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Mots et images de Joe Krapov
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22 novembre 2015

LE DERNIER BOTTETRAIN DE PARIS

C’est une idée qui nous bottait depuis longtemps : aller à la rencontre des petits commerces du temps jadis, entrer dans les bistrots qui affichaient autrefois sur leur devanture « Ici on peut apporter son manger », visiter l’échoppe d’un réparateur de machine à écrire à boule, etc.

Le hasard a fait que, ayant à faire rue de la Pompe, nous sommes passés devant le magasin de M . Jeannot. Les volets de la boutique ont déjà de quoi vous attirer l’œil : semblables à un tableau du peintre belge René Magritte, ils représentent les sabots d’Hélène, les bottes de sept lieues du petit Poucet, la pantoufle de vair de Cendrillon, les souliers de satin de Paul Claudel, le dernier des mocassins Mohicans, la godasse de Samuel en attendant Bécaud, les escarpins d’Iznogoud le fourbe qui rit, les chaussons d’Ernest, les Tatanes que Titine cherche après et d’autres chaussures d’elles-mêmes comme les mules du pape qui signifient qu’on vous attend de pied ferme ici.

Mais, contrairement à ce que l’on pourrait croire, M. Jeannot ne s’occupe pas de chausser les petits petons de Valentine, d’habiller le talon d’Achille ou de soigner les chevilles des personnalités qui enflent. Il faut entrer dans sa boutique et admirer son impressionnante collection de… fessiers princiers !

Car avant que la jet-set ne se délocalise au Pôle Sud, M. Jeannot a tiré le portrait de ces fesses de faces de cul-pincé. Moulés dans une résine synthétique souple, ils sont offerts, moyennant un léger financement, à votre roturière et pédestre vindicte. Comment ça marche, le bottetrain ? C’est simple ! Vous choisissez le séant de la personnalité que vous détestez le plus, vous chaussez le bottetrain – une ranger de pointure 78 – et vous vous défoulez en défonçant le postérieur de l’empaffé(e) notoire que vous avez choisi(e). Une variante consiste à envoyer votre pied dans le derrière en fichant le projectile dans une carabine Lebel de Cadix rebaptisée "fusil à pompe Mariano".

Nous avons testé la chose : cela fait beaucoup de bien. Avant de vous inviter à faire de même, nous laisserons le mot de la fin à M. Jeannot que nous avons interviewé :

- C’est, forcément, logiquement, une affaire qui marche, qui a marché et marchera toujours. Sans cette industrie qui est la mienne, la société ne peut pas avancer. Nous exerçons un rôle tout à fait positif, prépondérant et j’oserai l’affirmer, fondamental dans la marche en avant du progrès. C’est d’ailleurs ce que dit depuis des siècles la devise de notre famille : « Il ya des coups de pieds au cul qui se perdent ? Venez chez nous les retrouver ! ».

Pour prendre votre panard, une seule adresse : « Au coup de pied dans le cul », rue de la Pompe à Paris.

Plonk 01 Bottetrain

 Ecrit à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 17 novembre 2015 à partir de cette consigne :

Vous êtes correspondant du journal Ouest-France, grand reporter au Monde, journaliste à FR3… On vous a chargé d’assurer les reportages suivants pour la prochaine édition du journal :

  • Le premier congrès de l’association française d’apiculture à Nantes. Mme Adèle Petitpot est élue reine danseuse présidente à v
  • Les petits commerces du temps jadis : la boutique de monsieur Jeannot, le dernier bottetrain de Paris

Ils seront illustrés par une image de Plonk et Replonk.

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21 décembre 2014

Lumières hivernales : Rennes le 15 décembre 2014 (4)

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Devant un tel ciel
Enfermer un photographe
C'est vraiment cruel !

Réjouissances dévédesques

J'ai couru par deux fois jusqu'à la Bibliothèque Lucien Rose, qui est fort éloignée de chez moi, pour emprunter ce dévédé dont j'avais lu beaucoup de bien. Et c'est vrai qu'on a pris beaucoup de plaisir à le regarder, d'abord parce que l'action se déroule en Italie, qu'il y a de bons acteurs, beaucoup d'humour et qu'on est plus dans la Bibliothèque verte qu'autre chose. Jubilatoire ! 

12 janvier 2024

TROIS POEMES DÉPOSÉS AU BESTIAIRE

COMPLÈTEMENT PIQUÉ

Autres temps,
Autres morses.

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SUR LE STAND DE TIR DE LA FÊTE FORAINE

- Je fais mouche à tout coup !
Dit l'asticot.

AEV 2324-13 Asticot 3

 

FAON

Fichtre !
Le faon est mélophobe !
Jugeons-en par ce dialogue :

- Eh ! Gratte, gratte sur ta mandoline,
Mon petit Bambi !

- No !

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Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 19 décembre 2023

d'après la consigne AEV 2324-13 ci-dessous.

25 janvier 2014

UN APPEL POUR MISTER KSAPAROV

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- Allô ? T’es où, là ?
- Ah tiens ! Ce cher Averell ! Figure-toi, ami Krapov, que je suis à Amsterdam en train de photographier les reflets des péniches dans les canaux. Il fait beau, il y a peu de vent, c’est un régal pour l’œil.
- Arrête de déconner, Harry ! T’es où en fait ?

  

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- Comment as-tu fait pour deviner que je n’étais pas à Amsterdam ? Tu as raison, je suis à Séville, je visite le monastère de Santo Tradero Chrysostomo. Le cloître est magnifique avec ses arcades refaites à neuf et ses chapiteaux de rue du cirque corinthien. Les moines fabriquent des cartes postales de toute beauté en forme de quatre-quarts breton. Je viens justement d’en acheter une pour te donner de mes nouvelles.
- Non mais, allô, quoi ! T’es où, vraiment ?

 

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- Je suis dans les jardins Boboli à Florence. Je n’ai pas trouvé la statue de Cadet Rousselle chevauchant sa tortue mais la roseraie est magnifique. Toutes ces fleurs, ça donne envie de chanter les Roses blanches… ou de partir visiter la TransBertheSylvanie !
- Non mais, Harry, sérieux, t’es où, là ?

 

 

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- Je suis sur la mythique route 66, celle qui traverse les Etats-Unis d’Est en Ouest ou d’Ouest en Est suivant le sens. Je suis à mi-chemin entre Chicago et L.A. Je suis au volant d’une Chevrolet superbe, ses chromes scintillent au soleil et sa carrosserie vert et crème me fait traverser des united strates de temps que tu n’imagines pas ! Tantôt c’est Bill Haley et ses Comets qui jouent « Rock around the clock » tantôt c’est Neil Young and the shocking pinks qui balancent leur “Everybody’s rocking”. J’ai un Stetson sur la tête…
- Désolé mais j’y crois pas une minute à tes f’Harryboles !

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- Tu as raison. Il caille ici ! Je suis à Legoland à Billund au Danemark. Toute la ville est construite en lego. On vient de faire un tour aux montagnes russes et maintenant on va au mariage célébré à l’hôtel de ville. Je suis invité à la noce. C’est pour ça que je ne répondais pas à tes appels téléphoniques. Je veux en profiter un maximum
- Arrête tes conneries, Harry, tu me fais user mon forfait. T’es où là ?
- Je suis chez moi, à Rennes, imbécile ! Je viens juste de te raconter mes rêves du week-end dernier ! Tu devrais t’en douter du lieu où je me trouve puisque tu m’appelles sur mon fixe !
- Ah oui, tiens, j’ai fait le n° de ton fixe !
- Et tu n’as pu faire que celui-là : je n’ai pas de téléphone portable !
- Mais tu n’es vraiment pas moderne, Harry ! Pourquoi n’as-tu pas de portable ?
- Jusqu’à présent, ça m’a permis d’éviter les intrusions des publicitaires, de la NSA et des individus casse-bonbons dans ton genre qui ne te lâchent jamais les baskets et commencent toujours leurs phrases par : « Allô t’es où, là ? ».
- Ah oui ? Et ça marche ton système de défense ? C’est la défense Ksaparov ?
- Ça marchait jusqu’à ce que tu m’appelles et que je m’en rende compte.
- De quoi ?
- Je viens de me rendre compte qu’il y a plus nocif que les ondes électro-magnétiques.
- Ah oui, et quoi donc ?
- Averell Krapov !

*

- M'enfin, Joe Krapov ? Il n'y a pas de gag dans ton interprétation des "Roses blanches" !
- Si, il y en a un !
- Qu'est-ce que c'est ?
- Le gag c'est qu'il n'y a pas de gag dans mon interprétation des "Roses blanches" !
- Non mais allô, quoi, Joe Krapov ? T'es où là ? Au trente-sixième dessous ou au trente-huitième degré ?
- Peut-être aux quarantièmes rosissants !

Ecrit pour le Défi du samedi n° 282 à partir de cette consigne

29 août 2021

En un mot comme en cent. 18 août 2021, Cinq mots essentiels

Amitié
Amour
Cuisine
Ecriture
Musique

Mais je ne résiste pas au plaisir de citer La Fontaine, autre cancer célèbre :

« J’aime le jeu, l’amour, les livres, la musique,
La ville et la campagne, enfin tout ; il n’est rien
Qui ne me soit souverain bien
Jusqu’au sombre plaisir d’un cœur mélancolique »

Quand j’écris «autre cancer célèbre", je ne pense pas à moi, je pense à Proust ! ;-)

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Ces cinq photos ont été prises le 10 août 2021 dans le merveilleux jardin des plantes de Coutances (Manche).

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18 septembre 2023

Choses vues à la Braderie Saint-Martin à Rennes le 17 septembre 2023 (2)

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 - Au vu de ce qui est tombé tout à l'heure voilà une acquisition qui s'impose !
- C'est vrai, la météo n'a plus rien d'académique !

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Ces affiches publicitaires russes auront-elles trouvé preneur ?

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- Vous appartenez à la Société Nationale des Sauveteurs en Mer ou au 31e Régiment d'artillerie de marine ?

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- Tu viens à la braderie Saint-Martin, Isaure ?
- Je ne peux pas, j'ai piscine !

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Ah que Johnny, quel succès ! Mais méfie-toi : on n'entend plus qu'un petit jeune qui monte
sur la sono de cette braderie : Daniel Balavoine ! ;-)

8 août 2023

Philippe Hollevout à l'Hospice Comtesse de Lille le 21 juillet 2023 (1)

"Situé dans le coeur historique de Lille et fondé en 1237 par la Comtesse Jeanne de Flandre, l'Hospice Comtesse, ancien hôpital Notre-Dame, accueillait les malades et les pèlerins. Sa fondation s’inscrit dans un large mouvement de créations d’asiles hospitaliers qui se multiplient au cours des XIIe et XIIIe siècles. Désormais, ces murs abritent le musée d’art et d’histoire de la ville. Et c’est l’histoire de ce patrimoine emblématique, l’un des derniers témoignages des comtes de Flandre dans la cité lilloise, qui vous est racontée dès le porche d’entrée franchi."

La visite de ce lieu est très intéressante et elle était agrémentée, en cette fin juillet 2023, d'une exposition "parasite" des oeuvres de Philippe Hollevout. Très amusante, décalée et pourtant bien intégrée aux collections. Un très bon moment.

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 Un musée, ça ne vaut pas un bon smartphone, pas vrai ?

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8 février 2023

RETOUR AU PAYS

D 98 05 Burano 25Ce que peut déclencher le rhum de Martinique
Nul ne peut le savoir avant d'être monté
En salle Mandoline et s'il n'a pas goûté
Le poème aux limaces écrit par Dominique.

C'est un voyage en groupe au rythme d'un piano
Qui reste silencieux pendant les mois d'été
Mais de septembre à juin, avec sérénité,
Comme si l'on peignait les murs de Burano,

Les maisons de pêcheurs et les barques légères,
On fait surgir des océans de fantaisie,
On bâtit à Dubaï en signe d’hérésie
Une Maison du vin, on part, on déblatère.

On a laissé la pieuvre et boudé l'Australie
Mais l'on sait tout du roi, de sa prison intime
Et de ses rossignols. Concerto maritime
Dirigé savamment par les didascalies


AEV 2223-19 JK Magritte Love songDe nos stylos surgit comme de la mer Noire
Un trois-mâts fabuleux porteur de poésie :
Ses voiles ont la blancheur des plaines de Russie
Et sur son pont la lune envahit la baignoire

Échappée d'un délire ancien d'une écrivante.
Les mots s'en vont parfois dans le métro magique
Vers Cesson-Sévigné, la ville écologique
Où l'on combat le ragondin qui épouvante.

Des poissons colorés nous emmènent à Vienne
Où l'imagination savoure un chocolat
En regardant valser de jeunes échalas
En ce bal imprévu de licornes et de reines.

Bientôt naîtront de ces flèches sur pages blanches
Des surprises, des mots sortis de leur prison,
Libérés du carcan trop lourd de la raison,
Des histoires : il faut bien, ami·e·s, que l'on s'épanche.

A huit heures survient l'instant de la lecture :
C'est Noël ! Ou c'est Pâques ! C'est joli ! Ça chemine !
Ces chalets de montagne qui ne paient pas de mine...
Mais c'est notre château, l’atelier d'écriture !

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 7 février 2023

d'après la consigne AEV 2223-19 
ci -dessous

13 janvier 2023

Petits travaux d'art du mercredi 11 janvier 2023

Première manipulation d'une tablette graphique ce mercredi. J'ai récupéré le dessin de la panthère fait par l'élève précédénte. A un moment le stylo a déconné et je me suis retrouvé avec des gribouillages par-dessus. J'ai entrepris ensuite de les colorier "à la Miro" !

panthere 4

 

Dans l'après-midi qui précédait mon cours, j'avais publié avec du retard les textes de l'atelier d'écriture de Villejean. J'en ai illustré un avec ce collage dont j'ai refait une version ensuite en utilisant la fonction "transformer" "échelle".

2023 01 11 Isaure joue de la Mandoline

AEV 2223-14 Maryvonne - Mandoline 3

30 janvier 2023

Scène ouverte aux Références électriques le 28 janvier 2023

Au cours du repas que nous avons pris sur place à l'issue de cette scène ouverte nous avons parlé avec nos voisins de table du café L'Amarillys et de celui des Champs libres qui fonctionnaient sur ce même modèle de cercle des poètes disparus-réapparus ou de café-slam. Je suis bien content d'avoir retrouvé cette formule-là aux Références électriques.

Je suis bien conscient que d'en ramener une vingtaine de photographies ne rend pas compte de l'ambiance, de la qualité de l'écoute, de la drôlerie - ou pas - des intervenant·e·s, de leur faculté d'instaurer un silence et un échange avec la salle, toujours très captivée. C'est pareil avec les concerts et j'ai souvenir, ayant été nourri jadis aussi à la lecture de "Rock & folk" et "Best", que deux ou trois photos de guitaristes à cheveux longs et le récit d'un journaliste ne peuvent restituer la richesse d'un concert. Mais, comme disait François Morel à l'époque où il n'était pas encore le VRP multicarte officiel de la "culture France-Inter" - on l'aime bien quand même, l'ancien Deschiens ! - "C'est mieux que rien" !

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24 décembre 2020

EXCURSION VILLEJEANNAISE AU CENTRE-VILLE DE RENNES (1)

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C’est entendu, Villejean regorge de trésors, déborde d’énergies et de synergies mais nous avons été trop longtemps confinés en 2020 pour ne pas éprouver, en cette fin d’année, l’envie d’aller voir ailleurs. Il est temps de dégourdir nos jambes et d’écarquiller les yeux ! C’est pourquoi nous vous proposons une petite balade pas chère, à pied, en métro ou en bus.

Pas très loin de chez nous il y a par exemple le centre-ville de Rennes qui s’est habillé aux couleurs de l’hiver. Nous vous suggérons de vous y rendre sur le coup de dix-huit heures. Notre point de rendez-vous est la place de la Mairie (arrêt à République).

Cette année les illuminations de la société Spectaculaires sont vraiment magnifiques. Il ne s’agit plus de projeter sur la façade de l’hôtel de ville des diapositives colorées ou des vidéos psychédéliques avec musique «comme au cinéma» ou historiettes «comme dans les livres». Et c’est tant mieux.

Nous ne sommes plus au spectacle mais dans une ambiance festive. Des fleurs géantes ont poussé sur la place. Elles changent de couleur, émettent des rayons lumineux, des fumigènes et d’autres projecteurs vous balancent des effets stroboscopiques, des projections de bonhommes de neige en ombre chinoise sur les façades.

Autour de vous les enfants s’en donnent à cœur joie : le sol est tapissé de flocons de lumière et au bout d’un certain temps l’illusion est parfaite. On a l’impression de tanguer, de glisser sur un tapis de neige.

C’est l’endroit idéal pour vous immortaliser et les gens ne font d’ailleurs que ça, se prendre en photo au milieu de ce décor féerique. La formule permet à chacun de garder ses distances avec les voisins et d’admirer tantôt l’opéra, tantôt la mairie et même les immeubles autour de la place.

L’animation est présente jusqu’au dimanche 3 janvier inclus. N’oubliez pas votre masque et pensez à calculer votre temps de trajet pour le retour : le couvre-feu est toujours à 20 heures !

Webp
Ecrit pour Histoires ordinaires/Villejean le 23 décembre 2020

3 septembre 2020

Session plage du matin à Douarnenez (Finistère) le 17 août 2020 (1)

Faites confiance à Marina B. pour aller dénicher le camping le plus haut perché de Bretagne ! Bonjour les retours de la plage après le farniente * !

* (On appelle farniente chez les Krapov les parties d'échecs contre Excalibur au niveau 10 et les regards photographiques sur les nuages entre deux coups pendant que Madame fait du longe-côte pendant une heure dans la tranquille baie où s'ébattent les voiliers).

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19 mai 2020

En route vers le Thabor ! Rennes le 18 mai 2020 (4)

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Bel autoportrait, Mademoiselle !

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Question entendue aux "Petits bateaux" sur France-Inter :
- A quoi sert la reine d'Angleterre ?
Réponse du spécialiste, traduite par Joe Krapov :
- A assurer une permanence. Quoi qu'il arrive au monde
il y aura toujours une vieille dame avec un chapeau ridicule.

L'élément de permanence à Rennes, c'est le manège Zébulon.

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Et aussi la statue de cet imbécile d'Hermès, le vigile des Enfers,
qui ramène en confinement Eurydice parce qu'Orphée s'est approché
d'elle à moins d'un mètre cinquante. "Les gestes barrières, bordel !"

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25 octobre 2022

Arpenter Redon (Ille-et-Vilaine) le dimanche 25 octobre 2022 (1)

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C'est qui, cette statue ?
- C'est Saint Con' voyons ! ;-)

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J'ai toujours un petit pincement au coeur en passant devant cet hôtel de ville. 

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Je ne m'en lasse pas de celui-là, même avec des fautes d'orthographe !

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On ne t'a rien demandé, Joe Krapov ! Surtout pas si la Vilaine était belle ! On sait que tu réponds toujours oui !

11 février 2019

Conteurs et conteuses à L'Ubuntu café à Rennes le 9 février 2019 (4)

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Et du Dino Buzzati pour terminer avec Odile en grande forme.

Voilà de quoi me faire oublier mon incursion déplacée au lycée Descartes de la veille :
une vieille impression de flop total là-bas avec la conférence des Inventeurs farceurs !

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Aux enseignant de jouer maintenant avec la matière qu'on leur a laissée !

25 décembre 2018

J'AI TUÉ LE PÈRE NOËL

- Accusé, levez-vous ! Déclinez vos nom et prénom !
- Jacky Varrod. Mais vous pouvez m'appeler J.
- Très bien, J. Dites-nous comment vous vous y êtes pris pour tuer le père Noël !
- De la même façon que pour les autres, p'tite tête !

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Écrit hors délais pour les Impromptus littéraires du 17 décembre 2018

à partir de cette consigne.

 

 

20 juillet 2018

Pèlerinage à Dureil (Sarthe) le 9 juillet 2018

L'Auberge des Acacias à Dureil n'est plus. A moins d'une résurrection soudaine, il ne me semble pas que nous reprendrons cette petite route entre Parcé et Malicorne. Elle menait, à travers bois, à une auberge de charme, isolée à l'entrée de village de Dureil, dans laquelle on mangeait très bien. Je me souviens d'avoir imaginé là, pour les enfants que nous avions à l'époque, une histoire à propos de la tête de sanglier suspendues au-dessus de la cheminée : "Dans la cuisine, qui est située derrière, ce sont les pattes et la queue qui sont accrochées !".

Quelques temps plus tard, dans le téléviseur de leur grand-mère, nous avons vu "Lapin chasseur" de Jérôme Deschamps et Macha Makéieff. La même idée de décoration de la cuisine avait été reprise par les auteurs des Deschiens !

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22 juin 2018

Un beau soir à Strasbourg le 6 mai 2018 (1)

Au retour du périple allemand, nous avions prévu de nous arrêter trois jours à Strasbourg. En raison des grèves à la SNCF nous avons dû écourter ce séjour (mais nos péripéties dans les gares allemandes ne furent pas mal non plus !). Nous sommes donc arrivés là Strasbourg le dimanche soir et en sommes repartis le lundi après-midi. Pendant ce laps de temps nous avons bénéficié d'une lumière paradisiaque pour photographier cette ville où je n'étais venu qu'une seule fois en hiver. 


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6 avril 2022

UNE IDYLLE INATTENDUE

2122-25 Jean-Paul -Blanche de Forteteste

Sous des atours délicats, Blanche de Forteteste cachait une âme rebelle.

Cela embêtait fort ses sympathiques géniteurs, Guillaume et Brunehilde de Forteteste, roi et reine du pays de Marche-Luy-Dessus, qui n’avaient que cette mijaurée teigneuse comme descendance et se désolaient de la voir refuser, un à un, tous les prétendants qu’ils lui présentaient.

- Vos prétendants, si je les déprécie, c’est que ce sont des prétentieux. Ils ne s’attendent pas à ce que je leur expose mes attendus, mes attentes et mes besoin d’attentions. Certains s’en offusquent et font demi-tour. Les autres prétendent que je suis folle. L’affaire est entendue : je ne me marierai qu’avec un gentilhomme qui saura m’écouter. Ne m’en présentez plus.

Tout ce qu’il y avait de jouvenceaux à marier dans le royaume était de toute façon venu tenter sa chance et s’était esbigné penaud devant cette demoiselle de caractère, férue de rhétorique et dotée par là-dessus d’une très grande culture : elle portait des bas bleus et un hennin pointu sous lequel « elle en avait ». Seuls de temps en temps encore désormais quelques étrangers de passage étaient invités à venir présenter leurs fromages à la zappée, pardon, leurs hommages à la frappée.

***

Ce jour-là, c’était au tour de Superman de se coller à l’entreprise de séduction coton. Il entra dans le grand salon où Blanche tricotait une écharpe de supportrice du SRFC, le Syndicat Reconnu des Filles de Caractère.

- Bonjour Dame Blanche, ô ma Blanche ! Je m’appelle Superman et je joue du ukulélé.

La princesse leva les yeux de son ouvrage et pouffa de rire en voyant la tenue du bonhomme : un horrible collant bleu pervenche recouvert d’un slip rouge lui moulait les couilles, l’écusson portant les armes de sa famille était brodé très large sur son poitrail et il traînait derrière lui une très longue cape rouge.

- Faites donc entendre votre mélopée, seigneur Superman. Ca fait longtemps que j’ai pas ouï ni même joui d’un poil d’uku !

Superman se râcla la gorge, fit quelques « Ploïnk ! Ploïnk ! » sur son petit instrument et entonna « La Dinde et le cochon », une chanson moyen-âgeuse, donc moderne, très ambiguë et très risquée dans le contexte que nous avons évoqué plus haut. Quand il eut terminé, Blanche de Forteteste lui demanda :

- Vous ne connaissez pas une autre chanson que « J’ai une belle dinde et un cochon bien gras » ?

- Si bien sûr mais la suivante, que j’ai écrite et qui a été primée au festival jumelé de la Rose d’or de Gif-en-Josas et de la carotte de Jouy-sur-Yvette n’est peut-être pas vraiment audible par vos chastes oreilles ?

- Waouh ! Vous avez obtenu la carotte d’or de la chanson paillarde ? Mais c’est excellent ! Tenez, enfilez donc un peu ce costume pour me la chanter !

- Quel costume ?

- Celui qui est derrière le paravent ?

- Voilà, j’ai mis les plumes ! Que fait-on maintenant ?

- Montre voir et fais entendre !

- Ca s’appelle « les préparatifs de l’expédition petit Poucet en Aamazonie ».

- Envoie la sauce !

- « Amazone, à ma zone, erre, ô Jane,
Je n’ai pas songé
Pour trouver point G
A prendre cailloux
Pour marquer chemin !

Amazone, à ma zone
Quand tu cries
J’ai l’oreille cassée
Et quand tu débordes
Jusqu’à l’Orénoque
Noque Noque Noque
On heaven’s door
J’ai le coeur en déroute
Jusqu’à Noke Noke le Zoute »

- Génial, Superman ! Génial ! Mais laissons tomber les chansons. Est-ce que tu veux bien rivaliser avec moi au concours du plus gros ballon ?

- Pourquoi pas ? Tout le monde prétend que je ne manque pas d’air !

2122-25 Jean-Paul - Superman en truc à plumes

***

Le roi et la reine de Marche-Luy-Dessus s’inquiétaient. Cela faisait une heure que le jeune freluquet était chez la princesse et elle ne l’avait toujours pas foutu dehors. Au mieux, d’habitude, l’examen durait cinq minutes.

Vous savez comme sont les parents dans ces cas-là : ils ne purent s’empêcher d’aller coller leur oreille à l’huis pour y ouïr, venant d’elle et lui, des choses très surprenantes comme :

- A mon tour ! A mon tour !
- Mais calme-toi ! C’est le quinzième préservatif que tu éclates !
- Ah ouais celle-là, je la connais mais en la mineur !
- Oui, bon OK ! Et à part des bons gros enfants joufflus, tu veux quoi pour ton Noël ?
- Laissez ma chevillette tranquille ! Vous vous êtes trompée d’histoire !

***

Superman revint le lendemain, le surlendemain et neuf mois plus tard on s’aperçut qu’il avait gagné au concours du plus gros ballon.

Superman ! Dire qu’il y a encore quelques mois, c’était un personnage de premier plan ! Demain Superman se marie !


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 5 avril 2022

d'après la consigne 2122-25 ci-dessous

31 mars 2022

Les Collages de Jean-Emile Rabatjoie du 31 mars 2022

2022-03-27 - Nikon 119

Dimanche dernier je suis allé écouter la chorale Chamade à la salle de la Cité.
Je suis donc passé devant l'Hôtel des ventes où était apposée cette affiche.
Elle ne vous rappelle rien, cette tête ?
A moi si !

Isaure l'Africaine 2 (2022 03 31)
Isaure l'Africaine 1

Isaure l'Africaine 1 (2022 03 31)
Isaure l'Africaine 2

2022 03 31 Isaure chronique de pierre

Isaure et la coccinelle de Marcel

2022 03 27 Flaubert joue du saxo 1024

Je crois que Jean-Emile s'est trouvé une autre tête de truc... de Turc avec ce Gustave colorisé qui a squatté les pages de Télérama pendant un bon bout de temps !

3 janvier 2022

En un mot comme en cent. 22 décembre 2021, Provisoire qui dure

L’étable était minable mais il fallait bien que Marie accouchât du petit !

L’hôpital est dans le dur mais il faut bien y aller si tu chopes Omicron !

Qui nous parle de bœufs vaccinés en masse et d’ânes qui refusent de se protéger ? On ne sait plus où l’on crèche avec tout ça !

2021-12-31 - Nikon 39

Photo prise à Ploumanac'h (Côtes d'Armor) le 31-12-2022

2 janvier 2022

En un mot comme en cent. 18 décembre 2021, Ce que j'ai laissé tomber

Ce que j’ai laissé tomber, je peux toujours me baisser pour le ramasser.

J’ai des tonnes de choses à numériser et un article à écrire pour «Histoires ordinaires». Ca tombe bien, à partir d’aujourd’hui je suis en vacances. Je vais pouvoir travailler plus ! ;-)

***

Parmi les chosesque j'ai laissé tomber, je retrouve sur mon ordi un répertoire de documents pour une soirée de lectures consacrée à la Pologne, jamais réalisée. J'en extrais des illustrations pour des contes de Chelm dont je ne retrouve pas les références dans la catalogue de la Bibliothèque de Rennes.

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 Ils ont dû le désherber ou quelqu'un·e l'a volé ! C'est cet ouvrage-ci :

220102 Les Sages de Chelm (I

1 juillet 2023

TOUDIS IN ROUTE !

Nous autres, par ici, au Défi du samedi, nous constituons, l’air de rien, une belle bande d’excentriques.

Lorsqu’il y a une bavure policière, par exemple, nous n’allons pas, pour protester, mettre le feu à une médiathèque.

Plutôt que d’aller répandre de la haine et des insultes sur le site de l’oiseau bleu, nous tâchons, chaque semaine, de poser les pièces d’un puzzle écrit qui constituent, l’air de rien, une œuvre littéraire.

Portrait chinois de Rimbaud

Comme on dit maintenant, « C’est pas n’importe qui qui fait ça ! ». Je me demande même quelquefois si cette excentricité ne confine pas au snobisme !

Mais je ne suis pas ici pour raconter ma vie ni la vôtre. C’est pourquoi j’ai choisi d’évoquer à nouveau, en chanson, le plus grand excentrique de la poésie française.

Voilà un garçon qui avait toutes les qualités pour entrer dans le moule de la société absolument moderne du XIXe siècle occidental et qui a préféré s’excentrer totalement pour faire toutes les conneries possibles aux quatre coins du monde. Si tant est que le monde a des coins.

Sacré Rimbaud ! On n’est vraiment pas sérieux quand on a dix-sept ans ! Et encore moins après !

 

Écrit pour le Défi du samedi n° 744 d'après cette consigne : excentrique.

30 avril 2022

RACONTE PAS TA VIE !

Ils ou elles se posent un peu   : il existe des gens pour qui le mot « diapason » n’évoque rien du tout. D’ailleurs, la plupart du temps, les mots que distribue l’oncle Walrus, chaque samedi que Dieu le mélophobe nous attribue encore, ils n’y entendent rien. Souvenez-vous du capodastre !

Du coup ils s’en vont voir chez Madame Wikipe et découvrent la note "la majeur", mètre étalon des violonistes, et les différentes formes que peut prendre l’instrument qui la fait résonner.

J’ai l’air de médire, comme ça, mais je suis de la même espèce que vous ! Chaque semaine, j’apprends des tas de mots et de choses grâce au Défi du samedi mais il se trouve que désormais pour moi, « diapason » a un autre sens et évoque d’autres moments d’accordage, aussi techniques sans doute mais bien plus plaisants.

Le Diapason est le nom d’un lieu de plaisirs divers installé sur le campus de Beaulieu à Rennes. On trouve là une cafétéria tenue par de sympathiques jeunes femmes, une salle de sport pour étudiant·e·s athlétiques, une salle de spectacle, un hall d’exposition, des salles de réunion et les bureaux du service culturel de l’Université de Rennes 1.

DDS 713 Diapason 129870374

Je vais là tous les jeudi après-midi. J’arrive à 13 h 45, je sors deux ou trois jeux d’échecs du placard et j’installe les pièces sur les plateaux. A 14 heures mes acolytes me rejoignent et, après quelques échanges, autour d’un café, de plaisanteries à propos du Stade Rennnais football club, nous disputons des parties endiablées… auxquelles personne ne comprend rien ! C’est normal, nous poussons du bois, c’est-à-dire que diapason 440, intervalle d’octave, zugzwang, défense Philidor ou Italienne (Sylvana Mangano, a dit Maurice hier !) mes partenaires se fichent de la technique ou du nom des ouvertures comme de leur premier slip aéré. Ce qui explique pourquoi, bien plus souvent qu’à mon tour, je gagne les parties que je joue ! Je ne dédaigne pas pour ma part de lire Europe-échecs ou Ludek Pachman ni de suivre les conseils de Monsieur Quénéhen sur sa chaîne Youtube !

DDS 713 echecs

Mais revenons à nos boutons d’accordéon ! Un mardi matin tous les quinze jours je reviens au Diapason avec ma guitare sur le dos et mon chariot bourré d’un pupitre, d’une boîte d’harmonicas et de cahiers de partitions pour jouer de la musique avec un violoniste, un accordéoniste et une dizaine de chanteurs et chanteuses. Ici aussi, c’est moi le chef, même si cela m’occasionne beaucoup de travail à la maison ! Nous répétons de 10 heures à 11 heures 30 dans la salle du Refuge du Diapason, à l’étage.

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Avant cette ténébreuse affaire de Covid 19, nous avions l’habitude, trois fois dans l’année, de monter sur la scène du Diapason pour faire entendre nos bêtises chantées aux autres membres de l’association réunis pour l’Assemblée générale ou la galette des rois. D’ailleurs, nous avons récidivé récemment et rejouerons le 31 mai à l’A.G. de l’A2R1.

Quand arrivent ces trois jours de prestation publique nous avons pris l’habitude de rester ensemble à la cafétéria le midi et de prendre le repas en commun.

Et c’est là où je remercie l’oncle Walrus de m’avoir fait plancher sur le « diapason » qui permet aux musiciens de s’accorder et sur le Diapason qui permet au loup solitaire que je suis d’être plus en harmonie avec ses contemporains (beaucoup plus que pendant un spectacle au TNB, un concert de rap ou une campagne électorale, par exemple). Car je vais enfin pouvoir raconter cette anecdote ahurissante que je n’ai relatée qu’à Marina Bourgeoizovna qui supporte depuis longtemps mon répertoire de chants de marins et de chansons de marrants.

Un jour que nous étions à table pour ce fameux repas trimestriel, quelqu’un a posé la question de nos origines diverses. Nous avons fait un tour de table : il y avait un Ch’ti, une Mayennaise, des Rennaises, une Parisienne, des Malouins…

Vous le croirez ou non mais je vous jure que c’est vrai : les natifs-natives de Bretagne étaient d’un côté de la table, les autres, de l’autre !

Mélangez-vous, qu’ils disaient !


Ecrit pour le Défi du samedi N° 713 d'après cette consigne : diapason

25 juillet 2020

ENCORE UNE BELLE CRAPAUD-VERIE !

DDS 621 127251074

- Si seulement la grenouille chantait des airs du Prince Igor, « Si tu vas à Rio », «Roule s’enroule ma vie à la tienne», «Le Roi Lion» ou «Girl» des Beatles, «Noir c’est noir» de Johnny ou «Banana Split» de Lio… Si la grenouille jouait des reels du pays d’Eire, du Lionel Hampton sur un piano bastringue, «Mon vieux Léon» de Brassens à la guitare ou «La Ligne Holworth» de Graeme Allwright à l’autoharpe… Si elle dansait à la Revue nègre en compagnie de Joséphine Baker, si elle connaissait Léni Escudéro, Lorie, les Rolling Stones… Même «Au clair de la lune», «Petit papa Noël» ou «Tiens voilà du boudin», l’hymne de la légion… On l’écouterait avec plaisir. Au lieu de cela elle coasse toute la nuit dans l’étang derrière la longère et nous empêche de nous endormir tous les soirs ! Tu parles de vacances ! Tu ne veux pas aller l’embrasser, chéri ?

- Embrasser une grenouille ? T’es folle ou quoi ?

- Qui sait, c’est peut-être ce qu’elle réclame, comme dans les contes de fées ? C’est peut-être une princesse qui a été ensorcelée et changée en batracien. Un baiser lui rendrait sa forme primitive… et surtout la ferait taire !

Vegas-sur-Loing enfila son pyjama et sauta dans ses pantoufles.

- Qu’est-ce que tu fais ? demanda Gertrude étonnée.

- J’y vais, ça vaut le coup d’essayer !

***

Gertrude n’a plus jamais revu Vegas-sur-Loing. Il était tombé, cette nuit-là, sur la mine d’or du Ring : la grenouille embrassée s’est bel et bien métamorphosée : c’était la Lorelei !

Depuis la cantatrice à la voix d’or donne des récitals dans les plus prestigieux opéras du monde entier, Végas encaisse les bénéfices et Gertrude noie son chagrin dans le gin.

DDS 621 lorelei

Ecrit pour le Défi du samedi n° 621 à partir de la photo de la grenouille.

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