PAS ENCORE TOUT A FAIT AMNÉSIQUE. 24, Ficelles et autres liens
- Qu'est-ce que l'Afrique ?
- Une petite flaque d'eau aperçue allée Jean Langlais à Rennes.
- Ce n'est plus "une équipe de bras cassés" ? On est passés à un niveau supérieur ? Inférieur ?
En attendant les musiciens et les chanteurs·ses au Diapason
C'est sûr que le père Mathurin va encore gueuler comme un putois.
Le sort s'acharne sur lui comme la vérole sur le bas-clergé.
Il y a de quoi pleurer comme une Madeleine.
Voilà que, tranquille comme Baptiste, ce dragon qui a le cul comme une malle arabe est revenu le poser dans ces pâturages dont l'herbe est moelleuse comme les fesses d'une couturière.
Ce têtu comme une mule, con comme la lune, redéroule son chantage à deux brebis par jour sinon je te fume comme un pompier ou comme une merguez ! Mais ça ne va pas se passer comme une lettre à la poste, même après quatre-vingts déclinaisons longues comme un jour sans pain de ce récit chiant comme la pluie.
Cette fois, il y croit dur comme fer que les snobs comme un pot de chambre du château vont résoudre le problème.
Ça va bien cinq minutes, le soldat paresseux comme une couleuvre, le roi haut comme trois pommes qui tremble comme une feuille devant l'adversité ! Remue-toi, le mou comme une chiffe ! Reste pas muet comme une carpe, le sourd comme un pot ! File comme l'éclair pour une fois ! Sois fort comme un chêne ! »
- C'est que, voyez-vous, père Mathurin, le gouffre de notre dette est profond comme un précipice. Nous sommes fauchés comme les blés, bien plus à sec encore que les landes de Cojoux après l'interprétation de "Caniculi-Canicula" et de « L’Incendie à Rio » par un été pourri qui chante comme une casserole. Nous avons pressé nos contribuables comme des citrons mais on est raide comme des passe-lacets et on n'a plus les moyens de nous payer un mercenaire façon Saint George, maître chanteur ès religion neuve.
Le père Mathurin jure comme un charretier.
— C'est pourtant simple comme bonjour de vous débarrasser de ce dragon, intervient alors la princesse.
C'est une belle jeune fille, tendre comme la rosée, sage comme une image, timide comme une mariée, franche comme l'or et roulée comme une déesse. Elle a l'air de s'ennuyer comme une rate morte dans cette saga interminable où elle n'intervient que peu. Le mercenaire chrétien, beau comme un camion mais bête comme ses pieds, est un peu porté sur la bagatelle.
- Votre dragon, à force de cancaner comme un concierge, de faire le fier comme Artaban et de bouffer comme quatre, il ne fait pas que manger, n'est-ce pas ? Il doit bien boire quelquefois ?
Le père Mathurin confirme :
- Je ne sais pas ce qui l'a rendu si vain, mais il s'en vient troubler effectivement le breuvage de mes agneaux à la rivière.
— Eh bien, utilisez ce truc vieux comme mes robes, plus ancien que Mathusalem : empoisonnez la flotte !
— Cristi, Agatha ! dit le roi. C'est une idée de génie !
Ainsi fut fait. Et dans le pays devenu propre comme un sou neuf on vit l'avenir dégagé rire comme un bossu et l'éco-féminisme, brillant comme un diamant, faire flotter au vent un drapeau vert comme l'espérance.
Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 15-09-2026
d'après la consigne AEV 2627-02 ci-dessous
- Qu'est-ce que j’peux faire ? J’ sais pas quoi faire !
- Fais le tour du lac ! Fais le chemin de Compostelle ! Fais l'ascension de Mons-en-Pevèle ! Fais des fricadelles, des tagliatelles ! Fais des voyages en caravelle ! Fais de la dentelle !
- Qu'est-ce que j’peux faire ? J’ sais pas quoi faire !
- Fais l'Italie en Ferrari, en Fiat ou en Lamborghini ! Fais un tour en gondole à Venise, n'écoute surtout pas Sheila et Ringo ni Charles Aznavour et François Dorin qui trouvent que c'est triste ! Plonge dans la fontaine de Trevi, appelle Marcello et gagne le gros lot ! Fais-toi un festival Fellini, Dolce Vita, Satyricon, Amarcord et Casanova.
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- Qu'est-ce que j’peux faire ? J’ sais pas quoi faire !
- Fais l'Espagne, la Costa Brava, Barcelone et sa Rambla, Grenade et son Alhambra ! Fais ton Don Quichotte et son Sancho Pança ! Sois fille perdue dans La Mancha, fais le taureau dans la corrida, mets les pieds dans le plat de la paella !
- Qu'est-ce que j’peux faire ? J’ sais pas quoi faire !
- Fais la nouba, fais la java, fais toi un mec, séduis un gars ! Fais lui des scènes, fais le marner ! Fais-le tourner en bourrique, fais lui dépenser son fric ! Fais ta sadique ! Fait qu'il s’entiche, fais du cinoche, fais ta Binoche, pique son artiche ! Fais du ping-pong, fais du qi gong, fais du jogging, fais du running sur le parking du Burger King ! Revois King Kong ! Fais du shopping, vide ton dressing ! Frappe sur le gong, mate Julien Song, enfile tes tongs, passe l'aspi dans ton living, coupe-toi les ongles, montre ton string et tes piercings !
- Qu'est-ce que j’peux faire ? J’ sais pas quoi faire !
- Fais le mur, fais-toi la belle ! Brûle le dur, sors les poubelles ! Fais une halte à Méribel ! Brûle un cierge pour Balladur ! Fais s'envoler des ritournelles, pars à l'aventure au Sahel, suis les traces des semelles d'Arthur.
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https://www.museecompagnonnage.fr/en/node/32780
- Qu'est-ce que j’peux faire ? J’ sais pas quoi faire !
- Fais du boudin ou fais la gueule ! Fais ta catin ou ta bégueule ! Saute dans le ravin, plonge dans la Deûle ! Fonce à 120 sur ta vieille meule, vois des copains, reste pas seule. Et surtout, Marianne... Arrête de m’appeler à l'heure du déjeuner tous les jours et de me tenir la jambe aussi longtemps ! Mon plat refroidit pendant ce temps-là. Après, je dois le réchauffer et avec le bousin du micro-ondes, je n'entends pas la question banco du Jeu des 1000 euros !
Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 8 septembre 2026
à partir de la consigne AEV 2627-01 ci-dessous
LA PORTE OUVERTE AU VENT DU LARGE
Parfois, je dessinais des portes
Il y avait toujours,
Derrière,
Le mystère,
Le mystère qu'il y a
Dans les yeux des chats
Et dans mon amour
Mon amour des chats
Mon amour des portes
Mon amour de toi.
Pas de flamboiement dans ma prose
Pas de feu dans ma poésie
Juste le mouvement que fait
Le papillon quand il se pose
Sur une rose
Sans un bruit.
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"Le lendemain
Est mon domaine"
Dis-je en prenant la main
De la Duchesse du Maine
Mais le "dis
-je" n'est qu'un passé
Et toutes ces billevesées
Ne changeront guère le fait
Que nous ne sommes qu'aujourd'hui
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Dans la brume du rêve
S'élève
Une flèche de cathédrale
Une plaque ancestrale
Nous indique :
"Ici commence le voyage
Au pays de Perce-nuage"
Une île de sapins
Au milieu d'un étang
Des églises qui voûtent le dos,
Cachées dans leurs paniers
De villages meublés
Moulins plantés aux bords de rivières lascives
Un pays plat mais qu'entrecoupent des rangées d'arbres
Le soleil qui va se lever mais reste encore dans son lit
Vieilles maisons de pierre grise,
Routes désertes, froid dehors
Quelques oiseaux noirs égarés
Le train traverse le paysage
Du pays de Perce-Nuage
Paris - Sablé. 26 décembre 84. 9H20
Nous allons habiter rue Saint-Exupéry !

Laissez dormir les musiciens
Aux lendemains des fêtes
Ils ont encore des serpentins
Dans les cheveux
Des jolies notes
Plein la tête
Ils ont répandu le vin vieux
Plus qu'il ne faut
Mais aussi la joie d'être ensemble
Et si votre belle a dansé,
C'est grâce à eux
Si vous avez fait sa conquête,
Remerciez-les :
Laissez dormir les musiciens
Entre les bras des fées
Aux lendemains des fêtes
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LA MARCHE DU CHEVAL
La marche du cheval
N'est pas forcément franche
De case noire
En case blanche
Mais, fait notoire
Paradoxal,
Ne passe-t-on pas des nuits blanches
Lorsque notre âme est noire ?
Lorsque tout foire ?
Lorsque tout flanche ?
Henni soit qui mal y pense !

Je ne porte pas dans mon cœur
Ces cités minières du Nord,
Si chaudes au dedans,
Si glacées par dehors,
Auxquelles cependant
Je ressemble pourtant.
Je m'en vais peut-être loin d'elles
Pêcher en eau plus claire
Que celle de ces canaux
Pendus.
Mais j'aurai sans doute,
Au bout de ma ligne,
Un poisson qui demandera
Si je ne suis pas, moi, perdu !
Je ne porte pas dans mon cœur
Ces temps de pluie, de nuit précoce.
Je ne porte rien dans mon cœur :
Il y a, là où je l'ai mis,
Dans le fond d'une vieille poche,
Un trou, par lequel tout s'enfuit
En moi, de moi, par moi.
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Comme une étoile dans la nuit.
Luciole
Qui
Fuit
Dans la nuit
Se paie
Sans doute
Aucun
Ma fiole
Car jamais
Je
Ne
Brillerai
Comme elle luit
Ni ne fuirai
Comme elle fuit
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Voilà des retrouvailles (de courriers anciens) qui ne nous rajeunissent pas mais qui sont bien plus touchantes que les échanges d'horions entre X et Y de l'actualité présente !
Sablé sur START, le 17-1-85
Ça y est c'est parti !
Je vous y prends, mes chers beaux-parents ! Vous croyiez que dans la fièvre de la mutation, du déménagement, tout ça, j'allais vous oublier et que vous alliez échapper à la prose nouvelle-anneuse et élucubrationnante de votre gendre farfelu et - j'ose espérer - bien aimé !? Que nenni, mes amis ! Bien qu'un peu tard, sans doute, des bords de la Sarthe gelés, de mon huitième étage, rue Saint-Exupéry où je suis logé comme un prince (petit), du château-hôpital où je réceptionne les vieilleries sans noms, les horreurs de livres du siècle dernier que le temps a bien décrépits, me voici, je ressurgis ! Je ressurgis et je vous souhaite à tous les deux ainsi qu'aux autres vôtres, une bonne et heureuse année 1985 ! Qu'elle vous soit favorable toujours, qu'elle vous apporte réussite pleine et entière dans tout ce que vous entreprendrez et surtout, qu'on ne vous y casse plus les pieds, les tendons, les talons, ou l'estomac qui est dedans !
Permettez-moi de joindre à mes chants de délire et de nostalgie douce, plein de pensées affectueuses, de gros bisoux et l'espoir que nous aurons bientôt l'occasion de nous revoir, ne serait-ce que pour pendre quelque crémaillère Sabolienne de notre connaissance !
Bien à vous,
***
DE QUI... ?
Lansquenet
Sans mousqueton
Qu'as-tu à
Lutiner
Margoton ?
N'as-tu donc guère
De guerre
À faire
Que tu viennes
Conter fleurette
En lieu et place
Du poète ?
Veux-tu pas qu'il
Aille à ta place
Guerroyer ?
Monde à l'envers !
De qui te moques-tu ?
De qui se mousqueton ?!
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Ô la déraison
Des saisons !
Qui ne prendrait la décision
De les tourner en dérision ?
Cible
Risible !
Rions,
Si on
N'a pas du nez le bout
Pris par le froid de l'Août
Ou la fièvre de Février !
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LE ROI MENACÉ.
Monarque
Sans arc
Le dos voûté
La gorge rêche
Et pas moyen
De décocher
Rien qu'une flèche !
On ne peut plus se pétri-fier à personne !
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