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Mots et images de Joe Krapov
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18 février 2014

Le Défilé du Nouvel an chinois à Rennes le 1er février 2014 (1)

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PORTRAIT CHINOIS EN FORME DE DISQUE RAYE

Si j’étais un animal…
Je serais ce drôle de zèbre qui se demande toujours s’il est blanc rayé de noir ou bien noir rayé de blanc

Si j’étais un animal…
Je serais ce rhinocéros à deux cornes qui parcourt la braderie Saint-Martin à la recherche de deux bilboquets siamois

Si j’étais un animal…
Je serais une fourmi qui regarderait en hiver les photos de cigales qu’elle a prises en été

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11 octobre 2013

JEAN-FRANCOIS CHAMPOLLION, CONSERVATEUR DU DEPARTEMENT D'EGYPTOLOGIE DU MUSEE DU LOUVRE

Jean-François Champollion, conservateur du département d’égyptologie du Musée du Louvre n’a pas toujours été cet homme respectable que l’on imagine et il n’a pas appartenu de tous temps à cette caste d’hommes célèbres dont l’histoire a conservé le nom au prétexte qu’ils étaient versés dans la science plutôt que dans le bas-côté boueux qui bordait en son temps la route de la gloire.

Et d’ailleurs ceux qui tombaient dans le fossé n’avaient plus qu’une chose à espérer : que le père de Victor Hugo eût à passer par là et dît à son hussard qu’il aimait entre tous : « Donne-lui tout de même à boire ! ».

Dès sa prime jeunesse Jean-François démontra qu’il était un homme de caractère et ses parents très vite eurent du mal à le comprendre. Lorsqu’il fut plus grand il eut maille à partir avec des moutardiers de Dijon. Car la famille Champollion avait ses racines dans l’Est. Certains étymologistes prétendent que Champollion viendrait de Champagne-Olion et que le « agne » disparut dès les premières contractions. Comme ses ancêtres tâtaient de la dive bouteille, ils eurent vite fait d’avoir en permanence soit un coup dans le nez, soit un coup dans l’aile, ce qui fit qu’à la longue Olion en prit deux avant que le tiret ne soit limogé et que le champ qui en avait pris ne revienne se coller dans la cage Ollion. Tout cela explique, encore aujourd’hui, que les Olion de Limoges ont de la parenté à Reims mais mon penchant pour la boisson m’a fait m’éloigner un peu trop de Jean-François et de sa mère.

Car vous savez comme sont les mères ! Oui, c’est ça, fusionnelles, et parfois même complètement chiantes, sauf la mienne et la vôtre évidemment ! Pendant sa jeunesse étudiante, une période au cours de laquelle il fit les quatre cents coups et même plus vu qu’il avait des affinités, il recevait chaque semaine une lettre de sa maman. La missive était pleine de recommandations, de conseils, de rappels et d’interrogations du type : « Que deviens-tu mon fils depuis la semaine dernière ? Bois-tu avec modération ? Te comportes-tu avec sagesse ? Agis-tu avec prudence ?». Les mères nous poussent à sortir avec des filles aux prénoms plus qu’improbables alors qu’il est si simple de boire avec La Goulue et d’en venir très vite aux mains avec Félicité qui n’attend que ça pour être heureuse.

Mais comme on avait encore à cette époque-là un peu de respect pour les croulants et les vieux birbes, plus qu’aujourd’hui en tout cas, il répondait sans rien lui dissimuler de sa vie dissolue.
- Aujourd’hui, chère Maman, je suis pianiste dans un bordel. ».
- Cette semaine, je travaille dans la réclame ». On ne disait pas « pub » à l’époque bien qu’on en fréquentât beaucoup, surtout en Angleterre, pour boire de la bière qu’on appelait Ale, d’où l’expression « avoir un coup dans l’ale ».
- Aujourd’hui, chère maman, j’ai raté mon CAPES pour la troisième fois consécutive ». « Ma send me money now, i gonna make it somehow » disait un tube de l’époque.
- Aujourd’hui chère maman, je tourne dans un porno avec George Sand et Alfred de Musset. On est à l’hôtel Danieli à Venise. ».
- Ma chère maman je vous écris que nous sommes entrés dans le pari de faire durer encore huit jours cette bataille d’Hernani dont tu as sans doute entendu parler. A propos… je préviens tout de suite, c’est une plaisanterie d’outre Rhin… Connais-tu le nom de l’épouse d’Herr Nani ? C’est très facile, c’est Frau Majkipu ! ».
- Cette fin de semaine, Pierre a épousé Rosette. ».

La pauvre femme ne trouva la tranquillité d’esprit que le jour où elle reçut une lettre d’Egypte qui disait :
« A la lueur fauve d’un gros lampion dépoli, et gouvernant mon émoi, je décrypte des cartouches. ».

Ecrit pour l'atelier d'écriture de Villejean le 10 septembre 2013 d'après la consigne : écrire le texte entre l'incipit "Jean-François Champollion, conservateur du département d’égyptologie du Musée du Louvre" et "A la lueur fauve d’un gros lampion dépoli, et gouvernant mon émoi, je décrypte des cartouches" qui en est l'anagramme tirée de ce livre.

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8 septembre 2013

La galerie du temps du musée du Louvre à Lens (Pas-de-Calais) le 9 août 2013 (4)

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Le bronzage féminin est une activité (?) qui remonte à la plus haute antiquité.
Cette statue semble nous dire : "Dans dix minutes je me tourne et je fais bronzer l'autre côté".

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Et celles-ci de rétorquer : "Nous aussi !"

P.S. A part quand Joe Krapov est dans les lieux avec ses plaisanteries iconoclastes fort peu spirituelles, la galerie du temps du Musée du Louvre à Lens est un endroit magique dont nous vous recommandons vivement la fréquentation si vous passez par cette ville.

2 mars 2023

Petits travaux d'art du mercredi 1er mars 2023

Révision du copier-coller, de la rotation des images et de l'ordonnancement et de la transparence des calques. C'est encore Georges Brasens qui fait les frais de la chose ! J'y ajoute un collage plus traditionnel de Jean-Emile Rabatjoie d'après la une du Ouest-France de dimanche dernier et un portrait de Georgette Magritte à la peau bleue (?) réalisé par Mr Deepdream G. ;-)

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2023 03 01 Collage Brassens 2

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2023 03 02 Dimanche Ouest-France Salon de l'agriculture avec bullle

Une femme nommée Georgette et dont la peau est bleue sur une plage à la Magritte

17 décembre 2022

J'FAIS UN COLLOQUE, J'ME RÉUNIS !

Je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais… je pourrais très bien vous parler du fichier des collectivités dont je me suis occupé dans une vie antérieure lorsque je travaillais au Catalogue Collectif des Ouvrages Étrangers à Paris !

En ai-je vu défiler des fiches perforées visant à signaler des congrès, des colloques, des symposia, des réunions, des publications de l’Organisation des Nations-Unies…

Mais le colloque le plus rigolo qui me soit ou qui m’est tombé sous les yeux, c’est quand même celui, découvert tout récemment, de l’Université de Dijon dont on trouve la présentation ici :

https://www.u-bourgogne.fr/agenda/colloque-international-pif-le-chien

Il se trouve qu’avant d’étudier en détails la sociologie des aventures de Pif, les organisateurs de ce colloque ont lancé un avis de recherche en vue de rassembler tous les numéros du mensuel « les Aventures de Pif le chien ». Dommage que je sois arrivé trop tard ! Je possédais quelques exemplaires dont celui-ci qui représente notre oncle Walrus bien attrapé par le pif - et par le Pif.

DDS 746 Pif 08 couverture

Je pourrais faire de longs billets pour vous narrer les gags qui me sont survenus quand j’ai essayé de reconstituer, de mon côté, depuis l’année dernière, la collection complète de ce périodique.

Las, ce n’est pas le sujet et de plus je suis pris par le temps car j’ai été invité, mercredi dernier, à un colloque musical – on n’en sort pas ! - qui a lieu ce vendredi soir à 17 h 45 à l’Opéra de Rennes. A l’invitation des Résonables, on se réunit pour constituer la chorale éphémère des Lutins en lutte en vue de chanter, un joli bonnet sur la tête, des chants de Noël anti-capitalistes et anti-consuméristes !

Je suis ravi de vous offrir, en avant-première, ma contribution à ce colloque bien décalé !

Si vous n’aimez pas l’humour noir, abstenez-vous d’écouter cette chose ! 



Réalisé pour le Défi du samedi n° 746 d'après cette consigne : colloque.

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7 janvier 2017

DES ANGES AU GRENIER ?

Qu’ai-je fait de ma vie privée ?
Je l’ai gardée pour moi, pour nous.

Une partie est au grenier,
Tout le reste aujourd’hui se joue

Car nous n’avons rien achevé :
Nous continuons d’être fous !

Chaque jour, c’est à l’encrier
Que je trempais ma plume d’oie ;

Sur le déclencheur, j’appuyais :
Je n'eus jamais d'ampoule au doigt !

Ah j’en ai rempli, des cahiers !
J’en ai pris, des photographies !

Avoir la passion du passé
A ce point, c’est de la folie !

Sous ce toit pentu, bleu ardoise,
Le grenier des anges fourmille

Des couleurs du Temps qui nous toise
Mais que malgré tout j’entortille

Dans mon lasso. Je les capture,
Je les enferme dans des boîtes.

De cette vie grandeur nature
J’ai fait une planète coite :

Tout est en ordre, bien rangé,
Pas de bordel – je suis trop prude ! -.

Traces d’étrange voyager :
Rien n’y vient d’hémisphère Sud,

Rien d’Irlandais, pas d’oranger
- Le climat là-bas est trop rude –

Ce sont des trésors tempérés :
Rien qui mérite qu’on le brûle,

Rien qui vaille d’être publié.
C’est notre vie, dans notre bulle :

Jamais nous n’avons habité
De maison bleue peuplée de fous ;

Une vie simple, en vérité,
Un « toi », un « moi » et voilà « nous ».

Ces morceaux de réalité,
A vous confiés, qu’en feriez-vous ?

Que vous dirait-il, ce viager,
Qui ne soit déjà obsolète ?

Ce sont des moments partagés
D’un bonheur tranquille et honnête,

Du théâtre jamais joué
Et nombre d’images de fêtes,

Des mots écrits en atelier :
Avec ça, on joue au poète !

On l’est peut-être bien, qui sait ?
Personne ne vient le dénier !

D’ailleurs, les anges archivistes
Qui farfouillent dans nos cartons

Si nous n’étions un peu artistes
Que feraient-ils à la maison ?

Et pourquoi sèmeraient-ils donc
Sur mes rimes, et ce, sans raison,

Ces Pénélopes sans galons,
Ces innombrables araignées

Qui tissent des toiles à foison
Par-dessus nos jeunes années ?

DDS 436 enseignes poétiques rennaises

 
P.S. Je suis ravi que ces enseignes rennaises photographiées autrefois aient pu servir de support à cet atelier d'écriture. J'en remercie Miss Map et je souhaite une excellente année 2017 avec plein de bonheurs d'écriture, de réussite et de santé à toutes et à tous !


Ecrit pour le Défi du samedi n° 436 d'après cette consigne

8 juillet 2014

La Compagie La boca abierta aux Tombées de la nuit à Rennes le 6 juillet 2014 (2)

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C'est que ce personnage en bleu, mi Gavroche mi-Djamel Debbouze mais sans la répartie, ce manchot du langage qui gesticule, surprend, percute, percussionne, souhaite bon appétit en langues gutturales et même en langue "chien fou", c’est aussi Harpo Marx et sa paire de ciseaux à découper les robes des dames de la haute ! Attention à l'arrosage !

16 septembre 2023

PAS TOUT A FAIT ENCORE AMNÉSIQUE. 10, Gabiers, moussaillons et marins d'eau douce, salée ou dessalée

Qu’on habite ou pas au bord de la mer, tout commence avec « Maman, les petits bateaux qui vont sur l'eau ont-ils des jambes ? Mais oui mon gros bêta : s'ils n'en n'avaient pas ils ne marcheraient pas ! ».

On vous fait très vite enchaîner avec « Ohé ohé matelot ! Matelot navigue sur les flots » et son terrifiant « on tira’z’a la courte paille pour savoir qui serait mangé (sur le gril ?) ». Celle-là, « Il était un petit navire », vous fait bien piger que vous êtes dans la même galère qu’Obélix et que si vous tombez petit dans la marmite des liaisons mal-t-à propos il n'y a pas de raison pour que vous soyez premier prix d'orthographe quelques années plus tard.

DDS 785 Haddock

On le comprend très vite que la mer est dangereuse et que le métier de marin n'est pas une sinécure. Il n'est que de voir Archibald Haddock lors de sa première apparition dans "Le crabe au pinces d'or" : l'alcool a fait de lui un homme fini, un gabier de potence : il ne cesse et ne cessera jamais d’injurier à tout va tous ceux qui se mettent en travers de son chemin. On apprendra plus tard qu'il tient ça de son ancêtre François de Hadoque et ce n’est un secret de polichinelle dans le tiroir pour personne : c'est juste un secret de la Licorne.

DDS 785 Le Vasseau fantôme 2

Les gabiers de l'Antiquité n'étaient pas mal non plus dans le genre grossiers personnages fort peu fréquentables. Les compagnons d'Ulysse sont plus du genre Wagner dirigé par Évguéni Prigogine dans le Vaisseau fantôme que Bateau ivre dirigé par Arthur (Rimbaud ou le fantôme justicier, je vous laisse le choix) : les guerriers de Sparte ou d'Athènes trempaient pas leur épée dans l'eau et avant l'Odyssée il y avait eu « l’Iliade, fais les valises, les partisans d'un Giro dur prétendent que la guerre de Troie à bien eu lieu ! ».

Mis à part l'univers rondouillard de Pépito et Ventempoupe de Bottaro, tout ce que la mer a porté comme navigateurs, explorateurs, Corsaires, pirates, flibustiers, négriers et amiraux de bateaux lavoir, de Cortez (the killer) à Long John Silver (and gold), est si peu admirable que quand la mer monte j'ai honte.

DDS 785 Pepito

Oui, j'avoue, j'ai honte d'avoir mis dans ma guitare autant de ces chants de marins qu'on vénère en Bretagne au point de leur consacrer des festivals comme à Paimpol, Cancale ou Ploumanac'h.

Bien sûr qu'il y en a de très chouettes, des chansons, et de très jolies comme « Brave marin », « Loguivy de la mer » « Les Roses d'Ouessant » « Le Mariage secret de la mer et du vent ».

Bien sûr que j'adore « Mon petit garçon » « Le Vieux », « Satanicles », « Quinze marins » et les autres pépites de Michel Tonnerre. Mais quand même, quel sexisme dans ce folklore maritime en chansons !

« Pour nous sont les garces des quais qui volent, qui mentent, qui font tuer » ! Les plus belles servantes emmènent Jean-François de Nantes, gabier de la Fringante dans leur soupente. Plus tard – je raccourcis très vite ;-) car il y a trop de couplets - il se lamentera à l'hôpital (de Nantua ? ) où c’que c'est qu'on lui demandera : « Est-ce que ça vous chtouille ou est ce que ça vous grttouille ? ».

Quel programme dans « Le Forban » : «  Je bois, je chante et je tue tour à tour », « Vivre d'orgies est ma seule espérance ».

Oui, je l'avoue, j’ai tellement honte de réclamer « Du rhum, des femmes et de la bière nom de Dieu » que je n'interprète même pas un des couplets de la chanson de Soldat Louis !  

DDS 785 Pogues

Je me souviens qu’un des premiers albums des Pogues s'intitule « Rhum, sodomy and the lash » ! Bonjour l'ambiance du genre « Vous avez eu mon pucelage et je n'ai pas eu votre argent » !

Chère Agrippine de Bretécher, ô gente dame, prenez peine et prenez vapeur : je vais lever le voile sur une culture masculine bien animale, sur des hommes qui vivent en mer entre eux et s’en viennent tirer des bordées et pisser comme je pleure dans le port d’Amsterdam en traitant les femmes d'infidèles avant de repartir à l'autre bout du monde faire la même chose.

Non finalement, je ne vais pas lever le voile sur ma honte : je vais surtout avouer qu’elle est avant toute chose celle d'un opportuniste ! Si je chante ces chansons, c’est parce que ces dames de par ici me les demandent : « Allez Joe, joue-nous l'Irlandais !» « Balance ton port, souffle la voile à l’harmonica, fais danser Fanny de Laninon que les joueurs de boules embrassent !".

Ce dont j'ai honte, comme Louis Aragon, c’est de n’y comprendre rien, aux termes de marine ! Qu'est-ce que c'est un gabier ? Un hunier ? Que signifie « prendre un ris » ? Une garcette, une grande vergue, une bitte d'amarrage, un nœud marin, un cacatois, tout cela est-il quelque chose de cochon ? C'est quoi un cabestan ? Et un câble qui se détend ? Quelle différence entre misaine et artimon ? Est-ce que bâbord est côté cour et tribord côté jardin ? Pourquoi y a-t-il une figure de proue et pas de figure de poupe ? Est-ce qu'on peut mettre un gabier à bord d’un sous-marin jaune qui devient vert lorsqu'il pénètre dans les eaux territoriales françaises ? 

DDS 785 Barbe-rouge

Est-ce que je n'ai pas trop jeté l'encre encore une fois aujourd'hui ?

N'est-il pas temps de chanter la nouvelle chanson que j'ai ajoutée à mon répertoire pour l'occasion ? Ça va, rassurez-vous, celle-ci est tout à fait convenable !

P.S. J'aurais pu aussi bien travailler « Le Gabier noir » du même auteur, Michel Tonnerre. Ce sera pour une autre fois ! 

 

Réalisé pour le Défi du samedi n° 785 d'après cette consigne : gabier

15 juin 2023

Choses lues ou vues à Châlons-en-Champagne le 20 avril 2023 (4)

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- Je ne suis pas ici pour raconter ma vie mais il se trouve que je suis en âge d'avaoir accompli mon service militaire obligatoire. C'était en un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître et en un lieu qui avait pour nom Mourmelon-le-Grand, en fait un très petit village, une rue, vingt-trois bistrots et des casernes tout autour. Pour m'y rendre, je prenais le train et m'arrêtais à la gare de Chalons-sur-Marne ou un bus nous attendait pour nous emmener dans notre "usine". Aussi ça m'a fait drôle en débarquant à nouveau dans cette ville bien des années après de voir que les militaires étaient toujours présents par ici !

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Vous avez mis quelle pièce sur la case F1 de votre échiquier ?

10 octobre 2022

Le Festival Marché noir à Rennes le 9 octobre 2022 (1)

C'est un festival d'arts graphiques - appelons ça comme ça - qui a lieu aux Ateliers du vent, dans une ancienne fabrique de moutarde. Les plus réactionnaires d'entre nous diront qu'au lieu de dérouler le tapis rouge aux artistes on aurait mieux fait de continuer à en fabriquer !

Je n'ai pas d'avis sur la question. Mais, plutôt que les oeuvres d'art, j'ai préféré photographier les gens et des tas de petites choses à côté.

Merci aux deux jeunes gens qui nous ont amenés là et ont permis cette nouvelle moisson d'insolite !

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18 septembre 2022

Les Voyous chantent Brassens à Rennes le 10 septembre 2022

Ça se passait à l'Association Bel air  dans le cadre de la Ballade avec Brassens 2022 et ça restera un grand moment musical de l'année ! Cela a été un échange de plaisirs : le gars Christophe, avec sa mandoline américaine et ses mimiques inénarrables, est un sujet de choix pour le photographe installé au premier rang ! En retour il nous a avoué que ça l'avait bien aidé d'avoir deux énergumènes qui fredonnaient toutes les paroles des chansons au lieu de visages plus ou moins renfrognés. Quand à l'ami Loïc, avec son amabilité légendaire, il a assuré comme une bête à la guitare !

Ils méritaient que je passe un peu de temps à concocter ce diaporama chanté pour en garder trace et je suis prêt à aller les écouter à nouveau, quoi qu'ils jouent, où qu'ils jouent ! Même avec le chien qui aboie quand viennent les applaudissements !



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7 septembre 2022

Fin de la visite d'Abbeville le 16 juillet 2022 (1)

Abbeville au matin du 16 juillet. Le Musée est fermé pour rénovation. L'Eglise Saint-Sépulcre avec ses vitraux du peintre Manessier est fermée également. Après le restaurant, reste à explorer le passage de la rivière Somme dans cette ville avant qu'elle n'aille se jeter dans la baie.

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Et du coup on passe devant le panneau indiquant la gare. Ah ben oui, tiens, au fait, dans le guide emprunté avant de partir on dit que la gare est jolie.

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Elle l'est. Pas autant que celle de Limoges mais elle a son charme et ferait très bien dans un décor de train électrique miniature. On va voir l'intérieur qui n'a absolument rien d'exceptionnel et on entend une mère, assise sur une chaise avec ses enfants dire à son gamin : "Mêle-brun !". Un qualificatif ch'ti qui signifie "Petit fouille-merde, mêle-toi des  tes oignons ! Si Joe Krapov a envie de se promener avec une chemisette de papy paysan, un bermuda, des chaussures de marche et donc des chaussettes, une casquette de golfeur et son appareil photo numérique sur le ventre, c'est son problème à lui s'il ressemble ainsi à un touriste bavarois ou américain, tu n'as pas à t'en soucier, les gens sont libres d'être mal habillés s'ils le veulent, on verra comment tu te fringueras quand t'auras son âge ou même d'ici une dizaine d'années quand tu seras tatoué de partout, sourd au monde avec tes airpods et aveugle aux environs parce que toujours le nez plongé dans ton smartphone !"

Si, si, c'est tout ça que ça veut dire, "mêle-brun" ! m'a expliqué Marina Bourgeoizovna qui avait entendu le gamin faire un commentaire indélicat sur ma dégaine.

Je n't'in veux pas, tchiot !  Mi aussi, comme ti, ej ravisse chez gins autour eud mi. Mais j'ai appris à fermer min musiau ! Je n'l'ouv' pus qu'ichi !

***

Le soleil donne, comme dit la chanson de Voulzy et avant de repartir vers Le Crotoy on refait un essai avec l'église à Manessier. Miracle, cet après-midi elle est ouverte ! C'eût été dommage de ne pas, dans la solitude et le silence, mitrailler sa lumière, ses couleurs, ses vitraux. Elle vaut le déplacement.

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22 août 2022

Choses vues à Pont-Croix (Finistère) le 11 août 2022 (1)

Mon épouse, sa bonté d'âme la perdra. 1, Souvenir du jeudi 11 août 2022

Mon épouse, sa bonté d'âme la perdra. Nous rendons visite ce jour à Marie-Paule et André à Pont-Croix. Depuis Lannion, il y a 2h30 de voiture aller et 2h30 au retour dans la même journée. La température à l’intérieur de la voiture est de 33° ! La route tourne tout le temps avec juste deux portions de quatre voies de quinze kilomètres à peu près.

Nous sommes bien reçus : cette année ils n’ont pas leur ribambelle de petits-enfants à garder mais le frère et la sœur sont là. On évite de parler politique même si le maître de maison arbore un surprenant gilet jaune (mais celui-ci n'a fait que retrouver sa fonction originale de protection du bénévole). On nous emmène à la fête médiévale qu’on nous avait promise mais c’est plutôt une fête du battage à l’ancienne. Très intéressant en fait pour un villotin tel que moi !

Quand on regagne le camping, le soir, exténués par la route et la chaleur, Marina B. lance un formidable « Jamais plus ! ».
Il est vrai que, le reste de l'année ces braves gens habitent à Rennes à juste un petit kilomètre de chez nous !

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On a retrouvé Isaure Chassériau !

Isaure et son sosie à cheval comparaison

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19 juillet 2022

Tascabilissimo ! au Festival des Affranchis à la Flèche le 10 juillet 2022

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 Je sais bien que le temps caniculaire n'incite pas à se trémousser le popotin
mais le fait est-là : la tarentelle est super belle et dansante chez Tascabilissimo  ! 







On peut écouter un album entier de ces dames sur Deezer.

Elles y ont aussi une discographie intéressante sous leur nom :

Victoria Delarozière

Marta Dell'Anno

Merci et bravo à ces enchanteuses d'été !

19 juillet 2022

Tascabilissimo ! au Festival des Affranchis à la Flèche le 9 juillet 2022

J'avais prédit à Marina B. qu'on aurait peut-être un "petit" festival des Affranchis car le coup d'oeil jeté vite fait avant de partir sur la programmation laissait entrevoir de nombreux numéros de cirque. Nous qui sommes plutôt férus de théâtre et de musique, nous en avons eu finalement pour notre compte avec trois coups de coeur : Arsène Folazur, "Poucet" des Royales marionnettes de Belgique, et sur le plan musical, Tascabilissimo !, un duo composé de Violette Delarozière et Marta dell'Anno (est-elle parente avcec Pe(r)dro dell'Anne ?).

Ces deux dames ont un talent fou, une pêche du tonnerre, elles sont belles à damner, elles jouent à merveille de l'accordéon et de l'alto et font guincher le public lors de leur concert à danser, en fait un généreux bal folk où ne manquent pas pour autant des moments de beauté et de tendresse. Voyez la dernière photo du second billet où elles viennent claquer des doigts devant le ventre d'une future maman pour rythmer...une chanson d'évasion !

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23 juin 2022

La Fête de la Musique au Bacchus à Rennes le 21 juin 2022

Fête de la Musique 2022, récit, suite. Mon marathon musical terminé, je rentre à pied chez moi après avoir bu une bière avec mon acolyte explosif préféré qui m'avoue s'être bien éclaté encore cette fois-ci. Je porte ma lourde guitare à douze cordes sur le dos et traîne une chariotte bourrée jusqu'à la gueule de partitions, d'amplis et d'harmonicas, me fraie difficilement un chemin dans la foule.

Pour éviter le mail François Mitterrand blindé de monde et rugissant de sonorités poumpoumesques, je passe par le quai d'Ille-et-Rance, la rue de Brest, la rue Papu, la M.J.C. La Paillette, un circuit qui ne parle qu'aux Rennais de l'Ouest ! Au sortir de la passerelle sous la rue Louis Guilloux il y a l'esplanade du Bacchus, un café théâtre installé là depuis une ou deux années. Et là, un moment de magie. Après tout ce boucan d'enfer j'entends une guitare, un violon et une magnifique voix féminine.

Je laisse mon caddie (R) au bas des marches, je m'approche avec mon appareil photo. Comment c'est qu'il jouent bien, tous les deux, du jazz swing, de la bonne vieille musique d'autrefois et de là-bas, dis ! Las, c'est leur dernier morceau et ils font leurs adieux à la poignée de danseurs qui faisaient gigoter leurs gambettes sur ces airs (aimés).

Après être rentré et m'être sustenté un chouïa, j'ai jeté mon épuisement dans le torchon et j'ai passé une nuit pleine d'un lourd sommeil ininterrompu !

Le lendemain, j'ai pris mes renseignements sur le duo. Il et elle s'appellent "Teagirl and Coffeeboy". Sur la première vidéo que je visionne, je reconnais les chaises colorées de l'arrière de la médiathèque de Lannion ! Les trésors du Trégor étaient de sortie à Rennes, dites donc !

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Et voilà ! Encore une vidéo qui vous donne envie de transformer votre guitare en allumettes ! 

18 février 2022

Images de la Vilaine à Rennes le 14 février 2022

Quand on est devenu grand (?) ou quand on a échappé à la tutelle de ses parents on a gagné le droit de devenir incorrigible. 
C'est sans doute pour cela que nous sommes entourés d'un certain nombre de réécriveurs de l'histoire ou de discurseurs obtus avec lesquels il n'est même plus la peine de discuter. Mais je m'éloigne de mon sujet qui est bien plus bénin.

Ma certitude à moi, c'est que les effets créatifs de mes deux...

... les effets créatifs de mes deux appareils photo, je les aime bien. Ils me permettent d'imaginer ou de voir un monde irréel qui se trouve... juste derrière chez moi !

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21 novembre 2021

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 67, Disparition du n° 5

Casting :

Giorgio Dalida, working class Hiro-Hito ;
Papy Moujot, paysan quasi cajarcois ;
Rachid « Wild » al Rachid, roi sans pouvoir ;
Kominbalai, dragon.

***

Qu’on s’introduisît dans la pampa ou dans la toundra sans visa, pass ni PCR, ça lui faisait ni chaud ni froid à Papy Moujot, paysan quais cajarcois. Ca lui causait aucun souci. L’immigration ? L’invasion ? Pas son truc à lui, l’administratif  ! On a un roi pour ça, non, mis là on n’sait plus quand pour qu’aucun Attila malfaisant n’vînt assouvir son goût du pouvoir ou nous glapir son baringouin d’au d’la du Rhin.

Nonobstant ça, c’ qui lui plaisait pas du tout au paysan, ç’qui l’ chagrinait dru, c’mardi-là, c’tait qu’un dragon pas du coin s’attaquât à son gagn’pain !

Aussi n’ tarda-t-il pas à brandir sa faux, furibard, furax rapport aux moutons qu’on lui boulottait puis il partit vomir son vitriol au grand vizir :

- Alpaguons Rachid « Wild »al Rachid ! Il y a là du travail pour son armada ! Fantassins, spadassins, haschichins, cornichons à chichon, bachi-bouzouks, soldats du souk, avatars d’assassins, au turbin !

- Qui va-là ? lui opposa-t-on aux abords du palais. Puis il fut saisi, conduit au roi qui lui ordonna la fin du barouf car sinon ça s’rait Moujot droit au gnouf.

- Non mais dis donc, roi plus sourd qu’un pot, n’ouis-tu pas du ramdam dans nos champs ?Kominbalai, dragon pas commun, y fichant bazar, crois-tu qu’on va pouvoir subir l’individu sans qu’ici, à ta cour, nul n’ait souci du charivari commis ? Roi, vassal ou locdu, chacun doit au pot commun ! A ton tour, Rachid al Rachid ! Fais-nous voir ton pouvoir, ton savoir, ton tranchoir ! Fous nous donc au saloir l’animal malfaisant !

Las ! Un pays parfait où tout s’accomplirait suivant un plan divin, faut sortir tôt du lit pour foutr’ la main d’ssus !

Voilà pourquoi, quand Rachid « Wild » al Rachid brailla :« Soldats thalasso ! Pardon, j’ai fait la liaison mal-t-à propos : Soldats z’à l’assaut ! » la maison Poulaga, la maison Soldata, oyant « dragon » « combat » « Aux fusils !», « Taïaut !», « banzaï !», « sus à King-Kong !» « bataillons ! » « sang impur dans nos sillons !» aussitôt mit adjas, bouts, fila, calta, s’carapata ! Frank zappa sur « Taratata » !

***

Par hasard passa par là un Romain qui avait pour nom Giorgio Dalida. Un gros costaud tout droit tout flamboyant sur son grand pur-sang blanc. Il arborait la croix sur son scutum brillant. On voyait à ça qu’il avait la foi. Du coup, on s’ fia à lui. Il dit qu’il pouvait, lui, raccourcir l’animal.

Il fixa son prix : pyramidal, pontifical, dur pour l’anal !

Sans solution à l’horizon car Kominbalai poussait Mamy dans l’artichaut au point qu’il commandait qu’on lui livrât la chair d’humains fort mignons, pas trop croûtons, plutôt dodus, vingt ans pas plus, - Putain ! L’Gargantua, lui, ho ! - on marchanda mais ça coûta un max. On vous dira ça plus loin.

On combattit.

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Giorgio gagna. D’un coup sur son tarin il occit l’Tarascon. Kominbalai finit dans un hachis Rossini.

A la fin du combat on adopta la foi du Romain. A lui, Giorgio Dalida, ça n’rapporta pas lourd. Il n’obtint nul Oscar à Hollywood, fut omis dans l’Who’s who, n’apparut pas plus dans l’bottin mondain puis, surtout, fait paradoxal, il finit martyr, un 23 avril, l’occiput distrait du corps.

Passons sur l’humiliation. Oublions l’an 303, s’il vous plaît. Quoiqu’on ait fort appris du truc : jamais plus un rasta n’arriva pour nous brandir sa loi, nous mugir son bon vouloir ou nous bonnir son diktat : on s’arma pour ça d’un paladin sanguin : Mouammar Khadafi.

Qui a ri, par ici ? T'aurais pas dû ! Puni cagibi, Nicolas Sarkozy !

Jeu 70 de La Licorne

 

Ecrit pour le jeu n° 70 de Filigrane (la Licorne) d'après cette consigne.

2 septembre 2021

En un mot comme en cent. 25 août 2021, Aujourd'hui essayé de

Aujourd’hui j’ai essayé de varier les plaisirs mais la journée a été pareille à celle d’hier. J’ai retouché les photos de la cousinade sur l’ordi et puis je suis allé faire dix kilomètres de vélo. Le soir, théâtre en dévédé.

« Conseil de famille », une pièce très, très méchante sur le thème de la famille.

On l’oubliera très vite !

 

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Photos prises à Rennes le 30 juillet 2021 sur le chemin de la Bibliothèque Lucien Rose
via la rue Legraverend.

La vitrine aux animaux est en haut de la rue du Général Guillaudot.

5 août 2021

En un mot comme en cent. 19 juillet 2021, Sur le réseau

Sur le réseau des routes et chemins qui relient les villages des uns aux cités des autres, nous avons emprunté la route vicinale n° 5 pour aller du port de Poulennou jusquà Kerscouarnec à vélo. Sous le soleil.

Comme ces noms vous l’indiquent, nous sommes dans la Bretagne du bout du monde (Penn ar bed).

Bien déconnectés !

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2 décembre 2023

DE L'UTILITÉ DES PSEUDO-POÈTES ET DES FAUX MAÎTRES-CHANTEURS

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C’est bien entendu, monsieur Musset, il faut qu’elle soit ouverte ou fermée mais un sourcier doit veiller à ne pas égarer sa baguette plutôt que de se soucier de sa braguette.

On ne va pas en faire un pendule, monsieur Queneau, mais quand vous nous pondez « Eh bien voilà, lui dit-il, j’ai avalé ma pendule ! » votre histoire est-elle bien crédible ? Ne s’agit-il pas plutôt d’un pendule ?

Et moi qui suis à la recherche de mon utilité sur cette terre pourquoi voudriez vous que je fasse appel à un coudrier plutôt qu’au coup de l’étrier ? Si la radiesthésie est une pseudo-science, ne puis-je pas me déclarer pseudo-scientifique et décréter que je suis moi-même radiesthésiste, capable de retrouver dans tout mon fatras d’enregistrements, de manuscrits et d’écrits imprimés des paroles de chansons qui feront sourire certains et certaines et que d’autres découvriront ?

DDS 796 Chick Bill 2

Il en fut ainsi samedi dernier où j’interprétai en public, à la façon « chanson contée », le fameux – du moins le croyais-je – « Arthur, où t’as mis le corps ? » de Boris Vian.

On ne fait pas appel, dans ce récit de cadavres qui disparaissent, à la cellule « cold cases » comme on dit en bon français en lieu et place d’« affaires non résolues » mais à un médium spécialiste du spiritisme ancien. Encore une pseudo-science, sans doute ?

Ça me va, finalement, ce rôle de réveilleur de morts, ce statut d’interprète de vieilleries dans un monde où tout le monde fait appel à l’intelligence artificielle pour ne pas regarder en face le problème réel, celui de la connerie authentique !

N’ai-je pas trouvé, ma foi, ma réponse, ma voix et ma voie ? « Toi, Joe Krapov, ne te mêle pas de philosophie ou de politique ! Fais nous rire avec des mots, des chansons et avec tes interrogations stupides du genre : « Pourquoi horloge et pendule sont-iels à la fois féminin et masculin ? Pourquoi la même chose pour œuvre et mémoire ? Pareil pour amour, délice et orgue mais au pluriel seulement ? Est-ce que c’est lié au réchauffement climatrique le fait qu’un tryphon a détruit le champ de trournesols de l’agricultreur Van Gogh ? Doit-on dire un ou une hermaphrodite ?  Y’a t’il des camelots qui aiment la matelote ? Y’a-t-il des matelots qui aiment la camelote ? Ai-je besoin du plastique pour améliorer ma plastique ? Peut-on appeler barde de lard un barde à tête de cochon ? Le faune fait-il partie de la faune mythologique même s’il est aphone et que sa flûte fait « pan » comme une cartouche (c’est ce que dit le cartouche en dessous du tableau) ? Pourquoi a-t-on représenté un enseigne de vaisseau sur l’enseigne du magasin où l’on vend des slips Petit-bateau ? Parce que le petit mousse reprendra bien une mousse ? Il préfère le rade à la rade ? Pourquoi la foudre ne tombe-t-elle pas sur ces foudres de guerre qui nous pourrissent la vie ? A-t-on besoin d’un livre qui pèse une livre, d’un mode d’emploi à la mode pour nous dire qu’il ne faut pas s’y prendre comme un manche pour coudre une manche ou mettre la poêle sur le poêle ? Après cette nouvelle somme, ai-je le droit d’aller piquer un somme ? Cependant que les bourres, pour une fois pas à la bourre, interrogent : « Arthur, où t’as mis le corps ? ». 


Écrit pour le Défi du samedi n° 796 d'après cette consigne : Radiesthésie

6 mai 2023

WATT IS IT ?

« Ce n’est pas du petit labeur
Ni du petit lait pour la chatte ! »
Fut la réaction immédiate
D’Agrippine qui prend vapeur !

Pour que ce soit vraiment l’éclate
Il faudrait que je vous épate
En délirant sur le mot « watt » ?

Mais je n’ai rien dans ma besace
Qui fasse que je vous satisfasse
Aussi ai-je fait volt-face

Car je ne suis pas une lumière
Et comme Caroline avant-hier
Moi c’est la ouate que je préfère

La grasse du petit matin,
Les petits sourires mutins
Et l’électrolubricité
Qui font qu’on ampère son latin. 

Botter en touche, c’est plutôt moche
Mais je n’en fais qu’à ma caboche :
Je ne tendrai pas le joule gauche.

Je ne manque pas d’énergie,
Je n’m’éclaire pas à la bougie,
Je ne crie pas à la gabegie :
J’n’ai rien contre l’écologie
Ni contre l’électricité.

Je suis un drôle de bonhomme
Qui adore manger des pommes
Et lire les œuvres d’IsaacNewton
(Seulement par Gotlib ! Je t’étonne?).

Bju0pazCUAEmA8T

Le seul truc que j’aurais pu faire
Dedans mon squatt
C’est sortir mon ampli d’enfer
- Quand même ! Cinq watts ! -
Et vous chanter du Boris Vian
Qui a bien écrit en son temps
Une chanson fort adéquate
Qui s’intitule « La Rue Watt ».

DDS 765 rue Watt inondée en 1910

Mais pourquoi se donner la peine 
De piocher dans la même veine
Pour louanger Paris-sur-Seine ?

D’autre dames l’ont si bien fait,
Interprété , chanté hantées
Que, décidément je me tais.

Vas-y Catherine, à ton tour ! Tchatte !
Swingue ! Donne-nous la patate 
Avec ta voix si délicate !

Il fallait vous parler du watt ?
Voilà, c’est fait ! J’me carapate !
Je vais arroser mes tomates ! 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 766 d'après cette consigne : Watt.

7 janvier 2023

LA PÊCHE AU ROUGET DE JACQUES P.

1
DDS 749 sgt-pepper-album-cover1_0Allons, en sortant de l’école,
Enfants, danser la farandole !
A l’instar de la ribambellle
L’heure est à se faire la belle
Sur de jolis chemins buissonniers

Voyez-vous bien au quai de la gare
Ce train aux wagons colorés
Où joue un orchestre bizarre
Musiciens en tenues bariolées ?

Montons sur la plate-forme !
Mettons un souk énorme !
Dansons ! Dansons
Ronds d’Saint-Vincent
Et laridés huit ans !

(Euh...  je crois que ça s’écrit « huit temps »!)

2
Allons, en sortant de l’école,
Enfants, danser la farandole !
Faisons fi des garde-barrières !
Condamnons les faiseurs de guerres
A se tenir par l’auriculaire !

DDS 749 rouget_lisle_chantant_marseillaise (réduit) 3Comptez vos pas, tyranneaux grotesques !
Sautez, balancez en cadence 
Vos bras, vos allures simiesques
Et suivez le rythme de la danse !

Cessez votre bla-bla !
Dansez la lambada !
Soyez, grands fous,
A no(z)s festou
Bombardés de binious !

3
Allons, en sortant de l’école,
Enfants, danser la farandole !
Le train nous emmène à la plage
Ramasser de beaux coquillages
Et voguer vers les îles parfumées

DDS 749 SUB_SUB_009 drew _0Au Japon des trois mousquetaires
Par quatre descendons au jardin
Faisons le tour de l’Univers
Dans notre sous-marin jaune ou vert

Dansons dans le printemps !
Donnons-nous du bon temps !
Fest-deiz ! Fest-noz !
La vie en rose
Rien d’autre n’est important !

Poil au dents !

 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 749 à partir de cette consigne : farandole

5 mars 2022

LE BLUES DU VAMPIRE

J’avais le choix entre trois chansons pour illustrer ce Défi du samedi consacré au thème « vampire » :

- « Champagne » de Jacques Higelin ;
- « Vampire blues » de Neil Young ;
- « Dracula » de Sttellla.

La première était trop compliquée et trop bien orchestrée pour une guitare toute seule.

La seconde, je m’y suis collé, même si j’avais un peu oublié l’air. Elle est extraite de l’album « On the beach » dont j’adore la pochette et comme il s’agit d’une traduction-trahison-adaptation, j’ai tiré les paroles et les illustrations du côté de l’actualité.

Voici ce que cela donne :

DDS 705 On the beach

1
Je suis un vampire
Je bois le sang de la terre
Oui j’ suis un vampire
Je fais le plein de super
Oui j’suis un vampire
J’t’en vends ou j’te fais la guerre

2
J’suis une chauve souris
Je viens cogner à ta fenêtre
Une chauve-souris noire
J’viens semer le désespoir
Oui tu peux trembler
J’en veux à tes champs de blé

3
Des temps meilleurs
Ceux qu’on souhaite de tout coeur
Des jours heureux
A coup sûr vont arriver
Des jours de paix
Mais ils ne sont pas pressés

Les paroles originales sont ici : https://www.lacoccinelle.net/1041103.html

 

La dernière était trop courte alors je suis allé chercher sur Youtube s’il n’existait pas une version rallongée.

Vous allez rire : j’en ai trouvé une !
Vous allez rire encore : c’est moi qui l’ai faite, pour le Défi n° 283 en 2008 !
Vous allez rire toujours : je l’avais complètement oubliée !

Le jour où j’aurai envie de me payer une pinte de bon sang et une belle tranche de rigolade, j’irai écouter ma chaîne Youtube. Apparemment il y a plein de trésors deux-dents ! 

Ecrit pour le Défi du samedi n° 705 d'après cette consigne : vampire

8 mars 2021

L'ECHELLE DE JACOB. 1, L'Attention

J’ai dormi sur mes deux oreilles
Mais le jour s’est levé.
Je les ai dépliées.

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Je suis tout ouïe aux sons qui viennent,
Qu’ils soient valse de Strauss
Ou berceuse bretonne.

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J’ai eu du sable dans les yeux
D’avoir trop regardé la mer
Puis le marchand sur son nuage
Est venu jouer de la flûte.

Son ours en peluche à dansé
Sur l’échelle de corde.

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Et maintenant un jour nouveau
Pour écouter,
Pour voir,
Pour vivre,
Aller, venir dans le miracle.

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