MARCEL NE S'ARRANGE PAS !
C'est le début des vacances. On a annulé deux séances de jeu d'échecs en raison de la canicule et pour ne pas rester enfermés un jour de plus on s'est déportés à Nantes pour aller voir l'exposition "Sorcières et le musée de la ville logé dans le château des ducs.
On en a profité pour voir Mademoiselle Zell et Monsieur Tom et pour marcher dans "Nantes-en-Délires" ! ;-)
A Nantes ils se croient malins en vous expliquant qu'on peut fabriquer une licorne avec un cheval et une glace pistache-fraise géante !
Si on montre sur Internet le luxe dans lequel on vit, tous les bergers allemands et les lévriers afghans vont vouloir immigrer chez nous ! Et Bruno R'taïaut R'taïaut O'R'taïaut ne sera pas content !
... pendant que la truie file ?
J'aime bien cette petite duchesse qui ne se donne pas de grands airs et semble marcher anonyme au milieu de son peuple.
S'il continue de faire aussi caniculaire, ça va être l'été des archives ! Hier j'ai retrouvé les scans d'une brochure de poésie que j'avais réalisée en 1993. A l'époque j'étais membre du club d'échecs de Sablé-sur-Sarthe et donnais des cours d'initiation à ce jeu aux enfants de l'école de Solesmes
"La Stratégie du chat" existait en deux versions. L'une était illustrée de mes petits dessins géométriques d'inspiration surréaliste, l'autre de photographies de joueurs d'échecs en pleine réflexion.
Je publie ici les photos que j'ai prises alors d'Étienne Bacrot, de Boris Spassky (ou de son sosie ?) et d'autres joueurs ou joueuses plus anonymes. C'était à Guichen et à Solesmes.
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C'est l'année des annulations ! Les M'A2R1 d'O douce n'ont pas osé affronter la canicule. "S'il n'en reste qu'un, je serai celui-là !" dis-je toujours. Je le fus donc ce soir-là !
A 17 heures tapantes, ayant préalablement mouillé ma casquette, j'entame tout seul, à l'ombre, devant un banc vert de l'allée des chênes au Thabor, le très décalé "A la Saint-Médard" des Frères Jacques. Puis j'enchaîne avec "Les Amoureux des bancs publics" et M. Le Bichon me rejoint, surpris de ne pas voir les maillots rayés autour de moi.
Ce sera une suite de moments très drôles, très touchants, avec des jeunes gens qui apprécient la formule de concert juke-box et nous réclament plusieurs fois "La Bohème" de Charles Aznavour qui sera le tube de la soirée avec "La Seine", "Emmenez-moi" et "Mistral gagnant".
J'ai prêté ma guitare a un Jimi Hendrix de passage qui a calé sur le la de la deuxième partie de La Seine - "Je connais pas le solfège !" - et on a même été accompagnés par Spiderman ! Le délire ! On a tenu trois heures trente d'affilée avant d'être chassés du parc !
Les choses passent à une vitesse ! Le 14 juin dernier on n'était pas écrasés par 40° de chaleur et on pouvait encore marcher sans souffrir sur le quai Saint-Cyr où il y avait cette très jolie lumière.
Le 15, le concert "Inchantable ! ?" des Am'nez ziques devant la Société philosophique de Bretagne - si, si, vous avez bien lu ! - a bien eu lieu et a été un grand moment de surréalisme.
Cela avait lieu dans une maison de retraite décorée aux couleurs de la coupe du monde de foot - je présume ! -.
Je n'ai même plus le temps d'analyser les parties d'échecs des mes voisins du Diapason !
Que faire en attendant le bus ? Soulever la branche tombée par terre avec la pointe de son parapluie. Un parapluie, par ces chaleurs ?
Jolie lumière du soir devant le Tambour avant "Robinson Crusoe".
Je sais bien qu'il y a plus fou que moi à Rennes. Celui-ci par exemple, qui chante Jésus en robe de bure et joue de la guitare tout en roulant sur sa bicyclette !
On pouvait croiser Napoléon sur le marché des Lices ce samedi matin !
Luke Casquette rouge et son père casquette rouge jouaient aux échecs géants place de Parlement.
Pourquoi un paon avec la bière ? Parce que c'est un animal qui se fait mousser ?
C'est pour votre ami Léon que vous avez achetez ces fleurs périssables ?
Je suis ton clone, Lucette !
On ne sait jamais comment les appeler, les oeuvres d'Offenbach. Heureusement Madame Wikipe est là pour nous dire que Robinson Crusoe est un opéra comique de 1867.
Joué ces jours-ci à l'opéra de Rennes, il a été retransmis hier sur écran, en extérieur, place de la Mairie et je suis allé le voir, pour ma part, projeté dans la salle du Tambour de l'Université de Rennes 2.
J'ai admiré les morceaux instrumentaux, très beaux, très vivaces, très enlevés par l'Orchestre National de Bretagne. Les chanteurs étaient excellents, le livret bien traficoté par rapport au roman, à la limite du niais total, mais surtout j'ai adoré la mise en scène incroyable et les décors du troisième tableau. Dans la version de Laurent Pelly les sauvages sont blancs et portent cravate, l'île est une mégalopole américaine et les choristes ont des chorés incroyables !
Je vous livre ci-dessous quelques photos un peu surprenantes et le lien vers le spectacle en replet sur TVR (TVRennes). Il faut absolument que vous regardiez le passage qui débute à 1 h 55 mn 40 s si vous voulez rigoler un bon coup !
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JK – On peut peut-être donner une explication au pourquoi de tant de violence...
ELB - Dans un monde de brutes déjà si cruel !
JK - C’étaient quand même des chansons des années 50-60, au lendemain de la guerre, avec la culture américaine qui débarque en France.
ELB - C’est un monde plutôt viril. Genre Eddy Constantine et James Cagney. J’aime cogner !
JK - C’est l’arrivée de la série noire et Boris Vian a écrit des polars sous le pseudonyme de Vernon Sullivan. Dans les films de gangsters ça n’y allait pas de main morte.
ELB – Mais pour revenir sur les rapports entre les hommes et les femmes, dans les années trente ce n’était pas non plus pour autant de la tendresse.
JK - Ou alors bien cachée. En témoigne ce portrait pas très gentil dressé dans une chanson de Fernandel.
ELB - Une chanson pleine de poésie. Y’a des petits oiseaux, ça se passe à la campagne… "Félicie aussi".
ELB - C’est du Verlaine ! C’est du Hugo !
JK – A sa décharge à cette époque-là il y a aussi des chansons où on fait le portrait d’un homme pas plus glorieux !
ELB - Mais bon il lui plaît quand même pour des raisons qui nous échappent mais après tout c’est son homme.
JK – Si vous vous attendez à « Mon homme » de Mistinguett, vous avez perdu ! Il fallait penser plutôt à « Tel qu’il est » de Fréhel ! C’est en mi bémol.
ELB - Il est là Bémol ! Salut l’ami Bémol !
ELB – Là, c’est 1 partout la balle au centre !. N’oubliez pas de voter quand même ! Et maintenant nous allons aborder une autre thématique.
JK – On ne va pas chanter « Noir c’est noir » mais on pourrait ! C’est une chanson que vous aviez au répertoire des B Car. Elle est signée de Léo Ferré et Jean-Roger Caussimon. Elle a été immortalisée par les Frères Jacques. « Monsieur William »
JK - J’ai essayé de lui expliquer que le roman d’Agatha Christie qui s’appelait Dix petits nègres a dû être rebaptisé « Ils étaient dix ». Et donc, dans cette chanson, il faudrait dire maintenant pour le moins « A l’hôtel de la Pègre mais un black »
ELB – Mais alors il faut changer les rimes. C’est compliqué. Mais passons. Votez ! Maintenant on va aborder du lourd aussi avec Josephine Baker.
JK - Qui s’est rendue célèbre en dansant avec une ceinture de bananes dans la Revue euh… la Revue black ! On attaque donc avec une de ses chansons un autre sujet, notre histoire nationale et...
ELB – Coloniale ! « La petite Tonkinoise » !
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Les Am'nez ziques, duo d'amateurs de chanson française assez amusant, aiment bien les concerts privés avec un maximum de 20 personnes. Leur dernier spectacle-récital s'intitule "Inchantable ! ?". Le guitariste-chanteur et le chanteur-comédien instaurent une complicité avec le public en lui demandant de déterminer le coefficient d'inchantabilité des treize titres qu'ils proposent. Chacun·e attribue une note de 0 à 5 puis on discute et on prend un pot après !
Moi, je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais vu que je suis le co-auteur des textes de liaison je vais vous livrer ceux-ci en plusieurs épisodes illustrés par des vidéos originales ou des diaporamas sonores des chansons reprises.
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Les Am’nez ziques – Inchantable ?!
Spectacle de mai 2026
Conducteur
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ELB - Mesdames et messieurs bonjour ! Un petit mot de présentation pour qui ne nous connaîtrait pas. Je m’appelle Emm’ Le Bichon et je suis le chanteur d’un groupe disparu qui s’appelait les B Car.
JK - Je suis Joe Krapov, ex-guitariste-chanteur des groupes « Les Araignées Malades » et « Les rats déridés ».
ELB - On forme un duo qui s’appelle les « Am’nez ziques ».
JK - Parce qu’on amène des musiques « Am’nez ziques » mais aussi parce qu’on oublie tout, l’air, les paroles, le tempo, de mettre le capodastre…
ELB - On oublie aussi parfois même de venir !
JK - Aujourd’hui on n’a pas oublié. On est venus vous présenter notre prochain spectacle mais on s’est rendu compte que les chansons de notre répertoire ne sont peut être plus chantables. C’est pourquoi on vous demande de nous aider, de nous dire, avec la petite grille que l’on vous a remise, pour chaque chanson, si c’est inchantable ou chantable.
ELB - Vous allez donc attribuer un « indice d’inchantabilité » qui va de 0 à 5. Si vous notez 5 il faut qu’on la retire du spectacle, si vous notez 0 on peut la garder, de 1 à 4 on en discute après, avant le deuxième tour.
JK - Comme de bien entendu vous avez tout compris ?
ELB - Comme de bien entendu vous pouvez quand même chanter avec nous si vous les connaissez.
JK - Comme de bien entendu on va commencer par la première.
ELB - Et comme de bien entendu elle s’appelle « Comme de bien entendu » !
ELB - Voilà vous notez sur votre petit papier le critère d’inchantabilité de cette chanson. C’est une chanson qui date de 1939, extraite du film « Circonstances atténuantes ».
JK – Elle a été chantée par Andrex et bien d’autres interprètes. Paroles de Jean Boyer et musique de Georges Van Parys. J’ai essayé de lui expliquer que ça ne se fait plus de donner des coups de pieds dans le derrière des dames.
ELB – Ah bon ?
JK - Et on arrive déjà dans le vif du sujet…
ELB - Si on ose dire !
JK – … avec le cas de Boris Vian. On a déjà eu une discussion à propos d’une chanson que j’avais dans mon répertoire et qui s’appelle « Une bonne paire de claques dans la gueule » !
ELB – J’ai craqué !
JK – Lui-même s’est rendu compte que ça allait un peu loin. Et pourtant « une bonne paire de claques » c’est juste une évocation du sado-masochisme et c’est la seule chanson française qui parle des rillettes de la Sarthe ! Et dans le premier couplet les gens sont consentants.
ELB – Comme nous. On des cons chantant. Mais là je n’ai pas consenti.
JK – Par contre ça ne le gêne pas de remettre au programme une chanson des B Car sur le même thème, immortalisée par Magali Noël : « Fais-moi-mal Johnny »
JK - Bon je ne fais pas de commentaires. Vous votez en votre âme et conscience !
ELB - Voilà. C’est rien du tout, c’est une bluette, si on va par là.
JK - Je reviens sur « Une bonne paire claques ». Il m’en a fait une maladie parce que... On parlait juste dans cette chanson d’une scène de ménage avec un rouleau à pâtisserie. Comme dans « Pim Pam Poum » la bande dessinée. C’était juste une caricature à l’époque. Il se trouve que cet instrument réapparaît dans une autre chanson de Boris Vian, « Le Défilé ». Et celle-là on ne peut plus vraiment la chanter : c’est une chanson dans laquelle il y a un hominicide. En fait il faut dire masculinicide ou maricide. Enfin bref elle lui file un coup de cide !
ELB – Et il y a deux victimes en plus ! Déjà qu’on n’était pas là pour se faire engueuler !