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Mots et images de Joe Krapov

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28 mai 2026

Le Défilé du Printemps des sonneurs à Lannion le 24 mai 2026 (2)

 

 

 

 

 

 

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28 mai 2026

Le Défilé du Printemps des sonneurs à Lannion le 24 mai 2026 (3)

 

 

 

 

 

 

 

27 mai 2026

Le Défilé du Printemps des sonneurs à Lannion le 24 mai 2026 (1)

 

 

 

 

 

26 mai 2026

CONSIGNE 2526-28 DU 26 mai 2026 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN

 

Osez Joséphine !

 

Joséphine Lebard est une journaliste et autrice qui tient une chronique d’une page, intitulée « Soit dit en passant », dans le magazine La Croix L’Hebdo. Elle y parle de la vie de tous les jours et assez souvent, de son quotidien de mère de famille investie dans sa ville.

 

Chaque chronique a un titre, une phrase mise en exergue et un texte sur trois colonnes.

 

A partir d’une de ces chroniques, des différentes phrases d’amorce et des titres des chroniques distribuées, ou à partir de rien, pouvez-vous « oser Joséphine » et rédiger une chronique similaire voire deux si l’inspiration vous vient rapidement ?

 

Faire silence - Faites place ! - L’art de la joie - L’Homme qui lit - La Constellation - La Fin des vacances - La Té-lit-travailleuse - La Violence des jardins - Le théorème de l’ostéo - Le Triomphe des gentils - Nièces et neveux - Où sont les femmes ? - Pas d’âge pour les raconteurs d’histoires - Rome, version floue - Saint Valenquoi ? - Un été de carte postale - Un gentil appartement

 

***

 

Si vous avez besoin d’une étude comparative des meilleurs cafés de musées, mon fils est l’ado de la situation.

 

Entre femmes, nous parlions à un volume normal. Avec les hommes, nous avons dû forcer la voix pour nous faire entendre.

 

Bien sûr, travailler au lit ce n’est pas terrible… Mais cela offre quelques réconforts immédiats.

 

Moins mais mieux ? Pour le coup, cette histoire-là sonne un peu comme un conte à dormir debout.

 

C’est toujours une joie de recevoir un message qui dit que notre texte a résonné chez un lecteur.

 

En quelques secondes à peine, la septuagénaire a le visage d’une enfant. Une enfant qui joue.

 

C’était beaucoup de devoir encaisser les chocs esthétiques et les troubles qui agitent une jeune personne.

 

Je suis récompensée d’une petite personne qui vient se lover contre moi et qui fleure bon le shampoing et la compote de pommes.

 

Je suis aussi reconnue comme experte de la salade de poulpe et des questions rose et marron du Trivial pursuit.

 

Le Christ a passé quarante jours dans le désert, lui peut bien passer quarante jours sans assistance.

 

Grosse faille dans son éducation : nous n’avons jamais abordé le chapitre « nutrition des oies » ces dernières années.

 

Je crois que les demeures conservent le bonheur des précédents propriétaires et en font bénéficier les nouveaux.

 

Au verso, cela parlait pique-nique sur l’autoroute, baignades, parents pénibles, fratrie insupportable.

 

Nous avons toutes fait l’expérience de ces conversations non choisies avec des mâles qui avaient jeté leur dévolu sur nous.

 

Qui sont ces égoïstes qui étalent sans vergogne leurs mètres carrés de verdure piquetés de pâquerette ?

 

cliquez pour agrandir

 

 

25 mai 2026

Le Printemps des sonneurs à Lannion le 23 mai 2026

 

Au retour de la balade à Ploumanac'h on descend à pied en centre ville voir les concerts du printemps des sonneurs. Un couple fait danser les aficionados de la danse-torture où les bras et les pieds ne vont jamais dans le même sens.

 

 

 

Quand cela s'arrête, ce sont neuf moins une soit huit chanteuses, les Ennéades qui prennent le relais a capella mais parfois aussi avec deux violons. Ces jeunes filles chantent en français.

 

 

 

 

Ensuite c'est Ronan Le Bars et ses musiciens qui jouent pour les mangeurs de frites-saucisse-ketschup et les buveurs·veuses de bière.

 

 

 

 

 

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24 mai 2026

Brume de mer à Ploumanac'h (Côtes d'Armor) le 23 mai 2026

 

On peut dire tout ce qu'on veut sur Rennes mais au moins, ici, il n'y a pas de brume de mer. Aussi,  quand on s'en va le vendredi après-midi, par grand soleil, grande chaleur mais avec au moins la clim qui marche dans l'auto neuve, on a de l'imprévu devant soi.

 

Une fois arrivé chez Madame Anita, on lui signifie notre désir de retourner en pèlerinage le samedi au midi au Men Ruz, le meilleur restaurant qu'on connaisse dans un rayon de, mettons, 150 kilomètres. On n'est pas étonné, quand on réserve par téléphone, vu le temps du jour, de s'entendre proposer par le patron une table en extérieur.

 

Le samedi, descente à la librairie Gwalarn et remontée par le Stanco. Au moment de mettre en route, on voit un bout de nuage noir qui pointe son museau. Qu'est-ce que tu viens faire là, toi ? On ne t'a pas invité, qu'on sache !

 

Quand on arrive sur le port de Ploumanac'h, on est dans la brume de mer. La température a chuté, on est en chemisette et on n'a pas pris son blouson. C'est pourquoi on ne refuse pas la proposition du serveur de nous faire manger à l'intérieur.

 

Après le repas, la balade est... fantastique !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

23 mai 2026

LE PARTI PRIS DE LA XYLOGRAPHIE

 

 

 
Quel parti tirer de la xylographie ? Quelle différence entre anagramme et logogriphe ?
 
Il faut que je galope sur la planche de bois, que je trace des rigoles sans donner dans le ripage. Dès lors la désinvolture de ma monture sera royale. Je logerai dans cet extrait de la forêt un chant à la gloire des girolles, un opéra clinquant pour Hilary Clinton, un Gloria pour louer les renards de ce monde qui, au lieu de voler des poules même pas de luxe, font glapir les joueurs de pétanque, la blanche Ophélia non plus flottant comme un grand lys mais chevauchant une moto. Sa Harley pilera devant la pergola de Chantal Ladesou et, parole, elles sauront se plaire en dépit des harpies homophobes
 
L’horizon élargi par la course verra paraître dans le ciel la comète de Bill Haley. Et je serai hilare d’avoir pondu en dix minutes ce qui me prend en général une semaine !
 
Se poilera-t-on de ce pliage ? L’important est-il de plaire ? D’être prolixe ? De se plagier ? D’atteindre un nouveau palier ?
 
Quelle que soit la réponse, n’en faites pas un fromage : le hâloir est déjà plein et on pigera vite ma hâte quand j’aurai dit que je retourne tout à l’heure explorer les trésors du Trégor ! Et ce ne sera pas pareil que la dernière fois : il y aura du soleil !
 
 
 
Écrit pour le Défi du samedi n° 924 d'après cette consigne : xylographie

 

22 mai 2026

HYPOTHESE

 

 

A force de marcher d’un bon pas sur la piste cyclable peut-être bien que la mamie rebelle arrivera avant les deux escargots à l’enterrement de la feuille morte cet automne dans la Drôme !

 

Pondu à l'Atelier de Villejean le 19 mai 2026

 

d'après la consigne 2526-27 ci-dessous

21 mai 2026

CASOAR

 

 

Ce soir, décidément, je suis séduit par les mots de la langue française. Les péniches du quai Saint-Cyr m’évoquent le mot casoar. Il s’agit de la plume qui surmonte le shako des jeunes gens de Saint-Cyr Coëtquidan où se trouve l’école des sous-officiers qui s’en coiffent.

 

N’allez pas déduire de cet intérêt soudain pour les vêtements de soldats que je me prends pour la grande duchesse de Gerolstein ! Je ne vais pas remplacer Dame Felicity Lott qui vient de décéder cette semaine. Je n’ai pas sa tessiture et, contrairement au personnage d’Offenbach, je n’aime pas tant que cela les militaires.

 

Mais je suis toujours content de voir une photo que j’aurais pu pendre moi-même ou une perspective que j’ai déjà immortalisée dans ma photothèque. Ici on est sur le pont Malakoff, au pied de la tour des Télécoms qu’on appelle maintenant le Mabilay pour faire plus anglais.

 

C’est drôle : ce qui me fait rêver sur cette photo ce sont les deux vélos peints sur la piste cyclable du quai de la Prévalaye. Ils font naître en moi une envie d’être au mois d’août, de pédaler et de tester, avec moins de voitures autour, les pistes cyclables rennaises.

 

Maintenant j’ai l’âge de faire cela à la façon d’Henri Vaillant, le patron des usines du même nom dans les albums de bandes dessinées où Jean Graton fait effectuer à Michel Vaillant et Steve Warson des arrêts au stand pour changer les pneus pendant les courses automobiles.

 

 

Mais sil y a moins de voitures en août, y a-t-il moins de trottinettes électriques ?

 

Finalement je suis comme le piaf de la photo ou l’arbre du texte précédent. Qu’est-ce que c’est que tous ces gens qui s’agitent autour de nous ? Est-ce que je ne suis pas mieux à la maison  à faire ma cuisine – je suis mon propre traiteur - ? Et le bonheur, finalement, n’aurait-il pas la forme des îles ?

 

 

Pondu à l'Atelier de Villejean le 19 mai 2026

 

d'après la consigne 2526-27 ci-dessous

20 mai 2026

PROSOPOPÉE

 

 

Dans la vallée grise les cyprès se poussent du col pour voir aussi loin qu’ils le peuvent. Les montagnes, là-bas, ont la tête dans les nuages.

 

C’est curieux. C’est deux phrases m’évoquent le mot « prosopopée ». Cette figure de style consiste à faire parler un objet ou un animal. Le renard et le corbeau, c’est une prosopopée ; la cigale et la fourmi aussi.

 

C’est curieux. Ce paysage est sacrément cispadan. « Cispadan », c’est un mot que j’ai appris la semaine dernière et qui signifie « en deça du Pô ». Mais l’en-deça et l’au-delà dépendent de l’endroit où on se trouve, non ? Quel est l’adjectif pour au-delà du Pô ? Transpadan ?

 

C’est peut-être un peu trop étendu pour être le village de Don Camillo et Peppone mais en dépit de la couverture nuageuse on imagine très bien de vieux messieurs ou d’élégantes dames à chapeau de paille qui arpentent des rues sans trop de voitures pour se rendre à pied… où ça ?

 

Toutes les maisons se ressemblent. On ne voit pas l’église, le théâtre ou le stade et le cimetière est sans doute dans notre dos. 

 

C’est aussi une ville sans rivière, sans voiture, sans personne. Une ville fantôme ? Une ville dans la vallée grise.

 

 

A côté, c’est l’inverse. L’arbre a dû pousser bien avant la route, tranquillement, alors que la ville grandissait autour de lui. Bienheureux est-il de ne pas avoir été abattu mais maintenant, posé sur son petit îlot de terre, on l’imagine intrigué par ce flot incessant de voitures sur ses flancs.

 

Comme le petit cyprès de la première image ils se demande où mènent ces deux flèches tracées sur le sol, à quoi riment ces signes sur les pancartes, à quoi servent les lampadaires la nuit ? A éclairer les moustiques ? Et quelles sont les cigales et les fourmis qui conduisent ces petits véhicules blancs ? Pourquoi font-elles tant de chemin pour aller voir si loin les cyprès de Crest et se demander ce que les arbres pensent alors que lui aussi ne demanderait qu’à faire dans la prosopopée !

 

Pondu à l'Atelier de Villejean le 19 mai 2026

 

d'après la consigne 2526-27 ci-dessous

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