Il avait des pattes du genre à jouer "Le Lion est mort ce soir" !
Il y a un peu plus d'un siècle, j'aurais peut-être été obligé de demander officiellement à Monsieur Bourgeoizov la main de sa fille. J'aurais eu l'air très fin si on m'avait donné ça !
C'est marrant... Ce clocher d'abbatiale, j'ai l'impression de l'avoir déjà vu depuis un certain cloître... mais quand ?
C'est comme ce château. J'ai dû l'apercevoir un jour mais où ?
Écrit hors ateliers du 28 au 30 octobre 2025 avec une alternance de rimes en oui et en non. Cette consigne, un peu modifiée, a été donnée ensuite à l'Atelier d'écriture de Villejean où elle a reçu le n° AEV 2526-07
... y compris le fait de penser, comme on est venu au cimetière, qu'il vaut encore mieux finalement se penser immortel que de s'imaginer allongé par ici sans même un bon bouquin à lire. Comme le "53 jours" de Georges Perec qu'on commencera le soir-même.
Tout est possible et étonnant, notamment la fidélité de l'équipe du TNB à ce graphiste si particulier qui réalise depuis des années des affiches si peu lisibles qu'on se demande s'il y aura des clients pour aller au festival organisé par ce théâtre !
Tout est possible et notamment qu'un grand costaud fan de Mickey se perche sur une balançoire destinée aux mouflets dans un jardin public.
Tout est possible, notamment le fait de photographier une telle enseigne d'ophtalmo en songeant à une possible consigne d'atelier d 'écriture, forcément à base d'anagramme, mais... pour écrire en quelle langue ? ;-)
Tout est possible et notamment que Mr Google-Images ne reconnaisse pas cette dame inconnue et jolie dont on a collé l'effigie dans l'alvéole d'un pylône électrique sur l'avenue Villebois-Mareuil
Tout est possible, y compris d'avoir son opinion personnelle sur l'interprète d'Obélix et de Cyrano, mais de par Dieu, mesdames, je vous en prie, ne soyez pas aussi expéditives !
Tout est possible et même qu'il pleuve en Bretagne ou à Rennes (plus ça va et plus je me demande si Rennes est bien en Bretagne, finalement !).
Voici deux listes de mots qui contiennent les syllabes « oui » et « non ».
Insérez au moins cinq couples de ces mots dans une chanson, un poème, un texte avec cette contrainte à respecter absolument : chaque mot avec une syllabe « oui » sera suivi un peu plus loin dans la phrase – ou dans la phrase suivante - d’un mot avec la syllabe « non ». Alternance, donc.
Votre texte aura pour sujet ou pour titre, au choix :
La Normandie – Georges et Denyse – Le Référendum – Le Cancre – Le Nombril
(ou ce dont vous avez envie de parler aujourd’hui !)
Je crois qu'on n'a pas fini de rigoler... et de se tromper ! Il faut dire que nous sommes suffisamment heureux (ou anodins et inodores) pour ne pas éprouver le besoin d'affirmer "notre identité" vestimentairement au regard des passants de la rue. Les Krapov ressemblent énormément à des personnages de Sempé.
C'est pourquoi nous avons commis un contresens en voyant ce type s'énerver contre l'ascenseur de la place Sainte-Anne. Sa tenue jaune canari et surtout son sac à dos marqué "mec" nous ont fait penser à un de ces damnés "virilistes" qui pullulent, paraît-il, sur le web.
Vérification faite, après agrandissement de la photo volée et recherche sur internet, il s'agit d'un mec... en caoutchouc ! Histoire de faire rigoler aussi notre cousine belge, épatons-la en lui confiant que nous avons rencontré, à Rennes, ni plus ni moins que Gaston en latex !
Une merveilleuse mode a fleuri, ces dernières années, celle de parer les parties supérieures des vitrines de magasins avec des fleurs artificielles. Elle a été suivie par une autre coutume qui consiste à utiliser l'intelligence artificielle pour dénier le génie humain ! Je parle bien sûr ici de Grokonpedia !
Encore une formidable déesse qui fait penser aux personnages de Cléo101 sur le Défi du samedi ! Celle-ci est peinte par SoulJahDom dans la cour de Rougier et Plé, rue le Bastard.
On était au lendemain d'Halloween, une fête dont je me soucie comme de ma première citrouille aérée ! Laquelle n'est jamais, bien sûr, devenue un carrosse !
Les deux Vénus de Milo qui trônent par ici en voient de toutes les couleurs. Elles aussi sont du genre à se fendre la gueule ou pour le moins à ne pas trop se soucier de la mauvaise marche du monde !
Ce joli coeur bien lumineux, je vous l'offre de bon coeur !
On pourrait croire, à lire les billets que j'accumule sur ce blog, que j'émets, j'émets, j'émets comme le font tous les influenceurs actuels.
Je ne fais pas que cela. Tout ce qui m'entre par les yeux et par les oreilles éveille de la curiosité en moi et ce spectacle vu à Faux-la Montagne dans des conditions peu idéales a été prolongé ensuite, de retour à la maison, par la lecture de "Vie de poète", un recueil d'une vingtaine de proses que je vous recommande et par "Promenades avec Robert Walser" de Carl Seelig, un ouvrage très surprenant car nous immergeant dans un paradis helvétique à l'abri des horreurs de la guerre et du monde de 1930 à 1956 ! Une espèce de guide de voyage, en fait !
J'ai aussi entamé "Les Enfants Tanner", un roman "familial" mais le style de cet écrivain suisse est "rousseauiste" en diable. Ce sont des "Confessions", très naïves, un peu "brut de décoffrage " d'un type qui ne trouve pas sa place dans la société suisse des années 1910-1930 et finit par se faire héberger dans un asile psychiatrique où il fait une croix sur sa carrière littéraire, tout comme Rimbaud a oublié ses "rinçures" en Abyssinie ("et du Calvados réunis", ajoutent les fans de Fernandel).
Il y a quand même quelques perles comme cette histoire du clou dans "Pièce en chambre", le "Discours à un bouton", les portraits de "Madame Wilke" et "Marie".
François Bon qui a lui aussi une passion pour cet auteur a fait une vidéo de présentation. Sa lecture de "Pièce en chambre" est à 4'02.
Je mets à la suite une émission de France-Culture que j'écouterai une de ces longues soirées d'hiver "où je m'ennuierai ?".
De l'université à l'universalité, il n'y a que deux lettres et, c'est vrai, à l'université comme dans le monde entier, on est tous un peu frappé ! A commencer par le doyen de la Faculté que Coluche baptisait Orangina parce qu'il était complètement secoué.
Moi, je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais il se trouve que j'y ai travaillé, à l'université de Rennes 3, de septembre 1997 à janvier 2016 pour être précis. C'est dire si j'ai eu l'occasion d'en rencontrer des gens un poil « originaux ». Si je m’en réfère au cahier de chansons que j’ai composées à l’époque, on voit apparaître des noms comme Dédé le tyrannique, Winnie Bédobeuliou, Moumoune, Mick McKormick, Madame Yonyon, Madame Chèvrefeuille et des tas de sigles administratifs dont je vous fais grâce.
L'université n'est jamais que le stade ultime de l'école, simplement la salle de classe est appelée «amphi», l'élève est appelé «étudiant», l’âge de ses artères est tel qu'il a des hormones qui le travaillent et que du coup les gars veulent pouvoir aller dans le dortoir des filles. Et voilà pourquoi on a eu mai 68 !
En 2016, j'aurais pu faire un trait sur cette période-là de mon existence professionnelle, trop content d'être enfin libéré des hiérarchies, des tâches trop régulières et des gens un peu zarbis qu’on a été obligé de côtoyer, supporter ou remercier : le médecin du travail s’appelait Docteur Trépas et je ne sais toujours pas si je lui dois une fière chandelle ou une corvée semestrielle inutile !
De fait, quand vous partez en retraite, on vous remplace et on vous oublie, à l’université. Mais il faut croire que je suis masochiste ou que je fais ou veux faire partie de ses meubles parce que j'y retourne toutes les semaines, le jeudi, à la cafétéria du Diapason. Moi qui ai tenu l'animalerie des campus de santé et de sciences à Villejean et Beaulieu, je joue aux échecs contre une poignée d’anciens professeurs dont l'un est un fidèle du système Ruiz, appelé aussi «l'hippopotame», et à qui, lorsque j'ai les pièces blanches, j'inflige la torture du début Bird (1. f4), le drôle d'oiseau des ouvertures.
J'y vais aussi le mardi matin tous les quinze jours pour accompagner à la guitare la chorale quasi féminine de chants de marins à laquelle je me suis greffé et dont je suis devenu « le chef ». On répète dans une salle appelée « Le Refuge ». Cela explique peut-être pas mal de choses en notre période de « Tous aux abris ! ».
Cela me vaut d'assister à un spectacle silencieux mais assez drolatique : en attendant que tou·te·s les choristes arrivent je vois passer l'ancien président de l’Université avec un sac à dos de style «Vieux campeur» et un tapis de sol roulé sous le bras ! Lui vient faire du Pilates pendant qu'on chante nos bêtises !
En résumé, l'université mène à tout, à condition d'en sortir.
Joe Krapov est poète, humoriste (?), musicien à ses heures et photographe à seize heures trente. On trouvera ici un choix de ses productions dans ces différents domaines.