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Mots et images de Joe Krapov

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4 mai 2026

La Fontaine de Max Ernst à Amboise vue le 16 avril 2026

 

C'est vrai : ce séjour à Nantes, Blois et Amboise ne visait pas à retrouver les traces d'artistes chers à nos coeurs. Les châteaux de la Loire évoquent surtout les rois de France et par chez nous on est aussi du genre "no kings" ;-).

 

Simplement, d'avoir vu récemment ce documentaire sur Max Ernst

(https://www.arte.tv/fr/videos/124812-000-A/max-ernst-le-surrealiste-et-le-monstre-fasciste/)

a sans doute été pour quelque chose dans ma décision d'aller en excursion à Amboise où se trouve aussi la fontaine créée par ce peintre-sculpteur surréaliste à l'inventivité étonnante. Il l'a intitulée "Aux cracheurs, aux drôles, au génie". Elle est assez jolie, finalement, avec ses tortues cracheuses et son côté "temple du soleil" !

 

 

 

 

 

 

 

P.S. J'avais complètement oublié que dans l'oeuvre de Max Ernst figurait ce tableau iconoclaste : la Vierge Marie corrigeant l'enfant Jésus" ! 

 

 

 

 

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3 mai 2026

ENTRE NANTES ET BLOIS (2)

 

CHAPEAUX HATTITUDES

 

 

Dans ce magasin de modiste

La patronne se prénomme Brigitte

Mais tout le monde l’appelle « Bibi »

 

 

COUR DES MIRACLES

 

 

Par plaisanterie une fourmi

- C’était une fourmi qui savait l’orthographe et la calligraphie -

A posé un écriteau :

« Mur à ne déplacer sous aucun prétexte ».

 

Les ouvriers sont venus.

Ils ont lu.

Ils ont obéi

Et construit l’hôpital derrière

Ce vestige d’un autre temps.

 

J’ai trouvé un nom pour ce monument :

« Le décapité récalcitrant » !

 

 

LES PETITES BALADEUSES

 

 

Le mystère de la femme sans corps :

Cinq D….. dans une M…

 

(comme au jeu du pendu, remplacez les points par des lettres)

 

Solution :

Cinq doigts dans une Main

Soit

Dix doigts dans les deux mains

et, devant, des semelles :

 

« Je m’en allais, les poings dans mes poches crevées » !

 

 

LA TAVERNE DES AVENTURIERS

 

 

Nul n’est censé ignorer la Loire :

Ici personne jamais ne cherche la bagarre.

Tout le monde sait que nos nefs

Ne sont en fait que des gabares !

 

 

 

Pondu le 28 avril 2026 à l'Atelier d'écriture de Villejean

 

d'après la consigne 2526-24 ci-dessous

2 mai 2026

LE DÉFI DU SAMEDI EST-IL UNDERGROUND ?

 


Nous voici rendus de nouveau dans cette fin de l’alphabet où le choix des mots devient si limité que l’animateur de ce défi dictionnarien du samedi est contraint de puiser dans les vocables d’une autre langue pour faire plancher l’araignée que nous avons dans le plafond.
 
Je me souviens avec presque regret d’une prolixe défiante qui poussait ici jadis à cause de cela des cris d’orfraie. J’allais écrire des cris d’or frais d’après la ruée mais la ruée vers Laure est copyright Pétrarque.
 
Ce n’est pas à cause de ce franglais envahissant que je vais botter en touche aujourd’hui. C’est à cause de l’étiquette, de la manie de coller des étiquettes et des définitions sur toute manifestation de l’esprit humain.
 
Êtes-vous, sommes nous underground ?
 
S’affranchit-on ici des règles esthétiques traditionnelles et des valeurs établies ?
 
La réponse est « Non ». C’est la liberté qui règne. Et au diable les règles quand il s’agit, comme le chante Anne Sylvestre d’« écrire pour ne pas mourir ».
 
Par contre les valeurs établies, de Proust à Michel Houellebecq, on a le droit aussi, dixit Daniel Pennac, de ne pas lire quand on suspecte qu’on va s’emm’nuyer !
 
Reste-t-on en marge des circuits de production et de diffusion habituels ?
 
Oui, et c’est tant mieux. On n’a pas de comptes à rendre aux milliardaires activistes proches de l’extrême-droite qui investissent dans les médias.
 
Sinon "Underground" est un film d’Emir Kusturica dont la musique signée Goran Bregovic est très chouette mais je ne sais pas si j’arriverais à le revoir – j’ai le dévédé -.
 
Sinon, oui, "underground" dans le sens de « métro », j’aurais pu vous chanter « Le Trou de mon quai » mais je l’ai déjà fait en mai 2021 :
 
 
Le Poinçonneur des Lilas ? La Jeune fille du métro ? Le Meeting du Métropolitain ?
 
Allez, parce que c’est vous et que l’underground se permet tout y compris les drogues interdites et les hors sujet, je vous gratifie du «Tango stupéfiant» de Marie Dubas enregistré samedi dernier en public dans mon salon de thé culturel préféré.

 

 

Écrit pour le Défi du samedi n° 921 d'après cette consigne :

Underground

30 avril 2026

ENTRE NANTES ET BLOIS (1)

 

L’HEUREUX HASARD

 

 

L’heureux hasard n’existe pas.

Il faut toujours aller chercher,

Marcher, lever le nez, les yeux,

Regarder dans les coins, dans les cours,

Derrière les vitrines.

 

C’est comme un arc-en-ciel,

Une rencontre rare,

Un moment suspendu.

 

Quelque part dans la nuit

Une femme fantôme a déposé des fleurs.

Elle n’a pas prévu que tu viendrais cueillir

Ses œuvres du regard.

 

 

NEMO

 

 

A l’entrée de sa péniche

Le patron du Nemo a posé une affiche :

« Je n’y suis pour personne ».

 

Il est allé chez son voisin du Nautilus.

 

 

 

PHILEAS

 

Un jour de brouillard ou de fog,

Si tu vas cambrioler

La péniche de Phileas,

Emmène un passe-partout !

 

 

 

LE VAPORETTO

 

Le vaporetto s’appelle Navibus.

Il est gratuit en ce dimanche et nous amène à Trentemoult.

C’est un village de pêcheurs, le pendant pour Nantes de ce qu’est Burano à Venise.

Des maisons de couleurs vives, des enfants qui jouent dans les cours, des chats qui paressent aux fenêtres ou au seuil des maisons.

 

Mais les gens par ici ont l’esprit de Gavroche. Ces frondeurs se plaignent du tourisme. Pour un peu, il y aurait des panneaux « Interdit aux extra-terrestres » !

 

 

 

Ces quasi-îliens qui n’ont rien à foutre de presque tout enverraient volontiers Parisiens et Nantais voir le diable dans la rue Vauvert.

 

Las, celle-ci se trouve à Blois mais dans cette ville plus calme on ne crie pas « Vive la France ! » ni « On n’est plus chez nous » ou plutôt comme on dit aujourd’hui avec l’aplomb des rois gaulois « On est chez nous » !

 

 

Pondu le 28 avril 2026 à l'Atelier d'écriture de Villejean

d'après la consigne 2526-24 ci-dessous

29 avril 2026

Enseignes vues à Nantes le 17 avril 2025

 

Les enseignes de magasins sont un très bon matériau poétique pour les ateliers d'écriture. J'ai encore abusé de cette consigne-là hier à Villejean mais personne ne s'est plaint  et l'idée de faire écrire sur la Loire et ses châteaux a bien plu.

 

Celles-ci figurent dans la rue du Maréchal Joffre où habitait jadis notre fille et où elle nous a emmenés, à notre retour de Blois, déjeuner dans notre dernier "restaurant des vacances".

 

 

 

 

 

 

 

Autoportrait très réussi !

 

 

 

Et d'autres choses dans la même rue pour terminer : 

 

 

Un petit air de ressemblance avec Nicolas S. ?

 

 

Elle a des dents ? Elle a trouvé un couteau ?

 

 

J'ai jadis détourné cette plaque de rue pour inventer la rue du Gus maffieux ! Il se fait tard, j'ai travaillé comme un malade à préparer de la musique et j'ai la flemme d'aller chercher pour savoir si c'est encore en ligne ou si c'était dans le blog perdu de 2007-2013 !

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28 avril 2026

CONSIGNE 2526-24 DU 28 avril 2026 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN

 

Entre Nantes et Blois

 

Voici une récolte de noms de lieux et une liste des choses lues dans ces deux villes en avril 2026.

 

Faites en le titre de votre texte du jour, ou ceux de vos haïkus du jour, ou de vos poèmes en prose du jour. Laissez-vous emporter par le courant de la Loire qui passait par là au pied des châteaux…

Insérez les bouts de phrases, les mots ou les autres enseignes dans le texte. Que votre cuisine avec tous ces éléments soit savoureuse !

 

 

4 fauteuils - Arc-en-ciel - Au Panier perché - Barons perchés - Beauté asiatique - Big Ben - Bretagne - Chapeaux hattitudes - Chez Mamie Annie - Club Colette - Cour des miracles - Cristaux de Lune - Gavroche - Home - Keep cool - L’Ecole buissonnière - L’Embuscade - L’Heureux hasard - L’Instant - L’Orangerie - L’Ottoman - La Cure gourmande - La Fourmi - La Lune - La Madeline - La Rainette bleue - La Rebelle - La taverne des aventuriers - Le Peloton - Le Petit marais - Le Roi hérisson - Le Vaporetto - Le Vespa - Les Catalpa - Les Chants d’avril – Les Filles du quai - Les petites baladeuses - Louisette - Lune froide - Nautilus - Nefs - Nemo - Papa Guinguette - Philéas – Rive gauche - Rosalie - Trait d’union

 

 

← Bonheur amour → - Aimer à outrance est dangereux : l’ex sait. - Home - I paint flowers - interdit aux extra-terrestres - J’ai déjà hâte de te revoir - Je suis amoureux - Je t’aime à en rendre jaloux l’amour - L’art est une farce - La femme fantôme - Le décapité récalcitrant - Le mystère de la femme sans corps - Les femmes sont des hommes comme les autres - Les misogynes n’ont aucun état dame - Mur à ne déplacer sous aucun prétexte - Nul n’est censé ignorer la Loire - On pleure, on pissera moins - On s’émécher toi ou chez moi ? - Rien à foutre de presque tout - Rue Vauvert - Un coeur brisé pourra toujours aimer - Viens, on partage - Vive la France ! - Y croire encoeur

27 avril 2026

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 87, Latin de cuisine

 

Olim erat in anno CCCIII post J.C. in districto imperii romani libydensis rex ridiculus in civitate nominis Silena.

 

Dies irae dies illa ubi - or quando ? - in hac regionem terribile dragonum venit et imposare legam suam populo urbi et zarbi.

 

- Volim boustifare moutonum agricultori Mathurini ! Si non accomplire voluntam meam, delenda est Silena quod portarem maletudinem, fuego i sanguini domum tuam !

 

Sic transit gloria copyright opera mundi ! Sine atomicam disuasionem nulla souveranitas et nihil obstat tyrannosaurus rex emmerdare atque populationem. Poverus monarcus obligatus executare ordines latroni et obedire dragonis crueli ultimatum.

 

Non solum populatio furiosa fecit sed etiam agricultorem Mathurinus qui declaravit colerosus :

 

- Laboravi terram in échangeum caudas cerisarum et hic et nunc omnes oves me capit bestia illa because froussardum rex chocottas habet sed non roubignolas et baissare frocum ante calamitem ambulantis crachando et nintendo flammas ? Ah ben merde, alors !

 

Sed nihil fecit protestatio : dabatur quotidie rançonem occupanto pustularis, fetidum et malodorans.

 

- Collaborationum ! hurlavit Mathurinus resistans sed acceptavit compensationes, subventiones budgetii europeani flechatis « quoi qu’il en coûtare » (quidquid pretium ! ).

 

Comblus horroris, stomacum plenum non suffire calmare basici instinti bestiae, admirator absolutus of Sharon Stone.

 

- Reclamo juventutem ad distractiones pro quattuor horis quod nihil habeo contra bagatellam !

 

Ô tempora ! Ô mores ! Triste epoca opaca qui non prohibet zoophiliam -id est « humanum copulare cum bestiam et radio inversum » -.

 

***

 

Dies beata, dies illa ubi (or quando?) venit in parages miles gloriosus armatus a capite ad calçonem super equum album cum herculean viribus : Publius Vergiliius Maro posset rhabillare sibi cum suum lamentabilem« arma virumque cano » (Eneida, canticum premium) !

 

Sic apostropham eques e nocte emersum ad aventurem properans horribilem draconem :

 

- Quo usque tandem, canassonum putrefactis, emmerdare concitoyenos caros nostros ? Quaeris bagarum ? Non amare pacem romanam ? Tibi trucidabo ! Ad equarissageum ! Redditio ! Banzaï !Cassam gueulem, transperçare tripas tuas, badaboum écroulabis, mortis ad vitam aeternam, caputem tranchum, kaputt la bête, etcaetera, etcaetera !

 

Ibi historia degeneravit in sanguinolentem castagnam sicut infantes allare dodo : non per oculos innocentarum visionnare horrores super Tiktok !

 

Sic Georgius occidavit monstrum et convertabit populationem to manicheism, happy end and Disney + si affinitates.

 

Ultima verba in hac versionem : God bless America, gloria in excelsis deo, curriculum vitae galadiatores, sanctum castagnum et bombam atomicam et drones semper triumphare contra larronum gourmandum ! Et nunc, itinere ad Groenlandiam !

 

26 avril 2026

Déambulation dans Blois le 13 avril 2026 (1)

 

Avec, tout d'abord, une attention portée aux choses qu'on pouvait lire !

 

 

Si vous voulez en voir d'autres, la dame qui fait ces jolies choses est ici !

 

 

Apprivoiser un renard, ça me rappelle quelque chose !

 

 

... et les joueurs d'accordéon, le béret, la baguette, le travail, la famille,

la patrie ?

 

 

J'ai ramené plein de phrases comme ça de mon séjour à Blois. Dommage que mon atelier d'écriture ne soit pas un café-philo !

 

 

???

26 avril 2026

Déambulation dans Blois le 13 avril 2026 (2)

 

 

Je ne suis donc pas le seul et unique fan de Charles M. Schulz, sur cette terre de France ?

 

 

 

R.A. S. ?

 

 

C'est un avis personnel mais je trouve qu'en général elles sont moins cons !

25 avril 2026

LA TROUILLE DU SIECLE


 
L’homme avait des visons. Enfin, des visions. Quelquefois il considérait sa femme et voyait en elle un chameau. Cela n’était en rien insultant, dégradant ou même misogyne. D’ailleurs nous n’avons aucune raison d’en vouloir au camélidé. C’est un animal tranquille, utile, un tantinet exotique, certes, mais synonyme de régions chaudes, de tourisme et de vacances. Il est différent de nous en ce qu’il blatère alors que nous sommes, nous, du genre à déblatérer. 
 
Si celle à qui il s’était uni devant monsieur le maire et les familles réunies était à ses yeux un chameau, c’est en raison du fait qu’elle le véhiculait bien souvent.
 
Et donc, une semaine dans l’année, afin de l’en remercier, il lui offrait un désert, avec voyage en train, hôtel, restaurants. Il commandait le tout lui-même grâce à cet outil magique, Internet, où le client fait tout le boulot, fait chauffer sa e-carte bleue et où à l’autre bout on se contente d’encaisser la braise et de veiller à ce que le distributeur de café fonctionne bien à l’heure du breakfast.
 
On dit énormément de mal des déserts. C’est à tort. On nous méga-bassine avec les déserts médicaux, les déserts culturels mais de fait ces étendues de sable, ces zones blanches ou ces villes forcément minuscules aux yeux des habitant de l’antique Lutèce qui ne voient de bon bec qu’en leur tonitruante cité, nonobstant qu’en matière de bonbecs, le Mistral est gagnant-gagnant, ces bourgades que régente un officier de l’État à casquette qui, comme nous le suggère M. Daudet dans une lettre envoyée de son moulin, versifie des alexandrins au lieu de grands discours dans les étendues d’herbe verte (là où est le bonheur dixit M. Fort ?), tous ces territoires inconnus des richous qui s’en vont en avion à l’autre bout du monde contiennent d’infinies richesses et ce serait bien que le style de Marcel de Combray se barre de cet énoncé déjà bien longuet, ma foi !
 
Il faut juste aimer l’histoire, l’accumulation de vieux meubles, de tableaux, de statues, de choses et de faits d’autrefois.
 
Le dernier désert où l’homme a emmené sa femme vêtue d’un vison, d’un collier et d’un ridicule bibi se nommait Blois et était, est toujours le chef-lieu du Loir-et-Cher, ce morceau de France où habite la famille du gars Michel D., le chanteur nostalgique du café « Chez Laurette ».
 

 

On y trouve l’amusante Fondation du doute, un admirable musée des arts religieux, une cathédrale sans grand intérêt, une maison des acrobates, de belles images de gabares d’aujourd’hui et, au château, de belles images de bagarres d’autrefois. Ici, quarante-cinq favoris d’Henri III assassinèrent le duc de Guise et dans l’édifice religieux jouxtant le castel, Léonard de Vinci gît encore aujourd’hui en son humble tombeau.
 
***
 
Le midi, dans le restaurant où ils déjeunèrent, l’homme qui considérait sa femme comme un chameau eut une autre vision : celle du fessier ténu de la jolie serveuse, celle de ses cheveux roux, de son sourire naturel. Son amabilité, sa grâce, son aide en vue d’afficher le menu via un QR code le touchèrent. Était-ce un délit d’être ainsi séduit ? Quand on regarde le monde, quand on ne fait que regarder les gens, est ce un crime ? Quel en était le châtiment ? Est-ce que Dostoïev skie ?
 
Tout en discutant de Louis XII, d’Anne de Bretagne et de la salle des États-généraux, il regarda la femme de sa vie et au lieu du chameau, il vit un château ! Il songea à ce qu’ils vivaient ensemble, à toutes ces années écoulées en confiance totale et sa trouille du moment et ses questions idiotes s’évanouirent : l’homme qui regardait sa femme comme un château découvrit qu’il n’y avait en elle ni échauguettes, ni mâchicoulis ni surtout… aucune meurtrière !
 
C’est donc tout à fait rasséréné qu’il avala son faux-filet de bœuf, ses frites et sa salade.
 
 
N.B. 1
 
Cher Défiant·e·s du samedi, j’ai un chouïa la trouille de m’être bien gouré. Je crains fort d’avoir traité ici la consigne d’écriture 117 de Filigrane, l’atelier de Dame Licorne. Je suis effrayé de surcroît en constatant l’absence, dans tous les vocables de cette contribution, de la seizième des lettres du système utilisé en vue de constituer, avec des consonnes ou des voyelles, des syllabes, des mots, des énoncés et des romans fleuves dont le début nous causerait d’un mondain souffreteux qui durant des années se coucha de bonne heure ».
 
Je vous l’assure : j’ai les chocottes, je tremble des glaouis devant ce fait fort inquiétant : l’influence qu’exercent sur moi les affidés de Raymond Queneau et de l’autre Georges, celui qui arrive à faire des récits sans caser des« e » et des omelettes sans casser des œufs, devient vraiment très inquiétante. Dès demain, je vous en fais serment, je vais consulter !
 
 
N.B. 2
 
- C’est quoi ce charabia, Joe Krapov ?
 
- J’ai bien peur d’avoir pondu un lipogramme en p à partir de la première photo et du bouquin « L’Homme qui prenait sa femme pour un chapeau » ! ;-)
 
 
 
 
à partir de cette consigne Trouille
 
 
et du jeu n° 117 de Filigrane (l'Atelier de La Licorne)

 
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