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Mots et images de Joe Krapov
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19 décembre 2017

A La Rochelle (Charente-Maritime) le 19 avril 2017 (1)

Ce matin je voulais aller revoir "ma" Normandie mais je suis remonté plus loin dans le répertoire 2017 et donc dans le temps. Nous voici donc de retour à la Rochelle un jour de grand soleil.

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Ah ! La bonne aventure que celle-ci ! Je lève mon godet à sa santé !

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Auto-portrait d'un photographe ayant perdu la boule.

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29 novembre 2017

CAUSERIE LÉGUMIÈRE

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Un jour, on ne sait plus trop quand, il y a eu, dans l’histoire de la peinture, un type qui a voulu faire son petit effet et qui a décidé de partir en éclaireur dans une voie jamais encore explorée. Jusque-là chaque peintre avait l’excellent projet d’édifier les foules en lui présentant, au sein de grands bâtiments appelés «églises», l’explication en images de scènes et de personnages de l’Histoire sainte.

La Sainte Vierge était vêtue de soierie bleue ; le Christ, bien que natif du Moyen-Orient où le soleil ne manque pourtant pas, avait tout à fait la tête pâlichonne de Jean-Paul Rouve, l’acteur qui joue le rôle du photographe dans le film «Le sens de la fête». Le gars ne peut dominer son appétit immodéré pour les petits fours du mariage et la belle-mère qui s’encanaille. Je parle de Jean-Paul Rouve, pas du Christ.

Notre peintre novateur n’était sans doute pas hostile à cette école picturale ancienne au sein de laquelle on ne craignait pas de représenter des scènes d’une violence effroyable. On voit ainsi sur un tableau du Caravage une nommée Judith user du tranchant d’une épée pour éliminer un nommé Holopherne en lui entamant largement la gorge. Le sang gicle, l’homme a les yeux exorbités et sur d’autres tableaux consacrés à ce sujet on voit même la tête du gars posée sur un plateau et arborée fièrement par la décapiteuse en chef.

Le harcèlement n’était pas dans le même camp à l’époque ! Ou alors, si c’était du féminisme, il ne s’embarrassait pas de mots ou de gestes inutiles. «Le sexe, c’est tout dans la tête» ? On coupe !

Lakévio 86 Catherine Rey 118042300 réduite

Notre peintre novateur a choisi ce jour-là d’inventer la nature morte. Il est allé dans son jardin, il a cueilli ce légume à la saveur douceâtre qu’on appelle carotte, il a composé un bouquet de treize carottes, a choisi l’exposition à la lumière et a peint la Cène. Pardon, j’ai fait une faute : « cène » ne s’écrit pas CENE mais «scène» SCENE.

Je ne sais pas pourquoi il a fait ça. Peut-être n’avait-il plus que de l’orange et du vert sur sa palette ? Peut-être que si, au fond, qu’il en avait marre de toute cette cruauté humaine envers les animaux, les hommes, les femmes, les légumes, la planète et Holopherne ?

Toujours est-il que depuis ce jour la peinture profane (de radis ?) et la nature morte ont proliféré. Des peintres belges ont portraituré des messieurs à chapeau melon au visage caché par une pomme et des pipes qui n’en sont pas. Des peintres espagnols ont peint des vues du bordel de la rue d’Avignon à Barcelone avant que les indépendantistes catalans n’y installent le leur en réclamant leur indépendance et dame Catherine Rey a peint des carottes.

Lors de notre prochaine causerie, j’évoquerai pour vous la naissance du navet au cinéma.

 

Ecrit pour l'Atelier de Lakévio n° 86 d'après cette consigne

 

22 novembre 2017

O COMME ODALISQUE

171122 jeringres17C’est dingue, quand même, l’évolution des moeurs, des hashtags et de l’art occidental ! Prenez les odalisques par exemple. Madame Wikipe, la pédiatre, nous apprend plein de choses à leur sujet.

On en a peint des tonnes au XIXe siècle. Des tas de dames toutes nues qu’on exposait au salon. Par exemple « La grande odalisque » d’Ingres, un peintre qui était tellement miraud qu’il a cru toute sa vie qu’il jouait du violon alors qu’il faisait de la peinture !

171122 jeringres16«L’Olympia» de Manet c’est une odalisque. Ce n’est pas, comme certains le croient, Rika Zaraï qui se repose dans sa loge avant son tour de chant dans le music-hall de Bruno Coquatrix. Et il y a «le bain turc», d’Ingres encore, plus fort de café que le café du même endroit.

Tous ces tableaux représentent en fait l’intérieur d’un harem. Vous vous rendez compte ? Voilà un mec, appelons-le le sultan, il ne nous répondra pas, il a droit à une favorite différente chaque soir dans son lit. Et ce n’est même pas une odalisque : les odalisques sont les femmes de chambre des concubines.

OK pour la polygamie ! Les Japonais plient leurs feuilles de papier comme ils veulent mais toutes ces dames au salon sont en fait des esclaves. Des esclaves sexuelles ! Bonjour les mœurs des étrangers et celles, sous couvert d’orientalisme, de la bonne bourgeoisie française !

Aussi m’étonné-je, en cette période de décochage de flèches féministes sur la toile et ailleurs : pas un seul décrochage de toile au musée, pas une dénonciation, pas un mot de repentance, pas un seul hashtag #balancetonpeintredodalisque !

Mieux que ça, des provocateurs belges – j’ai les noms ! – nous lancent le défi d’écrire à la fois sur les odalisques et sur les obélisques à partir d’une photo de celui de la Concorde recouvert d’un préservatif géant !

De deux choses l’une : soit je ne comprends rien à l’art, soit je comprends tout à la Belgique !

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Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean
le mardi 21 novembre 2017 d'après la consigne ci-dessus.

17 novembre 2017

Choses vues à Rennes le 11 novembre 2017 (1)

C'était le 11 novembre et je suis descendu un peu à l'aveuglette au marché des Lices sans savoir ni vérifier s'il avait lieu. J'ai fait le circuit habituel : place des Lices, rue Saint-Louis, place Sainte-Anne, place Hoche et retour. Rue Saint-Louis j'ai engrangé ceci dans la minuscule galerie. C'est une oeuvre de Julien Duporté qui s'intitule "Bec et ongles".

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;-)         

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21 novembre 2017

Marionnettes au Musée des Ardennes à Charleville-Mézières le 10 juillet 2017 (1)

Si vous allez un jour à Charleville-Mézières, ne ratez surtout pas la visite du Musée des Ardennes. Je vous offre ici seize photos prises dans les deux salles consacrées aux marionnettes. Il y en a beaucoup plus et je vous épargne, au moins pour aujourd'hui, celles de l'exposition temporaire qui étaient très bien aussi : elles venaient de Belgique et du Nord de la France.

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15 novembre 2017

DE RIMBAINE A VERLAUD. 3, Forêt automnale

M. Arthur Rimbaine
Agence d’exploration de villes extraordinaires
et d’us et coutumes à mettre dans les annales
8, quai Arthur Rimbaud
08000 Charleville-Mézières

Monsieur Paul Verlaud
Société de géographie des Maladives et du Miraginaire
73, rue Sonneleur
62812 Vent-Mauvais

                                                                                                      Saint-Pétersbourg, le 15 novembre 2017

Mon cher Paul

J’ai toujours cette musique dans la tête, « Nathalie » de Gilbert Bécaud, et c’est d’autant plus idiot que je suis à Saint-Pétersbourg et non à Moscou. Qui plus est mon guide ne s’appelle pas Nathalie mais Gabrièle. Oui, je sais, ça ne fait pas très russe non plus comme prénom.

Je t’écris pour t’annoncer que nous avons trouvé, dans la salle de bal du palais de l’Ermitage, le tableau dont tu nous avais parlé. Il est, paraît-il, d’un certain M. Piekielny et représente un paysage de forêt automnale. Le phénomène que tu m’as indiqué s’est reproduit à merveille. J’ai dit à Gabrièle :

- Frappe-toi le cœur trois fois en prononçant le mot "ardeur" et nous nous retrouverons ensemble dans ce tableau !

Nous avons fait cela et soudain la liberté de délirer s’est emparée de moi.

IL 171113 forêt d'automne peinture à sec

J’étais devenu un jeune chevalier en armure et en quête de l’épée de vérité. Je devais la ravir à la sorcière Bakhita et la remettre à ma reine bien-aimée. Mais avant cela, comme il est de tradition dans ce genre de contes, il me fallait subir un certain nombre d’épreuves redoutables : affronter le géant Zabor, soulever et déplacer les huit montagnes de l’Altaï, couper trois griffes au dragon Tchoudo-Youdo, etc. Je te fais grâce des détails pour te perdre un peu moins mais dis-toi que je sais désormais comment vivre en héros même si, après tous ces exploits, ça s’est encore compliqué. Car sur le chemin du retour je me suis aperçu tout à coup que Gabrièle ne m’avait pas accompagné, qu’elle était absente de l’aventure.

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Lorsque je fus rendu au château je remis à la reine, devant toute la cour assemblée, les trois griffes du dragon et l’épée de vérité. Sa Majesté me demanda ce que je désirais en récompense. Je lui répondis qu’il était dans la nature des choses que je refusasse les cadeaux et que, simplement, je ressortisse du tableau et retournasse dans la réalité qui était la mienne. La reine éclata de rire et toute la cour suivit son exemple.

- C’est la légende d’un dormeur éveillé que tu nous contes là, chevalier Arthur ! me répondit la reine. Il n’y a qu’une réalité ici et c’est la nôtre ! C'est comme si tu nous racontais que je est une autre !

Tu imagines bien, j’espère, mon cher Paul, combien fut grand mon désarroi. Heureusement pour moi l’épée de vérité se leva de la table où on l’avait posée. Elle se mit à flamboyer, à venir tourner autour de ma tête et je m’apprêtais déjà à rédiger mon autopsie quand l’objet magique s’immobilisa et me glissa à l’oreille :

- Tire-lui la tresse gauche !
- Euh ? Côté cour ou côté jardin ?
- Ia nié ponimaiou ? Je ne comprends pas ?
- La tresse gauche, c’est celle qui est à ma droite ?
- Oui, espèce d’idiot ! Tire-la vite !

Alors, sans craindre aucunement de commettre un crime de lèse-majesté, je m’approchai de la reine et lui tirai les cheveux comme on le faisait jadis dans les cours d’école et… je me retrouvai dans la salle de bal du Musée de l’Ermitage. Mais seul, désemparé et encore hanté de ces hérésies glorieuses : Gabrièle avait disparu et le paysage d’automne du tableau aussi : à sa place on voyait une fille dans la jungle. Elle tendait les bras devant elle comme pour sortir d’un labyrinthe, comme si elle était au fond de l’eau d’un aquarium et cherchait à briser la vitre en la poussant. Et, bien sûr, elle avait le visage de Gabrièle !

A l’accueil du musée j’ai été pris en charge par Mercy, Mary, Patty et Irina, les guides interprètes stagiaires. La dernière parlait un français impeccable. Elle m’a annoncé que Gabrièle en avait eu marre de m’attendre et que je la retrouverais au café Pouchkine pour y prendre un chocolat sur le coup de dix-sept heures.

Pour le tableau je n’avais pas à m’inquiéter. Les conservateurs de cette vénérable institution étaient au courant du phénomène. Ce mystérieux M. Piekielny l’avait peint avec des encres d’automne fabriquées par lui : une décoction de feuilles mortes, de couleurs changeantes, de matières mouvantes et il avait versé dans ses godets trois verres de vodka. Cela expliquait la nature mouvante et kaléidoscopique de la toile.

L’autre explication étant que depuis que je suis à Pétrograd qui est devenue Leningrad puis Saint-Pétersbourg, j’en bois moi aussi trois à l’apéro du midi et six au repas du soir, des verres de vodka.

Do svidania et Na zdorovié, cher Paul !


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 14 novembre 2017

à partir de la consigne des Impromptus littéraires du 13 novembre 2017

et d'une autre consigne gardée secrète pour l'instant

10 novembre 2017

Une fête de mariage à La Ferté-sous-Jouarre (Seine-et-Marne) le 8 juillet 2017 (1)

Les mariages de demain, et ceux d'aujourd'hui,
seront numériques ou ne seront pas ! On va le voir ici sous toutes les coutures !

Je serai le dernier à me plaindre de la démocratisation de la photographie.
Mais bon, il paraît que "le pape a dit : pas de prise de selfie avant la prière du soir !".

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 Dis donc, Céleste nièce ! Y'a la petite Clochette qui te fée concurrence !

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18 octobre 2017

Randonnée de Réthoville à l'anse de Gattemare (Manche) le 1er août 2017 (4)

Je ne sais pas ce que vous en pensez, vous, mais les villas construites ici par les Allemands au siècle dernier, je les trouve particulièrement moches ! Eux aussi ont dû se lasser de vivre là-dedans puisque, à un moment donné, ils sont retournés chez eux et les ont laissées à l'abandon. Et puis dites donc, construire si près de la mer... Y'avait pas de loi littoral à l'époque ?

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Finalement, ce n'est pas si bien que ça, la retraite !
Quand on est retraité, partout où l'on va on ne voit que des vieux !

8 octobre 2017

AU PIED DE LA LETTRE AU BARBU

C’est dingue comment on m’a enguirlandé !

Sûr, avec tout ce qu’on m’a mis sur la gueule, j’étais habillé pour l’hiver !

Y’a de quoi vous foutre les boules, quand même !

Je le savais bien qu’à l’approche de cette date il y avait de l’électricité dans l’air mais bon, j’en ai pris tellement plein les mirettes que je clignote de partout. Trente-six-chandelles, j’ai vu !

Mais ça va, ils se sont calmés.

Il y a juste les mômes qui me chantent sans cesse des stupidités à propos de Blois et Guéret qui ne serait plus dans la Creuse à cause des découpages administr’hâtifs de la dinde et du loir. Je ne comprends pas trop ce qu’ils veulent dire par-là. Heureusement la mère les met au lit tôt, ça me retire une belle épine du pied.

Mais bon, je n’aime pas être maquillé comme ça, on dirait une drag-queen sur un char de la techno-parade. Et vas-y que je te me montre à tout le monde et vas-y qu'on dit que je suis beau et il paraît qu’ils attendent plein d’autres visiteurs bientôt. Tu parles d'un cadeau !

Je crois qu’après le 25 je vais me tailler de cette crèche. En bûchettes. Ma cohabitation avec la famille Dugenou ne va pas faire long feu, je vous le dis. Je ne sais pas si vous percevez l’odeur mais… ça sent furieusement le sapin !

 

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Ecrit pour les Impromptus littéraires du 2 octobre 2017 d'après cette consigne

3 octobre 2017

L'Alchimie des ailleurs à Charleville-Mézières le 10 juillet 2017 (1)

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 L'Alchimie des ailleurs est une oeuvre de l’artiste Québécois Michel Goulet. Certains croquis réalisés lors de la Nuit blanche 2010 «Dessine moi une chaise» ont servi de modèle aux dossiers. Figurent également 18 extraits de l’oeuvre d’Arthur Rimbaud ainsi que de poèmes inédits commandés à 18 poètes contemporains issus de la francophonie invités dans le cadre de résidences ou de lectures.

Si vous souhaitez en savoir plus sur cette oeuvre, voyez ici.

15 septembre 2017

Le tour du lac des Vieilles forges (Ardennes) le 13 juillet 2017 (4)

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L’extase de l’érotomane c’est quand le magasin de sex-toys jouxte son domicile. 

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L’extase du mélomane drogué c’est quand sort un nouveau disque d’XTC. 

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L’extase de la morue c’est quand elle avale cette formidable mixture : de l’extrait d’huile de foie d’homme.

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L’extase du convalescent c’est lorsque s’atténue avec continuité son exténuation.

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L’extase du navigateur c’est quand son sextant.


P.S. Ces aphorismes-virelangues autour du son "XT" étaient bien entendu destinés au Défi du samedi n° 472 dont la consigne était "extase". Pas d'inquiétude , les Défiant(e)s  (ou tant pis pour vous !) ! J'ai une deuxième contribution en réserve pour demain !

13 septembre 2017

BRIN DE CONDUITE (1)

« Le petit bout de chair sans intérêt qui se trouve à la base du pénis s’appelle un homme » a écrit Jo Brand.

Hé oui, Mesdames, c’est ainsi ! Depuis la nuit des temps l’homme est appelé à se déplacer. Il va faire les courses au Mammouth ou la course au mammouth même si cet hypermarché et cet animal n’existent plus de nos jours.

Il part aux croisades, à la guerre, aux matchs de foot, aux 24 heures du Mans ou chez Ikéa.

Qu’est-ce qu’ils sont courageux, les hommes, derrière leur pénis et leur fragilité ! C’est vrai, "les hommes sont comme les femmes, il leur arrive aussi de pleurer, mais seulement lorsqu’ils essaient de monter un meuble en kit" comme a écrit Rita Rudner.

De nos jours les pérégrinations professionnelles ou autres de ces messieurs – et aussi de ces dames – peuvent s’effectuer en voiture. L’homme s’assied dans un fauteuil à roulettes entouré de tôle et de verre, il appuie sur des pédales, le véhicule avance, tourne grâce à un truc appelé volant et s’en va partout où on veut, parfois même dans le décor, surtout si c’est Jayne Mansfield qui est assise sur le siège à côté du conducteur. « Dans ce cas-là, les hommes sont des créatures à deux jambes et huit mains ». Quelquefois, en effet, le jobastre utilise aussi celles qui doivent rester sur le volant et - Boum ! - il s’emplafonne dans un platane ou dans un champ de doryphores ! « Va donc, eh, patate ! » entend-on beaucoup sur les routes.

Quand je dis l’homme, je devrais mettre une H majuscule car de nos jours la femme conduit aussi. Certains médisants comme Bill Vaugn considèrent que « Aujourd’hui, les femmes occupent des postes aussi importants que chefs d’entreprises ou chercheurs spécialisées sur l’atome. Il serait temps qu’elles sachent enfin faire un créneau ». Ce n’est pas très gentil ni très vrai.

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13 septembre 2017

BRIN DE CONDUITE (3)

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Après le virage en épingle à cheveux de Pourville-sur-Mer la route monte à la va comme je te pousse sur la falaise. Vers le milieu de la pente voici l’Homme qui déboule ! Pardon, voici l’homme qui déboule d’une petite rue sur la droite et qui nous coupe la route, carrément.

- Crois-tu qu’il se serait arrêté, ce saltimbanque ? » commentons-nous intérieurement dans nos Ford intérieures.

Eh bien justement, cent mètres plus loin, il arrête sa voiture au milieu de la chaussée, forçant mon chauffeur préféré à stopper son propre véhicule. Le type descend, très calme, sort de sa bagnole et vient vers la nôtre.

Les zygomatiques de ces dames, à l’avant, se mettent à fonctionner à plein Youtube ! Un vrai film ou un sketch des Inconnus ! Le gars à une tête de hobereau local mais sans grâce et surtout sans le costume idoine : il est en short, torse nu, et arbore une bedaine de buveur de bière aguerri. Autant dire qu’il ressemble trait pour trait à un personnage en slip kangourou du regretté Reiser. Ah oui, ça me revient ! « Gros dégueulasse » qu’il s’appelait et ici la citation de Dave Barry ne s’applique pas vraiment :

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« A en juger par les couvertures des magazines féminins, les deux sujets qui intéressent le plus les femmes sont :
- Pourquoi les hommes sont tous des gros dégueulasses ?
- Comment faire pour les séduire ? »

Voyant venir le coup et le macho dans ses œuvres, mes deux voitureuses cessent de s’esbaudir devant l’autochtone normand. Sentant qu’est venue l’heure à laquelle on se télescope chez les Hubbel, elles prennent l’attitude digne de deux bonnes bourgeoises qui sortent d’un stage de chant à quatre de l’Académie Bach avec Bruno Boterf comme chef, ce n’est pas rien quand même, non ?

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11 septembre 2017

Annecy (Haute-Savoie) en février 2002 (1)

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 Hé, les amoureux ! Etes-vous toujours ensemble en 2017 ? ;-)

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 Quel boulot ! Mais quel boulot !

Je suis désolé : chez moi, très souvent, la quantité prime sur la qualité. Il eût fallu nettoyer les petites poussières des négatifs ou retoucher la chose dans le trop fameux Photoshop.  Des plans à devenir aussi aveugle qu'une brodeuse ou une dentellière à la fin de ses jours ! Nos lecteurs et lectrices auront effacé d'eux-mêmes !

4 septembre 2017

Le premier soir à Barfleur (Manche) le 29 juillet 2017 (1)

NOTES DES VACANCES A BARFLEUR

30 Juillet

Personne ou presque sur la route de Barfleur (Manche). On plante la tente juste à l’entrée du camping de la Blanche nef, un peu difficilement car secoués par le vent.

Marina B. proteste déjà parce qu’on n’est pas loin des sanitaires et près de l'entrée. Elle n’a pas encore remarqué que les autres emplacements de tentes et caravanes sont encore plus près que nous des dits lieux et que le reste du camping est occupé par des mobil-homes : quelle dénomination bizarre pour ces pavillons qui ne bougeront plus jamais puisque vendus à d’aimables Normands qui en ont fait leur résidence secondaire et viennent y faire du «barbeuque» tous les week-ends !

Finalement il s’avère que c’est très paisible, là où l’on est, et qu’on a la vue sur la mer à trente mètres.

Première reconnaissance dans le bourg, sympathique à souhait avec son port de pêche, ses ruelles, son GR de 50 centimètres de large en surplomb des rochers et de la route ;-), ses manège, cafés, restaurants, boulangerie et surtout plaques de numérotation des habitations très jolies dont j’apprendrai plus tard qu’elles sont le travail de Dame Ingrid qui tient l’atelier de poterie local. Le plus souvent le numéro est agrémenté d’une image en relief d’un pêcheur dans sa barque ou d’autres créatures maritimes. Je vous en apporterai la pieuvre à l’occasion.

Nous constatons la présence de nuages merveilleux dans le ciel de Barfleur. Au retour nous poursuivons la balade en direction du phare de Gatteville jusqu’au moulin de Crabec.

Le soir après dîner je constate qu’il y a un arc-en-ciel sur Barfleur. J’y retourne seul pour capter d’autres lumières plus chaudes. Une première heure de tranquillité pour des vacances qui s’annoncent paisibles !

J’ai entamé « Homicide mode d’emploi », un recueil de nouvelles policières retrouvé de Fredric Brown.

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14 août 2017

Sourire au Mont Saint-Michel (Manche) le 12 août 2017 (1)

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Ils rigolent, ou quoi, l'oncle Walrus et Miss MAP, mes admins préférés du Défi du samedi ? Voilà que pour samedi prochain ils me demandent de "faire sourire" ! Comme si ce n'était pas, à mon corps défendant ou pas, ce que je fais à longueur de temps dans cette existence et surtout ici ou chez eux depuis maintenant plus de 450 semaines ? M'est avis que je vais protester auprès de... Jean-Arthur Rimbaud, tiens ! Il y a longtemps que je ne lui ai pas écrit !

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Tu es comme moi, le chien ? La religiosité ne t'étouffe pas quand tu arpentes la rue principale du Mont Saint-Michel ? Rassure-toi, elle ne semble pas habiter grand monde !

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Je ne sais pas combien il a payé sa bouteille d'Orangina mais la crêpe au sucre était à trois euros ! Un peu cher par rapport au marché des Lices où elle est vendue soixante centimes !

29 juillet 2017

ECRIRE A RIMBAUD ? 1, Tulipes

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Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière 
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

«En avant Fanfan la Tulipe
En avant, La Tulipe, en avant !»

Comment puis-je nommer autrement que «Poésie» ce dérèglement de tous mes sens qui va me faire écrire, partant d’une photo de tulipes, sur Gérard Philipe, les Choeurs de l’Armée rouge et le cimetière marin de Sète ?

«Alchimie du verbe » ? Le Défi du samedi, depuis de nombreuses années déjà, nous incite à mélanger les nôtres avec des adjectifs et des noms propres (ou pas), ce sous la houlette d’un chimiste en chef promu depuis peu expert en «éprouvettes» (ou alors c’est moi qui fatigue !).

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«Yoyotage de la touffe» ou «Alzheimer précoce» ? Peut-être ! Ces résurgences de  «pop culture» qui me taraudent et qui m’occupent te feront, sans doute aucun, une belle jambe à toi qui dors sans l’une et même sans étoiles sous la terre de Charleville.

C’est donc bien l’interprète du «Fanfan la Tulipe» de Christian-Jacque, le sieur Gérard Philipe, que cette photo de tulipes m’évoque en passant par le biais de la chansonnette introductive d’Emile Debraux, pondue en 1819.

J’ai dû voir ce film quand j’étais enfant et cela ne rajeunit personne. La télé était en noir et blanc, le film aussi et la vie en sépia ou, au mieux, en couleurs de Polaroïd. Pour les gens de ma famille ce Gérard Philipe était déjà une icône de la même manière que toi, mon Arthur sans saisons ni châteaux, tu en es une pour moi.

Il y avait à la maison le disque 33 tours du «Petit prince» sur lequel le plus admirable des acteurs prénommés Gérard prêtait sa voix à l’avia-narra-teur tombé en panne dans le désert et à qui Georges Poujouly demandait : «S’il vous plaît, dessine-moi un mouton ?».

DDS 465 Le Cid

Quelques années plus tard nous l’avons retrouvé en Cid campeador dans le Petit classique Larousse de la classe de 6e ou 5e et son portrait dans ce costume positionnait beaucoup plus haut dans nos esprits, par-dessus la guerre froide et les «Ôte-moi d’un doute », la grandeur de la littérature et du théâtre classiques.

On aurait sans doute pu nous donner encore à voir «Le Rouge et le noir» et «Le Diable au corps» mais entre-temps la musique yéyé, les duels Anquetil-Poulidor, la rivalité Stones-Beatles, Astérix et les héros de«Pilote mâtin quel journal» étaient arrivés et ça nous intéressait aussi. C’est ça, la pop culture : c’est ce qui te détourne de la littérature et de la réflexiture.

Chez nous Gérard Philipe était surtout «un camarade». Un des «copains» de mon grand-père à l’instar d’Aragon, Picasso et Jean Ferrat et de ceux qui ont suivi, comme tu le fis toi-même pendant la Commune de Paris, le rêve d’un Homme résolument moderne voire nouveau. Pour ma part je ne mets pas de majuscule à «homme» et j’ai toujours préféré l’antique !

J’ai bien repensé à cette époque-là l’autre jour en cherchant sur Internet les paroles forcément bretonnes et les accords heureusement simples du premier tube d’Alan Stivell, «Tri Martolod yaouank». C’est que je suis tombé alors sur cette vidéo-ci et je me suis trouvé très heureux de ce partage inattendu de langues, de musiques et de culture populaire entre ces Russes et ces Bretons-là, réunis pour le plus grand plaisir de mon seul et unique neurone. 

 La vidéo est visible ici : https://www.dailymotion.com/video/x16d2ol

DDS 465 fanfan

De la même manière ce sont des camarades roumains qui m’ont permis de remettre la main sur cette bande dessinée-là, qui paraissait dans un journal de la même famille d’utopistes, où Gaty et Nortier avaient redonné à Fanfan la Tulipe les traits de Gérard Philipe.

Comme je pense tout à coup à Claude Rich qui vient de disparaître et que j’aimais bien aussi depuis «Je t’aime, je t’aime» d’Alain Resnais, et en me rappelant également une autre icône de ce temps-là, le cosmonaute Youri Gagarine, j’en viens à me demander comment il se fait que certaines personnes ont cette aura si particulière, cette humanité sans fanfaronnade, ce sourire charmant et ce pétillement dans le regard qui nous les rendent si proches de nous et, à jamais, aimables ?

Je suis retourné récemment dans le village où tous ces souvenirs d’enfance avaient, autrefois, statut de réalité ambiante. Comme je m’y adonnais à des travaux de peinture de porte et que dans la pièce à côté un reportage télévisé sur la ville de Sète était diffusé, je me suis interrompu pour aller admirer des images paisibles du cimetière marin de cette cité. Je me suis dit que j’irai un jour saluer l’oncle Georges qui chantait à l’époque de «Fanfan» et de «Lorenzaccio» ses gaudrioles uniques, poétiques et essentielles.

Si je passe un jour à Ramatuelle, j’irai saluer Gérard Philipe. Je déposerai peut-être une tulipe sur sa tombe ? Pas sûr. C’est que je ne suis pas très doué en matière de recueillement mélancolique. A ce propos d’ailleurs, mon cher Arthur, je suis désolé de n’avoir pas fleuri ta demeure dernière. Je ne suis pas du genre à jeter des fleurs aux gens qui sont toujours vivants en moi.

Mais le cœur y est !

DDS 465 gerard-philipe-le-cid-1305Bon vent à toi !

 

P.S. 1 : Réponse supposée d’Arthur :

- Et la tombe de Gina Lollobrigida, Joe Krapov, elle sent la mozzarella ?
- Désolé, Arthur, cette dame est toujours vivante !

P.S. 2 :

Dérèglement de tous les sens ? Dérèglement de tous les sens ? En consultant Wikipédia je découvre un autre lien surprenant entre Arthur Rimbaud et Gérard Philipe : tous les deux sont décédés à l’âge de 37 ans !

 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 465 d'après cette consigne (la photo de MAP ci-dessous)

 

DDS 465 MAP - Tulipes de Grand-Bigard avril 2011

 

2 juillet 2017

Retour à Sablé-sur-Sarthe en mai 1993 (1)

- De toute façon, ça ne sert à rien de scanner tes diapositives ! me dit Marina B.

Mais qui a dit que je devais avoir des activités utiles ? Et utiles pour qui ? N'ai-je pas déjà accompli mon devoir envers la société en venant travailler chaque jour pendant une dizaine d'années dans le lieu qu'on voit ci-dessous ? Ne continué-je pas à donner de mon temps pour faire sourire les membres d'un atelier d'écriture, de deux chorales, d'un club d'échecs, d'un conseil d'administration, d'un groupe de chanteurs, d'un groupe de conteurs ?

Je n'ai vraiment pas le droit de regarder en arrière et de penser à tous les gens avec lesquels j'ai travaillé, vécu, ri et souri dans ce pays-là ? A la sérénité des paysages et des lieux où nous avons passé des jours à bosser et... à glander un peu, quand même, non ? C'est être utile que d'aller au cinéma, au festival des Affranchis, aux 24 heures du livres, aux Cénomanies, aux fêtes des écoles ?

Doit-on être toujours utile ? Dans quel sens va le temps ?
Quel est celui de la vie ? Qu'écrire à propos d'une clepsydre ?

Vous avez quatre heures !

D 93 11 02 Château de Sablé

D 93 11 03 Glycine rue Saint-Martin à Sablé

D 93 11 06 Mascaron de la cheminée au château de Sablé
Mascaron de la cheminée du salon blanc au château de Sablé.
Je ne sais pas si c'est utile mais je suis apparemment le premier
à publier la photo de ce mascaron sur Internet !

D 93 11 07 Devant les écuries du château de Sablé

D 93 11 08 Arbres devant l'entrée du château de Sablé

26 juin 2017

LE SACRE DE L’ÉTÉ 2017

sacre-quebecois

- J’en ai mon baptême de l’emplacement 28 du camping des Flots bleus ! Tous les ans se cogner le Chirac et le Gatineau en gougounes ! On pourrait changer un peu, quand même, non ?

- Crisse ! Tu veux quand même pas t’installer au 12 près des bécosses ?

Batince ! On va encore se faire bouffer la couenne par les maringouins à planter la tente près de cet étang !

Bâtard de cagnard à particule caniculaire ! Quel épais, çui-là ! Y tape comme un sourd !

Câlice ! Se faire arrêter par ces tannants de la maréchaussée sur la route des vins ! Pourvu qu’ils me fassent pas souffler dans leur ivressomètre !

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Calvaire d’aoutât ! Méchante bibitte !

Ciboire de parcmètre à touristes ! Après une heure dans les chars cul à cul par 38° ? Se sont tous ligués pour nous assommer ou quoi ?

Diable de colonies de fourmis rouges ! N’y a pourtant pas de sirop d’érable sur la nappe du pique-nique ! D’où c’est donc que vous sortez, diable de sales bibittes ?

Fuck ! Y va encore souffler longtemps le joueur de ruine-babines du bungalow d’à côté ?

Maudit Français ! Pas fermé l’œil de la nuit avec ce feu d’artifice suivi d’un bal populaire avec des tounes tout ce qu’il y a de plus ringardos !

Ostie ! Toutes ces agace-pissette amanchées les seins nus sur la plage et moi qui n’ai rien fait pour éliminer mes poignées d’amour ! J’vas ‘core être traité de balloune ! Quelle badeloque !

Bonyeu ! Je rentre même plus dans mes bobettes !

Sacrament de moules frite à vingt deux euros ! C’est dispendieux, la Côte d’Azur !

Simonaque de quinze août de mes deux ! Pas un seul dépanneur d’ouvert !

Tabarnak de bouchon au péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines ! C’est-y pas Dieu possible !

Viarge ! Je vas l’rester ! Aucune blonde qu’a voulu que je sois son chum ! Même pas necké ni frenché pendant le quart d’heure américain ! N’y a que des lambineuses icitte !

Jésus de plâtre de coup de soleil sur les orteils ! Ca aide pas à l’endormitoire ! Ouïlle !


Allez, vous autres ! Parmi ces sacres de l’été, votez donc à c’t’heure pour celui que vous préférez !

 

Ecrit pour les Impromptus littéraires du 26 juin 2017 d'après cette consigne : le Sacre de l'été.

26 juin 2017

Les collages de Jean-Emile Rabatjoie du 23 juin 2017 (1)

Comme je suis en vacances, ce blog devient un vrai foutoir ! J'en viens à publier à 19 h 50 mon ou mes billets du jour. Pour un pleu ce blog deviendrait un blog normal du style "Aujourd'hui je suis allé faire les courses, j'ai lu deux nouvelles de Simenon, j'ai fait une sieste l'après-midi. J'ai transféré des photos de disque dur à disque dur (et ça, ça dure !), j'ai écrit mon texte pour les Impromptus, j'ai classé mes bédés numériques, je suis allé pédaler 8,5 kms... Je me suis rasé à 17 h 50, j'ai redimentionné les photos prises hier au Thabor, etc. etc.

Bon allez, on se ressaisit ! Pardon encore trois fois, Madame Isaure !

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21 juin 2017

Embarquement pour l'île d'Aix à Fouras (Charente-maritime) le 20 avril 2017

Avant d'aller me jeter dans la fournaise et le marathon de la Fête de la Musique je partage quelques images rafraîchissantes tirées de notre séjour d'avril à La Rochelle.

Les m'A2R1 d'H2Odouce (chants de marins) seront à 17 heures
dans l'allée Du Guesclin au parc du Thabor.

A 18 h 30 Am'nez zique et les Biches prendront le relais au même endroit
avec leurs chansons métézorrologiques.

A 21 heures Krapov et Le Bichon se finiront au Brassens, au Boby Lapointe,
au Francis Blanche et au Boris Vian : on n'est pas d'anciens "B Car" pour des prunes !

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Krapoverie du jour : "Il vaut mieux être bien Loti que Pierre qui roule ?"

19 juin 2017

Un petit tour à Tours (Indre-et-Loire) le 17 juin 2017 (1)

Il y aurait toujours un roman à écrire à partir des expéditions musicales d'Am'nez zique et les Biches. Cette fois-ci, pour notre tournée à Tours, il y a eu un certain nombre de gags autour du matériel à emmener et de l'emplacement du concert. Je raconterai ça à l'occasion ! Pour l'instant je partage quelques images que j'ai pu voler comme j'ai pu malgré mon sac à dos pesant, ma guitare à la main et mes compagnons qui traçaient devant !

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 Du coup, t'en oublis tes conjugaisons !

12 juin 2017

DEBORDEMENT

Une rivière en avait marre de vivre sous les ponts, de refléter le soleil puis la lune et quelques pêcheurs à la ligne. Elle décida de sortir de son lit. Il était temps, elle approchait les 50 berges !

Par bonheur pour elle, les hommes avaient inventé le réchauffement climatérotique. Tout le temps était tout le temps détraqué et un jour, deux jours, trois jours durant, il se mit à pleuvoir du pont. Du pont des Arts, pour être précis, il plut des cadenas et des rambardes.

Quand toutes ces amours ou preuves d’amour furent tombées dans l’eau pour y rejoindre les clés des cadenas et les amours de Guillaume Apollinaire, la Seine, car c’était elle, déborda de reconnaissance :

- Ah merci, merci, Pont des arts, Averse et Pluie de cadenas ! Depuis le temps que j’étais serrée dans ce lit ! Je ne pouvais même pas étendre mes bras ni sentir le sang affluer à mes joues ni même jouer à l’habile beau quai ! De quoi perdre la boule !

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Et la Seine d’envahir Paris, de se répandre en bavardages dans ce nouvel entourage, d’aller rire au nez et à la barbe du zouave du pont de l’Alma, de mettre la main, comme une sœur, dans sa culotte, de se moquer de sa chéchia.

- Fichez le camp sur le champ ! » ordonna la statue du militaire.

Ça tombait bien, le Champ de Mars n’était pas loin. Elle s’ébattit gaiement sur ce nouvel espace mais soudain elle entendit une grosse voix qui lui disait :

- C’est ça ! C’est ça ! Entrez dans mon cabinet sans rendez-vous ! Allongez-vous sur la canopée, pendant que vous y êtes !

- Oh je ne monterai jamais jusque là-haut, répondit la graine d’évaporée. Car il est dit dans le « Livre sacré des fleuves et des rivières » que l’histoire du patriarche de la Noë est une légende lutécienne non vérifiée. Mais qui êtes-vous donc, Monsieur ?

- E.I. Felturm, psychanalyste. Qu’est-ce qui vous amène ? Vous avez de la chance, je le suis aujourd’hui. Amène.

- Eh bien voyez-vous j’avais comme qui dirait une petite envie de m’épancher et j’ai trouvé une fenêtre de « j’me tire ».

- Allongez le pognon et vos fesses sur le champ et racontez-moi vos débuts dans la profession. Remontez bien à la source, surtout !

AEV 161729 4626- Eh bien voilà, Docteur Felturm, c’est assez oedipien comme comportement et somme toute naturel pour un fleuve : j’ai toujours eu envie de voir la mer ! Alors je me suis nourri de ce rêve, de l’eau qui tombait des nuages, j’ai grossi, j’ai tracé mon chemin, j’ai fait les quatre cents coups dans le calcaire, j’ai suivi ma voie, j’ai coulé des jours heureux, j’ai passé l’été en pente douce, puis j’ai décliné…

Il s’ensuivit tout un flot de paroles plaintives, une dégoulinade de souvenirs en cascade, d’épanchements de Seino-vie que le psychanalyste écouta impassible. Ou plutôt il entendit tout ce roman-fleuve comme un clapotis de potins, des bruits de vagues et de ragots de virago, une remémoration de murmures sous ramure qui l’endormirent presque. Il se demanda si la cliente ne lui montait pas un bateau-mouche tant elle versait de larmes sur son sort de voyageuse énurétique en perpétuel transit avec des aspirations au voyage vers le large à la longue étouffées sur les bords. Quand elle eut vidé suffisamment son sac il l’arrêta et lui dit :

- Rentrez chez vous, remettez-vous au lit et laissez faire les choses. Ne traitez que le courant. Vous allez la voir bientôt, la mer. Vous allez le trouver, votre havre de paix. Si vous êtes pressée, vous n’aurez qu’à regarder le film homonyme d’Aki Kaurismaki en DVD. Ou alors en streaming.

- Merci beaucoup, Docteur Felturm. Je vous dois combien ?

- Il est d’usage qu’on me paie beaucoup et en liquide mais pour vous ce sera gratuit. D’habitude on me casse les pieds avec de vieilles histoires mais vous, vous me les avez lavés avec des rêves d’avenir. J’ai juste une chose à vous demander.

- Oui ?

- Vous avez une voix de crécelle un peu énervante. Aussi, quand arriverez aux Andelys…

- Oui ?

- Bouclez-la !

P.S. Cette histoire d’inondation de Paris était totalement imaginaire mais il est tout à fait possible – vous m’en verriez alors ravi - que certaines et certains d’entre vous l’aient… crue !

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Pour voir d'autres images de la Seine en crue, c'est ici.


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 6 juin 2017
à partir de la consigne-incipit n° 336 de Pascal Perrat

5 juin 2017

A la roseraie du Thabor à Rennes le 3 juin 2017 (1)

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C'est quand même bien sympathique à vous de venir par ici, régulièrement ou pas, lire et voir d'assez incroyables krapoveries, je trouve. Sachez que j'en suis très touché même si je n'en dis trop rien. En remerciement, puisque c'est la saison, et aussi parce qu'il y a des anniversaires dans l'air, acceptez que je vous offre, ce jour, un bouquet de roses virtuelles fraîchement cueillies au parc du Thabor.

16 mai 2017

Salut la puce au festival "Y'a d'la voix" à Iffendic (Ille-et-Vilaine) le 13 mai 2017 (1)

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Mes souliers sont rouges ? Non ?

Non ! Salut la puce !

Moi, si je lis ceci dans un programme : "Salut la puce (6 personnes, Chartres de Bretagne) Brassens, Olivia Ruiz, U2..." j'y cours tout de suite ! J'aurais même dû me précipiter car j'ai raté le début de "L'orage" de Brassens ! Enfer et gaspature !

Ca se passait d'abord à la médiathèque d'Iffendic puis au Centre culturel lors du Festival Y'a d'la voix, le samedi. Ils en ont de la chance, à Chartres-de-Bretagne, d'avoir des chanteurs et chanteuses comme ça ! Et en plus il paraît qu'ils ont une belle cathédrale !

Je me suis régalé. J'ai eu droit aux "Passantes", à une gaillardise (cf infra, comme on dit chez les latinistes !) et aux "Zazous" d'Andrex (et de Brigitte Fontaine). Il faudrait qu'on la reprenne, celle-ci, avec Am'nez Zique et les Biches. Elle ne déparerait pas avec nos trois reprises de Charles Trénet.

En tout cas, Salut la puce, on va vous suivre ! Vous surveiller. On vous a à l'oeil ! Ou plutôt à l'oreille !

C'est vrai quoi, je veux l'entendre, moi, "Ce Georges" !

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Salut la puce a une chaîne Youtube un peu maigre et un site web pas très fourni.
Je leur enverrai mon "taf" de reporter... dès que j'aurai le temps !

La totalité des photos que j'ai prises est ici.

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