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Mots et images de Joe Krapov
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5 mai 2024

Betty Yon écrit sur sa ville ! Saint-Brieuc (Côtes d'Armor) les 23 et 24 avril 2024 (1)

 

Betty Yon écrit surtout sur le sol de sa ville ! Elle y publie de jolis poèmes qui nous changent un peu beaucoup des stickers violents, des tags moches et des graffitis débiles qui pullulent dans la capitale bretonne. Les villes n'ont-elles, comme aspect et comme respect, que ce qu'elles méritent ?

 

Total respect pour vous en tout cas, Madame Betty !

 

 

 

 

 

 

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1 mai 2024

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 79, Paronomase

 

 

Lydie Capablanca est bien capable de ça : être née dans un rire à gorge déployée de sa maman Crystelle parce que la sage-femme prétendait qu’« Y a pas d’os, pour une famille de Cappadoce qu’ a pas d’as, de tierce ni de sesterces, pourvu qu’elle ne soit pas brétilienne, christique ou crétine, si le père de l’enfant est facteur et s’appelle Crésus. L’accouchement se présente bien et l’enfant par le siège ! ». Dans le sillage parfait du rire et sans péridurale dans le procédural le bébé ébaubi fut expulsé, propulsé, baptisé en un rien de temps.

 

Lidye que l’on ôta du tas de placenta, ça lui plut plus qu’on ne croit d’être née chez des niais qui ne déniaient pas le portement de croix et daignaient pratiquer, sans crise, sauf quand on boit et ce plus qu’une fois, cette nouvelle foi.

 

Quand elle fut plus grande elle se fit appeler Georges, brûla son soutien-gorge et devint militante verte chez Quechua, c’était là son choix. 

 

- D’autres jouent les mirliflores, les miliciens terre de sienne, d’autres malicieux tergiversent et font des vers de mirliton, grand bien leur fasse aux fesses ! leur dis-je en face ou à confesse !

 

Qu’elle assumât son credo sans chichi comme le rikishi son sumo et les crottes de son chow-chow c’était à mettre à son crédit.

 

Bientôt elle rejoignit l’empire Biocoop, participa aux algarades de Crimée, fit la grève à Saint-Michel rapport aux algues vertes. Elle battit la campagne vêtue de son seul pagne, brandissant haut dans le ciel rouge la flamme olympique d’Olympe de Gouges – à moins que ce ne fût de la bière dans un fût ou des œufs de lump dans un pot-aux-roses.

 

Elle fut vite élevée car étant bonne élève - et pas écervelée comme ces cervidés qui vivent en troupeau et descendent cervoise anversoise ou bretonne - au grade d’officier au fessier à couper le sifflet. Ce par courrier officiel, ce qui fit persifler, persiller les soldats serpillières qui traînaient dans les rangs leurs bras blancs ballants et leurs chants barbants de barbeaux du Brabant (parfois la légion héberge du Belge).

 

 

Selon une première version de ses faits d’armes de fedayine pour laquelle les invertis investis et avertis n’ont qu’aversion, il advint qu’en provenance de la province de Provins, sur le dos de Sextet, son cheval à sept têtes de Septime sévère sans centimes en septembre, Lydie-Georges parvint en Libye sans avoir d’alibi pour avoir déserté autre que de désirer errer en déshérence dans le désert avec aisance (car iel avait un GPS). Elle y affronta à coups de paquets de Bonux Mylène Farmer la lascive qui rejetait là sa lessive, ses eaux sales, son Mir laine et polluait au détergent la fontaine de Castor et Pollux. Témoignerait de cet exploit, à l’entrée du port de Ra’s Lanuf une statue de la Libertine que l’on n’a jamais retrouvée (et pourtant elle tourne encore). 

 

Tout comme la Vénus est hottentote, la vérité toute nue est autre et sort de la douche des enfants : un jour que il ou elle ou iel traversait en silence la ville de Silène mais avec vigilance car à Larmor-Baden et sur les rives de rêve de la Vilaine à Rennes on enseigne la prudence, sa bête d’apocalypse nommée « Époque-à-slips » fleura l’eucalyptus et l’embrouille pas mini. L’animal se cabra devant une de ses congénères, une énorme drag-queen qui mangeait des bottines, un énorme dragon qui mangeait des boutons.

 

L’immonde immense monstre en était même rendu à rançonner le monde exigu, indigent, indigné de ces petites gens qui venaient présenter sous son nez au lieu d’armes rebelles du saucisson à tronçonner, au lieu de brebis belles leurs moutards, sans moutarde et sans moufter. Le sort de hareng saur, de victime expiatoire pour peine exécutoire d’allure shakespearienne était tombé ce jour sur la fille du roi. Belle proie pour bête pouah !

Image aimablement prêtée par Dame Adrienne

Comment Lydie aida le souverain riverain, comment la femme-soldat vint à bout sans tabou de l’infâme laide bête je vous le conterais bien car le Gascon trait bien l’histoire qui l’allaite et le lecteur de Tarbes halète quand la pomme est posée sur la tête d’enfant mais de fête vous n’aurez pas car de fait, soudain, il fut vingt heures. Vingt heures ! L’heure de Vinteuil chez Verdurin ! Le vent vainqueur s’en vint moqueur voler tous les espoirs que j’avais en mon coeur de vanter zélateur la conversion divertissante, la transformation sexuelle et verdissante de l’eschatologiste en écologiste.

 

Déplorons, ô mon zèle que j’ai hébété, que y’a plus qu’à attendre un autre jour de délire libyen de Lydie pour aboutir près d’Aboukir à une version transgenre (LGBTQIA+?) de « Saint-Georges et la drag queen » !

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 16 avril

d'après la consigne AEV 2324-26 ci-dessous

23 avril 2024

DICTIONNAIRE DES IDÉES REÇUES : LETTRE E (2)

 

Écharpe : Sur les plateaux de télé, on s’écharpe, on s’écharpe, on se verse des nouilles dans le slip. Mais les mecs ne sont pas fous : aucun d’eux n’essaie de danser aussi bien qu’Isadora Duncan.

 

Écho : Le plateau de télé est l’endroit où tous les Narcisse trouvent leur Echo. Mais un seul Echo pour autant de monde, ce n’est plus une histoire d’amour, c’est juste du bruit médiatique !

 

Écoles : Même si nous avons décroché scolairement nous en savons aujourd’hui bien plus que nos instituteurs, institutrices, professeures et professeurs. Nous, au moins, on l’a quittée, l’école, et on a vu autre chose alors qu’eux y sont toujours coincé·e·s et redoublent... d’efforts pour s’en sortir !

 

 

16 mai 2018

Tableaux vus à la Neue Pinakothek de Münich le 4 mai 2018 (1)

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Nous avons laissé nos valises à la bagagerie de l'hôtel et avant de quitter Münich nous avons consacré cette dernière journée à la visite de la Neue et de l'alte Pinakothek. Nous avons commencé par la neue. J'ai adoré ce musée, tant pour les oeuvres qui y sont exposées que pour la clarté et l'ordonnancement thématique et chronologique des salles.

On commence par tomber nez à nez avec un Gainsborough :

le portrait de Mrs Thomas Hibbert, 1786...

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...et on enchaîne avec une spéciale dédicace à L'Adrienne : Turner -  Ostende (1844)  ;-)

28 novembre 2020

PIERROT LE FOU

- Qu’est-ce que j'peux faire ? Ch’sais pas quoi faire !

- Jean-Luc Godard ! Pierrot le fou ! Pourquoi tu dis ça ?

- Parce que je suis bien embêté pour « quoi ? » !

- Pourquoi quoi ?

- Parce que « quoi ? », justement !

- Tu n’es pas très clair aujourd’hui !

- En fait je suis coi devant « quoi ? ».

- Devant quoi ? Je n’y comprends rien à ton baragouin ! De quoi tu parles ?

- C’est le sujet du Défi du samedi qui me chagrine !

- C’est quoi ?

- C’est « quoi ? ».

- Hé ! Ho ! T’arrêtes de jouer au jeu du perroquet ?

- Je dois écrire quelque chose à partir du mot « quoi ? » !

-Dis donc, tu pourrais prononcer les guillemets quand tu causes ! On te comprendrait mieux.

-…

- En attendant, ça devient n’importe quoi, ton Défi !

- …

- Je serais toi, j’enverrais « Rien ».

- Pas question ! Je me fais un devoir de participer tous les samedis !

- Non, je disais « Rien ». Tu envoies quelque chose mais c’est « Rien ». A la question « Quoi ? » tu réponds « Rien ».

- Toi non plus tu n’as pas prononcé les guillemets !

- Bon allez c’est rien, quoi !. Tu veux que je te fasse un dessin ?

- Pour quoi faire ?

- Pour répondre à « quoi ? » ! Enfin à « n’importe quoi ! » ! Je te dessine n’importe quoi, comme tu veux !

- Attends, tu me donnes une idée ! Un nain ! Un nain qui porte «quoi ? ». Tu pourrais me faire ça ?

DDS 639 - Marina B

***

Elle l’a fait. Merci, Marina B. !

Espérons juste que le mot de la semaine prochaine ne sera pas « Rien ». C’est encore plus dur à dessiner, rien, même si certains diront que c’est trois fois rien. N’empêche, à chaque fois, il faut le faire ! Eh quoi ? C’est ça, un défi, non ?


Ecrit et dessiné pour le Défi du samedi  n° 639 d'après cette consigne : quoi ?

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16 décembre 2016

Vers la Z.I. Ouest : Rennes le 25 mars 2016 (4)

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Ne pas pouvoir s'empêcher de questionner les moeurs de ses contemporain(e)s :

- Vous utilisez des mots anglais parce qu'ils sont plus courts. C'est vraiment long, "mur" ?

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 Ne pas pouvoir s'empêcher de déconner :

Danger particulier. Attention, vous êtes en Bretagne : route et dalle en pente.

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 Ne pas pouvoir s'empêcher de pratiquer le commentaire surréaliste :

- C'est bien ici, le tour d'Ecosse ?

22 juin 2016

PUTAIN DE CAMION !

En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide

19 juin 2016


Qui quoi quand où comment et pourquoi ?

Qui : Am’nez zique et une des deux Biches.

Quoi : un concert de chanson française pour animer un repas communal.

Quand : un dimanche de juin 2016 de 12 h 30 à 16 h 30.

Où : à F-L-F près de M-F et pas loin de LGDB (La Gueule De Bois ?).

Comment : avec une sono-rivière sans retours et juchés sur une remorque de camion !

Pourquoi : on se le demande bien encore ! (La vraie question : pourquoi tant de discussions autour de « Ah ! Le petit vin blanc » !).

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Idéal pour interpréter "La java des hommes-grenouilles", non ?

22 juin 2016

PRISES DE TÊTES

En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide

18 juin 2016


Réflexe

Je suis allé écouter et photographier un concert de chorales au Thabor.

En descendant vers la roseraie afin d’aller reprendre le bus au pont de Chateaudun sans avoir à retraverser la compagnie de CRS qui stationnait rue Gambetta, j’ai le bon réflexe : je sors mon appareil photo et je saisis ce cliché.

Je l’intitulerai « Prises de têtes ».

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3 juin 2016

Un bref séjour non-touristique à Nantes les 26 et 27 mai 2016 (2)

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Chez Mademoiselle Zell, j'ai table ouverte. A condition, parfois, que je fasse la cuisine. Que voulez-vous, c'est là la rançon de la gloire ! Du coup le chili con carne servi ce soir-là fut excellent, même s'il y manquait certains de mes ingrédients habituels. ;-)

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J'ai aussi mon bol attitré (je suis un fan absolu de la série de Charles M. Schulz et du personnage de Snoopy).

11 mai 2016

LA LIGNE DU PARTI, JOE KRAPOV !

En un mot comme en cent

8 mai 2016

La ligne de

Aujourd’hui, la ligne qui va de A à B, je m’en contrefiche.

Mon abonnement annuel de bus est arrivé à échéance le 30 avril.

Je suis allé hier acheter 50 voyages que j’ai mis sur ma carte Korrigo. Mais j’ai pris la décision de faire tous mes déplacements à pied !

Me voilà donc au kiosque à musique, au « Dimanche du Thabor », à écouter M. Algo-rythme  qui chante des Americana. Ensuite ce sera du jazz New Orleans avec le Sunny Side Jazz Band.

« La ligne de chance que j’ai pas, ho ! ».

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13 décembre 2020

UNE VIE DE CHAT

Ronald Searle 6 Bye Bye blues

Dans cette vie antérieure où j’habitais Paris, j’ai longtemps mené, comme ce chat, une vie très régulière et j’ai collectionné des galettes de vinyle. Je les écoutais, ces grands disques noirs, sur la même chaîne hi-fi que je possède encore.

Je n’ai commencé qu’il y a deux ou trois ans à me séparer de certains de ces disques : mon épouse adore vider mon grenier ! Il est vrai que le monde a changé et qu’on trouve à peu près toute cette musique sur Youtube ou Deezer. On n’a plus besoin de se lever toutes les vingt minutes pour aller retourner le trente-trois tours, poser à l’aveuglette le trou dans le piquot pour écouter la face B et retourner vaquer à ses occupations pour vingt autres minutes.

Dans cette époque opaque de dématérialisation généralisée, je n’en reste pas moins attaché à certains trésors artistiques et je pense que je ne me séparerai jamais de certains de ces objets fétiches.

AEV 2021-11 Jean-Paul Hawkwind 1

Il y a parmi ceux-ci les disques du groupe Hawkwind, des Anglais malades dans leur tête (comme tous les Anglais ?) qui ont mélangé le rock’n’roll et la science-fiction pour donner naissance à de curieux space-opéras placés sous le signe du vent et du faucon. Si j’ai bien tout compris.

Dans leur deuxième album, « In search of space » il y a un livret en noir et blanc qui me semble symboliser à lui tout seul tout le psychédélisme qui régnait encore à l’époque (1971). On peut le voir en ligne ici. l Quand j’aurai du temps à perdre, je le traduirai, bien qu’étant ignorant presque parfait du breton langage d’Albion.

AEV 2021-11 Jean-Paul Hawkwind 2

Pour leur cinquième album « Warrior on the edge of time » c’est la pochette qui est devenue un bouclier de guerrier !

Mais le plus extraordinaire est bien leur "Space ritual", leur quatrième album et le premier à être enregistré en public (oui, je sais, on dit « live » quand on est bien élevé, mais je suis comme le chat, je fais ce qui me plaît). Quand j’ai la nostalgie de mon enfance, je vais le sniffer.

AEV 2021-11 Jean-Paul Hawkwind 4

Quoi comment ? J’avoue enfin que je me drogue ? Oui, c’est vrai, les pochettes intérieures de ce disque ont la même odeur que les décalcomanies d’autrefois, non pas celles qu’on grattait mais celles qu’on trempait dans l’eau et que l’on faisait glisser soigneusement pour qu’elles adhèrent à leur support ! Très pratique comme test pour savoir si on a perdu l’odorat et donc si on a chopé cette maladie si répandue de par le monde !

AEV 2021-11 Jean-Paul Ozark

Dans une prochaine chronique, je vous parlerai du disque en acétate rouge qui figure dans l’album « The Car over the lake album » des Ozark mountain daredevils, groupe de country rock américain dont les premiers albums sont magiques.

En attendant, salutations à Monsieur Searle et à son chat dont la collection de vinyles n’a rien à envier à la mienne.

Gageons qu’il écoute volontiers, ce matou matois, du chat-rleston, La Cucara-chat ou du chat-chat-chat.

A moins qu’il n’ait un penchant pour l’album d’Al Stewart « The Year of the cat » ? ;-)
 



Pondu pour l'Atelier d'écriture de Villejean d'après la consigne 2021-11

du 8 décembre 2020 ci-dessous

17 septembre 2020

D’ART D’ART. 3

joconde-vinci

Même si notre émission s’appelle « D’art d’art » et qu’on eût pu aussi la baptiser « Grouille, grouille, barbouille !», nous nous attardons aujourd’hui sur le tableau « Conde, my name is Conde » d’Arcimboldo de Loc-Envel, toile de 1503 conservée au Musée du Louvre à Paris.

C’est en effectuant un stage de survie ordinaire dans les réserves du Musée des Beaux-Arts de Rennes que la critique d’art Adèle Van Reetha-Kouchovski a découvert un lot de vingt-sept portraits absolument surprenants réalisés par Arcimboldo de Loc-Envel (1451-1515). Sur un fond de paysage verdâtre où figurent des étendues d’eau diverses (de la rigole d’Hilvern au Lac de Guerlédan en passant par la Vilaine avec des sabots), des sentiers des douaniers sans douaniers et des ponts d’Avignon sans coupure publicitaire au milieu, des seigneurs de la noblesse bretonne ont été «portraicturés» déguisés en femme ! Ils ont tous adopté la même pose, les mains croisées, le regard un peu absent, et arborent un petit sourire très énigmatique.

Celui-ci représente Georges Condottière, seigneur châtelain de Belle-Isle-en-Terre, ayant enfilé des hauts et des bas et un porte-jarretelles appartenant à son épouse Raymonde. Au dos de toutes ces toiles était encollé un parchemin manuscrit portant à chaque fois le même message qu’Adèle a fait traduire du breton par sa collègue Riwanon Gaffiot : «Nous aussi sommes capables d’écrire quinze pages d’affilée sur la douleur causée par nos coliques néphrétiques, notre amputation rimbaldienne de la jambe droite ou l’extraction d’une dent de sagesse à la tenaille. Mais, heureusement pour vous, l’autofiction n’a pas encore été inventée à notre époque. Par contre les drag-queens, si. On n’est pas bien, là ?».

Les recherches de Madame Van Reetha-Kouchovski sur ce personnage, Georges Condottière dit «Conde», lui ont permis de découvrir que, à l’instar de Georges Moustaki qu’Edith Piaf appelait ainsi, son prénom « Georges » était souvent abrégé en « Jo ». D’où le titre donné par le peintre au tableau : «Conde, my name is Conde. Jo Conde».


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 15 septembre 2020

d'après la consigne 2020/01 ci-dessous.

26 août 2020

Clet Abraham détourne à Pont-Croix (Finistère) le 17 août 2020

Avis de pause technique :

A peine rentrés, déjà débordé, déjà repartis !

Pas trouvé le temps de rédiger des billets pour faire patienter le chaland et en plus mon Photoshop merdoie ce soir.

Donc départ sur de nouvelles bases le lundi 31 août. Je serai enfin "en vacances" !

Je vous laisse donc finir la semaine avec cette série de panneaux détournés drolatiquement et poétiquement par un artiste de rue, Clet Abraham, à Pont-Croix.

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22 octobre 2019

La Fête de la pomme et du développement durable au Landry à Rennes le 20 octobre 2019 (4)

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Sur les stand des Tisseurs de contes (qui étaient pour le coup, surtout, des tisseuses !).

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Cette fête c'était aussi l'occasion de découvrir des talents musicaux rennais trop méconnus. Ainsi du Sweet swing band dont on ne trouve que peu de traces sur Internet, sinon des annonces de concerts échus. C'est dommage car la chanteuse et ses quatre accompagnateurs sont excellents dans leur registre.

Je publie un extrait sonore capté avec mon nouvel enregistreur
pour clore ce compte-rendu d'une belle après-midi d'automne. 

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P.S. J'aurais pu mentionner aussi le groupe "Come together". Je ne l'ai entendu que de loin en suivant la balade mais cela avait l'air très bien aussi : le trio violon, guitare, cuivres joue et chante des reprises de chansons des années 60 et 70, les Beatles évidemment mais pas que. On peut les voir surtout sur leur Facebook mais très peu les entendre, sauf ici.

7 octobre 2019

L'exposition de Franck Gérard au château de Nantes (Loire-Atlantique) le 6 octobre 2019 (1)

C'est peu de dire que l'exposition "En l'état" de Franck Gérard nous a beaucoup plu. Cette balade à Nantes, commencée avec une opération "portes fermées... et les propriétaires enfermés dehors de chez eux pour cause de clé restée à l'intérieur" s'est heureusement très bien terminée. Le passage par le restaurant "Byblos" 10, rue de la Juiverie est vivement recommandé par la famille Krapov. Et l'exposition est visible gratuitement sur les murs du château de Nantes jusqu'au 3 novembre. Nantaises, Nantais, courez-y vite !

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17 juin 2019

Instantanés de chorales au parc Saint-Cyr à Rennes le 16 juin 2019 (1)

Hier c'était la journée des chorales du festival "Les Fleurs du mail". 7e édition, déjà ! C'est Michelle Michel qui ouvrait le bal au parc saint-Cyr, à dix minutes de chez nous.

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Vous êtes bien gentilles Mesdames, mais entre l'écriture inclusive et le risque d'être condamné pour homophobie, j'ai bel et bien l'impression que je ne puis plus écrire en légende de cette dernière photo "Sont-ils pas mignon.ne.s ?" ! Je me trompe ? Qu'est-ce que tu en penses, Henri III ?

22 novembre 2015

LE CONGRES DE LA SOCIETE FRANÇAISE D’APICULTURE


Ce week-end, la ville de Nantes était en effervescence. Une foule vibrionnante se pressait dans la cour du musée-château. C’est là en effet qu’avait lieu le premier congrès de l’Association française d’apiculture. Rappelons à nos lecteurs des villes et à Najat Vallaud-Belkacem que le mot « apiculture » vient du latin « apis » qui signifie « abeille ».

C’est M. Jean-Louis Bourdon, le président sortant qui a présenté le rapport moral : « Notre association a-t-il déclaré, se porte bien, surtout depuis que l’homme qui a vu l’homme qui a vu l’ours a trouvé le moyen d’expulser en dehors de nos frontières le plus volumineux et le plus gourmand de nos prédateurs. Grâce à l’invention de M . Jeannot, le dernier bottetrain de Paris, tout ce qui ressemble à un plantigrade à oreilles rondes s’enfuit devant la chaussure de pointure 78 qui lui est balancée depuis un fusil Chassepot modèle 1866 amélioré.

M. Pierre Dumaya, le trésorier de l’association s’est réjoui quant à lui d’un exercice comptable particulièrement fructueux cette année. L’association a fait son miel d’un été à pluviométrie faible et à fleurissement maximum de la tombe de Jean-Louis Foulquier, membre honoraire, ancien animateur de l’émission « Pollen » sur France Inter.

Les rapports et le montant de l’adhésion ayant été adoptés à l’unanimité, on a procédé ensuite à l’élection du bureau et à celle du président. La compétition a été rude. Cela bourdonnait comme dans une ruche autour des urnes. On comprendra vite pourquoi quand on aura dit que le mandat de président est désormais décerné à vie

Mme Bee Bee Dridgewater, Mme Célimène Hoptère, Mme Christine Butine et Mme Zaza Lalvéole ont été largement battues par Madame Adèle Petitpot qui les a écrasées de sa superbe, de sa pot-pularité et de sa royale corpulence. C’est en effet elle qui a été confortablement élue reine danseuse présidente à vie de l’association.

Après l’allocution de remerciements de la lauréate le congrès a clos ses travaux en réaffirmant haut et fort la devise de l’association « You know what ? I’am Apiculteur » et l’on s’est séparé en chantant « Les abeilles » de Bourvil, une chanson pas piquée des hannetons.

Nous avons demandé à la statue de la duchesse Anne de Bretagne de nous donner son avis sur ce congrès qui avait lieu dans son ancienne demeure. La jeune femme, devenue SDF sur la petite place devant le pont-levis ne manque jamais de répondre à un micro-trottoir.

- Qu’est-c e qu’ils ont, où est-ce qu’ils vont, ces mectons ? Complètement zonzons ! Il y en a qui voulaient rentrer chez eux à dos d’éléphant, d’autres qui ont demandé à visiter la galerie des machines et ceux qui étaient venus de loin sont allés prendre dard-dard l’avion à Notre dame des landes alors qu’il n’y a et n’y aura jamais d’aéroport là-bas ! Mais je n’ai pas tout perdu dans l’histoire : la reine-danseuse présidente, dans l’émotion de sa victoire en a laissé tomber son baladeur MP3. Depuis j’écoute en boucle son album préféré.
- C’est quoi ?
- Abeille road, des Bee-tles.

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4 novembre 2015

A Saint-Jean-Du-Doigt (Finistère) le 31 octobre 2015 (3)

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Pérou : Le Pérou n’est plus ce qu’il était. Si ce n’est pas le Pérou, si ce n’est pas l’Amérique alors c’est le mérou ? La paie ric rac ? L’apéricube ? La Périchole ?

Philosophie : La préférer dans le boudoir érotique que dans le foutoir médiatique qu’est devenue, France, ta culture.

Piano : Si tu y touches, ménage-le, il te le rendra ! Si tu pèses cent vingt kilos et que tu travailles chez Déméco, déménage-le. Il se rendra où te demande le client.

Paris : C’est une blonde qui vaut bien une messe mais contrairement aux bières belges on ne peut pas la mettre en bouteille.

18 avril 2016

Le jardin japonais à Toulouse le 10 avril 2016 (4)

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... aussi zen ?

En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide

17 avril 2016

Chaleur de

Au programme du jour : chaleur des retrouvailles avec les divines sœurs P. et le camarade Kaïrakovsky, accordéoniste de son état.

Trouvera-t-on le temps de chanter ?

Le jogging de 6 kms de ce matin me laisse plein d’énergie pour entonner les deux horreurs que mon compatriote veut mettre au répertoire du Club des 5 devenu ce jour Clan des 7. Cela s’appelle "Fleurs et bonbons" et "Colombe ivre".

Je vous les impose à vous aussi. Il n’y a pas de raison que je sois le seul à me farcir pareilles ringardises !

 

 

 

8 octobre 2015

Lénine Renaud au Festival Le Grand soufflet à Rennes le 7 octobre 2015 (2)

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Au cours de ce concert bourré d'énergie on aura entendu quelques reprises excellentes et surprenantes. Outre "Ma môme" de Jean Ferrat qui figure sur un de leurs deux albums, nous avons eu droit à "On nous cache tout on n'nous dit rien" de Lanzmann et Dutronc, "Tandem" de Serge Gainsbourg et Vanessa Paradis et "Mémère" des VRP. 

12 octobre 2014

BREF JE COHABITE AVEC UNE MARTIENNE

Bref, je cohabite avec une Martienne.

Les Martiennes viennent au monde entre le 21 mars et le 20 avril et elles sont le premier des douze signes du zodiaque. On les représente comme des bêtes à cornes qui enfoncent les portes ouvertes ou fermées mais pour celle avec laquelle je vis ce n’est pas moi qui les lui fais porter, les cornes : c’est plutôt elle qui me fait porter les meubles. Moi je suis un homme de fidélité, d’habitudes et même de TOCs. C’est vous dire si, depuis le 1er septembre où Marina Bourgeoizovna, ma Martienne préférée, dispose de tout son temps pour chanstiquer la maison, je suis bousculé par cette cohabitation d’un nouveau genre. En un mois de temps les fenêtres ont été changées, les meubles de la cuisine également, la hotte aspirante suit le même chemin, la tapisserie de la cuisine a été refaite et tout ce qui était à gauche dans les placards est désormais à droite et lycée de Versailles.

Mme la Martienne a aussi repris ses activités. Le lundi soir, quand je reviens de la chorale, elle part à son atelier conte. Le mercredi, ce n’est pas raviolis mais cours de chant suivi de taï chi. Un dimanche sur trois « Madame Bricoflex » chante et danse avec Vocaline pour préparer « Le voyage dans la Lune » d’Offenbach. 

Après avoir fait du ménage dans sa bibliothèque et dans sa cave, Marina est allée jouer à la marchande à la braderie de La Touche, obligeant son mari travailleur à se lever à 6 heures du matin un samedi pour l’aider à transporter son souk.

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Non contente d’avoir jadis pratiqué l’escrime, le tir au pistolet, l’escalade, la psychologie en milieu « carcéral » scolaire, Mme Krapov fait désormais du longe-côte à Saint-Malo une fois par semaine et il y a sa combinaison orange qui pendouille ensuite au-dessus de la baignoire. C’est bien simple, chaque fois que je vais me laver les dents, j’ai l’impression d’entrer dans une cellule de Guantanamo.

Ajoutons que Marina gère la comptabilité de deux associations, qu’elle a, avec une de ses collègues, un projet d’espace jeux pour favoriser le dialogue des parents immigrés avec leurs enfants et qu’elle veut proposer ses services de conteuse au Noroît. On reconnaît bien là la resquilleuse qui, sous prétexte de vol retour annulé, a prolongé son séjour à Barcelone d’une journée pour monter voir au Tibidao si j’y étais. Et non, je n’y étais pas : j’étais dans le train du retour puis à la gare Montparnasse en train de traverser la foule des supporters bretons venus assister à Rennes-Guingamp en finale de la Coupe de France.

Justement, qu’un Lunatique comme moi puisse, pareil à la Mer de la tranquillité, supporter sans plus broncher tout ce tohu-bohu de native de la planète rouge, ça me la coupe !

Bref, je cohabite avec une Martienne !

 

Ces trois textes ont été écrits à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 7 octobre 2014 en s'inspirant de "Bref" la mini-série de Kyan Khojandi qui cartonna sur Canal+ en 2011-2012 :

- une phrase commençant par Bref je ou Bref j'ai en edébut du texte et reprise telle quelle à la fin ;
- pas plus de 25 lignes entre les deux ;
- épisode autobiographique réel ou imaginé raconté de façon à faire rire ou sourire.

15 octobre 2014

Portraits volés à Barcelone le 30 avril 2014 (4)

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 Une fois que j'ai eu sélectionné ces douze photos je me suis dit qu'on était quatorze cette année à l'atelier d'écriture de Villejean ! Quel succès ! Quinze même avec notre membre d'honneur internautique ! Et je me suis dit aussi que chacune de ces photos (j'en publierai douze autres demain) peut très bien servir de point de départ à une histoire ! J'ai déjà un titre pour chacune de ces trois-là :

- L'homme à la Rolex
- Francis, coiffeur de djeunns
- Le vendeur de peignoirs

28 septembre 2014

TONTON NESTOR

- Qu’est-ce que tu fais là ? a demandé Tonton Nestor.
- Rien, Tonton ! Avec mon copain Archibald, on joue juste à l’Ecoute-aux-portes !
- Poussez-vous donc un peu, les mômes ! Je n’ai pas très envie que vous renversiez cette grande potiche. Elle vient de Chine, elle coûte une fortune. Allez jouer dehors, garnements !
- Mais… Tonton Nestor. C’est qu’il pleut abondamment, bien plus que dans la Bretagne et la Belgique réunies !
- Alors va-t-en voir là-haut si j’y suis, Augustin !

On ne se l’est pas fait dire deux fois. La maison de Tonton ressemble à un musée et rien ne nous plaît plus, à mon copain Archie et moi, que d’en explorer les coins et les recoins chaque fois que Maman nous laisse en garde chez Tonton. Ce jour-là, du coup, comme on avait la permission, on est allés jouer aux aventuriers dans le grenier.

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Chez Tonton Nestor, le comble des combles c’est qu’on n’y trouve aucune poussière. Tout l’amoncèlement d’objets exotiques, hétéroclites, insolites et cosmopolites qui se trouve là est propre comme un sou neuf. La petite statuette à laquelle il manque une oreille semble avoir été sculptée la veille, la collection de plumeaux de Tonton semble avoir été nettoyée au plumeau et le vieux scaphandre orange est comme prêt à servir.

- Messieurs a clamé Archibald du haut de ses neuf ans en refermant la porte, allons faire à présent la tournée des boxons !
- Du boxon, Archibald !

On a fouiné un peu partout et on a commencé par ouvrir un coffre aux trésors dans lequel il y avait surtout des vêtements de femme. Ça nous a paru surprenant parce que Maman m’a toujours dit que Tonton Nestor était resté « vieux gars » et c’est vrai qu’il n’y a jamais personne du sexe féminin à lui rendre visite chez lui du moins quand Maman a son bridge et qu’elle me dépose chez Tonton avec un de mes copains. Tonton Nestor, depuis que je suis tout petit, c’est mon baby-sitter préféré !

- Attends une minute Augustin. Retourne-toi, je te prépare une surprise !

J’ai fait ce que mon pote demandait, j’ai contemplé le tableau du pirate barbu avec son chapeau à grandes plumes et sa caravelle au loin sur la mer pendant qu’Archibald, je m’en doutais bien, enfilait un déguisement.

- Alors mon rat ? Est-ce que je te tente ?

Mon Dieu, ce que c’est tout de même que de nous ! Cet idiot d’Archibald s’était vêtu d’une robe rose à manches courtes et bouffantes et il s’était mis des fleurs sur les oreilles !
- Remball’ tes os, ma mie, ai-je répondu. Tu es bien trop maigrelette à mon goût !
- Allons, ne te défends pas ! Avoue que je te plais ! Tu me plais, viens donc, beau militaire !
- Je suis le maître à bord ! Sauve qui peut ! Le vin et le pastis d’abord ! Chacun sa bonbonne et courage ! » criai-je en m’enfuyant à l’autre bout du grenier.
- Je suis un p’tit poucet perdu ! Je suis seule et j’ai peur ! Ouvrez-moi par pitié !
- Le bon Dieu me le pardonne, mais chacun pour soi !

Là-dessus, parce que la virtuosité est une affaire de balourds, ce gros malin d’Archie, bien que ses frêles mollets fussent empêtrés dans les dentelles de sa robe trop longue, a quand même réussi à m’agripper et a entrepris de m’embrasser !

- Arrête, crétin, ai-je dit. J’ai vu par la lucarne qu’il a cessé de pleuvoir et que le soleil brille. On peut retourner jouer au foot dehors.
- Le temps, madame, que nous importe ? Les femmes adultères, d’abord, n’en ont que faire !
- Attends, je ne suis pas une femme moi ! T’as dû te gourer dans tes répliques ! Je suis un pirate porté sur la bouteille !
- Les poivrots, le diable les emporte ! Reviens plutôt au coffre essayer d’autres déguisements !

Effectivement, Archibald a voulu me faire revêtir une autre robe d’apparat avec une coiffe blanche ridicule et pour rire encore plus, m’a affublé d’un miroir orné de marguerites mais j’ai refusé et j’ai jeté mon dévolu sur une superbe veste blanche avec un nœud papillon de la même couleur. Une fois que je l’ai eu enfilé, Archie m’a appelé.

- Hé ! Augustin ! Qu’est-ce que c’est que ça ?

Il s’était arrêté devant une grande malle verticale sur le couvercle de laquelle une étiquette disait « Fermé jusqu’à la fin des jours pour cause d’amour ».

- Tu crois qu’on peut l’ouvrir ? C’est peut-être dangereux ?
- Je ne sais pas ! Essaye pour voir ! Tu vas peut-être trouver dedans la femme ou l’homme de ta vie ?

Archibald a fit glisser deux petits boutons métalliques ronds. Cela a libéré deux fermetures à ressort puis il a soulevé le petit cliquet au milieu, ouvert le couvercle de la malle et alors nous sommes restés pétrifiés quand une voix d’outre-tombe est sortie de l’horreur à bandelettes qui était à l’intérieur.
- Merci ! Qu’on pût encore me désirer ce serait extraordinaire et pour tout dire inespéré ! Je ne suis pas bien grosse mais ça n’est pas de ma faute !
- Une momie ! » me suis-je exclamé en poussant Archie du coude.
- Et qui cause ! » m’a-t-il répondu d’une voix chevrotante. Il ouvrait de grands yeux hébétés et il me faisait mal à force de me serrer le bras. La momie poursuivit ce qui ne semblait être qu’un monologue.
- Mon cher, dit-elle, vous êtes fou ! J’ai deux mille ans de plus que vous !

Soudain il se passa une chose encore plus étrange. La momie pivota sur elle-même, ses yeux devinrent deux boules rouges phosphorescentes, elle fixa son regard sur moi et dit :

- C’est toi que j’aime et si tu veux tu peux m’embrasser sur la bouche et même pire !

Elle me tendit ses bras, ses lèvres, comme pour me remercier mais Archie réagit le premier et d’un coup sec il rabattit le couvercle de la malle. Nous repoussâmes les verrous tandis qu’à l’intérieur la momie protestait :
- Aïe ! Vous m’avez fêlé le postérieur en deux !

***

Quand l’incident a été terminé, nous nous sommes épongé le front et sans demander notre reste nous avons redescendu l’escalier quatre à quatre, encore haletants, les cheveux dressés sur la tête d’avoir ressenti un tel effroi.

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Pour donner le change à Tonton Nestor, une fois arrivés en bas, nous avons rectifié notre tenue et nous avons pris chacun un illustré dans sa collection de bandes dessinées. Puis nous nous sommes installés sagement sur le canapé du salon.

Tonton Nestor nous tournait le dos car il était en train de téléphoner. Nous l’avons écouté sans qu’il se rendît compte de notre présence :
- Non, Irma, disait-il à son interlocutrice. Je ne pourrai pas tout de suite. Quand je travaillais encore dans son château, Madame la marquise m’a collé des morpions. Ils ont grandi depuis et je suis en train d’en garder un. Quand j’aurai rendu Augustin à sa mère je viendrai te prouver que je n’ai jamais aimé que toi, ma Bibiche.

C’est donc ce jour-là que j’ai appris, tout à fait par hasard, à cause d’une momie nymphomane, que Tonton Nestor n’était pas mon oncle mais bel et bien mon père génétique ! Dès qu'il s'agit de ccaher la poussière sous le tapis, les adultes sont décidément très forts !

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 Ecrit à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 23 septembre 2014 d'après cette consigne :

1 Ecrivez le titre de trois chansons que vous connaissez.
2 Choisissez en une parmi ces trois : celle dont le titre pourra et 
devra même être celui du texte que vous allez écrire
3 Vous avez obligation d'insérer dans ce texte cinq répliques ou 
citations extraites de chansons de Georges Brassens

2 septembre 2014

Les jardins du château de La Roche-Jagu (Côtes d'Armor) le 22 août 2014 (1)

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Un château médiéval perché au-dessus du Trieux.
Cela fait des années que nous allons dans le Trégor et nous ne le connaissions pas.
Sachez qu'il vaut le déplacement, pour ses expositions, pour sa mise en valeur et sa visite, pour ses jardins et pour ses animations culturelles (j'y reviendrai). J'imagine que notre oncle Walrus le connaît de fond en comble ?

31 mars 2016

PROVERBES BANTOUS MADE IN BREIZH (2)

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 Le cri de Tarzan commence la journée – Ahouahouhaaaah -.
Celui de Jane hurlant « A table, le puma aux betteraves est servi ! » la termine. 

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 Soulever des hippopotames est le lot quotidien de l’haltérophile mauritanien. 

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 La vie des baobabs est une succession de palabres mystiques auxquelles leur feuillage n’entrave que tchi. (Mais cela lui importe peu : le baobab, de toute façon, est dur de la feuille et ne se casse jamais le tronc).

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