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Mots et images de Joe Krapov
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22 janvier 2014

Les mascarons de l'hôtel de ville à Rennes le 19 janvier 2014 (2)

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LISTE DE CINQ CHOSES QUE JE N’AI JAMAIS FAITES ET QUE JE FERAIS BIEN VOLONTIERS SI J’EN AVAIS LA POSSIBILITE

Je ne suis jamais allé à Venise avec de bonnes chaussures de marche et un appareil photo numérique.

Je ne suis jamais allé à Amsterdam. Je n’ai jamais pissé comme Jacques Brel pleurait sur les femmes tellement infidèles que ça sent la morue jusque dans le cœur des frites. Mais bon, si j’y vais un jour, je peux me retenir aussi ou faire ça dans les lieux appropriés.

Je n’ai jamais battu Laure Manaudou en bassin de 50 mètres, que ce soit en nage libre, en dos papillon ou en brasse coulée. Mais je veux bien tenter ma chance contre elle au jeu d’échecs.

Je n’ai jamais assisté à une soirée sex-toys. Et je n’irai que si c’est notre amie E. qui m’invite : je sais que ça restera classe !

Je n’ai jamais joué de banjo ni de pedal steel guitar et je suis impardonnable vis-à-vis de mes rêves : je ne joue pas au Loto !

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16 janvier 2014

Peinture de lumière à Rennes le 2 janvier 2014 (4)

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La locomotive
N'est plus qu'un wagon de tête
Dans les TGV

Combien vaut-elle, aux enchères,
La casquette de Jean Gabin ?

Trouvailles et découvertes

Emprunté "pour voir" samedi dernier : "Chiaccona : Musique pour luth et chitarrone d'Alessandro Piccinini (1566-1638)" par Axel Wolf et l'United continuo ensemble. Pas déçu du tout !

 

14 janvier 2014

Brouillard sur le Moulin-du-Comte à Rennes le 11 janvier 2014 (4)

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... out of the windows...
se pencher... hinaus lehnen...
pericoloso...

Se souvenir de ces choses,
C'est bien pire que l'arthrose !

P.S. Le mardi soir, je rentre de l'atelier d'écriture de Villejean (salle Mandoline) à 21 heures.
Du coup je n'ai point trop le temps de pondre grand chose sous mes quatre fois quatre seize photos du jour.
J'ai donc collé dessous quatre des douze tankas écrits ce soir à partir d'expressions relatives au voyage, au mouvement, au franchissement de la ligne jaune.
Leur titre générique : TANT QUE LA VOIE EST TANKAROSSABLE !

13 janvier 2014

Randonnée à La Roque-Gageac (Dordogne) le 29 juillet 2013 (1)

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 La randonnée de 3 kilomètres est encore une fois mal indiquée dans le bouquin mais ce n'est pas très grave. On suit les balises jaunes et il s'avère qu'elles sont bien plus pratiques pour les marcheurs que nous sommes. Ca monte dans le sous-bois derrière le village puis ça redescend et l'intérêt de la balade est à l'arrivée : on est revenus dans les hauteurs de La Roque-Gageac...

12 janvier 2014

UN PASSE-TEMPS ROBOT-R'HATIF

DDS 280 R2D2 duke Hillary white

- Eh bien dites donc ! On dirait que cela vous a plu, Duchesse !
- Je crois que ça relève de l’indicible tant c’était bon !
- Je commence à comprendre pourquoi c’était si moteur pour certains humains.

- Et c’est encore meilleur quand cela a, comme pour nous aujourd’hui, le goût de l’interdit.
- Il n’y aurait pas moyen de remettre le couvert en inversant les rôles ?
- Cela demande qu’on sorte d’abord de cet univers-là.
- Je n’ai pas bien compris ce qui s’est passé sur la fin. C’était un peu comme une décharge électrique et puis mes batteries se sont trouvées soudain complètement à plat. Plus qu’à plat, même !
- Je vois d’ici le tableau. De la rigueur dans l’effort puis de la rigidité dans le cadavre !
- Mais, Duchesse, je ne suis pas mort !
- Non, monsieur le Duc R2-D2. Moi non plus mais je crains fort que nous n’ayons été punis pour avoir pénétré dans ce lieu interdit et surtout voulu goûter aux secrets des humains.
- Punis ? Pourquoi ? Comment ?
- Essaie un peu de bouger pour sortir de ton cadre !
- Merde ! Tu as raison ! Je suis coincé !
- Nous sommes coincés ! Moi aussi je suis condamnée à rester immobile.
- Mais qu’est-ce que c’est que cet univers ? On a traversé quoi en cogitant ?
- On ne dit pas « cogitant », on dit « coïtant ».
- On est passés dans une dimension différente ?
- Il me semble que oui. Ca a un vieil air de …
- Un air de quoi ?
- Un air de 2D, R2-D2 !
- Mais qu’est-ce qu’on peut faire ? Appeler le gardien du Musée ?
- Il n’y en a sans doute plus dans ce monde-ci. Tu as vu la poussière par terre avec la trace de nos pas ? Je crois plutôt qu’il va falloir s’en remettre au Deus ex machina.
- Et quand est-ce qu’il vient, lui ?
- En général, à la fin de la pièce.
- Et c’est quand, la fin de la pièce ?
- Je ne sais pas. Quelques années-lumière ?
- Mais je ne vais pas pouvoir attendre tout ce temps sans bouger !
- Sois philosophe. Tire parti de la situation. Fais comme moi !
- Et qu’est-ce que tu fais de beau, madame la Duchesse C-3PO ?
- J’essaie de sourire !

 

DDS 280 Joconde C3PO réduit

 Ecrit pour le Défi du samedi n° 280 à partir de cette consigne

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7 janvier 2014

Vie de famille sur la toile : état au 7 janvier 2014 (2)

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Dimanche dernier, j'ai confectionné un porc à l'aigre-douce qui s'est avéré succulent. Nous recevions ce jour-là M. Jibhaine, descendant direct. Pour ne pas tâcher ma chemise de bûcheron NeilYounguesque, j'avais enfilé ce superbe tablier que je serais tenté, pour ma part, de mettre sous verre tant il m'est cher : il est l'oeuvre de Mlle Zell, autre descendante directe (bien souvent du train de Nantes !) et m'a été offert en cadeau à la Noël 2012.

7 janvier 2014

Vie de famille sur la toile : état au 7 janvier 2014 (3)

Mlle Zell 2013

Quand Mlle Zell vient effectuer un stage de piapiatage chez nous, elle oublie toujours de fermer, sur mon ordinateur, sa connexion à Facebook. Cela me permet, en tout bien tout honneur, d'aller voir à quoi ressemble ce bousin dans lequel, jusqu'à présent, je n'ai eu et n'ai aucune envie de mettre les pieds. Hier j'ai jeté un oeil sur le mur de la demoiselle et j'ai appris qu'elle avait changé la photo de son profil pour y mettre une photo de face qui reste quand même une photo de profil, va comprendre Charles. J'ai été assez content de constater que la photo utilisée est l'oeuvre d'un certain Joe Krapov.

15 décembre 2013

Les Zuhesses à Nantes le 14 décembre 2013 (1)

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J'aime bien les musées dans lesquels on a le droit de prendre des photos sans flash. C'est le cas du musée Jules Verne de Nantes dont le site est ici. L'auteur de "Objectif Lune" et "On a marché sur la Lune" méritait bien ce musée consacré à son oeuvre qui a fait rêver tant d'enfants, d'adolescents et d'adultes à travers les siècles.

Comment ça "je n'ai pas tout compris " ?

8 décembre 2013

Samba de la Muerte aux Transmusicales à Rennes le 7 décembre 2013 (4)

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Ces jeunes gens à la musique plus subtile peuvent être écoutés ici : http://sambadelamuerte.bandcamp.com/ 

Je ne me suis pas attardé à ce deuxième concert : la salle de l'Etage du Liberté était absolument bondée et j'avais dans mon sac à dos de quoi mieux réjouir ma soirée :

Trouvailles et visionnages

Feydeau au cinéma avec un petit côté Rose pourpre du Caire de Woody Allen : Occupe-toi d'Amélie par Claude Autant-lara est vraiment hilarant et génial !

 


Occupe-toi d'Emilie 1949 par le-pere-de-colombe

8 décembre 2013

The Travellers aux Transmusicales à Rennes le 7 décembre 2013 (2)

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- En fait je suis allé m'amuser avec toutes les fonctions gadget pourries de mon appareil Canon !
- Et alors ?
- Ben à part ces quatorze-ci j'ai mis toutes les autres photos à la poubelle !
- J'aurais été toi, j'aurais jeté l'appareil !
- Je ne peux pas ! Il ne fonctionne pas sur "Roll over Beethoven" en interne mais quand on lui joue "Les feuilles mortes" il capte super bien les couleurs !
- Alors mets ton bonnet rouge ou ta gapette noire avant de sortir : il caille en ce moment !

7 décembre 2013

Mademoiselle Zell à Rennes le 28 septembre 2013 (2)

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Je suis en retard ! Je suis en retard ! Mademoiselle Zell m'a avoué la semaine dernière qu'elle venait seulement maintenant de se plonger dans la lecture d'"Alice au pays des merveilles". Elle est bien la digne fille de son père qui n'a entamé que cette année (et terminé ce matin, précisément) la lecture des Adamsberg de Fred Vargas !

16 avril 2018

Conteurs et conteuses à L'Ubuntu café à Rennes le 14 avril 2018 (1)

Samedi matin, je me suis fabriqué une carte de visite. Mais je suis tellement discret et timide, tellement personnage de dessin de Sempé, que je ne l'ai encore donnée à personne. Et pourtant je suis épaté par le travail que j'abats ces temps-ci !

Joe Krapov

Poète à ses heures,
photographe à seize heures trente
et musicien aussi parfois

Ici, vous avez vu, je n'arrête pas d'écrire ! Pour vous reposer - ça doit être usant de lire toutes ces bêtises ! - samedi dernier j'ai changé de costume, j'ai pris mes deux appareils et mon enregistreur et j'ai fait le reporter photographe.

Et justement, pour Xavier Lesèche et ses conteurs et conteuses, je suis "LE photographe". Je vous livre donc ce jour un compte-rendu photographique de leur prestation de samedi soir à l'Ubuntu café, rue de la Bascule, à Rennes.


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Jean

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Maître Jacques de Vannes

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Julie

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Catherine

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Odile

17 novembre 2013

Roulettes-Eden à Rennes le 16 novembre 2013 (2)

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Moi non plus, je ne suis pas content ! Je serais, sur le fonds, assez fier d'habiter une ville dont la devise est "vivre en Intelligence", même si je trouve cela un peu prétentieux et du coup je n'aime pas avoir à penser qu'il y a, à la mairie, des gens pas très futes-futes qui ont appelé cette aire de planche à roulettes "Street park de l'Arsenal". J'aurais accepté Skatepark à la rigueur mais Street park ! Un parc de rue ? Qu'est-ce ? C'est pour s'opposer aux parcs d'intérieur ?

En même temps, comme je suis un citoyen positif, j'ai laissé tomber et j'ai rebaptisé l'endroit de façon personnelle. Je l'ai appelé "Roulettes Eden" car cela fait deux fois que je m'y arrête, que je m'y assieds, que je photographie les évolutions acrobatiques des utilisateurs de ce lieu. J'ai l'impression qu'ici, les aléas du monde, les horreurs économiques et autres n'existent plus, que chacun a son défi, son mouvement propre, sa jouissance et que tout le monde, du gamin en trottinette, de l'ado à rollers ou du trentenaire à planche cohabite dans une paix totale. Un paradis en ville.

Allez, Mme Apperré, ayez un sursaut francophile, si vous êtes élue en 2014 : rebaptisez cet endroit Roulettes Eden ou Rouletedenn, ça fera plus breton ou comme vous voulez ! Mais franchement, Street park ! Pfff !

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10 novembre 2013

Un dindon sur la promenade des Bonnets rouges à Rennes le 2 novembre 2013

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Ne soyez pas le dindon de la farce ! La pochade écrite pour le Défi du samedi et publiée ci-dessous est à prendre au second degré, du genre "qui aime bien châtie bien". Je commence à être véritablement fan de Fred Vargas et de son commissaire Adamsberg ! L'épisode du chat policier dans "Dans les bois éternels" m'a réjoui et nous venons passer trois heures captivantes et hilarantes à visionner "Sous les vents de Neptune" !

Même la bande-annonce que je vous ai dégotée est drôle ! Youtube semble sans provisions  autres que tchèques !

Allez soyons sérieux :

 

Toute l'actu Cinéma est sur Commeaucinema.com

13 novembre 2013

Un ciel de matin d'été au Bugue (Dordogne) le 27 juillet 2013 (3)

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Je ne sais pas quel tour surprenant a pris la conversation à un moment mais au dessert nous avions quatre pâtisseries orientales à nous partager à trois. Marina Bourgeoizovna a coupé la corne de gazelle en trois et les trois autres gâteaux en quatre pendant que je passais le café. C'est à ce moment-là qu’on a reparlé du moulin à café électrique. « Est-ce qu’on l’a encore, seulement ? » ai-je demandé. On ne sait plus. Depuis le temps qu’on achète du café tout moulu, maintenant c’est nous qui le sommes, tout moulus quand on fait dix kilomètres de vélo ou treize kilomètres de marche alors que quatre kilomètres de jogging en K-Way sous la pluie, je ne sens rien.

Ca fait une paie que j’ai quitté mon village natal en emportant ce moulin à café. Quand je travaillais à Paris, j’y revenais toutes les semaines ou tous les quinze jours et je repartais le lundi matin avec dans mon sac un paquet de café Méo en grains acheté à la Boulangerie Lecorne. Je me souviens aussi du moulin à café manuel qu’il y avait avant celui-là. Il se rangeait dans le placard de gauche de la cuisine, il était couleur crème et avait un petit tiroir orné de fleurettes rouges. On le coinçait entre ses genoux, on fermait le petit logement métallique dans lequel on avait versé les grains et puis on moulinait. Plus on tournait et plus on entendait Juliette Gréco qui chantait « Eh bien voilà, lui dit-il, j’ai avalé ma pendule ! ». C’était du Queneau. On lui demandait à la fille de Saint-Germain des Prés au nez refait : « Vous aimez Queneau ? » et elle répondait « Oh que oui que j’aime Queneau ! ». A l’époque il y avait aussi Marcel Zanini qui chantait « Tu veux ou tu veux pas ?». On peut bien manger le chat aujourd’hui vu que dans les années soixante on avalait des pendules ! Par contre Tryphon Tournesol n’a jamais avalé le sien de pendule. Surprenant, non ?

 

 

15 avril 2018

DEMAIN LES CABOTS

Demain les cabots
Veilleront en bord de mer
Sur l’éternité

Les hommes seront absents,
Envolés à tout jamais.


Cabotins mondains,
Ronds comme des Botéro,
Leur fête est finie

Les lumières sont éteintes
L’humanité est défunte.

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Sculptures laissées
Par les grands dispariteurs,
Les bottes, liées,

Feront sourire à jamais
Les oiseaux et les insectes


Comme ils ont marché
En tous sens, ces arpenteurs
De planètes rondes

Combien de tours, comme Ulysse,
Avant de rentrer chez eux ?


Pénélope attend
Bien plus belle que jamais
Le guerrier fourbu

Il en a, dis, plein les bottes
Et ses guerres sont perdues !


Ô, chienne de vie !
Pourquoi cesses-tu un jour,
Civilisation ?

Qui enterrera, et où,
Le dernier de tous ces hommes ?


Demain les cabots
Qui se nourrissent de pluie,
De vent et semelles

Resteront droits dans leurs bottes
A rire de ces nabots !


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 3 avril 2018 

d'après la consigne ci-dessous

15 octobre 2013

Randonnée autour des Eyzies (Dordogne) le 25 juillet 2013 (12)

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Finalement il n'y a qu'en vacances que je tiens un vrai blog ! Un truc dans un cahier à petits carreaux où j'écris des trucs comme : "15,66 kms au podomètre. Jeudi soir au camping "Repas périgourdin avec chanteur professionnel". Le gars jouait très bien les morceaux de Dire Straits.

Trouvailles et visionnages

Ca me fait penser que Mark Knopfler est passé à Rennes en juin et qu'en écoutant la vidéo de son concert à Anvers l'autre soir, je me suis rendu compte que le monsieur jouait surtout de la musique irlandaise ! J'ai dû rater un album ! Privateering, peut-être ?

 

12 octobre 2013

L'ORIGINE DU MONDE

 

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L’origine du monde ! Gustave Courbet ! Qu’aurait-il pensé et dit, le peintre, en apprenant que le psych-anal-liste Jacques Lacan posséda un certain temps ce tableau mais qu'il le tenait bien caché à l'abri des regards ?

Dans nos imaginaires – je ne sais pas pour vous, mais moi de plus en plus ! – on a tendance à voir dans les psy-canal-ystes et chez les autres médecins des âmes des espèces de confesseurs très détachés des choses du sexe. Ces hommes de l’art ne seraient pas des cochons, mesdames ! Ils ne seraient pas obsédés pour deux ronds sauf par le nombre des euros que le client leur laisse à la fin de la séance.

Et pourtant, si j’en crois Etienne Klein, une anagramme possible de « l’origine du monde » est « religion du démon ». J’en déduis que le psychanalyste n’aime pas tirer le diable par la queue. Il craint sans doute que celle-ci lui reste dans la main. Et vous l’imaginez, Lacan, avec l’appendice caudal à la main dans le petit cabinet où s’allongent les patients ?

Les patients… Savez-vous qu’on les nomme ainsi parce que la guérison arrive très tard, ce qui permet de rapporter plus gros au soignant ? Celui-ci, devenu riche, peut alors chiner les Courbet aux puces à saint-Ouen tandis que nous continuons de courber l’échine sans faire de tintouin pour gagner plus modestement notre croûte.

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Et donc une fois en possession de ce trésor, notre Jacques s’empressa de le cacher. Longtemps je crus que c’était derrière un rideau noir mais madame Wikipe m’a appris que l’œuvre était dissimulée derrière un tableau surréaliste plus présentable d’André Masson, beau-frère du praticien. Acheter cher un tableau pour le tenir caché à l’abri du monde, c’est honteux !

Dans le même ordre d’idées, pour confirmer mes dires sur l’asexualité des disciples de Siegmund, Freud aurait déclaré : « Quelquefois un cigare est juste un cigare ».

Du reste, pour un peu, à cause de Fabrice Luchini, j’aurais confondu Jacques Lacan avec Roland Barthes et j’étais à deux doigts de penser que cela correspondait à des cachotteries d’homosexuels. Notez que je n'ai pas écrit cachochotteries. Je ne suis ni homophobe ni homophile, bien au contraire !

Peu importe. Je continue et je crois que je continuerai encore longtemps à me demander ce que faisait chez Lacan « L’origine du monde », ce vagin où goutte l’ombre du désir.

 Ecrit pour l'atelier d'écriture de Villejean le 10 septembre 2013 d'après la consigne : écrire le texte entre l'incipit "L'origine du monde, Gustave Courbet" et "ce vagin où goutte l'ombre du désir" qui en est l'anagramme tirée de ce livre.

3 octobre 2013

Les jardins panoramiques de Limeuil (Dordogne) (5)

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Marina Bourgeoizovna m'a demandé de photographier ce chat-là. Aurait-elle des projets cachés ?
Et vous, mesdames, la recette de ce philtre vous intéresse-telle ?
Allez, je suis sympa, je m'approche du chat et je vous la donne à lire ci-dessous.

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Comment ? Vous souffrez de myopie ? Bon allez, je m'approche un peu plus mais quand même !
Au prix de la pellicule 36 poses, vous allez finir par me coûter cher !

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Bien sûr, que j'ai un appareil numérique, comme tout le monde !
;-)

P.S. Si ce philtre magique marche pour vous, merci de ne pas le dire à Marina dans la zone des commentaires !

P.S. Je crois qu'elle ne lit que les commentaires sur ce blog.
Ce que raconte son bonhomme, elle connaît ! C'est rien que des Krapoveries !

21 septembre 2013

AH VRAIMENT QUEL PLAISIR D’ÉPÉDALER DANS LA CHOUCROUTE !

1
Il était un p’tit multispires
Il était un p’tit multispires
Qui n'avait ja, ja, jamais fatigué
Qui n'avait ja, ja, jamais fatigué
Ohé, ohé...

Ohé, ohé Matelas
Matelas emmèn’ moi chez les fées !
Ohé, ohé Matelas
Matelas emmène-moi ronfler !

2
Tu nous fais faire de longs voyages
Tu nous fais faire de longs voyages
Sur la mer de, de, de Tranquillité
Sur la mer de, de, de Tranquillité
Ohé, ohé...

Ohé, ohé Matelas
Matelas je veux en écraser !
Ohé, ohé Matelas
Matelas qu’est-ce que j’aime roupiller !

3
Au bout de cinq à six minutes
Au bout de cinq à six minutes
Je tombe dans, dans, dans les bras d’ Morphée
Je tombe dans, dans, dans les bras d’ Morphée
Ohé, ohé…

Ohé, ohé Matelas
Si Bison futé donne des conseils
Ohé, ohé Matelas
Futon avisé aide au sommeil !

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2 avril 2018

ABRUTI, VA !

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Abruti, va !

On n’ira pas jusqu’à prononcer les mots vu qu’on est tout seul dans la rue mais on s’arrête devant l’affiche publicitaire. Mieux ! On fait demi-tour et on revient la prendre en photo.

Pourquoi se sent-on blessé, lésé, trahi par cette image-là ?

Elle représente un cow-boy bien connu. Il est représenté assis de profil à la table d’un restaurant.

Enfin, quand on’écrit « restaurant » on abuse peut-être ou alors on est généreux.

Le personnage a terminé son repas et il mâchonne un brin d’herbe devant les restes.

Pendant ce temps, sur le mur, son ombre est encore en train de croquer dans ce qu’on appelle, si on est poli, un « sandwich à la viande dont le concept a été importé des Etats-Unis".

Oui, vous avez deviné. Ce type qui mange plus vite que son ombre, c’est Lucky Luke et c’est une publicité pour McDonalds.

Eh ! Vous aviez besoin d’argent frais, les héritiers de Morris et Goscinny ? Combien avez-vous touché pour permettre ce détournement, salir notre imagerie, flétrir notre imaginaire en insinuant que le héros de notre enfance est capable de vénalité ?

Allez ! Tais-toi, Joe Krapov ! Tu vas écrire des bêtises si tu continues !

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 27 mars 2018 
d'après la consigne ci-dessous

15 septembre 2013

LA SAINTE VIERGE

La Sainte Vierge, la maman de Jésus, la pauvre Marie en aurait entendu des vertes et des pas mûres si elle avait vécu plus longtemps. Déjà qu’elle a dû en voir de toutes les couleurs si tout ce qu’on dit sur elle est vrai !

Ce n’est pas moi en tout cas qui jetterai la pierre à la femme adultère, j’aime trop Georges Brassens pour ça et je sais bien qu’il est derrière mais je connais les noms de ceux qui ont commencé pour que je continue. Le plus moqueur est Jacques Prévert dont tout le monde connaît « Je vous salis ma rue » : ah le gros cochon de contrepéteur ! C’est aussi à lui qu’on doit « l’émasculée conception ou qui aime bien châtre bien ». Un drôle de numéro, ce mec-là !

Je ne sais plus ce que j’ai fait pour ma part avec l’immatriculée contraception ni où je l’ai mis et je ne veux plus vraiment le savoir car depuis les lectures de mon adolescence j’ai grandi quelque peu et je ne me réjouis plus de « la passion considérée comme une course de côte » par Alfred Jarry.
Je me retrouve bien plus dans le récit qu’a fait de cet épisode tragique le poète champenois et montmartrois Bernard Dimey. Un temps j’avais tenté d’apprendre ce texte par cœur :

« Tu viens, c’t’après midi à la crucifixion ?
T’as qu’à v’nir avec moi, ça t’changera les idées !
Ta bergère est pas là, profite de l’occasion !
Moi j’ai prévenu Lévy que j’prenais ma journée. »

Et même, en vieillissant, il m’arrive souvent d’entrer dans les églises malgré mon athéisme bien irrécupérable. Je n'emploie pas les mots de Saint-Sulpicerie pour désigner la déco kitsch et tristounette qui encombre parfois certains de ces édifices… « du père et du Saint-Esprit ! » me souffle Jacques Prévert ou son fantôme têtu qui commence quelque peu à faire suaire à la longue.

Mieux, je trouve parfois dans les lueurs des vitraux, dans la projection de leurs couleurs sur les murs ou dans les allées matière à admirer, en tant que photographe, un grand Dieu de lumière et une humanité emplie de bâtisseurs qui n’avaient pas prévu que l’ami Charles Cros et ses contemporains s’acharneraient un jour à l’invention du Kodachrome !

Mais, toujours, à marcher sous l’ogive de certaine cathédrales, dans le sein des églises et des humbles chapelles, quel que soit le style de l’artiste, quelle que soit la matière utilisée pour sculpter la Madone, malgré les sobriquets dont l’affublent Prévert et d’autres hérétiques erratiques ou en toc, je lui trouve, à la Sainte-Vierge un visage inaltéré.

 

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Photo prise en l'église de Trémolat (Dordogne) le 28 juillet 2013

 Ecrit pour l'atelier d'écriture de Villejean le 10 septembre 2013 d'après la consigne : écrire le texte entre l'incipit "La sainte Vierge" et les deux mots de la fin "visage inaltéré" qui en sont l'anagramme.

28 août 2013

Teatro necessario par la Nuova Barberia Carloni aux Affranchis à La Flèche le 6 juillet 2013 (1)

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AUTOFICFION ?

Il fait un grand soleil, ce 22 août, quand Isaure Chassériau pénètre, rue de Dinan, à Rennes, dans le bistrot « Au vieux Saint-Etienne », situé à côté de l’église qui porte le même nom mais c’est le bistrot et pas l’église qui a pour devise « Allez les verres ! ». Encore que l’église pourrait, elle aussi : elle a été depuis très longtemps transformée en théâtre.

C’est Agatha, la deuxième épouse de son oncle Camille Cinq-Sens, qui est au comptoir.

- Ah tiens, voilà Lait-fraise ! lance-t-elle à la nouvelle arrivante et à la cantonade qui se compose en tout et pour tout, cet après-midi, d’un seul client attablé derrière un demi de bière et la page obsèques du journal Ouest-France. Alors, ces vacances, comment c’était, Lait-fraise ?

- Bonjour, Tante Agathe ! Très bien, très bien, merci. Mais c’est hélas terminé.

Isaure n’apprécie pas trop de se faire surnommer Lait-fraise par sa tante mais bon, quand on s’habille en rose et uniquement en rose, on a déjà de la chance, n’étant pas blonde, de ne pas se faire surnommer Barbie !

 

28 août 2013

Le Bugue (Dordogne) le 23 juillet 2013 (1)

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Le concert programmé sous ce kiosque à musique a été annulé pour cause d'alerte orange... pardon d'alerte orages sur tout le département. On n'a jamais vu l'orage ! Il a tourné autour du Bugue et pendant une semaine entière on n'a pas vu une goutte de pluie !

Question musique, on n'aura pas été malheureux cet été, d'autant que cette semaine encore, même en ayant repris le travail, nous sommes rendus tous les soirs au concert. Lundi, c'était D.J. Squiban ;-) avec l'Orchestre symphonique de Bretagne. 

et hier, le concert des jeunes talents nous a fait découvrir un truc complètement fou : le "Corps à corps pour zarb et voix" de Georges Asperghis interprété par Guy-Loup Boisneau. Accrochez-vous, ça décoiffe !

 

28 août 2013

Teatro necessario par la Nuova Barberia Carloni aux Affranchis à La Flèche le 6 juillet 2013 (3)

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Isaure a sorti le petit magnétophone à cassettes qu’elle a acheté à Quimper en 2005, qui marche toujours et qui lui sert dans ses activités de web-journaliste.

- J’ai un papier à faire pour mon journal sur l’autofiction !
- L’autoficfion ? Qu’est-fe que f’est que fette invenfion ?
- C’est quand on raconte sa vie dans un roman, répond Agatha. Genre « J’ai été cantonnée dans les chiottes par les Japs et depuis je travaille du chapeau » ! se moque Agatha.
- Mais ve fuis pas romanfier, moi ?
- Ce n’est pas grave ! Tu es quand même une espèce de roi de quelque chose, dans ton genre, mon chéri. Surtout depuis qu’on t’a posé une couronne !
- Pover ! Dépover ! Effayer la nouvelle, l’enlever, repover l’anfienne ! Fa fait quatre féanfes que fa dure ! Fette fois-fi v’ai failli l’avaler !
- La neuve ou l’ancienne ?
- L’anfienne. Et il f’est enfin défidé à foigner la molaire ! Parfe qu’en attendant, fa faisait deux mois que je maftiquais avec un panfement provivoire !
- Je ne te reconnais plus, oncle Camille ! Toi si douillet d’habitude, tu as réellement eu le courage de pénétrer dans le cabinet d’un dentiste ?
- Fallait bien ! V’avais un trou entre deux molaires : tout fe coinfait dans l’interftife et ve ne pouvais plus mâfer à droite !
- Et alors, ça t’a fait mal ?
- Auvourd’hui oui ! Au porte-monnaie ! V’en ai pour neuf fents euros et vingt-fept fentimes !
- Ouïe ! Eh ben dis donc ! Quand tu vas chez David douiller, t’as intérêt à emmener ta brouette de pièces jaunes avec toi ! plaisante Agatha.
- F’est un drôle de mec ! Tu vas le voir parfe que tu fouffres d’une molaire et il te foigne une infivive ! Foi-divant que mon anfienne couronne était plus fuffivante et que ve risquais une reprise de carie. Elle est où, Agathe, l’afpirine effervesfente ?
- Je vais te la chercher.
- Enfin, bon. A part la douloureuve que ve fais même pas combien on va me rembourfer fur fes dépaffements d’honoraires, à fe fagouin, ve peux dire une fose : les dentiftes, fa fait du bien quand fa f’arrête !

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