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Mots et images de Joe Krapov
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3 février 2019

Fêtes d'écoles à Précigné et Sablé (Sarthe) en juin 1993 (1)

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Après les gens dans l'enveloppe, les gens dans la boîte !

"On était tranquillement en train de roupiller au fond d'une boîte de diapositives, dans un beau carton qui commençait à s'affaisser sous le poids des ans et du carton de 94 posé au-dessus, quand voilà l'autre qui nous ressort, qui nous file un grand coup de lumière de scanner dans la tronche et qui nous met sur Internet ! Et de quoi s'aperçoit-on ? On a pris vingt-cinq ans et demie dans les dents ! Qu'est-ce qu'on est devenu.e.s maintenant qu'on est grand.e.s ?"

P.S. Vous avez remarqué la posture Chassériau ? ;-)

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22 janvier 2019

LES INVENTEURS FARCEURS. 2, Alphonse Allais (2)

 2, 2. Alphonse Allais inventeur

Alphonse Allais débordait d'idées que sa modestie naturelle lui dictait d'attribuer au Captain Cap.

Dans un colloque de l'Université de Saint-Etienne, « Figures du loufoque à la fin du XXe siècle », Antoine Court décrit la relation entre les deux personnages :

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 Captain Cap (seule et unique photo d'Albert Caperon)

 

"Cap est un personnage bien réel, Albert Caperon (1868-1898), fils à papa, rentier, bon à rien, grand buveur et raconteur d'histoires, habitué du Chat noir et inséparable d'Allais qui le promeut Captain.

Par le truchement d'Allais ce sédentaire abruti devenait le héros de folles aventures. Il endossait leur paternité avec une fausse modestie et un secret orgueil. A tel point qu'Allais dit un jour : « J'en suis arrivé à ne plus savoir si c'est moi qui me paie sa tête ou si c'est lui qui s'offre la mienne ! »

 

Cap est constamment valorisé comme personnage hors du commun : parodie de héros plus ou moins exotique, bon bourgeois, bon patriote, bien inséré dans la société, il la critique mais s'en accommode tant qu'il y a des breuvages forts et des filles faciles !"

 Alphonse par Vomorin

 

 

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Mais comme tout grand visionnaire, Alphonse Allais demeura incompris de son époque et ses idées demeurèrent lettres mortes.

De sa multitude de concepts, on peut ressortir : 

- le recyclage des vieux confetti 

- le championnat du millimètre à vélocipède : record mondial actuellement détenu par le Captain Cap en 1/17.000e de seconde ;

 - le cache-poussière pour sous-marin ;

 - les obus chargés de poil à gratter;

 - la récupération des énergies perdues, tel le mouvement oscillatoire du bras gauche chez les troupes en marche

- l'institut de formation des souffleurs pour spectacle de pantomime 

Alphonse Allais en plus de procédés révolutionnaires proposa des inventions simples pour faciliter la vie quotidienne de ses contemporains. Ainsi peut-on citer : 

- les chaussures ventilées (concept repris par Geox) 

- la casserole carrée pour empêcher le lait de tourner 

- les balayeuses municipales à papier buvard pour assécher les rues après la pluie

 

 

 

 

Geox-femme

 

 aquarium en verre dépoli pour poisson timide

 

- l'aquarium en verre dépoli pour poisson rouge timide.

Dans une de ses chroniques consacrée à la très nécessaire réforme de l'orthographe, Alphons Allais écrit ceci : 

"C'est que moi, je ne me contente pas de transformer "Hérault" en "éro", j'écris froidement "RO". Non moins froidement j'écris "NRJ" pour "énergie" et "RIT" pour "hériter". Je me garde bien de mettre "Hélène a eu des bébés". Combien plus court est, grâce mon procédé : "LN A U D BB" 

Kiksé ka inventé le langaj SMS, hein ? Ben Alphonse, pardi !

 

 SMS

 L'agonie du papier

Dans une autre chronique intitulée « l'agonie du papier » se désolant déjà de « l’imminente disparition des arbres, causée par la de plus en plus folle consommation de papier imprimé » il lance une subscription afin de fabriquer un journal sans papier ! 

« Ce journal quotidien portera ce nom significatif : La Pellicule. Les abonnés recevront en même temps que le premier numéro, un petit appareil ressemblant fort à une lanterne magique, mais infiniment plus simple. 

 

La Pellicule, parviendra en effet chaque matin à nos abonnés sous forme d’une légère carte transparente, pas plus énorme qu’une carte à jouer. Cette carte, insérée dans la rainure ad hoc, un bouton qu’on pousse, et sur la toile en face vient se projeter la plus clairement lisible de nos gazettes françaises et même étrangères.  

Le miracle s’est simplement accompli par microphotographie des huit ou douze pages d’un immense journal sur la mignonne et sus-indiquée pellicule ». 

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C’est là la préfiguration de la microfiche et par la suite de la liseuse, des e-books ou de l’édition numérique des journaux et des périodiques !

Enfin, et ceci n’est pas une farce, Alphonse Allais est bel et bien l’inventeur du café lyophilisé.  

Le brevet fut déposé le 7 mars 1881, sous le numéro 141 530, au ministère de l'Agriculture, bien avant que Nestlé, grâce à son chimiste alimentaire Max Morgenthaler, ne le reprenne en 1935 et lance le Nescafé.

Allais en Georges Clooney

 

 Brevet d'invention café

17 octobre 2018

Panoramiquer... des brumes à Rennes le 17 octobre 2018 (1)

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Ah ! Revoilà les brumes d'automne ! L'occasion d'aller marcher six kilomètres dès le matin !

Alors qu'on en a déjà marché huit la veille ! Et qu'on en fera quatre autres l'après-midi !

Et qu'on a gagné deux parties d'échecs sur trois le lundi à la cadence de 8 minutes par joueur pour toute la partie !

Quel bon entretien de la machine ! A part ça, quoi de neuf, docteur ?

;-) 

11 octobre 2018

Choses vues à Rennes le 29 octobre 2018 (2)

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Iatrophobes de tous les pays, unissez-vous !
(détournement emprunté à Nicolas André, un complice de "Rennes ville invisible")

180929 265 015 bis... et ça repart !

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Leçon de photographie

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- Moi je n'ai pas confiance dans la djeunesse et encore moins dans les instruments de ieuvs ! Je la prends avec mon smartphone !

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Vue sous un certain angle, la photo de groupe de Joe Krapov est quand même la plus originale !

24 juin 2018

Argentiquités N 01/09. Les Tombées de la Nuit à Rennes les 5 et 6 juillet 2001 (1)

 

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L'avaleur de sabres n'attend pas le nombre des années !
Cet artiste de rue se produisait en "off " des Tombées de la nuit.

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Sur la pochette du négatif j'ai écrit que ce spectacle de danse de rue était le fruit de la compagnie Danse de rue ! Pas facile du coup de la retrouver sur le net ! Faudrait peut-être que j'aille faire un tour dans le grenier pour retrouver le programme ! Mais ces temps-ci je suis plus musicien accompaganteur qu'archiviste solitaire !

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4 juin 2018

Un petit tour à Tours (Indre-et-Loire) le 2 juin 2018 (4)

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 Mais qu'est-ce qu'ils ont tous ces gens (tous ces vieux ?) avec leur incessante bougeotte ?
C'est que moi aussi j'aimerais bien juste me poser sur les bords du fleuve à fumer et à boire dans la chaleur de juin ! (Même si je ne fume pas, que je bois peu et que depuis hier après-midi il pleut comme vache qui pisse !). Laissez moi être jeune !

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29 mai 2018

Sur le vieux pont à Würzburg le 30 avril 2018 (3)

Normalement, si je ne m'étais pas échappé du groupe de touristes français qui se reconstituait au sortir de la Ratskeller, je n'aurais jamais pu prendre ces photos ! Vivent les voyages désorganisés !

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Bien sûr qu'on a le droit de préférer la bière...

... mais au goulot, ça fait tout de suite moins classe !

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Pour grandir ensemble, il faut arroser ensemble !

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Deux mondes coexistent sur cette photo-ci !

23 août 2022

Coucher de soleil à Beg Leguer le 16 août 2022 (1)

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Si c'est à Dieu que je dois d'être ici
Alors décidément je lui dis grand merci :
Voici que le printemps est revenu à Rennes !

Si tous les bonheurs du Thabor,
Furent créés par ses doigts d'or,
Si toutes les roses sont sa chose, 
Merci, Seigneur aux mains fertiles !

Mais si c'est au bingo, ou à Papa-Maman,
Au hasard des rencontres
Ou aux médicaments contre les maladies
Qui nous maintiennent en vie 
Que je dois ce lundi de printemps 
Où je me sens si bien d’être un humble vivant 
Ben qu'ils acceptent aussi, béa-benoîtement,
Tous mes remerciements !

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Il faut bien mentir un peu 
Et dire qu’on a éteint le feu 
Qui menaçait incessamment 
D'enflammer l'huile de la friteuse.

Il faut dire qu’on a eu la main bien heureuse 
Car on a évité ainsi au Parlement 
De brûler intégralement 
 
Il faut bien mentir un peu 
Et dire qu'on a éteint le feu 
Car sinon à la fin qu’est-on 
Qu'un tout petit, petit piéton ?

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Il faut bien une rue du Chat pitre 
Pour compenser celle du Gris fond 

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10 janvier 2022

En un mot comme en cent. 4 janvier 2022, Aujourd'hui le plus petit des petits riens

Le grain de sable. La fleur jaune d’un genêt ou d’un ajonc. Une vague.

On retrouve tout cela avec émotion sur la plage de Beg Léguer même si on a perdu de vue l’impression que ça nous a fait la première fois.

Il s’en ajoute toujours d’autres comme ce cadeau d’un arc-en-ciel au matin du premier jour de l’an 2022.

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13 août 2021

En un mot comme en cent. 25 juillet 2021, Aujourd'hui mauvais endroit ou mauvais moment

On rentre de la randonnée par la plage des Amiets quasi déserte.

- Range ton doberman, toi ! lancé-je au gars au loin qui enterre dans le sable l’étron que son espèce de veau vint de commettre.

On avance. Comme prévu le bestiau s’élance vers nous à toute allure. Ce n’est pas un doberman c’est… un danois !

Il me flanque un coup dans l’épaule avant de nous tourner autour puis il sejette sur le dosde Marina B. et la fait crier et trébucher. Le maître du clébard fou vient essayer de l’arrêter. C’est un Anglais qui se confond en excuses à la con :

- Je suis désolé il m’a échappé.

On l’engueule :

- Attachez-le, votre chien !

On continue notre chemin, un poil choqués.

Il y a des jours où on regrette de ne pouvoir sortir Marcel de son sac. Vous vous souvenez ? Marcel, le chihuahua bouffeur de danois ? ;-)


En un mot comme en cent. 25 juillet 2021, Aujourd'hui mauvais endroit ou mauvais moment (version courte)

On rentre de la randonnée par la plage des Amiets quasi déserte.

- Range ton doberman, toi ! lancé-je au gars au loin. On avance. Comme prévu le bestiau s’élance vers nous à toute allure. Ce n’est pas un doberman c’est… un danois !

Il me flanque un coup dans l’épaule avant de nous tourner autour puis il se jette sur le dos de Marina B. et la fait trébucher. Le maître du clébard vient essayer de l’arrêter.

On l’engueule puis on continue notre chemin, choqués.

Certains jours on regrette de n’avoir pas avec soi de chihuahua bouffeur de danois !

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25 mars 2016

Une balade urbaine pour préparer d'autres balades urbaines : Rennes, le 23 mars 2016 (1)

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Une réelle invitation à sortir de chez moi où j'ai pourtant tant à faire ! A l'occasion de son nouveau plan local d'urbanisme (PLU) il a plu à la Ville de Rennes d'imaginer 14 circuits de balades urbaines. De quoi réveiller Isaure Chassériau, la première guide-conférencière rennaise, et P'tit Louis Lebreton, son reporter-photographe, du sommeil léthargique où je les ai plongés !

18 mars 2016

Choses vues à Rennes le dimanche 13 mars 2016 (4)

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Fabriquer de la beauté à partir du pire ?
Une définition optimiste de la poésie ?

En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide

17 mars 2016

Fallait pas que

Fallait pas que je mette les pieds dans le plat, dites donc. En cinq minutes ils étaient bloqués dans la bassine. Le copain de Marina, celui qui a détruit la cabane, n’avait plus qu’à me balancer dans le coffre et hop, direction la Vilaine. Drôle de façon de cimenter un couple !

Rassurez-vous : il ne s’agissait que de refaire la clôture du jardinet. J’ai  donc creusé trois trous et nous y avons planté trois piquets avec du béton minute. Après, moi, vous savez, j’ai plus l’habitude de lire des polars que de fricoter avec... le réel à prise rapide !

12 février 2018

Les calligraphies de Shadi Morshed : Exposition à Rennes Villejean vue le 6 février 2018 (1)

Dans le hall de la Maison de quartier de Villejean où je me rends chaque semiane pour animer "mon" atelier d'écriture étaient accrochées mardi dernier des calligraphies arabes libres de M. Shadi Morshed. J'espère qu'il ne m'en voudra pas si j'en partage quelques unes, admirables, avec mes correspondant(e)s de France et de partout ! On peut découvrir son travail et en apprendre plus sur lui et sur cet art ici.

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Non à la guerre

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L'amour c'est que je me contente de toi sans que jamais mon désir de toi s'éteigne

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15 janvier 2018

Balade urbaine n° 13 : à Rennes le 8 juin 2017 (1)

Une belle après-midi du mois de juin 2017, j'ai embarqué mon appareil photo et mon livret des balades urbaines de Rennes 2030 et je suis allé faire le parcours n° 13 : Baud-Charbonnet. Ca faisait des années que je longeais la Vilaine en bus pour me rendre au travail et je n'avais jamais franchi celle-ci pour aller-voir ce qu'il y avait de l'autre côté (normal, en hiver, la Vilaine est assez froide). Maintenant qu'il y avait un pont récemment construit, c'était plus facile. Je suis donc descendu à l'arrêt plaine de Baud et je suis aller garder trace de Rennes 2017. Un nouveau quartier d'habitations va surgir de terre par ici les prochaines années. Voyez ici !

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9 juin 2020

JE SUIS HEUREUX QUAND...

Je suis heureux quand 

- j’éteins le bouton de la radio parce que quelqu’un·e dans le poste parle de coronavirus ;

- je plie le "Canard enchaîné" soigneusement pour pouvoir lire la page 2 à la suite de la 1 dans le canapé. Plus tard je lirai la 8, puis la 7, la 6, la 5)dont je n'ai regardé que les dessins. La lecture de la 3 et de la 4 attendront mon passage aux toilettes mais je ne serai pas très heureux de les lire car elles sont moins drôles que les autres ;

- je prends le café du midi après l’avoir confectionné à l’ancienne, avec même désormais une cuillère à café de chicorée par-dessus le café moulu ;

- je savoure la tarte aux pommes maison faite par la conteuse avec laquelle je vis ;

- je reçois des amis qu'on n'a pas vus depuis trois mois et je découvre le nouveau chien qu’ils ont avec eux : ouf, ça n’est pas un doberman ! ;

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- je laisse tomber mes réticences vis-à-vis de Windows 10 ;

- j’entame une partie d'échecs sur un des nouveaux logiciels gratuits du "Microsoft store" ;

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- je trouve des formules à l’emporte-pièce pour critiquer le langage journalistique : Personne âgée ! Personne âgée ! Appelez-moi « vieux », je préfère. Un vieux con c’est un vieux con, ça n’est pas "une personne âgée avec un entendement diminué" ! ;

- je trouve la bonne réponse à la question Superbanco du jeu des mille euros. 

- je chante "Ca vaut mieux que d'attraper la scarlatine" et "Je m'voyais déjà" en plein air au square du Berry.


Pondu le 9 juin 2020 pour l'Atelier d'écriture de Villejean 1920-33 d'après cette consigne.

14 mai 2020

CONSIGNE D'ÉCRITURE 1920-30 DU 12 MAI 2020 A L'ATELIER DE VILLEJEAN

Petit-Fort-Philippe

AEV 1920-30 Petit-Fort-Philippe

En vous inspirants des nombreux diaporamas disponibles sur cette page, racontez votre séjour dans cette ville du Nord de la France située entre Calais et Dunkerque. Qu'êtes-vous venue.e y faire ou y chercher ? Avec qui avez vous rendez-vous ici ? Félix ? Béatrice ? Laure Manaudou ? Jean-Claude Van Damme ? Mimi Crincrin et Justin Chicon ? Est-ce un retour ? S'agit-il d'une ville que vous avez inventée de toutes pièces, une ville de rêve, de désir, de questionnements ou de cauchemars ?

Consigne inspirée par celle de la page 245 du livre "Ecrire" de Faly Stachak aux éditions Eyrolles.

 

9 février 2019

OÙ EST LA NOBLESSE ? OÙ EST LA ROTURE ?

Le docteur de Morgnies ouvre la porte de la salle d’attente avec brutalité.

Comme on est le 16 septembre 1880, il ne peut pas gueuler, faisant référence à Jacques Brel, tel un sous-off dans un bordel de campagne : « Au suivant !» mais on entend presque ces mots dans la vivacité de son geste. Il a la moustache en bataille, la corpulence d’un escrimeur et la carapace de l’homme prêt à tout voir et tout entendre de la vie sans moufter plus que ça. Une espèce d’aristocrate, le médecin, chez qui tout le monde peut entrer et déballer des horreurs, qu’il soit noble ou roturier.

Aujourd’hui, en ce début d’après-midi, ils sont deux, bien amochés, à faire passer en urgence. Les patients ne sont plus impatients quand quelqu’un poireaute parmi eux avec un œil sanguinolent. Le premier arbore donc deux magnifiques cocards dont l’un bien saignant et l’autre bonhomme a le bras en écharpe, enveloppé dans ce qui ressemble à une serviette de restaurant. L’aveugle et le paralytique mais dans la version bons bourgeois de Paris bien aisés. Cela le docteur de Morgnies l’a déduit de ce que les deux gars ont l’élégance parisienne des dandys et de ce que la serviette est marquée Bignon. Bignon ! Pour un type qui a deux cocards, c’est cocasse !

- Qu’est-ce qui vous amène, Messieurs ? Par lequel de vous deux je commence ?

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- Monsieur, permettez d’abord que je me présente. Je suis Aurélien Scholl, journaliste à «L’Evénement». Nous étions en train de déjeuner tout à l’heure chez Bignon et nous allions sortir quand un jeune gommeux excité s’est mis en travers de mon chemin.

- Il a demandé à mon ami s’il était bien Aurélien Scholl.


- « C’est bien moi, monsieur » ai-je répondu. En quoi puis-je vous être utile ?


- « En rien, espèce de petit roturier ordurier ! Prends ça de la part du comte de Dion !» a-t-il dit et il a balancé à Aurélien une gifle et deux pêches dans la poire.


- Sans même se soucier de ce que je portais un monocle de chez Tati ! J’eusse pu perdre un œil dans l’histoire. Et c’est pour cela que je viens consulter l’homme de l’art que vous êtes. Y aura-t-il des séquelles à cette violence ? Le saignement s’est arrêté mais pour l’instant, je vous l’avoue, je vois tout flou comme si je m’étais fait flasher à l’issue d’un bal. C’est au point que j’ai eu besoin du soutien de mon ami Turgan pour venir jusqu’à vous.


- Et puis il y a aussi cette histoire de carafe. Tu es quand même tombé dans les pommes quand il te l’a lancée et que tu l’as reçue en pleine poitrine.


- Certes, mais je l’avais traité de manant, de charretier et de crocheteur.


- Tu étais quand même en droit de le faire après t’être ainsi faitboxer, non ?


- Laissez-moi examiner cela, dit le docteur. Mouais. Pas fameux, fameux, les yeux, surtout le droit. Déshabillez-vous que je voie le torse.


- Attends, Aurèle, je vais t’aider.


- Non, laissez, dit le docteur, je vais m’y coller. Avec votre bras en écharpe ce ne serait pas pratique.

Le docteur examine le thorax où il y a un énorme hématome. Il tâte les côtes du journaliste et demande, intrigué :

- Dites voir ? C’est normal que vous ayez toutes les côtes fendues ?

- C’est que j’aime beaucoup rire et me moquer, Docteur ! Mais je n’ai jamais eu l’intention de faire du mal à qui que ce soit. Ca reste toujours de bon aloi.


- Je sais, je sais. Bon rhabillez-vous. A part l’honneur du comte de Dion, il n’y a rien de cassé.


- Mais je ne lui ai rien fait à ce garçon ! Je ne le connaissais même pas avant cette séance de pugilat!


- Vous avez sûrement dû écrire quelque chose le concernant. Mais ce n’est pas mon affaire. Je vais vous prescrire une ITT


- Qu’est-ce que c’est ? Ca fait mal ?


- C’est juste une interruption temporaire de travail. Vous n’allez récupérer la vue que dans dix-neuf jours et il vous faudra attendre encore onze jours avant que vous ne puissiez retourner au théâtre et rédiger vos comptes-rendus ironiques.


- Vous me connaissez donc, Docteur ?


- Oui je m’intéresse un peu à ce que vous écrivez.


- Et pour les yeux vous me donnez quoi ?


- Deux escalopes le matin et deux escalopes le soir, à apposer sur les orbites.


- Mais ça va me coûter horriblement cher ce régime carné ! Vous n’avez pas de médicaments, plutôt ?


- Je suis contre les prescriptions de produits chimiques ! Je fais de l’homéopathie. Contre la boucherie, j’utilise la boucherie. Si vous avez des problèmes financiers, attaquez le comte en justice et comptabilisez votre facture de bidoche dans les dommages et intérêts que vous lui réclamerez. A vous maintenant monsieur Turgan. Déballez voir un peu ce que vous avez dans votre serviette.


- Oh moi c’est juste une estafilade !


- Avec quoi vous êtes-vous fait cela ?


- Mon ami Aurélien a voulu se défendre contre le comte. Il a sorti son stylet.


- Un stylet ? Les journalistes écrivent avec un stylet maintenant ? C’est fini le stylo ?


- Je devais partir ce soir pour Bruxelles, précise Aurélien Scholl. Bien que la Belgique soit un pays d’honnêtes gens j’avais emporté à tout hasard mon parapluie de voyageur dont le manche renferme un stylet.


- Vous avez raison, il y a là-bas de vilains bonshommes qui tirent à vue sur les littérateurs français !


- Et comme il n’y voyait plus rien, c’est moi qu’il a blessé.


- Ce que je ne vois vraiment pas c’est pourquoi le comte s’en est pris à moi.


- Cherchez la femme, Monsieur Scholl ! Quel livre avez-vous publié récemment ?


- « Fleurs d’adultère ». Pourquoi ?


- Cherchez de ce côté-là. Je suis sûr que l’explication est là. Voici vos ordonnances, Messieurs. Lequel de vous deux règle l’addition ?


- C’est moi !


- Non c’est moi !


- Je vous en prie, je vous suis redevable de…

***

Après avoir raccompagné les deux hommes jusqu’à la porte et avant de faire entrer le client suivant le docteur de Morgnies jette un œil au portrait d’Isaure Chassériau qui trône dans son vestibule.

- Eh bien dis-donc, Isaure ! Le journaliste-bashing commence de bonne heure, cette année !

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Ecrit pour le  Défi du samedi n° 545  à partir de  cette consigne : roture.

9 octobre 2017

Un premier tour à Dieppe le 20 août 2017 (3)

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Au verso de cette belle carte postale, on peut lire :

"Mes bien chers tous...

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...Nous avons fait un beau voyage (air connu) et nous sommes bien arrivés à Dieppe où nous allons passer la semaine. Pendant que ces dames chantent, je me promène dans la ville avec mon appareil photo et je sens déjà que je vais y prendre du...

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... En effet il y a du soleil sur le port, des peintres, des vélos et même, pas très loin,  un tournoi d'échecs où j'irai en spectateur cet après-midi. On peut dire que, dans cette destination de vacances improbable et inattendue, le roi n'est pas mon...

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 Il y a juste un truc qui me chiffonne, c'est que j'ai l'impression d'être poursuivi par une espèce de fantôme : ... 

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... mais bon, je vais faire avec. Tout ne peut pas être toujours au quai dans la vie et c'est un mal bénin que d'être poursuivi par l'âme des poètes longtemps, longtemps , longtemps après qu'ils ont disparu !

Portez vous bien ! A très bientôt !

Bises !"

Et c'est signé : Joe Krapov.

3 octobre 2017

L'Alchimie des ailleurs à Charleville-Mézières le 10 juillet 2017 (4)

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 Peut-être, ainsi que moi, êtes-vous interrogé par le fait d'écrire "derrière Rimbaud" ? Si les dossiers de ces chaises sont magnifique, il y aurait peut-être à redire sur l'écriture à quatre mains ici présentée ? J'ai choisi d'être positif, de ne rien dire et de conserver le principe utilisé pour en faire... un exercice d'atelier d'écriture ! A vous de jouer ! Je publierai la consigne et le résultat de mes propres élucubrations demain.

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13 septembre 2017

BRIN DE CONDUITE (2)

Je ne vais pas vous raconter ma vie – quoique ! – mais dans notre couple, c’est plutôt mon épouse qui conduit. Moi je reste assis sagement à côté d’elle. J’ai tellement confiance dans ses qualités de chauffeuse que je ne regarde plus la route et même que j’écris des poèmes dans mon petit cahier jaune. Celui-ci est rempli d’ailleurs et je vais en entamer un neuf : il sera bleu désormais. Comme moi quand je lève le nez et vois que les distances de sécurité sont tout sauf respectées par le Fangio qui est à ma gauche.

Et donc, l’été dernier, après le délicieux concert auquel Marina B. et Gisèle C., émérites chanteuses, ont participé en Arques-la-Bataille, on se met en route tous les trois en direction de Varengeville-sur-Mer où il y a un beau cimetière marin devant lequel on tomberait volontiers en extase. On peut y voir la tombe de Georges Braque, peintre, et celle d’Albert Roussel, musicien.

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7 mai 2017

L'ensemble de clarinettes Mo6 de Breda en concert à Rennes le 3 mai 2017 (4)

C'est pourquoi je remercie infiniment la clarinettiste à la pince à linge dans les cheveux, le monsieur au sac à dos jaune, le cycliste mélomane et les autres participant(e)s de ce moment de grâce de mai 2017 d'avoir inscrit leur note de fantaisie dans ce reportage sur "la ville éphémère" !

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La vidéo du jour

Au moment de vous orienter vers le site de l'orchestre Mo6 et de vous faire entendre à nouveau ces magnifiques clarinettes, je tombe sur cette vidéo  fraîchement publiée, filmée au même endroit, et sur laquelle on aperçoit Joe Krapov, photographe espion, dans ses oeuvres de "tournicoti tournicoton" ! Mort de rire ! 

18 février 2017

LES PAYS QUE PARCOURT LE VENT (renku du pays de Lannion)

Dans le forum Télérama Lartigue de fin 1998, les choses sont un peu plus compliquées : il faut partir d'une première photo de Jacques-Henri Lartigue et arriver dans la deuxième ou, plus largement, passer de l'une à l'autre.
Dans le petit recueil que j'avais tiré de mes contributions j'avais fait l'exercice trois ou quatre fois à partir de deux couples de photos. Mais j'ai retrouvé hier les séries 3, 4 et 5 que je n'avais pas imprimées et que j'avais quasiment oubliées. Ce texte-ci est ma contribution à la troisième série.

N.B. En poésie japonaise un renku est une suite de tankas, le tanka étant lui même un haïku suivi de deux vers de sept syllabes.

 

Scan réduit 99-01-06 1 Guitty (Marguerite Bourcart) à Biarritz 1905 Lartigue

Sur la grande plage,
Beg Leger, près de Lannion,
Nous allions, enfants.

Papa nous photographiait :
C'est un homme de mémoire.

Nous écrivait-il
Déjà ses poèmes fous
Qui nous font tant rire ?

Nous y allions en hiver,
A Toussaint ou bien à Pâques.

A la Sabotière,
Une bonne crêperie,
Nous nous endormions !

Il avait beau mitrailler,
Je fuyais son objectif

Fort distraitement
J'écoutai plus tard ses oeuvres
Franco-japonaises

J'étais la fille de l'air,
Lui l'amoureux de la mer

"Le vent entre dans
Le détroit de Gibraltar
Toujours par la gauche"

Il n'aimait pas les avions :
Il avait trop le vertige !

"Le vent examine
La rue des amours perdues
Sans rien y chercher"

J'étais faite pour les airs
Lui, amoureux de ma mère

"Le vent s'emplafonne
La nuit contre ce pilier
Où le zouave attend"

C'était quand l'inondation ?
Mil' neuf cent six ? ou bien dix ?

"Le vent parcourra-
-t-il, sous les jupes des filles
Un pays interdit ?"

Plus tard j'ai quitté le nid
J'ai pris un splendide envol

"Le vent fait frémir
La surface des rizières
Mais le grain germera"


L'aviatrice a fui au loin

Ils sont restés seuls sur terre

Scan réduit 99-01-06 2 Lartigue"Le vent qui parcourt
Mes souvenirs en tous sens
Ne m'y trouve pas !"

Retiens ton chapeau, mon père !
J'ai pris la fille de l'air !

"Crayon et papier
Pour écrire aux enfants, loin,
Des mots de tendresse

Quand nous serons vieux, penchés,
Saules pleureurs, éplorés"

6-01-1999

 

2 janvier 2017

Des animaux croisés à Lannion (Côtes d'Armor) le 29 décembre 2016

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Qui osera contredire Albert ? ;-)

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Désolé pour la planche de la Mer du Nord et ses poissons au très recommandable restaurant Ch'ti La Chicorée : dans quelques minutes il n'en restera plus rien ! Ah, si, les rondelles de citron !

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Oui, OK, je plussoie mais s'il te plaît, Hervé, va-t-en en jouer plus loin, de ta bombarde !

18 mai 2014

Le groupe Voix nomades au festival "Y'a d'la voix" à Iffendic le 17 mai 2014 (3)

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"Du temps où il s'ennuyait le dimanche là-haut, Dieu détestait admettre cette vérité : les musiciennes ont deux fois plus d'âme que les autres femmes. Et pourtant, il n'y avait pas à tiquer, c'était vrai. La balance de Saint-Pierre, à leur entrée au Paradis,  était formelle. Inutile d'ergoter : c'est Lui-même, Augustin Dieu,  qui en avait conçu les plans et le modèle."

16 mars 2014

Des élections municipales amusantes : Rennes le 12 mars 2014 (3)

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Que les candidats et candidates ainsi défiguré(e)s ne prennent pas ombrage de ce billet : je ne suis que le témoin amusé de ce détournement et, même si je suis un lecteur assidu du "Canard enchaîné", respectueux de leur engagement citoyen, j'irai voter dimanche prochain.

C'est aussi l'occasion de réécouter Francis Blanche :

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