour secourir la ficelle 
Qui retient ses pantalons en accordéon
 
Il est présent dans le titre de la chanson des Charlots «Elle a gagné le yoyo en bois du Japon avec la ficelle du même métal".
 
***
 
J’aurais pu aussi tirer sur la corde – et à la ligne – avec des suites du genre « marabout, bout de ficelle et selle de ch’val » !
 
Mais toute chose a une fin, sauf les ficelles qui en ont deux !
 
Voilà, c’est tout ce que je pouvais dire sur la ficelle. Je sais, c’est pauvre, c’est maigre, mais dites vous que je suis comme beaucoup de monde en ce moment : homme de sac et de corde sacrément mis à sac et sur la corde raide !
 
 
P.S. Et vraiment désolé si cette contribution primesautière vous a mis les nerfs en pelote !
 
 
 
d'après cette consigne : ficelle

 

18 septembre 2026

Choses vues à Rennes fin août et début septembre 2026

 

 

 

- Qu'est-ce que l'Afrique ?

- Une petite flaque d'eau aperçue allée Jean Langlais à Rennes.

 

 

- Ce n'est plus "une équipe de bras cassés" ? On est passés à un niveau supérieur ? Inférieur ?

 

 

 

En attendant les musiciens et les chanteurs·ses au Diapason

 

 

 

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