Deux spectacles pour le prix d'un (le festival des Affranchis est encore et toujours à entrée gratuite, merci à ses soutiens !) ! Le samedi à 20 h 30 Claire Ducreux revient en compagnie de Toni Mira mimer l'histoire d'une femme devenue aveugle et de "celui qui l'accompagne comme il peut. Le temps passe entre routine et souvenirs. tendresse, confiance et humour pour apprendre à avancer dans ce monde qu'elle ne voit plus et qu'il doit apprendre à voir pour deux. Tristesse et joie mêlés, ils traversent le temps en dansant."
Un spectacle à la fois poignant et drôle et d'une humanité à couper le souffle. Sa bande son est, de plus, magnifique et fait redécouvrir Barbara.
Ci-dessous des extraits du même spectacle donné à Revin (Ardennes) et une interprétation d'époque du "Mal de vivre" par Barbara..
Cela fait des années qu'on l'apprécie, Claire Ducreux, et elle ne démérite pas. Elle n'est pas la petite-fille de Charlie Chaplin mais elle pourrait. De son personnage de vagabonde se dégage une poésie intemporelle et tout ce que fait cette danseuse-chorégraphe est attendrissant et beau au possible. Encore merci et bravo, Madame !
Vous connaissez l'histoire du Yin et du Yang ? Chaque fois qu'il vous arrive une bricole désagréable de la part de Yin, quelques moments après Yang vient vous offrir quelque chose d'inattendu et d'heureux qui compense le premier affect. Et comme ça la balance des comptes est équilibrée. Après je ne sais pas lequel est Yin et lequel est Yang.
Je n'insiste pas trop sur cette théorie-là vu que je me compte parmi les imbéciles plutôt heureux que compte la planète. Si je l'applique à 100%, ça voudrait dire que je me prépare de belles misères un de ces quatre ! Oui, parce que ça marche dans les deux sens !
Alors revenons et restons-en à nos histoires de fanitudes imbéciles. La dernière aventure dans ce domaine n'est pas mal du tout même si elle ne parlera qu'à moi-même ou à peu près.
De temps en temps dans la galerie marchande de l'hypermarché que je fréquente, je fais une incursion dans le magasin "Cultura". Dernièrement j'y ai acquis trois ou quatre livres d'échecs intéressants que j'ai trouvés au rez-de-chaussée. A l'étage où je m'approvisionne en cartouches d'encre, clés USB ou disques durs externes je jette un oeil parfois sur les cd-audio bien que je n'en achète plus guère vu qu'on trouve toutes les musiques récentes en accès quasi-libre sur le net.
L'autre jour j'ai fait une exception pour un double album en public - oui, je sais, on dit live ! - de Neil Young. C'est issu d'une tournée de 1989 avec un groupe nommé The Restless et il est indiqué "radio broadcast". Avec des titres inédits.
Bizarrement l'objet est introuvable sur le NeilYoungChannel de Youtube. Mais les concerts de 1989 ne sont pas mal du tout, notamment celui de Hambourg. C'est ce qui m'a poussé à acheter le truc. Evidemment, c'est une arnaque. Le son du 1er CD, acoustique, est assez pourri, lointain, proche de celui des trois disques pirates sur vinyle que je possède du mec à chemises de bûcheron. Le 2e CD, électrique n'est pas mieux. Mais bon, il y a les inédits, "The Ways of love" et "Lady Wingshot".
Et donc je m'en vais chercher une version meilleure de cela sur la toile. Et là Bingo ! J'ai atterri ici. Ça s'appelle "https://albumsthatshouldexist.blogspot.com/". Une caverne d'Ali Baba ! On y trouve des tonnes d'enregistrements de concerts, de remixages faits par des fous, il y a Neil Young, CSNY, Buffalo Springfield, les Beatles, Pink Floyd... On pourrait y passer des heures, à lire, à télécharger, à découvrir, puis à écouter...
Pour ce jourd'hui j'en ramène simplement et partage avec vous les images que j'y ai trouvées et qui m'ont amusé ou m'ont bien plu. Vous ne pourrez pas dire que l'oncle Joe ne bichonne pas vos longues soirées d'hiver ou vos journées d'ennui estivales !
Je suis revenu de Redon hier avec plein d'interrogations stupides. Ou plutôt avec plein d'interrogations sur ma stupidité.
A quoi bon en effet entreprendre de faire du ménage dans mon grenier si c'est pour y entreposer, à plus ou moins long terme, les archives photographiques de mes beaux-parents ? Dans ces clichés de toute une vie de couple avec enfants il y a bien sûr quelques instantanés dignes de Robert Doisneau. Mais ils sont noyés-perdus dans des tonnes d'images de paysages à peine datés, à peine situés, des photos de groupes d'adultes devenus inconnus, disparus de la circulation voire décédés. L'ampleur du travail archivistique à effectuer ferait baisser les bras à plus d'un·e.
D'autant que dans le même temps je me suis mis à réfléchir au proverbe "Qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse". De fait, pour ce que je vais publier ce jour, je serais presque dans l'obligation d'entamer ici un cours de socio-technologie à propos de la pratique photographique des cent dernières années !
Dans la caisse non fermée que j'ai sous les yeux se trouvent essentiellement des pochettes fournies par ces photographes professionnels auxquels on confiait jadis ses pellicules afin qu'il les développassent et vous rendissent en échange d'une somme rondelette une chose appelée négatif et un ensemble de tirages sur papier, le tout étant conditionné dans une pochette-étui à deux poches. Une image valant mieux qu'un long discours, je montre ci-dessous un exemple de cette chose que les moins de vingt ans peuvent à peine connaître.
Voici donc maintenant le flacon avant l'ivresse, à savoir quelques-uns de ces contenants datés, tels que récoltés entre 1937 et 1965 et embarqués à Rennes hier. Finalement, à l'issue de ces questionnements, je suis assez content : j'ai trouvé plus "vinetèdge" que moi !
Le Festival des Affranchis semble victime de son grand succès. C'est la première fois cette année que l'on nous refuse l'accès à la cour de l'école Descartes pour un spectacle, c'est vrai, déjà bondé (on dit aussi "blindé de monde"). Au parc des Carmes, il y a deux fois plus de stands alimentaires et c'est une gigantesque guinguette où il faut faire la queue, aux jetons, au bar, aux restos, avant d'être servi.
Même pour ce qui fut pour nous le spectacle de clôture, la fanfare Mouv'n'brass (53) il fut difficile de trouver une place pour bien voir. Pô grave ! Malgré la chorégraphie hyper-maîtrisée des musiciens, je me suis davantage amusé à photographier quelques dos et positions remarquables.
Je suis ton clone, Lucette !
Cela faisait une éternité que je n'avais pas revu le logo de la ville voisine de Sablé-sur-Sarthe. Ça redonne la banane !
Mais pourquoi tant de haine dans un monde déjà si cruel ? Si « le premier est un marin, toujours le verre à la main, la bouteille sur la table » je conçois qu’on le traite de misérable et qu’on ne désire pas lui accorder sa main.
Mais le deuxième « qui est un barbu, par-devant et par derrière », ne fait rien que laisser parler la nature. Il se trouve d’aventure que le poil naturellement pousse au menton du garçon. Que les lames Gilette n’existaient pas à l’époque del’homme de Cro-Magnon. Que le rasage n’est pas obligatoire.
Que faire ? demandait le barbichu Lénine (Vladimir Il’itch Oulianov) : à la lecture de Marcel Proust certains se rasent, d’autres pas. Cette liberté dans le vague à la lame nous a valu finalement, au fil de l’Histoire et au retour de notre escapade à La Flèche, un beau bistrot-mémoire sur le thème des barbus célèbres.
Il y a bien sûr, côté musique, « ce roi barbu qui s’avance, bu qui s’avance » et ce n’est pas de Carlos ou des ZZ Top que je parle mais d’Agamemnon « Aga Aga memnon » (« La Belle Hélène » d’Offenbach qui lui portait des favoris).
On doit à France-Gall – dont le nom me fait du reste penser au rugbyman Sébastien Chabal ! - l’évocation d’un empereur à la barbe fleurie, ce sacré Charlemagne « qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école ». L’ont suivi toute une lignée de rois plutôt du genre imberbe que du genre à barbe à l’exception de Charles IX, Henri II, III et IV et François 1er. Notons que la barbiche fut portée par Louis XIII et Napoléon III et qu’elle demande sans doute plus d’entretien car il faut la tailler finement comme la bavette chez le boucher en attendant d’être servi (par l’Histoire qui paraît-il, ne repasse pas les plats).
Les Rois d’un jeu de cartes usuel (David, Charles, Alexandre et César) n’auraient pas déparé – une fois à poil ! - le festival de Woodstock ni cette période des années 70 où John Lennon, Phil Collins, Robert Wyatt, Anthony Phillips et Neil Young composèrent dans leur barbe fournie - à l’époque de « Hair » - certains des tubes musicaux que je reconnais dès les premières notes.
Le disque de Rick Wakeman, claviériste du groupe Yes, «The Six wives of Henry VIII » pose une question assez terrible : le port de la barbe ne s’accompagnerait-il pas d’une tendance à la cruauté ? On connaît le cas de Barbe-Bleue qui mettait les femmes au placard, celui de Landru qui militait pour la femme au foyer. Il faut y ajouter le cas de Conchita Wurst qui transforme le concours de l’Eurovision en compétition de n’importe quoi ! Et justement, la barbe n’est elle pas plutôt un signe de contestation des systèmes politiques en vigueur ? Karl Max, Che Guevara et Fidel Castro en portaient une. Philip K. Dick aussi.
Mais revenons à l’école et à la cour de récréation. Les images non animées que nous, désormais dénommés vieilles barbes, chérissions à l’époque représentaient des porteurs de barbe pleins de sagesse : le druide Panoramix chez Uderzo, le grand Schtroumpf chez Peyo, les savants de Tintin chez Hergé, le professeur Mathenstock, le professeur Pipe et le Père Passe-Passe chez Jean Cézard, le juge de Lucky Luke dans l’album éponyme de Morris et Goscinny.
Mais la barbe caractérise aussi quelques irascibles : le grand vizir Iznogoud, Prunelle et son collier de barbe chez Franquin, le capitaine Haddock et ses célèbres insultes.
Je n’ai pas beaucoup fréquenté Blake et Mortimer, le Vieux Nick et Barbe Noire, Tif et Tondu – je crois savoir que c’est Tondu qui est le barbu du duo ! - mais je me souviens d’Hägar Dünor et, dans la même série des navigateurs, de Barbe-Rouge de Charlier et Hubinon et bien entendu de sa parodie dans Astérix sous forme des fameux pirates qui assez souvent mergiturent plutôt que de fluctuer.
Du côté du cinéma, la photo proposée cette semaine évoquerait plutôt « Les Barbouzes » de Georges Lautner, pas tant les acteurs que le fait de jouer double jeu et de s’avancer masqué. On pourrait penser aussi à Louis De Funès dans « Rabbi Jacob » mais je n’ai pas vu ce film-là. Orson Welles portait la barbe et un faux nez dans le film « La Décade prodigieuse » pas vu lui non plus mais bien relaté et caricaturé par Marcel Gotlib dans la Rubrique-à-brac.
Le XIXe siècle et le début du XXe nous ont fait cadeau de célébrités entrant dans la catégorie : Anton Tchekhov, Antonin Dvorak, Camille Saint-Saëns, Louis Pasteur, Alfred de Musset, Victor Hugo, le président américain Abraham Lincoln, Jean Jaurès, Ernest Hemingway...
Les peintres de l’École de Barbizon en arboraient-ils une ? Si j’avais eu le temps, vous aurais-je chanté à ma façon « Le Barbier de Belleville » de Serge Reggiani ? Est-ce que tout ce laïus est encore trop capillotracté ? Rasoir ? Barbant ? Allez-vous me traiter de blaireau ?
Quoi qu’il en soit, après avoir luce court article sur le rasage, si la barbe est réellement un signe de virilité et de sagesse, je suis bien mal parti : je me suis encore coupé en me rasant ce matin !
Ce sont là les paroles d'une chanson qu'interprétait le groupe Machin - constitué en fait des musiciens d'Hubert-Félix Thiéfaine - dans les années 70 du XXe siècle. Elles correspondent bien à mon état d'esprit lorsque je me retrouve à photographier les costumes et attitudes des danseurs et danseuses de Rennes et de ses alentours.
J'ai immortalisé ici notre Jean-Maurice national dans ses oeuvres de photographe professionnel. J'aime bien me sentir amateur à côté : j'ai moins lourd à transporter !
Joe Krapov est poète, humoriste (?), musicien à ses heures et photographe à seize heures trente. On trouvera ici un choix de ses productions dans ces différents domaines.