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Mots et images de Joe Krapov
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8 avril 2014

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 22, LE BEL ABSENT

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LE BEL ABSENT

Au menu : brebis en goulash aux pâquerettes. Je kiffe, les caves !
A la bête pistache qui vomit le feu, aucun juste ne dit : « dégage ! »
J’exige que vous me fournissiez une princesse bien dodue, limite une mocheté,
C’est juste pour la becqueter. Mais… Hola ! Quel manant vient me défier ?
C’est un petit chrétien juché sur un cheval hiératique ! Je vais le flamber, ce gus débile !
Mais quoi ? Me voilà le bide troué ! Ce phoque fou a gâché mes projets ! Aaargh ! Je meurs !

(Avez-vous deviné qui est le bel absent ?)

 

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Le bel absent, c'est celui qui parle et qui meurt à la fin , c'est le dragon !

(La belle absente est un jeu littéraire inventé par Georges Pérec ou par quelqu'autre fou de l'Oulipo.
On imagine que l'alphabet français est composé des seules lettres 
a b c d e f g h i j l m n o p q r s t u v

Dans le premier vers du poème doivent apparaître toutes ces lettres mais ne doit pas apparaître la première lettre du mot à deviner. Relisez-le, il n'y a pas de D.
Dans le deuxième vers du poème doivent apparaître toutes ces lettres mais ne doit pas apparaître la deuxième lettre du mot à deviner. Relisez-le, il n'y a pas de R.

Et ainsi de suite jusqu'à lire DRAGON !)

 

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25 mai 2018

Retourner au parc du Thabor à Rennes le 24 mai 2018 (1)

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Bien que nous ne soyons pas des parents invasifs, je devrais profiter de ce pèlerinage d'hier à la roseraie du Thabor pour donner un cours de photographie à ma fille préférée. Je dis ma fille préférée mais nous n'en avons qu'une et nous avons aussi un fils préféré.
Les deux sont donc enfants uniques... en leur genre !

Ce n'est donc pas sur "M", Mademoiselle Zell, qu'il faut tourner la molette supérieure de l'appareil photo mais sur "A", ce qui a pour effet de donner la priorité au diaphragme. En suite de quoi il faut ouvrir celui-ci au maximum : comme les choses sont bien faites en ce bas monde, ouvrir au maximum veut dire qu'on sélectionne le nombre le plus petit ! Et pour finir on positionne un objet au premier plan. La profondeur de champ étant ainsi réduite, l'arrière-plan devient flou et, c'est bien connu, plus on est de flous plus on chérit !

Mouais... Pas terrible, hein, mes cours de technique photographique.
Je préfère définitivement la poésie drolatique !

12 avril 2014

Prendre ses jambes à son cou au carnaval de Nantes le 6 avril 2014 (4)

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Cet univers plus noir que ne l’est la négresse,
Je lui ai préféré la vie, blanche rivale
De l’écran de ciné. Maintenant, je cavale !
La bobine est tirée ! Fin du film ! Allégresse !

Ecrit à l'atelier d'écriture de Villejean le 1er avril 2014 avec pour consigne "bouts rimés avec vingt rimes imposées" (extraite du "Dictionnaire des Papous dans la tête").

Que les dames dont la photographie est reproduite ici se rassurent ! A part le thème du cinéma, ce texte n'a rien du tout à voir avec elles ! Et en plus, "j'ai même pô eu peur !".

20 septembre 2014

FRAISE DE PLOUGASTEL (SAINTE-)

J’ai vérifié sur Pagesjaunes.fr : aucun dentiste à Plougastel ne s’appelle autrement que Le Goff ou Le Coz, noms bretons très courants par là-bas. Du coup aucun n’a de raison valable de ramener sa fraise plus qu’un autre, sauf s’il fait partie du cercle celtique local. Auquel cas, qu’il se soit rétamé ou pas aux dernières élections municipales, il ramassera sa belle veste rose/mauve et prendra le bras de sa douce en vert, bleu, rouge et blanc pour aller défiler au Saint-Pardon local pour lequel, rappelons-le, on n’a pas besoin de présenter de mot d’excuse. Présenter bien suffit.

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 Ecrit à l'atelier d'écriture de Villejean , le 9 septembre 2014, d'après la consigne (1415-01) décrite ci-après

2 août 2014

EXTRAIT DU JOURNAL D'UN GARDIEN DE FAR BRETON

31 juillet 

Bien que je me sois promis de ne plus réécrire de l’été, je reprends le stylo ce jour pour jeter quelques notes dans ce journal. C’est que, voyez-vous, la coïncidence est trop grande.

Nous sommes rentrés dimanche d’un séjour dans une ville du Sud-Ouest sise au bord de la mer ou presque. Je n’y ai pas croisé d’éléphant et je n’ai pas trop envie de raconter notre expédition au Cap Ferret où, du reste, nous n’avons pas visité le phare.

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Non, simplement, hier soir, en revenant à pied d’un concert en centre-ville d’un groupe de musiciens réunionnais, Grèn sémé, nous avons découvert l’avancée des travaux dans notre cité toujours en mouvement.

La « verrue » de M. Jean Nouvel est presque terminée et les palissades du côté du mail ont été abattues.

Une partie des aménagements du mail François Mitterrand est en place. Les bancs publics ressemblent à des lits, il y a un jeu de petits chevaux là où on nous avait promis un échiquier grandeur nature. On voit d’étranges kiosques qui ne servent à rien, ni à donner de l’ombre puisque leur toit est ajouré, ni à abriter de la pluie pour la même raison. Autour des bancs publics, différentes sortes d’animaux sont peints à même le sol.

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Le square de la Confluence est à deux doigts d’ouvrir et certains de mes concitoyens, pressés de voir à quoi servent leurs impôts, en exploraient déjà les passerelles métalliques et les fauteuils géants.

Mais c’est au début de notre rue que la surprise m’a sauté aux yeux. Le café « Le Gavroche » a été muré, sans doute pour qu’on construise ici un nouvel immeuble de cinq étages qui rapportera plus gros aux investisseurs. Son enseigne représentait le dernier patron du bistrot s’adonnant à une partie de pêche avec un jeunot à casquette. Sur la façade désormais aveugle quelqu’un placardé cette affiche surréaliste qui répond à la consigne de cette semaine de « Un mot, une image, une citation ».

 

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Les différents éléments de cette affiche-collage surréaliste sont un avis d’adjudication publié en 1911 pour attribuer au mieux offrant les travaux de construction de deux classes à l’école de garçons de la rue d’Echange, des mots anglais et le plan en coupe d’un éléphant monumental ou plutôt d’un monument éléphantastique dont le sommet semble être une colonne dotée d’un escalier en colimaçon, potentiellement un phare et la base constituée d’un pachyderme à mémoire d’éléphant.

Comme la mienne n’est pas mal non plus, je parle de ma mémoire, pas de ma colonne, quoiqu’il n’y ait rien à redire sur elle non plus d’après mon kiné, j’ai pensé qu’il s’agissait peut-être de l’éléphant de la Bastille dans lequel le jeune personnage de Victor Hugo avait élu domicile pendant un certain temps. Du coup, cela m’a semblé une belle idée de citoyen bien cultivé que d’avoir collé cette œuvre d’art urbain (en français courant : street art) ici au Gavroche.

 

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Quoi qu’il en soit, parce que cette affiche associe le phare et l’éléphant et l’abondance des mots dont notre amie américaine est friande, j’ai fait une exception à mon vœu de silence écrivassier et estival et je vous fais cadeau de cette image rennaise providentielle et délirante.

 

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P.S. Las ! « Le premier principe est que vous ne devez pas vous duper - et vous êtes la personne la plus facile à duper », comme a dit Richard Feynman. Un éléphant, ça trompe énormément et l’idée m’est venue ensuite qu’il s’agissait plutôt de "La Maison à vapeur" de Jules Verne. Cela ne me déplaît pas non plus. Lors d’une excursion à Bordeaux cet été j’ai fait l’acquisition du livre « Jules Verne en verve » publié aux éditions Horay. On découvre dans cet ana, car, n’en déplaise aux cruciverbistes, c’en est un, que le plus célèbre des Nantais d’Amiens était quand même un drôle de bonhomme tout compte fait assez sympa-antipa-éro-scep-t(h)ique !

Mais je vous ai assez embêté(e)s comme ça avec mon racontage de vie et, tout gardien de far breton que je sois, je m’en retourne à mes tentatives d’amélioration de la recette des cannelés bordelais. A plus tard, braves gens ! 

Ecrit pour "Un mot, une image, une citation" du 28 juillet 2014 d'après cette consigne :

Un mot : éléphant

 Une image :

 Image par Schick sur Morguefile.com  

Une citation : Le premier principe est que vous ne devez pas vous duper - et vous êtes la personne la plus facile à duper. - Richard Feynman 

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26 avril 2014

NE SERAIS-JE PAS, MOI AUSSI, UN LENINGRAD COW-BOY ?

Depuis que le hasard m’a mené en Bretagne, je ne cesse de me poser la question : pourquoi la femme que j’ai suivie jusqu’ici et son amie de toujours m’emmènent-elles toujours marcher sur le sentier des douaniers ? Et pourquoi n’y avons-nous jamais rencontré aucun douanier ?

En un sens, cela tombe bien : je n’aurais rien eu à lui déclarer d’autre que mon amour des plages, des petits ports fermés où les bateaux sommeillent, des barques assoupies attendant voyageurs.

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 Voyageur, je le suis mais pas autant sans doute que n’était mon grand-père. Dans ses yeux bleu-gris de prolo converti à l’Histoire, au combat idéologique, aux livres-évangiles et aux discours prometteurs, la passion reflétait les étoiles.

Lui et ses pareils rêvaient d’un autre monde. L’Orient était rouge, il n’y avait rien de nouveau à l’Ouest, les temps étaient changeants et eux rêvaient, c’était possible encore, de changer le monde ou de décrocher la Lune ! Et du coup j’ai passé mon enfance entre Youri Gagarine et John Glenn parce qu’à cette époque bipolaire-là, les étoiles reflétaient les passions des adultes des deux camps !

Apollo contre Vostok, Spassky contre Fischer, Khrouchtchev contre Kennedy et au milieu, n’ayant pas choisi son camp, Joe Krapov, si terriblement voyageur en chambre, amoureux des livres, dévoreur des Pionniers de l’Espérance, de Teddy Ted, Davy Crockett et Loup Noir car même dans « Vaillant » l’Amérique était là parallèlement à Rodion et Tsin-Lu qui fraternisaient de l’autre côté.

MIC 2014 04 21 annonce_Pionniers

Tout comme la frontière française avec le nuage de Tchernobyl, le rideau de fer arrêtait tout sauf les films d’Eisenstein, les cigognes qui passent, Nadia Comaneci, Lev Yachine, les Chœurs de l’armée rouge, les nageuses Est-Allemandes aux épaules carrées, Karpov, Kortchnoï et Kasparov et même la langue russe apprise par votre serviteur comme deuxième langue vivante au collège puis au lycée. Il m’en reste quelques bribes comme le fait de savoir encore que l’étoile rouge se dit « Krasnaïa zviezda », comme la musicalité de certaines chansons et je n’exclus pas de retourner à son étude quand je serai libéré « de mes obligations militaires » !

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Mais si je fus docile, je fus aussi ouvert, curieux et dans le même temps j’écoutais les musiques venues d’outre-Atlantique (Linda Ronstadt, Crosby, Stills, Nash et surtout Young, Emmylou Harris). Je lisais aussi Jack Kerouac, Francis Scott Fitzgerald, Henry Miller, Clifford Simak, Philip K. Dick. La tête dans les étoiles, je n’ai jamais choisi quel était mon drapeau, pas plus le fanion de l’Etoile rouge de Zagreb que le « Star spangled banner » des USA.

MIC 2014 04 21 Neil_Young_-_Hawks_&_Doves_cover

Car je ne suis qu’un marcheur du long des plages, un internaute abasourdi, enthousiasmé par ce qu’il a découvert hier soir : les Leningrad Cowboys reprenant, en compagnie des chœurs de l’Armée de l’air de Russie, cet hymne de Neil Young, « Keep on rockin’ in the free world ».

Grand-père, je t’en supplie, reste où tu es, ne reviens pas ! Sois content de ta vie ! Il n’y a plus de camp à choisir, camarade, tout a changé, rien n’a changé, demain ne chante plus, c’est aujourd’hui qui rit jaune en dansant par-dessus le volcan des centrales nucléaires qui fuient, les politiques de droite sont menées par les partis de gauche et l’on se demande tous les jours si c’est ainsi que les hommes vivent. Tu ne serais plus heureux parmi nous, tu ne t’y retrouverais pas dans ce monde-là ! Et moi je viens de comprendre pourquoi, sur les sentiers de Bretagne ou de l’île d’Yeu, on ne rencontre pas de douaniers : il n’y a plus de frontières non plus ! 

Ecrit pour Un mot, une image une citation du 21 avril 2017 à partir de cette consigne :

Un mot : rouge
Une image :
Photo par SklabeZ

Une citation : Toutes nos passions reflètent les étoiles.  - Victor Hugo

14 mai 2018

SI JE PEUX METTRE MON GRAIN DE SELLE…

Lakévio 107 Balade à bicyclette Viktor Tsvetkov 1965

Bien sûr que ça pourrait être eux ! Mais ça pourrait aussi bien être Yves et Paulette, à cause de la chanson de Pierre Barouh à laquelle tout le monde va penser, «A bicyclette».

Et ça pourrait aussi bien être d’autres qu’eux ! Alors ne donnons pas de prénoms. Disons que ce sont deux correspondants, une petite Française en séjour linguistique et un épais Allemand, pas très élégant, des lunettes de taupe, même pas de chaussettes dans ses godasses, ou alors une chaussette sans élastique partie voir le talon d’Achille.

Le garçon gentil mais pas séduisant, tu vois, genre le binoclard de la classe, premier en tout sauf en gym, celui pour qui une balade à vélo se prépare la veille si pas l’avant-veille. Pourtant il n’y a pas loin du centre de Münich au château de Nymphenburg, on ne risque quand même pas de crever sur le pavé de la Marienplatz.

Et, bien sûr, parce que c’est un porte-poisse, ce gars-là, ça arrive. Et il est le seul à avoir emmené des outils et une chambre à air de rechange, le seul à savoir démonter une roue, à savoir resserrer ce vélo sans ailettes. Tous les autres filent devant et il ne lui reste, à la Française, qu’à aguicher les piétons de son âge pendant que «Achtung bicyclette Pompe à vélo» opère à l'avant.

A croire que son truc, à Miraud-ro, c’est le vélo ! Pas vrai, Marcel ? Et la nymphette du bourg en visite dans la capitale bavaroise de penser à l’autre sketch où l’on parle de compétences dans le domaine de la pédale et où l’on conseille de surveiller son guidon. Elle ne comprend pas tout mais elle devine que ça doit être drôle.

Cinquante-trois ans ont passé. Moi non plus je ne sais pas ce qu’ils sont devenus, ces deux-là. Elle, c’est certain, elle l’a oublié, cet Allemand-là, ce Kamerad de fahrrad plus insipide que Brad. Elle a gagné trop de tours de Miss France avec son joli minois et sa taille fine de Saint-Gervais et Saint-Gervien hanter ton Rhin. La championne se fiche des voitures-balais !

Mais lui, le porteur de bidons de la petite Française, le mécano dans la voiture de l’assistance technique, ça ne m’étonnerait pas qu’il soit doté maintenant d’une Gretchen aussi boulotte qu’Yvette Horner. Et que cette dame joue de l’accordéon à l’Oktoberfest !

Ca ne m’étonnerait pas qu’il ait suivi sa voie de serviteur de petite reine. Qu’il ait inventé les ailettes pour roues de vélo, histoire d’alléger sa sacoche à outils. Ou le vélo à assistance électrique. Voire même qu’il ait fait fortune avec ce truc improbable qu’on voit dans toutes les rues de Münich : le couvre-selle de vélo imperméable autant que publicitaire !

Il vaut quand même mieux rouler carrosse que pédaler dans la choucroute, non ? 

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Ecrit pour le jeu n° 107 de Lakévio d'après cette consigne


N.B. Pour voir ma collection de selles münichoises, c'est ci-dessous !

13 mai 2018

Première promenade à Marktheidenfeld (Allemagne) le 28 avril 2018 (3)

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Non, monsieur, vous ne rêvez pas ! C'est bien la célébrissime cantatrice Marina B. qui répète dans cette église, avec ses comparses de Mélimélodies, le concert qu'ils et elles donneront demain à dix huit heures !

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D'ailleurs le patron de la paroisse, Monsieur Saint-Laurent,  brûle déjà de les entendre !

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Moi ? Qui je suis ? Je suis la groupie de la choriste !
Celui qui prend des photos dans la rue pendant ce temps-là !

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24 février 2014

Le groupe Bazar bras au fest-noz de Lannion le 27 décembre 2014 (2)

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M. Gwen S. dont les parents sont originaires du Nord de la France
va nous jouer un ch'ti(t) air de flûte !

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Avec une flûte à six schtroumpfs, il arrive toujours un moment où on perd la tête !

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L'intérêt du fish eye, c'est qu'on ne peut pas accuser le musicien,
au moins ici, d'avoir les chevilles qui enflent ! Par contre on a du coffre plus facilement !

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Je rentre justement d'être allé chanter :
"Bel oiseau rouge du matin
Chante ta chanson !"



C'est une chanson de l'île de Man, en fait mais ce n'est pas grave. 

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Première promenade à Marktheidenfeld (Allemagne) le 28 avril 2018 (6)

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Extrait du journal de voyage :  

A 18 heures je laisse les choristes répéter dans l'église et je vais faire mon premier tour photographique en ville. Très agréable, très MittelEuropa. Des impressions d'être à Bruges sur les bords du Main. Petites ruelles du genre Pont-Croix. Village de pêcheurs , façade colorées. Des coeurs et des "Willkommen" acrochés à toutes les portes.

- On se demande pourquoi des gens si paisibles et si charmants sont venus par trois fois nous foutre sur la gueule chez nous !

- Ce n'étaient pas les mêmes, Joe Krapov!

18 février 2014

Le Défilé du Nouvel an chinois à Rennes le 1er février 2014 (4)

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Si j’étais un animal rennais…
Je serais le chameau à trois bosses du restaurant le Khalifa

Si j’étais un animal rennais disparu…
Je serais « Le Chat qui pêche »

Si j’étais un animal…
Je serais un hérisson intermittent : je ne me rase que tous les deux jours

Si j’étais un animal…
Je serais une araignée malade qui en aurait une autre accrochée à son plafond

Ecrit à l'Atelier de Villejean le 18 février 2014 à partir de cette consigne : "La rencontre de l'animal"
d'après le texte "La panthère" de Rainer Maria Rilke

La Panthère
(Jardin des Plantes, Paris)
 
Son regard du retour éternel des barreaux
s’est tellement lassé qu’il ne saisit plus rien.
Il ne lui semble voir que barreaux par milliers
et derrière mille barreaux, plus de monde.
 
La molle marche des pas flexibles et forts
qui tourne dans le cercle le plus exigu
paraît une danse de force autour d’un centre
où dort dans la torpeur un immense vouloir.
 
Quelquefois seulement le rideau des pupilles
sans bruit se lève. Alors une image y pénètre,
court à travers le silence tendu des membres -
et dans le cœur s’interrompt d’être.
 

(Traduction Claude Vigée.)

28 janvier 2014

La nature en ville : le quai d'Auchel à Rennes le 19 janvier 2014 (4)

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 Il faudrait replonger dans la liste des noms de rues de Rennes et tracer sur une carte de France le trait à vol d'oiseau qui relie Rennes aux villes citées sur les plaques (et tant pis pour celles qui sont à côté de la plaque !). Ensuite les relier entre elles par un itinéraire. Ca nous ferait un beau tour de France !
On peut faire le même jeu avec le monde. Puis raconter, d'imagination, le voyage qui vous mène des Açores à Zagreb ou de Bilbao à Sofia.  En attendant, que le quai d'Auchel soit l'occasion pour moi de saluer les gens que je connais encore dans le Pas-de-Calais !

12 janvier 2014

Au parc du Thabor entre chien et loup : Rennes le 11 janvier 2014 (2)

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Au sortir de la Bibliothèque Lucien Rose, j'ai retraversé le parc du Thabor pour profiter de la nuit tombante et des réverbères allumés.
C'est là un spectacle rare pour moi qui fréquente plutôt la bibliothèque des Champs libres et généralement un peu plus tôt.
Cela m'a donné aussi l'occasion de tester le format carré auquel je commence à prendre goût !

30 décembre 2013

Le parc Oberthür à Rennes le 19 décembre 2007 (2)

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Jeudi ou vendredi dernier, j'ai redimensionné les photos que j'avais prises au deuxième semestre 2007 ! Bonjour le retard ! L'occasion de retrouver les mêmes pèlerinages qu'actuellement, avec des lumières et des résultats différents : je devais être encore sur Kodak à l'époque et le réchauffement climatique n'avait pas encore eu lieu !

9 décembre 2013

Les beaux restes de l'automne à Rennes Cleunay le 8 décembre 2013 (3)

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J'ai bien envie, ce jour, comme le dénommé Plumpsack, de vous raconter mes rêves ou plutôt mes fins de nuit, celle enfin de ce dimanche-là. Sur le coup de sept heures du matin, Marina Bourgeoizovna m'a entendu éclater de rire : je m'étais réveillé comme pour aller au boulot et j'ai réalisé avec grande joie qu'on était dimanche ! Du coup j'ai replongé et ne me suis levé qu'à neuf heures !

 

7 décembre 2013

Mademoiselle Zell à Rennes le 28 septembre 2013 (1)

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Gros plan sur la montre originale qu'arborait mademoiselle Zell cette autre fois. Tout à fait une montre de native du verseau, signe d'air dont les natives savent faire preuve d'une élégance très saturnienne ! (Alice peut bien brouiller les cartes, elle ne fichera pas le bordel dans mes cartes du ciel !) 

24 novembre 2013

QUAND ON BRISE LA GLACE

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 Quand on brise la glace à l’heure de l’apéro on entend CRAC on entend KLING et on entend TCHIN ! Mais on entend d’abord le PLOP du caoutchouc du réfrigérateur puis le CLAC de la porte du freezer et le VROM VROM du bac à glaçons qui traîne pour sortir, s’accrochant à la banquise ou s’accolant au sac plastique des petits pois ou au carton des petits-pois-sons panés.

S’il y a bien dans nos logis une image du luxe que nous envient les gens du Sud, bien souvent noirs, c’est celle de ce gros monstre blanc à l’extérieur comme à l’intérieur qui contient le produit de notre chasse, de notre pêche, l’huile de foie de morue ou la graisse de phoque dont notre corps a besoin pour dire « Fuck ! ». Le réfrigérateur ! Le Frigidaire ! Le congélateur !

Se peut-il aujourd’hui qu’on puisse aller chercher dans ses profonds tréfonds le vocable à dégeler et le mot qui, con, fond ? Pardon : le vocable à dégelées et le mot qui confond ? Ferons-nous le pari qu’en ses blanches entrailles on trouve de quoi alimenter notre pyromanie ? Prenons le risque ! Faisons appel à nos mémoires. Allons racler dans le râblé, Rabelais ! Allez, Pantagruel à deux mains, mon cousin et creuse, cimente, maçonne !

Extrayons tout d’abord de l’océan de boustifaille la boîte de rillettes de thon. « On nous prend pour des quiches ! » s’exclament les lardons. « On nous prend pour des thons ! » s’exclament les routiers qui ont de la rillette sous les bras et un klaxon deux tons pour montrer que le transporteur de porcs tique au portique Ecotaxe.

Puis brandissons le surimi comme un étendard orange et blanc ! Celui-là vient du Japon pour dire sa colère contre Fukushima. Pour éviter la catastrophe il eût mieux valu certes que la citoyenneté surimisçât un peu plus dans l’impudence des technocrates et l’incurie Pierre et Marie des politiques.

Pour réchauffer l’ambiance, convoquons le chorizo. Dégelons ce vocable espagnol, pimentons la conversation qui ne manquait déjà pas de sel. Mais comme tout bâton merdeux celui-là est une arme à double tranchant et je le vois plutôt servir au pouvoir en place, aux technocrates du libre-échange, qu’ils aient ou non leur rond de serviette à l’Europe. Je les imagine très bien nous servant, les collets montés, les collets austères du « Il faut mettre un chorizoterme à la gabegie des déficits ! ». « Oxymore aux vaches ! » répondit l’Espagnol féru de corrida !

Qu’avons-nous encore qui nous revigore en venant du froid ? Dans sa petite boîte jaune, il y a bien Youri Margarine, l’homme idéal pour les révolutions. Dans le bac à légumes les betteraves sont rouges, les carottes promettent qu’elles ne seront pas cuites de sitôt et les poireaux gueulent à tue-tête qu’ils n’attendront pas bien longtemps avant de crier Poireau sur le baudet ! D’ailleurs, ils appuient déjà sur les champignons.

Il y a aussi suffisamment, à droite, de moutarde pour qu’elle vous monte au nez, de mayonnaise pour que tous les problèmes y montent et de vinaigrette pour que la moindre situation y tourne. Mais le bocal de cornichons sème le doute. Ne nous prévient-il pas contre le Panurgisme ? Serrés en rangs d’oignons dans la manif comme eux dans le bocal, on fait masse mais on fait masse ! L’individu marche mais le courant ne passe plus, tout est confus, on a du mal à s’en sortir et on se doute bien qu’on ne fait qu’accompagner le plat de résistance, la viande du despote au feu, le roi de l’entrefilet mignon, le lièvre qui court deux pogroms à la fois, le manipulateur boosté caché, le stratège qui va nous rôtiboiser.

Alors on touche le fond, on voit bien qu’on nous embobine, qu’on nous promène, qu’on nous embouteille. Dans « jus d’orange » il y a « Dors, ange ». Dans le vin blanc il y a plus de « vain d’espérer » que de « vindicatif ». Le dégel de la situation de crise est bien le muscadet de leurs soucis. Nous voici bel et bien muselés ô Muse-lait dont le sein doux est interdit pour cause de cholestérol et de mises en garde contre les graisses animales.

Je ne sais pas, au bout du compte, s’il est sérieux d’espérer, comme dans le « Quart livre » de François Rabelais, que les mots se dégèleront un jour. Une seule chose est sûre c’est qu’à tenir si longtemps, même en pensée, la porte du frigo ouverte, quelqu’un dira bientôt, sur un ton acerbe ou pas, que l’on chauffe les mouettes. Mais c’est ça aussi, le luxe.

Pourtant, nous-mêmes, ayant trouvé ou pas, nous sortirons le visage du freezer avec, en son milieu, - l’eusses-tu cru, bonne pâte de Panurge ? – non pas un bonnet rouge mais… un beau nez rouge !

« Ils ont des chapeaux ronds
Vive la Bretagne
Ils ont des bonnets rouges
Vive le monde qui bouge ! »

Allez, tant qu’à faire de trinquer, levons nos verres ! Tchin quand même !

 

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Ecrit à l'Atelier d'écriture de Villejean le 19 novembre 2012 à partir de la consigne suivante : lecture du chapitre 56 du Qaurt livre de François Rabelais dans le quel il est question de paroles gelées qui éclatent mystérieusement lors de la décongélation.


Trouvailles et visionnages

Le réfrigérateur de l'INA, il faudrait ne jamais l'ouvrir ! On trouve de ces trucs, dedans ! C'en est au point que l'intégration de la vidéo suivante sur un site web en a été désactivée sur demande ! Enfin, j'ai bien ri quand même, même avec les bras tombés !

http://www.youtube.com/watch?v=UKrCmF6yiSg

 

20 avril 2018

Choses vues à Rennes le 7 avril 2018 (4)

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Ce n'est pas bientôt fini, tous ces clichés sur la Bretagne ?
Hier j'étais dans mon jardin sous un soleil de plomb !

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Mona Lisa Clacquesin par Jacques Higelon ?

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Cette année l'affiche de Mythos est moche de chez moche !

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OK ! Si c'est occupé, j'attends mon tour !

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Le vôtre aussi ! Peut-être que nous vivons dans le même ?

17 novembre 2013

Roulettes-Eden à Rennes le 16 novembre 2013 (1)

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 Bonnet rouge ! Bonnet rouge ! Qui n'a pas son bonnet rouge ?
Après les opposants à l'écotaxe voici les opposantes à l'équitaxe !

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Moi, tant qu'on ne taxe pas le spectacle des rues et les merveilles gratuites que l'on peut voir en ville en promenant le samedi ça va ! Ce jeune homme qui fait lui aussi dans la légèreté semble aussi bienheureux que moi. En plus nous avons le même couvre chef, à peu de choses près ! Casquette noire, casquette noire, qui n'a pas sa casquette noire ? ;-)

 

 

 

19 novembre 2013

Autoportrait automnal à Rennes Beaulieu le 13 novembre 2013

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Les feuilles mortes se ramassent à la pelle mais ce n'est pas mon boulot.
J'ai bien assez à faire de mon côté avec les factures de z... * qui pleuvent !

* Pour ceux qui suivent et qui savent on dit un n... au singulier et des z... au pluriel. C'est sur Internet et ça se lit, ça se vend et ça s'achète chez une libraire qui n'a qu'un seul sein ! 

P.S. Dans le billet ci-dessous, j'ai d'ailleurs retrouvé le deuxième sein de la libraire (LOL tout seul ce soir !)

13 novembre 2013

Un ciel de matin d'été au Bugue (Dordogne) le 27 juillet 2013 (2)

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Pour l’accompagner dans sa dernière demeure – nos estomacs ! – on n’a pas chanté  « Fais du feu dans la cheminée » même s’il aimait s’y réchauffer quand l’hiver frappait à notre porte. On a juste bu du vin rouge, du Pécharmant, un vin qu’on a découvert dans le Périgord mais qu’on a ramené du Mammouth de derrière chez nous. C’est vrai, c’est surprenant la vie et les vacances. On va passer les vacances en Dordogne, sept heures de voiture à l’aller, sept heures au retour, deux journées de foutues, planter la tente en plein soleil, 38°, pas un poil d’ombre, on est au pays des grottes de Lascaux avec leurs animaux préhistoriques peints sur les parois, on goûte des vins du pays alors qu’on a un Mammouth derrière chez nous et même que dedans on y trouve du Pécharmant ! Et pour le poil d’ombre on n’avait pas besoin de partir puisqu’il y avait celui du chat qui était noir et il en semait partout. Heureusement que ça ne repousse pas !

Quand on part en vacances, c’est toujours un problème, un chat. Il faut trouver quelqu’un qui va vous le garder ou passer chez vous pour lui donner à manger. Une vraie corvée ! C’est pour ça qu’on a mangé le nôtre, même si on ne part plus en vacances avant le mois d’avril de l’année prochaine. 

23 octobre 2013

Adorer l''île d'Yeu en vert et contre tous le 11 mai 2013 (3)

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Canalblog a changé son module admin et les photos peuvent être publiées désormais sur toute la largeur de la zone de message. J'espère que c'est du 800 ! J'ai la flemme d'y aller voir car j'ai passé ma soirée à bosser sur mon Défi du samedi ! (Avant cela je nous ai cuisiné des coquilles Saint-Jacques aux légumes dont je ne vous dis que ça !)

15 avril 2018

CONSIGNE D'ÉCRITURE 1718-24 DU 3 AVRIL 2018 A L'ATELIER DE VILLEJEAN A RENNES

Ecrire comme le gyrovague

 

Le gyrovague est un poète breton qui, depuis quelques années, n’écrit plus que des suites de tankas. Le tanka est une forme poétique japonaise constituée d’un haïku (trois vers de 5, 7 et 5 syllabes) suivi de deux vers de 7 syllabes.

On peut voir son travail ici.

Vous écrirez en utilisant cette forme ce que vous évoque l’une ou l’autre de ces deux photos.

 171823 cochon bottes

 

 171823 chien bottes

9 avril 2018

L’AMOUR EST UNE BOULE DE LOTO

Lakévio 102 Karin Jurick

C’était époustouflant de le constater mais Aurélien et Bérénice étaient bien une illustration vivante du mot «complémentaire».

On peut en juger ici sur ce tableau où ils sont portraiturés de face par Karin Jurick. Et ce même si le cadrage est particulièrement loupé. Parfois l’opérateur est victime de tremblote.

Il se dégage de ses mains de tortionnaire à elle une impression de drame ancien, de tristesse profonde et l’on ne serait pas étonné d’apprendre qu’elle a passé quelques années, plus jeune, à servir dans une armée révolutionnaire sud-américaine ou à purger une peine dans un pénitencier. Voire les deux.

La peine s’est arrêtée quand elle l’a rencontré. Lui respirait la joie de vivre du chanteur de cha cha cha, la légèreté de l’élégant en mocassins. Il oeuvrait au sein de l’orchestre dans les casinos de la Riviera. Il profitait de la baignade dans la piscine des hôtels à Monaco, Cannes ou Jersey et se mêlait aux magnifiques à la Gatsby en faisant comme s’il était des leurs. Il n’était qu’un parasite de ce monde-là, un musicien dont seul le costume était blanc, mais il eût été aberrant de se pourrir la vie avec des concepts crypto-marxistes de lutte des classes ou de révolution prolétarienne. Surtout quand le fait d’arborer un sourire et de balancer des rythmes cubains rapportait autant.

Lakévio 102 Carpe diem mon lapinIl avait perdu la tête pour elle. Elle avait perdu la tête pour lui. Si l’amour est une boule de loto, ils avaient coché les numéros de la grille ensemble et à l’aveugle. Sans se prendre le chou, ils étaient devenus adeptes du «Carpe diem, mon lapin !» si cher aux statues de l’île de Pâques. Qui vivra verra ! Tant que l’on pourra, on en profitera !

Cela dure depuis trois décennies et ils ne s’en lassent pas. En astrologie, il y a des mystères. Lui est natif d’un signe d’air, elle d’un signe de terre. Est-ce lui qui la rafraîchit de son tourbillon de paroles, est-ce elle qui le retient en lui ôtant l’envie de s’envoler volage ?

Il y a d’autres couples dans lesquels l’eau n’éteint pas le feu et où les flammes n’ont pas pour effet l’évaporation du liquide.

Carpe diem, mon lapin ! Ne faites pas ces yeux en billes de loto : certaines et certains parfois tirent le bon numéro. Oui, c’est vrai, c’est une question de chance.

 
Ecrit pour le jeu n° 102 de Lakévio

d'après cette consigne


 

 

12 septembre 2013

Exposition Seijaku à La Flèche le dimanche 7 juillet 2013 (4)

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"Miki Nakamura et Jean-Michel Letellier sont des artistes de la matière : ils travaillent l'écorce du mûrier. Celle-ci sert à fabriquer le papier, matière emblématique du Japon. En dehors de leurs réalisations de grandes feuilles filigranées Miki et Jean-Michel s'expriment séparément dans des univers complémentaires. Tandis qu'elle étire les fibres de l'écorce et réalise des sculptures tout en fragilité et légèreté, Jean-Michel dessine avec la pâte et réalise des muraux abstraits ou figuratifs".

Je suis resté silencieux sous ces photos parce que c'était très beau.

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