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Mots et images de Joe Krapov
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13 avril 2015

La Re-naissance de Léonard au carnaval de Nantes le 12 avril 2015 (2)

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Demandez le programme :
La Renaissance de Léonard : ensemble carnavalesque revisitant l'oeuvre de Léonard de Vinci, symbole de l'homme de la Renaissance, un génie universel, à la fois artiste, scientifique, inventeur, ingénieur, peintre, architecte... Char et groupe réalisés par Créations XXL et V. Vaccaro.

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14 juin 2018

La première balade à Münich (Allemagne) le 1er mai 2018 (6)

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On a vraiment l'impression, sur la Marienplatz, d'être entré dans un jeu de construction en bois pour les enfants !

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Un sgraffite - si si ce mot existe ! - c'est une genre de spoème urbain !

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La krapoverie du jour :
"Autrefois les moteurs du Temps étaient plus écologiques :
ils fonctionnaient avec des cardans solaires"

4 avril 2015

Faire un effet boeuf : un concert dans une boucherie le 28 mars 2015 (8)

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Pour celles et ceux de mes rares lecteurs et lectrices que ce concert à la boucherie commence à gaver sérieusement, sachez que ça va changer : les B Car... ont en projet de se produire dimanche prochain dans une... charcuterie reconstituée et reconstituante à l'Ecomusée de Rennes ! Avec du persil dans les narines !

Nan, je déconnais, poisson d'avril !
Je crois quand même que je vais arrêter de publier des vidéos ici : il y a un site dédié pour cela, très bien tenu, de façon encore plus drolatique, par M. Sebarjo, un tailleur de bavettes de 1er choix !

http://bcar4.canalblog.com/ 

2 avril 2015

"Un fil à la patte" par Muses and C°à l'ADEC le 3 mars 2015 (1)

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J'ai failli être le dindon de la farce ! J'avais bien noté sur mes tablettes que j'avais très envie de voir "Un fil à la patte" par les étudiants de l'ENS Rennes qui nous avaient régalé avec les Blues Brothers l'année dernière. Et puis, une semaine avant la représentation, sur le site web de l'ADEC, on ne programmait plus que "Le Dindon" du même Feydeau par la troupe de l'IGR de Rennes qui est très bien aussi. Je ne suis pas difficile, le "Dindon" me plairait autant que l'autre et nous nous sommes donc installés dans les fauteuils rouges de l'ADEC entourés par tout un poulailler de jeunesse piaillante et gesticulante. Et finalement, c'est bien "Un fil à la patte" par Muses & Co(corico !) que nous avons vu ! Avec plein de trouvailles comme ces costumes de gabelous absolument kitschs et nets ! 

27 mars 2015

La Nouvelle France à la Foire internationale de Rennes le 21 mars 2015 (1)

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Avec mon emploi du temps sursaturé, je n'avais plus que ce samedi-là pour aller faire un tour à la Foire internationale. C'était le premier jour de cette manifestation et il n'y avait pas grand chose dans la programmation. En guise de dépaysement, je me suis quand même baladé dans le temps avec ces Tambours et cuivres de la Nouvelle France costumés comme au temps de Louis XV.

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19 mars 2015

Des animaux rue de Coëtquen à Rennes le 17 mars 2015 (1)

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Une réunion en centre ville à 9 h 30.  Je pars à 8 h 30 et je fais des phtoos pendant une demi-heure sur mon trajet. J'aime bien le récit que j'ai fait de cette journée-là le soir-même à l'atelier d'écriture de Villejean. Mais ce texte est un peu trop personnel pour qu'il puisse être publié. Les copines ont toutes commenté "Ce mec est fou !". Ca m'a beaucoup plu ! Du coup je ne mets ici que les photos !

8 mars 2015

OVNI SOIT QUI MAL Y PENSE

C’est une très belle nuit du mois d’août 2012. Il n’est pas loin de 23 heures à Pleumeur-Bodou (Côtes d’Armor, est-il besoin de le préciser ?). Sur sa vieille bicyclette verte, Erwan Le Flohic revient du village de chalets de Stereden où il a rendu visite à son cousin parisien Erwan Cochard, « l’écrivain », venu passer là une semaine de vacances. C’est peu de dire que les cousins ont arrosé leurs retrouvailles ! Le chouchen a un peu coulé et ce serait faux de vouloir faire croire qu’Erwan roule droit sur la route du radome. « Le radome de la Médumse » comme l’appelle le cousin parisien qui a développé dans la capitale un sens de l’humour un peu particulier à base de jeux de mots laids et de calembours lourds.

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Peut-être bien qu’avec les bolées de cidre descendues auparavant, l’après-midi, en jouant aux cartes au café « Les Chardons » avec ses potes retraités, Erwan a dépassé la limite permise par la loi des 0,5 g d’alcool dans le sang. Mais bon, à cette heure-ci, les gendarmes doivent eux aussi taper le carton en rigolant à la brigade – car il est bien connu que les gendarmes rient dans la gendarmerie. De toute façon, il n’y a pas un chat et le vélo a de bons freins. Tout ce qu’Erwan Le Flohic risque c’est de sortir de la route et d’aller s’emplafonner sur un des mégalithes en résine synthétique de la menhir-parade. Le voilà d’ailleurs arrivé à l’endroit de l’exposition en plein air des menhirs « relookés » par des « artisses » du « qui l’eût » cru « qu’on pût inventer des trucs comme ça » comme aurait pu écrire son cousin Erwan qui aime bien coller des guillemets partout… parce que sa femme s’appelle Guillemette !

C’est avant d’arriver au village gaulois qu’Erwan a dû freiner comme un malade, qu’il est tombé de vélo et que sa roue s’est voilée. Au milieu de la route il y avait une soucoupe volante et quatre lézards géants assis sur des pliants autour d’une table de camping.

- A ! Dampred a vo lost ma hastalodenn, n'eo ket brao dond da evañ aperitifoù amañ ! s’est écrié Erwan ce qui veut dire à peu près, si on s’en remet au dictionnaire trégorrois-français d’Erwan Bescherelle, « Damnée soit la queue de ma casserole, en voilà de drôles de façons de prendre l’apéritif ! ».

Purée, la crise de délirium tremens ! Le pire c’est quand le père lézard, six mètres cinquante de hauteur, à branché l’interrupteur-traducteur de son scaphandre orange et a déclaré d’une voix métallique :

- Ah tu tombes bien toi, l’autochtone à bécane ! Viens donc ici répondre à deux ou trois questions, que l’on n’ait pas fait tous ces kilomètres pour rien !
- Oui ? a fait Erwan en ramassant et essuyant sa casquette de marin qui était tombée dans le freinage et dans une flaque d’huile de vidange. Que… que puis-je pour vous messieurs-dames ? Bon appétit d’abord !
- Merchi ! a dit la petite fille qui avait la bouche pleine de hamburger aux épinards et au ketchup.

Chez les Lézardriviens aussi, le ketchup va avec tout.

- Qu’est-ce qui vous a pris d’envoyer vos saloperies sur la comète « Femme Oie du couscous Tchouri » ? Vous trouvez malin de polluer la Tchouriviera ?
- Euh ? Qu’est-ce que vous dites ?
- Ca ne vous suffisait pas d’être allés déposer un drapeau moche sur the dark side of the Moon en 1969 ? Il a fallu que vous récidivassiez !
- Euh ? De quoi vous parlez ? Et en quelle langue ?
- Et c’est nouveau cette façon de dessiner sur nos tombes ?
- Euh ? Des tombes ? Il n’y en a pas ici !
- Evidemment, nous n’avons pas les mêmes rites funéraires ! Nous autres Lézardriviens sommes immortels mais nous avons quand même une certaine religiosité ! Sous ces grandes pierres dressées, nous avions coutume autrefois, avant la Grande Mue, d’enterrer nos queues. Et nous venons régulièrement, certaines nuits d’été, en pèlerinage à Carnac, commémorer cette époque ancestrale. Ce n’est pas pour que vous fassiez des dessins sur nos monuments !
- Carnac ? Là où il y a les alignements ?
- Forcément, hein ! dit Simone Guelou, la mère. Pas le Karnak en Egypte ! Les obélisques, ce n’est pas nous !
- Mais on n’est pas à Carnac, ici ! On est à Pleumeur-Bodou !
- Pleumeur-Bodou ? T’entends, Simone ? C’est où ça ? Vous voulez nous faire croire qu’on est en Afrique ou quoi ?
- Ben non, on est dans les Côtes d’Armor, en Bretagne, en France, sur la côte Nord. Carnac c’est sur la côte Sud.

Erwan Le Flohic s’étonnait de son élocution retrouvée. L’incident et sa chute de vélo l’avaient comme dessoulé. Les Lézardriviens, eux, d’un seul coup, hésitaient.

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- Notre GPS aurait eu tout faux ? supposa la maman. On aurait raté la bretelle de sortie après Auray ?
- Et ce ne sont pas de vrais menhirs ! précisa Erwan Le Flohic. Ce sont des blocs de résine peints par les artisses du cru ! D’ailleurs vous n’avez qu’à gratter et vous verrez.
- C’est vrai, papa, on voit bien que la Joconde est un faux. Elle n’est pas de Léonard.
- Elle serait plutôt de Johnny Bigouden ! dit le jeune lézard Erwan Guelou qui s’y connaissait plus que le GPS en géographie bretonne et en peinture de la Renaissance.

- Présente tes excuses au monsieur, Pierrot. Tu t’es mis en colère pour rien. Ce n’est visiblement pas lui qui a balancé le crabe mort sur Tchouri. Et il n’est pas responsable du fait qu’on s’est trompés de cimetière. Et que c’est en fait ici un musée en plein air.

- Pas question, Simone ! Je n’aime le « land art » ni sur la carte, ni sur le territoire et je n’apprécie pas plus que ça l’extension du domaine de la pollution. Remontez dans la soucoupe, les enfants, et toi, l’autochtone, estime-toi heureux qu’on ne t’embarque pas avec nous pour que tu viennes t’expliquer devant nos autorités. Allez, disparais, bipède à vélocipède ! Tiens, ramasse-le, ton crabe ! Allez, en soucoupe, Simone !

***

- Freinez, bon sang, Dugommier ! hurla le brigadier Erwan Lorguilloux au gendarme qui conduisait la voiture de patrouille. Qu’est-ce que c’est que ce gus sans lumière qui pousse son vélo au milieu de la route en zigzaguant ? Et c’est quoi l’appareil insensé qu’il traîne derrière lui ? Il est bon pour finir sa nuit au poste, celui-là !

Et c’est effectivement dans la cellule de dégrisement qu’Erwan Le Flohic termina cette nuit du 23 août 2012 où, comme il le raconta plus tard à son cousin Erwan Cochard, « il avait bel et bien rencontré des Martiens ». Une assertion que le brigadier Erwan Lorguilloux contesta toujours :

- 2,2 g d’alcoolémie ! Ce type était bourré plus que Jean-Claude lui-même, Dugommier ! A ce stade-là on peut bien voir des soucoupes volantes et des éléphants roses ! Dites-vous bien une chose, Dugommier, les OVNIs, moi je n’y crois pas !
- Pierre Dac a pourtant écrit « La meilleure preuve qu'il existe une forme d'intelligence extraterrestre est qu'elle n'a pas essayé de nous contacter. ». Ils peuvent avoir eu un moment de faiblesse : « A momentary lapse of reason » ?
- Taratata ! Les seuls petits hommes verts que je connaisse, c’est les Schtroumpfs et ils sont bleus !
- Mais quand même, la drôle de machine qu’il avait avec lui, le « crabe mort » ?
- Une pièce qu’il aura piquée au Musée des télécoms !

Dugommier restait sceptique, tout comme nos lecteurs à l’esprit plus affûté que le bison qui ont deviné qu’il s’agissait-là du robot Philaé. Qu’est-ce qu’il pouvait bien fiche à Pleumeur-Bodou en août 2012 ?

Ecrit pour les Impromptus littéraires du 2 mars 2015 à partir de cette consigne.

Il s'agit en fait de la version longue de la deuxième partie d'une nouvelle écrite pour un concours sur un thème très voisin, dont je reparlerai un jour.

9 février 2015

Sur le chemin de la chorale à Rennes le 2 février 2015

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 Ca raconte quoi, déjà, "La Jument verte" de Marcel Aymé ?

Ne répondez pas, je l'ai. C'est une invitation lancée à moi-même pour le relire.
Une fois que j'aurais fini le cycle des Modiano et la préparation de la veillée russe à partir de fausses anthologies catalanes !
J'y reviendrai !

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 Le discours des poubelles est bien surréaliste par ici !

4 février 2015

Drôles de vues de l'espace à Rennes Beaulieu le 20 janvier 2015

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Tout un monde à renommer ! Un exercice de démiurge pour un atelier d'écriture ! Choisisssez votre continent, votre île, racontez la vie et les moeurs de ses habitant(e)s !

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L'invention de la voie lactée !

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La Bretagne et la Normandie après la fermeture de La Hague ?
(Après le blanc de la voie lactée, il fallait bien un peu d'humour noir ?!)

12 janvier 2015

Hop'Op'Ops au fest-noz de Lannion le 27 décembre 2014 (2)

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Il ne manque pas grand chose à ces photos carrées en noir et blanc pour que je retourne assez avant dans le siècle dernier : des marges blanches avec des bords dentelés, peut-être ? Cela me rappelle que nous avons découvert, lors de ce séjour à Lannion, dans un article du Trégor, le vélo-photo et le personnage de Mme Yvonne. Découvrez-la ici si cela vous dit :

http://www.ciepapiertheatre.fr/la-quincaillerie/le-grand-ecran/

et apprenez-en plus en regardant ce film si vous avez le temps : 

L'aventure du vélo photo de Madame Yvonne from Les Films de l'An 2 on Vimeo.

3 janvier 2015

Une déambulation à Bruges (Belgique) qui date de mars 1996 (2)

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Tous les souvenirs que l'on a 
De ces temps où l'on s'est 
A- 
Musés, 
Insouciants, inconscients, insensés, 
Nous laissent médusés, 
Transformés en musées 
A l'âge des fusées ! 

Amusons-nous encore, ami(e)s, 
De nos greniers pleins de momies ! 

Tirons, tirons les bandelettes 
Et laissons choir les bobines nettes !

(commentaire posé sous le texte de MAP sur le Défi du samedi de ce jour (cf infra pour le lien))

20 décembre 2014

Carlos Nunez et l'Orchestre symphonique de Bretagne à Rennes le 19 décembre 2014 (3)

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C'est d'autant plus frustrant que l'ami Carlos s'est prêté à l'issue du concert à une séance de photographies posées avec ses fans dans le hall du TNB ! Mais bon, au vu de cette semaine professionnellement agitée dont je sors, il va falloir que je m'habitue à ne plus exister pour personne et à ne pas désirer plus que ce que j'ai déjà et qui suffit largement à mon bonheur ! En tout cas ce fut un concert mémorable. En voici le moment le plus fou : 

7 décembre 2014

SLAM DE LA GORGE DEPLOYEE

Je suis celui qui retentit du fond du ventre lorsque Pinocchio dans son antre fait contre sa mauvaise fortune bon choeur et joue du xylophone en tapant sur les côtes du sombre cétacé et cela a suffi pour que j’éclate et qu’il en perde, lui, haleine.

Je suis celui, recroquevillé, qui se déplie soudain, se tend puis se distend, se termine en jet d’eau, en petite fontaine, celui qui soudain tourne court et se braque-marre comme une baleine.

Je suis celui de la marquise qui sortit à cinq heures comme il se petit-doigt dans l’air de son salon sans se faire de mousse :

Je suis petit, discret, distingué, aristo, mais quelle idée vraiment au retour pour le thé : se montrer si gourmande des propos incongrus de ce petit Marcel que bientôt la madeleine aux marches du palais, en passant dans la glotte se pose en mon travers et la marquise s’étrangle, s’étouffe, s’intoxique et je meurs avec elle en un dernier hoquet tandis qu’ultime saut sa carcasse s’affaisse et son corps se trémousse !

Je suis celui lardu, gras du, un peu loquedu, riche en sous-entendus qui est fraîchement pondu quand on dit que la proie, dinde, oie, sainte-nitouche est touchante et « gentille »

Mais je deviens vite jaune et du genre mauvais lorsque, perdant ses billes, embrouillée de bisbilles, devenue immobile devant la fermeté, le refus très futé de l’accorte nubile d’appeler peccadilles vos troubles bagatelles, sans accès aux dentelles l’idylle s’entortille.

Je suis parfois de bon aloi, de convenance, de circonstance, de bon ton ou de pure forme

Comme je puis éclater Rabelaisien, Toporesque, à tout crin, plus Homérique que Rohmérien, Gargantuesque, sonore, énorme.

Ou je peux être idiot, stupide, satisfait, façon Gribouille qui se mouille

Ou sinon grave ou graveleux, coupant comme le couteau du charcutier adroit mais glissons sur le jour où il coupa l’andouille !

Il est rare pourtant que parmi les terrines,
chatouillé du persil fourré dans les narines de la tête de veau j’occupe la vitrine.

Je viens souvent du fond, du fond des âges, du fond de la classe, du fond de la gorge. Je nais de l’incompréhension, du décalage mais je suis toujours sans entraves

Et je cours de la poupe à l’étrave trop grave du Sérieux, cette dispensable épave.

Puis il est des périodes où je n’existe plus : de grands moments de drame


Où le tragique humain mène son pion à dame

Et le plateau alors est envahi de guerres, d’épidémies, de meurtres, d’attentats, de conflits et malgré les soldats je ne suis plus jamais même celui du sergent, gloussement de voix molle de folle du régiment, le préféré assurément du capitaine des dragons tout feu tout flamme et l’industrie du disque tout Sardouniquement se remet à fumer

Et en vient même un jour à oser m’exhumer.

Car, je dois l’avouer, je suis une valeur sûre : même si, vieux de la vieille,


Je vaux un bon bifteck, je suis le propre de l’humain, j’ai toujours sur l’écran de veille

De quoi vous envahir de LOL, de MDR, de chansons, de saillies
Qui vous laissent ébahi(e)s
Bref de quoi vous faire
Manquer d’air
Pour le der des ders
Der des ders des soupirs
Der des ders des sourires
Der des ders des mourir
Der des ders des mourir de rire

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Ecrit d'après la consigne 1415-09 de l'atelier d'écriture de Villejean :

Bouts-rimés : trouvez dix mots qui riment avec ceux-ci
et incluez-les dans un texte ou dans un poème :
haleine, mousse, gentille, forme, mouille, vitrine, entrave, fumer, dame, veille

2 décembre 2014

N'OUBLIEZ PAS D'ETEINDRE VOS PORTABLES (4)

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 Alors oui dans cette mise en scène ironique autant qu’onirique, dans cet opéra post-soixante-huitard, les portables sont bien éteints. Et d’ailleurs le seul qu’on voit est sur la scène. C’est celui, archaïque, du savant Microscope. Quand sa maîtresse Cascadine le joint – faites tourner ! – avec l’engin, c’est pour lui réclamer du pognon ! Société de con-sans-sommations ! On peut bien alors entamer la ronde des pommes ! Avec le temps, va, tout volcan !

Une chose est sûre : si le portable est éteint, Offenbach et Vocaline sont bien allumés !

 

Ecrit à l'Atelier d'écriture de Villejean le 2 décembre 2014 d'après cette consigne :

Dans "Ma grand-mère avait les mêmes", Philippe Delerm évoque dans des textes courts les circonstances banales dans lesquelles on utilise des petites phrases toutes faites. Vous imiterez ou pasticherez son style particulier qui consiste à écrire au présent, faire des phrases courtes et utiliser abondamment "on".

 

1 novembre 2014

Le Racing club choral de Rezé au festival Polyfollia de Saint-Lô le 25 octobre 2014 (1)

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Je suis désolé mais ce blog photographique est en train de devenir un juke-box de l'improbable ! Nous voici le samedi soir à Polyfollia, les oreilles encore pleines de la chorale turque entendue à 15 heures et du groupe Tetra écouté à 17 h. Avant que de repartir au Gasthaus du parc des expositions, nous allons écouter au bar Le Grand balcon le Racing club choral. Ce groupe conséquent vient de Rezé, près de Nantes, commence sa prestation par un échauffement en public et balance une chanson inconnue de nous dont voici le texte :

J'exhibai ma carte senior
Sous les yeux goguenards des porcs
Qui partirent d'un rire obscène
Vers ma silhouette de sirène

{Refrain:}
Je suis vieille et je vous encule
Avec mon look de libellule
Je suis vieille et je vais crever
Un petit détail oublié

Passez votre chemin, bâtards
Et filez vite au wagon-bar
Je fumerai ma cigarette
Tranquillement dans les toilettes

Partout, c'est la prohibition
Alcool à la télévision
Papiers, clopes, manque de fric
Et vieillir dans les lieux publics

Partout, c'est la prohibition
Parole, écrit, fornication
Foutre interdit à soixante ans
Ou scandale et ricanements

{au Refrain}

Les malades sont prohibés
On les jette dans les fossés
À moins qu'ils n'apportent du blé
De la thune aux plus fortunés

Les vieux sont jetés aux orties
À l'asile, aux châteaux d'oubli
Voici ce qui m'attend demain
Si jamais je perds mon chemin

J'ai d'autres projets, vous voyez
Je vais baiser, boire et fumer
Je vais m'inventer d'autres cieux
Toujours plus vastes et précieux

Je suis vieille et je vous encule
Avec mon look de libellule
Je suis vieille, sans foi ni loi
Si je meurs, ce sera de joie

Vous pouvez entendre leur version ici mais je vous fais cadeau
du clip officiel de l'auteur de ce chef d'oeuvre :
Brigitte Fontaine !

 

 S'ensuit une version polyphonique d'"Osez Joséphine" de Bashung et puis  une autre curiosité intitulée "Y'a pas que les grands qui rêvent".
Après quelques recherches sur Internet, j'ai trouvé qu'il s'agit dun "tube" de 1989 commis par une chanteuse de 12 ans, Melody, née le 20 janvier 1977 à Renaix en Belgique. Les paroles sont de Guy Carlier (!) et à propos de Babylone le Racing Club Choral fait intervenir, en contrepoint à son chef à la direction d'orchestre très physique, un grand choriste déguisé en rastafari dont j'ai cru un temps qu'il moquait Yannick Noah mais qui se contente de dire "Je vous aime, gens de Saint-Malo !" à la foule... de Saint-Lô ainsi que d'autres bêtises pas répétables !
Délire total ! Heureusement, j'étais assis par terre, ça m'a évité de tomber sur le cul !

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1 novembre 2014

Le Racing club choral de Rezé au festival Polyfollia de Saint-Lô le 25 octobre 2014 (2)

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Et voilà le feu d'artifice final des découvertes de ce jour ! Ca s'appelle "Le sex-appeal de la policière", c'est une reprise d'une chanson d'un groupe "Electroclash" nommé Sexy sushi. Ce blog-ci étant généralement d'une très haute tenue littéraire et, en règle générale, assez chaste sur les bords, quoi qu'en pense ma soeur jumelle, je ne vous recommande pas vraiment d'aller chercher sur Internet les paroles complètes de cette chanson ni les vidéos de ce groupe. Le finale ici filmé devrait vous convaincre, si ce n'était pas encore fait avec "Prohibition" que le Racing club choral adore le pipi caca boudin, la provoc' et le décalage ! Un grand moment de délire total qui nous aura bien fait rire au demeurant !

1 novembre 2014

Les Passantes au Festival Polyfollia à Saint-Lô (Manche) le 26 octobre 2014 (2)

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Non ! Le hasard a fait que nous avons retrouvé en Normandie des Sarthois et Sarthoises avec qui nous avions oeuvré jadis dans le domaine du chant et de l'animation culturelle. Depuis que nos chemins se sont séparés ils ont monté un groupe vocal féminin qui s'appelle "Les Passantes". Ca nous a fait bien plaisr de revoir Agnés, Evelyne, Eric et Sabine. Nous sommes donc allés les écouter le dimanche avant de repartir. La nostalgie étant toujours ce qu'elle était, j'ai la tête pleine encore du "Cabaret du marron sans dinde", de la chorale d'Auvers-le-Hamon, des pièces de Drôle d'Hydraule et des soirées Hydraulire que je portais alors en même temps que l'habit de bouffon du roi François 1er de Sabolie !

(J'ai vérifié chez Mr. Google : à part la chorale d'Auvers il n'y a aucune trace de tout cela sur Internet. Il va falloir que je m'y mette ! Encore du boulot en perspective !)

12 octobre 2014

Luca Bassanese au concert final du Grand Soufflet à Rennes le 11 octobre 2014 (3)

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 Ce spectacle avait lieu sous le chapiteau d'un grand cirque (mais ce concert était peut-être aussi un grand cirque avec masques, drapeau, bulles de savon, contestation et dérision...). Pour parfaire mon bonheur, j'ai pu depuis mon gradin  du fond prendre des photos à 6400 ASA à peu près correctes et capté des vidéos pas trop tremblotées (sauf quand les spectateurs voisins se sont levés et ont sauté sur un morceau de 17 hippies). Sinon, cette tarentelle moderne risque fort de finir dans ma guitare car elle me plaît énormément ! 

12 octobre 2014

Luca Bassanese au concert final du Grand Soufflet à Rennes le 11 octobre 2014 (1)

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 Riche idée de Marina B. : aller revoir sur scène le groupe allemand 17 hippies au concert final du Festival le Grand soufflet au Thabor à Rennes. On a eu deux concerts pour le prix d'un et on a ainsi pu découvrir Luca Bassanese qui vaut vraiment le détour. Je vais vite m'enquérir de ses galettes dans le droit style d'un Nino Rota sous amphétamines felliniennes ! 

6 octobre 2014

"Ecole buissonnière" à Rennes le 30 septembre 2014 (4)

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Poète divin
Qui fabrique des trésors
D’un amour à l’eau !

P.S.

Explication du haïku n° 3 : la chanson "Ne me quitte pas" a été écrite pour (ou à cause de) Suzanne Gabriello

Explication du titre des 4 billets : la balade photographique a eu lieu un jour de semaine avant de prendre le bus pour traverser la ville.

10 septembre 2014

Au port ostréicole de Larros (Gironde) le 20 juillet 2014 (4)

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 J'ai plein de taf sur les bras mais, bien que je n'aie pas quatre mains, je vais quand même vous signaler, en plus, que l'ami Sebarjo se produira avec son groupe, les B Car, ce vendredi 12 septembre à 20 h 30 à la Maison de quartier Francisco Ferrer à Rennes dans le cadre de la "Ballade avec Brassens".

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 Viendez nombreux !

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 Quant à moi je serai en duo "J.K et L" à la promenade Georges Brassens, derrière l'église Saint-Hélier le dimanche 14 entre 14 h 15 et 15 h 15 avec un programme de chansons longues du Grand Georges. Viendez nombreux aussi car je ne suis qu'en off acoustique et derrière il y a trois scènes avec des gens géniaux qui seront meilleurs et amplifiés !

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Je ne sais pas encore qui, de nous deux, interprétera "La Marine" !

 

31 août 2014

Les Ginettes à la Fête des années folles à Trébeurden le 23 août 2014 (1)

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Bravo et merci, Mesdames ! Ca me semble toujours très bien qu'on ressorte les chansons de 1880 à 1950 à destination des oreilles d'aujourd'hui. Je ne suis pas le dernier à le faire avec ma voix de fausset et ma guitare à douze cordes pour faire deux fois plus de fausses notes et je me demande bien pourquoi je fais cela puisque, on le verra dans mes billets de la semaine prochaine, je suis un jeune homme bien élevé avec une "love story" pour la musique tout à fait de l'époque "Elle aimait Mozart, Bach et les Beatles" (même si, officiellement, je suis né en 1989) !

Bon, moi ce serait plutôt Vivaldi, mais c'est un détail. Ou alors, et cela reste mystérieux, j'aime Bach et Laverne ? 



En tout cas ce récital fut un régal ! Vive la Fête des années folles ! Vivent les années folles qui arrivent ! Vive la fête !

3 septembre 2014

Burano (Italie) en 1993 (1)

Burano 93 01 4800 R

- Une argentiquité ! J'ai déballé et installé ce soir chez moi le joujou dont je rêvais : un scanner de négatifs et diapositives ! Je vais pouvoir jouer au saumon, remonter la rivière du temps et frayer dans le passé comme un Modiano déchaîné !

- On se calme, Joe Krapov ! Vu tout ce que tu as déjà à faire et vu ce que tu as accumulé, tu n'auras pas fini demain ! Ni même l'année prochaine !

31 août 2014

Les Ginettes à la Fête des années folles à Trébeurden le 23 août 2014 (2)

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 - Pas de visite à Lannion sans un passage à la fort estimable librairie Gwalarn. J'en ai ramené deux bouquins de cuisine soldés : "Le Thon c'est bon" de Philippe Conticini et "Poissons" de Cornelia Adam.  Mais j'ai aussi acquis le dernier roman de Patrick Modiano publié en poche chez Folio : "L'Herbe des nuits". Je l'ai lu avec grand plaisir, sachant que ce récit semi-policier, semi nostalgique et complètement modianesque aurait une fin en eau de boudin : je n'ai pas été déçu ! Depuis j'ai entrepris de relire tout Modiano à l'envers. 
- N'importe quoi, Joe Krapov ! Tu vas de la dernière page à la première ?
- Non. J'ai juste relu l'avant dernier de ses livres, "L'horizon" qui est pratiquement la même histoire et je vais entamer "Le café de la jeunesse perdue" mais je fais un détour auparavant par "Un pedigree".
- Et alors ?
- Je ne suis pas déçu : c'est bien du Modiano à chaque fois. Pour lecteurs un peu masos ! Donc un régal !

26 août 2014

Choses vues au Moulleau, quartier-village d'Arcachon (Gironde), le 19 juillet 2014

140719 A 108 Il existerait une sainte patronne des prostituées ?
(Je demande à voir la tête du haïku de Sebarjo s'il retient cette photo pour son tour de l'année prochaine !)

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 Il est libre Max ! Et Montebourg aussi !

Message personnel à mon oncle Walrus : quand je parlais chez Adrienne du bonheur de vivre dans un pays sans gouvernement, je parlais bien de la France !

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