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Mots et images de Joe Krapov
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31 mars 2026

CONSIGNE 2526-22 DU 31 mars 2026 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN

 
Fabula 


 

Les 8, 9 et 10 mai prochains aura lieu à Rennes le festival « Fabula ». Conteurs et conteuses y proposeront spectacles de contes et autres animations autour de la littérature orale. L’équipe décoration du festival vous invite à jouer avec les mots « conte, conter, conteur » en vue d’afficher des textes très courts sur le lieu du festival.

 

1) Il vous est donc demandé de rédiger des aphorismes, des haïku, des limericks ou de simples phrases avec des jeux de mots à partir du vocabulaire des contes et en jouant avec les homonymes « conte », « comte » et « compte ».

Voici pour vous aider une collecte de vocabulaire réalisée par Anne-Françoise :

Compte-chèques - Compte courant - Contrat à compte d'auteur - Chambre régionale des comptes - Compte personnel de formation (CPF) - Compte joint - Compte épargne temps - Compte de résultat - Règlement de comptes – Compte-gouttes - Compte-rendu - Compte à rebours - Comptes d’apothicaire - Commissaire aux comptes - Compte à découvert - Livre de comptes - Le temps est compté - Trouver son compte - Tenir compte de - Le compte est bon - Rendre compte de quelque chose à quelqu’un Régler son compte à quelqu’un - Faire ses comptes - Pour le compte de quelqu’un - Ne pas demander son compte - travailler à son compte - S’en tirer à bon compte - Etre loin du compte - En fin de compte - Tout compte fait - Au bout du compte - Compte tenu de - A bon compte - Avoir son compte - A ce compte-là - Laissé pour compte - Bloquer un compte - Rentrer en ligne de compte - C’est l’intention qui compte - Les bons comptes font les bons amis - S’établir à son compte - Le compte est bon - Compter sur ses doigts - Apprendre à lire, écrire et compter - Compter pour du beurre - Compter les moutons - Compter les points, les coups - Faire tourner le compteur - Relever le compteur - Remettre le compteur à zéro - Un compteur d’eau, d’électricité, de gaz - Un compteur de vitesse - Le comté, fromage de Franche Comté Comté AOP au lait cru de vache - Comté : on l’aime sans compter – Payer comptant – être content - Conter fleurette - En conter de belles - Conter des sornettes - Ne pas s’en laisser conter – le comte de Monte Cristo - Barbe-Bleue – Peau d’Âne – Cendrillon – ogre – sorcière – balai – petit Poucet – prince charmant - grenouille – Jack et le haricot magique – Pierre et le loup - , etc.

 

2) Si vous n’êtes pas inspiré·e par cette consigne, essayez de légender poétiquement ou humoristiquement les photos suivantes ou imaginez le conte qui est ou pourrait être raconté par chacune des personnes représentées sur les photos.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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30 mars 2026

Le Héron et ses automates par les Dissipé·es à l'ADEC le 27 mars 2026

 

Je me faisais une joie d'aller voir "Cuisine et dépendances" d'Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri à l'ADEC mais il se trouve que la représentation de cette pièce a été annulée. En remplacement, il y avait un spectacle de théâtre d'improvisation. Les Krapov ne raffolent pas de ce genre là mais ils font preuve de curiosité et le vendredi soir à l'ADEC, c'est un peu comme la messe chez les tradis.

 

Eh bien nous n'avons pas été déçus. Nous avons échappé à l'hystérie des matchs d'impro avec lancer de pantoufle, animateur-chauffeur de salle ou je ne sais quoi : ici, c'était plus serein. Surtout il y a avait un effort de mise en scène avec l'histoire de cet inventeur à la Jules Verne qui donne vie à ses automates et les fait vivre le temps de relever des défis divers... dont je ferai mon miel un de ces quatre à l'atelier d'écriture de Villejean !

 

J'ai appris au passage et au retour à la maison qu'il y avait un Héron d'Alexandrie qui faisait le magicien dans la Grèce antique !

 

Comme mon voisin a sorti plusieurs fois son téléphone, j'ai utilisé discrètement moi aussi mon Canon Ixus et le résultat est assez sympa !

 

Bravo et merci aux Dissipé·e·s !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

29 mars 2026

Sur le quai Saint-Cyr à Rennes le 25 mars 2026

 

Dans le provisoire de la vie sur terre, dans la multiplicité des chemins que l'on a pris ou que l'on peut prendre, ce lieu, le quai Saint-Cyr, a pris une valeur très importante : c'est le chemin de "ma maison" ou plutôt de notre appartement.

 

J'y photographie très souvent ce que j'appellerais volontiers des abstractions fluviales, reflets de péniches et de cordages dans l'eau de la Vilaine. J'use et abuse des effets créatifs du Canon Ixus et je ne m'en trouve pas malheureux.

 

Ce jour-là j'étais d'autant plus sensible à cette lumière de fin d'après-midi que je revenais d'une prise de contact avec l'association Valentin Hauÿ pour laquelle les Am'nez zique prévoient de chanter le 24 avril prochain... et plus si affinités !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

28 mars 2026

LOGOGRIPHE DU PALIMPSESTE

 

De tout ce qu’il a empilé comme souvenirs, depuis sa naissance à Étaples jusqu’au blanchissement des tempes qui le caractérise aujourd’hui, le papet a fait un épais tapis.
 
Il a eu une vie simple, bien emplie, à Dieu ne plaise, sans plaies ni bosses d’envergure : pas de jambe cassée sur la piste de ski, pas d’envoi au casse-pipe au Mali ou ailleurs quand il fut appelé à servir sous les drapeaux, pas de mitraillage par des simplets qui se réclament de l’islam, pas de scandale qui lui valût la une du Times – photos en slip à l’hôtel de New-York, estampes japonaises sur son disque forcément dur, vidéo de sieste crapuleuse du pape Pie Sept avec hétaïre épilée – pas d’ambition à la Septime Sévère, aucune invasion autre que touristique dans les steppes de l’Asie centrale, là ou le cow-boy Marlboro dîne.
 
Il n’y a pas de quoi en faire un plat mais d’un autre côté, tout le monde n’est pas forcément apte à devenir Corto Maltese, Jésus le Messie ou Shirley Temple !
 
Le papet, c’est le parfait lampiste ! Une vie lisse et plate ! Même pas eu les palmes académiques, jamais gagnant de pesetas ou de pépites, même aux concours de circonstances, une existence aseptisée, de la petite bière du genre Amstel, Pils ou pisse d’âne.
 
 
Il a empâté avec le temps et l’abus de bonnes pâtes, l’estomac tapissé de pastis ou de Pepsi. Fan de Jean-Marie Pelt, tout occupé à ses semis, il est à la remorque pour ce qui est des applis, des mails, du slam ou des samples mais ça ne le gêne pas de perdre les pétales si sa mie l’aime à la folie sans que ça fasse un pli. La lampe tamisée, une fois alité·e·s, fi de la mise en plis, de la jupe plissée et des points de côté : leurs nuits sont tapissées d’étoiles amoureuses parce que le coeur palpite encore.
 
Et le palimpseste dans tout ça, demanderez-vous ?
 
Il paraît que toutes ces existences humaines, ça n’est pas le Pérou et que tout un chacun, qu’il limât la ferraille ou qu’il Cajamarcât des buts contre Messi, l’Ankou vient lui prouver qu’il était dans l’impasse.
 
- Ton nom est sur ma liste. Il fallait que je passe ! Il est l’heure, déclare-t-il, que ta destinée palisse et que tu trépasses!
 
Et, cette sentence une fois émise, d’un geste ample de sa faux, pour de vrai il l’efface ! Finies la mélasse et l’eau de mélisse, terminés le pilates et la recherche de peau lisse !
 
Peste soit du Psalmiste breton qui sur le parchemin gratté invite un autre nouveau-né à inscrire… la même chanson !
 
 

 

Écrit pour le Défi du samedi n° 916

 

d'après cette consigne : palimpseste


 
27 mars 2026

ÉVOLUTION ?

 

Le Boucher de Cro-Magnon-town s’appelait Martenot. Son échoppe était installée dans la grotte de Last-Cow.

 

C’était un type organisé, ordonné, méthodique voire tranchant. Il avait demandé à sa femme, qui était un peu artiste, de dessiner sur la paroi derrière son étal les animaux dont il découpait la viande et se servait de ces repères pour entreposer sa bidoche. J’écris « sa bidoche » mais c’était en fait notre réserve de viande, ce qu’on ramenait de la chasse et partageait ensuite.

 

- Faudrait voir à pas mélanger le mouton à cinq pattes et la vache folle, le cheval de retour et le bison futé ! Qu’il disait souvent, l’Arsène Martenot.

 

Il n’avait pas déposé le brevet de cette signalétique vu que l’INPI n’existait pas encore en ces temps préhistoriques mais il aurait pu. De fait Martenot était un peu l’inventeur des catégories impératives alors que c’est à Emmanuel Kant qu’on doit les impératifs catégoriques.

 

Son goût du rangement nous a donné plus tard des choses très pratiques comme le bac à légumes dans le réfrigérateur, la cloche à fromage, l’armoire à pharmacie, la cave à vins, le bac à glaçons, la classification Dewey pour les bibliothèques et les tags amusants sur les blogs d’enseignantes qui ne sont pas là pour raconter leur vie mais publient des tas de billets sous « Vive la famille » ou « Petite philosophie du matin ». ;-)

 

C’est fou de penser que nous devons tout aux Martenot. Je ne vais pas ressortir que c’était mieux avant mais la vie était plus simple à notre époque. Il fallait qu’on chasse le gibier pour becqueter, point-barre. On appelait ça « aller au mammouth ». Après, le boucher découpait la viande en taillant des bavettes avec les cuisinières qui les faisaient rôtir sur le barbecue en silex. C’était la même chose chaque jour, on vivait bien, on ne se posait pas de questions et on n’avait pas besoin d’écrire des fake-news à toute heure.

 

De notre civilisation, il n’est cependant resté que les dessins de Christiane Martenot sur les parois de la grotte.

 

Depuis la société a très peu évolué. Du moins si j’en juge par cette représentation ni faite ni à faire, par un nommé Pablo Picasso, d’une tête de taureau bricolée avec un morceau de cuir et une tige de métal !

 

L’art contemporain de nos descendants est particulièrement nul !

 

 

 

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 24 mars 2026

 

d'après la consigne AEV 2526-21 ci-dessous

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26 mars 2026

Au carnaval de Rennes le 7 mars 2026 (8)

 

 

Vous vous êtes là mais... où est Charlie ?

 

 

 

E.T. vouloir rentrer maison ?

 

 

Heula ! Je suis jaloux de cette veste-là !

 

 

 

 

 

 

 

Est-ce que ça se voit que j'ai remis la tête du perroquet de profil ? Surtout, est-ce que j'ai encore le droit de faire de la retouche stalinienne ?

25 mars 2026

La Habanera de "Carmen" de Bizet / par le groupe Caju

 

De me vider la tête à l'aide d'un puzzle de 1500 pièces (!) ne m'empêche pas de turbiner à  l'intérieur d'icelle sur le concept de "vivantothèque".

 

Il se trouve qu'en effet le photographe et le mélomane sont assez semblables à l'entomologiste. Leur grand plaisir dans l'existence est d'aller à la chasse aux papillons !

 

Mais que faire des trésors ramenés de leurs expéditions ? Je suis bien d'accord sur le fait que "On ne t'a rien demandé, Joe Krapov !". Il y a peut-être une raison ou des raisons à l'absence sur la toile d'images et de vidéos de ce groupe de jazz excellent, Caju, que j'ai entendu avec grand plaisir au Noroît l'autre jeudi. Si on veut bien me les dire, j'écouterai et j'effacerai ce billet si cela m'est demandé. C'est une histoire de liberté et de partage. J'ai pris celle de photographier et d'enregistrer ce concert pour ma "vivantothèque".

 

Et donc je suis peut-être le seul possesseur de ces belles photos et de cet enregistrement pirate qui témoignent d'un moment suspendu de paix, de bonheur et de communauté humaine d'un soir. C'est dommage, non, de garder cela pour soi seul ?

 

Soyez les bienvenu·e·s dans  mon muséum !

 

 

 

 

 

 

 

La prestation était donnée au Noroît à Rennes dans le cadre du Festival "Quartiers en scène" lors de la soirée "Solidarités en scène" organisée par le Secours populaire français.

 

24 mars 2026

CONSIGNE 2526-21 DU 24 mars 2026 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN

 

Renc'art avec l'art

 

Le jeu "Renc'art avec l'art" repose sur 22 reproductions de tableaux ou de sculptures au format carte à jouer.  Chaque écrivant·e en reçoit sept puis en choisit une dans le lot.

 

Comme dans le jeu, on lui demande de décrire rapidement ce qu'il a sous les yeux, sans utiliser les mots du titre ou le nom de l'auteur.

 

Ensuite pour chacune des oeuvres il s'efforce de la résumer en un mot dont il espère qu'il fera deviner aux possesseurs du lot d'images celle qu'il a en main.

 

On se trouve donc en possession de sept ou huit mots, d'une description et de sept cartes.

 

Il est demandé avec cela de faire dialoguer deux des oeuvres de sa série ou d'écrire une histoire, un poème, une nouvelle qui sera illustrée par deux seulement de ces images.

 

Cliquez sur les images pour les agrandir

 

 

 

 

22 mars 2026

Albert Meslay au Noroît à Rennes le 19 mars 2026

 

 

Il y avait plein de raisons pour lesquelles je souhaitais y aller à ce concert !

 

D'une c'était dans le cadre de Quartiers en scène, un festival annuel dont on aime la philosophie et au cours duquel on a toujours vu des spectacles de qualité : je me souviens encore avec émotion de celui de la Cie Patrick Cosnet, "Le Retour des cigognes", de son hommage à Pierre Perret ainsi que de ce spectacle de chansons " J'ai mangé du Jacques".

 

De deux c'était au Noroît, à côté de chez nous. De trois c'était en soutien au Secours populaire. Et surtout j'avais envie d'entendre "La Tête à l'Est" et de réentendre Albert Meslay. Il est toujours très bon, l'ami Albert : ce fut un régal de bons mots entre Alphonse Allais - l'Albertmondialiste est membre de la très sérieuse académie consacrée au maître - et Raymond Devos. Avec des sujets d'une actualité brûlante (comme le Groenland !) ;-)

 

(à suivre)

 

 

 

 

 

21 mars 2026

HARPAGON EST PLUTÔT VERT !

 

La Façon
Dont les gens
Dépen-
Sent leur pognon,
C’est pas mes oignons !

 


Toutes leurs courses
A l’échalote,
Leur vider de bourse
Et de cagnotte
Pour acheter de la gnognotte,
Ça m’indiffère !

 


Grand bien leur fasse aux fesses
S’ils gagnent des radis
Et passent leur samedi
A les claquer
En échange de paquets !

 


Tant mieux si ça les botte
De jouer « Hercule poireaute »
Pour le nouveau smartphone
Ou bien pour voir en vrai la petite Charlotte
Chanteuse quasi aphone !

 


Mais si nos livrets A
Servent à fabriquer des centrales nucléaires
Dont on enfouira
Les déchets sous la terre
Je crois que je vais arrêter
De faire des économies
Et tout dépenser moi aussi !

 


Vive l’oniomanie !
Vive l’autonomie !
Vive l’automne omis !
Vive le printemps là !
Vivent l’amour et la fête,
Le beurre dans les épinards
Et l’oseille... dans nos assiettes !


 

 

Écrit pour le Défi du samedi n° 915

 

à partir de cette consigne : oniomanie

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