Canalblog Tous les blogs Top blogs Photographie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Mots et images de Joe Krapov

Publicité
17 octobre 2024

DANSONS LE MENUET !

Je ne comprends pas pourquoi les mathématiques ont tellement changé. J'en étais resté à ce pauvre escargot qui grimpe 30 cm le jour et en redescend 20 la nuit. On nous demandait alors : « Quand donc est à quelle heure le bestiau à cornes atteindra a-t-il le sommet du panneau stop sachant que celui-ci se trouve à 1,56 m de son point de départ.

 

Je ne comprends pas pourquoi personne n'a jamais eu l'idée d'appeler l'animal « Pénélope ».

 

Je ne comprends pas pourquoi Pénélope et François F. sont allés à l'enterrement d'une feuille morte nommée « RPR UMP LR de 2017 » pour rendre hommage à Jacques Prévert et je pense que la fureur doit les étouffer désormais de voir que Michel Barnier et l'équipe de campagne des deux plus célèbres hermaphrodites de Sablé-sur-Sarthe sont désormais à Matignon en charge de l'État en faillite que monsieur F avait déjà signalé à son collaborateur d'avant 2012 sans même que ça lui en touche une sans faire bouger l'autre - je parle ici des talonnettes de Nicolas S. -

 

Les mathématiques ont bien changé, c'est vrai. Voici qu'à l'époque du cyber-horizon elles fricotent avec la musique, une discipline pour laquelle j'ai un peu plus d'appétence mais où je suis tout aussi nul.

 

Je ne comprends pas à quoi sert la clé de fa, par exemple. Enfin si, je sais comment elle est née. Un beau jour L’AMI Mozart en a eu plein le DOs (de sa clarinette) d’écrire des notes basses en sous-SOL de la portée et ce FAt a inventé la clé du même nom; là où je bute vraiment c'est sur l'endroit où on peut et doit situer une note si on la remet dans une partition en clé de sol.

 

Je ne comprends pas pourquoi j'ai l'impression que parfois ma comprenette se barre en Si 7.

 

Je ne comprends pas pourquoi on dit « dièse me too » et jamais « bémol moi aussi ».

 

Je comprends que la musique c'est aussi compliqué à écrire que les mathématiques. C'est pour ça que je ne l'écris pas et que je la joue - où que je joue avec - parce que, de toute façon, je ne sais pas lire les partitions ni les tablatures.

 

Mais, je ne le comprends pas plus, il m'arrive d’écrire des portées musicales avec des notes et des signes tordus pour mes comparses le violoniste et l'accordéoniste de ma chorale que nous appellerons respectivement monsieur Cidpla et Monsieur Zomu. Elles ne sont pas aussi jolies que le flocon de Monsieur Menuet, ce mathématicien compositeur dont le nom est un aptonyme charmant, mais je comprends qu'elles fonctionnent bien quand même parce que Cidpla et Zomu qui lisent la musique, eux, arrivent à jouer quelque chose de similaire ou de complémentaire à ce que je joue sur ma guitare.

 

 

Je comprends bien que tout cela, même les valses qui se jouent sur un rythme ternaire, je parviens à le faire grâce au système binaire des suites de 0 et de 1 qui permettent de faire tourner les ordinateurs et les logiciels MuseScore et Noteworthy grâce auxquels j'écris de la musique sans le savoir en mode Monsieur Jourdain.

 

Je ne comprends pas par contre pourquoi l'informatique permet d'aller télécharger sur la toile des virus qui foutent le disque dur de votre ordinateur par terre. Cela devait faire partie du domaine des probabilités et j'étais sans doute absent le jour où on a fait le cours de maths sur cette notion là. Ou alors j’avais piscine le jour du cours sur la loi de Murphy !

 

Bref, je ne comprends pas pourquoi je préfère les sciences humaines aux sciences dures mais je ne suis pas obtus comme l'angle pour autant.

 

Quand je rentre chez moi où que je sors le nez de mon ordi sur le coup de seize heures j'allume la radio un moment et j'écoute l'émission scientifique de France culture, "La Science CQFD".

 

Le ton des chercheurs est enthousiaste, posé, rassérénant et j'éprouve une profonde zénitude à les écouter parler des virus, des constellations ou d'autres choses très pointues auxquelles, tel Tino Rossi, je n'entends que tchi. Que tchi tchi même.

 

Cet après-midi c'était un tel bonheur d'écouter parler des manifestations volcaniques sur les planètes du système solaire que j'ai failli m'endormir.

 

Pas plus tard que dimanche j'ai été ravi d'apprendre de la bouche de mon ami Christophe le mandoliniste ce qu’était une tierce picarde. C'est le fait de terminer sur un accord majeur un morceau qui est écrit en mode mineur. Les Picards sont les derniers à avoir appris ou compris cela. Le dévoilement, ça prend du temps parfois.

 

En tant qu’ancien habitant du Pas-de-Calais, tout comme l'ami Bidasse natif d'Arras, j’ai été locuteur de cette langue nommée le Picard et je serai sans doute moi aussi le dernier à comprendre les énigmes de Monsieur Menuet. Pour ce qui est de leur solution, n’en rêvons même pas !

 

 

Mais à la lueur de ma sensibilité, à l'écoute de mes pulsations internes, je me suis senti obligé de procéder à la propagation de ces dix images au sein de l'atelier d'écriture de Villejean et même, au-delà, dans le village mondial. Celui-ci est pétri désormais d'intelligence artificielle mais, - Dieu merci ! - cette construction mathématique ne saura jamais comprendre ou expliquer elle non plus pourquoi je trouve ces images très belles.

 

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 8 octobre 2024

d'après la consigne AEV 2425-05 ci-dessous

Publicité
16 octobre 2024

En goguette à Faux-la-Montagne le 30 juillet 2024

 

- J'aurais beaucoup de choses à raconter sur cette soirée "goguette" en clôture du festival "Folie ! les mots" mais ça ne me donnerait pas forcément le beau rôle. Une chose est sûre, l'ambiance est très différente des spectacles et lectures des trois après-midis qui l'ont précédée. Pour être très schématique ça fait à peu près le même effet que quand on allume la télé le soir pour regarder TF1 après avoir écouté France-Musique ou France-Culture tout l'après-midi.

 

- Mais quoi, Joe Krapov ? C'est bien TF1, non ? Jamais tu n'as regardé HPI avec Audrey Fleurot ?

 

- Si, hélas ! Et donc oui, toujours dans la discipline des barres parallèles, c'est bien aussi les goguettes, surtout quand elles se terminent avec Joël et ses cafouillages à la bonne franquette et que l'on repense à la "parenthèse dorée des J.O." qui avaient lieu simultanément ! Il y a ici une authenticité que j'ai bien appréciée. Ne négligeons pas non plus le fait que le Constançi orchestra était excellent.

 

15 octobre 2024

CONSIGNE 2425-06 DU 15 OCTOBRE 2024 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN

 

Thomas Menuet

 

 

 

Le compositeur Thomas Menuet vous propose une série de dix énigmes, mêlant musique et mathématiques. Elles ont pour titre :

 

Pulsation – Fureur – Propagation – Cyber horizon – Flocon – la Toile – Dévoilement – Lueur – le Domaine - Hommage

 

Il ne vous est pas demandé de les résoudre ! Mais vous disposez d’une image, des dix mots ci-dessus, d’un sujet au choix (Mathématiques ou Musique, parlez nous de votre rapport avec ces disciplines) et d’une forme possible, l’anaphore (« je comprends / je ne comprends pas », formule à répéter en tête de chacune de vos phrases si vous le souhaitez).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

14 octobre 2024

Folie ! les mots à Faux-la-Montagne le 30 juillet 2024 (3)

Baby-boomer ? Peu d'exemplaires ?

C'est vrai ! Moi je ne le suis pas, exemplaire !

 

Qui est sorti vainqueur ou victorieuse du combat ? Qui a décapité le lion ? Combien a-t-il, auparavant, croqué de membres de l'estivante ?

 

 

Baby-boomer, suite. Il faut bien admettre que, pour les enfants des écoles actuelles dont j'ai des nouvelles par Marina B. qui conte tous les vendredi dans un groupe scolaire de Rennes, elle et moi passons maintenant pour des dinosaures. Il faut donc expliquer ici que le tee-shirt fait allusion à l'album du groupe Pink Floyd "The Dark side of the moon" paru en 1973. Et aussi à Jean-Paul Sartre, philosophe un poil nauséeux et désormais confiné à huis clos dans les oubliettes de l'histoire.

 

 

 

Moi j'ai retrouvé le mien, de lecteur. J'ai enfin terminé "La Marelle" de Julio Cortazar. Je me suis régalé de "Voisins d'ailleurs" de Clifford D. Simak, de "La Dame au petit chien" de Tchekhov, de "La Balade du rossignol roulant" de Francis Scott Fitzgerald et de "Innocent" d'Alphonse Allais, pièce de théâtre qui donna ensuite "L'Affaire Blaireau" et dont le principal personnage féminin se prénomme... Isaure ! ;-).

 

13 octobre 2024

Ce qu'il y avait au répertoire des Voyous le dimanche 13 octobre 2024

 

 

Qu'y avait-il à faire de mieux, en ce dimanche de presque automne, que d'aller écouter le duo "les Voyous" à la Maison du Ronceray ? Participer à Tout Rennes court ? Non merci.

 

Les Voyous c'est le nec plus ultra de la chanson drôle à Rennes. Je les ai évoqués il y a peu quand ils ont donné le concert du groupe Georges V avec leurs trois acolytes d'un moment. Ce sont de très bons copains et, comme je leur ai dit dans mon message d'envoi de mes photos de cet événement-là : "Je serai dans la salle demain. Soyez bons ! Ce ne sera pas difficile vu que vous êtes les meilleurs !".

 

Et j'en suis tellement convaincu ce soir qu'effectivement je ne retrouve pas, sur les versions originales des chansons inconnues de moi qu'ils ont reprises cet après-midi la même gouaille ni la même perfection dans l'interprétation qui ont provoqué mes éclats de rire et mon émotion pendant près de deux heures.

 

Mais bon, cette rubrique de "la chanson du dimanche" est là pour consigner mes "découvertes de perles" alors posons ci-dessous, pour mémoire, trois chansons qui finiront sans doute dans ma guitare  :

 

"Chromosome Breton" / par Eric Toulis ;

 

"Petit Jésus" / par François Morel ;

 

"Jack et Joe" / de Sacha Distel, bel hommage à Brel et Brassens dont je n'ai pas trouvé l'auteur. La SACEM me dit que Sacha Distel en est le compositeur. Il a peut-être bien aussi écrit les paroles ?

 

Publicité
12 octobre 2024

LA GUINGUETTE N'A PAS FERMÉ SES VOLETS

 

 

 

Avec son canotier sur le côté Maurice Chevalier dansait le twist. Il assurait ainsi la transition entre Renoir et son moulin de la galette et ces années de fin des « trente glorieuses ». C’était en 1962.

 

Mais si l'on fait l'effort d'y songer deux minutes rien n'est jamais fini. Les hommes recommencent toujours, ils suivent le ruban d'une route fleurie, ils mènent leur barque comme ils peuvent et s’il y a du nouveau sous le soleil, eux sont toujours faits du même bois, celui des rames, celui dont on se chauffe, celui qui fait les flammes et les femmes amoureuses.

 

 

Qu'importe si le chapeau de paille est ridicule, le canotage permet au canotier de montrer pattes blanches, muscles puissants, air bravache.

 

- Avez-vous vu comme nous sommes forts, Delphine et Marinette ? semblent-ils demander aux spectatrices de la rive.

 

C'est la belle chanson de la séduction, c'est le chant d'été au bord de l'étang, du lac, des rivières, c'est le rêve d'amour qui glisse à la surface de l'eau.

 

Pourquoi ne seraient-elles pas glorieuses, elles aussi, nos trente dernières années ? Les gens font-ils moins d'enfants ? Voyagent-ils moins ? N'ont-ils plus accès au progrès technologique qui simplifie la vie ? N’ont-ils pas toutes et tous un smartphone ?

 

Est-ce en souquant toujours plus fort que Roméo séduit Juliette de nos jours ?

 

Bien sûr que non ! Il fait le kéké en jet-ski autour du fort de Brégançon ! Sinon tout est pareil. Le seul truc qui a disparu c’est le huit-reflets du bonhomme au parapluie sur le tableau d'à côté. Tout le monde porte désormais la casquette de Jean Gabin et tout le monde pense que si on n'avait pas ces faillis présidents de la République et leurs discours, il ne pleuvrait jamais sur l'île de Sein ni sur les cérémonies des J.O. et on pourrait aller boire du vin blanc sous les tonnelles à Nogent le dimanche. Ça fait tellement de bien quand on se promène au bord de l'eau ! Ou sur l'eau !

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 8 octobre 2024

d'après la consigne AEV 2425-05 ci-dessous

 

11 octobre 2024

JOHNNY BIGOUDI AIME LES BIGOUDÈNES

 

Cette semaine, mes gribouillis sont terriblement à la peine !

Comment parler de bigoudis sans évoquer les Bigoudènes

Qui portent bien haut sur la tête un de ces objets-phénomènes ?

 

 

Elles sont des bijoux de prix, elles ont des minois de reine

Elles viennent de Bénodet, de Spézet ou de Pont-Aven

Mais jamais de ce Missouri ou ne sont que demi-sirènes.

 

 

C’est toujours coup de grisou pris en pleine face qu’elles amènent,

Comme acier froid de bistouri quand on est face à Miss Touraine

Car tant de beauté inouïe vous sonne, ébaubi sous Big Ben.

 

 

Qu’elles dansent ou qu’elles défilent, à Carhaix, Lannion ou à Rennes,

C’est éclat de bijouterie dans une ville souterraine,

C’est Venise sur pilotis avec l’âme encore plus sereine

 

 

Si n’étaient ces biniouseries qui vous bombardent d'acouphènes

On les suivrait à Biribi, Chicoutimi, Larmor-Baden

Pour admirer leurs broderies sur robe en velours noir d’ébène

 

 

Mais on connaît cette infâmie, cette horrible calembredaine :

Elles ont pour leur bon ami les yeux qu’avait jadis Chimène

Et pour le photographe épris elles n’ont que dédain suprême.

 

 

Ah ! Bigoudène à bigoudi ! Telle est ma braise, à l’aise même

Ou à Brest-même que – n’en déplaise à Paul Verlaine -

Sans souci de rime ou de rythme

Je le redis que je vous aime

Et je termine à la façon de Guy Brouty *

 

« La femme n’en fait met qu’à sa tête »

 

Et je la boucle.

 

* verbicruciste pour le journal Télérama pendant de longues années.

 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 841

d'après cette consigne : Bigoudi

10 octobre 2024

Folie ! les mots à Faux-la-Montagne le 30 juillet 2024 (1)

 

 

Maintenant que l'automne est arrivé, il va faire bon ressortir, outre les chemises de bûcheron et les pulls, les photos de Faux-la-Montagne et de ce festival si dépaysant, Folie ! les mots que nous avons pleinement goûté.

 

D'abord quelques images du style "choses vues" avant de reparler en détail des spectacles vus.

 

 

 

 

 

Je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais j'ai retrouvé hier et ce jour d'hu trois feuilletons-puzzles publiés sur le Défi du samedi puis sur Kaléïdoplumes en 2009 et 2010. Je fus plié de rire à la relecture de deux d'entre eux et je crois que je vais en faire un recueil au format pdf que je partagerai ! L'un d'eux se passe en 1966 et l'autre tourne autour d'une 4L et d'une Ami 6 !

 

 

 

 

10 octobre 2024

Folie ! les mots à Faux-la-Montagne le 30 juillet 2024 (2)

 

 

 

 

 

 

9 octobre 2024

Choses vues en septembre 2924 à Rennes

 

 

Est-ce que c'est l'occasion, en retour, de reprendre le "Laisse tomber les filles" de France Gall ?

 

(Je ne mets plus que très peu de vidéos Youtube sur ce blog : à force de naviguer dans la copie de mon ancien blog de 2013 à 2011, je m'aperçois que toutes ont été supprimées, pour raisons de droits d'auteurs ou par clôture des comptes personnels, ce dont j'ai failli être moi-même victime en raison d'une seule vidéo postée sur mon compte piraté par un malveillant).

 

 

C'est la fête de "L'Huma" à Rennes ou quoi ?
Le retour de la casquette Ricard ?

 

 

C'est la première fois que je rencontre ce groupe de cyclistes "à l'ancienne". Étonnant, ce grand bi, non ?

 

 

Mais non, tu n'es pas aussi sale que tu le proclames !

 

 

Le smartphone ! Ils se promènent avec, en voiture, en vélo, en métro, en permanence, ils ne le quittent plus. Certains en ont même deux et pour un peu, si on les laissait faire, ils le mangeraient aussi !

Publicité
Mots et images de Joe Krapov
Publicité
Publicité
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 814 036
Archives
Newsletter
Publicité