21 ans, déjà ! Dans mon billet de bistrot-mémoire sur l'Irlande j'ai oublié de citer l'album "Les Celtiques" de Corto Maltese et je n'ai pas parlé de l'IRA. Je crois l'avoir déjà écrit , quelque part, que je préfère la musique à la castagne ! Si ce n'est pas le cas, je vous l'annonce ! ;-)
Je ne sais toujours pas, malgré mon cheminement permanent vers le "grand âge" - à chaque jour suffit sa joie ! - si je suis un idiot utile ou un idiot inutile.
Je ne fais pas de misère aux Gazaouies, aux Ukrainiens, je me fiche totalement du fait que Nicolas Sarkozy aille en prison ni que son épouse soit une chanteuse dont je n'écoute pas la production. Désolé pour elle, je préfère découvrir les concertos pour orgue de Haendel !
Dans un monde que je veux bien considérer comme cruel et inhumain pour des tas de gens, je ne fais que pratiquer du bon voisinage à ma manière. C'est ainsi qu'une fois par mois, quand je le peux, je vais chanter des chansons gaies dans ce café culturel rennais que je vous recommande, "Les Références électriques", place du Souvenir, métro Clémenceau et cinq bonnes minutes de marche, le dernier samedi du mois à 18 heures. Le thé à la menthe est très bon et les pâtisseries orientales délicieuses.
Les expositions sont très belles. Cette fois-ci, c'étaient des peintures d'une jeune artiste, Emilie Voisin, toutes pleines de féerie et de beaux animaux.
Sinon, la première chanson que j'ai chantée samedi dernier s'appelait "Kaoutchouski" et elle est signée de l'immense et très oublié Georgius. Je l'ai redécouverte à Faux-la-Montagne cet été grâce à Vincent Brusel et je l'ai adaptée comme un conte russe forcément cruel, l'idée étant pour moi de constituer un répertoire de chansons constituées d'une histoire vue depuis l'extérieur ou vécue par le personnage principal. Chez Graeme Allwright, par exemple il y "Henryk" et "Ça je ne l'ai jamais vu" qui entrent bien dans cette catégorie-là.
Je joins les paroles et les accords de Kaoutchouski au cas où cela intéresserait quelque guitarise de passage. Et je remercie Dame Murielle pour son accueil chaleureux et les deux photos de ce billet.
Joe Krapov interprète Kaoutchouski, une chanson de 1938 de Georgius, en public au café culturel les Références électriques à Rennes le 28-09-2025 dans le cadre d'une scène ouverte des Tisseu...
1) Nous collectons des rimes à « asse », « esse », « isse », « osse », et « usse » ("ace", "èce" etc. sont admis aussi)
2) Écrivez une phrase dans laquelle les mots contenant les voyelles a, e, i, o, u dans leur syllabe finale se suivent dans cet ordre.
Exemple : « Ca m’agace que l’abbesse mange du réglisse tranquillos pendant l’angelus ».
Essayez d’enchaîner sur une deuxième phrase bâtie de la même façon. Continuez ensuite votre texte tout à fait librement.
Si vous voulez n’écrire que des phrases courtes sur le modèle indiqué, ou faire tout un poème rimé respectant le principe, les mots de la collecte et ceux de la liste ci-dessous sont à votre disposition :
Dimanche dernier, je reçois le texte de notre amie Anita qui participe depuis Lannion à l'Atelier d'écriture de Villejean que j'anime. Elle y raconte qu'elle a assisté à un concert de Patrick Ewen et Gérard Delahaye, des chanteurs et musiciens finistériens que nous aimons beaucoup. Ils leur ont fait chanter, à un moment donné, un refrain qui dit : "Finis, les hamburgers ! On veut des crêpes au beurre" !
Je souscris tellement à ce slogan que je suis allé écouter la chanson sur Internet. Sur la lancée j'ai noté les accords, les ai transposés de ré en sol, ai changé une ou deux tournures ici et là, ajouté le slogan "McDonald, t'es foutu, la Bretagne est dans la rue !" ! Bref je me suis amusé. Et samedi soir, l'air à peine dans ma tête et la chanson à peine dans mes doigts, je l'ai balancée aux "Références électriques". Bonne réception et bonne ambiance ! Demain je l'impose aux "M'A2R1 d'O douce" !
Voici une chanson qui a déjà fait son chemin depuis une vingtaine d'années. Trois bigoudènes partent à la conquête de l'Amérique. Leur arme ? des crêpes ! Farine de froment farine de blé n...
L'Irlande, c'est une contrée du Nord qui est très belle à voir si l'on en juge par les photos de Liam Blake.
Mais l'histoire nous apprend qu'on n'y a pas toujours vu la vie en rose.
En bordure des chemins sur le sol irlandais ne pousse pas l'oranger. Non, on ne la verra jamais, cette sphère joyeuse qui pourrait nous faire déclarer qu'on dirait le Sud.
On croit même savoir qu'une famine pleine des « saveurs » du Moyen Âge a poussé la population à émigrer en masse vers l'Amérique, à se mettre en route vers de nouvelles aventures. Il y a un album du groupe Camel, « Harbour of tears » qui est consacré à cette émigration.
C'est comme ça, par les États-Unis, que l'Irlande est revenue vers nous. A part la chanson de Bourvil, citée plus haut, les gens de mon âge se sont pris Dallas en pleine poire, mais pas autant que John Fitzgerald Kennedy, un jour ensoleillé de 1963.
A cette même époque où nous écoutions France Gall, Roger Couderc commentait les matchs livrés avec énergie par l'équipe d’Irlande lors du tournoi des cinq nations. C'était parfois même du rugby de toute beauté mais bon, mon truc à moi, c'est le vélo !
Si j'ai lu à peu près toutes les oeuvres de Francis Scott Fitzgerald, je n'ai pas approché encore James Joyce, son « Ulysse » et ses « Gens de Dublin ». C'est sans doute parce que je suis plutôt branché musique lorsqu'il s'agit de clamer « Vive le printemps ! » ou « Ah ! Les beaux jours ! », n’en déplaise à Samuel Beckett et à Madeleine Renault enterrée dans son tas de sable.
Et donc, saut dans le temps, nous voici en 1973-1974 avec les premiers motifs celtiques de Mike Oldfield sur « Tubular Bells », avec un disque de Planxty acheté « pour voir » chez Gibert jeune à Paris.
Un peu plus tard, il y a le film « Barry Lindon » de Stanley Kubrick avec la musique des Chieftains puis "The Brendan voyage" de Shaun Davey. Bien plus tard, à la fin des années 1990, il y a la découverte des Pogues et du leader de ce groupe, le chanteur le plus édenté de toute l'histoire de la pop music, Shane MacGowan. On ne se lasse pas de la volupté volcanique avec laquelle ils envoient "Dirty Old town" et autres brûlots tradi-punks endiablés.
L'Irlande revient au cinéma avec le succès phénoménal de Titanic et sa bande musicale originale, signée du groupe Gaelic storm. Après Sinead O'Connor, la musique s'éclipse un peu – pas embrayé sur U2 ! - même si je rêve toujours de mettre dans ma guitare « Whiskey in the jar » ou « The Foggy dew » des Dubliners. Même si j'ai adapté "The Irish rover" dans une version française, même si « Molly Malone (cockles and mussels) », « La Ballade nord-irlandaise » de Renaud et même s'il y a dans notre voiture un CD de musique de pubs irlandais avec de bien jolis titres comme « The Rose of Allendale » ou « Down by the Sally’s Garden ».
J'ai juste oublié en route « The Luck of the Irish » de John Lennon sur l'album « Live in New York City » de 1972.
Je me souviens que le disque de reprises irlandaises de Mike Oldfield s'appelle « Voyager ». Ma dernière découverte en matière de musique folk, le groupe breton Gwendal a lui aussi consacré un disque à l'Irlande
Une fois par an j'ai plaisir à entendre, à Redon, Emmanuel Roumare dire des poèmes de William Butler Yeats et jouer du uillean pipe, instrument typique du pays dont l'emblème est un trèfle et dont le drapeau est vert, blanc et orange. Il me reste un disque ou deux de Liam O’Flynn dans mes vinyles transformés en MP 3.
Le dernier grand souvenir musical que j'ai de l'Irlande est ce concert des Chieftains auquel j'ai assisté au festival de chants de marins de Paimpol, au premier rang, en plein air, avec un misérable K-way sur le dos alors qu’il tombait des trombes d'eau !
Je ne sais pas si, à l'heure de #metoo, je peux encore parler de mon flash le plus « torride » en rapport avec l’Irlande. Allons-y, nous verrons bien ! En 1998, un an après notre arrivée à Rennes, nous nous sommes retrouvés au jardin du Thabor pour assister au défilé des Européades. De charmantes gamines arboraient leurs costumes de tape dance brodés de motifs celtiques bien plus colorés que dans le « Book of kells » et dont les couleurs vives tirent même parfois sur le fluo. Un véritable choc visuel !
Pas étonnant, dès lors, qu’un des personnages de Rennes-en-délires » ait la même passion et claque une fortune à commander de tels costumes pour les admirer après les avoir enfilés sur un mannequin du genre... gonflable !
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Bon, demande le chien qui s'appelle Rex (Oedipus Rex. Tous les chiens s'appellent Oedipe désormais pour moi). Maintenant que tu as fait le tour, Papy, tu ne crois pas qu'il serait grand temps qu'on aille prendre l'Eire et qu'on rentre à la maison ? Tu ne devais pas regarder en replay sur Arte un documentaire sur le Street Art à Dublin ?
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N.B. J'ai volontairement passé sous silence les lacs du Connemara de Michel Sardou et Didier Barbelivien. De par ses variations de rythme et de tonalités, c’est la litanie la plus inchantable de toute l'histoire de la variété française… et tout le monde veut la chanter-massacrer !
(Image très aimablement fournie par Adrienne)
Quant à ma consommation d'Irish mist et à ma recette d’Irish coffee, cela ne regarde que moi ! Pour la Guinness, pas de souci, on est proche de 0 depuis bien des années, avec une tolérance un peu plus grande pour la Kilkenny. Pour la bière, je pense qu'il n’est point de salut hors de Belgique !
Dans mon prochain Défi du samedi, il y a cette phrase : "Nous étions dans le marasme, partagés entre la fuite en avant dans l’avant-gardisme artistique et le refuge dans les valeurs du classicisme."
Genre Le Caravage en décoration de "tote bag" ?! ;-)
On va intituler "A table !" ce poème qu'a lu Philippe Bertin le 28 juillet dernier à Faux-la-Montagne lors du 20e festival "Folie ! les mots". Le nom de l'auteur du texte n'a pas été précisé et si jamais vous le connaissez, n'hésitez pas à me le communiquer en commentaire de ce billet : ce petit bijou m'a fait beaucoup rire et je vais le lire moi-même samedi prochain aux Références électriques, le seul café culturel rennais qui reçoit la visite avec participation active de Joe Krapov à la scène ouverte des Tisseurs de contes.
Les fidèles de ce blog reconnaîtront là la trame de la consigne 2526-02 de l'atelier d'écriture de Villejean. La musique jouée est, d'après moi, celle de "The Cold song", extraite de "King Arthur" de Purcell, mais ce n'est pas ce qui est dit à la fin de la vidéo. D'où ces ???
Quoi qu'il en soit, profitez-bien vous aussi de ce partage !
J'ai croqué la pomme.
J'ai fait ma tête de lard.
J'ai été nouille et soupe au lait.
J'ai vu des daubes et des navets.
J'ai ménagé la chèvre et le chou.
J'ai coupé la poire en deux.
J'ai mis les bouchées doubles.
J'ai cassé la graine et veillé au grain.
J'ai pédalé dans la semoule.
J'ai eu du pain sur la planche, la frite, la pêche.
J'ai eu le cul bordé de nouilles.
Je me suis occupé de mes oignons
Je me suis fait du blé
Et de l'oseille
J'ai bu du petit lait et mis de l'eau dans mon vin.
On m'a couru sur le haricot.
J'ai été dans le potage, dans le pétrin et dans la panade
J'ai compté pour du beurre et pour des queues de cerises
C'était fort de café
J'ai taillé des bavettes.
J'ai raconté des salades et mis de l'huile sur le feu.
J'ai fait l'andouille, l'huître, le poireau.
J'ai mis mon grain de sel et la main à la pâte.
J'en ai fait mon beurre et mes choux gras.
Je n'ai ni craché dans la soupe, ni fait tout un fromage.
Ça n'a pas toujours été de la tarte
J'ai été le dindon de la farce
On m'a posé des lapins
On m'a roulé dans la farine
Je me suis pris des gamelles.
J'en suis resté baba et comme deux ronds de flan
J'ai bu le bouillon et le calice jusqu'à la lie
Je suis allé me faire cuire un œuf.
J'ai eu les cheveux poivre et sel
J'ai marché sur des œufs.
J'ai été tout sucre, tout miel
J'ai mis du beurre dans les épinards
Mais j'ai commencé à sucrer les fraises.
C'était la fin des haricots
Les carottes étaient cuites.
J'ai fini par bouffer les pissenlits par la racine.
Joe Krapov est poète, humoriste (?), musicien à ses heures et photographe à seize heures trente. On trouvera ici un choix de ses productions dans ces différents domaines.