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Mots et images de Joe Krapov
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3 janvier 2014

ESPECE DE VIEUX MOULE A GAUFRES ! (3)

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600 grammes de farine
Une pincée de sel
50 grammes de sucre fin
1 sachet de sucre vanillé
3 œufs battus en omelette
2 sachets de levure de boulanger dilués dans 2 verres d’eau tiède
100 grammes de beurre ramolli

On mélange tous les éléments dans cet ordre dans un grand saladier – ou sur la table –on pétrit et on laisse lever dans un endroit chaud

Deux heures après on découpe 64 morceaux de pâte que l’on introduit un par un dans le gaufrier. On cuit dix secondes, on retourne, on cuit l’autre face dix secondes. On extirpe la gaufre gonflée avec un couteau. On passe le relais à Marina Bourgeoizovna qui  l’ouvre complètement, badigeonne une des faces avec de la cassonade mélangée à du lait puis recolle les deux faces.

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1 janvier 2014

Kendirvi au Fest-noz de Lannion le 28 décembre 2013 (1)

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 Incroyable ! Marina Bourgeoizovna et son acolyte lannionnaise ont réussi à m'entraîner dans un fest-noz ! J'ai même dansé un an-dro, un hanter-dro et une ridée à huit temps ! Après, c'était trop compliqué ! Rien que les noms, déjà, jabadao, aéroplane, cercle circassien, rond de Saint-Vincent, kas a barh. Et puis moi, les danses ou il faut compter au delà de trois et faire des agitations avec les petits doigts pendant que les pieds font autre chose, c'est pas mon truc ! Par contre j'ai bien aimé l'ambiance !

21 décembre 2013

AH ! QUE J'AIME LES MILITAIRES !

 

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Comment ? Parce que papa qui a le melon emmène Toto en costume de marin faire un tour en avion ce dimanche à Orly, vous osez m’imposer d’écrire 23 lignes au sujet de ces militaires qui encombrent ma mémoire et les plaques de nos rues ? Alors ça c’est le pompon, a(d)mira(b)l(e) MAP !

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23 lignes ? Sans parler de la ligne Maginot, de la ligne bleue des Vosges et de la ligne Holworth ? Je préviens dès le départ que je n’atteindrai pas l’objectif, Sir ! Il y a tant de troufions, d’adjupètes, de margis, de juteux, de sergots, de matafs, de zouaves, de biffins, de Saint-Cyriens, de colons, de lansquenets et de bachi-bouzouks de toutes sortes qui défilent en rangs serrés en chantant « Tire ailleurs, c’est mes galets » ou qui se sont transformés en moustache du (grand-)père qui regarde son troupeau bouffer la soupe froide dans l’arrière-cuisine de mon Alzheimer que je serais même tenté de mettre, dès le début, un terme au farfouillis dans mon hypermnésie. Car à part pour les Tuniques bleues et le 20e de cavalerie
« Je n’ai pas pour les militaires
De sympathie particulière ».

 

Je n’ai aucune envie d’aller sauver le soldat Ryan, de construire un pont sur la rivière Kwaï les jours où à Eylau le soleil brille, brille, brille et je préfère les canons de la beauté à ceux de Navarone. Alors vas-y sans moi, petit mousse, au carnaval des confettis – cons fétides aurait dit Desproges qui n’aimait pas plus voir là Pinochet que parader le Videla -. Va pourfendre l’ennemi dans ton aéroplane blindé, combats l’égorgeur de fils et de compagnes du moment. Après la guerre, on vous dira « Embrassez-vous » comme le chante Guy Béart dans sa chanson « Qui suis-je ?».

 

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Ou plutôt, non, je vais t’accompagner, la fleur de crépon au fusil en savon ! J’emmène avec nous le sergent Poivre et sa fanfare du club des cœurs solitaires, notre oncle Walrus qui s’y entend comme personne pour piloter un sous-marin jaune, Hannibal Syd et ses barrettes sur son éléphant effervescent, Taka Takata, Beetle Bailey, la septième compagnie, le général Castagnetas des Frères Jacques, le général qui dort debout de Ray Ventura, le général à vendre de Francis Blanche, le sergent Garcia qui lança le premier la mode des pantalons déchirés, l’ami Bidasse natif d’Arras, Snoopy dans son Sopwith Camel, le Captain Cap, celui de Pim Pam Poum, le général Alcazar, le lieutenant Blueberry, ce « dourak » de Dourakine et le sergent Major qui a un beau brin de plume.

 

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Dans les airs, par-dessus nous, on verra s’envoler ceux que mon aérodromphobie galopante m’empêche d’habitude de mentionner : ces merveilleux fous volants dans leurs drôles de machines, héros de la voltige pas encore tombés du ciel Higelinesque de l’enfance, Bob Mallard et Puchon, Tanguy et Laverdure les chevaliers du ciel, Dan Cooper, Buck Danny, Martin Milan, Laurel et Hardy conscrits, Saint-Exupéry, Hélène Boucher, Jean Mermoz, Guynemer, Lindbergh, Nungesser et Coli, Blériot, les frères Wright. Et les drôles de machines ont nom Latécoère, Stuka, Spirit of Saint-Louis, Antonov, Tupolev, Concorde, Caravelle, Boeing, Airbus, Rafale, Mirage, biplan, triplan et même Rantanplan, le chien qui plane à 15000 ou déconne à Mach 2, c’est selon. Excusez-moi d’avoir comme lui loupé bien des loopings et des manœuvres à Mailly près de Mourmelon-le-Grand mais raconter mon sé(r)vice militaire n’aurait fait qu’allonger inutilement ce texte par trop énumératif et déjà bien tiré par les cheveux hors du cockpit du raisonnable.

 

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Tous ensemble nous irons nous mettre sous les ordres ou sous les orgues de Captaine Lili et elle en jouera magnifiquement comme Ken Hensley sur l’album Salisbury d’Uriah Heep. Ayant choisi la poésie plutôt que la guerre, Prévert plutôt que la connerie, serons-nous fusillés alors par les tenants du sabre et du goupillon pour avoir constitué le premier « sin tank » antimilitariste ?

Peu importe ! Avant d’atteindre les 23 lignes ou sûrement bien après les avoir sacrément dépassées, réjouissons-nous d’échapper aux foudres de la Frigide Barjot et de Christine Boutin : en matière de repos du guerrier, c’est toujours sur le chemin des dames que j’agite ma fourragère. Mais bon, toi, tu fais comme tu veux, moussaillon !

P .S J’ai envoyé valser les maréchaux d’empire que nous avons dans le Ney depuis qu’ils squattent les boulevards et que les arbres y font ceinture ainsi que tous les généraux hommes de pouvoir. A l’idée seule d’écrire leur nom trop souvent accolé à celui de dictature ou de massacre, je jaunis, comme disait le roi des Belges. Ah que !

 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 277 à partir de cette consigne.

30 décembre 2013

Reflets dans la Vilaine à Rennes le 22 décembre 2007

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- C'est un peu compliqué, la géographie, mais de ce côté-ci de la fontaine, on serait sur le pont de la Mission ? Alors que la croix de la Mission est au bout du pont de Bretagne qui est de l'autre côté !
- Tous les efforts que l'on fait pour savoir où on en est sont méritoires !
- Même si le résultat n'est pas joli, joli ?
- Quoi, elles ne te plaisent pas mes photos ?
- Si, si ! Je parlais juste de l'état du monde !

 

17 décembre 2013

LE SEL DE LA VIE (2)

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- Ce qui fait le sel de ma vie, c’est de voler vers la lumière, dit le papillon religieux.
- Moi j’ai passé toute ma vie à essayer de ne pas me faire prendre, rétorque le caporal épinglé.

- Ce qui fait le sel de ma vie c’est que j’aime me faire chatouiller de l’intérieur, dit la statue de la Liberté.
- Moi j’aime mieux réussir qu’entreprendre, répond le général La Faillitte mais je crois que j’ai encore dit une connerie !

- Ce qui fait le sel de la vie, c’est le mensonge qui peut rapporter gros, prétendent les talonnettes de Sarkozy.
- Moi je préfère être grand et beau et sentir bon le sable chaud, répond mon légionnaire.

- Che qui fait le chel de la vie, ch’est Gergovie plutôt qu’Alégia ou Reichshoffen, avanche le bouclier arverne.
- Je ne ferai pas de commentaires, répond Jules César.

- Ce qui fait le sel de la vie, c’est d’enjamber les rivières, annonce le pont de la rivière Kwaï.
- Il vaut mieux ça que l’inverse : je déteste quand la rivière m’enjambe, répond le zouave du pont de l’Alma.

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17 décembre 2013

LE SEL DE LA VIE (3)

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- Ce qui fait le ciel de la vie, c’est quand je suis emplie de petits cœurs au Carambar pour donner du cœur à l’ouvrage aux gens de la salle Mandoline, chantonne l’assiette à bords dorés.
- Moi j’aime bien aussi la fanfare du Club des cœurs solitaires, répond le sergent Poivre.

- Ce qui fait le sel de notre vie, c’est d’enserrer les chevilles d’une jolie fille, déclarent les chaussure spartiates.
- Donnez-lui du chocolat blanc à la noisette importé de Belgique et vous verrez qu’ça va qu’ça va pas durer toujours ou alors j’me goure, plaisante Léonidas.

- Ce qui fait le sel de ma vie, c’est d’aller la terminer loin de l’endroit où j’ai été fabriqué, ricane le produit manufacturé en Chine.
- Moi je suis natif d’Arras, chef-lieu du Pas-de-Calais, répond l’ami Bidasse et j’y suis retourné pour épouser, avec son p’tit chignon qui est toujours bien coiffé, la belle caissière du grand café !

- Ce qui fait le sel de la vie, et qui peut lui faire perdre tout son goût, c’est moi, philosophe la mort.
- C’est interdit de parler de médecine à table chez moi, répond le général Motors.

16 décembre 2013

Peinture de lumière, place Graslin, à Nantes le 14 décembre 2013 (1)

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- C'est quoi, la peinture de lumière, Joe Krapov ?
- Tu laisses l'objectif de ton appareil photo ouvert pendant deux secondes, tu agites ton appareil devant la source lumineuse et tu as l'air d'un débile au milieu de la place la plus bourgeoise de Nantes !
- C'est un sport qui te va bien au teint, Joe Krapov !

17 décembre 2013

LE SEL DE LA VIE (1)

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- Ce qui fait le sel de ma vie, c’est le sucre, dit le café.
- Moi j’adore les coupes Colonel, répondit le général Koutouzov.

- Ce qui fait le sel de ma vie, c’est que le sergent Major ait un bien beau brin de plume, dit l’encrier.
- Vous avez raison sur toute la ligne, répondit le sergent Maginot.

- Ce qui fait le sel de ma vie, c’est de tracer de beaux dégradés dans le ciel, dit le coucher de soleil.
- Moi, les dégradés, je n’aime pas trop ça, commenta le capitaine Dreyfus.

- Ce qui fait le sel de ma vie, c’’est de me planter dans les campings de France et de Navarre, dit ma tente Quechua.
- Moi je préfère habiter en dur, répond le général Bon-Apparte.

12 décembre 2013

Les beaux restes de l'automne à Rennes Cleunay le 8 décembre 2013 (11)

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J'ai reçu ce courriel dans ma boîte, à ma boîte, ce matin. Réfrigéré par tant de zèle, tant d'abattage, il ne m'a pas été difficile d'éprouver au plus profond de mon hêtre le syndrome d'Idéfix : ce chien se met à larmoyer dès qu'on abat les arbres et ici, c'est un peu à la chêne, qu'on les abat, non ?

17 décembre 2013

LE SEL DE LA VIE (4)

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- Ce qui fait le sel de ma vie, c’est que j'ai la tête de Serge Gainsbourg, prétend le chou.
- Moi j’aime bien sa Melody, répond l’amiral Nelson.

- Ce qui fait le sel de ma vie, c’est le cornichon qui m’accompagne, dit le verre de vodka.
- Je toujours intervenir mal t’à propos, répond le général Dourakine qui aurait encore une fois mieux fait de se taire.

- Ce qui fait le sel de la vie, c’est de garder la recette au secret, murmure la Licorne.
- Pour celle du bonheur, vous ferez Tintin, répond le capitaine Haddock en se resservant (ou se reversant) un verre de whisky.

- Ce qui fait le sel de ma vie, c’est que j’aime inventer des dialogues impossibles autant qu’absurdes, avoue mon esprit enfiévré.
- Tou mé lé paieras, Zorro, répond le sergent Garcia.

 

Ecrit à l'Atelier d'écriture de Villejean le 17 décembre 2013 d'après la consigne "Racontez sous forme de liste ce qui fait le sel de votre vie comme le fait Françoise Héritier dans son livre homonyme "Le sel de la vie" ".

12 décembre 2013

Les beaux restes de l'automne à Rennes Cleunay le 8 décembre 2013 (9)

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Message de la SEMTCAR

Bonjour,

Comme vous le savez, les travaux du métro nécessitent l’abattage de près de 1200 arbres de toutes espèces et tailles le long de la ligne, sachant qu’à l’issue des travaux, le bilan vert sera excédentaire.

Après la campagne pour permettre les travaux préalables de déplacements des réseaux en 2013 ( 250 arbres) il est prévu une 1ere campagne pour le Génie Civil (environ 630 arbres fin 2013 et début 2014) une 2eme campagne fin 2014 et début 2015 (environ 285 arbres) et une 3eme campagne fin 2015 et début 2016 (environ 35 arbres).

 

12 décembre 2013

Les beaux restes de l'automne à Rennes Cleunay le 8 décembre 2013 (10)

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La première campagne en cours vient de débuter dans votre quartier. Elle va concerner les arbres situés au sud de l’avenue des Buttes de Coesmes, entre Bécquerel et Clos Courtel, soit environ 80 sujets.

Début janvier, l’entreprise abattra une cinquantaine d’arbres situés sur la commune de Cesson Sévigné, au sud de l’avenue de Bellefontaine.

Ces interventions sont liées à la construction du viaduc, dont les premiers travaux sont prévus pendant l’été 2014. Nous sommes cependant tenus d’intervenir très en amont pour éviter les périodes de nidification.

Je vous prie de nous excuser pour l’envoi tardif de ce mail, les interventions ayant pris un peu d’avance sur le calendrier initialement prévu.

Cordialement

Thierry COURAU, Directeur de la Communication

13 novembre 2013

Un ciel de matin d'été au Bugue (Dordogne) le 27 juillet 2013 (4)

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A part ça, à 21 h 45, au même soir de ce somptueux repas de chat, mon beau-père qui habite Redon m’a téléphoné. J’ai bien senti qu’il tournait autour du pot, qu’il avait besoin de quelque chose pour faire bouillir sa marmite : une demi-heure il m’a tenu la jambe ! Il a cassé son Internet juste au moment où son copain Prosper l’a branché sur un peintre qui a vécu à Redon : Gabriel Robuchon dit Mérovak, « l’homme des cathédrales », un farfelu qui a vécu un temps dans une des tours de Notre-Dame de Paris, qui a perdu l’usage de sa main droite pendant la guerre, qui aurait publié chez F. Juven, il sait pas quand, 180 planches murales d’imagerie scolaire sur l’art gothique et sur lesquelles les deux papys veulent mettre la main.

Quand j’ai eu raccroché, je suis allé rassurer mon épouse qui se demandait quoi et qu’est-ce.
- C’est rien, ai-je dit, mais les papys, c’est comme les matous ! Faut les tuer, les vieux !

N’ayez pas peur ! Aucun crime ne se prépare par ici au prétexte qu’on demande à un mec qui connaît SUDOC, Gallica, Google et BN-Opale de travailler pour des érudits à 10 heures du soir un jour férié alors qu’il fait déjà ça tout le long de la semaine ! D’abord il ne faut jamais croire tout ce que je dis ou écris. Il vaut mieux écouter les chansons de Jacques Brel pour savoir la vérité sur ces gens-là :
« J'ai jamais tué de chats
Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié
Ou ils sentaient pas bon »

Et j’adore mon beau-père. Mais je n’irai pas garder votre chat si vous partez en vacances avec Juliette Gréco au pays surprenant des moulins à café d’autrefois.

Ecrit à l'atelier d'écriture de Villejean à partir d'une collecte de sept mots qui aboutit à ce dessin collectif :

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11 novembre 2013

Jean-Emile Rabatjoie fait son mercato (1)

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Un week-end de trois jours arrosé de pluie le lundi, c'est l'occasion rêvée, après 4 kilomètres de jogging en K-way et un retour trempé au logis le matin, après dégustation d'un picadillo, de pâtisseries orientales, de Pécharmant et de café en compagnie de M. Jibhaine venu nous rendre visite le midi, d'enregistrer-muter un paquet de disques vinyles en MP3 et de retrouver en écoutant Vivaldi, Michel Bühler, La fille de Mme Angot, Dire straits et Angelo Branduardi ce bon vieux plaisantin de Jean-Emile Rabatjoie, personnage de fiction d'un roman-puzzle écrit il y a dix ans dont l'activité principale est de confectionner des collages plus ou moins surréalistes. Celui-ci s'appelle "Mercato". Jean-Emile a modifié le staff et les joueurs du Stade rennais Football Club en recrutant au sein des derniers numéros de Télérama. Ne vous esquintez pas les yeux à essayer de les identifier, c'est agrandi ci-dessous.

 

6 novembre 2013

De Lamennais à Zola : sur les quais de Rennes le 3 novembre 2013 (4)

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Dans son édition du jour, que Marina B. a déjà fichue à la poubelle, "Ouest-France dimanche" donnait la parole à deux Chinois en visite à Rennes. "Qu'est-ce qui vous a étonnés ?" demande le journaliste. Réponses : 1, les nombreux tags, une pratique interdite dans leur beau pays ; 2. Ces bornes auprès desquelles on peut emprunter un vélo. Avec ce commentaire drôlissime : "Les Rennais n'ont pas leur propre vélo ?".

Si ! Mais voilà ce qui arrive à leur bécane s'ils ont la faiblesse de s'en éloigner plus d'une heure !

Moralité tirée d'un examen assidu et prolongé (16 ans déjà !) des pratiques urbaines de cette cité : on n'y aime pas les vélos, les murs nus ni les statues ! Et ce n'est pas parce qu'on vit en Intelligence que les c..s ont moins de choses stupides à dire ou à faire !

A part ça, promis-juré, je ne pourrais pas aller vivre ailleurs ! C'est que, voyez-vous, je deviens philosophe et (presque) tolérant : "Nothing is perfect in God's perfect plans" comme chantait l'autre gars !

30 octobre 2013

Choses vues à Redon le 27 octobre 2013 (3)

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Je dois être un type très primaire car je ne comprends rien à l'humour au 36e degré. Ainsi des publicités de la Matmut à base de Chevallier-Laspalès. Deux "imbéciles" qui vantent les mérites d'une compagnie, n'est-ce pas la meilleure assurance de se faire pigeonner ? Et le Groupement culturel breton de Redon, pourquoi traîne-t-il chaque année par-devers lui sa "Bigoudène qui en chie" ? Joe Krapov ne comprend pas tout !

27 octobre 2013

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 18, CALLIGRAMME

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Il faudrait sans doute attacher un virebouquet à ma fantaisie ! Ou peut-être pas !

Car enfin, à qui ai-je nui, samedi dernier en achetant, au marché des Lices, cette bouteille de bière de marque Saint-Georges au vendeur qui est installé à l’entrée de la halle Martenot ? Le gars était courageux, du reste, qui vendait ses bières bretonnes sous la pluie sans même avoir pris soin d’amener un balandran.

Est-ce si grave que cela d’avoir de l’appétit pour ce qui pétille ? Et je parle ici de la légende catholique du dompteur de dragon libyen plus que du breuvage à base de houblon qui provoque des houppées.

Donc, c’est confirmé, j’ai une marotte (cf le Défi du samedi n° 267). Avant que d’aller moisir entre quatre palplanches  je me suis promis, et c’est tant pis pour vous qui êtes mes lecteurs et lectrices, de venir à bout, si cela est possible, de la réécriture dans 99 styles différents de cette histoire de fulgurite.

Je ne doute pas que ce projet de farfadet fada ou de troll farfelu apparaîtra à d’aucuns et d’aucunes comme un dada de barbacole

Mais c’est comme ça, c’est une des rares choses que j’ai envie de rendre publiques de mon week-end au paradis rennais. Aussi peut-être celle-ci, arrivée le dimanche alors que le Club des 5 était réuni chez Madame Jojo pour un repas copieux, agréable, raffiné même, et suivi dans l’après-midi d’interprétations de chansons diverses.

Bien entendu, à cause de la présence de mon compatriote Kaïrakovski, qui est quelque peu pharmacien et quelque peu réfractaire lui aussi à la consultation du corps médical – sauf pour lire l’avenir dans les entrailles de Diafoirus - on s’était retrouvés à causer de médecine à table. Médecine et même pire : madame Jojo venait d’enterrer un oncle et une tante dans les semaines qui précédaient. A un moment donné madame Elle me signala que Madame Jojo se demandait comment meubler le silence qui accompagnerait sa propre crémation.

Je n’eus pas à me gratter longtemps le youfte  pour lui sortir la réponse idoine :
- T’inquiète pas, Jojo ! Je viendrai avec ma guitare et je chanterai « Fais du feu dans la cheminée, je reviens chez nous ! » ».

Voilà, dites-vous que c’est pareil et qu’il n’y a pas de balandran pour éviter que Saint-Georges, son dragon et Joe Krapov ne reviennent parasiter votre Défi du samedi. Le seul remède serait de les occire tous les trois, de les enfermer entre quatre palplanches, et justement, à propos de mise en bière, je vous fais cadeau ci-dessous de l’objet dont je parlais au début. Bonne houppée !  

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Ecrit pour le Défi du samedi n° 269 à partir de cette consigne.

21 octobre 2013

De Port-Blanc à Buguélès (Côtes d'Armor) le 17 août 2013 (6)

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Je me souvenais très bien de cette petite maison dans le fond d'une baie mais on avait beau revenir tous les ans et nous balader tout au long de la côte, pas moyen de la retrouver. Je crois même que j'en avais fait une aquarelle au temps jadis. Et puis là, miracle, la revoilà ! Elle est située dans l'anse de Pellinec !

16 octobre 2013

Tout Rennes court à Rennes le 13 octobre 2013 (1)

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Moi aussi je cours, mais tout seul et sans dossard ! Je ne suis pas un numéro, je suis un sportif libre !

(Re)Trouvailles et visionnages

Tenir un blog comme celui-ci oblige à publier les quatre (ou douze) photos en commençant par la fin : 4, puis 3 puis 2 puis 1.
Pendant que je collais mes images et mon texte en-dessous, j'écoutais encore des vidéos sur Youtube, évidemment sans voir l'image, souvent mauvaise, du reste. Ce soir c'était le canal Camel. J'adore encore et toujours ces sonorités mi classiques mi-rock de la "progressive" music... d'hier ! C'est ici pour tout entendre : http://www.youtube.com/watch?v=YbqaKyVEFjU&list=RD02ZTVnCyDoQlQ

 

11 avril 2018

ALERTEZ LES BÉBÉS !

Alertez les bébés ! Qu’ils se préparent à déployer le drapeau de la colère ! Qu’ils se le disent : il n’y aura pas suffisamment de champagne pour tout le monde ! Et pas plus de caviar pour les autres !

Alertez les bébés ! Il faut qu’ils viennent au monde avec la rage en dedans, qu’ils se préparent à la croisade des enfants ! Qu’ils se prévoient un vieux bras de fer avec un univers pourri dans un no man’s land irradié !

Alertez les bébés ! C’est aujourd’hui, la crise ! La planète Terre est un boxon où l’ange et le salaud doivent se côtoyer, où les robots parlent de l’amour sans savoir ce que c’est et où trois tonnes de TNT font plus d’effet qu’une symphonie des droits de ‘homme.

Alertez les bébés ! Qu’ils gardent un œil sur la bagarre, qu’ils aient le courage de vivre, la fuite dans les idées ! Qu’ils se méfient de ces prophètes proclamant « Ce qui est dit doit être fait » et qui le font ! Qu’ils ne croient pas ceux qui promettent « Demain ça s’ra vachement mieux... surtout si je vous arrache les yeux !" !

Alertez les bébés ! Ils vont tous faire l’objet d’une fiche anthropométrique. Pour peu que les flics fassent de l’excès de zèle ils devront danser la java des chaussettes à clous dans la gueule, coincés entre deux gares, huit jours en Italie avant retour chez eux ! Bonjour le coup de blues ! Autant fumer tout de suite sa dernière cigarette !

Alertons les bébés ! Criez, priez, les bébés ! Pas question qu’en plus vous exprimiez votre vague à l’âme ! Avouer « Maman, j’ai peur ! » serait faire preuve d’un sérieux manque de classe. Si tu as un poil dans la main, Bébé Cadum, fais demi-tour ! Pars en arrière ! Chope la soupape, envole-toi sur les ailes du silence ! Commencer une phrase par « Je rêve… » sera bientôt illicite. Ça l’était déjà d’ailleurs à l’époque de Martin Luther King.

Alertez les bébés ! Moi aussi un beau jour je suis tombé du ciel et j’ai souvent lu sur le menu de ma vie : « Aujourd’hui : blues ». J’aurais bien voulu les aider, les bébés, car en théorie on est là pour ça mais j’suis qu’un grain de poussière, un conquérant de l’inutile, un petit gars du genre tête en l’air, un Buster K. de pacotille. Quand je vois mon portrait dans la glace, je n’ai qu’une seule envie c’est de retourner dans mon aéroplane blindé. Chaque soir, en entrant dans mon lit, j’entends résonner l’hymne aux paumés et je me dis : « Encore une journée de foutue !». 

Il 2018 04 09 Higelin aéroplane blindé

La Cie "Hop là !" interprète "Dans mon aéroplane blindé"

Alertez les bébés ! Le minimum que je puisse faire pour eux, c’est de les prévenir, les bébés : Jacques Higelin ne sera pas plus secourable que moi. Il vient de nous dire « adios ! ». Il ne sautera plus six pieds en l’air, tel un aviateur dans un ascenseur. Exit le captain Bloody Samouraï ! Crashé en beauté, le captain Dodécaphonique Dada ! Fin de la chanson !

Ah la la ! Quelle vie qu’cette vie ! Alertez les bébés ! Un autre fou chantant vient de nous quitter. Si vous voulez vivre agréablement, il ne faudra pas Trénet à le remplacer ! On a mis Jack in the box et on a mis la boîte sous terre. Ci-gît une star.

A plus d’un titre, merci pour tout, Monsieur Jacques !

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 10 avril 2018

d'après la consigne ci-dessous

et publié chez les Impromptus littéraires du 9 avril 2018 où il fallait écrire

"à la manière de Jacques Higelin"

12 octobre 2013

FLORENT FOUILLEMERDE, CHARGE DE FAMILLE

M. Florent Fouillemerde
Agence Fiat Panda

4, rue des Petits champs
35000 RENNES
 
                                                    M. Ferdinand FLURE
                                                    Agence Dupondet et Dupontet
                                                    120, rue de la Gare
                                                    65125 LES HAUTS DU TOURMALET

 
                                                                 Rennes, le 21 janvier 2001
 
                              Mon cher Ferdinand

            Vendredi c'était la cavalcade. Rennes en délires ! Depuis que je vis avec Isabelle, je n'ai plus une minute à moi le soir. En ce moment, en plus, c'est vraiment compliqué. Le correspondant allemand de son fils est là pour quinze jours et il faut essayer de l'occuper, de lui montrer la ville…
 

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Isabelle m'a demandé de les emmener au spectacle. Quelle aventure ! Nous y sommes allés à pied. Il y avait un monde fou qui descendait avec nous la rue en pente douce. Des voitures garées partout, un long cortège pareil à celui des rats du joueur de flûte de Hamlin. Surtout des hommes, de tous les âges, des enfants et des jeunes un peu excités. 

 

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- C'est Mylène Farmer, qu'on va voir ? ai-je demandé. Alexis et Julian ont éclaté de rire. Je n'ai pas vu ce qu'il y avait de drôle dans ma demande. Après le passage à niveau le boulevard fait un coude et, à cause du froid très vif et du léger brouillard, la lumière vive qui apparaît au loin prend des allures fantastiques. On pense à "Rencontres du troisième type". 

        Je ne sais même pas ce qu'on va écouter ce soir. C'est un groupe de rock ? De la musique celtique ? Les deux nigauds que j'accompagne ne font qu'échanger en anglais entre eux. On se demande bien à quoi servent les échanges de correspondants franco-allemands ! Si c'est pour parler dans la langue de Shakespeare !

        On passe dans une haie d'honneur formée de barrières métalliques d'un côté et de camions de marchands de galettes saucisses de l'autre. Mes fringues vont encore puer la merguez et le tabac, j'ai horreur de ça ! A l'entrée, on nous prend la moitié du ticket puis on nous fouille. Le gamin devant moi se fait confisquer sa bouteille d'eau ! Voilà des façons d'inciter le public à aller consommer à la buvette qui sont un peu cavalières !

        Les deux gars m'ont abandonné. Isabelle n'a pas eu trois places côte à côte et surtout elle a eu pitié de moi : elle m'a acheté une place assise alors que, paraît-il, le fin du fin ici c'est d'assister debout, en groupe, avec ses copains, à la manifestation.

        D'ailleurs c'est une manifestation. Je reconnais ce lieu ! Mais c'est vraiment surprenant qu'Alexis ait choisi d'emmener Julian à un meeting politique ! Je sais bien que ce sont les municipales et les cantonales, bientôt, j'ai même lu que Loïck Lebrun , le candidat de l'UDF à Rennes, a tenu récemment une réunion de campagne à la salle de la Cité mais j'ignorais que l'éducation civique tînt une place aussi importante dans la formation des jeunes collégiens.
Peut-être s'agit-il du "grand meeting du métropolitain", à cause du Val !

        Bien que ma place soit numérotée, je n'aperçois pas de rangée 2 ni de place 17. La première rangée de places assises porte le n° 4 et des handicapés en fauteuil roulant occupent le bas de la volée d'escaliers. Mais bon, il reste suffisamment de place pour que je puisse m'asseoir à la place 17 de la rangée 4. Les sièges sont en plastique vert et il y a des flaques d'eau sur le sol. D'où je suis je n'aperçois pas la tribune où l'homme politique va s'installer pour faire son discours. Pas d'estrade non plus pour les membres du bureau politique.

        La disposition de cet endroit est d'ailleurs assez surprenante : il y a des tribunes des quatre côtés d'un grand espace vert et là, justement, pas de scène non plus pour accueillir des musiciens où des danseurs ! Du coup c'est une sono pourrie qui diffuse du Alan Stivell et du EV.

        A huit heures moins deux le speaker nous demande de nous lever et de respecter une minute de silence. Puis, dès que nous nous sommes rassis, une bande de pom pom girls vient au centre des tribunes. C'est très joli. Elles n'ont pas de truc en plume dans le derrière mais cela fait un beau mouvement d'ensemble, un poil désordonné quand même. Ca fait penser à une chorégraphie de Decouflé. Il y a un groupe habillé de rouge, un autre en blanc et bleu, des types en noir aussi avec des drapeaux jaunes. Dans la tribune en face les gens commencent à sautiller sur place, en cadence, en chantant l'air de Kalinka.

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       Zut ! Voilà bien ma chance ! Je vais devoir me farcir une réunion du Parti communiste ! Effectivement, ils se mettent en effet ensuite à scander "Allez les rouges !". J'espère qu'ils ne vont pas en venir aux mains avec le groupe qui est à côté de moi. Ceux-là tapent sur des tambours et agitent un drapeau blanc au centre duquel est dessiné un personnage rigolo : Raymond Barre ! Le plus surprenant est qu'on a doté le plus ronflant des premiers ministres de la France d'une paire de cornes rouges qui lui donne l'air d'un diablotin !  

 

 

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        En face les communistes agitent des drapeaux rouges et des anarchistes se sont joints à eux car on voit aussi des oriflammes noirs. Il y en a même, à damier, où les deux couleurs sont mêlées.
 

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        Les pom pom girls en blanc et bleu, sans doute des gens du MPF de M. de Villiers, et celles en maillot rouge et noir ne font qu'aller et venir d'un bout à l'autre du terrain. Leur chorégraphie s'est affolée : parfois on les voit, tout au bout, tous ensemble à gauche dans le coin, puis ils reviennent vers moi, s'arrêtent et semblent se disputer pour la possession de quelque chose de blanc et noir. Il n'y a que le représentant des écologistes, avec son maillot vert, qui reste à peu près tranquille au même endroit, sauf que de temps en temps il saute en l'air sur place comme les singes qu'on voit au zoo dans leur cage. De l'agitation ? De la gesticulation ? De la provocation ?
 

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        En fait, maintenant que je prête un peu plus d'attention à ce qui se passe devant moi, je m'aperçois que ce ne sont pas des pom pom girls mais... des hommes en short ! Ils sont fous ces Bretons ! Avec le froid qu'il fait, se balader en short les mollets à l'air dans la nuit ! Je sais bien que les Ecossais portent un kilt avec rien dessous, ce n'est pas une raison quand même.

        Puis d'un seul coup d'un seul l'excitation monte chez les militants. Le type qui est derrière moi hurle :

- Rodriguez, enculé ! Pédé ! Sale pédé !

J'ignorais que ce M. Rodriguez se présentât lui aussi aux municipales. Ca n'a pas l'air de plaire à tout le monde en tout cas. J'entends encore :

- Qu'est-ce qu'il vient nous faire chier celui-là ? Enculé ! Ils sont nuls, les arbitres ! Carton ! Carton rouge !

        A côté, la bande de barristes excités s'est mise à chanter Dieu sait quoi sur l'air de "Yellow Submarine" des Beatles : y aurait-il un courant blairiste chez les centristes ? Un type distribue des ballons rouges, on les gonfle mais aucun slogan n'apparaît dessus alors du coup tout le monde s'amuse à les faire claquer.

        Au bout de trois quarts d'heure tout le monde se calme. Un groupuscule (gauchiste ?) vient poser au centre des tribunes un drapeau rond (ils ont des drapeaux ronds, vive la Bretagne...). Sur le drapeau rond, on peut lire "Carte Aurore". Un quart d'heure après, ils viennent l'enlever : ici les lendemains qui chantent ne chantent pas très longtemps.

 

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        Cela fait une heure et demie que je suis là, le cul complètement gelé, à attendre que deux adolescents boutonneux aient fini de prendre leur pied dans un meeting politique absolument nul. Au moment où les pom pom girls commencent un court strip-tease pour en fait échanger leur maillots, le speaker reprend la parole, tout le monde se lève et quitte les lieux. Je ne comprends rien du tout à ce cirque. Il n'a pas pu venir, Edmond Hervé, ou quoi ? Il a eu un empêchement ? C'est le premier meeting politique que je vois où l'orateur ne vient pas et où les gens repartent chez eux calmement, contents, sans avoir entendu autre chose que du Alan Stivell ni vu rien d'autre que des types en short en train de se courir après ! De deux choses l'une : ou bien les Rennais sont trop intelligents pour moi, ou bien je m'étais fourvoyé dans une drôle de gay-pride !

- Sehr schön !" a commenté Julian. Je ne sais pas ce que vont penser les parents du correspondant allemand mais Isabelle et Alexis me doivent des explications. Toutes ces voitures qui nous ont doublés au retour, en faisant hurler leurs klaxons, et les gens dedans qui hurlaient par la fenêtre ouverte "On a gagné ! On a gagné !" ça m'a rappelé le 10 mai 1981 à Paris. Mais comment ont-ils fait pour gagner puisque les élections n'ont pas encore eu lieu ?

    Amitiés à madame Lapsi.

Evidemment, il ne s'agissait pas d'un meeting politique. Si vous n'avez pas encore deviné ce dont il s'agissait, retournez le moniteur de votre ordinateur afin d'avoir la solution inscrite ci-dessous

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   Ecrit pour le Défi du samedi n° 267 à partir de cette consigne.

28 septembre 2013

La braderie Saint-Martin à Rennes le 14 septembre 2013 (4)

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J'adore jouer les flambeurs au petit pied et faire des emplettes "culturelles" démodées. Mes classiques sont des choses hors d'âge et sur cette braderie j'ai racheté encore un peu de mon enfance. Ce faisant j'ai de nouveau "ruiné" mon ménage. Rendez-vous compte, ou faites les comptes vous-même :

Livres :
- 40 leçons pour parler espagnol : 0,50 €
- L'Espagnol tout de suite :  0,50 €

- Snoopy prend de la hauteur (tome 34 aux éditions Dargaud) : 1 €
- Arthur (le fantôme justicier) et les rois de la flibuste : 3 €
- Les cousins Dalton (Lucky Luke) : 3 €

Disques vinyle :
- L'amour Aragon / par Isabelle Aubret et Jean-Louis Trintignant : 1 €
- Alla fiera dell'Est / par Angelo Branduardi : 1 €
- Les Capenoules, disques 2, 3 et 4 : 3 €
- Orgues limonaires, piano mécanique et boites à musique (double album) : 1 €
- Chansons de notre temps et d'espérance / Guy Béart : 1 €

15 € ! On va dormir sur la paille !

Surtout que j'ai remis ça à la braderie de Villeneuve le dimanche d'après où j'ai acheté trois disques de Julos Beaucarne pour 4 euros !

 

20 septembre 2013

Choses vues à Nantes le 16 juillet 2013 (3)

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- Le "Voyage à Nantes" est un parcours de découverte d'oeuvres d'art contemporaines organisé chaque été dans la ville de Nantes. Je crois que si un tel malheur s'abattait sur la ville de Rennes, Isaure Chassériau ne tarderait pas à tracer un parcours permettant d'éviter ce type d'installations ! Voilà, c'était la minute du Béotien Etienne !
- Le Béotien Etienne ?
- Ben oui, Etienne de la Béotie ! T'as jamais  lu Montaigne ? Ni écouté "Les Copains d'abord" ?

 

22 septembre 2013

Choses vues à Nantes le 16 juillet 2013 (8)

130716 301

Les Nantais ont une drôle de façon de réintroduire la verdure dans un environnement très minéral !

Trouvailles et visionnages

Sur le même sujet ou à peu près (Assassins à 7'45), j'ai retrouvé hier Hawkwind, un groupe de space-rock allumé qui est entré dans ma vie à l'époque de son second album "In search of space", entendu au magasin du Printemps à Lille et acheté sur la lancée (ça devait être mon premier ou deuxième disque de rock, l'autre étant "Magician's birthday" de Uriah Heep). 

14 septembre 2013

Maltraitance envers Isaure Chassériau à Rennes le 14 septembre 2013 (1)

Isaure pop art

Je suis en retard ! Je suis en retard ! Je fais à nouveau trop de choses, mais comme c'est pour le plaisir, je n'ai pas à me plaindre ! Je n'ai donc pu examiner que ce matin le nouveau gadget que "ma bien-aimée soeur jumelle du web", Mrs Iowagirl, notre Joye préférée, a présenté sur son blog hier matin. Je n'ai pas pu m'empêcher de perdre encore du temps ce matin pour tester avec ma chère Isaure la palette d'effets proposée. Waooh ! Ca en jette !

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