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Mots et images de Joe Krapov
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6 juin 2016

En marge des Fleurs du mail à Rennes Bourg L'évêque le 4 juin 2016 (1)

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Trop fort, la musique ! Je me bouche les oreilles !

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Trop fort, la musique ! J'applaudis à tout rompre !

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 "Les Fleurs du mail" est un festival de pratiques amateurs organisé par l'Association du Bourg l'Evêque, l'ADEC, L'Antre 2 café et la Maison Saint-Cyr. Cette année, c'était vraiment de haute tenue. Nous avons de la chance : nos voisins ont du talent et partagent leurs richesses.

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9 mai 2016

PAS DE CA, LIZETTE !

En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide

5 mai 2016


Je pourrais tout aussi bien

Aujourd’hui je pourrais tout aussi bien me considérer comme redevenu asthmatique, allergique à des tas de choses !

Toux, éternuements, insomnie, découchage, deux nuits incomplètes de suite, fatigue, mal de tête. La poussière de plâtre est partout !

Dire qu’on devait aller prendre l’air et partir camper à Nantes et qu’on a changé de plan ! On s’en va squatter une nuit chez M. Jibhaine où il y a, pour arranger mes affaires, un chat !

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P.S. Bon, ça va, la poussière est retombée, tout est rentré dans l'ordre côté bronches et j'ai vérifié : je ne suis pas devenu allergique à ce genre d'image !

7 août 2020

Vers l'écluse d'Apigné (Ille-et-Vilaine) le 29 juillet 2020 (1)

Derrière chez moi, savez vous quoi qui gn'a ?

Il y a , à quatre kilomètres, les étangs d'Apigné qui jouxtent la Vilaine et son chemin de halage et on y trouve un chantier naval et une belle petite maison éclusière.

Staycation, disiez-vous ? ;-)

On s'en va quand même camper trois jours à Lannion pour réentendre Yannick jaulin à la Roche-Jagu.

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17 juillet 2020

Dans la cathédrale de Nantes le 9 juillet 2020 (2)

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- Sainte-Georgette et le dragon !
- Un peu de sérieux, Joe Krapov. Les quatre statues d'angle du tombeau des parents d'Anne de Bretagne
représentent les quatre vertus cardinales. Ici c'est la Force.

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- Ici c'est la Tempérance.
- La maîtresse des horloges ?

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- Là tu vois le double visage de la Prudence

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- Et ici on a affaire à la Justice.
- Comme les Balkany ?
- Ou comme les Fillon !
- Pauvre François 1er !

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6 octobre 2013

COMMENT ON EST VITE AMENÉ A BAISSER D’UN PLATON


- Je sais dire : « Je ne sais pas » en anglais. C’est : « I don’t know ».
- …
- Je sais dire : « Je ne sais pas » en allemand. C’est : « Ich weiss nicht».
- …
- Je sais dire : « Je ne sais pas » en russe. C’est, phonétiquement : « Ia nié znaïou ».
- …
- Je sais dire : « Je ne sais pas » en italien. C’est : « Non so ».
- …
- Je sais dire : « Je ne sais pas » en espagnol. C’est : « No sé ».
- …
- Je crois qu’avec tout ce savoir, je puis sortir et m’en aller affronter le monde !
- Commence d’abord par changer l’ampoule à l’entrée de la caverne !
- Ah désolé ! Ça, je ne sais pas faire !

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Photo prise aux Eyzies (Dordogne) le 25 juillet 2013

Texte écrit pour les Impromptus littéraires du 30 septembre 2013 d'après la consigne "Ignorance"

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10 mars 2016

Le long du Roubion à Montélimar (Drôme) (4)

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 Que deviendraient-ils,
L’affreux reître et le bélître
Sans épée ni cape ?

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 Ah ! L’arrière-goût,
L’âpreté de la migraine
Lorsque l’on dessoûle !

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 On était l’aîné.
Le temps distribue disgrâces :
On devient l’ancêtre !

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Tous les autographes
De ceux qui vous idolâtrent…
Partis ! Déplâtrage !

Ecrit à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 8 mars 2016
d'après la consigne :  "Ecrire des haïkus en y insérant un ou deux mots
qui contiennent des accents circonflexes issus de cette liste"

 

En un mot comme en cent :  366 réels à prise rapide

9 mars 2016

Debout dans

Debout dans le salon de Marie-France je goûte la discussion à propos de « Blagues à part » de Vanessa Rousselot et les tartelettes au citron du potlatch.

On est là dans le cadre des projections à la maison de l’association « Comptoir du doc ». Il pleut dehors, on a ri jaune au film sur l’humour palestinien, c’est un mercredi, jour du « Canard enchaîné », mais je ne me sens pas responsable des misères de ce monde.

Je suis comme un enfant debout dans un musée, les grands parlent, et moi je rêve en regardant les couleurs du tableau.

 

8 mars 2016

Le Forum des cultures bretonnes de Sevenadur à Rennes le 6 mars 2016 (1)

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Cornegidouille ! Le Père Ubu s'est acheté un nouveau costume !

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Avant d'aller voir la Commedia gastronomica à la Maison du Ronceray, nous avons marqué un arrêt au forum de Sevenadur sous la halle Martenot. Il y avait là une ambiance tranquille et de quoi photographier. Alors j'ai photographié !

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On a adoré cette affiche signée http://www.imagic.fr

26 novembre 2014

Broderie à domicile : Rennes le 26 novembre 2014

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 On a beau se décarcasser, les femmes feront toujours mieux que nous !

Quand je rentre de mes trois kilomètres à courir-sauter comme un môme par-dessus les flaques je trouve sur le canapé ce peignoir  de bain fabriqué par la fée Viviane pour sa copine Schéhérazade (Schéhérazade, c'est comme ça que j'appelle désormais "ma gonzesse, celle que j'vis avec !").  Bien pratique pour retirer sa combinaison de longe-côtes à l'abri des regards! Et je me dis que je n'imaginais pas du tout, en épousant la demoiselle, que nous deviendrions elle et moi de tels... sportifs !

30 octobre 2014

Entre Saint-Lô et Rennes le 26 octobre 2014 (1)

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Quand il vit son maître s’élancer à l’assaut des moulins à vent, les prenant pour des géants, Sancho eut du mal à garder son sang-froid.

Quand Valérie apprit que son amant avait demandé à son garde du corps d’aller acheter, pour sa nouvelle maîtresse, des croissants chauds elle eut du mal à garder, à ce qu’on en croit, son François.

Quand il vit son maître s’élancer à l’assaut des éoliennes, les prenant pour des moulins à vent, Sancho eut du mal à garder son sang-froid.

 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 316 d'après cette consigne mais pas envoyé (trop court pour obtenir le statut de contribution krapovienne !).

Sous cette photo, en dehors de ce thème, je pourrais écrire aussi :

- Maître, revenez ! cria Sancho Pança. Ce ne sont pas des géants !
- Ah non , c'est quoi ? Des moulins à vent peut-être ?

7 janvier 2014

Vie de famille sur la toile : état au 7 janvier 2014 (4)

Papy Pierre et ses parents

J'ai récupéré sur le Facebook de Mlle Zell cette photo de Petr Bourgeoizov, le papa de Marina Bourgeoizovna. C'est lui, le petit garçon au béret sur la photo. Il y figure en compagnie de son papa et de sa maman. Mlle Zell a entrepris de scanner des albums de photos de son grand-père préféré (elle n'en a plus qu'un !). Ses cousins et cousine s'extasient sur le sourire en coin de leur papy mais le plus drôle des commentaires est celui, tout à fait krapovien, de M. Jibhaine :
"J'aime les directions des regards, le père : "rien a foutre", la mère : "qu'est ce qui arrive sur la route ?", le fils : "hey cool, une photo !""

Tas de sales gosses, va ! ;-)

 

5 janvier 2026

Une Balade marquante à Landrellec (Côtes d'Armor) le 28 décembre 2025

 

Moi je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais il faut savoir que j'ai été très sage cette année et que de ce fait le père Noël m'a apporté... un nouvel appareil photographique ! J'avais un compact, un reflex et maintenant, sans même être passé chez le dentiste, j'ai un bridge ! C'est le Kodak Astrozoom 528.

 

Comme il faut que je m'habitue à son maniement, lors de notre première balade le long de la mer, je laisse filer devant les deux copines de longue date. Le soleil n'est pas de la partie mais il ne pleut pas, du moins pas sur nos têtes. Là bas au loin, peut-être que si.

 

 

 

Au vu des photos prises la veille lors de l'anniversaire de Dame Sonia, je pense que le bridge va faire l'affaire. Le déclencheur est silencieux, contrairement au reflex. En basse lumière, si on ne zoome pas trop et si le sujet ne bouge pas comme un malade atteint de la danse de Saint-Guy, on obtient des clichés corrects. Au pire, il y a un mode "sport" pour éviter les bougés. La cerise sur le gâteau, c'est le zoom : il grossit jusqu'à 52 fois ! En témoignent les trois clichés ci-dessous, pris au même endroit :

 

 

Vous voyez le phare, sur l'île à gauche ? Et là, vous le voyez mieux ? demande l'ophtalmo.

 

 

Et le rocher en équilibre, à droite ?

 

 

J'ai l'air de fanfaronner, mais ce ne sont pas ces performances-là qu'on retiendra de cette randonnée à Landrellec. Pendant que je fais mumuse avec mon nouveau joujou, les deux copines, mains dans les poches car il fait froid, discutent de choses et d'autres. D'un seul coup notre hôtesse trébuche sur une pierre plantée au milieu du chemin et va s'affaler sur le sol, l'arcade sourcilière la première. En langage enfantin, ça s'appelle un askident. J'accours pour relever le cadavre corps. Elle tient encore debout mais elle s'est mordu la lèvre et du sang perle à la paupière. 

 

Une belle image en guise d'interlude avant d'énoncer le gag final ? Avec le photographe boulimique, il suffit de demander !

 

 

Deux, même ?

 

 

En plus du mal aux côtes, Madame Anita s'est promenée tous les jours qui ont suivi avec un magnifique cocard sur l'oeil gauche ! Un vrai, bien au beurre noir, genre boxeur d'après K.O. ! Et il a fallu, de mon côté,  que j'explique à toutes ses visiteuses que je n'étais pour rien dans l'affaire !  C'est incroyable comme, depuis l'affaire de Fadièse Mitoute, on est suspecté de tous les maux dès lors qu'on appartient au sexe masculin, maintenant ! ;-)

 

 

 

19 septembre 2024

Balade dans l'île de Vassivière (Creuse) le 31 juillet 2024 (2)

 

 

C'est dur de reprendre ses marques sans ses outils habituels. J'ai réinstallé un logiciel de renommage d'images sur mon portable et je l'ai utilisé pour réduire la taille des images. D'habitude je faisais ça dans Picasa. Et là je me suis planté : j'ai choisi de les mettre en 1280 x 1024. Ben oui, ce n'est pas le même rapport que sur la photo originale ! Je viendrai corriger ça demain soir ! Là je n'ai plus le temps, je veux retourner lire la suite de "La Marelle" de Julio Cortazar dont je reparlerai : ce bouquin a la structure la plus biscornue que j'ai jamais vue !

 

 

 

 

 

P.S. C'est rectifié. Si ça vous intéresse je viens de découvrir un outil en ligne qui s'appelle Imagereiszer et qui fait très bien le boulot. Il a même le mérite d'agrandir sans trop de pertes les petites images qu'on récupère sur Internet et dont on a besoin pour ses diaporamas ! ;-)

10 septembre 2024

Sur la Ballade avec Brassens à Rennes le dimanche 8 septembre 2024 (1)

 

Quelques premiers portraits de musicien-ne-s volés entre les gouttes. En attendant de publier quelques pépites sonores volées elles aussi mais offertes en partage aux quelques Brassensophiles de Belgique et d'ailleurs qui passeraient par ici - il faut bien que je mérite ma mauvaise réputation et les stances aux cambrioleurs qu'on ne manquera pas de m'écrire ! ;-) -.

 

 

Comment ça ? Le chanteur Renaud Séchan était sur la promenade Georges Brassens à Rennes ce dimanche et personne ne nous l'a dit ? C'est fou, ça ! ;-)

 

 

De ma seule incursion devant cette scène dédiée aux "Enfants de Brassens" je n'ai ramené que cette photo d'Ulysse Mars interprétant "L'Amandier". C'est mon gros regret sur ce festival : quand on se produit soi-même une heure et demie en off, on ne peut pas entendre tout ce qui est chanté simultanément sur les cinq scènes mises à disposition ! On m'a dit grand bien par exemple d'une prestation "Brassens chanté en kabyle".

 

 

L'ami Daniel M. n'a ménagé ni sa voix ni la manivelle de son orgue de barbarie pour faire chanter au public les tubes de l'oncle Georges.

 

 

Enfin une version à deux voix de "L'Orage" ! Mon enregistrement de ce morceau est parasité par des bruits de micro et j'étais attendu scène suivante pour faire... le souffleur pour le compte d'un "Am'nez zique" mais je pense que ce quatuor valait vraiment le coup !

 

 

Ici aussi, il y avait deux merveilles d'originalité à entendre. Sans doute une chanson inédite et ensuite une chanson de Gaston Couté, "Toinon", très bien interprétée. Je reviendrai la partager dès que j'aurai récupéré mon ordinateur, mon Audacity et mon WindowsMoviemaker !

 

 

- C'est marrant, il me semble avoir déjà vu ces deux gars quelque part ? Mais quant à me rappeler où ? Tiens, justement, ce ne serait pas un des deux membres des Am'nez zique ?

 

- Ah non ! Nous on est les B Car ! Dièse et Bémol pour vous servir "Les Oiseaux de passage", "Oncle Archibald" et "Comme une soeur" sur des rythmes plus énervés qu'à l'habitude ! 

 

 

Maurice Guéguen interprète Brassens à l'orgue de barbarie. Très belle voix grave, tempo maîtrisé, "La prière", "Les Passantes" et une chanson de Pierre Mac Orlan, "Rue Saint-Jacques" en supplément "Non-Brassens".

25 août 2024

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 2, Style enfantin truffé de "alors" et de "et pis"

 

D'abord il y a le méchant dragon. Et alors il habite dans un étang tout pourri et pis la ville c'est dans le pays de Kadhafi qui est naze aussi et alors ça s'appelle la Libye et pis le dragon il est tellement feignant à prendre des bains de soleil et pis à se sécher sur la plage à rien foutre de sa journée qu'il a même pas le courage d'aller bosser plus pour gagner plus sa croûte.

 

Alors il vient à la ville, il crache des flammes sur les murs et les maisons et pis c’est aussi dangereux qu’à Rennes en 1720 parce que les toits sont en torchis et pis ils peuvent prendre feu comme celui du Parlement de Bretagne en 1994. Et alors du coup il y a des manifestations de pêcheurs en colère qui vont dire au dragon d'arrêter de faire chier et pis le dragon il les incendie avec son lance-flammes et pis il leur dit : « Si tu me donnes pas deux brebis chaque jour je fous le feu à ta casbah, mon z’ami ! ».

 

Et alors on lui apporte deux brebis tous les jours et pis il en fait des barbecues sur sa plage privée. Et pis un jour les troupeaux sont à sec et alors c'est le roi qui vient trouver le dragon et pis le dragon répond : « Faute de merles, on mange des grives ! Si tu n'as plus d'agneaux, donne-moi des fatmas ! ».

 

Et alors le roi présente à son peuple les nouveaux déshydratés du dragon. Non, c'est pas les déshydratés, c'est les desiderata, un mot compliqué que je connais pas trop. Et pis son collaborateur le grand vizir dit : « On va faire un grand tirage au sort pour savoir quelle fille on va donner à bouffer à la bête humaine ». Et alors c'est vraiment pas de chance parce que c'est justement la fille du roi qui sort en premier. Impair, rouge et passe, comme on dit à la roulette russe !

 

 

Et alors la princesse Carla elle met sa robe de mariée et pis on l’attache au rocher où le dragon vient tous les jours pour becqueter. Et alors il y a un étranger qui arrive dans la ville et pis il s'appelle Sarkozy, il a un cheval blanc, un écu blanc avec une croix rouge et pis une grande lance. Et alors il demande à la princesse ce qu'elle fait là déguisée en mariée, si c'est le carnaval du bled ou quoi. Alors la fille le met au courant et pis lui il va trouver le roi et il dit :

 

- Si tu me promets 500 signatures et la conversion de ton peuple au curé plutôt qu'à l'instituteur je te débarrasse du dragon. Avec moi tout devient possible !

 

 

Et alors le roi accepte vu qu’il a pas le choix parce que sinon c’est procréer plus pour engraisser plus le salaud qui nous exploite.

 

Alors le Sarkozy il dresse une grande tente près de l'étang et pis le dragon il vient le voir parce qu’il est très curieux. Alors Sarkozy lui dit : « Jette un œil dans cette tente il y a un autel à l'intérieur ! ». Et alors le dragon passe la tête dans la tente et pis il lit sur un bout de papier « Porter des talonnettes, c'est déjà être malhonnête ! » et pendant ce temps-là Sarkozy lui balance un coup de lance au bon endroit et pis le dragon il meurt.

 

 

Alors après il est nommé roi pour cinq ans et pis il épouse la princesse Carla et pis il convertit tout le monde au néolibéralisme et après il devient saint et ils ont une petite fille et alors je crois que j'ai rien oublié.

 

Sauf que j'ai peut-être confondu : le chevalier ne s'appelle pas Sarkozy, il s'appelle Georges.

 

Et pis alors? Ça change quelque chose ?

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 28 février 2012

d'après la consigne AEV 1112-19 ci-dessous

17 août 2024

Triptyques du lac de Vassivière (Creuse) : entre Broussas et Masgrangeas le 2 août 2024 (2)

C'est en découpant, une fois tous les deux mois, mes numéros de Télérama en vue d'effectuer des collages, que je retombe sur des articles juste survolés alors qu'ils sont intéressants ! Dans le N° 3881 du 29 mai 1981 la rubrique "Sélection vinyle" s'intéresse à "Parfum d'acacia au jardin", un DVD de Jean-Louis Murat  de 2003 dont la musique est ressortie récemment en vinyle.

 

On peut y lire ceci, sous la plume de Laurent Rigoulet : "Le chanteur du Col de la Croix-Morand a déjà publié, à l'approche du printemps, les vingt trois compositions de son Lilith de haute volée et il pourrait réciter de tête le suivant quand il s'enferme en studio avant Noël tel Neil Young dans sa grange pour enregistrer en une seule prise une douzaine de chansons qu'il a écrites à la volée. Il est entouré des fidèles Fred Jimenez, Stéphane Reynaud et Christophe Plie, son Crazy horse à lui, et s'offre la liberté d'étirer les morceaux en longues coulées de guitares abrasives habitées par le blues du delta".

 

Là n'est pas l'essentiel. Ce qui m'a profondément marqué dans cet article, c'est "la devise d'artisan acharné  de l'Auvergnat de Douharesse : Tout ce qui n'est pas donné est perdu".

 

C'est pourquoi je vous redonne une série de ces triptyques de Vassivière qui pourraient très bien illustrer la chanson "Deep forbidden lake"... de Mr Young !  ;-)

 

 

 

 

 

 

24 novembre 2024

Contes de traverse à la Maison du Ronceray à Rennes le 23 novembre 2024

 

Ce samedi 23 novembre à la Maison du Ronceray, à l'invitation des "Tisseurs de contes", un conteur et trois conteuses sont venu·e·s de Nantes, ont ouvert des chemins, ont semé des cailloux sous forme d’histoires belles ou terribles ou drôles mais surtout très sensibles.

 

Merci donc à "Contes de traverse", jeune association nantaise, de nous avoir offert des réponses à ces questions de tous les jours  - jours de rêveurs-rêveuses et conteurs-conteuses, bien sûr ! - :

 

Peut-on être amoureuse d’un lac ou d’un étang ? Si oui qu’advient-il en cas de sécheresse ou de réchauffement climatique ?

 

Comment peut-on vivre dans une maison hantée si on est un jeune fermier plein de courage ? Que faire si le fantôme vient toutes les nuits, vous dit qu’il a froid, profite de votre bonté d’âme pour partager votre couche et disparaît au petit matin ?

 

Quand on est une petite orpheline placée dans un foyer est-il correct de préparer une fugue pour aller retrouver la tombe de ses parents au cimetière ? Et que rencontre-t-on là-bas ? Une pluie de pièces d’or ? Un nouveau bonheur ?

 

Et c’est quoi cette idée d’enfermer les cadavres de ses sept épouses dans un vieux kiosque à musique et de confier la clé à la huitième ? Ça ne te rappelle pas quelque chose, ce scénario, Soeur Anne ? Ne vois-tu rien venir ? En tout cas dans cette version-là, sans vouloir "spoyeler" la chute finale, l’herbe ne verdoie pas et le soleil ne poudroie pas. Et même si Zorro a bien du mal à arriver, on finira quand même par chanter « Malheur au barbu ! ».

 

Il ne reste plus alors qu’à partir en Irlande et à se mettre dans les pas de John et Mary pour rêver autour de ce problème de mathématiques inédit : « Si on embrasse chaque jour une des taches de rousseur de sa bien aimée, combien de fois aura-t-on les yeux qui pétillent ? Et si la famine survient, vivra t-on assez vieux pour recommencer une deuxième tournée d’embrasse-éphélides ?".

 

Voici un résumé photographique des belles attitudes de nos voisin-voisines !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

7 août 2024

En balade à Lavardin (Loir-et-Cher) le 24 juillet 2024 (1)

 

 

 

J'ignore s'il y a une relation entre le nom de ce village du Loir-et-Cher et celui du personnage d'inspecteur imaginé par Dominique Roulet, mis en images plusieurs fois par Claude Chabrol (Poulet au vinaigre, Inspecteur Lavardin) et drôlatiquement interprété par Jean Poiret.

 

 

 

Toujours est-il qu'on y trouve un joli pont gothique dont je me servirai sans doute pour illustrer le Défi du samedi n° 831 envoyé sans illustrations du fait d'un manque de temps criant et de la difficulté à effectuer un "clic droit enregistrer l'image sous" sur mon ordi-tablette !

 

 

13 juillet 2024

Ecouter la fanfare Mouv'n'brass à La Flèche (Sarthe) le 7 juillet 2024 (1)

 

Le Festival des Affranchis semble victime de son grand succès. C'est la première fois cette année que l'on nous refuse l'accès à la cour de l'école Descartes pour un spectacle, c'est vrai, déjà bondé (on dit aussi "blindé de monde"). Au parc des Carmes, il y a deux fois plus de stands alimentaires et c'est une gigantesque guinguette où il faut faire la queue, aux jetons, au bar, aux restos, avant d'être servi.

 

Même pour ce qui fut pour nous le spectacle de clôture, la fanfare Mouv'n'brass (53) il fut difficile de trouver une place pour bien voir. Pô grave ! Malgré la chorégraphie hyper-maîtrisée des musiciens, je me suis davantage amusé à photographier quelques dos et positions remarquables.

 

 

 

Je suis ton clone, Lucette !

 

 

 

Cela faisait une éternité que je n'avais pas revu le logo de la ville voisine de Sablé-sur-Sarthe. Ça redonne la banane !

27 novembre 2024

Souvenirs de fin novembre 2024 à Rennes

 

Ce dimanche-là, le 24 novembre, quand je me suis levé, il y avait un tigre sur la table de la cuisine. Je n'ai pas osé l'approcher et de ce fait nous avons pris le petit-déjeuner dans la loggia. C'est notre invitée du jour, Mademoiselle Zell, qui avait ramené cette création personnelle du stage de formation de céramiste qu'elle vient suivre à Rennes tout ce trimestre. Ou toute l'année ? Je n'ai pas compris pour combien de temps j'en avais à faire le cuisinier le mercredi soir. Et quand la mère et la fille discutent ensemble, il est très difficile d'en placer une, ne serait-ce qu'une toute petite question d'un ordre aussi prosaïque ! ;-)

 

 

Ce retour temporaire chez ses parents lui vaut de goûter aux joies de la SNCF et le vendredi 22, pour retourner à Nantes, elle a mis plus de deux heures et on l'a fait passer par la bonne ville de Sablé-sur-Sarthe où elle a jadis fait ses premiers pas dans la vie ! Avec la SNCF tout est possible ! Pourquoi mettre une heure pour faire se rejoindre deux métropoles alors qu'on peut en passer deux et plus pour revisiter la Sarthe, ce jardin extraordinaire où 24 heures comptent plus qu'ailleurs ?!

 

 

Ce même vendredi je suis retourné pour ma part dans le bâtiment de la Présidence à Beaulieu pour voir un diaporama sur Venise. J'en ai profité pour photographier les tapisseries exposées là. Je n'ai pas réussi à trouver leur trace sur la toile et je ne sais donc pas qui les a réalisées.

 

 

 

 

 

 

25 juin 2024

LE TOUAREG

 

Il y eut un temps, il y a très longtemps, où la ville de Rennes s'appelait Condate. A cette époque lointaine ni la tour des Horizons, ni le marché des Lices, ni le VAL n'existaient encore. C'est vous dire s'il y a longtemps.

 

En ces temps quasi-immémoriaux le marché des Lices avait lieu place de la Mairie. Il n'était pas rare à l'époque de trouver parmi les vendeurs de galettes-saucisses des marchands venus de plus loin que Betton, que Bécherel ou même que Landerneau. Mais quand Omar le touareg a monté son estrade juste devant la niche où trônait encore une statue de Vercingétorix, on peut dire qu'il a installé un fameux souk dans le paysage. A vrai dire, c'était la première fois qu'on voyait un touareg à Condate.

 

Il portait bien sûr un grand turban bleu et une espèce de chasuble aux manches dorées. Il avait de longues mains, curieusement assez blanches et osseuses, dont il jouait abondamment, comme tous les latins et les plus que latins, quand il donnait des ordres à ses aides-chameliers en train de déballer des monceaux de marchandises. Tout le monde autour d'eux ouvrait de grands yeux ahuris. Que l'étranger fît halte à Condate, passe encore. Mais surtout qu'il y vînt pour faire du commerce et que l'on ignorât ce qu'il avait à vendre, voilà qui piquait au plus vif la curiosité des autres forains et celle des chalands qui passaient au pied du beffroi.

 

Quand neuf heures sonnèrent au clocher de la grosse Françoise, deux des aides-chameliers frappèrent sur des tambours et Omar monta sur son estrade. Dans un gallo tout ce qu'il y a de plus correct, avec juste l'accent pointu de ceux qui ont grandi dans le quartier Sud gare, il déclara :

 

- Pas de salamalecs, les mecs ! Pas de salades aux loukoums, les Oum Khalsoum ! Approchez, approchez, Condataises et Condatais ! Je m'appelle Omar Mer et je viens de très loin. Nous sommes commerçants de père en fils et ce depuis trente-six générations. Dans notre famille on a toujours eu la bosse du commerce et avec nos dromadaires et nos chameaux, nous avons parcouru le monde entier pour vous ramener, amies Condatiennnes et ami Condatiens, des plus lointains pays, les plus inattendues, les plus folles, les plus délirantes des marchandises dont vous n'aviez pas forcément besoin mais que vous allez acheter quand même ! Tout pour votre bonheur, messeigneurs !Commençons, si vous le voulez bien par les célibataires. Y a-t-il des célibataires dans l'assistance ?

 

Quelques index intimidés mais curieux s'élevèrent de ci de là au-dessus des têtes.

 

- Approche, mon ami. Je vois à tes yeux hébétés et à ta langue pendante que tu en as ras la casquette de chercher l'âme sœur sur Internet et de ne tomber que sur des annonces matrimoniales proposées par la maffia russe. Omar Mer t'a apporté la solution à tous tes problèmes. Regarde. 108 écus sonnants et trébuchants pour ce pot de femme-fleur d'oranger. Tu arroses tous les jours pendant quinze jours et regarde ce qui pousse. Regardez, amis Condatifs, amies Condatives. Vous n'allez pas en croire vos yeux.

 

Les deux assistants écartèrent la tenture aux motifs orientaux et revinrent portant un gigantesque pot de fleur dans lequel était plantée une grosse tige noire. Des "oh" et des "ah" admiratifs s'échappèrent du public. En haut de la tige, une superbe jeune femme vêtue d'une robe orange, avec des cheveux oranges, des fleurs jaunes dans les cheveux, des yeux magnifiques, une bouche groseille se mit à se balancer sur la tige au son d'une musique venue d'ailleurs, envoûtante, sirupeuse, abracadabrahatloukoumesque.

 

- J'achète ! lança le Toine, 43 ans aux fraises et toujours pas marié aux radis.

 

- Attends, mon brave ! Pas de précipitation. Chez Omar Mer tu as le choix entre plusieurs options. Peut-être préfères-tu la femme rose ou la femme violette ? Ou encore la femme coquelicot ? Assistants ! Montrez l'assortiment !

 

D'autres femmes fleurs furent amenées sur le devant de l'estrade. Tout le lot de pots de graines de femmes-fleurs partit en un instant.

 

- Maintenant, pour vous Mesdames, nous avons la même chose et en couleurs ! Voulez-vous d'un homme-objet ? Décoratif, docile, ne coûtant pas cher à nourrir et surtout attaché à son foyer, joli à regarder autant qu'agréable au toucher. Messieurs les assistants, montrez l'objet à ces dames !

 

Ils étaient si élégants, si distingués, si craquants, ces personnages à la Magritte sur fond de beffroi breton que ce fut une véritable ruée et que bientôt, dans toutes les rues de Condate on ne croisa plus que gens réjouis emmenant chez eux leur pot rempli de terre et leur espoir d'en voir sortir, d'ici une quinzaine de jours, une fleur humaine magnifique.

 

***

 

Quand Omar eut vendu tout son stock, il regarda la place et n'aperçut plus qu'une toute jeune fille vêtue d'une robe rose et coiffée de deux couettes fleuries fort originales. Elle le regardait fixement et semblait attendre quelque chose d'autre de lui.

 

- Eh bien la belle ? Tu n'as pas trouvé chaussure à ton pied ? Le show est terminé, tous mes pots sont partis comme des petits pains.

 

- Ce ne sont pas vos petits pots qui m'intéressent, monsieur Mer, c'est votre chameau.

 

- Lequel ? C'est que j'en ai toute une caravane !

 

- Celui-là !" dit la jeune fille en montrant du doigt un chameau particulièrement famélique.

 

- Ce chameau-là ? Mais cet animal est très vieux et de plus il a une malformation congénitale.

 

- Oui oui, j'ai remarqué. Combien me le vendez-vous ?

 

- Écoutez, je vais être honnête avec vous. Vous n'allez pas faire une affaire. Je ne lui donne pas un an à vivre. Et puis le climat breton, pour les chameaux, c'est trop humide.
 

- J'insiste !
 

- Ma foi, puisque vous insistez, je vous le laisse à cent écus.

 

- Marché conclu. Dites moi simplement comment il s'appelle.

 

- Il se nomme Khalifa

 

***

 

Quand Isaure Chassériau, la jeune fille vêtue de rose, ramena chez ses parents le chameau à trois bosses, elle n'entendit d'abord que des hauts cris. Et puis, comme on vivait déjà alors en intelligence par ici à Condate, les cris se transformèrent bientôt en rires. Et enfin, quand Isaure fit fortune en louant l'animal pour des promenades à deux dans les rues de Condate, les cris et les rires se muèrent en admiration et en fierté dans la famille Chassériau et dans son entourage.

 

***

 

Au moment de conclure cette histoire, il me faut répondre à deux questions que le lecteur attentif et à la curiosité aiguisée n'aura pas manqué de se poser.

 

- Des femmes-fleurs et des hommes-objets sont-ils sortis des pots vendus par Omar Mer aux habitants de Condate ? La réponse est : "Bien sûr que non".

 

- A-t-on la preuve de l'existence de Khalifa, le chameau à trois bosses ? La réponse est "oui". Son portrait figure encore sur la façade du restaurant homonyme qui trône en haut de la place des Lices, à Rennes. Et surtout, le chameau à trois bosses est enterré au cimetière de Brelevenez à Lannion. Pour vous rendre sur sa tombe, le mieux est d'emprunter les escaliers très jolis qui mènent à l'église qui surplombe Lannion.

 

 

Si jamais, par malheur, vous ne trouviez pas la tombe de Khalifa dans le cimetière, surtout ne m'en veuillez pas. Profitez du panorama. Lannion, ce n'est pas aussi bien que Rennes mais c'est quand même pas mal non plus.

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 08-10-2002
d'après la consigne AEV 0203-03 ci-dessous

23 février 2025

Le Bal sauvage de Sevenadur, place du Parlement, à Rennes le 21 février 2025

 

Sevenadur : Le nom du festival vient du breton et signifie “culture”. Depuis sa
création c’est un festival qui n’a eu de cesse d’évoluer avec les enjeux de société
et avec le monde qui l’entoure par la transmission d’une culture bretonne
vivante, moderne et inclusive aux cultures présentes sur le territoire.

 

Je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais quelquefois, quand j'examine mon comportement, je me dis que je suis une espèce d'idiot. En tant que photographe, je me promène toujours avec mon APN Canon Ixus dans la poche droite alors que je suis propriétaire d'un Canon Reflex qui fait de bien meilleures photos ! La série de portraits de musicien·ne·s captés vendredi soir où, ainsi que je l'ai dit à l'ami Jean-Maurice "Il y a[vait] plus de photographes au mètre carré que de danseurs", ne me démentira pas, botte d'espèr-je !

 

 

 

Liste des choses que l'on n'a jamais faites :

accorder sa guitare place du Parlement !

 

 

Liste des choses que l'on n'a jamais faites :

se mettre du vernis vert aux ongles !

 

 

 

 

 

Liste des choses que l'on n'a jamais faites :

Porter une coiffure afro !

 

 

Liste des choses que l'on n'a jamais faites :

Réunir ses cheveux à l'arrière dans un catogan !

 

 

20 février 2025

TROIS POÈMES DU 28 JUILLET 1985

 

 

Le maestro joue comme un pied

De son violon à perdre l’âme

Et le pire est que cela sied

A ce drôle de mélodrame.

 

Musique

De mastroquet

Estropiée pour Madame

Par le violon malade,

Inquiet,

D’un paltoquet

Minable

A qui on donnerait

Bien plus volontiers

La clé des champs

Que celle de sol

Afin qu’il prenne

La fille de l’air

Ou même

La poudre d’escampette.

 

***

 

 

Sur les places, pavées,

Ont poussé

Par-dessus les arcades

Des fleurs vertes à tige blanche.

 

On les appelle « églises »

Mais personne n’y entre.

On préfère rester dans les « restaurace »,

Attablé devant sa pivo *

Ou, devant les boulangeries

Manger des gâteaux au pavot.

 

Quant au slogan, à la mairie,

Il dit que les temps changent,

Que la religion est l’opium du peuple

Et que l’U.R.S.S…

 

Je n’ai pas l’impression

Que personne les lise

 

Et je préfère, moi aussi,

La bière à la croyance

 

En ce qui vient d’en haut.

 

* En tchèque « pivo » signifie « bière ».

 

***

 

 

A longer des rivières encaissées, serpentantes,

Dans le paradis Šumava - Prononcer « Choumava » -,

 

A tourner au centre des places

Pour photographier les façades,

 

A boire de la bière

Bien plus qu’il ne faut,

 

On reviendrait de ce pays

Bien plus ivre d’images

 

Que ne le voudrait le parti

D’être bien raisonnable en tout.

 

La Tchécoslovaquie,

C’est fou !

 

 

10 juin 2024

Choses vues à La Nouaye (Ille-et-Vilaine) le 8 juin 2024

 

 

 

 

 

 

 

Je n'en parle pas souvent mais il m'arrive de lire des livres et pas seulement des albums de coloriage ! Le dernier écrit avec des petites lettres et au bout duquel je suis parvenu à aller s'appelle "L'Échiquier" de Jean-Philippe Toussaint, auteur franco-belge si j'ai bien tout compris. C'est entre Proust et Modiano, égotiste et pas drôle en diable, mais les passages sur le jeu d'échecs sont intéressants. Le tout est très décousu malgré le projet de rédiger l'ouvrage en 64 chapitres. Mais justement, ce côté recueil de souvenirs ou juxtaposition de courtes nouvelles autobiographiques a facilité ma lecture.

4 décembre 2025

ACH ! PARISSS !

 

Où est passée Paris dans l’oeuvre de Georges Beuville ?

 

Il y a 23 illustrations en bichromie, signées de lui, dans ce guide de la France pour les Allemands édité en 1941.

 

Cet ouvrage qui est vendu autour de trente euros sur Internet et que j’ai trouvé parmi les trois tonnes de livres de mes beaux-parents a été rédigé par de nombreux… collaborateurs. ;-) et ;-(

 

Cinq illustrateurs, un auteur pour le texte, Roger Roumagnac, un auteur pour la partie gastronomique, Pierre Andrieu, un traducteur, Alfred Fraude, un adaptateur allemand, Hans Banger, et un éditeur intellectuel pour l’ensemble, Doré Ogrizek .

 

C’est un bel objet, le papier n’a presque pas jauni, les illustrations sont sympathiques, il y a un index des lieux cités et une liste alphabétique des curiosités architecturales à visiter à Paris et en province.

 

Mais voilà : dans la partie Paris, Georges Beuville ne s’est pas embarrassé de décors pour représenter la capitale. Était-ce pour lui une façon d’opposer une certaine résistance à cette troisième très envahissante visite de nos voisins d’Outre-Rhin ?

 

 

Tout juste aperçoit-on la tour Eiffel au loin dans l’image du train sur laquelle on voit l’inspecteur Crouton se pencher à la fenêtre. Du coup son chapeau s’envole ! Voilà ce que c’est de ne pas comprendre ce que veut dire « Nicht hinaus lehnen » !

 

Les étudiants du Quartier latin se pendent à l’enseigne médiévale de la Truie qui file. Ces contemporains de François Villon se prennent-ils pour la très perchée Lorelei ? Deux images plus loin ils nous jouent mai 68 avant l’heure, clamant que « nous sommes tous des juifs allemands » et bombardant de tabourets et de cafetières un bourgeois aussi désemparé que le général de Gaulle le jour où il est allé demander conseil au général Massu à… Baden-Baden !

 

 

De la même époque date l’affaire de la Tour de Nesle. Comment ? Vous ne la connaissez pas ? Moi non plus du reste, même si j’ai lu, il y a très longtemps, le roman presque éponyme de Michel Zévaco. J’en ai appris plus sur cette légende urbaine dans ce « Guide du routard vert-de-gris » dont je vais avoir du mal à me séparer maintenant que je me suis promis à moi-même de le retraduire en français ! Marguerite de Bourgogne, la plus mante religieuse des reines de France, recevait là ses jeunes amants et s’en débarrassait en les faisant trucider et jeter ensuite dans le fleuve qui traverse Paris.

 

Ça vous rappelle quelque chose, hein, les Brassenssophiles ? Oui, c’est ça, La Ballade des dames du temps jadis !

 

Semblablement, où est la reine
Qui commanda que Buridan
Fust jetté en ung sac en Seine ?
Mais où sont les neiges d’antan !

 

(Wo sind die uralte Schneen ?!)

 

Surtout, malgré l’absence de décor, quel dynamisme dans ces dessins ! Le voleur de crabe aux pinces d’or, la circoncision du chat du rabbin, enfin, du relieur, la fuite des lapins sur le quai de la Mégisserie (prononcer Mé-guis-se-ri-yeu, façon Francis Blanche dans le Papa Schulz de "Babette s'en va-t-en guerre"), le cheval qui s’enfuit et les paysans affolés par la chute de la montgolfière de Jean-Cristobal Ragaru près de Sablé-sur-Sarthe !

 

Sans vouloir donner dans le déboulonnage des statues on ne sait pas trop quoi penser de la vision que nous donne Georges Beuville des autodafés nazis. Qu’est-ce qui choque le plus le professeur Tournesol sur cette image ? Le fait que les plus abrutis de ses contemporains brûlent des livres, s’en prennent à la science et vont jusqu’à déclarer que la terre est plate et que l’action de l’homme compte pour beurre dans le réchauffement de la planète ?

 

Ou bien est-il scandalisé par le fait que le dessinateur lui ait collé, sur le bûcher où brûlent die Bücher, la tête de – Eh oui, c’est bien lui, avant l’heure ! - Zébulon ?

 

Tournicoti ! Tournicoton ! Cette image est censée illustrer le théâtre de guignol du jardin du Luxembourg. D’une façon bizarre, n’est-il pas ?

 

L’Histoire, vraiment, quel drôle de manège enchanté !

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 2 décembre 2025

d'après la consigne AEV 2526-10 ci-dessous

6 juin 2024

Pèlerinage à la Pointe de la Varde à Saint-Malo le 6 juin 2024 (1)

 

C'était, ce jour, le pèlerinage annuel des M'A2R1 d'O douce dans la rue de la Grève, à la plage du Pont où ils et elles donnèrent un concert d'une heure 30 et à la pointe de la Varde où ils et elles déambulèrent après un autre concert "pochette surprise" fort intéressant !.

 

 

 

 

 

Ah j'oubliais. On a aussi dansé la farandole. La farandole des desserts !

 

 

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