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Mots et images de Joe Krapov
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17 mai 2020

DE RIMBAINE A VERLAUD. 7, "Aa" dit-il car il connaissait les deux langues

M. Arthur Rimbaine
Explorateur de voies intraveineuses
et de traditions orales ou à mettre dans les annales
8, quai Arthur Rimbaud
08000 Charleville-Mézières

                                                                    Monsieur Paul Verlaud
                                                                    Société de géographie des Maladives et du Miraginaire
                                                                    73, rue Sonneleur
                                                                    62812 Vent-Mauvais

                                                     Petit-Fort-Philippe le 12 mai 2020

C’est effectivement un concept très intéressant et le tout récent confinement de mars à mai 2020 nous l’a prouvé contre notre gré : ce sont les lieux les plus connus de nous qui sont les plus surprenants, les plus porteurs d’inattendu.

Je pense ainsi à toutes ces dames qui ont profité de ce temps libéré pour faire du rangement chez elles et se sont effarées du nombre de paires de chaussures qui encombraient leurs placards.

Petit Fort Philippe 22 03

Aujourd’hui, fort heureusement, ce temps d’enfermement est terminé et j’ai pu reprendre mon travail d’exploration des traditions orales à mettre dans les annales. Je l’ai repris à zéro ou presque, en tout cas au tout début du dictionnaire puisque mon expédition de ce jour, à ta demande de confiné à jambe de bois, m’a amené pas très loin de chez toi, à Petit Fort-Philippe dans le département du Nord. C’est ici que ce fleuve côtier en deux lettres très connu des cruciverbistes et des verbicrucistes, voire de ceux qui font des mots croisés, vient se jeter dans la mer. (In appelle cha eune imbouchur’ ou un estuaire).

Le fleuve est canalisé et se termine par un long chenal qui sépare Petit-Fort-Philippe à sa droite de Grand-Fort-Philippe à sa gauche. C’est un peu comme Buda et Pest à Budapest mais attention ça n’a rien à voir avec Buca et Rest à Bucarest en Roumanie : Buca est en Turquie et Rest n’existe pas !

Petit Fort Philippe Google images 20 bis Salomé

Si Petit-Fort-Philippe fait partie de la ville de Gravelines, Grand-Fort-Philippe est indépendante. Aussitôt débarqué du train à Gravelines j’ai pris l’autobus de Monsieur Salomé (Man mère ! Qoô qu’ch’est que ch’bahut-là ? Y date eud Mathusalème ?) et je me suis mis en quête de l’hôtel Beaurivage tenu par M. et Mme G. Babilaere. Il ne paie pas de mine mais est très correct, accueil chaleureux avec accent ch’ti garanti :

- Allez, Biloute, monte eul valise à ch’t’homme dins l'champe numéro vintte !.

Après m’être installé sommairement, je suis ressorti. Avant de jouer les arpenteurs d’inattendu j’ai pris un café dans un estaminet nommé « Au retour du Transvaal ». (Ah ben dis donc ma loute, c’h’est pas dé l’chirloute qu’in sert ichi ! Y faudrot un bon g’nièv’ pour faire passer ch’tortosa là !). Mon Dieu qu’il était fort ! J’ai commencé par faire le tour de la grand’ place. Elle ressemble un peu à celle de Charleville-Mézières, la place ducale de Charlestown, à ceci près qu’elle n’est pas traversée en son milieu par deux routes perpendiculaires (comme à Carvin, par exemple). Par contre les autocars de Monsieur Salomé ont un petit dépôt ici où ils proposent des excursions vers Dunkerque, Bray-Dunes et même La Panne, de l’autre côté de la frontière belge. C’est gonflé ! Peu de temps après les affaires de Metoo faire le coup de La Panne à toutes les dames d’un bus, il faut oser. Ce Salomé a peut-être des accointances avec le producteur harceleur ? Comment s’appelait-il déjà ? Richard Strauss-Kahn ?

Petit Fort Philippe Inédits 42Je me suis promené ensuite le long du chenal jusqu’au phare blanc et noir que son motif décoratif en spirale fait ressembler à un sucre d’orge de fête foraine (In dit eun’ ducasse, par ichi, Isidore !). Elle commence par devenir énervante cette petite voix intérieure qui m’interrompt tout le temps ! J’ai continué jusqu’au bout de la jetée. Ce n’est pas le sillon de Talberg mais presque. On est peut-être, au bout, au point le plus septentrional de la France ? Qui sait ?

J’ai rebroussé chemin et j’ai tourné à gauche devant les cabines de bain. J’ai longé la plage, suis passé devant le sémaphore, la chapelle des marins, ai poussé jusqu’au camping puis suis revenu par le même chemin. Comme on était proches de midi j’ai décidé de me poser pour déjeuner au restaurant de l’hôtel.

Petit Fort Philippe Inédits 05On m’a proposé de déguster des welsches, un plat typique du Nord (du pays de Galles ?) à base de fromage de Cheddar fondu dans de la bière et gratiné au four avec un œuf miroir par-dessus une de ces tartines de jambon dont Arthur Rimbaud a chanté les mérites dans son poème « Au cabaret vert, cinq heures du soir ». Délicieux mais copieux car on m’a servi avec cela frites et salade. Comme boisson, il n’y avait pas d’autre choix que la bière Motte-Cordonnier. Cordonnier, ça m’a fait penser à « Comme des lyres je tirais les élastiques de mes souliers blessés un pied contre mon cœur ».

Petit Fort Philippe Inédits 37

Petit Fort Philippe Inédits 44

Et puis après le café – mon Dieu qu’il était fort aussi ! – je suis allé paresser au pied du sémaphore pour attendre mon rendez-vous de quinze heures. Mon Dieu qu’est-ce que c’est bon de pouvoir à nouveau poser son cul sur le sable. Qui aurait pu imaginer que nous pourrions être assez stupides un jour pour obéir à ces encravatés guindés, xyloglottes de naissance et paralytiques du bulbe, menés par des toubibs aveuglés par la peur de sauter dans le Covid, signer des autorisations de déplacement dérogatoires et accepter d’être enfermés dans un kilomètre carré sans air, sans verdure, sans jase et sans excentricité, les mêmes nous demandant de retourner ensuite, du jour au lendemain, nous confiner-fourrer dans le métro, le train et les bureaux pour relancer l’économie ?

Petit Fort Philippe Inédits 41Je me suis calmé en regardant jouer les mômes et les ados qui n’en ont jamais rien eu à secouer de cette pandémie puis je me suis rendu au Café du Phare.

- C’est bien ici, l’atelier d’écriture de Mimi Crincrin et Justin Chicon ?

- Oui, vous êtes le premier ; je vous sers un demi de bière Carlier et vous allez vous asseoir à la table longue au centre. Les autres ne vont pas tarder à arriver !

Petit Fort Philippe Inédits 04

O tempora o mores ! O Crête de punk de Desireless ! Quel fabuleux voillage-voïache ce fut ! Les participant·e·s étaient empli·e·s de joie de se retrouver après un conconfinement bien trop long à leur gré.

J’aurais peut-être été perdu-noyé parmi ces patoisants folkloriques qui se réunissent ici chaque mardi pour traduire en picard ou en rouchi – c’est le patois du Nord que l’on appelle ainsi – des chansons célèbres écrites à l’origine dans le plus pur des français. Heureusement l’ambiance bon enfant, la bière Carlier , les rires et surtout la petite voix qui m’accompagne depuis le début de mon séjour m’ont aidé à rédiger l’exercice qui m’était demandé : adapter-traduire-trahir « Les gens du Nord » d’Enrico Macias. Je te montrerai cela demain. Je ne suis pas mécontent de mon travail de parolier ! Mais le « Ti Gravelines, té m’as pris dins tes bras » de Mimi Crincrin était irrésistible.

J’étais un peu « torché » quand j’ai quitté mes hôtes mais j’avais bien rigolé. Sur la lancée, dans la chambre 20 de l’hôtel Beaurivage, je t’ai écrit ce pré-rapport en forme de lettre à l’ancienne.

Ce soir ce sera Petit-Fort-Philippe by night. Demain matin je visiterai le musée du dessin et de l’estampe originale de Gravelines et dans l’après-midi je retournerai à Lille puis prendrai le bus pour aller chez toi à Vent-mauvais.

Je suis vraiment très, très heureux à l’idée de vous revoir, toi et ta jambe de bois, après cette séparation de tant d’années !

Bien plus qu’amicalement

P.S. Si tu as des tuyaux sur la petite voix intérieure, je suis preneur. Tu crois qu’ils auraient osé mettre un comprimé de Gougueule-transleïte dans la bière ? Ou sinon, au "Retour du Transvaal", qu’est-ce qu’ils auraient mis dans le café ? (Mais quo qu’ch’est qu’t’as mis dins l’café ?) La même chose que dans la chanson d’Antoine ? Un truc qui donne des élucubrations ?


Pondu le vendredi 16 mai pour l'Atelier d'écriture de Villejean
d'après cette consigne.

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25 avril 2020

LE JEU D'ÉMILE URO

Questions bleues de Mme Leprieur d’Agon-Coutainville (Manche)

1) Dans une comptine célèbre, quels sont les deux types d’animaux qu’on arrose lorsqu’on fait pipi sur le gazon ?

2) Que se passe-t-il quand on prend sa vessie pour une lanterne ?

3) A part la transformation des urinoirs en objets d’art, Marcel Duchamp avait une autre passion. Laquelle ?

4) Dans quel pays d’Europe le ciel est-il si gris qu’un canal de l’urètre s’est pendu ?

5) Quel est le nom de la fontaine qui représente un enfant en train d’uriner ?

6) Quel est le chanteur qui pisse comme je pleure sur les femmes infidèles ?


Questions blanches de MM. Serge Lama et Alain Delon de Niort (Deux Sèvres)

7) Quel est le coureur cycliste positif qui urine dans une éprouvette à l’insu de son plein gré ?

8) Est-ce qu’un pisse-froid peut attraper la chaude-pisse ?

9) Dans les pays où il pleut comme vache qui pisse, existe-t-il des tonneaux en forme d’urinoir pour recueillir l’eau de pluie ?

10) Quel réalisateur de cinéma français a été à deux doigts d’intituler son film « Laisse pisser, c’est une valse ! »

 
Questions rouges deM. Giuseppe Bottazzi, dit Peppone, à Bruscello (Italie)

11) Quel est le nom du photographe qui a pris cette photo ?

DDS 608 pigeon

12) Quel est le nom du photographe qui a pris cette photo ?

DDS 608 170226 Nikon A 220

13) Dans quelle ville chère à Bongopinot a été prise cette photo ?

DDS 608 pissotiere

14) Dans quel album de ses aventures le pilote automobile Michel Vaillant est-il obligé de consulter un auto-urino-laryngaragiste ?

15) Quel est le nom de cet installateur de sanisettes dont l’associé était M. André Castelot ?


Questions Banco et Superbanco de M. Alexis Raneau, de Bergerac

16) Dans quel film un petit garçon tout nu exhibe-t-il son zizi en déclarant « Si j’aurais su j’aurais pas v’nu !» ?

17) Question super banco attenante : ce film est tiré d’un roman. Quel en est l’auteur ?

18) Quel est le titre de ce roman dans lequel les habitants d’un village du Beaujolais se déchirent à propos de l’emplacement d’une pissotière ? (Pour vous aider ça commence comme par une querelle de clocher et ça se termine en nom d’oiseau).

19) Question super-super banco attenante : qui a écrit ce roman ?

20) Quel écrivain a dit « Je ne connais rien de plus agréable que pisser. Si j'étais riche, je pisserais tout le temps. »


Réponses

1 Les coccinelles et les limaçons.   2 On se brûle.   3 Le jeu d’échecs.   4 La Belgique.   5 Le Manneken-Pis.   6 Jacques Brel (Amsterdam).   7 Richard Virenque.   8 Oui s’il n’a pas froid aux yeux et ne craint pas de fréquenter les quartiers chauds.   9 Je ne sais pas car j'habite en Bretagne où il ne pleut jamais mais ailleurs tout est possible, tout est réalisable.   10 Georges Lautner.   11 Robert Doisneau.   12 Joe Krapov.   13 Sablé-sur-Sarthe.   14 De l’huile sur la piste.   15 JC Decaux (Eh non, ce n’est pas Alain !).   16 La Guerre des boutons.   17 Louis Pergaud.   18 Clochemerle.   19 Gabriel Chevallier.   20 Alphonse Allais.


Un QCM de rattrapage pour les candidats malheureux qui auront marqué moins de huit points ? 

Quel personnage célèbre s’est préoccupé de dispenser avec bonheur des édicules destinés au soulagement vésical de la gent masculine ? 

q  Le directeur du cirque Mérinos

q  Le pape Pie VII

q  L’empereur romain Vespasien


Ecrit pour le Défi du samedi n° 608 d'après cette consigne : urinoir

20 octobre 2017

ROULE BIEN, ROULE AU LOIN ! = LONG MAY YOU RUN

1

Nous avons traversé
Bien des pays ensemble,
Malle pleine de souvenirs et de joies à venir.

On a toujours su quoi faire
Au temps de nos galères
Aussi je te r’dis ce qu’on s’disait hier :


Refrain 1

Bon voyage au lointain !
Roule bien, roule au loin !
Tout change et plus jamais rien n’est pareil.

Je vois ton coeur de chrome
Qui brille sous le soleil.
Va–t’en faire chanter les lendemains !


2

IL 171016 consigne

Quand je t'ai vue en vie
Pour la dernière fois
C’était, je crois, en 2003 ;

Un virage bien raté,
Un tonneau sur le bas-côté,
C’est là que nos routes se sont séparées.


3

Peut-être qu’un surfeur
A fait rebattre ton coeur
Et qu’il écoute à bord Radio Caroline ?

Tout au long de l’océan
Vous glissez seuls en chantant
Comme sur les vagues du bon vieux temps.

4

Peut-être bien aussi
Que tu finis ta vie
Là où la rouille ne dort jamais,

Quelque part dans un pré,
Corbillard abandonné,
Et que tu te souviens de notre passé ?


Refrain final

Bon voyage au lointain !
Roule bien, roule au loin !
Tout change et plus jamais rien n’est pareil.

Je revois ton coeur de chrome
Et mes rêves de jeune homme
Qui s’en vont chanter dans le soleil.


P.S. Il s’agit d’une traduction/adaptation d’une chanson de Neil Young intitulée « Long may you run ».
 



Traduction effectuée pour les Impromptus littéraires du 16 octobre 2017

à partir de cette consigne.

22 septembre 2017

ESCARPINS EN ESCAPADE

 

AEV 1718-02 mocassins

Chaque nuit, rue de la Pompe, une paire de mocassins s’échappait du présentoir sur lequel elle s’exposait le jour pour se dégourdir les semelles. Personne jusque-là ne l’avait surprise. Mais un soir, deux petites sandalettes lui emboîtèrent le pas. Elles étaient peu discrètes et leur déplacement faisait des «cataclop» «cataclop», un bruit de tatanes qui se pavanent dans la savane.

- Cessez de nous suivre ou nous appelons un agent !» menacèrent les mocassins en se retournant vers elles.

- Mais enfin ! Nous sommes libres d’aller et venir à notre guise, nous aussi, dans ce magasin ! Les volets sont fermés, les vendeuses sont parties, on peut bien si on veut faire notre numéro de claquettes !

- Peut-être, mais pas dans notre sillage. Nous sommes sur une piste sérieuse. Nous travaillons, nous ! Nous ne songeons pas à danser comme de vulgaires ballerines ou des scandaleuses à boucles blondes !

 

AEV 1718-02 sandalettes

- Nous sommes des sandalettes, pas des scandaleuses ! Vous êtes sur la piste de quoi ? Du dernier des Mohicans ?

- Nous cherchons la sortie. Quand nous étions dans la vitrine nous avons bien vu que le monde au-dehors est immense et plein de toutes sortes de chemins. Nous avons hâte de les parcourir. Aussi nous n’allons pas attendre que quelqu’un nous achète. Nous allons nous faire la paire avant ! Si on peut se tailler, on se taille !

- C’est vrai que vous êtes de drôles de pointures, tous les deux ! Du 45 ! Y’a pas grand monde qui chausse de ça. Même en soldes, et aussi de caractère, vous avez l’air un peu coincés pour longtemps ici !

1311268-Verlaine_et_Rimbaud_marchant_dans_LondresA la loterie des rêves, les mocassins et les Nikolettes, car c’étaient des sandalettes de marque, ont gagné leur liberté : la dernière des vendeuses avait oublié de fermer la porte de l’arrière-boutique. Un coup de pieds dedans et voilà nos deux com-paires dehors et les commères qui les suivent.

- On a décroché le pompon ! chantaient les mocassins.

Comme ce fut amusant, au début, d’aller de bec de gaz en bec de gaz, de parcourir le vieux Paris d’où n’émergeait, dans le ciel étoilé, aucune tour Eiffel ! Bien sûr il fallait éviter le crottin des chevaux sur le pavé et les merdes de chien sur les trottoirs mais c’est une discipline que l’on apprend très vite, le slalom géant. Pratiquement au pied levé. Mais bientôt du monde arriva.

Enfin… Quand on dit « du monde »… C’étaient deux-va-nu-pieds des Ardennes, en déroute, qui s’avançaient bourrés sur le bord de la route.

- Regarde, Arthur ! Je le crois pas ! La bonne chance qu’on a ! Des pompes, et des neuves ! Comme on en portait jadis et naguère ! Et les mocassins sont pile-poil à la taille de mes ripatons !
- Parallèlement, les sandalettes me vont impec, Paulo !

Et c’est ainsi que, pour la première fois depuis bien longtemps, Verlaine et Rimbaud regagnèrent le domicile des Mauté de Fleurville, les beaux-parents de Paul, sans marcher à côté de leurs pompes.

Rimbaud derrière, qui prenait ses cliques et ses claques comme à l’habitude. Et Verlaine, chaussé de mocassins, qui battait la semelle devant.

 
Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 19 septembre 2017 

d'après la proposition  d'écriture n° 347 de Pascal Perrat
 

qu'on ne remerciera jamais assez de pondre pareils incipits !

22 septembre 2017

(MANUS-) CRI DU (MOT-) COEUR!

Dans le noir d’un tiroir un manuscrit attendait anxieusement le résultat de son test de grossesse. Serait-il relié ou broché ? Cette question le tourmentait.

Car ce n’est pas le tout d’être et de se savoir génial. Il faut aussi passer par un stade de reconnaissance. Il faut que quelqu’un d’autre, après l’auteur, vous lise, vous apprécie, ce qui pousse votre géniteur à contacter un éditeur. Il faut aussi que celui-ci soit convaincu non seulement de la valeur littéraire du texte mais encore de sa valeur marchande.

C’est pourquoi « La Chasse spirituelle » - c’était le nom du manuscrit – s’inquiétait de rester là aussi longtemps dans le noir de ce tiroir-purgatoire. On n’était même pas chez Arthur mais chez Paul, son pote et quand on dit « son pote » il faudrait plutôt préciser qu’on était chez les beaux-parents de son pote, le père et la mère Mauté de Fleurville, les parents de la maudite Mathilde, la souris, la fée Carotte, la punaise comme Paulo l’a appelée dans un billet qu’il a fait parvenir récemment à sa jeune épouse.

Ca n’est pas très délicat. Et ça n’est pas très sérieux car dans son dernier courrier il réclame qu’on lui renvoie à Bruxelles ses effets personnels, le manuscrit de Rimbaud et « les lettres qui en font partie ».

Qui en font partie ? Mon cul, si on peut dire ! Si un manuscrit peut dire ça ! Du fait de leur entassement dans la même chemise, pas très propre, du reste, le manuscrit sait bien ce qu’il y a dans les lettres. Si elles tombent entre les mains du beau-père, c’en est fait du mariage. Y’a d’la rumba dans l’air et de la séparation de corps dans l’décor !

Il y a là-dedans de quoi refaire le procès des « Fleurs du mal ». Toutes les preuves des mauvaises mœurs de ces messieurs les poètes vont ravir les défenseurs plutôt fripouilles de la morale traditionnelle et de «Une famille c’est un papa + une maman».

Et de fait, lorsque Mathilde les découvre, les missives, la jeune épouse se jure cette fois-ci que tout est bien fini.

AEV 1718-02 chasse spirituelle

Que devient «La Chasse spirituelle», le manuscrit d’Arthur Rimbaud ? Il disparaît! Mais on le voit réapparaître, enfin édité, au Mercure de France, s’il vous plaît, en 1949, soit plus de soixante-dix ans après.

Relié ! Broché ! Préfacé par Pascal Pia ! Encensé par la presse !

Mais, car il y a un mais, ô scandale, semelles de vents et scandalettes, il s’avère qu’il s’agit d’un faux ! L’engouement pour la poésie, la bibliophilie et surtout pour Rimbaud est devenu tel qu’à part André Breton personne ne veut croire qu’il s’agit d’un canular pondu par deux théâtreux.

Ah il est bienheureux, le faux manuscrit ! « La vie est une farce à mener par tous », a écrit Rimbaud. Et les deux comédiens ont réussi leur coup. Après reconnaissance de la mystification, la maison d’édition retire le livre de son catalogue. Les exemplaires déjà vendus valent aujourd’hui une fortune sur E-bay ou dans les salles de vente.

Oui mais… le vrai manuscrit ? Celui du début ?

Il semble que la maudite Mathilde ait mis le feu au test de grossesse et jeté le bébé avec l’eau du bain.

Les vrais Rimbaldiens ont fait une croix dessus. Tout comme Rimbaud a terminé sa vie en faisant du trafic d’armes, ils ont changé leur fusil d’épaule. Ils sont tous au Harar et ils creusent. Ils retournent tout. Ils cherchent dans le sol les bras de la Vénus de Milo.

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 19 septembre 2017 

d'après la proposition  d'écriture n° 354 de Pascal Perrat
 


qu'on ne remerciera jamais assez de pondre pareils incipits !

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15 septembre 2017

Le tour du lac des Vieilles forges (Ardennes) le 13 juillet 2017 (2)

Je recueille ici en trois billets les photos des souches évoquées ci-dessus. Vous pourrez vous livrer à vos exercices de paréidolie habituels : la nature est un temple ou de vivants piliers... se sont quelque peu transformés en formes ou visages d'animaux !

Je leur adjoins un "texte d'atelier d'écriture" éclaté sous forme de "légendes collées façon surréaliste".


EXTIRPATION D’EXTASES.

170713 Nikon 022

 L’extase du cambrioleur c’est quand sa dextérité lui permet de dérober un César sans se faire gauler.

170713 Nikon 025

L’extase de la groupie c’est quand elle assiste au concert backstage.  

170713 Nikon 026

L’extase du gars qui se fait balader par son chien c’est quand le véto lui annonce que son fox-terrier a la grippe et qu’il doit rester au chaud à la maison (Désolé, cher oncle, ça ne marche pas avec les Jack Russell !).

170713 Nikon 028

L’extase du mélophobe c’est quand le fox-trot s’arrête. 

170713 Nikon 029 

L’extase du jusqu’au-boutiste c’est quand il en arrive aux dernières extrémités.

24 juin 2017

SUCCESSION ENTREPRENEURIALE À LA MODE DE BRETAGNE

Se chante sur l’air du « Capitaine de Saint-Malo »

IL 2017 06 19 Amphibocycle

Le capitaine du pédalo
Ali Alo
Qui reliait Brest à Saint-Malo
Ali Ali Ali Alo Quel rigolo !

Il avait l’air un peu falot
Ali Alo
Il buvait l’chouchen au goulot
Ali Ali Ali Alo Quel alcoolo !

Il pédalait sur un Peugeot
Ali Alo
Mais c’était un as au pageot
Ali Ali Ali Alo Quel gigolo !

Il avait l’air un peu bigot
Ali Alo
Sa femme s’appelait Jeannick Longo
Ali Ali Ali Alo Quel marigot !

Il allait au triple galop
Ali Alo
Sur la surface bleue des flots
Ali Ali Ali Alo Quel matelot !

Il a publié un brûlot
Ali Alo
Sur l’art d’essuyer les bibelots
Ali Ali Ali Alo Quel ramollo !

L’aurait dû tirer les tarots
Ali Alo
Il se serait méfié de Turgot
Ali Ali Ali Alo Ah quel ballot !

Car son fils, un fou du mulot,
Ali Alo
Vient de lui piquer son boulot
Ali Ali Ali Alo Quel sale minot !

Il dézingue à tire-larigot
Ali Alo
Les cachalots, les paquebots
Ali Ali Ali Alo L’affreux marmot !

A coups de fusil Chassepot
Ali Alo
Et de lancers de javelots
Il a hérité du magot Ah quel culot !

Ces histoires de requins sur l’eau
Ali Alo
Qui se disputent un pédalo
A la force de leurs cuissots - Ca m’scie les pattes ! -

Ca ne m’a jamais emballé :
J’suis hydropathe
Je préfère lire Alphonse Allais
Et déguster du Clos-Vougeot Incognito.

Qu’ils fassent du bruit dans Landerneau
Ali Alo
Et se gavent de far aux pruneaux !
Moi je suis bien mieux dans ma peau près d’mon tonneau !


Ecrit pour les Impromptus littéraires du 19 juin 2017
d'après cette consigne : amphibocycle.

22 juin 2017

Excursion à l'île d'Aix (Charente-maritime) le 20 avril 2017 (6)

- Alors, c'était comment, cette Fête de la musique ?

- ..................................................................................

- Tu ne peux plus parler ?

- ..................................................................................

- Tu as tellement chanté que tu t'es cassé la voix ?

- ..................................................................................

- Et du coup tes billets du jour sont muets ?
Tant mieux, repose-toi, ça nous fera des vacances !

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31 mai 2017

UN LÉGER SENTIMENT D’EUGÈNE

IL 170529 Amaury-Duval par DevériaEugène Amaury-Duval (1808-1885), dont un site anglo-saxon prétendait jadis, à tort, qu’il écrivait sous le pseudonyme d’Isaure Chassériau, n’a jamais vu aucun de ses manuscrits littéraires édité. Si j’en crois les perles que j’ai relevées dans son roman « La Couleur des sentiments », il y a quand même de bonnes raisons pour que les éditeurs aient laissé cela à l’état de relique dans mon grenier déjà trop plein de vieilleries :

« Quand l’heure du crime sonne, le roi s’empourpre. C’est qu’il est indigné quand l’un dit « go » et que l’autre se désape. »

« Bien souvent, quand on est mis K.O., on va au tapis. Le tapis n’est pas vert mais par contre, parfois, l’œil est au beurre noir. Comme la raie du combat signifiée par l’arbistre. »

« Heureux celui qui voit la vie en rose s’il a fait faire la paix aux rouges qui affrontaient les blancs. »

« Il n’est jamais totalement hilare, celui qui rit jaune, sauf si c’est un Bouddha au restaurant chinois. »

IL 170529 Amaury-Duval autoportrait 1

« Difficile de rester impavide si tu commandes du rosé et que tu vois le barman mélanger du rouge et du blanc. »

« Par-delà la beauté de leurs pelages fauves, de leurs robes alezanes, leurs crinières tourdilles, si un cheval bai vient à déposer son crottin, on peut très bien être incommodé par cette odeur. Aucun parfumeur jamais ne baptisa un de ses produits « Écurie » ou « Fumier ». Ça se saurait ! »

« On peut rester interdit devant ce panneau : un trait rouge horizontal sur un fond circulaire blanc. Est-ce bien sensé, tout cela ? »

« La moutarde monte au nez de l’irascible dont la maison aux murs moutarde fut ornée cette nuit d’un tag noir anthracite. Pour un peu il en broierait. »

« Lorsque la rose est réséda, le croyant, incrédule, ne sait plus à quel saint se vouer. L’incroyant non plus ! »

« Les enfants joyeux s’élancent dans une danse capucine. »

« Libérée de l’obscurité elle met le nez dehors et voit le soleil se lever.
Libérée de l’obscurité elle met le nez dehors et voit le soleil se lever.
Libérée de l’obscurité elle met le nez dehors et voit le soleil se lever.
Libérée de l’obscurité elle met le nez dehors et voit le soleil se lever.
A la quatrième taupe, il était six heures du matin. »

IL 170529 Amaury-Duval Hyppolite Bayard et Bertall, coll« Quelquefois, on est à la noce. Et ce n’est pas forcément une mariée en blanc qui vous emmène au septième ciel. Cela vaut mieux, d’ailleurs, pour tout le monde : il n’y a plus que les homosexuel(le)s qui se marient aujourd’hui. Ça limite les occasions d’être à la noce. »

« Parfois Tartuffe battait sa coulpe : il lui serrait la haire chair avec une discipline aubergine. »

« De voir toutes ces vieilles photos, ça peut vous foutre le bourdon. Surtout si vous avez vécu à l’époque où la vie était en noir et blanc et si vous avez des souvenirs sépia. »

« On peut avoir le cœur au bord des lèvres et conclure par le dépôt d’une gerbe au monument aux ors mais il faut avoir sacrément forcé sur le curaçao pour que le vomi soit turquoise. »

« Elle était attendrie par mes côtés fleur bleue : lui offrir un bouquet de violettes la faisait fondre. Quand elle n’était plus qu’une flaque j’avais les nerfs en pelote. Je l’ai quittée, ce glaçon. »

« Bienheureux les pauvres en esprit ! Ils peuvent désormais se façonner un savoir dans l’argile écru de Wikipedia et se fabriquer une culture incolore en regardant Youtube dans le blanc des yeux ! »

IL 170529 Amaury-Duval photo« Les gars qu’on asticote, ils prennent la mouche, ils en font tout un fromage. C’était juste une blague, même pas amarante, certes, mais qui ne justifie pas ces expressions de douleur soufre, d’orgueil enflammé, d’ascension de grands alezans. »

« On peut errer comme une âme en peine dans un purgatoire blafard ou glauque, surtout si c’est un labyrinthe zinzolin. Rappelons-le : le zinzolin s’obtient à partir de la graine de sésame. »

« Cette jolie jeune fille en robe champagne, sa seule contemplation l’avait mis d’humeur pétillante. Il avait même réussi à troquer sa mine de papier mâché contre une teinte assez bulle. »

« Monsieur le curé était décontenancé par la couleur du vélo que ses paroissiens venaient de lui offrir : cyclamen ! »

IL 170529 Amaury-Duval naissance de Vénus« Quand le FC Nantes perd 5 à 0 contre les Rouge et Noir (Rennes) le canari est d’une humeur massacrante. Et pourtant c’est lui, le massacré ! »

« Si vous êtes débordé, déprimé, que le travail vous rend chèvre, mettez-vous au vert. Allez en élever dans le Larzac ! »

« Quand elle est d’humeur folâtre, elle s’habille en rose saumon ; quand elle est d’humeur saumâtre, elle s’habille en bleu Folon. »

« J’étais désorienté : elle avait des yeux verts en amande, des petites fesses grosses comme des noisettes et elle était partie d’un fou-rire gigantesque lorsque, me voyant nu comme un ver elle avait trouvé mes noix acajou. Alors qu’elles n’étaient qu’auburn. Est-ce que je me mêlais des couleurs de son abricot, moi ? »


Ecrit pour les Impromptus littéraires du 29 mai 2017 à partir de cette consigne :
"Couleurs primaires... et sentiments"

13 février 2017

Mascarons, cariatides et atlantes à Valence (Drôme) le 20 février 2016 (2)

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Je suis toujours du genre à me demander : "Qui sont ces gens ? Quelle a été leur vie ?"
Sans me douter que très souvent comme ici il ne s'agit peut-être pas de célébrer une histoire mais de sculpter un corps humain à partir - ou pas - de celui d'un modèle et ce juste pour rendre jolie la façade d'un immeuble bourgeois dans lequel les gens se gavent sans se poser plus de questions de téléréalité ou de plateaux repas pizza bière match de foot, allez savoir !

2 janvier 2017

Peinture de lumière à Lannion le 29 décembre 2016 (2)

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QUATRE GAZOUILLIDIOTS POETIQUES (OU PAS)

Si, à l’époque où elle chantait encore, le noeud coulant n’avait pas existé, jamais Gloria Lasso n’aurait attrapé tant de maris.

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Charlotte Corday ou pas, tout corps plongé dans un liquide ou pas, à cent degrés le Marat bout.

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« Je vous propose le déduit 
Dans mon confortable réduit
Où un petit verrou bonnard
Nous rappellera Fragonard »
C’est quand même plus agréable à entendre que
« On baise, Duchesse ? »,
Non ? 

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Dans les écoles du Mississippi
Les élèves sont si dississippés
Qu’ils ouvrent des yeux en forme de roues à aubes 
Devant l’instittittittutrice
Emancississippé
Qui commence un mini strip-tease
Pour capter leur attenttension.

4 octobre 2016

TOUT CA, C'EST PEANUTS. 7, Dormir ou ronfler (1)

Dans la bulle de la bande dessinée, en général, il y a un « Z » pour signifier que le personnage en écrase. Il dort. Il roupille. Il pionce. Il est dans les bras de Morphée.

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Pour bien signifier le silence et la tranquillité de l’action le phylactère n’est pas relié à la tête du personnage par la petite queue habituelle mais par deux ou trois cercles qui vont en diminuant de taille jusqu’au dormeur. Celui qui ajoutera « du val » aura un gage !

Peanuts 7 2 il_570xN

Ronfler plutôt que dormir se représente par une scie engagée dans une bûche de bois. Les lettres « RON RON RON » sont encore plus explicites. Le distinguo entre les deux est cependant assez faible. D’ailleurs, tout dormeur, du val ou pas, sait-il s’il ronfle ? Non, puisqu’il dort ! Que je sache, Rimbaud n’a pas écrit « Le ronfleur du val » ?

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22 juin 2016

EXPLICATION DE GRAVURE

En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide

17 juin


Une petite annonce

Achèterais vie supplémentaire pour appliquer du temps à des activités artistiques graphiques similaires à celles de Mademoiselle Zell.

Il s’agit ici d'une gravure réalisée à partir de briques de jus d’orange et de machine à fabriquer des pâtes alimentaires !

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5 juin 2016

L'AUGMENTATION

En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide

4 juin 2016


Une action soignée

Une action soignée, ou qu'on a intérêt à soigner, c’est bien celle qui consiste à aller demander une augmentation à son chef de service.
Georges Pérec a écrit sur ce thème un livre qui est un petit bijou.

Je me souviens… ;-)

Je me souviens que la première année de notre installation à Rennes, j’étais retourné en donner lecture chez Drôle d’Hydraule à Sablé-sur-Sarthe.

L’atelier théâtre de Bourg L’évêque l’a donné ce soir dans le cadre des Fleurs du Mail. La mise en scène et l’interprétation étaient excellentes, très soignées. Un régal !

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11 mai 2014

Sur la Rambla de mar à Barcelone le 29 mars 2014 (3)

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Je m'abstiens de commenter ces deux photos. Comme bien souvent, j'ai pris (et tiré !) mon parti du monde et dès le premier après-midi, je me suis mis à photographier les promeneurs. Comme disait Anita, pendant que Marina fonçait droit devant avec la ferme intention de me perdre dans la foule et dans un pays étranger, "Vamos a la playa ! Allons faire un peu de Doisneau !"

24 mars 2014

Les magnolias de Beaulieu à Rennes le 20 mars 2014 (2)

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Ah non, hein ! Pas de disco ici ! 
Qu'est-ce que je vais pouvoir faire pour empêcher ça ?
Sans compter que ces rotations incessantes
du bassin des danseuses, à la longue, ça nous bassine !
Qu'est-ce que je vais pouvoir faire pour empêcher ça ?
Plus j'essaie de faire croire que je n'étais pas né en 1977
et plus la blogosphère me renvoie des images que je ne veux plus voir.
Qu'est-ce que je vais pouvoir faire pour empêcher ça ?
C'est sans doute parce que celui Qui songe à oublier se souvient encore plus !
Qu'est-ce que je vais pouvoir faire pour empêcher ça ?
Mettre une clôture de fil de fer barbelé autour de ce blog ?;-)


P.S. Zut, Voilà que j'ai écrit une contribution pour "Un mot, une image, une citation" sans le faire exprès ! Qu'est-ce que je vais pouvoir faire pour empêcher ça ?

16 octobre 2016

NOTES TROUVÉES SUR UN MICROFILM

Que serait S.O.S. sans le message dans la bouteille ?
Que serait l’OM sans sang neuf ?
Que serait l’RO sans Sète ?
Que serait OSS sans dix-sept ?

***

Déjà, du temps de Jason, les espions nous cassaient les bournes.
Ca ne s’est pas arrangé par la suite.

***

Mata_Hari_2

Longtemps Mata Hari.

Longtemps Mata Hari
De ses plaisanteries,
De ses duplicités
Et de ses duperies.

Et puis quand elle a dû se faire hara kiri
Ben Mata n’a plus ri.


***

Sans avoir vu ce film, je sais que Roger Moore
est « L’espion qui m’aimait »

Mais qui est l’espion qui paie P. ?
Qui est l’espion qui tâta ?
Quel espion tond l’thon flingueur ?

***

promotion

L’espion que je préfère
C’est celui qui arrive
Au bout de l’échiquier
Se transforme en esdame
Et s’en revient mater l’esroi de l’adversaire.
Pourquoi est-ce lui que je préfère, ce transformiste au petit pied ?
Parce que j’ai toujours bien aimé les travelos de recul ?

***

Les espions sont partout dans ton ordinateur :
Pour eux c’est du gâteau
De se déguiser en cookies

***

Un barbu, c’est un barbu. Trois barbus, c’est des barbouzes ! (Michel Audiard)
Un « Jamais le début », c’est un « Jamais le début ». Déduis la suite ! (Joe Krapov)

***

2016 10 14 Isaure sous un sombrero


Acrostiche :

S ous mon
P oncho
Y o scroute : nada !

(Ma qué, peut-être qué lé soumbrero il est trop grandé por yo, no ?)



***

Quand on répond par QCM à la question « 3 x 13 »,
« 39 » marche.

A part ça t’as le bonjour d’Alfred (Hitchcok).


***

L’espion qui venait du froid : c’est qui ce pingouin ?
L’espion qui fout le cafard : Hubert Bonnisseur de la Blatte.
L’espion qui saute sur tout ce qui bouge : James Bond.
L’auteur de romans d’espionnage qui a quatre côtés égaux : John Le Carré.
L’espion le plus mignon : Langelot.
L’espion le plus utile dans un sous-marin : SAS.
L’espion infidèle qui jacasse trop : Notre agent à la Havane.
L’espion aux pattes de velours : un film de Walt Disney.
L’agent double : Blake et Mortimer.
L’agent qui donne l’heure exacte : la troisième taupe de l’horloge parlante.
L’agent très spécial : My UNCLE Walrus.

***

L’espionne la moins sexy de toute l’histoire de l’espionnage : Pauline Carton ! Et pourtant elle dévoile tous ses trucs dans cette chanson que j’ai osé reprendre ! 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 424 à partir de cette consigne

20 août 2016

JEUX TORDUS POUR JE TORDU

DDS 416 cubes image du défi

- Vous voyez ? Ces parallélépipèdes, ces objets cubiques ? On en fait de fichus jeux pour les gamins, Monsieur K.

Chaque face du cube ? Recouverte par une lettre ou un chiffre. Imaginez qu’Ajax veuille y voir un wiki ?

Il saurait alors qu’au zoo de la Flèche le yack jouxte le zébu et que le kiwi grimpe sur le vieux wapiti.

Il ferait la connaissance de Virginie Hocq, de Najat Belkacem, de Wim Wenders, des chromosomes X et Y.

On lui dirait qu’à Wimereux-plage le port du burkini est conseillé : il ne fait que 12 ° et aujourd’hui Yasmina en zézaie.

Constatez-le vous-même, citoyen K : ces faux-nez et phonèmes, mon wok s’en badigeonne la coque !

Car à l’issue de ces cogitations, bien lassé des quizz, Ajax va ficher le camp sur sa Kawazaki !

Nos zygomatiques sont amorphes. Ne vous vexez pas, B’wana ! Les folies pérecquiennes, c’est du vent !

 

- Comment ça, c’est du vent ? Ce poème est construit selon le schéma de la belle absente et il contient une révélation essentielle pour l’histoire de la littérature ! Car ici c’est le bel absent.

- Le bel absent ?

- Dans chacune des phrases qui constituent le poème, toutes les lettres de l’alphabet ont été utilisées sauf une. Ainsi dans «Vous voyez ? Ces parallélépipèdes, ces objets cubiques ? On en fait de fichus jeux pour les gamins, Monsieur K.» on trouve a,b,c,d,e,f,g,h,i,j,k,l,m,n,o,p,q,r,s,t,u,v,x,y,z mais surtout pas w. La lettre w est le premier élément du bel absent. Le même principe a été appliqué aux vers suivant. Et si on met ces lettres écartées à la suite les unes des autres, verticalement, comme pour un acrostiche, on obtient W. SNUVRYK !

Je vous concède qu’il faut maintenant expliquer qui est ce monsieur au nom si mystérieux. Et c’est bien là que l’on constate l’utilité de la poésie : jusqu’à aujourd’hui cet homme célébrissime était resté anonyme. Grâce à Georges Pérec, grâce à moi et grâce à Miss MAP qui nous a donné sur sa photo de cube les lettres absentes qui sont donc l’anagramme de W. SNUVRYK nous connaissons aujourd’hui l’identité exacte de « ce juge blond auquel vous portez ce vieux whisky ».

- ???

- Il faut tout vous expliquer à vous, hein ? « Portez ce vieux whisky au juge blond qui fume », c’est un pangramme : une phrase courte écrite en y incluant toutes les lettres de notre alphabet !

DDS 416 juge blond qui fume

 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 416 à partir de cette consigne

4 novembre 2015

A Saint-Jean-Du-Doigt (Finistère) le 31 octobre 2015 (4)

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 Pyramide : Le plus dur aura été de l’escalader et d’installer au sommet les quarante siècles qui nous contemplent.

Polonaise : Jamais célibataire car elle a toujours un petit Chopin.

Pucelle : Celle qu’on voit dans les missels n’a jamais brûlé la chandelle par les deux bouts sauf à Rouen un jour de 1431.

Quadrature du cercle : Pour sortir de la quadrature du cercle, il faut faire des ronds de jambes et être admis dans un cercle vicieux. Encore n’y est-on pas à l’abri des parties carrées.

27 août 2015

Notations de plage à Annoville-plage (Manche) le 18 août 2015 (2)

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Pêche au lancer : l’inventeur du moulinet était-il le fils d’un petit meunier apparenté aux Tudor ?

Monopoly planétaire : Aujourd’hui je suis tombé sur la case « Mer ». J’ai acheté. Tous les joueurs de sexe féminin dont le corps se termine par une queue de poisson doivent me payer le loyer. Elles peuvent régler cette dette en nature si elles le souhaitent : j’ai tiré précédemment la carte « Chance » « Droit de cuissage » et je l’ai gardée à cet effet. Après paiement, je la remettrai au talon aiguille.

Où font-elles leur nid, les hirondelles de mer ?

2 septembre 2015

Les Grandes bouches par la Cie les Egarnements au festival des Affranchis à La Flèche le 12 juillet 2015 (2)

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Du coup, il fallait bien le porte-voix  pour emmener du public sous le chapiteau où, manque de bol, il y avait le bar, hyper-bruyant ! Concert non amplifié, petites voix légères, giclée d'accordéon, ça s'annonçait mal. Le silence se fait cependant et on peut déguster "Le Tango stupéfiant" de Marie Dubas, le "Six roses" d'Annie Cordy et le "Si tu t'en irais" de Jean Yanne. Le public apprécie, moi aussi.

20 juin 2015

Répétition de Cont'errance à l'ADEC à Rennes le 17 juin 2015 (2)

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... mais c'était en fait la répétition d'un spectace de contes. La mise en scène-espace-lumières était de Xavier Lesèche et le discours-fil conducteur était hilarant. Mais quel boulot de prendre des photos à l'ADEC avec un compact numérique... et d'enregistrer des vidéos lors de la prestation publique le lendemain ! Mais bon la photo ratée de l'accordéoniste constitue une récompense à elle seule ! Tirons le rideau !

3 juin 2015

Au festival Y' a d'la voix à Iffendic le 31 mai 2015 (2)

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L'excellent quintette d'OrGuenroc, totalement absent de la toile avant ce jour !
Vous allez voir comme je vais les y mettre !
C'est fou le nombre d'artistes hyper-discrets qu'il y a en Ille-et-Vilaine !
Pire ! Les superbes Voix nomades ont supprimé leur compte Youtube !
On ne les trouve plus que chez moi, grâce au cache de Canalblog !
Quant à MC PAA et MC JK, ce duo a une bonne excuse : il n'est né qu'avant-hier !
En attendant, si tout va bien, ce week-end les B Car... vont à Paris !
En route pour la gloire ! LOL !

16 mai 2015

LE DEUIL DES OISEAUX

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Elle était née avec une toute petite clé dans la main. Personne ne savait à quoi elle pouvait servir. Papa n'était pas serrurier, maman n'était pas musicienne. Alors on s'interrogeait. Qu'est-ce que ça voulait dire ?

Il était né avec une cartouche de fusil dans la main. Personne ne savait à quoi elle pouvait servir. Papa n'était pas chasseur, maman ne sniffait pas de poudre. Alors on s'interrogeait. Qu'est-ce que ça voulait dire ?

Un jour quand elle a été grande elle a pris la clé des champs.

Un jour quand il a été grand il a pris la poudre d'escampette.

Alors papa et maman ont cessé de s'interroger.

Peut-être que tout cela ne voulait rien dire.

Alors ils n'ont plus rien dit.

Et j'ai mis un point final
Sur cette histoire banale.

Ecrit à l'atelier d'écriture de Villejean le 5 mai 2015 d'après un incipit de Pascal Perrat 

22 décembre 2014

Dernières courses de Noël à Rennes le 20 décembre 2014 (1)

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 Quand j'ai vu le monde dans les rues et la longueur de la file à la caisse du magasin, j'ai fait demi-tour. C'est vrai que ce n'est pas humain, trop d'humains ! J'ai repensé à ce brave couple dont la femme a dû accoucher dans une étable entre un boeuf et un âne. S'ils voyaient ce qu'est devenu le souvenir de cet événement !

Restons-en donc pour le moment avec ce cadeau musical acheté au siècle dernier :

Ajoutons-y ceci, de la même voix d'ange bien accompagnée : 

...et puis encore une pour la route ! 

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