A votre guise ! / par la Compagnie Lyrisme de rue aux Tombées de la nuit à Rennes le 3 juillet 2026 (1)
Cela fait deux fois que cela nous arrive ! A la veille de partir aux Affranchis on se paye - c'était gratuit, de fait - un spectacle des Tombées de la nuit dont on sort ébahis, enchantés, avec la sensation d'avoir vécu un moment magique. Ce fut le cas cette année avec ce récital lyrique avec morceaux de choix et choix de morceaux puisque nous avions un menu et la possibilité de choisir entre viande et poisson - tant pis pour les végétariens ! -.
Assis pratiquement au premier rang, j'en ai pris plein les oreilles et ai mitraillé aux premières loges. Un régal, ce récital mitonné aux petits oignons ! Les deux interprétations de morceaux de Jacques Brel ont été succulentes !
Playback FM 2 / par Vincent Dilas, Coraline Claude et Ali Lounis Wallace aux Tombées de la nuit le 2 juillet 2026
"Sous-titré « Les médias, vous et moi », le volume 2 de Playback FM poursuit le travail de Valentin Dilas sur la parole médiatique, en interrogeant cette fois un large public francophone sur ses souvenirs marquants de radio, télévision, presse, film, jeux vidéo… Quels moments médiatiques ont marqué nos vies ? À partir d’un montage sonore original de ces entretiens, le trio (avec Coraline Claude et Ali Lounis Wallace) réincarne en scène, dans un playback millimétré, ces moments d’intimité et de mémoires mêlant les générations et les niveaux de lecture. Une réjouissante et émouvante performance qui poursuit, autour de chaque représentation, son travail de rencontre et de collectage."
C'est moins drôle que le premier, sans doute parce qu'y sont évoqués, entre autres, les morts de Coluche, Michael Jackson, Lady Di et Nahel, les Gilets Jaunes, les attentats du 11 Septembre, du 13 Novembre et de Charlie Hebdo. L'actualité plus que la variété. Les comédiens incarnent des anonymes qui se confient au micro et on n'a plus l'exubérance et les provocs des m'as-tu vu du showbiz. On reste cependant admiratif devant tout le travail mis en oeuvre par les comédiens pour incarner les réactions individuelles à ces moments médiatiques forcément collectifs. Chapeau, Messieurs-Dame !
GRAND REMPLACÉ·E·S
C’est sûr, c’est allé très vite le grand remplacement. La chute de la civilisation, des civilisations ? Pareil.
Mais ça ne s’est absolument pas passé comme les plus réactionnaires et les plus nationalistes d’entre nous ne le prévoyaient. D’ailleurs c’est très amusant de les voir maintenant se promener dans les rues avec le même costume de clown, avec le même nez rouge que moi.
C’est Madame Lia qui a gagné et qui a renversé la table. Elle a tout refabriqué, tout réagencé, non pas pour notre bien-être mais pour le sien !
Elle a mis énormément de temps mais elle a fini par découvrir l’humour, enfin, son humour, si particulier, si catastrophique. Elle rit de nous voir déambuler avec notre nez rouge obligatoire dans un monde auquel nous ne comprenons plus rien.
Prenez cette statue par exemple. Je vous mets au défi, si vous avez la chance de pouvoir accéder à l’Intelligence artificielle, ce qui est désormais interdit par la loi, de savoir ce que cela veut dire « Stragn weiterch regonant dragownshinthn ytekt 1806-1995».
Tout comme les démons dans la série « The Good place » l’IA a trouvé son objectif ultime, sa raison profonde d’exister : nous torturer en salopant tout ce que nous avions imaginé et construit avant son arrivée. Elle a changé les règles du jeu d’échecs : il y a désormais trois fous dont un qu’on peut tirer de son chapeau, la dame n’est plus sur sa couleur au début de la partie et vous perdrez votre temps à expliquer à Napoléon ou à Jean-Jacques Rousseau que les noirs ne jouent pas deux coups d’affilée.
Moi j’ai compris. Je ne sors plus de chez moi. Je mets de l’ordre dans mes vieux écrits, je joue de la musique avec une vraie guitare, je chante sans autotune, je regarde mes photos prises autrefois en me disant que « c’était mieux avant ».
Et tant pis si je ne réalise pas mon rêve-cauchemar. Avec les inventions de Madame Lia, il me sera possible un jour de rencontrer Isaure Chassériau sur la place du Parlement de Rennes. Mais que voulez-vous que je lui dise à cette transmutée ?
Le 1er mercredi du Thabor à Rennes le 1er juillet 2026
Juste après avoir vu Vincent Dilas nous sommes allés nous poser au Thabor, au théâtre de verdure - dit aussi "L'Enfer" ! - pour nous souvenir que Rennes est encore un peu en Bretagne !
Mon portrait annuel de l'ami Jean-Maurice, photographe officiel !
Un vocable qu'on va bientôt pouvoir faire entrer dans le Dictionnaire des mots disparus du Larousse : jupon !
Tout comme sa voisine du dessus, la catiole !
Ah ! Lucette ! Lucette ! Pourquoi donc n'as-tu pas mis ton beau gilet vert ? ;-)
Klaxonrouge : école des métiers du spectacle située à Loctudy (Finistère)
La voilà, la blanche hermine ?
Roger Négaret, l'immortel auteur de ces deux vers "Ma grand-mère qui f'sait de la galette / V'là qu'à c't'heure elle surfe sur Internet" auxquels j'ai cru bon de donner une suite pour aboutir à "Vieux geek toi-même" !
Playback FM 1 par Vincent Dilas aux Tombées de la nuit à Rennes le 1er juillet 2026
Puisque ce billet est publié rétrospectivement, posons que ce premier compte-rendu de spectacle vu aux Tombées de la Nuit sera suivi de bien d'autres concernant également le festival des Affranchis à La Flèche. C'est d'ailleurs dans la cour de l'école Descartes, il y a un an, à l'époque où la municipalité n'avait pas encore basculé aux mains du R.N., que nous avions découvert Vincent Dilas avec ce même spectacle génial.
Je n'ai rien à changer à mon billet de l'époque. J'ajoute juste que j'ai été très sensible à son imitation de Daniel Auteuil dans le personnage d'Ugolin dans "Manon des sources/Jean de Florette" de Pagnol.
A voir absolument, gens du Sud où il réside, s'il se produit par chez vous.
Un petit diaporama de ses mimiques à la Jerry Lewis vous agréerait ? C'est ci-dessous !
L'Exposition "Sorcières" au château de Nantes visitée le 26 juin 2026
Je n'irai pas par Hécate chemins ! J'ai appris des tas de choses dans cette exposition "Sorcières" et notamment l'existence d'Hécate, la déesse des carrefours.
J'ai appris aussi que cet imbécile d'Hermès avait pour habitude de se rendre au Hellfest de Clisson ;-). Et, à l'instant, que ce signe des cornes correspond à la lettre H en langage des signes !
Evidemment, là où je me suis le plus amusé c'est dans la salle destinée aux enfants avec les accessoires et les miroirs déformants ! D'où cet autoportrait en sorcier :
Ou cet autre autoportrait en unijambiste rimbaldien ;-)
J'ai découvert que j'étais moi-même un sacré sorcier en matière de photographie ! Ce monstre-ci a été fabriqué sans aucun trucage :
Oui, je sais, tout ça vous fait une belle jambe !
Inchantable ! ? / par les Am'nez ziques (3)
ELB – Voilà ! Tout est dit ! T’envahis un pays, tu prends toutes ses richesses, tu accumules et assimiles avec méthode...
JK – Et quand tu chantes des conneries comme ça, tu finis au Panthéon ! Tu vois qu’on a de l’avenir !
ELB – Ça ouvre des horizons !
JK – Allez maintenant tu peux t’asseoir.
ELB – C’est pas que je suis fatigué mais je ne maîtrise pas l’espagnol !
JK – Moi non plus. C’est une chanson de Marie Dubas qui parle d’un sujet qui a toujours été tabou et reste interdit par la loi. C’est l’usage des drogues diverses et variées. J’en ai fait une version espagnole ou argentine que j’ai rebaptisée « El Tango stoupéfianté ».
ELB - Ah ben c’est du propre, Monsieur ! Quel exemple pour la jeunesse ! Heureusement il n’y a pas de jeunes dans cette salle. Ils ont consommé...
JK -Bien d’autre choses ! Pire encore !
ELB - Maintenant on va revenir à quelque chose de moins graveleux.
JK - On va vous interpréter une chanson qui a notre avis est tout à fait chantable.
ELB – Entendable même par des enfants.
JK – Mais vous allez voir que le concept de chantable-inchantable, c’est vous qui le mettez !
ELB – On va voir ce que vous allez voter !
JK – Ça s’appelle le P’tit objet. C’était chanté par Polin en 1908 et par Urban en 1930.
ELB – On a fait le tour des chansons potentiellement inchantables. Mais on n’est pas sortis de l’auberge pour autant. Parce que maintenant on va assumer nos choix. On pense par exemple qu’on peut envoyer une chanson antimasculiniste d’Henri Tachan qui s’appelle « Les z’hommes ».
10 Les z’Hommes
ELB - Peut-être que l’année prochaine à la même période, c’est une chanson qui va devenir inchantable ?
JK – On ne sait pas effectivement. Et peut-être qu’une chanson antiraciste, on peut encore la chanter aujourd’hui ?
ELB – On peut, on doit la chanter ! Mais peut-être que l’année prochaine, peut-être...
JK – Je vois que monsieur a de l’espoir !
ELB – J’ai dit peut-être, pas sûr…
JK – Tu ne vas pas voter Arlette Laguillier pour qu’elle soit enfin élue à la tête de l’État ?
ELB – Arlette, reviens ! Ils sont devenus fous ! En attendant voici « Lily » de Pierre Perret.
11 Lily
Au cimetière Bouteiller à Nantes le 17 avril 2026
Plus triste que le quai de gare
Il y a l'allée du cimetière,
La cérémonie funéraire,
Les discours de l'heure dernière :
Pas moyen de dire "Au revoir !"
Paraît que les morts n'ont plus d'yeux !
A moins que l'on espère en Dieu
Qui tient au paradis, un bar !
Encore faut-il, ultime stress,
Etre sûr d'être "at "The Good place"" !
Barre à tribord, toute !
Barre à bâbord, toute !
QUAND GEMINI CRIQUETTE ! : Étonnements du 28 juin 2026
Moi je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais... il se trouve que je suis aussi, à l'occasion, éditeur de poésie.
En ce moment je travaille sur un manuscrit "enluminé" de 1984 qui tourne autour du carnaval de Bâle où l'auteur, M. Petr Bourgeoizov, s'est rendu et a pris quelques photos qui constituent les "enluminures" citées plus haut.
Le carnaval débute à 4 heures du matin et il ne faisait pas très beau ce jour-là. J'ai donc entrepris d'améliorer ces photographies dont certaines sont un tant soit peu floues.
J'ai donc fait appel à Madame Lia ou plutôt à ses grands enfants. Monsieur Fotor ne m'a pas amélioré grand chose et a cherché à me vendre, toutes les trente secondes, son accès payant. Je me suis donc rabattu sur M. Gemini. Très bon travail pour la première, jugez vous-même :
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Je poursuis la conversation avec ce charmant garçon et je lui demande de faire la même chose avec une deuxième photo. Voici ce que cet idiot me répond :
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D'accoooooreu ! Je comprends qu'il ne faut pas surcharger la bête ou qu'elle veut à tout prix faire son intéressante. Depuis j'applique le principe 1 conversation = 1 demande et une seule.
***
Evidemment, entre deux séances de travail, je m'accorde une pause. Pourquoi ne pas demander au criquet foldingue une photographie d'Isaure Chassériau prise tout de suite après l'achèvement de son tableau par l'oncle Eugène Amaury-Duval ? La voilà !
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Troublant, non ? Je retourne bosser puis, ayant trouvé ma trombine détourée dans le dossier collages, je m'octroie une deuxième pause et demande à obtenir un portrait du camarade Krapov en train de jouer aux échecs. Alors là, les amis, quelle rigolade !
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Bien mieux que le Chess 960, voici la variante du jeu dans laquelle il y a trois fous blancs sur l'échiquier et où la dame n'est pas sur sa couleur au démarrage de la partie ! On est où, làààààà ? On est chez les fous, là ! D'ailleurs l'adversaire suivant se prend pour Napoléon 1er !
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Après j'ai affronté Jean-Jacques Rousseau et essayé de lui expliquer, comme à Napoléon, qu'on ne joue pas deux coups de suite avec les noirs, qu'il doit d'abord me laisser sortir mon cavalier en f3 et s'étonner des deux drôles de soldats ana- ou uchroniques qui servent d'arbitres à ce tournoi méga-foldingue.
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Il faudra creuser la chose mais Gemini n'a pas voulu que j'affronte Garry Kasparov ou Magnus Carlsen. On ne peut jouer que contre des artistes morts ?
Dukou, je suis allé faire le clown chez Lucky Luke mais mon dialogue était tout sauf drôle alors je suis retourné à Bâle où le lever de soleil, paradoxalement, était lui bien trop beau pour paraître vrai !
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Au sortir de cette aventure, je me rends compte que ce billet correspond tout à fait à la prochaine consigne du Défi du samedi : dystopie !
Je vais voir si je brode autour de tout ça ou si je l'envoie tel quel !
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