Robert Walser, le vagabond prolétaire / Claude Bernhardt
On pourrait croire, à lire les billets que j'accumule sur ce blog, que j'émets, j'émets, j'émets comme le font tous les influenceurs actuels.
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Je ne fais pas que cela. Tout ce qui m'entre par les yeux et par les oreilles éveille de la curiosité en moi et ce spectacle vu à Faux-la Montagne dans des conditions peu idéales a été prolongé ensuite, de retour à la maison, par la lecture de "Vie de poète", un recueil d'une vingtaine de proses que je vous recommande et par "Promenades avec Robert Walser" de Carl Seelig, un ouvrage très surprenant car nous immergeant dans un paradis helvétique à l'abri des horreurs de la guerre et du monde de 1930 à 1956 ! Une espèce de guide de voyage, en fait !
J'ai aussi entamé "Les Enfants Tanner", un roman "familial" mais le style de cet écrivain suisse est "rousseauiste" en diable. Ce sont des "Confessions", très naïves, un peu "brut de décoffrage " d'un type qui ne trouve pas sa place dans la société suisse des années 1910-1930 et finit par se faire héberger dans un asile psychiatrique où il fait une croix sur sa carrière littéraire, tout comme Rimbaud a oublié ses "rinçures" en Abyssinie ("et du Calvados réunis", ajoutent les fans de Fernandel).
Il y a quand même quelques perles comme cette histoire du clou dans "Pièce en chambre", le "Discours à un bouton", les portraits de "Madame Wilke" et "Marie".
François Bon qui a lui aussi une passion pour cet auteur a fait une vidéo de présentation. Sa lecture de "Pièce en chambre" est à 4'02.
Je mets à la suite une émission de France-Culture que j'écouterai une de ces longues soirées d'hiver "où je m'ennuierai ?".