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Mots et images de Joe Krapov
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2 décembre 2014

N'OUBLIEZ PAS D'ETEINDRE VOS PORTABLES ! (3)

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Dans la forge, une seule enclume. Les artilleurs, petits et grands, ne portent qu’un casque de chantier. Le roi, le prince et Microscope le savant partiront dans la Lune dans un canon que le spectateur est prié d’imaginer car la metteuse en scène a remplacé la capsule des Apollons de l’Apollo par une valise remplie de pommes.

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La fusée, puisque par canon on entend obus, est bricolée avec trois pans du combi Volkswagen de Jean-Marc Ayrault. Sur la Lune, les horizons et les cœurs s’ouvriront grâce aux pommes qu’on croque et au cidre qu’on boit !

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22 septembre 2014

Choses vues à la Braderie Saint-Martin le 20 septembre 2014 (3)

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 Si vous saviez comme ça m'a fait rire de tomber sur ces deux caisses de livres ! J'ai toujours une très forte envie d'envoyer cette photo à Mme C. du laboratoire I. qui harcèle ma messageire dès que le produit ci-dessus, dans sa version moderne, a un petit bobo !

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 La gazette du palais de l'Elysée ? Non, merci ! Comme disait Jul ce soir sur France-Inter, on ne change pas les hommes mais eux changent de femme !

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 Barbie-tuerie aux barbituriques ?

30 mai 2015

GANIMEDE ALORS : UN RECIT DE CAMILLE CINQ-SENS (1)

La dernière fois qu’Isaure Chassériau a rendu visite à son oncle Camille Cinq-Sens, elle a eu droit à un règlement de conte en bonne et due forme. A force de fréquenter des artistes dans son café du Vieux Saint-Etienne, rue de Dinan, à Rennes, voilà que l’oncle Camille s’est mis en tête de devenir « conteur énervé » :

- Pour commencer ils ont supprimé l'option apprentissage du latin et du grec dans les collèges. Certains d'entre eux ont justifié la mesure en disant que c'était là un refuge pour les élites. Ils ont condamné l'entre-soi mais ne vivent-ils pas tous entre eux ? Les ministres n'épousent-ils pas des journalistes, les footballeurs des mannequins, les philosophes des actrices ?

Et puis après la destruction de Palmyre, ils n'ont pas voulu être en reste. Ils en ont remis une couche sur la sécurité : ils ont interdit les religions polythéistes. Ca n'avait absolument rien à voir avec le sujet mais c'est quand même comme ça qu'on s'est retrouvé tous au bloc, Hermès, Zeus, Héphaïstos, Vénus, Athéna et les autres.

Je ne sais pas comment on s'est fait piéger ni ce qu'on trafiquait dans la bibliothèque de l'Université de Rennes 2 mais quand l'alarme incendie s'est déclenchée tous les étudiants sont sortis et nous pas. Les pompiers qui sont entrés n'étaient pas de vrais pompiers. On n'y a vu que du feu. Ils ont lancé des fumigènes, se sont couvert le nez de masques, ont fait éclater des capsules spéciales. C'est incroyable comme ça gaze à l'Université de Haute-Bretagne depuis qu'ils ont refusé la fusion avec leur voisine de Rennes 1 ! Ils doivent avoir une UFR d'Info-com’ particulièrement soporifique parce que pour être endormis on a été bien endormis, enfumés, enchaînés puis enchristés.

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Car depuis on croupit à la prison Jacques Cartier. Personne n'en sait rien parce que ça fait plus de deux ans que la prison est vide. Ils ne savent pas ce qu'ils vont faire du bâtiment. Moi je peux vous dire à quoi il sert en attendant : c'est devenu le Guantanamo des dieux en voie d'oubli ! La prison Jacques Cartier de Haute Sécurité !

30 mai 2015

GANIMEDE ALORS : UN RECIT DE CAMILLE CINQ-SENS (4)

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Quand il se présenta à l'infirmerie le lendemain à 8h00 il eut peur de paraître ridicule, genre le mec qui joue petit bras ou qui a la prébende un peu plus que molletière.
Mme Lapis-Couse lui fit juste remarquer qu'il n'avait pas rempli… les données nominatives sur l'étiquette du bidon.
Il le fit, mettant juste des croix là où l'on demandait la date de naissance.
- Vous avez commencé à uriner à quelle heure ?
- Je ne sais pas… A neuf heures ?
- Alors je ne peux pas les prendre. Il faudra compléter et revenir me les donner à 9h00.
- Mais attendez ! C’est que je vais au boulot, moi, et puis j'ai plus envie !
- On vous avait dit les urines de 24 heures ! 24 heures c’est 24 heures ! Je vais devoir noter que les conditions du test n'ont pas été remplies convenablement !
- Si vous voulez ! Je m'en fiche un peu du reste : je ne sais pas ce qu'elle cherche la médecine-woman ! Moi ce que je sais, c’est que je ne suis jamais malade. On a tous une santé du tonnerre de Zeus et on a en permanence une forme olympique.
- Les résultats… vous passerez les prendre ou on vous les envoie ?
- Je passerai les prendre. J’adore avoir rendez-vous avec vous !
- Ils seront prêts demain soir. Tenez voilà le ticket pour venir les retirer.

Il le mit dans la poche intérieure de sa toge. Il attendit la suite mais rien d'autre ne vint.

-C'est bon vous pouvez partir. Vous attendez quoi ?
- Vous ne regardez pas mon pipi ?
- Non, on va l'envoyer au labo.
- C'est tout alors ?
- Oui c'est tout. Bonne journée !

Neptune est sorti un chouïa déçu et frustré.
Le temps a encore passé. 
Il n'est jamais allé chercher les résultats.

V’là l’boute, ma chère Isaure. »

Isaure Chassériau a regardé son oncle Camille Cinq-Sens avec des yeux en billes de loto.
Quand il racontait ce genre d'histoire mi-iatrophobe mi-y’a trop bu elle se demandait toujours si c'était du lard ou bien du cochon.

Ecrit à l'atelier d'écriture de Villejean le mardi 26 mai 2015 d'après deux photos d'un voyage à Tunis et sur le thème du temps qui passe.

22 février 2015

ECLATS DU PARADIS

DDS 338 Eclats du Paradis


S'il faut montrer, ce samedi,

Quelques fragments de paradis,
Tant pis si ça paraît étrange :
Voici comment je vois les anges !

D 96 09 23 Saint-Pol de Léon - Défilé - Danseurs volants 2


Moi, je n'en fais pas un mystère

Mon paradis est sur la Terre !
Un bord de mer en Finistère
Et la Bretagne est Univers !

D 96 09 04 Coucher de soleil à Plouescat


Ceux qui rêvent jusqu'à plus soif

D'un séjour de paix éternelle
Grand bien leur fasse !

D 96 09 28 Saint-Pol de Léon - Petits sauniers de Guérande


Désolé si ça les décoiffe :

Je préfère à ça les dentelles,
Les sourires et le temps qui passe...

D 96 09 31 Saint-Pol de Léon - Contrejour de coiffe fouesnantaise


...Sans que l'on ait à regretter

La longueur de l'éternité !

D 96 09 02 Coucher de soleil à Plouescat

 Photos prises à Plouescat et Saint-Pol-de-Léon (Finistère) en juillet 1996

Ecrit pour le Défi du samedi n° 338 d'après cette consigne

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12 avril 2014

TROPHEE ET TREUYDICE

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Il faut se faire à cette idée que le temps passe et que la culture évolue. Au carnaval de Nantes, dimanche dernier, pour évoquer le cinéma il y avait deux chars entiers pour célébrer Tim Burton et un autre consacré à Harry Potter.

Déjà c’est peu de dire que le cinéma, la télévision, les écrans ont détrôné le livre. Les librairies ferment, les bibliothèques se débattent et s’adaptent pour devenir autre chose et nous, les amoureux de la chose littéraire, nous en sommes réduits à prier pour qu’ «ils» ne touchent pas plus que cela à ce qu’il nous reste d’images de nos lectures enfantines.

C’est pourquoi je me suis régalé à visiter depuis le musée des trophées du «Bureau Intertextuel des Pois et Mesures». J’étais en compagnie d’Isaure Chassériau et ma consoeur du «Défi du Samedi» a bien voulu me prêter son magnétophone à cassettes antédiluvien pour que je réécoute son interview du maître des lieux.

- Monsieur le Conservateur, vous-même êtes une célébrité ?
- Une célébrité anonyme ! On ne me connaît que sous l’appellation du «Vaillant petit tailleur». Et je n’ai toujours pas compris ce qu’il y avait d’exceptionnel dans le fait d’estourbir sept mouches d’un seul coup de torchon.
- Les mouches ont muté depuis. On ne pourrait plus faire ça aujourdhui. A croire qu’elles ont des yeux derrière la tête. En fait elles ont des mirettes comme des catalogues de bibliothèques : à facettes. Mais alors quel est, pour vous, votre plus beau titre de gloire ?

MIC 2014 04 07 mètre ruban

- C’est mon travail de couturier, d’arpenteur et de muséographe. Ici dans ce musée sont conservés des chiffres absolument mythiques. Ils ont tous été relevés grâce à mon mètre ruban magique. Mais venez, je vais vous faire visiter.
- 20, 25, 27 cm ?
- C’est le diamètre des trois assiettes dans lesquelles Boucle d’Or a mangé la soupe chez les 3 ours.
- 1 mètre 63 centimètres et 28 millimètres ?
- C’est la circonférence de la citrouille que la marraine de Cendrillon à transformée en carrosse.
- 1,95 LDL-C ?
- C’est le taux virtuel de LDL-cholestérol du grand méchant loup s’il avait réussi à bouffer les trois petits cochons.
- Vous avez mesuré cela avec votre centimètre ?
- C’est un centimètre magique. Vous voulez que je vous fasse une échographie avec ?
- Non, merci bien. Ici on retrouve des centimètres. 72 ?
- C’est la longueur atteinte par le nez de Pinocchio le jour où il a proféré son plus gros mensonge.
- Et c’était quoi, ce mensonge ?
- "Je vous jure les yeux dans les yeux que je n’ai pas de conte en Suisse » ! Pathétique, n’est-il pas, pour un héros dont la renommée est internationale ? Venez, nous allons passer dans la salle des plans-reliefs.

MIC 2014 04 07 botte de sept lieues

- 22,736 kilomètres ?
- Je ne vois pas ?
- Divisez par sept !
- Il n’y a pas lieu de le répéter mais je suis assez nulle en calcul mental. Les maths ça ne m’a jamais bottée.
- C’est ça, vous avez trouvé. C’est exactement la distance qu’on franchit d’un seul pas de botte de sept lieues.
- Et ça, dans la même veine : 64,960 kms ?
- C’est là qu’on trouve le capitaine Nemo et son Nautilus !
- 20 000 lieues sous les mers ?
- Exact ! Et ceci : 4 807 mètres ?
- Ah ça je sais, c’est la hauteur du Mont Blanc !
- Perdu ! C’est l’altitude atteinte par le haricot magique de Jack. Nous l’avons conservé ici d'ailleurs et vous pourrez l’escalader tout à l’heure. Je vous laisserai revenir dans cette salle à votre gré mais pour l’instant, venez, nous allons pénétrer dans la salle des costumes.

Quelle merveille que ce musée ! Et quelle n’était pas la fierté du vaillant petit tailleur de nous montrer ses créations, récupérées au fil du temps et de ses pérégrinations à travers les contes auprès de leurs légendaires propriétaires.

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- Ici cette robe bleu ciel et blanc avec des voiles transparents verts et des miroirs qui cliquètent sur la collerette, c’est celle de la sœur Anne dans Barbe Bleue. Les couleurs que j’ai choisies symbolisent l’herbe qui verdoie, le soleil qui poudroie et la candeur naïve de celle qui ne voit jamis rien venir. La suivante a appartenu à Blanche-Neige. Vous voyez, Walt Disney n’est pas tombé loin. Tenez, elle m’a envoyé une photo d’elle et de son prince charmant récemment.
- Elle n’a pas vieilli ! ai-je dit à ce moment-là.
- Ca veut dire quoi vieillir ? a demandé le petit tailleur d’un air fâché.

J’ai senti que j’avais gaffé. Heureusement, à ce moment-là Isaure a rebondi :

- Dites-moi, vaillant petit tailleur, d’avoir fréquenté toutes ces stars, de les avoir approchées, habillées, mises en valeur et ce sans que l’on vous décerne le moindre César ni Oscar, ça ne vous a pas.. chagriné ?
- Et de les voir déshabillées à l’essayage, ça n’a rien allumé en vous ?
- Vous savez, m’a-t-il répondu, il n'est pas difficile de nourrir des pensées admirables lorsque les étoiles sont présentes. Il suffit d’oublier qu’elles ont un beau cul. Ou d’être homosexuel comme tous les grands couturiers.

Isaure et le tailleur ont éclaté de rire. Pas moi parce que le nabot en avait profité pour me mettre la main aux fesses en disant cela et c’est quelque chose que je n’apprécie que modérément.

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Après avoir admiré d’autres costumes nous sommes passés dans la salle des pois du musée du Bureau Intertextuel des Pois et Mesures et là c’était très décevant. Il n’y avait que les cailloux du petit Poucet et le petit pois de la princesse aux 7 matelas. Par une porte-fenêtre ouverte on pénétrait ensuite dans une cour. D’un pot de fleurs immense, un peu comme ceux qu’on voit sur la dalle Kennedy dans le quartier de Villejean à Rennes, sortait un plant de haricot géant dont on n’apercevait pas le sommet là-haut dans les nuages. Tout le long de la tige pendouillait une échelle de corde.
- Je passe le premier, a déclaré Mini-Lagerfeld. Suivez-moi, Monsieur Krapov !

En plus ce salaud-là connaissait les usages qui veulent qu’on descend un escalier devant les dames et qu’on les précède en grimpant à l’échelle pour éviter d’avoir à chanter ensuite des niaiseries souchonniennes comme « Sous les jupes des filles » ou « Allô maman bobo ».

J’ai répondu : « Allez-y sans moi, je retourne vérifier la longueur de la chevelure de Raiponce au cas où il y aurait interro écrite à la sortie ! ».

Route66

Je n’ai pas voulu avoir l’air ridicule à nouveau en avouant que je souffrais d’aérodromphobie et d’acrophobie. Ils ont disparu dans les nuages, je suis allé m’extasier à nouveau devant le panneau 66.

Non, le petit tailleur n’était jamais allé aux Etats-Unis parcourir une route mythique, il avait juste obtenu, en pratiquant diverses opérations sur les chiffres détenus dans son musée, ce que tout individu normalement constitué cherche à savoir, passe sa vie même parfois à chercher à savoir : l’âge du capitaine Achab quand il a rencontré la baleine dans laquelle Jonas et Pinocchio jouaient à qui dirait le plus gros des mensonges.

Et puis comme Isaure et le petit tailleur ne redescendaient pas et qu’il était sept heures "dring dring dring", je me suis réveillé, j’ai pris mon petit déjeuner et, en chantant, je suis allé au boulot comme les sept nains et tous les jours.

Et dans le bus, j’ai repensé, à propos de mon rêve et de ce que je disais au début au sujet du carnaval de Nantes :

- L’âge du capitaine Achab, si au lieu d’aller au cinéma voir les adaptations de Walt Disney, Tim Burton ou Trey Stokes, il avait lu le bouquin, il l’aurait su tout de suite !

MIC 2014 04 07 age-du-capitaine

 


Ecrit pour "Un mot, une image, une citation du 7 avril 2014 d'après cette consigne :

Un mot : trophée
Une image :
Photo par Pippalou chez Morguefiles

Une citation : Il n'est pas difficile de nourrir des pensées admirables lorsque les étoiles sont présentes.  - Marguerite Yourcenar

3 février 2014

Rue de la Psalette à Rennes le 2 février 2014 (1)

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 Allons bon ! Je ne me sentais pas très inspiré par le thème du prochain défi du samedi : "carrefour". Et puis voilà qu'à publier ici un peu de la moisson photographique de dimanche dernier, je me suis mis à raconter à nouveau la seule histoire que je connaisse à propos de cette statuette et de ses deux voisines. Du coup j'ai effacé mon billet, je l'ai mis de côté pour le publier samedi et en lieu et place de ce récit je vous gratifie d'une chanson d'Oldelaf que je mentionnerai aussi dans ma contribution n° 284 (Ah les fous , eh !).

3 février 2014

Rue de la Psalette à Rennes le 2 février 2014 (4)

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 Entre la lourdeur syntaxique et le mépris de l'orthographe, je n'ai pas choisi mon camp. 

Ou plutôt si : j'ai choisi de traduire dans un langage républicain et respectueux le dialogue des deux protagonistes. Cela pourrait donner ceci :
- Nos enfants peuvent-il être heureux dans le monde actuel (dans la société actuelle) ?
- Croyez-vous vraiment que le même problème ne s'est pas posé pour les enfants d'hier ?

1 janvier 2014

Kendirvi au Fest-noz de Lannion le 28 décembre 2013 (2)

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J'ai quand même bien vite quitté la piste de danse pour aller me livrer à mon passe-temps favori, la photographie de musiciens au travail !  Le groupe qui a mis le feu au fest-noz venait de ... Rennes ! Il s'appelle Kendirvi et il vaut le détour, surtout avec ses influences bal- (vol- ?) kaniques !

Si vous voulez l'entendre, son site web est ici : http://www.kendirvi.fr/index.php?block=content&p=0&ext=medias

7 décembre 2013

Mademoiselle Zell à Rennes le 28 septembre 2013 (3)

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Bon, je ne vais surtout pas critiquer cette jeune fille. J'aurais mauvaise grâce puisque cette fois-là elle m'a offert ceci qui m'a bien rajeuni !

 

Trouvailles et visionnages

On a vu l'autre vendredi à l'ADEC une pièce de théâtre intitulée "Hors la loi" de Régis Duqué, inspirée du film Rio Bravo. Comme je n'ai jamais vu ce western je l'ai emprunté à ma dévédéthèque préférée et, malgré la longueur et l'âge de la chose, j'ai bien rigolé, surtout grâce au personnage joué par Walter Brennan !

Et je viens de retrouver la bande annonce du spectacle !

1 décembre 2013

Ce que l'on pouvait lire à Rennes le 1er décembre 2013 (1)

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- Personnellement je n'aurais pas mis d'accent aigu sur le premier "e" de exotisme.
- Ben alors pourquoi t'en mets un sur le premier de érotisme ?
- Euh...
-  Tu avoueras que la différence est assez exiguë,  non ?.
- Ah ben tu vois, quand tu veux ! Là tu n'en as pas mis et tu as mis le tréma au bon endroit !
- C'est pas un tréma, c'est un Umlaut !
- ??? En tout cas je suis très content que tu sois déjà rendu au chapitre IX de tes 99 exercices de style !

15 juillet 2013

Le feu d'artifice du 13 juillet 2013 à Rennes La Prévalaye (12)

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Trouvailles et visionnages

Je me suis régalé ce soir à la vision d'un film bien déjanté et bien fait pour me plaire :
Aïe de Sophie Fillières avec André Dussolier, Hélène Fillières et Emmanuelle Devos.

Les acteurs sont tous excellents, les situations cocasses et l'ambiance indicible.
Si ce dévédé est dans votre médiathèque, empruntez-le de toute urgence ! 


Aïe - Bande Annonce FR par _Caprice_

8 juillet 2013

Tokyo train aux festival des Affranchis à la Flèche (Sarthe) le 6 juillet 2013 (1)

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Le Japon envahit La Flèche ! Assis pour le café à une terrasse de la place Henri IV nous avons eu le droit d'assister à plusieurs parties de "Tokyo train". Le principe du jeu est de placer les voyageurs le plus rapîdement mais selon un ordre défini dans le métro de Tokyo ici représenté par six tabourets. Les pions sont vivants et le joueur du dernier rang est celui qui les manipule (bien qu'il ne soit pas forcément masseur-kimononésithérapeute !).

8 juillet 2013

Tokyo train aux festival des Affranchis à la Flèche (Sarthe) le 6 juillet 2013 (4)

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Désolé d'avoir sans doute très mal expliqué ce jeu mais le soleil est là, il fait beau, ce sont les vacances, les gens en kimono sont contents et nous aussi. (Ce qui était drôle dans le fait qu'un jeu japonais serve d'ouverture au festival des Affranchis c'est que nous y avions rendez-vous avec... un joueur de go !)

10 juin 2013

Mathieu Moustache au Festival Robinson de Saint-Grégoire le 8 juin 2013 (1)

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N'ayez pas peur du dompteur de public, mesdames ! Et si vous êtes bien sage il vous offrira même un strip-tease impromtu ! Vous verrez alors apparaître... "le monstre du Tibet" !

Le programme disait "entre Monty Python et Gotlib". Je souscris à l'assertion et j'ai donc biché comme un pou ! Bravo et merci, Mr Moustache !

29 avril 2013

Des tulipes au palais Saint-Georges à Rennes le 28 avril 2013

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Dépêchons-nous d'en profiter !
Ce jardin public et cette caserne de pompiers vont devenir un hôtel de luxe !
Sans vouloir faire d'amalgame, ni avec cette information, ni avec le billet précédent, je dois dire que nous sommes tombés sur le derrière hier because...

 

TROUVAILLES ET VISIONNAGES

... "Le président" ! Un film d'Henri Verneuil, d'après un roman de Simenon, adapté et dialogué par Michel Audiard, avec Jean Gabin, Bernard Blier et Suzanne Flon. De 1961, ça date un peu, me direz-vous ! Eh bien pas du tout ! On dirait un film tourné par le Front de gauche pas plus tard que la semaine dernière ! 

20 décembre 2018

JE ME SOUVIENS DE THÉÂTRE

Hélène Builly - 00 Couverture Théâtre des Célestins

Je me souviens qu’ «Au théâtre ce soir» les décors étaient de Roger Harth et les costumes de Donald Cardwell.

Je me souviens que «La dame de chez Maxim» avait un fil à la patte, que "Léonie était en avance" et qu’on lui disait «Mais n’te promène donc pas toute nue !» alors qu’au «Dindon» de la farce on ordonnait «Occupe-toi d’Amélie !». Tout ça c’était chez Georges Feydeau.

Je me souviens que Georges Feydeau est devenu fou à la fin de sa vie.

Je me souviens que le père Ubu d’Alfred Jarry avait un crochet à phynance, une spirale sur le ventre et qu’il disait toujours «Cornegidouille» et «Merdre».

Je me souviens du « Chapeau de paille d’Italie » et du « Voyage de Monsieur Perrichon » d’Eugène Labiche.

Je me souviens d’une émission de télé consacrée au théâtre et présentée par Paul-Louis Mignon et Max Favalelli. Elle passait le dimanche juste avant la première diffusion de « Thierry la Fronde» sur la télé en noir et blanc. C’est dire si ça ne nous rajeunit pas. (Vérification faite, elle s’appelait «Les trois coups»)

Je me souviens que la cantatrice chauve se coiffait toujours du même côté. Cette pièce d’Eugène Ionesco a été jouée des années durant au théâtre de la Huchette à Paris.

Je me souviens de la photo de Gérard Philipe en Cid campeador sur la couverture du petit classique Larousse.

Hélène Builly - 01 verso de Couverture Théâtre des Célestins à LyonJe me souviens de :
- Ôte-moi d’un doute. Connais-tu bien don Diègue ?
- Oui.
- Parlons bas, écoute.
Sais-tu que ce vieillard fut la même vertu,
La vaillance et l’honneur de son temps, le sais-tu ?
- Que m’importe !
- À quatre pas d’ici je te le fais savoir.
Je suis jeune, il est vrai, mais aux âmes bien nées
La valeur n’attend pas le nombre des années.
- Te mesurer à moi ? Qui t’a rendu si vain,
Toi qu’on a jamais vu les armes à la main ?

Je me souviens de Barillet et Grédy et de Smith et Wesson mais je ne suis pas certain qu’il y ait un rapport entre eux. Oui, je suis un drôle de pistolet.

Je me souviens qu’il existe une cérémonie au cours de laquelle on distribue des récompenses appelées «Molière» aux acteurs, actrices, metteurs en scène et professionnels de la profession. Et aux écrivains, on distribue des Proust ?

Je me souviens de Sarah Bernhardt. Elle avait, de son vivant, acheté un cercueil dans lequel elle dormait.

Je me souviens des pièces de Jérôme Deschamps et Macha Makéieff avant qu’ils ne créent la série "les Deschiens" sur Canal +. Elles avaient pour titres «Les pieds dans l’eau», «C’est magnifique», «les Frères Zénith», et surtout «Lapin chasseur» qui racontait la vie d’un restaurant en deux spectacles donnés à la suite l’un de l’autre. Le premier était vu côté cuisine, l’autre côté salle.

Je me souviens que le film «Huit femmes» de François Ozon est tiré d’une pièce homonyme de Robert Thomas.

Je me souviens de «Du vent dans les branches de sassafras» de René de Obaldia.

Je me souviens qu’à la bataille d’Hernani il n’y a eu ni gilets jaunes ni jets de grenades lacrymogènes mais que ça a fait du bruit quand même.

Je me souviens que Samuel Beckett a écrit «En attendant Godot». Godot n’arrivait jamais. Godard, si, hélas !

Je me souviens de n’avoir jamais vu de pièce d’Henrik Ibsen.

Hélène Builly - 57 Opening nightJe me souviens de «Je tâte votre habit, l’étoffe en est moelleuse», de «Couvrez ce sein que je ne saurais voir», de «J’ai beau être dévot je n’en suis pas moins homme» et de «Laurent serrez ma haire avec ma discipline !».

Je me souviens de « Nous partîmes cinq cents mais par un prompt renfort nous nous vîmes trois mille en arrivant au port ».

Je me souviens qu’il y avait un côté cour et un côté jardin pour que les acteurs s’y retrouvent entre les indications "à gauche" et "à droite" du metteur en scène mais je ne sais plus si le côté cour est à gauche ou à droite ni si le côté jardin est à droite ou à gauche.

Je me souviens du trou du souffleur, de la rampe lumineuse, du rideau de scène, du pompier de service.

Je me souviens que Samy Frey a interprété, en pédalant sur un vélo installé sur la scène, les «Je me souviens» de Georges Perec.

Je me souviens de «Plus le désir s’accroît, plus l’effet se recule».

Je me souviens que «Cosi van tutte» est un opéra de Mozart mais que ça n’a rien à voir avec Cosy corner, Cosima Wagner, le savant Cosinus ni avec Ludwig Van Beethoven. D’ailleurs Cosi, ce n’est même pas un prénom !

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 18 décembre 2018

d'après la consigne ci-dessous.

15 septembre 2021

MAIS COMMENT C'EST (DÉ)RANGÉ, ICI ?

Ça n’est pas de leur faute mais les hypermnésiques possèdent une mémoire XXL. Ce dont ils sont coupables cependant c’est d’avoir un système de classement très souvent bien pourri.

Ils sont bien les seuls à s’y retrouver dans leur fichu bazar, même s’ils sont les seuls à (s’)y chercher !

Dès lors, quand il s’agit d’effectuer une présentation claire de l’arbre généalogique, bonjour la panique ! Généa, oui, logique, non ! C’est ainsi qu’aujourd’hui, de mon grand sac à malice du pays des merveilles, j’ai choisi de sortir mes oncles et cousins Ducancer. C’est vous dire à quel point mon généalogique est un (dés)astrologique !

Présentons d’abord à vos regards étonnés l’oncle Bernard (Dimey) et l’oncle Henri (Salvador). Rien d’incohérent à cela vu leur fraternité (d’esprit). Ils ont composé ensemble « Syracuse ». Le premier est un poète sublime autant que marginal, l’autre nous a fait rire avec tout un tas de clowneries, de « Minnie petite souris » à « Zorro est arrivé », vous complèterez la liste vous-même !

Dans la même veine mi-poétique mi-déconneuse on a l’oncle Francis (Blanche) avec son «Général à vendre», son «Complexe de la truite», son «Débit de l’eau, débit de lait», ses impôts payés en pièces de dix centimes et son recueil de poèmes «Mon oursin et moi» dont je vous recommande vivement la lecture.

Parmi les pousseurs de chansonnettes on a aussi Tonton Pierrot (Perret), très porté sur le zizi et les cuisses de mouche, qui casse la vaisselle, ouvre la cage aux oiseaux mais loue avec tendresse «Lily», «Blanche» ou «Mon p’tit loup» et réclame des jardins pour les mômes.

J’ai des cousins dessinateurs, Marcel (Gotlib) et Georges (Wolinski). Le premier dessine des petits Mickeys, des gais-lurons, des souris, des coccinelles, des dossiers dingos et il range tout ça, lui aussi, dans un grand (ru)bric-à-brac XXL comme celui dont je parlais au début. Le cousin Georges ne pense qu’à ça mais il ne faut surtout pas dire que tous les hommes de la famille sont comme lui parce que… c’est la vérité ! Et dans la famille Duscorpion encore plus !

DDS 681 Montres mollesOn a un oncle Salvador (Dali) qui peint des montres molles et des apparitions de Lénine sur un piano mais lui est un peu fou (du chocolat Lanvin !). Je l’aime bien quand même.

Tonton Raymond (Depardon) fait de la photo et Tonton Claude (Chabrol) du cinéma.

Mais à part l’oncle Frédéric (Dard) et notre arrière-grand-père Jean (de La Fontaine) il y a peu de rigolos parmi les gens de la famille Ducancer qui ont fait profession d’écrire.

Quoique… Le grand-oncle Jean-Jacques (Rousseau) a écrit un traité d’éducation alors qu’il a abandonné ses enfants ! C’est drôle non ? Il a pondu le plus beau titre cancérien de la littérature française : « Les Rêveries du promeneur solitaire » et lancé avec ses « Confessions » la mode de l’autofiction nombriliste, ce dont on ne le remercie pas au vu de la prolifération actuelle d’écrits de ce type !

Notre grand-tante George en a fait des tonnes et des retournées. Elle a fumé le cigare, s’est habillée en homme, a désespéré Musset, appris la tristesse à Chopin, eu des tas d’amants mais est finalement restée pour l’éternité la bonne dame de Nohant, attachée à la famille, aux enfants, aux bons repas, à la maison, à la fantaisie : quelle idée de se faire appeler George alors qu’Aurore est un si beau prénom !

Je ne sais trop que penser de l’oncle Antoine (de Saint-Exupéry) : ce philosophe n’était-il pas un brin planeur ? Ni de Tonton Jean (Cocteau), enfant terrible et touche-à-tout dont je n’ai jamais rien lu.

Et c’est parmi ces scribouilleurs qu’on trouve le mouton noir de la famille, celui qui fait des phrases interminables, qui passe sa vie au lit et ne fait rien qu’à dégoiser sur le joli monde des salons parisiens, prétend à tout bout de champ que c’était mieux avant à l’époque du temps qu’on a perdu à faire des caprices de gamin qui ne comprend rien au monde et que, tel Caliméro, « c’est pas juste tout ça ! » même s’il a eu la chance de vivre sans travailler, de décrocher le Goncourt et d’être lu en mode quasi-obligé  par des tas de lecteurs masochistes qui encaissent sans moufter son phénoménal complexe d’Œdipe : « J’étais bien plus heureux, avant, quand j’habitais dans ma maman » décliné en 2300 pages pleines de coq-à-l’âne et vides de découpage en chapitres ! Oui, bien sûr, l’oncle Marcel (Proust), la caricature ultime de la famille, l’allergique, le rêveur naïf et bête, le concierge reclus, le cœur d’artichaut maladif, l’idiot des villages normands, celui qui fait jeter l’opprobre (et même l’eau sale) sur toute la famille Ducancer, le coupeur de poils de cul en huit, le tapé XXL par excellence.

N’es-tu pas de mon avis, cher Onc’ Walrus ?

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P.S. J'en ai oublié trois :

- l'oncle d'Amérique, Donald (Westlake) qui écrit les histoires tordantes de Dortmunder et Kelp ;
- l'Italien Giorgio (Di Chirico) avec sa peinture métaphysique où j'ai mon doigt ;
- le Tchèque Franz Kafka avec sa littérature métamorphose où j'ai mon doigt.

Dans la famille il y a - avait - aussi Guy Béart et Julos Beaucarne qui vient de nous quitter ce samedi. Paix à sa belle âme !


Ecrit pour le Défi du samedi n° 681 d'après cette consigne : XXL

15 décembre 2023

DÉCEMBRE OU LES 25 JOURS DE NOËL NOËL

- Allez Juliette, vas-y ! Lis-le moi, le conte de Noël que tu as écrit ! déclare le grand-père en souriant.

- Ça s’appelle « Extraits du journal intime du Père Noël, pages de décembre 2023 » !

- Je t'écoute !

Jeu 89 de Filigrane - 24 jours avant Noël

1er décembre : S'intéresser à la marche du monde c'est s'assurer une bonne déprime vespérale à la fin de sa journée de travail. Les Russes font toujours la guerre à l'Ukraine, Israël bombarde Gaza après le raid meurtrier d'octobre. Je ne sais vraiment pas si je vais descendre faire ma tournée cette année.

2 décembre : J'ai vraiment très envie de tester ce concept nouveau, la distribution de cadeaux buissonnière.

3 décembre : On n'imagine pas le nombre de mètres cubes de nos entrepôts ni le nombre de petites mains qui emballent les jouets pour les enfants du monde. J’ai suggéré aux lutins de se mettre en grève. Ils m'ont répondu : «  Ça va pas, la tête, patron ? ».

4 décembre : La mémoire est comme le dessus d'une cheminée plein de bibelots qu'il sied de ne pas casser mais qu'on ne voit plus. Nous en sommes à 101 féminicides pour 2023, rien qu’en France.

Jeu 89 de Filigrane - Trans5 décembre : Si un otage israélien « vaut » trois prisonniers palestiniens, combien faut-il de Belges pour un Américain sachant que les Belges n'ont rien de moins que les Américains et qu'ils auraient même plus en comptant qu'ils sont moins ? A force de surenchérir avec des problèmes de maths aussi compliqués tout le monde perd des places au classement PISA et la tour du même nom penche de plus en plus. J’ai fait un tour à l'écurie : les rennes piaffent, quasiment en transes ! C'est aussi le début des Trans (musicales) à Rennes.

marmite color6 décembre : "La démocratie est un mauvais système, mais elle est le moins mauvais de tous les systèmes" a dit Sir Winston Churchill. La preuve en est faite ces jours-ci : on n’élit plus que des anarcho-capitalistes à tronçonneuse, des péroreurs, des autocrates, des xénophobes et leur premier geste, cohérent par rapport à la citation, consiste à modifier la Constitution afin qu'ils puissent demeurer à vie au pouvoir. Moi je rends mon tablier. Je suis allé en parler aux cuisinières.

- Ça ne va pas fort, vous, patron, en ce moment ! m’ont-elles répondu. Vous savez qu'il faut manger pour vivre et même que c'est encore mieux de vivre pour manger ? Dieu merci on ignore la famine ici alors réjouissez, vous, c’est bientôt votre fête !

7 décembre : Le monde ne fait pas dans la guipure ni dans la dentelle : c’est un Iranien qui préside le Forum social des droits de l'homme de l'ONU et un marchand de pétrole qui est à la tête de la COP 28 chargée de mettre fin à l'usage des énergies fossiles pour préserver le climat. En France les présidents élus sont soit des généraux, soit des avocats, soit des banquiers. J'ai téléphoné à Dieu, Allah et Yahvé. Ils s'emmerdent dans leur coin, se sentent inutiles et déprimés eux aussi. Ils n'ont rien de programmé le 24 au soir.

8 décembre : Les riches vont en avion à l'autre bout du monde autant qu'ils veulent mais ils construisent des murs pour empêcher les pauvres de venir chez eux. J’’ai proposé aux lutins de laisser tomber le travail à la chaîne et de monter à la place une chorale de chants de Noël anticapitalistes.

- Toujours en déprime, patron ? Venez donc préparer des cadeaux avec nous ! Vous verrez on s'amuse bien à l'atelier !

Non. Pas vraiment emballé par l'idée.

 

9 décembre : J'ai prévenu Marie-Noëlle, mon épouse, que nous pourrions enfin, depuis le temps, nous offrir un petit réveillon en amoureux cette année.

- Comment ? Tu as la chance de ne travailler qu'un seul jour dans l'année et tu rechignes à la tâche ? Pourquoi ne pas manifester pour une retraite décente pendant que tu y es ? Ça ne va pas, la tête, Noël Noël ?

Quand elle est fâchée contre moi elle m'appelle de mon prénom suivi de mon nom. 

Jeu 89 de Filigrane - Bal tragique

10 décembre : Encore un bal tragique avec un mort à l'issue de la castagne entre bandes rivales. C'était quand même mieux avant à Colombey-les-deux-églises : il n'y avait pas de bagarre au moins. C'était moins la chienlit. Décidément rien ne va en ce moment. J’ai perdu ma première partie d'échecs de l'année : roqué trop tôt et eu peur de pousser c4 tout de suite dans un système de Londres avec Cc6.

11 décembre : Je suis allé traîner ma déprime au service des commandes. Je suis tombé sur Marie-Noëlle.

- Qu'est-ce que tu fais là ? ai-je demandé.

- Je fais tourner l'entreprise. Il faut bien ! Tu ne fiches plus rien ! Je reprends les choses en main.

- Tu vas faire la tournée toi-même, le 24 au soir ?

- Pourquoi pas ? Peut-être que la femme est l'avenir de l'homme, comme a dit le poète d' Hourra l'Oural ?

Je suis un être délicat je me suis abstenu de lui répondre par la citation d'un autre pseudo-poète qui a ajouté « et l'homme n'est l'avenir de rien ». Comme l'a demandé Gérard Larcher à Jean-Luc Mélenchon j'ai fermé ma gueule.

12 décembre : Non décidément je n'irai pas distribuer des cadeaux aux enfants de la Terre cette année. Trop d'assassins à tous les étages !

- Les minots n'y sont pour rien ! a commenté Marie-Noëlle.

- Et le harcèlement scolaire, tu en fais quoi ? Hitler et Mussolini aussi ont commencé petits !

- Sœur Teresa et sœur Emmanuelle aussi !

Je suis un être délicat. Je me suis abstenu de lui rappeler les gardiennes d'Auschwitz, Margaret Thatcher, la xénophobie de Georgia Meloni et de ses amies… Comme l'a demandé Georges Marchais à Jean-Pierre Elkabbach, je me suis tu.

13 décembre : Est-ce que ce n'était pas mieux "avent" quand ils n’avaient qu’un seul écran ? Est-ce que ça ne sera pas mieux « apprêt » quand les transhumanistes de Google seront venus à bout de cette foutue mortalité ?

Mon traîneau n'a rien répondu. Lequel de nous deux-il est en manque d’intelligence artificielle ? 

Jeu 89 de Filigrane - Triche

14 décembre : Bouddha n'est pas libre le 24 au soir. Il participe à un tournoi d'échecs avec les dieux de l'Olympe. Bonne chance à lui avec tous les soupçons de triche qui pèsent sur Héphaïstos et avec cet imbécile d'Hermès ! Ça va encore dégénérer en baston comme dans l'histoire de Renaut et Bertholet à Charleville-Mézières !

15 décembre : Dans l'atelier de fabrique des cristaux de neige je n'ai même pas réussi à leur dire qu'il n'y aurait pas de tournée cette année ni à leur parler du réchauffement climatique. Ils avaient poussé la sono à fond. Elle diffusait « All i want for Christmas is my two front teeth ». Je suis un être délicat : je n'aime pas les dentistes.

16 décembre : Dans la famille de mon épouse on appelait Tino Rossi Tony Sirop. J'ai décidé de zapper cette année les deux lignes où l'on dit « Mais avant de partir il faudra bien te couvrir ». J'ai quand même lavé, séché et repassé ma vieille houppelande rouge. Je suis un être délicat qui prend soin de ses vêtements et refuse de consommer plus qu'il ne faut.

17 décembre : A la maison en général c'est mon épouse qui bricole. Elle a réparé la hotte aspirante.

- Ça me donne des idées pour améliorer la distribution de cadeaux, a-t-elle dit.

Je suis un être délicat : je me suis abstenu de lui répondre « Vas-y cocotte ! Descends faire la tournée d'enfer dans ce monde infernal ! Prends le Highway to Hell ! 

Jeu 89 de Filigrane - Epéda

18 décembre : J'ai rendu visite à mes meilleurs amis, Dieu, Allah et Yahvé. Ils séjournent tous les trois aux Charmilles, un EHPPEDA de luxe (Etablissement Hospitalier Pour Personnes En Déprime Agggggravée). Ils s'ennuient, sont déçus comme moi de voir ce que les humains ont fait de leur discours de bonté, de partage et de tolérance. C'est dur d'être aimé et méprisé en même temps par des clowns sinistres.

- La seule chose qui nous fait encore rire, a dit Yahvé, c’est notre salutation du matin : « Comment vas-tu... yau de poêle et toi... le à matelas ? » !

- Je ne comprends pas ?

- Toi...le à matelas, Noël ! On est à l’EHPPEDA ! Multispire !

Ils regardent trop de publicités ancestrales dans cet établissement !

19 décembre : Encore un prof poignardé par un jeune malade mental au nom d'une religion. Je comprends que les dieux dépriment et se calembourrent le mou ! Et là-dessus moi je devrais aller distribuer des panoplies de GI Joe, des sabres laser et des jeux vidéos guerriers à des assassins en herbe ?

20 décembre : Le monde a perdu le nord. C'est pour ça que tous ces gens sont complètement à l'ouest.

21 décembre : Un représentant de Laponie Express S.A. est venu me proposer de faire livrer mes cadeaux par une escouade de cyclistes vêtus de noir circulant dans les rues à minuit sans lumière à leur vélo.

- Ça se fait beaucoup en ce moment, vous savez ! Vous n'avez pas besoin de salarier les livreurs, ils sont auto-entrepreneurs. Vous allez faire des gains de productivité énormes !

Je n'ai même pas pris le temps de lui expliquer qu'on faisait tout ça gratuitement ici. Je l'ai foutu dehors avec un bon coup de lattes dans l'arrière-train. Je suis un être délicat : je ne parle jamais de coup de pied dans le cul mais je déteste par-dessus tout les gens qui ne croient pas au Père Noël.

22 décembre : C'est la fièvre à l'écurie ! Les rennes sont tout excités à l'idée de revoir Notre-Dame de Paris sans sa flèche, New York sans ses tours jumelles, Beyrouth en ruine, Saint-François sans assises et Milan-San Remo. Les rennes ont un humour qu'on ne soupçonne pas. 

Jeu 89 de Filigrane - Chimie

23 décembre : L'Europe a prolongé de dix ans la permission d'utiliser du glyphosate et de faire rimer ce truc avec "cancer de la prostate". Je suis passé au service des commandes vérifier.

- Vous êtes bien sûrs qu’on ne livre plus de boîte du petit chimiste désormais ?

- Sûrs et certains, patron ! Mais ça tombe bien que vous passiez voir : on a un problème avec le petit Xi Jinpong : il a commandé un pangolin et une chauve-souris !

- En peluche ?

- Non, vivants !

24 décembre : Finalement Bouddha a laissé tomber le tournoi d'échecs et accepté mon invitation. Plutôt qu’une belote, on a fait un tarot à cinq. On s'est bien marrés jusqu'à ce que Dieu qui n'a fait que des gardes et les a toutes gagnées - trichait-il ? - me reproche de faire travailler ma femme pendant que je restais à la maison et ce à la veille d'un jour férié.

- C'est son choix, ai-je rétorqué, moi je voulais faire la grève totale cette année !

- C’est même son anchois ! a plaisanté Bouddha mais Dieu est resté imperturbable.

C'était la première fois de ma vie qu'on me traitait de maquereau et pour parfaire le tout il ne restait plus de vin blanc ! Comme ça a plombé l'ambiance ils ont remis leur manteau, ils sont rentrés chez eux et je me suis mis au lit : il n'était même pas minuit !

25 décembre :

Jeu 89 de Filigrane - Mère Noël- Alors comment ça s'est passé ?

- Très, très bien ! Je suis très contente de mon innovation !

- Tu as innové quoi ?

- J'ai distribué les cadeaux des garçons aux filles et les cadeaux destinés aux filles aux garçons !

- ???

- Ça ne sera pas pire qu'avant de toute façon !

Je suis un être délicat. Je ne le lui ai pas dit mais ma femme m'étonnera toujours et je crois que je l'aime de plus en plus avec le temps. Je ne le lui ai pas dit alors je le lui écris. Il faut juste que je pense à lui transmettre ma lettre, à la Mère Noël !

***

- Alors ? Qu'est-ce que tu en penses, Grand-père ?

- Époustouflant, ma petite Juliette ! Tu as un style, un style très particulier ! Tu écris très bien ! Continue, tu iras loin !

- Poisson de décembre, grand-père ! Je l'ai fait rédiger par ChatGPT, mon conte de Noël !

Jeu 89 de Filigrane - ChatGPT-intelligence-artificielle

 

Écrit pour le jeu 89 de Filigrane (La Licorne) à partir de cette consigne 

16 juin 2023

DEMANDE D'EXFILTRATION

J’y suis allé, moi aussi, à l'hôpital des mots. Dans la chambre voisine de celle où reposait « Je t'aime » il y avait une vieille rengaine qui se traînait lamentablement dans son lit-cage.

Elle disait :

- Qu'est-ce que j'ai pu être conne !

Elle s'appelait « C'était bien, c'était chouette, chez Laurette ». Elle ajoutait :

AEV 2223-34 JK - flipper

- Il y avait déjà Simone Signoret qui nous avait prévenu. Elle avait écrit « La Nostalgie n'est plus ce qu'elle était » mais là, franchement, moi, quelle gnangnanterie ! Les années lycée ! C'est comme si on m'offrait un billet pour le concert de Starmania en 2023, qu’on m'emmenait me rhabiller dans une friperie vintage ; j'aurais l'air ridicule comme à l'époque avec mes jupes gitanes, mes parfumées au patchouli, mes freluquet à cheveux longs qui se prêtent des disques vinyles pour les enregistrer sur des mini-cassettes. Je suis sûre et certaine maintenant qu'il était crade, ce rade ! Tous les clients fumaient des gauloises bleues et des gitanes maïs en buvant des coups de rouge genre Gros qui tache, de la Stella Artois ou de la bière d'Alsace au comptoir ! De vieux habitués venaient taper le carton tous les après-midis et ils faisaient la gueule quand on mettait deux thunes dans le bastringue ou qu'on s'excitait autour du flipper parce que Gaston avait décroché un « same player shoots again » ou que Bernadette avait fait tilt.

- Allons ! Allons ! ai-je dit à « C'était bien, c'était chouette chez Laurette ». Vous étiez quand même une belle chanson ! Qu'est-ce qu'on pourrait faire qui vous ferait plaisir ?

- Écoutez, sortez-moi d'ici en loucedé ! Je déteste cet hôpital ! Ils ne font rien pour nous adapter au monde moderne. Ils nous laissent mariner pour qu'on puisse dire de nous « dans son jus ». Emmenez-moi dans un café moderne, un où il y a des afters et des happy hours, où on peut boire des pintes de bière en passant la commande au comptoir !

- Un peu dans le genre des Grands gamins, sur le mail François Mitterrand à Rennes ?

- Ouaipe, a répondu sa voisine de lit. Et si vous arrivez à l’exfiltrer, revenez de sortir de là, moi aussi !

- C’est qui, elle ?

Elle c’est « Au Tord-boyaux le patron s’appelle Bruno ».
 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 13 juin 2023

d'après la consigne AEV 2223-34 ci-dessous

23 avril 2023

L'INTERVIEW SOUS-TITRÉE DE JANE B.

- Jane B. bonjour ! Vous nous revenez à l’Olympia à partir du 1er mai 2023 avec un récital surprenant. Mais avant d’en parler, j’ai une question en lien avec l’actualité politique et sociale française.Vous n’avez jamais songé à prendre votre retraite ?

- Tu ne vas pas apprendre à mamie à gober des œufs ! Il faut appeler une bêche une bêche ! J’ai besoin de le pognon pour vivre ! S’il ne fait pas le bonheur, il y contribue largement !
Vous n’allez pas apprendre à un vieux singe à faire des grimaces ! Il faut appeler un chat un chat ! J’ai besoin de thunes ! Si l’argent ne fait pas le bonheur, il y contribue largement

 - Les deux tomes du journal intime que vous teniez adolescente et que vous avez publiés n’ont pas été des best-sellers ?

 

AEV 2223-27 JK - Jane B

- Ça a été très intéressant d’emmener ses habitudes ailleurs mais raconter sa vie aujourd’hui tout le monde y fait ça, c’est comme cravacher une cheval morte. Ça n’a pas rehaussé le toit quoi qu’il ait dit mon éditeur. Il n’y a pas de mouches sur moi. J’ai sauté sur le train un peu trop tard. Christine Angot est passée avant moi.
Bien sûr ce fut intéressant de changer de crèmerie mais tout le monde cultive le genre de l’autobiographie de nos jours. Quoi qu’en dise l’éditeur ça n’a pas fait un tabac. Je ne suis pas née de la dernière pluie. J’ai pris le train en marche un peu trop tard. Christine Angot est passée avant moi. 

- Vous pensez avoir raté le coche et ramené votre fraise un peu trop tard ?

 - Oui, j’ai planté ma rame et raté le bateau.
 Oui j’ai ramené ma fraise et raté le coche.

 - Donc pour vous en mettre plein les poches il ne vous reste plus que la musique ?

 - Et encore ! Il ne faut pas compter ses poussins avant qu’ils n’éclosent. Le monde des majors c’est une nid de vipères ! Ils sont toujours prêts à verser de l’eau sur un homme qui se noie. Et moi j’ai le gros croix-rouge sur mon front tout blanc.
Et encore ! Il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué ! Le monde des majors est un sacré panier de crabes ! Ils sont toujours prêts à tirer sur l’ambulance. Et moi j’ai une grosse croix rouge sur mon front tout blanc !

 - Venons-en donc à ce récital dont le titre est drôlement provocateur « Tous des sales types !». Vous réglez enfin vos compte avec Serge G., votre ancien compagnon ? Vous pensez que l’heure est venue de cracher le morceau ?

 - Oui, je répands les haricots, j’enlève tout ce que j’ai sur la poitrine. J’avais ras le bol de n’être plus que Madame G., même des années après que Serge il a donné un coup de pied dans le seau. Je veux pas être l’arrière-train de la blague.
 Oui, je crache le morceau, je dis ce que j’ai sur le coeur. J’en avais plein la casquette de n’être plus que Madame G., même des années après que Serge a cassé sa pipe. Je ne veux pas être le dindon de la farce.

 - C’est seulement maintenant que vous découvrez qu’on vous a menée en bateau ?

 - C’est sûr on m’a emmenée dans l’allée du jardin. En Angleterre on dit « Pas de douleur, pas de bénéfice » mais si tu veux que je mets le chat parmi les pigeons, mes bonshommes ils versent l’argent dans la canalisation. La vie avec ces machos aussi épais qu’une brique, c’était pas un morceau de gâteau !
C’est sûr, on m’a menée en bateau ! Il faut souffrir pour être belle mais il est temps de jeter un pavé dans la mare : mes bonshommes ont toujours jeté l’argent par les fenêtres ! La vie avec ces machos qui en tenaient une sacrée couche, ce n’était pas de la tarte !

 - Vous réglez vos comptes aussi avec votre premier mari et votre dernier compagnon, le cinéaste Jacques D. ?

 - Oui ! Je suis pleine jusqu’aux dents du fond de ces mecs qui m’emmènent chez le teinturier. Pourquoi je ressens toujours de l’amour au premier regard pour ces types malades dans leur tête que il y a de la lumière chez eux mais personne n’est à la maison ? De toute façon il n’y a pas de quoi faire un nœud à sa culotte ! Ce que nous allons chanter, tout le monde le sait déjà. Et je ne suis pas toute seule à faire exploser un fusible !
 Oui, j’en ai ras-le bol de ces mecs qui me plument ! Pourquoi ai-je toujours eu le coup de foudre pour ces type compliqués qui n’ont pas la lumière à tous les étages ? En même temps, il n’y a pas de quoi fouetter un chat ! Ce que nous allons chanter, tout le monde le sait déjà. Et je ne suis pas toute seule à péter un câble !

 - C’est vrai ! Vous allez traîner dans la boue un ou plusieurs génies mais en excellente compagnie. Qui sera avec vous sur la scène de l’Olympia ?

 - Lou D., Charlotte G., Izia H., Arthur H., Vincent D., Matthieu C., Thomas D. Toutes les filles et tous les fils de qui tournent dans le show-biz qui laissent le chat sortir du sac ! Les billets ils se vendent déjà comme des gâteaux chauds !
 Lou D., Charlotte G., Izia H., Arthur H., Vincent D., Matthieu C., Thomas D. Toutes les filles et tous les fils de qui tournent dans le show-biz qui viennent vendre la mèche avec moi ! Les billets se vendent déjà comme des petits pains !

 - Mais Serge G. a rendu l’âme ! Il n’y a plus personne pour prendre sa défense !

 - Il fallait pas abandonner le fantôme ! S’il a choisi de dormir avec les poissons, c’est son problème.
 Il n’avait qu’à pas rendre l’âme ! S’il a choisi de passer l’arme à gauche, c’est son problème !

 - Est-ce vraiment bien moral, tout ça ?

 - Chaque nuage a un côté argenté ! Les pluies d’avril amènent les fleurs de mai ! Maintenant si tu veux bien on arrête le interview. De trop parler ça me met une grenouille dans la gorge. De toute façon Elvis a quitté le bâtiment. Les répétitions m’ont fatiguée, je vais heurter le sac.
 A quelque chose malheur est bon ! Après la pluie le beau temps ! Maintenant, si vous permettez, mettons un terme à cette entrevue. A force de trop parler je risque d’attraper un chat dans la gorge. De toute façon, la messe est dite ! Les répétitions m’ont fatiguée,  je vais mettre la viande dans le torchon, m'étendre au fond de mon lit, si vous préférez.

 - Merci infiniment, Jane B. Après ces révélations metootesques, nos lectrices seront pleines de haricots ! Pardon, votre langage déteint. Elle vont avoir la patate ! Je dois vous dire que même si j’ai pu paraître dure pour vous, Jane, dans le fond je vous aime !

 - Moi non plus !
 Me too !

N.B. Le graff a été rencontré à Reims trois jours après avoir pré-publié ce texte !


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 11 avril 2023

d'après la consigne AEV 2223-27 ici-présente

15 mars 2023

TROIS CONTES GLACÉS (1)

Le Dernier wagon

AEV 2223-23 JK - Tintin 2Il leur avait semblé bizarre, au capitaine et au journaliste, que le dernier wagon du train fût carrément désert. Cela leur fit un choc aussi, après l'ascension d'un méchant raidillon dans cette montagne d'Amérique du Sud par le tortillard, d'entendre un claquement et de sentir que le wagon repartait dans l'autre sens. Le journaliste a culottes de golf partit vérifier, suivi du capitaine barbu. On avait bien détaché le wagon du convoi. Il s'avéra que le frein de sécurité avait été saboté lui aussi ! Le capitaine sauta du train sur l’injonction de Tintin mais quand celui-ci voulut le suivre le wagon avait pris trop de vitesse. Dans cet univers là qui était la réalité le viaduc au-dessus de la rivière où il eût pu plonger n'existait pas. C'est ainsi que le jeune bruxellois à houppette termina sa vie dans un wagon fracassé.

- C'est dommage ! J'aimais bien lire ses aventures ! commenta Milou en lisant la rubrique des journalistes écrasés dans « Le Petit vingtième ».

 

***

L’Évadée


AEV 2223-23 JK - Isaure 1024 solarisée

Il est arrivé au siècle dernier, dans un musée de province, une singulière aventure. Une jeune personne dont le portrait avait été peint en 1838 est sortie de son tableau !

Elle s'en est trouvée la première surprise. Elle a secoué ses membres engourdis et épousseté sa robe rose. Puis elle est sortie du musée par la grande porte, en la traversant !

Dehors, c'était l'avant jour : personne dans les rues de Rennes, juste les premiers bus de la STAR qui se mettent à circuler. Elle a marché dans cette ville qu'elle ne connaissait pas, a traversé la place de la Mairie, a poussé jusqu'à la cathédrale et elle s'est retrouvée dans la petite rue de Dinan qui est parallèle au canal d’Ille-et-Rance. Là un gros homme portant bretelles et chapeau ouvrait les volets d'un café dont le nom était « Au vieux Saint-Étienne ». Il l'a regardée et lui a dit : « Entre ici, Isaure Chassériau ! Ça fait une paye qu'on t’ attendait !".

C'est ainsi que la jeune fille apprit son âge véritable, 179 ans, et qu’elle fit la connaissance de son oncle Camille.

***

L'Écriteau

Ce n'est pas histoire de prendre sa défense, loin de là ! Je suis le premier à admettre qu'il ne faut pas frapper une fleur même avec une femme. Oui, oui, vous avez raison, c'est l'inverse, une femme avec une fleur. Et lui il avait bien tort de conserver ses épouses découpées en morceaux dans le congélateur. Mais quand même ! Quand j'ai vu cet écriteau chez Bernard, le boucher du village, « Viande de Barbe-bleue pour barbecue en promotion », je me suis dit que Sandrine Rousseau et ses copines, avec le rétablissement de la peine de mort, de l'anthropophagie et leurs stages obligatoires de maniement des brochettes, elles allaient un peu loin tout de même !

AEV 2223-23 JK - Judith et Holopherne (Allori)

Tableau d'un suiveur de Cristoforo Allori. Image empruntée ici


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 14 mars 2023

d'après la consigne AEV 2223-23 ci-dessous

1 septembre 2022

Choses vues à Trébeurden le 14 août 2022

Sans être forcément snob, mais j’ai décidé de l’être pour un temps, je trouve que Trébeurden, au finale, est assez moche.

Ce que j’ai préféré là-bas c’est le bar P.M.U près de l’église avec une limonade pour Marina B. et un Perrier tranche pour moi. Dans la cour du bistrot les sauveteurs en mer prenaient l’apéro, tranquilles. C’est vrai que pour se noyer en tombant d’une Oldsmobile ou d’une Chevrolet sur le parking du port transformé en fête de la mer, il faut être costaud, y’a pas trop de risque qu’on les appelle.

Je rigole, je rigole mais je ne sais pas ce qui m’attend ! En redescendant vers le front de mer, on s’y retrouve, au milieu de la foule de la fête de la mer ! Mon épouse ne veut pas repartir marcher sans avoir quelque chose dans le ventre.

Alors je fais la queue pour acheter des tickets : une barquette de frites pour moi, une galette œuf-fromage pour elle. Et après on fait la queue au milieu des bobos pour obtenir ce qui est écrit sur le ticket : 28 minutes de poireautage !

Avec au finale, sans être nareux, le coeur qui se lève en voyant les vacanciers arroser leurs sardines grillées et leurs frites de ketchup en veux-tu en voilà !

Plus loin on s’arrête pour prendre un café au Poséidon bar et tant qu’à faire, une glace. Puis on repart vers le camping de Beg Leguer.

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Finalement c’est ça que j’appelle être snob : faire ce que tout le monde ne fait pas. Moi quand je descends acheter le journal, ça prend plus de trois plombes et au retour mon podomètre indique 19 kilomètres. Si ça n’est pas aimer la presse, ça, Madame !

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P.S. La récompense du marcheur : ce dimanche-là j’ai réussi à résoudre le kemaru difficile, celui sur lequel je cale toujours !

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29 septembre 2021

En un mot comme en cent. 18 septembre 2021, Aujourd'hui moment du réveil

Moment du réveil ? 3H 33 !

Lu un peu de « Les mots qui me font rire » de Jean-Loup Chiflet. Essayé de fermer la lumière et de me rendormir sans y parvenir. Rallumé.

Repris le début de « A l’ombre des jeunes filles en fleur ». Éteint très vite et redormi jusque 8 h 15.

Vous avez besoin d’un somnifère ? Lisez Proust ! C’est radical !

2021 09 29 Somnifère Proust

15 août 2021

En un mot comme en cent. 27 juillet 2021, Le fil

C’est compliqué de retrouver le fil de l’histoire dans "Kaamelott" !

Après les saynètes des saisons I à III elle semble commencer au livre IV. Comme le film sur grand écran est sorti mercredi dernier on se dépêche, avant d’aller le voir, de regarder la saison V à raison de deux épisodes longs par soir. Sauf qu’il y en a un autre au bout de la « prequel » de la saison VI !

Du coup on l'a regardé avec les deux derniers d’affilée ! 

***

Le jour où je suis allé randonner tout seul jusqu'à Cléder un monsieur très aimable m'a proposé de photographier en avant-première l'exposition des artistes locaux. J'y ai vu de très belles choses dont je me resservirai pour un atelier d'écriture à Villejean à la rentrée !

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