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Mots et images de Joe Krapov
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28 février 2026

EST-CE MA FAUTE SI JE SUIS PERDU ?


Toutes les voies du labyrinthe
Ne sont sans doute
Que des routes 
Vers la déroute,
Vers une fin plus ou moins feinte
Où notre âme sera défunte.
 
Eh quoi ? C’est donc là notre sort
De servir de tortore
A ce vieux Minotaure ?
 

 

A force de tours et détours
Dans cet endroit où l’on se perd
Et s’exaspère 
Et désespère
Aucune magie n’opère,
Pas même par le père
Qui est aux cieux
Et chutera
Avec son fils 
– Dédale, Icare, de mémoire - :
L’un crève la dalle,
L’autre décarre.

 

 

A force de tours et détours
Ne se tresse que la détresse :
Il faut, désemparé,
Marquer l’arrêt
Pour finalement se retrouver
Au bout de ces errances 
En pleine déshérence.
Après toute quête de sens
Vient la déliquescence,
Après toute question 
Vient la déréliction
Et la dernière aubade 
Est une dérobade.
 
Entre les murs
Aucun indice ;
Pas de sirène comme pour Ulysse
Qui chante l’heure de la sortie,
Pas un murmure
Et l’on déchante.
 

 

D’autres l’ont dit bien mieux que nous :

 
« En ce lieu régnait le silence.
Bientôt nous gagnait le délire :
On entendait des airs de lyre
Dans ce désert
Alors qu’en fait
Tout se Thésée ».
 
Parmi ce défilé 
De parois monotones
Le héros désolé
Mesure son dénuement 
Avant le dénouement :
Sa vie ne tient qu’à ce fil rouge
Qu’Ariane l’autochtone
Lui a filé ou refilé.
 
Et même quand tout finit bien -
Monstre combattu puis battu
Et amoncelé en détritus -,
Il n’y a pas de fin heureuse 
Comme souvent dans « Boule et Bill » :
 
L’équipage débile
Oublie la malheureuse
Sauveteuse
Sur le rivage !
Quel piteux sauvetage !
 
 
- #Balance ton port !
Déporte-toi, retourne-z-y !
Hurle Circé
En fond sonore.
 
On a tant de mythes au logis
Que cette histoire me troue
Ou qu’elle me détruit.
 
Débarrasser le monde, 
Venir à bout du monstre
Et partir solitaire !
Y a-t-il plus désolant ?
 
Chanter les Filles des Forges ?
Offrir du sucre d’orge 
Aux amis diabétiques ?
Ou raconter Saint-Georges
En cent variations stylistiques ?
 
Belles statues d’albâtre
Je vous laisse débattre
De cela...
Ou vous en battre
Les coulpes !
 

 

Écrit pour le Défi du samedi n° 912

 

d'après cette consigne : labyrinthe

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27 février 2026

A Paris en avril 1984

 

La pellicule débute avec une déambulation au long de la rue Gay-Lussac, sans date précise que 1984 mais postérieure au mois de mars. Je sais maintenant que ce monsieur est l'autre célébrité de Saint-Léonard-de-Noblat !

 

 

 

 

Je me retrouve ensuite au jardin du Luxembourg par une belle journée de printemps. Torse nu, bronzette et pieds dans l'eau, les Parisiens et Parisiennes attendent un Doisneau ou un Martin Parr mais ils ne trouvent qu'un jeune homme, marié de frais, qui ne sait pas encore bien ce qui l'attend et saisit ces moments de tranquillité béate dans la grande ville.

 

 

 

 

 

Mais c'est bien un moment de bascule, un peu plus gai que ceux imposés par Georges Simenon aux personnages de ses "romans durs" : c'est à la fin de cette pelloche en effet que figurent les premières photos que j'ai prises à Sablé lors de ma prise de contact avec celui qui deviendrait mon premier patron - avant lui je n'eus que des patronnes ! ;-)

 

 

Figure là aussi, au retour de la Sarthe, une dernière photo de la rue de Louvois avec une traction avant Citroën garée devant la Phonothèque nationale. Après la galerie photographique, le portail du 4 est ouvert. C'est là que j'ai bossé, au 3e étage, au C.C.O.E., pendant dix ans. Le n° de la clé était 130. Je la prenais à la loge du 58 rue de Richelieu mais bon, vous n'en saurez pas plus ! Vous me connaissez, je ne suis pas ici pour raconter ma vie !

26 février 2026

Monte là-d'sus et tu verras Montmartre en avril 1992 !

 

Grande discussion hier après la visite de Mme Anita à propos du calendrier de notre existence. Comme nous ne tenons pas de journal de bord ce sont les photographies qui nous servent de repère. Je précise donc à Marina B. que notre premier voyage aux châteaux de la Loire a eu lieu en 1986. 40 ans déjà !

 

Je m'étonne aussi de ne pas mettre la main sur les premières photos de Sablé que j'ai sans doute dû prendre en 1984 lors de mon "entretien d'embauche". Finalement je les retrouve, non nommées, dans une pochette marquée "Étretat-Lannion".

 

Quant à savoir ce que nous sommes allés faire à Étretat et avec qui ? Mystère !

 

Aussi hier soir je vais voir sur l'ordi où j'en suis de mes propres travaux de numérisation * et je vois que je n'ai pas traité deux pochettes de négatifs de 1992. C'est maintenant chose faite pour la première, un petit reportage sur la faune du Sacré-Coeur en avril 1992 !

 

* Comme je rephotographie des négatifs il faut ensuite appliquer un filtre dans un logiciel pour en faire des positifs et recadrer-améliorer chaque image

 

 

Partir d'Afrique et se retrouver à vendre des Schtroumpfs à Paris !

 

 

 

 

 

Il vendait des cartes postales... mais aussi des crayons !

 

 

Si jeunesse savait...

 

... si vieillesse pouvait !

 

 

 

25 février 2026

D'un grenier l'autre : Mozart

 

 

 

 

 

Je crois avoir à peu près terminé le sauvetage en MP3 de la discothèque de mes beaux-parents. Cela représente 121 unités, CD et disques ou coffrets en vinyles confondus. Enormément de Beethoven, de Chopin et de Mozart. Il y en avait beaucoup plus mais nous les avons laissés au fils d'un cousin qui a lui aussi une grande passion pour la musique classique.

 

Et donc, tant qu'à faire de redonner vie à des musiques stockées dans une maison vide (ou plutôt en cours de vidage-vidange !) j'ai redescendu aussi ceux des disques vinyles que nous avons stockés nous-mêlmes au grenier. Beaucoup de Dvorak, de Vivaldi chez moi et de Mozart chez Marina B..

 

Parmi ces trésors anciens les airs du Grand échiquier de Kiri Te Kanawa m'ont retapé dans l'oreille, notamment celui extrait de l'acte 1 du Singspiel "Zaïde" que nous avons vu l'année dernière sur Arte avec Léa Desandre dans le rôle-titre.

 

 

Le titre exact du morceau est "Ruhe sanft, mein holdes Leben". Il existe sur Youtube une version filmée en public mais la qualité sonore est moins bonne que sur l'enregistrement. Vous aurez donc droit à une vidéo à image statique pour entendre "Doucement, repose toi jusqu'à ce que ton bonheur se réveille" ! Bonne écoute à vous !

 

 

24 février 2026

Tourterelle et mimosa à Rennes le 24 février 2026

 

Enfin une vraie grande journée pleine de soleil et de ciel bleu ! Après avoir immortalisé la tourterelle depuis notre deuxième étage, je suis descendu dans notre jardinet immortaliser les contrejours du mimosa.

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 février 2026

Le mimosa est dans les choux ! Rennes le 23 février 2026

 

Mais qu'est-ce qu'il me fait, cet idiot ? On a eu cinq minutes de soleil ce midi - après 37 jours de pluie sur toute la France ! - et j'en ai profité pour tester le mode macro du Kodak AZ 528 sur le bouquet de mimosa ramené du jardin par Marina B.

 

Je viens de dépoter ces photos sur l'ordinateur et - horreur, malheur, salsa du démon ! -, à part la première, tout est surexposé ! Pas démonté pour autant, j'ai essayé de ramener la couleur jaune dans la photo des monstrueuses boules blanches !

 

J'ai dû forcer sur autre chose quelque part !

 

 

 

 

 

 

 

On a encore du boulot. Peut-être bien qu'On ferait mieux de lire le mode d'emploi du truc ! ;-)

 

22 février 2026

Les Blasons de Parthenay (Deux-Sèvres), vus le 25 juillet 2025 (1)

 

J'ai mis cela de côté mais je m'étais promis de revenir sur ces jolis blasons accrochés au-dessus des portes à Parthenay, ville où nous avons fait étape l'été dernier avant de descendre dans la Creuse.

 

En effet, il n'y avait que deux panneaux explicatifs sur le parcours. Je les ai photographiés mais les descriptions qui y sont faites ne correspondent pas forcément aux écussons accrochés dans la ville !

 

Je ne promets pas d'être exhaustif et de publier toute la série de vingt photos mais grâce à la recherche par image de M. Google, on en saura un peu plus sur certains d'entre eux !

 

Blason de la famille de La Haye (Normandie)

 

ou emblème de la ville de Mertzwiller (Bas-Rhin)

 

De gueules au chevron d'or accompagné de trois coquilles d'argent.

 

 

Armoiries de Jeanne d'Arc

 

ou Blason de la ville de Sainte-Catherine-de-Fierbois (37)

 

D'azur à une épée d'argent garnie d'or mise en pal et ferue dans une couronne royale du même, accostée de deux fleurs de lys aussi d'or.

 

 

Emblème de la famille de Dercé

 

D'argent à deux fasces de gueules, accompagnées de neuf merlettes de même posées en orle 4, 2 et 3.

 

J'adore ce langage !

 

 

Armoiries de Lionel d'Anvers

écartelé en 1 et 4 d'azur semé de fleurs de lys d'or et en 2 et 3 de gueules aux trois léopards d'or au lambel d'argent, chaque pendant chargé d'un canton de gueules, brochant sur le tout. C'est une brisure des armes d'Edouard III

 

 

Blason de la commune de Xaintrailles (Lot-et-Garonne)

 

Armes de la famille Poton de Xaintrailles (ou Pothon)



Écartelé : aux 1 et 4 d'argent à la croix alésée de gueules, aux 2 et 3 de gueules au lion d'argent.

 

P.S. Cette balade dans les quartiers de noblesse est plus reposante que le suivi par les Krapov, "à dose homéopathique", des épisodes de la série "la Voisine danoise" sur Arte (4 vus et, heureusement, il n'y en a que 6) !

 

21 février 2026

FAIRE DU KAYAK A GAILLAC


 

 

Aujourd’hui je ne me sens pas de taille à réenfourcher le vélo de la si nécessaire réforme orthographique.
 
Et pourtant le mot de la semaine, « kayak », nous montre une fois encore qu’il y aurait de quoi simplifier nos pratiques. En témoignent les différents exemples d’écriture du même son « y » qui figure au milieu de ce palindrome.
 
Oyez, mes ouailles de l’Ohio, le bruit du vent dans les oyats ! Car figurez-vous qu’on peut faire du kayak à Gaillac (le Tarn y coule).
 
On peut aussi s’emmêler les crayons à Cavaillon en inscrivant le prix du melon.
 
Sauf s’il s’agit de cruauté on utilise rarement les mots « noyade » et « poilade » dans la même phrase, à moins qu'il s'agisse de quelqu’un qui, ayant abusé du Noilly Prat, s’est noyé à Noisy-le-Sec (le canal de l’Ourcq y roule ses flots impétueux).
 
Il est rare aussi qu’on offre une bouillotte à un coyote, même pour son anniversaire.
 
A force de crier « Chauve qui peut ! », quelquefois les voyous n’ont plus un poil sur le caillou.
 
Si nous n’apercevons dans cet infâme bouillon que des gros couillus et des grands couillons, courage, fuyons ! Car au Tord-boyaux la boustifaille est effrayante, la cancoillote est effroyable. Et le patron s’appelle Bruno !
 
A Trifouilly-les-Oies les jars sont du genre bruyant (ou "genre bruyants" comme on dit aujourd’hui) surtout quand une poule a trouvé un couteau ou une pie voleuse un brillant issu des joyaux royaux.
 
Quand le doyen perd ses moyens la Faculté, très vite, est en faillite.
 
 
- Que me baillez-vous là, ô belle bayadère ? demande Clément Ader qui pourtant ne manque jamais d’air.
 
- Si, si je vous assure ! L’agent immobilier nota dans son cahier « La peinture est écaillée, le chauffage inopérant : il faisait tellement froid que même le lait caillait ! ».
 
Champagne et paillettes pour la naissance du bébé, tellement trognon dans sa layette !
 
Le caillassage des Mayas et les coups de maillet qu’on leur assena furent le meilleur moyen pour les faire disparaître, eux et leur marmaille.
 
Bâillonnée à Bayonne, la baronne s’empare d’une baïonnette et transperce les boyaux de son ravisseur, un pourtant très fort boyard.
 
On peut être une joyeuse souillon et aimer les tissus soyeux. On peut être en haillons et soulever le hayon arrière de la Toyota qui ne bouge pas d’un iota dans une rue de Bahia ou la Baya bâilla avant de brailler « Débraye ! Timélou Lamélou Pompon Tamalou ? Le moteur est à l’avant ! ».
 
 

 

Tandis que les moutons de la ferme de Nana Fafo s’égaillent dans la nature nous nous égayons des mésaventures qui arrivent à l’agneau lorsque s’en vient le loup.

 
Qui a fait cette tache de mayo sur ton maillot, sieur Ronchonchon ?
 
Quelle est la paye de Popeye ? Combien palpe-t-il d’oseille pour tenter de nous faire accroire qu’il y aurait du fer dans les épinards ?
 
Y a-t-il des hyènes à Cayenne, cité païenne et giboyeuse où mes aïeux, gardiens du bagne, vécurent heureux ?
 
Y a-t-il des lionnes dans l’Yonne qui bouillonne quand sur ses bords se pose le cirque Bouglione ?
 
Y’eut-il assez de cuillères hier à Hyères pour la fête de la gougère sans gruyère ?
 
Sous un camaïeu de bleu dans le ciel d’Hanoï est-ce avec Anna de Noailles ou avec Pio Marmaï que Pierre Corneille foleye ?
 
Revenons pour finir à notre kayak et acceptez mes humbles excuses. J’eusse pu en effet traiter ce sujet bien plus brièvement en évoquant la qualité palindromique de ce vocable dans un poème de juste cinq vers. Ça vous aurait fait des vacances !
 
Bob fait du kayak à Laval *
Tandis qu’Alain
S’essuie les mains
Avec un morceau de sopalin
Dans la Drôme
 
 
* La Mayenne y suit son cours
 
 

Écrit pour le Défi du samedi n° 911 d'après cette consigne : kayak
20 février 2026

Les Trompettes de Fallope vues et entendues à Nantes le 14 février 2026

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Trompettes de Fallope, fanfare née sur les bancs d'amphithéâtres de la Faculté de médecine de Nantes. Je crois que les dames de Fadièse Mitoute ont encore de la route à faire avant d'être débarrassées de l'humour carabin !

 

Est-ce que vous avez mis Lola au répertoire, les gars ? Non, pas celle de Jacques Demy, celle de Renaud Séchan !

 

"Lolita défends-toi fous-y un coup d'rateau dans l'dos Attends un peu avant d'te faire emmerder Par ces p'tits machos qui pensent qu'à une chose Jouer au docteur non conventionné J'y ai joué aussi, je sais de quoi j'cause"

 

En même temps, même si je suis iatrophobe, je ne vais pas leur jeter la pierre à ces jeunes gens qui sèment la joie sur la place Graslin quand, bien souvent, c'est bien connu, rappelle-toi, Barbara, il pleut sur Nantes !

 

Pour les entendre et les voir bouger, c'est ici !

19 février 2026

Choses vues à Nantes le 14 février 2026 (2)

 

 

Avec le pied ?

 

 

Merde alors ! J'ai appris ce jour-là que le général Cambronne était né à Nantes !

 

 

 

 

... ou enfermez-les tous !

 

 

 

Notre amie la duchesse Anne, toujours fidèle au poste !

 

 

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