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Mots et images de Joe Krapov

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10 janvier 2026

TROIS P'TITS TOURS ÉPI S'EN VONT !

 

Moi je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais je l’ai réellement fait, mon service militaire. J’étais affecté au 4e champ de blé de la sixième division du père Mathurin, à Faux-la-Montagne, dans la Creuse.
 
 
Comme tous les autres épis, on se demandait ce qu’on fichait là, tous pareils, tous alignés, dehors par tous les temps.
 
J’y ai connu de drôles de cocos dans ce champ de manœuvres immobiles !
 
Le brigadier-chef Curien qui disait toujours : « Ne vous posez pas de questions, profitez de la vie ! ».
 
Le 2e classe Stolaire qui avait des lettres l’avait surnommé «Carpédiem». On n’a jamais su ce que ça voulait dire mais ça lui allait bien au teint, à l’épi Curien.
 
Je n’ai jamais su distinguer non plus mes voisins de chambrée, des triplés, Camille, Claude et Dominique Cène qui se ressemblaient comme ce n’est pas permis.
 
Il y avait de drôles de zozos dans cette caserne. L’adjudant Leptique était un grand excité complètement secoué, le lieutenant Doptère arborait un superbe nœud papillon, au grand dam du lieutenant Stémologue qui critiquait son non-alignement.
 
Nous autres, les sans-grade, on n’aimait pas trop l’épi Skopa sauf quand il marquait des buts pendant les matchs de foot.
 
Je me souviens également des intellos de la bande, Randello qui prétendait que nous étions des personnages en quête de hauteur, le première classe Pelette qui clamait sans cesse« Soldat Ramide , du haut de cet épi, quarante seigles nous contemplent ! ».
 
Un autre dur à cuire, qui s’appelait Derme, disait que tout cela n’était qu’épi-sodique et que bientôt ce serait la quille car tout à un épi-logue.
 
Il ne croyait pas si bien dire. Un jour, sans même que soit déclarée la guerre ni décrétée la mobilisation générale, nous fûmes fauchés par l’armée ennemie et réduits en poussière.
 
En guise d’épi-taphe, on pourrait dire de nous que « la graine germit, la plante poussut et à la fin l’épi fanit ».
 
Justement, comme nous avons tous fini dans « Tout ça c’est la même farine », moi, l’épi Thiviers, je vous souhaite une bonne dégustation de galette des rois, une bonne année, une bonne santé et d’amasser beaucoup de blé !
 
 

 

Écrit pour le Défi du samedi N° 905 d'après cette consigne : Épi

 
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9 janvier 2026

Il a neigé aussi à Rennes le 5 janvier 2026

 

Si les photos ci-dessous sont du 6 janvier, les trois vidéos assemblées dans le diaporama sont du 5.

Bienvenue chez les Krapov !

 

 

 

 

 

 

 

8 janvier 2026

Balade à Trévou-Tréguignec (Côtes d'Armor) le 1er janvier 2026

 

Ça veut dire quelque chose, un arc-en-ciel le 1er de l'an ?

 

 

 

 

 

 

 

 

7 janvier 2026

Mon ami le héron : Rennes, le 6 janvier 2025

 

Ballet cocasse : le photographe et le héron, à deux mètres l'un de l'autre, apprivoisent la magie sur les bords de la Vilaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon ami le héron : Rennes, le 6 janvier 2025Mon ami le héron : Rennes, le 6 janvier 2025Mon ami le héron : Rennes, le 6 janvier 2025
Mon ami le héron : Rennes, le 6 janvier 2025Mon ami le héron : Rennes, le 6 janvier 2025Mon ami le héron : Rennes, le 6 janvier 2025
Mon ami le héron : Rennes, le 6 janvier 2025Mon ami le héron : Rennes, le 6 janvier 2025Mon ami le héron : Rennes, le 6 janvier 2025
6 janvier 2026

Un peu du Thabor enneigé aperçu le 6 janvier 2025

 

Beau soleil sur sol verglacé, ce matin. Mise en route avec mes deux appareils vers Moulin du Comte. Sur le quai Eric Tabarly, dialogue muet avec un animal fort sympathique, sans doute engourdi par le froid mais pas apeuré du tout par le photographe silencieux. Les clichés paraîtront demain.

 

Plus loin sur l'îlot de la maison éclusière, ce sont les mimosas couverts de glace qui font mon bonheur. Puis les reflets des immeubles du Papyrus, ceux des péniches, puis les statues de la place de Bretagne...

 

Stop ! A raison de cinq photos publiées chaque jour, j'ai déjà de quoi remplir ce blog jusque fin juin ! Ou au moins jusqu'aux Danaïdes de mars !

 

Heureusement, dans sa grande sagesse, la municipalité a fermé l'accès au parc du Thabor. Je ne comprends pas trop cependant. Si quelqu'un s'y casse la margoulette il peut intenter un procès à la ville ? Et s'il tombe sur le trottoir, contre qui porte-t-il plainte ?

 

Le rouge-gorge s'en fout, moi aussi et je crois que nous avons raison ! Que les plaideurs s'occupent du droit s'ils veulent mais qu'ils nous laissent celui de faire tout de travers !

 

 

 

 

 

 

 

 

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5 janvier 2026

Une Balade marquante à Landrellec (Côtes d'Armor) le 28 décembre 2025

 

Moi je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais il faut savoir que j'ai été très sage cette année et que de ce fait le père Noël m'a apporté... un nouvel appareil photographique ! J'avais un compact, un reflex et maintenant, sans même être passé chez le dentiste, j'ai un bridge ! C'est le Kodak Astrozoom 528.

 

Comme il faut que je m'habitue à son maniement, lors de notre première balade le long de la mer, je laisse filer devant les deux copines de longue date. Le soleil n'est pas de la partie mais il ne pleut pas, du moins pas sur nos têtes. Là bas au loin, peut-être que si.

 

 

 

Au vu des photos prises la veille lors de l'anniversaire de Dame Sonia, je pense que le bridge va faire l'affaire. Le déclencheur est silencieux, contrairement au reflex. En basse lumière, si on ne zoome pas trop et si le sujet ne bouge pas comme un malade atteint de la danse de Saint-Guy, on obtient des clichés corrects. Au pire, il y a un mode "sport" pour éviter les bougés. La cerise sur le gâteau, c'est le zoom : il grossit jusqu'à 52 fois ! En témoignent les trois clichés ci-dessous, pris au même endroit :

 

 

Vous voyez le phare, sur l'île à gauche ? Et là, vous le voyez mieux ? demande l'ophtalmo.

 

 

Et le rocher en équilibre, à droite ?

 

 

J'ai l'air de fanfaronner, mais ce ne sont pas ces performances-là qu'on retiendra de cette randonnée à Landrellec. Pendant que je fais mumuse avec mon nouveau joujou, les deux copines, mains dans les poches car il fait froid, discutent de choses et d'autres. D'un seul coup notre hôtesse trébuche sur une pierre plantée au milieu du chemin et va s'affaler sur le sol, l'arcade sourcilière la première. En langage enfantin, ça s'appelle un askident. J'accours pour relever le cadavre corps. Elle tient encore debout mais elle s'est mordu la lèvre et du sang perle à la paupière. 

 

Une belle image en guise d'interlude avant d'énoncer le gag final ? Avec le photographe boulimique, il suffit de demander !

 

 

Deux, même ?

 

 

En plus du mal aux côtes, Madame Anita s'est promenée tous les jours qui ont suivi avec un magnifique cocard sur l'oeil gauche ! Un vrai, bien au beurre noir, genre boxeur d'après K.O. ! Et il a fallu, de mon côté,  que j'explique à toutes ses visiteuses que je n'étais pour rien dans l'affaire !  C'est incroyable comme, depuis l'affaire de Fadièse Mitoute, on est suspecté de tous les maux dès lors qu'on appartient au sexe masculin, maintenant ! ;-)

 

 

 

4 janvier 2026

Maela hag Anouk au fest-noz de Terre d'union à Lannion le 28 décembre 2025

 

 

On n'est jamais déçu quand on va au fest-noz de Terre d'union à Lannion. D'une parce qu'on ne danse pas avec les autres tournicoti tournicoton de zébulons bretons et qu'on préfère rester au pied de la scène à photographier les musiciens·ne·s. De deux parce que la musique est toujours bonne ici. De trois parce que, comme chantait Enrico Macias "Ah qu'elles sont jolies les filles de mon pays..." d'adoption !

 

Cependant, s'il m'est permis d'ajouter un petit bémol, il y avait un monde dingue cette année. Les danseurs et danseuses ont failli écraser les photographes contre la scène tant ils mettaient d'ardeur à secouer leurs pieds latéralement et à propulser d'avant en arrière leurs mains nouées par l'auriculaire. 
 

Et je ne peux pas vous fournir les preuves du forfait parce que dès 20 h 30 les lampadaires urbains étaient éteints dans la salle des Ursulines ! -)

 

 

 

 

 

 

Quand Anouk et Maela, reines du kan ha diskan, chantent à deux voix et en s'accompagnant à la guitare, c'est encore plus joli !

 

 

3 janvier 2026

Un Anniversaire à Saint-Quay-Perros (Côtes d'Armor) le 27 décembre 2025

 

Une fête d'anniversaire c'est fait, assez souvent, de gens qui boivent et qui mangent.  Cette fois-ci, au menu, il y avait un hérisson ! Comme dit l'autre, ça ne manque pas de piquant !

 

  

Aux fêtes d'anniversaire il y a des gens qui jouent de la musique. Ici un flûtiste agélaste aux allures de Buster Keaton ! (Agélaste est un mot qu'on a découvert sur le site web d'Europe échecs dans un article où il était question de Mme Goriachkina, la championne de monde de parties rapides : ça veut dire "qui ne sourit jamais").

 

 

Aux fêtes d'anniversaire il y a des gens qui font des sketches. Ici on se moque gentiment de la récipiendaire qui est-était prof de Qi gong (prononcer tchi kong).

 

 

 

Aux fêtes d'anniversaire il y a des gens qui dansent mais ici la prof de qi gong était aussi prof de danse alors pour la chenille ou le tango des fauvettes, vous repasserez ! C'était plutôt boléro de Ravel et jazz.

 

 

 

Aux fêtes d'anniversaire, il y a des gens qui n'ont pas peur de chanter. Le gendre s'est lancé dans une chanson sur sa belle-mère sur un air de Louise Attaque mais il s'est fait voler la vedette par cette dame d'origine russe qui a enchaîné, dans sa langue maternelle, "Le temps des fleurs", "Le temps du muguet" et "Les Yeux noirs".

 

 

"Il y a cent cinquante ans, a-t-elle déclaré, la Russie, c'était très bien". Je ne l'ai pas contredite vu que je n'étais pas né à l'époque, que j'en étais déjà à mon deuxième verre de sangria et que ça m'a fait plaisir de chanter "Podmoskovnye viétchéra" avec elle... mais de loin : je n'étais pas là pour faire mon intéressant.

 

Mais maintenant que la fête est finie, je peux ! Cet air de "Otchi tchornyié, otchi krasnyié" nous a tellement trotté dans la tête les jours suivant qu'en tartinant des oeufs de lump le soir du réveillon, nous avons improvisé une variante sur "les oeufs noirs" !

 

Au retour vers Rennes, coincé pendant une heure dans un bouchon à Saint-Brieuc, j'ai écrit les trois couplets qui suivent ! ;-)

 

Les Oeufs noirs

 

1

Sur un toast au beurre

C’est un vrai bonheur

D’étaler ce soir

Des petits œufs noirs

 

Si Olympe de Gouges

Les préférait rouges

Elle en a le droit

Mais pour toi et moi

 

Les petits œufs noirs

C’est la gauche caviar

Coule le champagne

A La Plagne !

 

2

Les petits œufs noirs

Viennent marquer ce soir

Cruelle destinée

L’année terminée

 

Comme un crêpe de deuil

Un goût de cercueil

Fin d’obsolescence

Renaissance !

 

Voilà qu’se profile

Sans se faire de bile

Une vie de rêve

A Megève

 

3

Que tchi ! Sort nié !

Que tchi ! Crasse niée !

Rien n’arrêtera

Notre soif de joie

 

D’nous sentir coupables

Nous n’somm’s pas capables

On préfère la fête

Aux dires des prophètes

 

Voici qu’se profile

Un bonheur débile

Vive l’année nouvelle

A Noyelles

(sur l’air de fin des tangos:)

En attendant Godault !

 

Variante plus sobre du 4e vers :

A Méribel ! (ou Courchevel !)

 

 

2 janvier 2026

QUAND UNE DUCHESSE RENCONTRE UNE AUTRE DUCHESSE...

 
 
Exit 2025 !
 
Moi je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais il se trouve que pendant cette année-là j’aurai correspondu avec une charmante dame au sang bleu, la princesse de Retour, qui passe le plus clair de son temps dans un château du Sud de la Sarthe, une région de France où j’ai moi-même vécu un temps.
 
Nous avons justement beaucoup parlé dans nos courriels du temps passé, de mon temps passé par là, et surtout de celui qu’ont passé là les deux duchesses.
 
Ces deux dames de la haute se sont fritées très fort vers la fin du XIXe siècle pour des questions de tempérament. L’une, la duchesse de CHE était la belle-mère, « catholique en diable », l’autre, la duchesse de CHA était la bru avec un côté Marie-Antoinette de chez Sofia Coppola.
 
De la duchesse de CHA, la chanson eût pu dire « Elle était jeune et belle, comme de bien entendu ».
 
De son mari, le duc de CHA, fils de la duchesse de CHE, la maman eût pu chanter : « C’est un vrai gringalet, il a l’air d’un basset mais je l’ai-ai-meuh ».
 
Las, les auteurs et compositeurs de ces deux chefs-d’oeuvre chansonniers n’étaient point nés encore à cette époque.
 
Ces deux charmants jeunes gens avaient oeuvré comme il faut pour le réarmement démographique de la France et étaient parents d’une petite fille et d’un petit garçon.
 
Mais, comme dit très bien Jacques Brel, il faut bien que le corps exulte et donc quelquefois l’adulte erre. C’est un certain marquis de D. qui, poursuivant de ses assiduités la duchesse de CHA, fit éclater, tel une pétarade de véhicule automobile – la comparaison n’est pas gratuite ! -, le scandale en se faisant pincer lors d’une petite orgie d’entre gens du beau monde.
 
Mais chez ces gens-là, Monsieur, on ne rigole pas avec ces choses-là.
 
Je vous épargne la suite de la vengeance des CHE sur la CHA ! Elle a fait l’objet d’un procès en justice, bien suivi par la presse de l’époque, laquelle adora la dégaine du scandale, et de deux romans :
 
 
et
 
 
Tous les deux sont téléchargeables sur Gallica ! A vos liseuses !
 
***
 
Tout comme pour le personnage d’Isaure Chassériau, je me dis quelquefois que je suis le dernier individu sur terre, avec la princesse de Retour, à m’intéresser un peu à cette histoire-là. Et ce sans motif aucun. Ce n’est pas ma famille, ce n’est pas mon monde. Les gens qui me connaissent savent que je n’ai rien d’un aristocrate puisque le plus grand de mes plaisirs, ces jours-ci ,consiste à me régaler des vulgarités de « La Minute vieille belge » sur Arte ! Prolétaire un jour, prolétaire toujours !
 
 

 

Mais voilà ! Dès que j’ai le dos tourné cinq minutes, il se passe des tas de choses sur Internet et après une semaine de balades déconnectées le long de la mer en Trégor, me lançant au retour à la recherche de mes deux duchesses pour cause de Défi du samedi invitant à la chose, je tombe sur deux nouvelles sources intéressantes.
 :
 
- Le site d’un conservateur des Hauts-de-France, Karl-Michael Hoin, qui publie l’histoire de la famille Lencquesaing, propriétaire du château de Laprée, dans le Pas-de-Calais et, parmi les documents relatifs à icelle, des lettres de la duchesse de CHE dont il souligne la bonté et la religiosité. Pourquoi pas ? Je n’ai pas à prendre parti dans l’histoire !
 
 
- Le portrait photographique, daté de 1853, de la duchesse de CHE. Jusqu’à présent on ne disposait que d’un tableau peint dans sa jeunesse par un nommé René-Théodore Berthon.
 

  

 

 

 

Pour qui aurait du temps à perdre et voudrait en savoir plus sur la duchesse de CHA, il faut fouiner ici parmi de belles images de… châteaux de sable !
 
Bonne année pleine de soleil et de baignade dans l’huile à vous !
 

 

​Écrit pour le Défi du samedi n° 904 d'après cette consigne : Duchesse

1 janvier 2026

Commencer l'année avec Locquirec

 

BONNE ET HEUREUSE ANNÉE 2026 !

 

 

Photo prise à Locquirec (Côtes d'Armor) le 29 décembre 2025

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