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Mots et images de Joe Krapov
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10 avril 2017

Instantanés du carnaval de Nantes le 2 avril 2017 (3)

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Reines d'un jour, reines toujours !
Mais pourquoi est-ce que je pense, d'un seul coup d'un seul, à la chanson
"Pétronille, tu sens la menthe" ?

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Parce qu'on est au pays des friandises ?

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La guerre des boutons et des pots de peinture a commencé ?

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- Moi aussi je veux...
- ... une robe de princesse ?
- Non. Juste pouvoir me coiffer comme ça !
- Impaussible n'est pas français !

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28 mars 2017

De Beaulieu à La Binquenais : Rennes le 23 mars 2017 (4)

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Il faudra que j'en parle aux "Conteurs de la rue d'En bas" mais sur le pignon de cette maison de la rue de Châteaugiron, il me semble bien que le joueur de bombarde sur la deuxième image pourrait très bien être Yann Kornic, leur adaptation bretonne de Nasr Eddin Hodja !
Rennais, Rennaises, notez ceci sur vos tablettes !

Yann Kornic

24 mars 2017

CHOISIE ENTRE TOUTES. Chapitre 1, SEPT TEMPS DE REFLEXIONS.

« La station Anatole France, ils l’ont creusée si profonde, à cause de la rivière Ille qui coule pas loin, - ce n’est donc pas sans retour ! – qu’on imaginerait bien une baleine passer là-dessous. On ne serait dès lors qu’une petite balle bleue flottant sur son jet d’eau !

Il y a de petites étoiles sur le quai de la station Charles de Gaulle. Pour évoquer le képi du général ? Ou le métro parisien ? Moi, ce que je voudrais, c’est devenir une grande star, pas une petite étoile filante ! Montrer que j’ai les plus belles jambes du monde !

La station Triangle n’est pas très profonde. Mais la bouche d’aération a dû disparaître dans celui des Bermudes. Je ne l’ai pas trouvée.

Il y en a bien une sur la place Hoche mais c’est celle du parking souterrain. Sentir les hydrocarbures, non merci. Je préfère le Channel. Je veux dire le Chanel n° 5.

Pareil pour la station Poterie. Elle est aérienne et située au milieu d’un rond-point ! Tourner en rond à Rennes, je ne fais que ça depuis dix-neuf ans. Tourner c’est sur un plateau ! « Moteur », pas « moteurs » !

A la station Sainte-Anne toutes les lignes de la déco sont de traviole. Et maintenant A et B vont s’y croiser. Moi ce que je veux savoir c’est comment épouser un milliardaire, pas comment faire la manche sans voir le bout du tunnel avec un punk à chiens. Et pis… pareil qu’Anatole France profonde.


A Villejean-Université j’ai cru que ça ferait l’affaire. Il y a là, pour servir de puits de lumière à la station, un parquet de vitres vertes en verre dépoli. L’été, lorsqu’on est sur le quai et qu’on lève le nez on voit les pieds des gens au-dessus. Rien n’interdit à un président de passage d’imaginer, sous des robes bouffantes comme celle que je porte aujourd’hui la joyeuse parade des dessous affriolants, la pêche aux trésors du septième ciel, le petit nid d’amour de la nouvelle Eve… Ensuite, quand la ville dort, le prince et la danseuse deviennent les rois de la piste, car le démon s’éveille la nuit… »

Lakévio 52 Sally Storch


- Hey Maryline ! Pourquoi une valise pour aller en boîte ?

- Je ne viens pas danser, les filles. Je suis venue vous dire que je m’en vais !


- Ho ? Où ça ?


- A Paris. Là-bas il y en a, des bouches d’aération. Je veux leur montrer que j’ai les plus belles jambes du monde !


- Tu nous écriras, quand même ?


- Ben oui, évidemment. Vous savez que j'adore ça, écrire. Et puis si ça rate, je reviendrai bosser au Banana Club !


- Ben salut alors, Maryline !

Elles échangent des bises et la graphomane en bleu s’éloigne de l’arrêt de bus en direction de la gare avec sa valisette à la main.

- Celle-là, confie Gina à Judy, elle a toujours fait du cinéma !

- Si elle veut montrer ses jambes, elle n’a qu’à faire comme nous et porter un short ! Toutes les filles s‘habillent comme ça aujourd’hui ! Quelle idée vintage de se faire soulever ses jupes par le passage d’un métro !


- Pourquoi pas par une locomotive à vapeur ?!


- On l’appellerait alors une évaporée !


Elles éclatent de rire.


- Allez, tant pis pour elle, on y va ! Arrivée d’air chaud, Maryline !


Elles rient de plus belle en montant dans leur voiture pour aller danser au Loup-Garou, la discothèque de Chavagne.

Ne manquez pas de lire le chapitre 2 de notre grande success story :
« Choisie entre toutes».

Il s’intitule « Montparnasse, bienvenue ! ».


Ecrit pour le jeu n° 52 de Lakévio à partir du tableau de Sally Storch 

21 mars 2017

Monter au Thabor à Rennes en juin 2002 (1)

J'aime bien varier les plaisirs sur ce blog.
J'aime bien farfouiller dans mes disques durs.
J'aime bien revoir le soleil même en noir et blanc.
J'aime bien la république qui vous respecte.
Même si ça nous a coûté cinq années de Chirac en plus.
J'aime bien aimer Rennes alors que tout le monde s'en tape.

J'aime bien arrêter des énumérations.
Parce que j'aime bien aussi chanter des chants de marins
et là, si je ne veux pas rater mon bus, il faut que j'y aille !

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22 mars 2017

SUITE ALLITÉRATIVE EN CAR (ET EN ENCART)

Dans mon quartier, il n’y a rien que des toquards. Ils sont tous encartés au cartel des adorateurs de la Lune des Caraïbes et du coup ils ne racontent que des carabistouilles.

Leur grand jeu c’est d’inventer des devinettes stupides et des questions idiotes. En voici une cargaison :

- Quand on pousse Paulette sur l’escarpolette, qu’est-ce que Fragonard peint ? Ses jambes écartées, ses jarretelles carmin ou ses blancs escarpins ? Son carpaccio de dentelles ou son cari de paupiettes ?

- Si Carla Bruni fait cadeau d’un costume Cardin ou d’un cardigan de luxe à François Fillon, qui faut-il passer au Kärcher ?

- Quand on trouve un sceptre dans un autocar, doit-on l’offrir à Emmanuel Macron ou lui dire «Tintin ! C’est pas bon pour ton karma !» ?

- Faut-il s’étonner de finir sur un brancard avec un trocard quelque part quand on a avalé quinze quatre-quarts, quarante kilos de carambars, une crème caramel et quatre caramboles par-dessus sa ration de pâtes carbonara et que le bicarbonate n’a fait aucun effet ?

- Comment faire pour aller au carnaval de Carvin déguisé en infarctus du myocarde ?

- Pourquoi ne voit-on jamais de caribou sur les carrousels de Khartoum ? Cet animal est pourtant assez orignal !

- Quand on loge dans une suite au Carlton ou dans une chambre au Sofitel de New-York, peut-on demander à la femme de chambre d’arborer une cocarde et de danser la carmagnole sous prétexte qu’on est soi-même sans culotte dans la salle de bains ?

- La tortue Caroline se carapaterait-elle plus vite si sa carapace était en carton ?

- Monsieur l’instituteur, pourriez-vous dispenser ce jour notre fils René Descartes de géographie ? Ca le et vous changerait des dispenses d’EPS.

- Si Carthage doit être détruite, si l’épanouissement du monde est en carafe, n’est-il pas l’heure de prescrire ou souhaiter l’équarrissage pour tous ?

- Si Ricardo boit trop de Ricard avant de reprendre le volant de son camping-car, arrivera-t-il à l’heure de l’apéro du soir à l’opéra de Carpentras ou, paraît-il, Carmen cartonne ?

- Peut-on utiliser le carbone 14 pour dater les titres de noblesses de Valéry Giscard d’Estaing ou les parties d’échecs d’Anatoly Karpov ?

- Qu’un cardinal caresse l’espoir d’un rencard érotique avec une carmélite, c’est dans l’ordre religieux des choses. Qu’il glisse des cartes postales représentant Carcassonne ou des images pieuses dans le cartable du lascar Babacar, il est normal dès lors qu’on le brocarde.

- Pour aller à Caracas vénérer la zarzuela et la danser vaut-il mieux emprunter un cargo, une caravelle, un drakkar ou les ballerines écarlates de Carolyn Carlson ?

- Si le cardiologue te dit que ta tuyauterie est carrément carbonisée, appelle un plombier, pas un carreleur !

- Est-ce que j’te d’mande si les vampires des Carpathes passent leurs vacances en Picardie ?

- Qui vole un œuf vole un bœuf. Qui carotte un carrosse peut se voir transformer en citrouille par la fée Carabosse. Si les carlins qui aboient cassent trop les pieds des fidèles est-ce que la caravane passera carillonner à Cuba ?

 

Dans mon quartier, il n’y a rien que des toquards. Moi je les boude ! Quand je croise un de ces bouffons ou un marabout en boubou sur le boulevard Edmont About, je mets les bouts !

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Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 21 mars 2017 d'après la consigne ci-dessus

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15 mars 2017

En allant au café Le Lavoir, à Rennes, le 12 mars 2017 (2)

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Ah, tiens, il a déménagé, lui ?
A l'époque où je jouais les "P'tit Louis" pour le compte d'Isaure Chassériau, j'avais photographié l'enseigne de ce Banana Club. Il était alors rue de Léon. J'ai retrouvé l'image :

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Maintenant elles sont deux mais... où est passée la banane ?

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Enfin un lieu calme et bien éclairé pour photographier des conteuses et un conteur !

14 mars 2017

CONFUSION DES VOYELLES INITIALES CHEZ L’IMPATIENT ÂGÉ

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Chris Aggs - Echo & Narcissus

- Que nous dit en ce jour
Cacochyme, l’ingambe vieillard ?

- Jonquille ! Jonquille ! Jonquille !
Comme tout un chacun j’onquille les années,
J’éccumule les berges,
J’émasse les printemps,
Je vois réglissonner le rouleau de mes zans !

Une fois dans l’année, quand iclôt la fleur jaune,
Un vent de renouveau onvahit mon logis.

J’ivre grand la fenêtre
A ces couleurs nouvelles,
A ces oudeurs douceâtres.

Il fait un temps à faire « égité du bocal »,
Un temps à ressortir tous les tours de son sac,
Un temps à pétiller de malice nouvelle
Dans la soie jaune du tapis au pied des arbres
Ou devant ce ciel de promesses ;

Un temps à pétiller plus haut que son QI,
Fût-il bien cuit ou jaune écru !

Ah ! Quel bouleau, partout !
Que de taches m’attendent,
Iblouissantes aux yeux !

Il va falloir retondre
Il va falloir itendre
Le linge sur la corde :
La nature a reçu, cadeau de renaissance,
- Fort aimable coutume ! -
Un bien joli costume.
Ôu, Dieux, quelle ilégance !

Il va falloir semer l’émour autour de soi,
La pétulance, le pétunia,
La coquecigrue, le coquelicot,
La gentillesse, la gentiane,
La joie simple et la jacinthe.

Il faudra badiner, jardiner,
Lutiner, lupiner,
Crocusser la vie à pleines dents,
Casser la graine avec Marjolaine,
Affeuiller Marguerite,
Vivre d’amour, d’eau fraîche,
D’ouxygène et de plaisir,
De bon grain et d’ovresse
Dans tout ce beau de l’air !

Et je me sens d’haimeur
A cueillir l’idelweiss
Et fleurir d’ommortelles
Mon rebord de fenêtre !

Il fait un temps à se sentir
Dans la fleur de son êge !

Pistil, ce sentiment,
Durer jusque toujours ! »

- Puisses-tu dire vrai, fort imable vieillard !

- ???

- Zut ! J'ai chopé son effection !

Ecrit pour l'atelier 51 de Lakévio d'après le tableau
de Chris Aggs - Echo and Narcissus

16 février 2017

M... A DISPARU !

- Ricky, voilà encore une autre voiture qui s'arrête !
- Ne t'inquiète pas, Maria, ils doivent venir rejoindre les deux autres flics là-bas au bout.
- Quand même, Ricky, tu n'es pas prudent d'avoir servi le Joop avec tous ces policiers dans le secteur.

***

Janssens arrêta la traction avant sur l'espèce de parking face au Rhin. Maigret s'extirpa avec difficulté du siège arrière où il avait commencé à somnoler.
- Arrête-toi près de ces deux-là, avait-il ordonné au chauffeur. Tu les connais, Janssens ?
- Oui, ce sont les Van Looy, ils tiennent une espèce d'épicerie-bar pour les mariniers qui descendent le Rhin.

Cartier-Bresson - 05 les Rives du Rhin dans la province de Gueldre (Pays-Bas 1956) réduite

***

- Ricky, il va falloir assurer !
- Laisse-moi faire, Maria, je m'occupe de tout.

***

Cartier-Bresson 04 Rocher-de-la-Lorelei-sur-le-Rhin-Allemagne-de-lOuest-1956A©-Henri-Cartier-Bresson-_-Magnum-Photos-720x1071

- Bonjour monsieur Van Looy. Bonjour Maria. Le commissaire français enquête sur deux... disparitions survenues dans notre village.
- Vous n'avez rien remarqué de bizarre dans le coin, ces temps-ci ? » questionna Maigret.
- Bizarre ? Disparitions ? Non.
- Il y avait des péniches arrimées ici dernièrement ?
- Des péniches ? Non.
- Mais la semaine dernière, ajouta Maria, nous avons vu un remorqueur qui tirait quatre barques avec des gens dedans.
- Ils se sont arrêtés chez vous ?
- Non.
- Est-ce qu'on peut entrer dans votre mastroquet pour boire un coup ? J'ai de nouveau très soif.
- Mais bien sûr, commissaire. Après vous.

En entrant dans la boutique, Maigret fut saisi à la gorge par les odeurs mélangées du camphre, des épices, de la bière et du café qui bouillait sur un coin du poêle dans une vieille cafetière émaillée.

- Une bière, Janssens ?
- Vous ne voulez pas plutôt goûter le schnaps, commissaire ?
- Va pour le schnaps. Dîtes moi, monsieur Van Looy, il est là depuis longtemps le petit trou dans le mur au-dessus de cette porte ?
- Ah ça, ça date de la guerre, commissaire. C'est qu'on n'a pas rigolé par ici, vous savez.
- Va donc me chercher les autres, Janssens. Nous allons perquisitionner dans votre remise, M. Van Looy. Si vous voulez bien nous donner la clé.

***

- On a trouvé deux corps, commissaire. Enterrés à la va vite. Chacun d'eux a une balle dans la peau.
- Les armes ?
- Chacun des deux hommes avait la sienne dans la poche de sa veste. Deux petits calibres de marque différente. Et...
- Et ?
- Chacun avait une balle de l'autre dans le corps. D'après les Van Looy, il s'agit d'un règlement de comptes qui a eu lieu chez eux entre deux consommateurs. Mais le plus bizarre, c'est que...

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- Accouchez, Janssens ! Ou plutôt non. Le plus bizarre c'est l'identité des deux hommes. L'un s'appelle Jules Maigret, il est petit, un peu large d'épaules, il a des favoris, une tête de directeur de cirque et une carte de commissaire de la P.J. dans son portefeuille. L'autre s'appelle Bruno Maigret, il a les cheveux gras, des points noirs sur le nez. Je peux vous dire qu'il exerce la profession de restaurateur. Je peux même vous donner le nom de sa gargote : le Tord-boyaux. Un boui-boui bien crado à ce qu'on m'a dit !
- Alors là, vous m'épatez, commissaire ! Ce sont les deux hommes que vous recherchiez ?
- Oui.

Maigret bourra sa pipe et l'alluma. Dehors le ciel était resté du même gris plombé que depuis son arrivée aux Pays-Bas.

- Qu'est-ce que je fais pour les Van Looy, commissaire ? Leur version tient la route. Ils n'ont fait que dissimuler les corps.
- Tu me les embarques pour trafic d'EPO. C'est chez eux que le gars Bruno venait se fournir. Quand Maigret est venu l'alpaguer en flagrant délit, il lui a tiré dessus et ils ont été aussi rapides et adroits l'un que l'autre.

Le commissaire se leva et s'étira. Il était grand, trapu, le visage presque toujours immobile, la pipe plus souvent à la main qu'à la bouche.

***

 

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- Avant que vous ne partiez, commissaire, j'aimerais comprendre comment vous pouvez être encore vivant après avoir été tué par Bruno ?
- Mais c'est parce que je suis immortel, mon petit Janssens ! On me remplace, mon vieux ! C'est du cinéma, tout ça ! Un même rôle peut être tenu par plusieurs acteurs différents.
- Mais au départ pourtant, c'est de la littérature ?
- Bien sûr, Janssens. Mais là aussi, il y a un Maigret par livre. Avec tout ce que je bois au long d'un roman, avec tous les mélanges que je fais au cours d'une enquête, j'ai eu de quoi crever d'une cirrhose je ne sais combien de fois dans ma vie !

***

- Ricky ?
- Oui Maria ?
- La prochaine fois que tu fais de la figuration dans Télérama...
- Eh bien, Maria ?
- Juste un conseil : choisis donc une B.D. de Margerin plutôt qu'une nouvelle de Simenon !


P.S. Mes premiers écrits "internautiques" dont ce texte fait partie datent de 1998. J'ai participé alors aux forums-ateliers d'écriture de Télérama. Le premier de ceux-ci était consacré à Henri Cartier-Bresson. Il fallait écrire un texte de moins de 4000 caractères à partir d'un cliché du célèbre photographe. Il y a eu huit photos publiées au fil des semaines. Celle-ci était la cinquième et représentait "Les rives du Rhin dans la province de Gueldre (Pays-Bas) en 1956. Certains de ces textes ont vieilli mais certains me font bien rire. J'entreprends de les republier ici, les forums anciens de Télérama ayant disparu du web. 

8 février 2017

Entre Ploumanac'h et Perros (Côtes d'Armor) le 29 décembre 2016 (5)

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Vous ne trouvez pas qu'on devrait construire un mur entre nous et le Japon pour éviter qu'ils ne nous envahissent avec leurs appareils photos diaboliques ? Plus moyen de voir la réalité correctement depuis qu'ils ont envahi le marché ! On va finir par préférer la vie en noir et blanc comme autrefois ! Alors c'est bien vrai ? Ce sera vraiment mieux hier ?

27 janvier 2017

D'UN GRENIER L'AUTRE. 4, Photo-Hall, 5, rue Scribe à Paris

Mais, si je le fais, comment ne pas perdre le fil de « Photo hall » dont j'ai découvert l'existence dans le grenier de mon beau-père ? C’est que cela m’a ramené rue Scribe à Paris, Paris où j’ai aussi vécu, où j’ai croisé la dame qui m’a amené ici à Rennes où je suis devenu « kaléïdoscopeur de couleurs d’autrefois qui perd parfois le fil du discours initial» !

Qu’est-ce que je disais, déjà, au début ?

Image empruntée au Musée Carnavalet :

 

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Devanture du salon des Arts, 5, rue Scribe.

Images empruntées chez Delcampe.net :

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En 1962 Photo-Hall était toujours actif.
Patrick, appelle donc Opéra 40 52, pour voir ! ;-)

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 Niepce... Si j'ajoute "Nicéphore de café", est-ce que j'aurai bouclé la boucle ?

30 janvier 2017

Vieilles voitures sur l'esplanade Charles de Gaulle à Rennes le 29 janvier 2017 (1)

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M'enfin ?!!...

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Notre cher oncle Walrus qui lui a consacré deux billets déjà ne nous a finalement rien dit de sa nouvelle voiture ! On veut savoir, nous ! Combien de chevaux (et de monitrices d'équitation végétariennes) sous le moteur ?

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Combien consomme-t-elle de litres aux cents ?

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Est-elle jaune ? rouge ? décapotable ?

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 De quelle marque, le nouveau jouet ?

27 janvier 2017

D'UN GRENIER L'AUTRE. 3, Le restaurant "La Chicorée" à Lannion le 29 décembre 2016 (3)

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De cette période 1985-1997 au cours de laquelle je suis né en tant que « Joe Krapov », à peu près en 1989 j’ai aussi descendu de mon grenier le matériau d’une soirée Charles Cros, autre prédécesseur sabolien célèbre au château de Sablé.

De là, parce que Cros fut de ceux qui accueillirent Rimbaud à Paris, je pourrais embrayer sur le livre de Xavier Grall – poète breton pour qui lirait son nom pour la première fois - « Arthur Rimbaud : la marche au soleil ». Je viens d’achever sa lecture et je vais m’empresser, à partir de la deuxième partie de ce livre, d’ajouter d’autres « bavardages artistiques » dans le grenier stérile de mon ordinateur !

 

27 janvier 2017

D'UN GRENIER L'AUTRE. 2, Le restaurant "La Chicorée" à Lannion le 29 décembre 2016 (2)

Tirer le fil de la chicorée en grains pourrait me ramener à la cuisine de mon enfance, aux moulins à café d’antan, à la cuisinière à charbon, à des « je me souviens »… dont je ne veux point parler ici. C'est trop perso' !

Mais tirer sur Williot –encore qu’il ne m’ait rien fait ;-) -, c’est ranimer un souvenir plus récent, celui de « mon » château, celui que vous avez aperçu sur les aquarelles de Sablé-sur-Sarthe. Pour rappeler les choses scientifiquement, je citerai Maître Jean-Marie-Arnoult et son article du BBF de décembre 1982 :

Après une période faste, le château tomba en léthargie avant d'être mis en vente pour être acquis en 1902 par un marchand de biens qui le louait comme maison de campagne. En 1918, il fut acheté par la famille Williot, famille d'industriels du Nord de la France qui s'y installa avec son activité, la chicorée. Cette industrie occupa peu à peu le château - environ les 2/3 de sa surface - et les dépendances annexes, les anciens communs du XVIIIe siècle. Des transformations profondes altérèrent son aspect extérieur et défigurèrent son aspect intérieur une nouvelle fois ; l'installation de machines diverses entraîna des bouleversements dans l'architecture même, et des destructions irrémédiables comme les tourelles qui flanquaient le bâtiment principal. En 1962, la fabrication de la chicorée cessa, et les bâtiments restèrent en l'état jusqu'en 1979.

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16 octobre 2018

Fabriquer l'automne à Villejean le 13 octobre 2018 (1)

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Pourquoi s'énerver contre les "fake news" ?
Puisqu'on vous dit que tout est faux !
Puisqu'on se méfiera toujours des "en vérité je vous le dis" !

Faites votre propre journal !
Fabriquez votre automne à votre manière !
Votre regard sur le monde pèsera bien plus qu'un tweet de Donald Trump !

Pourquoi s'embarrasser de la grisaille d'un dimanche d'octobre
alors qu'on a les instruments pour redonner des couleurs à l'environnement ? !

8 octobre 2018

Du Vivier-sur-mer à Cancale (Ille-et-Vilaine) le 7 août 2018 (4)

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Ben pour le coup, c'est raté ! Il brille par son absence ! Par contre pour les caricatures de touristes, Cancale vaut le détour : on y vient essentiellement pour déguster une assiette d'huîtres assis sur ce quai, en suite de quoi on balance les coquilles et le citron dans la mer juste en-dessous ! C'est tout juste si les assiettes ne partent pas avec.

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Oui, c'est ça, envoyons "ballader" l'orthographe !

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Des smileys dans mes rideaux !

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14 janvier 2017

En un mot comme en cent. 7 janvier 2017, Surprise

Quand on tape « Sablé-sur-Sarthe » et « aquarelle » chez Google images on ne trouve que des photos du site « Krapoveries » !

Quand j’explore mon disque dur, je m’aperçois que je n’ai jamais scanné que quelques unes de ces aquarelles saboliennes. Alors, cet après-midi, je m’y suis mis. 28 sont prêtes. Il y en a une cinquantaine.

P.S. J’ai trouvé aussi celle-ci qui faisait partie d’une vente des collections de Michel Williot, le dernier propriétaire privé du château de Sablé.

ECOLE-MODERNE--LE-CHÂTEAU-DE-SABLE-SUR-SARTHE-AQUARELLE-ENCADREE-PROVENANCE---ANCIENNE&HELLIP-

14 janvier 2017

En un mot comme en cent. 8 janvier 2017, Une question lue quelque part

Dans "Miniatures, opus 87" :

Tous ces labyrinthes
M’éreintent.

Toutes ces routes
Me déroutent.

Flocon de neige,
Où vais-je ?
Le sais-je ?

***

Par quel interstice viendra la justice ?

 

Dans "Bagatelles, opus 88" :

Est-il vraiment bien sein de rêver d’amazones ?

***

Pendant que le pape se tâte
Les Papous se tatouent.
Est-ce que le pape se tâte où
Les Papous se tatouent ?

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8 janvier 2017

En un mot comme en cent. 1er janvier 2017, Résolutions révolutions

Si tu veux creuser l’idée,
Si tu veux crever l’abcès,
Tu peux prendre la résolution
De faire la révolution.

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Tu as sans doute raison
Même si je sais que nous rêvons.
Mais fais gaffe, à danser sur les braises,
Que ta vie ne soit pas De Fa(i)lla-nte et brève

Alors, pour être plus à l’aise,
L’embargo, permets qu’on le lève :
Quand tu arrives à janvier, treize,
S’il te plaît : décrète une trêve ! *

* Ne serait-ce que par égard aux mauvais traitements que tu fais subir à l'orthographe du mot "étudiant" ?!

12 décembre 2016

Les couleurs du Jardin moderne à Rennes le 25 mars 2016 (1)

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 J'étais parti, ce jour-là où il faisait très beau, approfondir la "Balade urbaine n° 7" et voilà-t-y pas qu'arrivé à la passerelle du Stade je continue tout droit vers la zone industrielle Ouest au lieu de bifurquer ? Sur cette petite route parallèle à la route de Lorient, il y a, parmi de grandes halles d'entreprises et commerces divers, une institution rennaise que je ne fréquente pas trop. C'est le Jardin moderne, un lieu destiné aux pratiques musicales actuelles. De tous temps les murs de ce bâtiment ont été graffés de façon fort originale et changeante. Cela, par contre, ça m'intéresse ! 

Tiens ! Et si j'y retournais ?

28 novembre 2016

Danse hip hop à la Maison de quartier de Maurepas à Rennes le 11 février 2006 (1)

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C'est fou comme les temps changent vite !
Je suis passé au numérique en juin 2003. 
Ces photos de 2006 sont au format 1920 x 2460 pixels alors que je suis maintenant sur du 3000 x 4000.
Les premières photos numériques sont stockées sur des CD de 700 MO.
Puis on passe aux dévédés de 4,7 GO.

Je suis en train de transférer tout cela sur un disque dur de 1 TO !

31 octobre 2016

De notre envoyée spéciale en forêt de Rennes le 29 octobre 2016 (3)

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Jadis, un jour de mai, j'épousai la fille du roi des arbres.
Je m'en vais quelquefois, avec elle, rendre visite à son père devenu gyrovague mais il habite loin au coeur de la forêt.
Jamais nous ne le retrouvons mais elle n'en éprouve pas de dépit.
Elle revit à la lumière des sous-bois, elle se rengaillardit de tout cet oxygène...
puis nous rentrons à la maison savourer ses pâtisseries.

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25 octobre 2016

Portraits d'artistes aux Apéros poétiques de Redon (Ille-et-Vilaine) le 22 octobre 2016 (1)

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 Je ne sais plus depuis combien d'années maintenant je viens au grenier à sel de Redon pour participer aux Apéros poétiques dans le cadre de la foire teillouse. Apparemment, on m'y attend chaque année afin que j'y délivre des krapoveries, ces grains de sel bizarroïdes où se mêlent l'absurde, la fantaisie et la légèreté, ou les fruits de mes récoltes chansonnières qui relèvent, bien évidemment, du même registre (voir plus bas).

25 octobre 2016

Portraits d'artistes aux Apéros poétiques de Redon (Ille-et-Vilaine) le 22 octobre 2016 (2)

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On pouvait entendre cette année des chants bretons à reprendre...

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... de la belle nostalgie méditerranéenne...

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... l'évocation des luttes d'une poétesse colombienne...

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... Emmanuel Lemare, son uilean pipe et ses belles traductions de W.B. Yeats... 

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... et la grand-mère de la petite Jade née l'après-midi même (Jade, pas la grand-mère !).

25 octobre 2016

Portraits d'artistes aux Apéros poétiques de Redon (Ille-et-Vilaine) le 22 octobre 2016(3)

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Le duo "Embrassenssez-vous" avec son Amandier devenu châtaignier.

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Maïck la conteuse avec son Nasreddine Hodja devenu Yann Cornic.

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Patrick Arduen, le maître de cérémonie, dont nous avons vu le dimanche qu'il pouvait être assez "toqué" (de poésie) aussi !

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Une belle reprise de "Nomade" de Michèle Bernard.

26 septembre 2018

JEANNE D’ARC N’APPARTIENT A PERSONNE !

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Il y a des gens comme ça qui ont trop lu Malet et Isaac quand ils étaient petits !

Rappelons à ceux de nos aînés qui ont déjà oublié le prénom d’Alzheimer et à ceux de nos cadets qui ne se soucient guère de ce qu’était le monde avant l’invention du smartphone, de Facebook et des Applestores qu’Albert Malet et Jules Isaac écrivirent en leur temps des manuels d’histoire de France fort honorables et fort honorés.

On y apprenait qu’une jeune bergère à peine pubère et complètement lorraine qui se prénommait Jeanne et gardait ses moutons du côté de Domrémy – le premier qui ajoute « fa sol la si do » a un gage ! – avait cru bon de décrocher son portable pourtant mis sur mode vibreur pendant qu’elle exerçait ses fonctions. Un méchant plaisantin, à l’autre bout du fil, intima l’ordre à la jeune allumée – enfin, pas encore ! - d’aller bouter les Anglois hors de France. Une sorte de Brexit avant l’heure.

Jeanne d’Arc, car c’était elle, commanda une armure en kit chez Ikéa. Elle la monta en 13 minutes 19 chrono, entra dedans et s’en alla trouver le roi Charles VII dans la ville de Chinon.

Ses exploits guerriers lui valurent d’être brûlée vive à Rouen en 1431 après condamnation à cette peine par un évêque nommé Cauchon (Une sorte de #balancetonporc avant l’heure eût été bienvenue ici).

1819-03 Brûlerie jeanne d'ArcEn termes de récupération d’image, ce qui lui arriva après son évaporation en fumée est aussi assez fort de café.

L’Eglise catholique en fit une sainte. Toute la droite politique française emboîta les pas de Jules Michelet qui vibra mieux encore qu’un téléphone moderne pour la jeune héroïne nationale. Aujourd’hui encore, chaque 1er mai, les copains de Marine Le Pen vont faire la fête à Jeanne grâce à l’argent qu’ils touchent de l’Europe alors qu’ils sont contre. Contre, tout contre surtout quand ça rapporte !

Il était donc temps de l’affirmer haut et fort : « JEANNE D’ARC N’APPARTIENT A PERSONNE ! ». Et nous ne pouvons qu’applaudir l’initiative heureuse de la municipalité de Rennes qui, dans le cadre de sa politique de féminisation des noms de lieux rennais, vient de rebaptiser l’usine d’incinération de Villejean « Brûlerie Jeanne d’Arc ». Alleluia, les ami.e.s !

 

Pondu à l'atelier de Villejean le 25 septembre 2018

à partir de la consigne ci-dessous

 

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