- Les hiéroglyphes, y’a pas à dire, ça c’est une belle écriture ! Mais si on admirait non a quand même passé beaucoup de temps à ne pas comprendre ce que ça voulait dire !
- La grande littérature, c’est pareil !
Éléphants :
- S’ils avaient réellement autant de mémoire qu’on le dit, ils auraient une dent contre nous, les hommes, qui n’en voulons qu’à leur ivoire.
- Ou alors c’est que, sur nos intentions, les éléphants se trompent ?
Érection :
- Mot à ne prononcer que s’il s’agit d’un monument.
- Pourquoi ? Il mesure combien ton sexe, Pécuchet ?
Eau (1) : Elle est plate ou gazéifiée. Elle était précieuse, celle que vous dépensiez, mais jamais on n’avait imaginé qu’on irait manifester… contre les bassines !
Eau (2) : Elle tombe parfois du ciel à seaux !
Eau (3) : Le magicien tire la nappe phréatique sans faire tomber la vaisselle du désert qui se trouve dessus : bravo, l’artiste !
Le 1er décembre (et les autres jours de ce week-end-là) j'ai zappé le Festival des Transmusicales. J'ai préféré plus volontiers me rendre à la Bibliothèque des Champs libres. Par curiosité intellectuelle j'y ai emprunté la deuxième saison de "Girls" de Lena Dunham.
Qu'est-ce que c'est, "Girls" ? Du Woody Allen avec des scènes de sexe explicites. Je crois que je ne comprendrai jamais rien :
- A Télérama qui adore ça ; - Aux Américains, jeunes et vieux, dont on voit ici dressé un portrait effarant ; - A rien, mais je m'en fous parce que...
La vie est belle est c'est tant mieux : malgré les aléas je garde le sourire ! (Que faire d'autre ?) (What else ? Reprendre un café ?) ;-)
En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide
28 avril 2016
Le confort c’est
Le confort c’est râpé, aujourd’hui !
Le bureau, l’ordi, les papiers, moi-même, sommes recouverts de poussière de plâtre, il y a du bruit, le lit change de position et de pièce tous les soirs en fonction de l’avancée des travaux.
Suite aux manifs les bus étaient détournés et je suis arrivé avec dix minutes de retard là où je devais chanter. Je l’ai fait avec une guitare désaccordée. Nul !
Le soir au TNB, concert hyper-surveillé, pas question de prendre de photos. Mon voisin s’est fait taper sur les doigts.
Ca ira mieux demain. J’écouterai de la harpe celtique.
L’animateur distribue des agrandissements sur papier extraits d’un album photographique de Joe Krapov dont le titre est « Petits portraits de Rennes en fêtes ». Ces photos ont été prises en 1998 et 1999 et publiées sur le site web « Rennes-en-délires ».
Chaque écrivant·e en choisit trois mais n’écrira qu’à partir d’une seule de ces photos.
Il est demandé de constituer , collectivement, un abécédaire de la fête.
Pour cela chacun·e écrira un texte inspiré par la photo retenue et dont le titre sera sur le modèle des billets d’Adrienne sur son blog : C comme Carnaval, V comme Venise, etc.
L’exercice peut être renouvelé avec les deux autres photos choisies si on est inspiré.
Quand j’ai vu le programme de « Dobrý den Rennes » j’ai pesté un peu. Quoi ? Une manifestation sur la Tchécoslovaquie, à Rennes, dans le cadre du jumelage avec Brno, juste le week-end où nous partons à Redon ? Mais c’est un scandale ! C’est que voyez-vous, nous autres les Krapov, nous avons, plus même qu’avec la Russie, des accointances avec la Tchéquie, qu’on appelait, à l’époque où nous y sommes allés, la Tchécoslovaquie. Je raconterai peut-être cela plus tard. Il y a des histoires de camping sauvage dans une Fiat Panda, de toilettes du château de Prague, de destruction de châsse d’eau, de petit-déjeuner au caviar, de café à militaires de Plsen, des tas de contes à dormir debout avec des noms imprononçables : Pisek, Prahatice, Jičin, Domažlice, la Vltava... Mais ne nous égarons pas dans les vieux souvenirs. « Dobrý den Rennes », nous en avons quand même vu un bout. Le vendredi soir, c’est Emmanuel Simonnet, un des conteurs de la rue d’en bas, l’association au sein de laquelle sévit aussi Marina B., qui assurait le spectacle à la Maison internationale de Rennes. Nous y allâmes.
Ca vous intéresses, vous, la recette de la marquisette ? L'ascension d'une table basse par le Sud avec un chapeau blanc et un ukulélé rose pour battre le rappel des troupes ? De savoir ce qu'on trouve dans les toilettes d'un psychologue existentiel intégratif ? De voir mon voisin du dessus faire les puces à quatre pattes dans une chambre pleine de matelas pneumatiques ? De connaître le point commun entre une guitare et un kangourou ? Non, non, la girafe est muette ce soir et moi j'ai du sommeil en retard ! N'insistez pas, Montreuil moi juste le chemin de mon lit ! A demain !
Quelle foule ici ! Vous y admirerez des dames aux chapeaux étranges, aux tailles si minces, si étroites, aux airs si originaux, si étonnants de dignité que vous verrez en elles les grands papillons de la noblesse. La perspective de leurs sourires est un souffle extraordinaire qui s'élève dans les nuées jusqu'à l'amirauté et qui dresse sur le toit de l'opéra les personnages d'une mythologie unique, propre à briser le coeur du plus brutal des cavaliers.
Toutes les muses assemblées autour d'Apollon écoutent respectueusement des airs d'une musique-Champagne. Le seul Can Can de l'"Orphée aux Enfers" d'Offenbach serait capable à lui seul de faire danser la multitude, manches retroussées, robes tournantes, à la volette, jambes déliées, déjetées bien haut en vue d'éblouir d'élégance les représentants du sexe opposé.
Mais non, je rêve, les gens de Rennes demeurent comme toujours un peu "manches". Et pourtant, Seigneur Dieu, j’ai pour ma part le sentiment que les deux orchestres de Hollande, descendus des polders, et l'Orchestre de vents d'Orgères produisent deux heures durant un hommage de taille à des morceaux classiques de France. Quelle belle rencontre ! Les variations sur "Au clair de la lune" sont à ravir et font naître des sourires, l'interprétation de "La vie en rose" est exquise. Avec "C'est si bon" l'orchestre d'harmonie prend les caractères d'un jazz-band américain. Même la chanson "Les feuilles mortes"- c'était ta perforée je crois quand tu poinçonnais aux Lilas qu’elle est de Prévert et Cosma - chasse tous les scarabées et cafards nés du début de mai sous la pluie.
Canaripotter : petit oiseau à plumes jaunes et lunettes cerclées qui sait transformer en usant de magie un pudding au lard en best-salière.
Chauffe-souris (Le) : Titre d’une opérette de Johann Strauss II dont le livret est tiré de l’autobiographie de Désiré Landru « La place d’une femme est au foyer… de la Comédie française ».
Cobraspoutine : Le cobraspoutine est un genre de serpent de mer dont on ne voit jamais la fin : on lui tire dessus à balles réelles, on l’assomme à coups de masse, on le larde de coups de couteaux, on le jette dans la rivière par -15°, résultat, il vit encore !
Escargodriole : Mauvaise habitude de certains gastéropodes qui trouvent malin de raconter des histoires drôles pendant la cérémonie d’hommage à la feuille morte qu’on enterre.
Gaypard : Si tu décides de passer la nuit avec un gaypard de rencontre qui vient de faire sa transition de genre ne sois pas surpris si au moment de l’union il ou elle te balance : « pochette-surprise ! » C’est un peu comme quand on participe à une gaypartouze dans l’obscurité totale (Mais pourquoi est-ce que je donne dans l’ultracrépidarianisme, moi, aujourd’hui ?).
Fennecplusultracrépidarianisme : L'ultracrépidarianismeest un comportement consistant à donner son avis sur des sujets à propos desquels on n'a pas de compétence. Tout vaut mieux que prêcher dans le désert !
Mai-soixan-truite : Mouvement utopiste de la deuxième partie du XXe siècle dont les leaders prétendaient qu’il y a un arc-en-ciel saumoné, non, sous nos nez, et qu’au pied d’une de ses arches se trouve un chaudron magique plein de la possibilité pour tous de vivre très heureux en buvant du champagne et en mangeant de la gauche caviar.
Marsupialibaba : Une fois que les quarante voleurs furent repartis, Marsupialibaba prononça les mots « Sésame, ouvre-toi ! » et entra dans la grotte. Il n’eut aucune difficulté à s’emparer d’une partie des trésors entreposés là : la nature ou Dieu ou le Big bang ou qui vous voudrez avait fait en sorte qu’il disposât d’une poche ventrale bien efficace pour effectuer ce transfert de fonds sans avoir à faire appel aux Déménageurs bretons, très efficaces au demeurant, mais moins il y avait de monde sur ce coup, mieux c’était.
C'est sans doute encore une sélection de morceaux de Benjamin Britten "pour les enfants" comme on en voit dans certaines bandes ("strips", en anglais) des Peanuts ?
Pas du tout ! Les enfants de notre quartier sont sur la scène et ils chantent du Vivaldi et du Purcell ! C'est rassurant de savoir qu'il n'y a pas qu'Aya Nakamura et la garde républicaine sur la Terre et dans leur tête !
Les conditions de lumière n'étaient pas au top pour un photographe et je n'étais pas au premier rang. Du coup j'ai fait joujou avec mes effets créatifs pour donner dans l'abstraction... lyrique !
Lavardin fait partie des plus beaux villages de France".
Les fresques murales de l'église Saint-Genest, parmi lesquelles on peut remarquer...
... une représentation de Saint-Georges ou plutôt, sans doute, de Saint-Michel. On distingue assez mal le dragon qui n'est guère plus gros qu'un Jackie Russell !
Sur le programme de la Fête de la Musique, ces messieurs et ces dames posent tout de noir vêtu·e·s en arborant de grands sourires. Dans la réalité, c'est l'inverse. Jolies couleurs vestimentaires et visages appliqués, concentrés pour délivrer une musique très sérieuse.
Et je me dis, me souvenant du dernier concert de Mélimélodies à La Nouaye, que les chorales polyphoniques sont comme les ateliers d'écriture krapoviens : il y a le chef sado qui jubile et les écrivant·e·s ou choristes masos qui souffrent !
Merci pour les couleurs et bravo pour le Béla Bartók, très en cour actuellement !
- Tu photographies les stars, Joe Krapov ?
- Oui mais de dos uniquement !
Pour tout vous avouer, mes curiosités musicales personnelles, ces temps-ci, s'appliquent à la période 1950-1980 et vont plutôt du côté de la "pop music" que du classique. C'est pourquoi je vous propose d'écouter la chef de ce choeur dans le répertoire... d'Elvis Presley ("The King is gone but he's not forgotten !" comme chante M. Young, "Uncle Neil" pour les intimes) !
N.B. La vidéo de "Cant' help falling in love with you" par Aurélie Barbelin ne peut être importée sur ce blog . Elle est consultable ici.
- Dépêche-toi de finir d'arroser, Louise Wallace ! Ce parapluie est super lourd et on n'est pas trop de quatre pour le tenir à bout de bras !
Nantes a beau être plus bourgeoise que Rennes, le sens de l'esthétique des tagueurs locaux est aussi nul qu'ailleurs sinon pire !
Après ces trois "autoportraits du photographe sur fond de cathédrale de Nantes", je vous invite à gagner le paradis photographique d'un autre déambulateur à l'oeil vif qui nous dit "I am Martin Parr". C'est disponible sur France TV en "rediffusion à volonté" jusqu'en juillet 2025 et c'est très drôle.
Ce fut une excellente journée, une superbe balade, un excellent moment et sur ce coup-là, en tant que mec, je me sens totalement dédouané ! Je ne sais pas qui a écrit le spectacle mais ce sont des actrices qui le jouent et nous portent au pinacle un Brassens à la fois timide et libertin, fidèle et collectionneur, tout sauf misogyne mais complètement libre - sauf quand ses calculs rénaux le font moins rigoler que Fernand (Raynaud précisé-je pour mes lecteurs et lectrices autres que Dame Adrienne).
Il n'empêche que je me sens obligé d'apposer cette photo-ci en préambule de celles prises lors de ce spectacle de la compagnie "Le 4e écho" que je félicite pour sa prestation.
Parce qu'après tout cette pièce nous renvoie à la question dans l'air du temps. A-t-on réellement besoin de savoir qui coucha avec qui pour apprécier Rimbaud, Verlaine, Villon et/ou Brassens ? Peut-être était-on plus évolué ou plus tranchant dans les années 60 et 70 où l'on préférait, plutôt que la lecture des potins d'Ici-Paris, l'écoute de "La mauvaise réputation", de "Mourir pour des idées", de "Je suis un voyou" ou des "Passantes".
En tout cas, sur le Boulevard du temps qui passe, je ne vois pas d'inconvénient pour ma part à me boucher les oreilles pour laisser "Mélanie" aux carabins - mais ça, c'est sans doute parce que je suis iatrophobe, LOL - !
A part cela ce "biopic en plein air" était musicalement très agréable et certainement fort instructif pour les non-spécialistes du poète sétois et/ou les non-historiens de la chanson !
L'argument de la pièce : dans l'impasse Florimont, Jeanne accueille la mère de Brassens, Patachou, Püppchen et le personnage emblématique de "toutes les autres femmes de ses chansons" pour évoquer le personnage cher à notre guitare.
Tandis que Joe Krapov se débarrasse de certains de ses livres stockés au grenier, Marina Bourgeoizovna élimine les déguisements d'enfants qui y séjournaient depuis... un certain temps!
Lorsque Mademoiselle Zell rend visite à ses parents, le mercredi, il y a toujours quelque chose de "plus classieux" qui passe dans la maison.
Dans la vitrine de la boutique "Elevage de Josettes", rue Le Bastard,
on rend hommage à Mondrian.
Autoportrait de Joe Krapov en moustachu.
Dans la vitrine de "La Maison Tulipe", rue du
Chapitre, c'est à la couleur préférée de Mlle Chassériau qu'on rend hommage !
Mais bon, dans la vitrine de droite, c'est un peu plus kitsch !
Nous vous remercions vivement de nous avoir confié votre tapuscrit. Nous l’avons étudié avec la plus grande attention. Malheureusement, malgré ses qualités, il ne nous a pas paru convenir à notre ligne éditoriale.
Nous regrettons donc de ne pouvoir en envisager la publication. En vous remerciant de votre confiance et en vous souhaitant d’aboutir dans votre démarche, nous vous prions de croire, Madame, Monsieur (rayer la mention inutile) à l’assurance de nos sentiments les meilleurs.
Le comité de lecture.
Monsieur
je me permets d’ajouter que la lecture de vos « 99 dragons : exercices de style » m’a passablement exaspérée. Passe encore qu’il y ait un plagiat éhonté et visible de l’ouvrage au titre presque similaire de Raymond Queneau. Vous me direz que le sujet n’est pas le même, que vous ne parlez nulle part dans votre œuvre d’autobus, de chapeau à ruban ou de bouton de pardessus. C’est vrai mais est-il raisonnable de penser que 99 déclinaisons de la fiche Wikipédia consacrée à Georges de Lydda pourraient avoir un intérêt quelconque pour un lecteur non féru d’histoire sainte et de littérature fantastique ?
Ce qui m’a le plus gênée, outre votre usage de gros mots comme paronomase, lipogramme, allographes ou apocope, c’est l’esprit anti-clérical et antimilitariste qui préside à chacune de vos variations. J’ai bien compris que nous sommes en 303, en Afrique et que ces braves nègres gens de couleurs ne sont pas encore assez entrés dans l’histoire pour avoir ne serait-ce qu’envisagé un instant un service militaire ou une défense nationale. Chaque fois que vous mentionnez l’existence des soldats libyens, c’est pour souligner leur lâcheté, leur couardise ou leur alcoolisme. Pour un peu vous nous ressortiriez l’adjudant Kronenbourg de ce voyou de Cabu !
Vous semblez regretter qu’un héros de la Chrétienté se mêle de cette histoire et triomphe du péril rencontré moyennant quelques petites compensations. Il me semble pourtant que, de tous temps, dans la réalité, des traités ont été signés et des accords conclus entre des puissances étrangères pour venir à bout d’un ennemi commun. Aurions-nous gagné la guerre de 14-45 sans l’aide efficace des Américains avec lesquels, de fait, nous ne partageons rien, en tout cas pas moi : je n’aime ni la country, ni la soul music, encore moins le rap et les hamburgers.
Croyez-vous que la Russie pourrait venir à bout des nazis ukrainiens sans l’aide de la Corée du Nord ? N’est-ce pas grâce au général Lafayette que les cow-boys d’Amérique sont venus à bout des méchants migrants indiens qui ne faisaient rien qu’à faire tomber la pluie en dansant ? Que serait ce continent sans Christophe Colomb ? Que serait l’Amérique du Sud sans Fernando Cortes ?
N’avons-nous pas apporté, via la diffusion de notre langue et de notre religion aux peuplades arriérées de ces pays et de nos jolies colonies, les valeurs de la Civilisation et même celles de la République, que je respecte aussi, même si elles vous donnent la liberté de blasphémer et de moquer nos croyances et nos rites ?
Préférez vous que nous soyons envahis chaque jour un peu plus par les tenants d’une religion dont le nom commence par i et qui en est restée à la Saint-Barthélemy, à la lapidation de la femme adultère et qui n’hésite pas à abreuver ses sillons du sang impur de ses ennemis ?
Vous êtes pour la polygamie, c’est ça ?
Pour qu’il y ait reconquête, il faut que nous soyons tous rassemblés. Votre ouvrage de tournage en dérision du mythe de Saint-Georges ne participe pas, mais alors pas du tout à l’effort national et au réarmement démographique désormais nécessaires.
Je ne vois pas pourquoi je perds mon temps à ratiociner avec vous ce jour. Pour tout vous avouer, si je gribouille ces lignes sur la lettre type, c’est que j’espère bien, au fond de moi-même, que vos bêtises ne trouveront pas de lecteurs sensés qui y feront écho.
Nous ferons d’ailleurs tout pour cela lorsque nous aurons pris le pouvoir.
Il est gratuit en ce dimanche et nous amène à Trentemoult.
C’est un village de pêcheurs, le pendant pour Nantes de ce qu’est Burano à Venise.
Des maisons de couleurs vives, des enfants qui jouent dans les cours, des chats qui paressent aux fenêtres ou au seuil des maisons.
Mais les gens par ici ont l’esprit de Gavroche. Ces frondeurs se plaignent du tourisme. Pour un peu, il y aurait des panneaux « Interdit aux extra-terrestres » !
Ces quasi-îliens qui n’ont rien à foutre de presque tout enverraient volontiers Parisiens et Nantais voir le diable dans la rue Vauvert.
Las, celle-ci se trouve à Blois mais dans cette ville plus calme on ne crie pas « Vive la France ! » ni « On n’est plus chez nous » ou plutôt comme on dit aujourd’hui avec l’aplomb des rois gaulois « On est chez nous » !
Les enseignes de magasins sont un très bon matériau poétique pour les ateliers d'écriture. J'ai encore abusé de cette consigne-là hier à Villejean mais personne ne s'est plaint et l'idée de faire écrire sur la Loire et ses châteaux a bien plu.
Celles-ci figurent dans la rue du Maréchal Joffre où habitait jadis notre fille et où elle nous a emmenés, à notre retour de Blois, déjeuner dans notre dernier "restaurant des vacances".
Autoportrait très réussi !
Et d'autres choses dans la même rue pour terminer :
Un petit air de ressemblance avec Nicolas S. ?
Elle a des dents ? Elle a trouvé un couteau ?
J'ai jadis détourné cette plaque de rue pour inventer la rue du Gus maffieux ! Il se fait tard, j'ai travaillé comme un malade à préparer de la musique et j'ai la flemme d'aller chercher pour savoir si c'est encore en ligne ou si c'était dans le blog perdu de 2007-2013 !
C'est vrai : ce séjour à Nantes, Blois et Amboise ne visait pas à retrouver les traces d'artistes chers à nos coeurs. Les châteaux de la Loire évoquent surtout les rois de France et par chez nous on est aussi du genre "no kings" ;-).
Simplement, d'avoir vu récemment ce documentaire sur Max Ernst
a sans doute été pour quelque chose dans ma décision d'aller en excursion à Amboise où se trouve aussi la fontaine créée par ce peintre-sculpteur surréaliste à l'inventivité étonnante. Il l'a intitulée "Aux cracheurs, aux drôles, au génie". Elle est assez jolie, finalement, avec ses tortues cracheuses et son côté "temple du soleil" !
P.S. J'avais complètement oublié que dans l'oeuvre de Max Ernst figurait ce tableau iconoclaste : la Vierge Marie corrigeant l'enfant Jésus" !
Mission accomplie ! J'ai couvert photographiquement ce 1er festival des Tisseurs-Tisseuses de contes. J'ai revu, réentendu des artistes que j'avais déjà vu·e·s ailleurs avec grand plaisir par le passé et fait également de belles découvertes tant chez les professionnels que chez les amateurs. Trois jours de bonheur malgré la pluie du dimanche.
Le vendredi c'était un spectacle marraine-filleule. Gigi Bigot et Blanche Le Liepvre ont ouvert le bal et ont été suivies ensuite de Marie Chiff'Mine et Morgane Le Cuff.
C'est le début des vacances. On a annulé deux séances de jeu d'échecs en raison de la canicule et pour ne pas rester enfermés un jour de plus on s'est déportés à Nantes pour aller voir l'exposition "Sorcières et le musée de la ville logé dans le château des ducs.
On en a profité pour voir Mademoiselle Zell et Monsieur Tom et pour marcher dans "Nantes-en-Délires" ! ;-)
A Nantes ils se croient malins en vous expliquant qu'on peut fabriquer une licorne avec un cheval et une glace pistache-fraise géante !
Si on montre sur Internet le luxe dans lequel on vit, tous les bergers allemands et les lévriers afghans vont vouloir immigrer chez nous ! Et Bruno R'taïaut R'taïaut O'R'taïaut ne sera pas content !
... pendant que la truie file ?
J'aime bien cette petite duchesse qui ne se donne pas de grands airs et semble marcher anonyme au milieu de son peuple.
Joe Krapov est poète, humoriste (?), musicien à ses heures et photographe à seize heures trente. On trouvera ici un choix de ses productions dans ces différents domaines.