je sais que vous fîtes toujours ce que vous pûtes pour maintenir au plus haut la qualité et la bonne tenue des défis du samedi.
Mais là, avec cette "hétaïre", vous avez dépassé les bornes de derrière les limites !
Moi qui ai écrit des tartines bien plus longues que la madeleine de Proust, je suis quasiment certain de n’avoir jamais employé ce gros mot-là et, putain de bordel de merde, ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer !
D’autant que je n’ai absolument rien à dire sur le concept de vénalité. Alors je vous le dis franchement, pour que je participe au Défi du samedi n° 908, il faudra me payer cher !
Ça aurait pu être exaltant, Paris, mais le type n'avait que vingt ans. Les Champs-Élysées, la tour Eiffel, le Louvre n'exerçaient aucun attrait spécial sur lui bien qu'il vînt de province. D'ailleurs, il y retournait chaque fin de semaine dans sa famille, là-haut dans le Pas-de-Calais. Car c'est là qu'il avait ses potes. Enfin, les potes de son frère avec qui il faisait de la musique dans son plat pays. Oui, c'est vrai, ils jouaient comme des brêles. Guitariste-chanteur, électrique la guitare, progressive la musique, on se demande bien pourquoi puisque ces vingtenaires des années 70, bien que sympathiques, ne se projetaient nulle part. Aucune envie réelle de succès.
Allez comprendre comment et pourquoi ce même individu, cinquante ans plus tard, en est rendu à écrire des partitions pour l'accordéon et est hanté de toute son âme par le fantôme d'Isaure Chassériau, une bourgeoise du XIXe siècle peinte de façon académique par un disciple d'Ingres. Pourquoi se demande-t-il, devant cette image de l'Institut ou siège l'Académie française, si c'est le grand père de la fille en rose, Alexandre Duval, qui traverse dans les clous d'un Paris curieusement désert.
Il n'y aurait rien de nostalgique dans un retour à Paris, juste les pèlerinages idiots du blogueur qu'il est devenu et qui s'est passionné un temps pour la rencontre de Verlaine et Rimbaud chez les Mauté de Fleurville, rue Nicolet. Une autre déambulation quelque peu gnangnan pousserait ses pas vers l'impasse Florimont où un autre maître du langage et de la chanson, Georges Brassens, trouva un refuge assez longtemps pour y pondre des rengaines devenues peut-être immortelles. Sauf que ses ritournelles, à l'heure du rap et du hip-hop apparaissent vraiment vieux jeu aux jeunes habitants actuels de Paname. Et d'ailleurs qui connaît encore aujourd'hui Ménilmuche ou Pantruche ? Qui cause en argomuche dans un tabac-buvette sur un fond de piano à bretelles ? Même le juke-box a disparu !
Qu'est ce qui restera de la capitale dans le cœur de ce Ch'ti finalement exilé en Bretagne ? Pas de fêtes grandioses, pas d'amours capitales dans le petit studio, mais du temps incroyable dépensé à s’en mettre plein les yeux dans les cinémas du quartier latin ou de Montparnasse, dans les salles de concerts de rock où l'on envoie du son bien fort, où l'on entend tout un monde de gloires à cheveux longs devenus aujourd'hui d'énormes dinosaures chauves.
Il ne s'étonne pas que les choses aient tourné au profit d'une blonde unique : c'est le lot de chacun. Il ne regrette pas toutes ces rues incertaines dans lesquelles Patrick Modiano a fait sonner dans ses romans les échos d’époques moins glorieuses. Sous le ciel de Paris, la Seine suit son cours, Bruant ne brame plus dans le fameux Chat noir. On ne s'étonne plus des choses qui adviennent.
Mais loin des lumières de Paris, les printemps sont aussi très jolis en province. L'air est plus pur, l'esprit ne perd rien ne change, on rigole et maintenant on passe sa vie en vacances. Alors, d'une certaine manière, sur ces années de brume, sur cette période irisée, flottante, il ne versera pas de larmes, n'éprouvera pas de douleur posthume. C’était une étape, un tremplin. Dans ce musée à ciel ouvert, il n'a été qu'un visiteur parmi d'autres.
Que Jean Boyer et Werner R. Heyman me pardonnent d'avoir plaqué d'autres paroles sur leur immortelle rengaine, "Les Gars de la marine", extraite du film "Le Capitaine Craddock" (ça ne s'invente pas !) mais je suis un spécialiste de la chanson "timbrée".
Et que la fondation M**l*ns*rt ne cherche pas de noises aux auteurs de ce nanard de 1931. Notre ami Archibald n'apparaît qu'en 1941 dans les aventures dessinées du petit reporter en culottes de golf ! A moins d'inventer le plagiat rétrospectif, il n'y a pas d'argent à se faire sur ce coup-là !
Nous travaillons à partir de mots extraits d’une chanson de Jean-Roger Caussimon, «Paris jadis», et de onze images signées Fircsa qui vont tourner : on ne découvrira une nouvelle image que toutes les cinq minutes.
La façon d’utiliser ce matériel est totalement libre ce soir !
Quel boulot, mais quel boulot elle ne me donne pas, cette chorale !
Mais quel plaisir aussi d'entendre sur l'enregistrement du concert très réussi le petit "hum" de plaisir d'une spectatrice juste avant les applaudissements !
Je dépose à la suite deux ou trois images du diaporama qui valent d'être regardées séparément.
La ligne B du métro rennais ira-t-elle un jour jusqu'à Saint-Malo ?
Un petit travail de collage numérique par Jean-Émile Rabatjoie !
"La vidéo d’un nuage iridescent filmée dans la ville d’Haïkou, en Chine, a fasciné, dimanche 21 août 2022. Un phénomène météo rare et spectaculaire mais dont les couleurs semblent avoir été retouchées sur les images publiées en ligne."
Gemini est le nom de l'Intelligence artificielle de Google. Voici ce que j'y ai trouvé le 17 janvier avec l'interrogation "Joe Krapov et l'oncle Walrus".
Hé ben ! Soit il y a encore du boulot pour cette pauvre machine, soit on a été bien piratés ! ;-)
Evidemment, après d'autres interrogations de la bête, quand on revient à la première question elle fait disparaître Jean-Pierre Duffour.
Comme quoi Michel Audiard avait raison de dire : "Je parle pas aux cons, ça les instruit !". ;-)
24 janvier 2026
Comment ? Seulement 14 photographies de graffitis sur 15000 clichés pris en 2025 dans ma photothèque ?
Vous êtes fâchés ou quoi, les vandales urbains ? Ce sont les commentaires ironiques ou amusés que je dépose sous vos oeuvres qui vous dissuadent de m’écrire ? Ou c’est la police des m(oe)urs qui vous a mis le grappin dessus ?
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Bien évidemment, je n’ai encore pas eu le temps cette semaine de concocter un livret électronique à partir de ces photos et de celles des années précédents. C’est pourquoi je vous livre juste une petite anthologie des échanges que l’on peut trouver sur mon blog entre un graffiteur anonyme et cet autre anonyme qu’est Joe Krapov (JK)
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- Brest antifa : eat the fafs not the pigs
JK - C'est bien, les Brestois-mêmes, mais vous feriez bien de lutter aussi contre le remplacement de la langue française par l'anglo-américain !
- Pas de chance, je ne suis pas dans un film Disney
JK - Tu voulais jouer quoi ? Le 101e dalmatien ?
- Bourgeois, c’est à cause de toi que je bois !
JK - C'est la plus mauvaise excuse que j'aie jamais lue !
- Tous le monde déteste la police
JK - ... et encore plus l'orthographe !
- Je suis contre ta mère
JK - Tout contre ?
- Il faut arrêter de tout interdire car je n’arrive plus à tout désobéir
JK - Trop bien !
- Prends ton gilet, on quitte le navire
JK - C'est le culte de Râ ?
- De l’amour, putain !
JK - Tu en auras peut-être si tu le demandes plus poliment et si tu arrêtes d'écrire sur les murs !
- L'éducation est plus puisant que la réprétion
- Je suis tout à fait d'accord avec toi mais je te donne deux heures de colle pour que tu révises ton orthographe.
- Guillaume aime Valentin
JK - Si vous saviez comme on s'en fout de vos histoires, de leur histoire… et comme on aime qu'un mur reste propre dans un jardin public intemporel !
- Tu travails trop
JK - Du coup, t'en oublis tes conjugaisons !
- De l’in sol lance
- Puisqu'on me donne le droit d'être insolent, je ne ferai pas le mur : "Retourne à l'écolle apprendre l'orthograffe !"
- La pression il vaut mieux la boire que la subir
JK - Tout à fait d'accord ! Hips !
- Fans de Muscu Sales Gays
JK - Et c'est qui d'abord, ce Muscu ?
- La bière est la preuve que Dieu existe
JK - Et tant qu'à faire, la tarte au maroilles de Joe Krapov aussi ! ;-)
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Le plus beau graffiti rencontré est quand même ce poème de Marwan Makhoul vu à Parthenay l’été dernier :
P.S. Pour voir la totalité des sept pages publiées, c’est ici :
Joe Krapov est poète, humoriste (?), musicien à ses heures et photographe à seize heures trente. On trouvera ici un choix de ses productions dans ces différents domaines.