TROIS P'TITS TOURS ÉPI S'EN VONT !
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Écrit pour le Défi du samedi N° 905 d'après cette consigne : Épi
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Écrit pour le Défi du samedi N° 905 d'après cette consigne : Épi
Si les photos ci-dessous sont du 6 janvier, les trois vidéos assemblées dans le diaporama sont du 5.
Bienvenue chez les Krapov !
Ça veut dire quelque chose, un arc-en-ciel le 1er de l'an ?
Beau soleil sur sol verglacé, ce matin. Mise en route avec mes deux appareils vers Moulin du Comte. Sur le quai Eric Tabarly, dialogue muet avec un animal fort sympathique, sans doute engourdi par le froid mais pas apeuré du tout par le photographe silencieux. Les clichés paraîtront demain.
Plus loin sur l'îlot de la maison éclusière, ce sont les mimosas couverts de glace qui font mon bonheur. Puis les reflets des immeubles du Papyrus, ceux des péniches, puis les statues de la place de Bretagne...
Stop ! A raison de cinq photos publiées chaque jour, j'ai déjà de quoi remplir ce blog jusque fin juin ! Ou au moins jusqu'aux Danaïdes de mars !
Heureusement, dans sa grande sagesse, la municipalité a fermé l'accès au parc du Thabor. Je ne comprends pas trop cependant. Si quelqu'un s'y casse la margoulette il peut intenter un procès à la ville ? Et s'il tombe sur le trottoir, contre qui porte-t-il plainte ?
Le rouge-gorge s'en fout, moi aussi et je crois que nous avons raison ! Que les plaideurs s'occupent du droit s'ils veulent mais qu'ils nous laissent celui de faire tout de travers !
Moi je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais il faut savoir que j'ai été très sage cette année et que de ce fait le père Noël m'a apporté... un nouvel appareil photographique ! J'avais un compact, un reflex et maintenant, sans même être passé chez le dentiste, j'ai un bridge ! C'est le Kodak Astrozoom 528.
Comme il faut que je m'habitue à son maniement, lors de notre première balade le long de la mer, je laisse filer devant les deux copines de longue date. Le soleil n'est pas de la partie mais il ne pleut pas, du moins pas sur nos têtes. Là bas au loin, peut-être que si.
Au vu des photos prises la veille lors de l'anniversaire de Dame Sonia, je pense que le bridge va faire l'affaire. Le déclencheur est silencieux, contrairement au reflex. En basse lumière, si on ne zoome pas trop et si le sujet ne bouge pas comme un malade atteint de la danse de Saint-Guy, on obtient des clichés corrects. Au pire, il y a un mode "sport" pour éviter les bougés. La cerise sur le gâteau, c'est le zoom : il grossit jusqu'à 52 fois ! En témoignent les trois clichés ci-dessous, pris au même endroit :
Vous voyez le phare, sur l'île à gauche ? Et là, vous le voyez mieux ? demande l'ophtalmo.
Et le rocher en équilibre, à droite ?
J'ai l'air de fanfaronner, mais ce ne sont pas ces performances-là qu'on retiendra de cette randonnée à Landrellec. Pendant que je fais mumuse avec mon nouveau joujou, les deux copines, mains dans les poches car il fait froid, discutent de choses et d'autres. D'un seul coup notre hôtesse trébuche sur une pierre plantée au milieu du chemin et va s'affaler sur le sol, l'arcade sourcilière la première. En langage enfantin, ça s'appelle un askident. J'accours pour relever le cadavre corps. Elle tient encore debout mais elle s'est mordu la lèvre et du sang perle à la paupière.
Une belle image en guise d'interlude avant d'énoncer le gag final ? Avec le photographe boulimique, il suffit de demander !
Deux, même ?
En plus du mal aux côtes, Madame Anita s'est promenée tous les jours qui ont suivi avec un magnifique cocard sur l'oeil gauche ! Un vrai, bien au beurre noir, genre boxeur d'après K.O. ! Et il a fallu, de mon côté, que j'explique à toutes ses visiteuses que je n'étais pour rien dans l'affaire ! C'est incroyable comme, depuis l'affaire de Fadièse Mitoute, on est suspecté de tous les maux dès lors qu'on appartient au sexe masculin, maintenant ! ;-)
On n'est jamais déçu quand on va au fest-noz de Terre d'union à Lannion. D'une parce qu'on ne danse pas avec les autres tournicoti tournicoton de zébulons bretons et qu'on préfère rester au pied de la scène à photographier les musiciens·ne·s. De deux parce que la musique est toujours bonne ici. De trois parce que, comme chantait Enrico Macias "Ah qu'elles sont jolies les filles de mon pays..." d'adoption !
Cependant, s'il m'est permis d'ajouter un petit bémol, il y avait un monde dingue cette année. Les danseurs et danseuses ont failli écraser les photographes contre la scène tant ils mettaient d'ardeur à secouer leurs pieds latéralement et à propulser d'avant en arrière leurs mains nouées par l'auriculaire.
Et je ne peux pas vous fournir les preuves du forfait parce que dès 20 h 30 les lampadaires urbains étaient éteints dans la salle des Ursulines ! -)
Quand Anouk et Maela, reines du kan ha diskan, chantent à deux voix et en s'accompagnant à la guitare, c'est encore plus joli !
Une fête d'anniversaire c'est fait, assez souvent, de gens qui boivent et qui mangent. Cette fois-ci, au menu, il y avait un hérisson ! Comme dit l'autre, ça ne manque pas de piquant !
Aux fêtes d'anniversaire il y a des gens qui jouent de la musique. Ici un flûtiste agélaste aux allures de Buster Keaton ! (Agélaste est un mot qu'on a découvert sur le site web d'Europe échecs dans un article où il était question de Mme Goriachkina, la championne de monde de parties rapides : ça veut dire "qui ne sourit jamais").
Aux fêtes d'anniversaire il y a des gens qui font des sketches. Ici on se moque gentiment de la récipiendaire qui est-était prof de Qi gong (prononcer tchi kong).
Aux fêtes d'anniversaire il y a des gens qui dansent mais ici la prof de qi gong était aussi prof de danse alors pour la chenille ou le tango des fauvettes, vous repasserez ! C'était plutôt boléro de Ravel et jazz.
Aux fêtes d'anniversaire, il y a des gens qui n'ont pas peur de chanter. Le gendre s'est lancé dans une chanson sur sa belle-mère sur un air de Louise Attaque mais il s'est fait voler la vedette par cette dame d'origine russe qui a enchaîné, dans sa langue maternelle, "Le temps des fleurs", "Le temps du muguet" et "Les Yeux noirs".
"Il y a cent cinquante ans, a-t-elle déclaré, la Russie, c'était très bien". Je ne l'ai pas contredite vu que je n'étais pas né à l'époque, que j'en étais déjà à mon deuxième verre de sangria et que ça m'a fait plaisir de chanter "Podmoskovnye viétchéra" avec elle... mais de loin : je n'étais pas là pour faire mon intéressant.
Mais maintenant que la fête est finie, je peux ! Cet air de "Otchi tchornyié, otchi krasnyié" nous a tellement trotté dans la tête les jours suivant qu'en tartinant des oeufs de lump le soir du réveillon, nous avons improvisé une variante sur "les oeufs noirs" !
Au retour vers Rennes, coincé pendant une heure dans un bouchon à Saint-Brieuc, j'ai écrit les trois couplets qui suivent ! ;-)
Les Oeufs noirs
1
Sur un toast au beurre
C’est un vrai bonheur
D’étaler ce soir
Des petits œufs noirs
Si Olympe de Gouges
Les préférait rouges
Elle en a le droit
Mais pour toi et moi
Les petits œufs noirs
C’est la gauche caviar
Coule le champagne
A La Plagne !
2
Les petits œufs noirs
Viennent marquer ce soir
Cruelle destinée
L’année terminée
Comme un crêpe de deuil
Un goût de cercueil
Fin d’obsolescence
Renaissance !
Voilà qu’se profile
Sans se faire de bile
Une vie de rêve
A Megève
3
Que tchi ! Sort nié !
Que tchi ! Crasse niée !
Rien n’arrêtera
Notre soif de joie
D’nous sentir coupables
Nous n’somm’s pas capables
On préfère la fête
Aux dires des prophètes
Voici qu’se profile
Un bonheur débile
Vive l’année nouvelle
A Noyelles
(sur l’air de fin des tangos:)
En attendant Godault !
Variante plus sobre du 4e vers :
A Méribel ! (ou Courchevel !)
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Écrit pour le Défi du samedi n° 904 d'après cette consigne : Duchesse
BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2026 !
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Photo prise à Locquirec (Côtes d'Armor) le 29 décembre 2025