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Mots et images de Joe Krapov
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9 décembre 2021

PARIS-PROVINCE

Bien entendu, six mois après, je mélange un peu les randonnées. Celles, normandes, d’Annoville et celles, bretonnes, de Poulennou. Ce que c’est que d’aller dans les bouts du monde dont le nom comporte deux « n » ! Me souviendrais-je mieux d’une ascension de l’Annapurna ou de la randonnée périphérique autour d’Annapes ou de Vincennes ? Pas sûr !

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Ma mémoire a jeté le nom de ce manoir aux orties. Peut-être est-ce Kérizy ? Il se situe sur le chemin qui va, dans l’intérieur des terres, de Poulennou à Cléder et sur lequel à un moment, j’ai cru m’être perdu et avoir pénétré dans une grand propriété privée. Heureusement les garde-chasse du coin ne me sont pas tombés dessus avec leur tromblon ; je n’ai pas dû subir, même par le verbe, ces violences que des flics imbus de leur force et de leur pouvoir infligent à des gilets jaunes en vadrouille. On est plus civilisé qu’à Paris dans le Finistère !

Pour vérifier ce Kérisy, il suffirait que j’aille consulter mon avant-dernier cahier d’écriture nomade. Ou, sur l’ordinateur, le répertoire des photos de juillet 2021. Ces deux instruments-là me servent de dateurs et j’ai aussi la ressource de ressortir la carte IGN bleue sur laquelle j’ai repéré ce circuit accompli en solitaire, au milieu des champs et du petit bois sous un cagnard exceptionnel cet été-là. C’est l’année où nous sommes partis en vacances les deux seules semaine où il a fait beau sans discontinuer, les autres semaines ayant été du genre à vous filer une angine en juillet et le coryza en août !

210722 Nikon 049 recadréeJ’étais donc là, au bout de ma course, à battre tout seul le pavé de Cléder quasi déserte, à photographier les mosaïques de la grand’place quand un gars est sorti de la salle municipale et m’a dit :

- Si vous aimez les belles choses, entrez donc ! Il y a de quoi vous satisfaire à l’intérieur !

C’est comme ça que j’ai eu le droit de photographier, en avant-première ces tableaux d’avant vernissage. Je me suis bien gardé de dire aux charmantes personnes qui peaufinaient l’accrochage des toiles et photographies que j’afficherais un jour futur des fragments de cette exposition sur Internet. Il y a toujours des gens rétifs à cet outil, des rebelles à la diffusion voire à la captation des images.

Mais quoi ! Si, comme ici ce jour, on ne glorifie pas les talents des peintres locaux, la beauté des paysages maritimes sur le sentier des douaniers entre Moguériec et Kerfissien, que trouvera-t-on sur nos écrans, dans nos radios ou nos journaux ?

Des tronches d’ambitieux qui veulent devenir calife à la place du calife? Des émissions de variété qui ressortent Chantal Goya de la « et j’ai crié Naphtaline pour qu’elle revienne » ? Chantal Goya qui était si Bécassine’s cousine à la fin de sa vie qu’elle croyait qu’elle faisait de la peinture !

Non, vraiment, si l’heure est au retour des valeurs du passé, de « Maréchal nous voilà », de « Sens commeun », de la francisque et des nervis à battes de base-ball, alors laissez-moi rêver dans mon coin devant le frais minois des dames de Cléder, devant l’image naïve et délicieusement enfantine de cette Bretagne blanche et bleue où le touriste que je suis trouve toujours à s’émerveiller. S’il n’est bon (monde à la Houelle)becq que de Paris, je vous le laisse !

Merci à vous, gens de Cléder !

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P.S. Et désolé pour ma mémoire déjà défaillante : c’est le manoir de Tronjoly qu’on voit sur la première aquarelle !


Pondu à l'Atelier de Villejean le mardi 7 décembre 2021 à partir de la consigne 2122-12 ci-dessous

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2 novembre 2021

En un mot comme en cent. 25 octobre 2021, Parti

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C’est parti ! Le classeur vert m’a lâché ! J’ai donc remis mon intégrale de paroles de Brassens dans deux classeurs neufs à quatre anneaux dont on peut tourner facilement les pages sans que tout se barre - en live, c’est gênant -!

En suite de quoi j’ai mis de l’ordre et fait du tri dans la pile de dossiers de l’étagère au-dessus. J’y ai retrouvé un gros classeur blanc plein de textes écrits ou rassemblés à  l’époque du café slam des Champs libres.

Plein de trésors ! Dont celui-ci qui était parti-sorti de mon souvenir.

La Folie des glandeurs

(pensez à cliquer en haut de la nouvelle page pour entendre le MP3)

 

 

26 septembre 2021

En un mot comme en cent. 10 septembre 2021, Contenu et contenant

Vu le groupe «Ces messieurs William», duo de chansons françaises, au Noroît. Le contenu est hyper connu de nous. «Monsieur William», «Au suivant», «Débit de l’eau, débit de lait», trois titres repris par Am’nez zique et les Biches.

Il y aura du Gainsbourg, du Brassens, du Vian, du Lapointe et du Reggiani.

 Le contenant c’est un Woody Allen quasi mutique et un beau-frère juste un peu plus bavard.

 J’ai beaucoup aimé leur version d’«Heureux qui comme Ulysse».

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12 août 2021

En un mot comme en cent. 24 juillet 2021, Aujourd'hui est un parc d'attractions (1)

Dans mon parc d’attractions intello pour ces six jours de vacances j’avais un ukulélé rose, 242 fichiers musicaux dans mon enregistreur-baladeur, un casque audio, un échiquier électronique, une liseuse, des sudokus et mon cahier d’écriture.

Les autres gamins du camping ont préféré coincer une bouteille de plastique sur la roue arrière de leur bicyclette pour qu’elle fasse un bruit de «motobylette», histoire de gâcher l’après-midi de Marina B. le jour où je suis allé randonner tout seul jusqu’à Cléder.

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Le manoir de Tronjoly

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27 juin 2021

En un mot comme en cent. 27 juin 2021, Aujourd'hui me manque peut-être

Aujourd’hui me manque peut-être le soleil qui fut si décrié hier, sur le Défi du samedi, pour ses ultraviolents ultraviolets.

Aujourd’hui me manque peut-être du temps sec pour aller courir ou pédaler ou écrire dans le jardin.

Alors je reste à la maison. Je scanne des diapositives et fais émerger à la lumière des trésors oubliés dans des caisses au grenier.


P.S. J’ai bien fait de me plaindre : le soleil est revenu et je suis allé courir !

D 94 11 22 Main arc-en-ciel

D 94 11 33 Patrice Grinié de la BNF

D 94 11 34 Fête médiévale à Sainte-Suzanne

D 94 11 35 Fête médiévale à Sainte-Suzanne

Caspar David Friedrich, sors de ce corps !

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7 juillet 2021

En un mot comme en cent, 3 juillet 2021. Un plan

Les plans de mon épouse sont toujours les meilleurs. Ce samedi, de 18 h à 22 h je me suis retrouvé à faire le régisseur son au musée Manoli à La Richardais pour la Nuit des musées.

Ces dames, Maïck la conteuse et Annie G. se sont un peu fait voler la vedette par Aurore G. dont la harpe magique a enchanté mes oreilles. Les histoires des mamans étaient bien aussi et il y a eu du monde à les écouter.

Quant au musée Manoli, il est empli de merveilles créées par ce sculpteur. Je vous en recommande la visite.

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20 juin 2021

En un mot comme en cent. 20 juin 2021, La fin de

La fin de toute chose
Rend plus fragile qu’une rose

La fin des haricots
Fait regretter les bons fricots
D’avant McDo

La fin de toute musique
Est-ce le mélancolique,
Le lyrique ou le dynamique ?

La fin de toute religion
Est-ce « Tous les hommes au charbon,
A la baston
Et toutes les femmes à la maison » ?

En tout cas
A la burqa
Je préfère la mazurka !

Même si je ne la danse pas ! 




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9 juin 2021

DE LILLE A L'ILLE

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C’est la première fois que je photographie ces parallèles verticales. La cheminée est celle de la buanderie Saint-Cyr. On apprenait jadis ici à des filles « perdues » le métier de lingère. Les bonnes sœurs dont certaines sont maintenant enterrées dans le petit cimetière en face de nous, dans un carré de haies à l’ombre des pins, leur apprenaient comment serrer la haire et verser le Bonux avec la discipline. Mais c’était sans souplesse ni Soupline.

La tour reste à jamais celle de France-Télécom même si c’est devenu Orange – la 5G est bleue comme une prise de terre ! – et que cet immeuble très science-fictionnel des années soixante s’appelle maintenant La Mabilais.


210608 285 007Ce qu’on ne voit pas sur la photo c’est l’Ille qui court sans se presser derrière ce mur couvert de mousse. Un peu plus loin, derrière le cèdre du milieu de la pelouse, elle se jette au pied de l’octroi dans la Vilaine et les deux donnent leur nom à ce département numéroté 35 où je vis depuis vingt-trois ans.

Si on part dans l’autre sens, vers notre gauche donc, on longe la rivière vers Saint-Grégoire et Betton.

Bien avant d’y arriver on traverse Rennes en allant de son Ouest vers son Nord. On passe à l’arrière de l’école Papu, au pied de la tour des Horizons, on arrive Boulevard du Maréchal De Lattre de Tassigny à la bifurcation. On a canalisé ici un bras de la rivière, celui qui passe sous le pont Bagoul et va rejoindre la Vilaine au pont de Bretagne, juste après que celle-ci s’est extirpée du trajet souterrain qu’on lui a imposé afin de construire par-dessus son cours un parking pour automobiles.

Mais revenons à l’Ille. Au bas de la rue Legraverend et de celle du 41e Régiment d’infanterie, pas loin de la station de métro Anatole France qui est construite bien en profondeur, c’est le début du grand déballage de septembre : la braderie Saint-Martin. Elle durait autrefois deux jours pleins et drainait un monde fou. Dans ce vide-grenier à ciel ouvert on trouvait de tout, du poster de Brad(e) Pitt aux poupées de porcelaine, du vélo volé au crucifix volant, de la plaque publicitaire émaillée à l’édition du Livre de poche d’avant notre naissance du roman « Hôtel du Nord » d’Eugène Dabit. Ne cherchez pas dans les pages de ce livre le fameux « Atmosphère, atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? » d’Arletty. Il n’y figure pas, c’est un ajout d’Henri Jeanson pour le film éponyme avec Louis Jouvet. « Note ça dans ton carnet, Marcel ! » comme disait Céleste à Proust.

Je songe sans doute à ce film parce qu’hier, en revenant de La Bellangerais à pied par la coulée verte, j’ai découvert qu’on avait installé, presque en face de la Maison de la poésie, une passerelle permettant de passer d’une rive à l’autre de l’Ille.

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L’endroit que je préfère se trouve au niveau de l’écluse, près de l’auberge de jeunesse. C’est de nouveau un paysage simenonien avec des péniches à demeure : elles ne naviguent plus.

210608 285 008Voilà, nous non plus, nous ne bougerons pas ! Nous avons trouvé un beau coin d’ombre au bout du parc Saint-Cyr. C’est l’été. Les familles sont posées sous les arbres, les gamins font du vélo, les Africaines s’allongent dans l’herbe pour bronzer, une des deux vahinés joue du ukulélé, un chien pataud remue la queue en courant derrière la baballe, nos stylos bougent doucement mais bientôt ils vont s’arrêter : nous allons jeter l’ancre.

Je suis venu de Lille à l’Ille et la douceur du temps, celle du paysage m’apostrophent que c’en est à deux doigts du bonheur complet !

La semaine prochaine ce sera le pot de fin d’année.

Bonnes vacances à tout le monde !

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 8 juin 2021

d'après la consigne AEV 2021-34 ci-dessous

21 mai 2021

Les Fleurs du Léguer à Lannion (Côtes d'Armor) le 16 mai 2021 (2)

 

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  Il n'y a pas à dire : j'aime vraiment les cartes postales !
Il ne leur manque plus qu'un petit logo blanc en bas à droite, à celles-ci ! ;-)

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S'il te plaît, Pépin, reviens !
Promis, juré, on ne te lâchera plus !
Allez, fais un effort sinon on va finir en sujet d'atelier d'écriture un de ces quatre !

(Au retour du marché, ils n'y étaient plus et le aprapluie non plus.
Soit il était revenu, soit il avait coulé !)

30 mars 2021

LOIN DES BUILDINGS DE RENNES

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C’est un endroit très chouette, un très grand jardin dans lequel les gens se promènent sans manières mais pas sans distinction.

C’est le parc du Thabor, un endroit empli de verdure en plein centre de la ville de Rennes. Si vous n’êtes que de passage dans cette cité, un samedi ou un autre jour, allez-y obligatoirement. Votre cœur de touriste se chargera peut-être d’émotion devant les statues de Charles Lenoir.

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Pour ma part j’éprouve toujours un peu de chagrin devant celle qui représente cet imbécile d’Hermès, Dieu du commerce et des voleurs et pour l’heure sous-préfet d’Hadès, le maire du palais des Enfers, en train d’enlever la fille Eurydice au poète Orphée au prétexte que le musicien a tourné les yeux sur son épouse avant même que d’être sorti de la nuit souterraine.

Les Dieux romains et grecs ! Gavés d’ambroisie au buffet de Ganymède, soûlés de nectar dans les bars de l’Olympe, pourront-ils jamais comprendre quelque chose à l’amour des hommes ?

Que pouvons-nous attendre de ces brutes en blouson clouté qui n’ont jamais cueilli un bouquet de primevères, qui se changent en oiseaux, taureau ou cygne – pourquoi pas en canards du bois joli ou en grenouilles à embrasser ? – pour séduire nos belles et les tromper derechef ?

Il y a plus de douceur dans l’autre groupe sculpté à l’autre bout des jardins à la française. Il représente Diane, déesse de la Lune, arrêtée dans ce lieu au hasard de sa promenade nocturne avec ses compagnons, son arc, son carquois et ses chiens aux pattes cassées.

Derrière la roseraie en contrebas vous apercevez un bout de Toscane grâce au profil typique du collège Saint-Vincent et avec un peu d’imagination on croirait entendre ici une chanson italienne de la Renaissance accompagnée au luth. Non, vous n’êtes pas clients ?

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 Tant pis ! Les roses n’étaient pas sorties mais les tulipes, si. Sous le kiosque à musique je me souviens de robes de bal virevoltantes – la valse, ça ne mange pas de pain ! – et d’orchestres de vents pas mauvais, n’en déplaise à Paul Verlaine.

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Dans ce trou de verdure où ne coule plus de rivière, l’Enfer, saison été, j’ai des tas de photos de danseuses à visage d’ange qui évoluent sur des morceaux joués par Bombarde et Biniou, les deux fameux duettistes bretons dont le chapeau est rond… de Saint-Vincent (cf supra).

Et si l’agent 212, celui qui veille toujours au grain, était venu ce dimanche-ci vérifier si les jeunes adeptes du flirt, de l’amourette ou de la glande qui avaient posé leur derrière sur le gazon des pelouses autorisées ou s’en étaient fait une couchette portaient bien un masque sur le nez, croyez-moi, il aurait pu en distribuer, des amendes à 135 euros.

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Avant de regagner vos autocars ou vos pénates, n’oubliez pas d’aller jeter un œil à la volière qui rime si bien avec «gruyère» et «bruyère», à la statue de Glenmor, au carré Du Guesclin, aux grottes ou à l’allée des chênes ni surtout de saluer Monsieur Zébulon, le délicieux manège où je vis autrefois une bonne sœur attendre son tour pour tournicoter sur la grande girafe !

Pondu pour l'Atelier de Villejean du mardi 23 mars 2021

d'après la consigne n° 2021-23 ci-dessous

22 mars 2021

Rennes en noir et blanc le 21 mars 2021 (1)

C'est un parti pris pour faire quelque chose d'un peu moins idiot - et de plus inutile - que d'aller courir ses trois kilomètres quotidiens : aller marcher sur le coup de 16 h 30 pour profiter du couvre-feu ramené à 19 heures ! Et du coup inventer un nouveau jeu stupide : photographier ce qu'il y a autour de chez soi... en usant de l'option noir et blanc de l'appareil photo (ils l'appellent "vision nocturne" chez Nikon et ça doit rendre effectivement mieux la nuit).

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Elephant-woman ?

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15 novembre 2018

La "pagode" du château de Nymphenburg (Münich, Allemagne) le 3 mai 2018 (3)

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Elle était brune elle était blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses bras nus

Elle avait des yeux de faÏence
Elle travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n'en est jamais revenu.

Louis Aragon (Est-ce ainsi que les hommes vivent ?)

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Où les joueurs d'échecs doivent-ils s'asseoir pour pouvoir disposer convenablement leurs pièces ?
A) L'un face à la fenêtre et l'autre le dos tourné à la fenêtre ?
B) L'un avec la fenêtre à sa droite et l'autre avec la fenêtre à sa gauche ?

La réponse est A mais il y a une solution C qui consiste à se disposer comme dans B après avoir fait faire un quart de tour à la table échiquier, ce sur quoi le gardien vient vous engueuler parce que vous avez rayé le parquet et que de toute façon, il était interdit de pénétrer dans ce salon. Et n'espérez pas vous en tirer en baragouinant "Nié rozoumich po polskou" : vous êtes en Allemagne,ici !

J'en profite pour remercier Igor-Alexandre Nataf qui me fait pousser des hurlements de rire en essayant de commenter le plus brièvement possible les parties du championnat du monde d'échecs Carlsen-Caruana et dont les vidéos vont en s'allongeant chaque jour un peu plus !

17 septembre 2017

Choses vues à Dieppe le 26 août 2017 (1)

Canalblog vient de faire descendre de 5 à 1 le nombre d'images que l'on peut transférer simultanément sur son blog. Qui plus est, l'affichage d'une photo transférée prend des plombes. J'espère qu'il s'agit d'un problème technique momentané... Je vais peut-être bien faire une sauvegarde, déjà ! Allez ! Un autre disque dur externe ? ;-)

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 Un spectacle captivant !

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Madame a de la lecture pour les longues soirées d'hiver ?

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8 septembre 2016

Le fest noz des Tardives à Lannion (Côtes d'Armor) le 22 juillet 2016 (1)

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Depuis que Marina Bourgeoizovna a repris des cours de danse bretonne, je suis condamné, deux fois par an,  à fréquenter les festoù-noz de Lannion. Je ne le regrette jamais : les musiciens y sont excellents et photogéniques. Le groupe JMK qui animait le fest-noz des Tardives ce soir-là ajoute à sa musique une touche électro pas piquée des hannetons que j'ai fort appréciée. Extraits :

 

 

10 août 2015

Les West Costars à Transat en ville à Rennes le 8 août 2015 (1)

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Ne vous laissez pas abuser par les lettres WC sur le costume "bling bling" de ces musiciens "cuivrés" !
De retour à Rennes après "la virée dans le Nord", nous avons amené nos pliants à "Transat en ville" pour écouter les West Costars : un groupe de musique de la "West Coast"... atlantique !
Des Nantais bien pêchus !

1 avril 2017

PAS DE ÇA, LISETTE ! (8)

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Le cinéma des Krapov

On est fans d'Aki Kaurismaki, découvert par nous il n'y a pas très longtemps (après "Le Havre", je pense, et donc, quand même, en 2011). On est donc allés voir "L'autre côté de l'espoir". C'est bien, ça fait du bien. Même si on serre les fesses un peu tout le long du film. Mais cette musique, ces plans, cet humour nordique, cette humanité... C'est unique ! 

29 janvier 2013

Ce qu'on pouvait lire chez Ciné-affiches rue de Penhoët à Rennes le 27 janvier 2013 (2)

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Bienvenue au club, Oscar ! Cette nuit à cinq heures du mat' j'étais en train d'écrire dans ma tête :

"Je fais souvent ce rêve êtrange et familier

D'Oscar et de Sosthène un beau soir à Montmartre

Echangeant quelques mots au pied de l'escalier

Là où la rose blanche a sa toque de martre".

Après il fallait placer "lune" et "fortune", "chat noir" et "miséreux"

Et puis je me suis rendormi !

Et en me réveillant je me suis souvenu que le rêve était surtout... pénétrant !

11 janvier 2024

LE RENARD

AEV 2324-13 Renard 2egarde ce rouquin

Que le raisin rebute

- Trop vert ! Pour les goujats ! -

Et qui déploie tout son bagou

Pour chiper au corbeau

Son calendos puant !

Si c'est à ce prix-là

La Rollex à 50 ans

J'aime mieux encore, ma mère,

Me fier au cadran solaire !

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 19 décembre 2023

d'après la consigne AEV 2324-13 ci-dessous.

11 janvier 2024

LE DROMADAIRE

AEV 2324-13 D comme Dromadaire 2 romadaire, toi qui bosses

                    Depuis tôt

                    A l'usine de Porto,

                   Sais-tu que le chameau,

                   Lui, part tard

                                      Pour ne rien faire à Madère ?


                   Il y a des jours où tout est vain,

                   Il y a des jours où tout est cuit

                   Surtout depuis que les caravelles

                   Survolent dans le ciel le désert.


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 19 décembre 2023

d'après la consigne AEV 2324-13 ci-dessous.

4 novembre 2023

La Scène ouverte aux conteurs au grenier à sel de Redon le 29 octobre 2023 (1)

Comme le temps a été abominable tout ce week-end, nous n'avons vu que les propositions gratuites du grenier à sel lors de cette teillouse pluvieuse. Et nous avons assisté à un gag : les conteurs n'ont pas utilisé la sono mais ils-elles ont trouvé le moyen d'éclairer correctement la scène. D'où une qualité de lumière bien supérieure sur mes portraits par rapport à ceux des apéros poétiques !

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23 janvier 2023

Gelée blanche et glace à Rennes Moulin-du-Comte le 22 janvier 2023 (1)

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 Ça n'a peut-être rien à voir avec ces images - quoique ! - mais j'ai entamé ce week-end la lecture du fameux "Journal" de Jules Renard. Au début c'est plein de belles phrases poétiques du genre haïku. J'ai lu aussi deux pièces de théâtre de lui : "Monsieur Vernet", très fine observation d'une famille bourgeoise et "Huit jours à la campagne" un peu plus incompréhensible. Couplé avec les Peanuts en collection Rivage poche, ça donne envie de se mettre au lit plus tôt le soir ou de rester au lit le matin pour bouquiner. Serais-je réellement entré en hibernation ? Pour un peu, je reprendrais "En un mot comme en cent" mais je ne sais plus quelle période me manque pour compléter ces "366 réels" et... j'ai la flemme d'aller chercher ! ;-)

16 janvier 2023

Bords de Vilaine à Rennes le 15 janvier 2023

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A votre avis, c'est quoi, un hurluberlu ?

C'est un gars qui fait joujou avec les effets créatifs de son appareil photo et qui s'aperçoit, au bout de vingt ans de pratique qu'on peut baisser d'un diaphragme, d'un tiers ou de deux tiers de diaphragme l'ouverture d'un appareil qui a tendance à surexposer.

Et vous, vous les lisez les modes d'emploi ? ;-)

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2 novembre 2020

Traces du passé à Douarnenez (Finistère) en août 2020 (1)

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Avant même de se retrouver piégé·e·s par le second confinement les Krapov avaient entrepris de regarder les épisodes des "Maigret" avec  Jean Richard dans le rôle du célèbre commissaire. J'avais en effet acquis jadis, au prix fort, quatre coffrets de dévédés en forme de boîtes à biscuits  sur les six édités ! Quel régal de voir Paris envahie par les Renault 14, les 404, les Ami 6 et les Simca 1000 !
Ici c'est une Peugeot 203.

P.S. Le plus étonnant de l'histoire est que ces fameux coffrets valent aujourd'hui une fortune en revente !
Entre 700 et 1000 euros ! Hourra ! Je suis enfin riche... de nanars passéistes que je n'ai pas l'intention de revendre !

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Affiche des Gras de Douarnenez 2020. 
"Time fades away" comme chantait l'oncle Neil sur un album live un peu crade !

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Est-ce que c'est encore lisible, "Le Château des Carpathes", de Jules Verne ?
Vais-je faire l'expérience et aller le cherche au grenier ?

1 mai 2020

Enseignes vues à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) le 19 août 1994 (2)

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Borgne fesse, Borgne fesse...
Il faut absolument que j'enregistre "Grand-père" de Brassens avant la fin du confinement !
Ou après, parce que ça ne va rien changer : tous les endroits où j'allais vont rester fermés
et maintenant ils nous ont enfermés dans un cercle de 100 kilomètres de rayon. 

Adieu Lannion, bonjour les gnons ! 

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Tiens, allez, on s'écoute l'original ! 

22 mai 2019

Rendre Brassens à Sète du 1er au 4 mai 2019 : Les Amoureux des bancs publics (3)

Quand la saint' famill' Machin 
Croise sur son chemin 
Deux de ces malappris 
Ell' leur décoche en passant des propos venimeux 
N'empêch' que tout' la famille 
Le pèr' la mèr' la fille 
Le fils le saint esprit 
Voudrait bien de temps en temps pouvoir s' conduir' comme eux.

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Les amoureux qui s' bécot'nt sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En s' foutant pas mal du regard oblique
Des passants honnêtes
Les amoureux qui s' bécot'nt sur les bancs publics,
Bancs publics, bancs publics,
En s' disant des " Je t'aim' " pathétiqu's
Ont des p'tit's gueul' bien sympatiqu's.

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