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Mots et images de Joe Krapov

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29 juin 2026

Au cimetière Bouteiller à Nantes le 17 avril 2026

 

 

Plus triste que le quai de gare

Il y a l'allée du cimetière,

La cérémonie funéraire,

Les discours de l'heure dernière :

 

Pas moyen de dire "Au revoir !"

Paraît que les morts n'ont plus d'yeux !

A moins que l'on espère en Dieu

Qui tient au paradis, un bar !

 

Encore faut-il, ultime stress,

Etre sûr d'être "at "The Good place"" !

 

 

 

 

 

Barre à tribord, toute !

 

 

Barre à bâbord, toute !

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28 juin 2026

QUAND GEMINI CRIQUETTE ! : Étonnements du 28 juin 2026

 

Moi je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais... il se trouve que je suis aussi, à l'occasion, éditeur de poésie.

 

En ce moment je travaille sur un manuscrit "enluminé" de 1984 qui tourne autour du carnaval de Bâle où l'auteur, M. Petr Bourgeoizov, s'est rendu et a pris quelques photos qui constituent les "enluminures" citées plus haut.

 

Le carnaval débute à 4 heures du matin et il ne faisait pas très beau ce jour-là. J'ai donc entrepris d'améliorer ces photographies dont certaines sont un tant soit peu floues.

 

J'ai donc fait appel à Madame Lia ou plutôt à ses grands enfants. Monsieur Fotor ne m'a pas amélioré grand chose et a cherché à me vendre, toutes les trente secondes, son accès payant. Je me suis donc rabattu sur M. Gemini. Très bon travail pour la première, jugez vous-même :

 

 

 

Je poursuis la conversation avec ce charmant garçon et je lui demande de faire la même chose avec une deuxième photo. Voici ce que cet idiot me répond :

 

 

D'accoooooreu ! Je comprends qu'il ne faut pas surcharger la bête ou qu'elle veut à tout prix faire son intéressante. Depuis j'applique le principe 1 conversation = 1 demande et une seule.

 

***

 

Evidemment, entre deux séances de travail, je m'accorde une pause. Pourquoi ne pas demander au criquet foldingue une photographie d'Isaure Chassériau prise tout de suite après l'achèvement de son tableau par l'oncle Eugène Amaury-Duval ? La voilà !

 

 

Troublant, non ? Je retourne bosser puis, ayant trouvé ma trombine détourée dans le dossier collages, je m'octroie une deuxième pause et demande à obtenir un portrait du camarade Krapov en train de jouer aux échecs. Alors là, les amis, quelle rigolade !

 

 

Bien mieux que le Chess 960, voici la variante du jeu dans laquelle il y a trois fous blancs sur l'échiquier et où la dame n'est pas sur sa couleur au démarrage de la partie ! On est où, làààààà ? On est chez les fous, là ! D'ailleurs l'adversaire suivant se prend pour Napoléon 1er !

 

 

Après j'ai affronté Jean-Jacques Rousseau et essayé de lui expliquer, comme à Napoléon, qu'on ne joue pas deux coups de suite avec les noirs, qu'il doit d'abord me laisser sortir mon cavalier en f3 et s'étonner des deux drôles de soldats ana- ou uchroniques qui servent d'arbitres à ce tournoi méga-foldingue.

 

 

Il faudra creuser la chose mais Gemini n'a pas voulu que j'affronte Garry Kasparov ou Magnus Carlsen. On ne peut jouer que contre des artistes morts ?

 

Dukou, je suis allé faire le clown chez Lucky Luke mais mon dialogue était tout sauf drôle alors je suis retourné à Bâle où le lever de soleil, paradoxalement, était lui bien trop beau pour paraître vrai !

 

 

 

Au sortir de cette aventure, je me rends compte que ce billet correspond tout à fait à la prochaine consigne du Défi du samedi : dystopie !

 

Je vais voir si je brode autour de tout ça ou si je l'envoie tel quel !

 

 

 

27 juin 2026

MARCEL NE S'ARRANGE PAS !

 


 

 
Longtemps, je me suis fumigé de bonne heure. Parfois, à peine ma brayette étoupée, mes yeux se flaquaient si vite que je n’avais pas le temps de me dire : « Je m’écangue. » Et, une demi-heure après, la pensée qu’il était temps de chercher le soudoir m’éveillait ; je voulais pétarder le verdet que je croyais avoir encore dans les macques et saveter ma lucumonie ; je n’avais pas cessé en dolant de faire des rixdales sur ce que je venais de lapidifier, mais ces rixdales avaient pris un tour un peu palermitain ; il me semblait que j’étais moi-même ce dont parlait l’opinant : une edda, un quillier, la ripopée de François Ier et de Charles-Quint. Cette cavillation survivait pendant quelques secondes à mon ragotin ; elle ne chapelait pas ma ravière, mais pesait comme des effondrilles sur mes yeux et les empêchait de se rendre compte que le boudjou n’était pas aborné. Puis elle commençait à me devenir intercutanée, comme après la métonomase les pensées d’une escobarderie antérieure ; le sujet du lamperon se détachait de moi, j’étais libre de m’y argoter ou non ; aussitôt je recouvrais la vergée et j’étais bien étonné de trouver autour de moi une olla-podrida douce et reposante pour mes yeux, mais peut-être plus encore pour mon entasseur, à qui elle apparaissait comme une chose sans cassave, indisciplinable, comme une chose vraiment ostracée. Je me demandais quelle hémine il pouvait être ; j’entendais le sillomètre des trapans qui, plus ou moins éloigné, comme le cati d’un opiat dans une foulerie, relevant les distances, me décrivait l’étendue de la cuisse-madame déserte où le vétilleur se hâte vers la soufflure prochaine ; et le petit chemin qu’il suit va être gravé dans son souvenir par l’excitation qu’il doit à des lucumons nouveaux, à des limures inaccoutumées, à la confabulation récente et aux agapètes sous la lampe étrangère qui le suivent encore dans le silence de la napée, à la douceur prochaine du robert.
 
 
N.B. Même si vous cherchez la signification des mots inconnus de vous dans ce dictionnaire, ce texte restera du charabia ! ;-)
 
 
 
 
 
d'après cette consigne : charabia
26 juin 2026

Une Journée de plus à Nantes le 26 juin 2026

 

C'est le début des vacances. On a annulé deux séances de jeu d'échecs en raison de la canicule et pour ne pas rester enfermés un jour de plus on s'est déportés à Nantes pour aller voir l'exposition "Sorcières et le musée de la ville logé dans le château des ducs.

 

 

On en a profité pour voir Mademoiselle Zell et Monsieur Tom et  pour marcher dans "Nantes-en-Délires" ! ;-)

 

 

A Nantes ils se croient malins en vous expliquant qu'on peut fabriquer une licorne avec un cheval et une glace pistache-fraise géante !

 

 

Si on montre sur Internet le luxe dans lequel on vit, tous les bergers allemands et les lévriers afghans vont vouloir immigrer chez nous ! Et Bruno R'taïaut R'taïaut O'R'taïaut ne sera pas content !

 

 

 

... pendant que la truie file ?

 

 

 

 J'aime bien cette petite duchesse qui ne se donne pas de grands airs et semble marcher anonyme au milieu de son peuple.

24 juin 2026

Joueur d'échecs des années 90 !

 

 

S'il continue de faire aussi caniculaire, ça va être l'été des archives ! Hier j'ai retrouvé les scans d'une brochure de poésie que j'avais réalisée en 1993. A l'époque j'étais membre du club d'échecs de Sablé-sur-Sarthe et donnais des cours d'initiation à ce jeu aux enfants de l'école de Solesmes

 

"La Stratégie du chat" existait en deux versions. L'une était illustrée de mes petits dessins géométriques d'inspiration surréaliste, l'autre de photographies de joueurs d'échecs en pleine réflexion.

 

Je publie ici les photos que j'ai prises alors d'Étienne Bacrot, de Boris Spassky (ou de son sosie ?) et d'autres joueurs ou joueuses plus anonymes. C'était à Guichen et à Solesmes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 juin 2026

La Fête de la Musique des Am'nez ziques à Rennes

 

C'est l'année des annulations ! Les M'A2R1 d'O douce n'ont pas osé affronter la canicule. "S'il n'en reste qu'un, je serai celui-là !" dis-je toujours. Je le fus donc ce soir-là !

 

A 17 heures tapantes, ayant préalablement mouillé ma casquette, j'entame tout seul, à l'ombre, devant un banc vert de l'allée des chênes au Thabor, le très décalé "A la Saint-Médard" des Frères Jacques. Puis j'enchaîne avec "Les Amoureux des bancs publics" et M. Le Bichon me rejoint, surpris de ne pas voir les maillots rayés autour de moi.

 

Ce sera une suite de moments très drôles, très touchants, avec des jeunes gens qui apprécient la formule de concert juke-box et nous réclament plusieurs fois "La Bohème" de Charles Aznavour qui sera le tube de la soirée avec "La Seine", "Emmenez-moi" et "Mistral gagnant".

 

J'ai prêté ma guitare a un Jimi Hendrix  de passage qui a calé sur le la de la deuxième partie de La Seine - "Je connais pas le solfège !" - et on a même été accompagnés par Spiderman ! Le délire ! On a tenu trois heures trente d'affilée avant d'être chassés du parc !

 

 

 

 

 

 

22 juin 2026

Choses vues à Rennes entre le 14 et le 18 juin 2026

 

Les choses passent à une vitesse ! Le 14 juin dernier on n'était pas écrasés par 40° de chaleur et on pouvait encore marcher sans souffrir sur le quai Saint-Cyr où il y avait cette très jolie lumière.

 

 

Le 15, le concert "Inchantable !   ?" des Am'nez ziques  devant la Société philosophique de Bretagne - si, si, vous avez bien lu ! - a bien eu lieu et a été un grand moment de surréalisme.

 

Cela avait lieu dans une maison de retraite décorée aux couleurs de la coupe du monde de foot - je présume ! -.

 

 

 

Je n'ai même plus le temps d'analyser les parties d'échecs des mes voisins du Diapason !

 

 

Que faire en attendant le bus ? Soulever la branche tombée par terre avec la pointe de son parapluie. Un parapluie, par ces chaleurs ?

 

 

Jolie lumière du soir devant le Tambour avant "Robinson Crusoe".

21 juin 2026

Choses vues à Rennes le 20 juin 2026

 

Je sais bien qu'il y a plus fou que moi à Rennes. Celui-ci par exemple, qui chante Jésus en robe de bure et joue de la guitare tout en roulant sur sa bicyclette !

 

 

On pouvait croiser Napoléon sur le marché des Lices ce samedi matin !

 

 

 

Luke Casquette rouge et son père casquette rouge jouaient aux échecs géants place de Parlement.

 

 

Pourquoi un paon avec la bière ? Parce que c'est un animal qui se fait mousser ?

 

 

C'est pour votre ami Léon que vous avez achetez ces fleurs périssables ? 

 

 

Je suis ton clone, Lucette !

20 juin 2026

AU PIED DU BEFFROI


 

 

 
 
Il se peut qu’au pied du beffroi
On raconte des cafougnettes,
On fasse de sacrées camanettes
Et, qu’ayant bu ou non bistoule,
On y dise bien des cacoulles !
 
Il se peut qu’au pied du beffroi,
Avant de rentrer à s’baraque,
Un agosil bourré berloque
Et s’étale dans une flaque,
Mettant dé l’berdoulle à ses loques.
 
Il se peut qu’au pied du beffroi
Du côté de Bergues ou Peuplingues
On ne passe jamais wassingue
Quand il drache de Lille à Templeuve
Ou qu’à Douai ch’timps i’ est à l’ pleuf
 
Mais jamais, au pied du beffroi,
S’il fait un soleil fantastique
Le guerrier n’a ses kfeux qui arbiquent ;
Jamais i’ n’ira à l’ducasse :
Alle est tout in caillo, s’carcasse !
 
 

 

Pour qui ne pratiquerait pas la langue de mon enfance,
voici une traduction en français soutenu : 
 
 
Il se peut qu’au pied du beffroi
On raconte des histoires drôles,
On commette des commérages
Et, qu’ayant arrosé son café de genièvre,
On conte des carabistouilles !
 
Il se peut qu’au pied du beffroi,
Avant de retourner chez lui,
Un idiot enivré chancelle
Et s’étale dans une flaque,
Maculant de boue ses habits
 
Il se peut qu’au pied du beffroi
Du côté de Bergues ou Peuplingues
On ne passe jamais la serpillière
Quand il pleut de Lille à Templeuve
Ou qu’à Douai il bruine aussi
 
Mais jamais, au pied du beffroi,
S’il fait un soleil fantastique
Le guerrier n’a ses cheveux qui rebiquent ;
Jamais il ne montera
Sur les chevaux de bois
De la fête foraine :
Son corps est taillé dans la pierre !
 
 
photos prises à Lille en juillet 2023
 
 
 
à partir de cette consigne : beffroi
19 juin 2026

Robinson Crusoe à Opéra sur écrans à Rennes le 18 juin 2026

 

On ne sait jamais comment les appeler, les oeuvres d'Offenbach. Heureusement Madame Wikipe est là pour nous dire que Robinson Crusoe est un opéra comique de 1867.

 

Joué ces jours-ci à l'opéra de Rennes, il a été retransmis hier sur écran, en extérieur, place de la Mairie et je suis allé le voir, pour ma part, projeté dans la salle du Tambour de l'Université de Rennes 2.

 

J'ai admiré les morceaux instrumentaux, très beaux, très vivaces, très enlevés par l'Orchestre National de Bretagne. Les chanteurs étaient excellents, le livret bien traficoté par rapport au roman, à la limite du niais total, mais  surtout j'ai adoré la mise en scène incroyable  et les décors du troisième tableau. Dans la version de Laurent Pelly les sauvages sont blancs et portent cravate, l'île est une mégalopole américaine et les choristes ont des chorés incroyables !

 

Je vous livre ci-dessous quelques photos un peu surprenantes et le lien vers le spectacle en replet sur TVR (TVRennes). Il faut absolument que vous regardiez le passage qui débute à 1 h 55 mn 40 s si vous voulez rigoler un bon coup !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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