Canalblog Tous les blogs Top blogs Photographie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Mots et images de Joe Krapov

Publicité
6 juin 2026

LES ZAZOUS

 


Ils ont fichu le bazar avant que les Uhlans ne débarquent à Paris. Les zazous !  Ahuris !

Ils ont joué les affreux devant tous les oukases de la mode bourgeoise. Les zazous  ! Pauvres nazes !


Ils n’avaient pas besoin de visa pour détester la zoubida ! Les zazous ! Quels fadas !

Aux ave, aux pater et aux bénédictions urbi et orbi de Pie XI et Pie XII ils ont répondu par les aventures-délires impies de Bibi Fricotin et Razibus Zouzou ! Les zazous ! Quels voyous !

Ils ont mieux aimé la folie des avanies du jazz, du swing que la danse des ours et surtout celle des jours qui se suivent et se ressemblent. Les zazous ! Devant eux l’ennui tremble.

Ils ont pris Saint-Lazare pour la gare d’où s’en vont tous les trains oulipiens vers une littérature qui raille et qui déraille. Les zazous ! Quelles canailles !

Ils ont mis les adjas devant les oustachis. Les zazous ! Et pourquoi pas « Vive l’anarchie ! » ?

 
 
 
Ils ont rêvé de Zsa Zsa Gabor et n’ont pas voulu voir les lendemains du masseur dans la culotte du zouave au pont de l’Alma mater quand la dolorosa et le Materazzi cherchent des noises à Zizou à propos de pilier et de Mercedes Benz compresseuse de princesse. Les zazous ! Quelle tristesse !

Ils ont, comme Zazie, pratiqué sans ticket des outrances dans le métro, exhibé sans chiqué leurs minables abdos et leurs outrecuidances. Lez zazous ! L’Anti-France !

Ils ont été désagréables - du style « Colza mon cul, veux-tu, Yvette, car ma tête est très oublieuse !» et ont commis bien des outrages envers les bonnes mœurs, la bonne mère et les bonnes mûres. Les zazous ! Que des enflures !

Ils ont porté des falzars tellement courts qu’on n’a pas eu besoin d’y coudre des ourlets. Les zazous ! Tous des cinglés !

 
 
Ils ont envoyé paître Isabeau de Bavière aux Houches, Mère Térésa aux Outremers et jeté Isabelle la catholique aux oubliettes de l’histoire. Les zazous ! Mais quels barbares !

Ils ont semé la zizanie chez les Zoulous, chez les Aztèques, à Knokke-le-Zoute, joué du jazz afghan au kazoo, enflammé le Zaïre, mis le feu chez les Ougandais, se sont drogués à Ibiza, à Katmandou ou je ne sais où. Les zazous ! Rien que des fous !

Ils ont fini dans la tisane de l’oubli, oubliés de tous les pedzouilles qui ne jurent plus que par Chat GPT, madame Lia, la terre plate et le vaccin nul.

 
Ah que triste est le sort
De l’anticyclone des Açores
Lorsque l’histoire se résout
A une succession de fous
Qui mettent la pression
Puis tombent en dépression.
 
Pauvres zazous !


Mais, surtout,

Vivent les zazous !

 

Écrit pour le Défi du samedi n° 926 d'après cette consigne : zazou

Publicité
5 juin 2026

En balade à Saint-Aubin-du-Cormier le 31 mai 2026 (3)

 

 

Où sont les pièces ? Où sont les pièces ? !

demanda-t-il frénétiquement.

 

 

 

 

 

Saint-Georges ?

 

 

 

4 juin 2026

En balade à Saint-Aubin-du-Cormier le 31 mai 2026 (2)

 

 

 

 

 

 

Comment ça ? Il y aurait des dragons dans le secteur ?

3 juin 2026

En balade à Saint-Aubin-du-Cormier le 31 mai 2026 (1)

 

La salle Bel-air, là où avait lieu le concert est située au bout du bout de ce sympathique village, juste en face du cimetière. C'est du reste là que dans certaines contrées les assassins qui prennent le pouvoir voudraient enterrer la culture. Dans une fosse commune avec la liberté ?

 

 

 

 

 

Osons le marteler...

 

 

... osons le clamer : ça fout les boules !

2 juin 2026

CONSIGNE 2526-29 DU 26 mai 2026 DE L'ATELIER D'ÉCRITURE DE VILLEJEAN

 

Carnet d'expressions
 
 

Voici quelques expressions régionales ou utilisées dans un pays francophone ou ailleurs, relevées dans un des « Carnets d’expression » de Pépito Matéo, conteur, acteur et auteur.

Essayez d’en glisser trois ou quatre dans un texte qui parlera d’une région que vous n’habitez pas, que vous n’habitez plus ou placez-les dans une histoire où il sera question d’un pays imaginaire.

 

Expression

Traduction

Origine

Avoir le rhume de fesses

Avoir la diarrhée

Sénégal

Un ras le bonheur

Une mini-jupe

Québec

Azorer

Réprimander fortement

Québec

Placoter

jacasser

Québec

Un cocolet

Un enfant gâté

Suisse

Un couratier

Un coureur de jupons

Suisse

Être brossu

Être mal luné

Suisse

Une palenteuse

Une personne douée de ses mains

Suisse

J’vous aime bien mais j’me préfère

Se dit pour s’éclipser d’une soirée

Burkina

Avoir le cerveau en argile

Être stupide

Angleterre

Avoir les pieds froids

Etre timoré

Angleterre

Redresser les concombres perdus

Arranger les choses

Bulgarie

Marcher à pieds de chaussettes

Ne pas avoir mis de chaussures

Nord-Pas-de-Calais

Donner à manger aux poissons

Aller vomir

Bretagne

S’esclafouérer

Tomber en se répandant

Limousin

Les paroles lui sortions d’la goule comme les crottes d’o chu de la chèvre

Etre bavard

Poitou

Marcher en caricouillette

Marcher les jambes arquées

Montauban

Arriver à la fumée des cierges

Arriver en retard

Normandie

Muche tin cul, v'la ch’garde

Fais gaffe à toi

Nord-Pas-de-Calais

Etre taillé dans un bâton à sucette

Etre un gringalet

Normandie

Une panosse

Une serpillière

Savoie

Boutonner Carvin avec Epinoy

Boutonner dimanche avec lundi

Nord-Pas-de-Calais

S’entrucher

Avaler de travers

Champagne

L’oiseau est sur la branche

C’est l’heure de l’apéro

Brest

On va s’enfiler une r’nampée sul coin du musiau

On va boire un coup

Tours


 

Publicité
1 juin 2026

Véhicules anciens vus à Saint-Aubin du Cormier le 31 mai 2026 (2)

 

 

 

 

 

 

 

 

31 mai 2026

Véhicules anciens vus à Saint-Aubin du Cormier le 31 mai 2026 (1)

 

Le temps me manque pour raconter les "non-aventures d'Igor Wagner, l'accompagnateur de la Castafiore" que j'incarne à l'occasion quand mon épouse, chanteuse idyllyrique, me demande de la suivre dans ses tournées mondiales du périmètre condatien.  C'est pour moi l'occasion de découvrir de charmants petits villages qui me rappellent l'époque où je vivais en Sabolie, chantant à Auvers-le-Hamon ou animant un club d'échecs à Solesmes-les-Bains !

 

A l'occasion de la participation du "Choeur nomade" dont elle fait partie au festival  "De vive voix", j'ai  donc pu visiter ce jour le très herboré cimetière de Saint-Aubin-du-Cormier, son centre ville avec échiquier sans pièces - on n'aime pas beaucoup l'idée d'affrontement par ici, je ne sais pas pourquoi ;-) -  et je suis tombé, en faisant le tour de l'étang, sur une exposition de véhicules anciens fort sympathiques.

 

 

 

 

 

 

 

30 mai 2026

ENCORE UN BISTROT-MÉMOIRE ?

 

Mais bien sûr que si, que c’était mieux avant !

Autrefois, au moins, la connerie était réjouissante ! C’est ce qui ressort de l’«examen mémoriel» auquel je viens de me livrer à partir du mot «yodel».

La dernière référence « culturelle » émergée à l’instant le prouve : c’est le « Yodoloï E.T. » des Charlots ! Je crois bien que je possède encore ce disque vinyle à la gloire du plus tyrolien de nos extra-terrestres !

 

 

Ce qui est venu en premier, à vrai dire, en lisant «yodel » c’est le nom de Mary Schneider et le souvenir de Philippe « La Prochaine fois je vous le chanterai » Meyer qui vouait à cette chanteuse australienne une admiration sans autre borne que la hauteur des Alpes ou celle du contre-ut de la dame. Là encore j’ai dans ma discothèque des MP3 collectés en « pire tout pire » grâce aux connexions installées at home par notre hacker préféré : dans la famille Krapov, je demande le fils-geek !



https://www.youtube.com/watch?v=iwsUSUfol4k

https://www.youtube.com/watch?v=y1XtnlCEXgI


 

Une preuve supplémentaire que c’était mieux avant : on n’avait pas besoin de causer l’engliche pour (ne pas) se faire comprendre des personnes auxquelles qu’on cause !

Avançons car les références sont comme les p’hiboux : elles pullulent ! Si vous croyez qu’en partant du mot « yodel » vous allez échapper aux problèmes de traduction, vous vous mettez le didgeridoo ou son équivalent en forme de trompe suisse (le cor des Alpes ! ) dans l’oeil jusqu’aux croquenots de style Vieux campeur. En effet la deuxième référence qui m’est venue à l’esprit n’est autre que cet album d’Arlo Guthrie, « Last of the Brooklyn cow-boys ». Le Dernier des cow-boys de Brooklyn plutôt que le Le Dernier cow-boy de Brooklyn. Qu’en pensez-vous ?

Je me souviens d’avoir entendu le premier morceau de cet album à sa sortie, en 1973, sur Europe n° 1. A l’époque cette radio périphérique était encore audible. Ce premier morceau est un traditionnel irlandais joué au violon par Kevin Burke. Le yodel transatlantique apparaît sur ce disque dans un morceau intitulé «Lovesick blues». On peut l’entendre aussi, dans une version plus sage de Rosemary Standley, sur la B.O. du film «Camping du lac», une histoire quasi-documentaire tournée au lac de Guerlédan (Bretagne intérieure).

 


Un exemple plus récent de yodel nous a été offert par les frères Coen sur la B.O. de leur film « O’ brother » avec « In the jailhouse now ».

Pour terminer, j’en suis le premier désolé, je ne chanterai pas de yodel pour vous. Je ne rentrerai que tard à la maison ce vendredi. Peut-être trouverai-je un enregistrement de « Au joyeux Tyrol », un air tiré de "L’Auberge du Cheval blanc" que j’ai tenu autrefois à mettre dans ma guitare.

Yodeli hi hi,

Yodeli hi ho,

Yodeli ho !

 
 
 
 
 

Écrit pour le Défi du samedi n° 925

 

d'après cette consigne : yodel

29 mai 2026

SONNEZ, PRINTEMPS ! (1)

 

Après le défilé, il faut changer les fesses.

Non pas celles de la mannequin anorexique, celles du charmant bébé breton.

 

Quand le printemps sonne à la porte on s’en va vite ouvrir à sa chaleur nouvelle, à ses lumières aimables et là, surprise, on se retrouve face à l’été : 35° à Rennes en ce beau mois de mai !

 

Ce qui est rigolo quand il fait ce temps-là à Lannion c’est que les gens sortent, en même temps que la crème solaire, le parapluie : plus personne ne vend d’ombrelle dans cet endroit des Côtes d’Armor qu’on appelle le Trégor.

 

 

Et quand le Printemps sonne par ici ça veut dire qu’il vient vous casser les oreilles avec force binious, bombardes, grosse caisse et caisses claires. Le printemps des sonneurs, ici, c’est le nom d’un rassemblement de bagads ou plutôt de bagadou. Sachez qu’il n’existe pas de bagadou doux et que même les durs d’oreille entendent le bousin des Assurancetourix locaux vêtus de leur costume de fête.

 

 

Plougastel a ramené sa fraise, bien rouge, sur la grosse caisse, Douarnenez est aligné comme des sardines, Saint-Malo, Tréguier et Perros-Guirec ont fait le déplacement avec les bannières colorées.

 

Il y a deux cercles celtiques avec de beaux sourires féminins, des joues gonflées pleines de santé, de la bonne humeur, des sourires.

 

Des enfants joliment costumés attirent les regards et la jeune maman qui présente son bébé à la foule en même temps qu’une image de dignité totale reçoit maints applaudissements.

 

Une fois traversée la place du Marc’hallac’h – le Marc’hallac’h est grand et je suis tout sauf son prophète – le défilé prend la rue qui descend à gauche de la mairie puis tourne en bas à gauche sur le quai d’Aiguillon et vient se disperser sur l’esplanade qui n’est plus désormais un parking au bord du Léguer.

 

C’est là, après le défilé, qu’il faut changer les fesses. Non pas celle de la mannequin anorexique mais celle du charmant bébé breton. J’ai pris la photo de très loin : quand les selles ressemblent par trop aux petites purées de légumes destinées au bambin, ça me coupe toute velléité de piocher dans une barquette de frites-saucisse dégoulinante de ketchup. A moins que ce ne soit l’inverse ?

 

 

Après, c’est le grand souk, la chasse au coin d’ombre, le mélange des popus plus ou moins lasses. Il est quinze heures mais les danseuses bretonnes en coiffe font la queue pour avoir leur crêpe beurre sucre. Les musiciens boivent de la bière de la brasserie bio locale et moi je tourne discrètement, immortalisant des tee-shirts exotiques, des tatouages effrayants, des chapeaux bretons, des petites filles noires coiffées d’un bonnet de dentelle – bien fait pour toi, Eric Zemmour si, même ici, tu te trouves grand-remplacé ! – et je rigole devant ces fameux parapluies dont je parlais au début.

 

Et puis écrasé de chaleur, je me réfugie à l’arrière de la scène. Derrière la poste, près des toilettes publiques le bagad qui a remporté le concours s’accorde et répète avant que d’aller donner l’aubade finale sur la grande scène.

 

C’est là que j’immortalise « les deux amies ». Elles ont quoi ? Douze ans ? L’une à des paillettes sur la joue gauche, l’autre porte une bombe d’équitation pour se protéger du soleil. Entre deux envois de mélodie à la bombarde elles sont pliées de rire. On ne saura jamais pourquoi.

 

 

Mais on souhaite une chose au bébé, c’est de grandir vite. La vie est plus amusante quand les printemps sonnent, qu’ils s’ajoutent aux printemps et qu’arrivent la complicité et l’amitié, la musique, la fête et, soit dit en passant, le babil des belous du dehors qui viennent admirer et prennent le temps d’en parler dans leur chronique.

 

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 26 mai 2026

 

d'après la consigne 2526-28 ci-dessous.

29 mai 2026

SONNEZ, PRINTEMPS ! (2)

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 26 mai 2026

 

d'après la consigne 2526-28 ci-dessous.

 

 

Publicité
Mots et images de Joe Krapov
Publicité
Publicité
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 813 975
Archives
Newsletter
Publicité