C'était une "soirée musicale autour de la culture hispanique" qui s'intitulait "Tapas, tortillas et tequila". C'était gratuit à condition de s'inscrire et de participer au potlatch espagnol (repas communautaire olé olé).
J'y avais amené pour ma part des "amarcos" (gâteaux aux amandes) et des "rollos de almendras murcianos" (confiseries aux amandes) fabriqués dans l'après-midi par mes petites mains de "touche-à-tout, surtout à ce qui se mange (Rien n'est plus beau que les mains d'un homme dans la farine)".
On n'a pas vu la tequila, remplacée par la sangria de "Chean-Louque, El presidente". On a eu une assiette de tapas pour quatre. Très bien. On n'a pas vu la sangria. Quand on est allés boire, ne restait que de l'eau. Tant pis ! On n'a pas vu les gâteaux. Tous partis en moins de deux. Tant pis, j'en referai !
Autant dire qu'on a rien vu !
Enfin, si ! J'étais installé au premier rang avec mes deux appareils photos et une table pour les poser. Il y a eu trois heures et demie de musique et de contes "autour de l'Espagne" et donc je me suis régalé de sons et d'images. Qu'ajouter de plus ? Olé !
Il y a aussi une bouée canard, une piscine gonflable, la construction médusante d'un radeau... et, vous l'aurez reconnu, l'ami Pierre-Antoine (le Dr Sanguinetti !) dans le rôle de Yann. Bref on a ri à gorge déployée pendant deux heures pleines où tout a baigné (aux pommes !) !
Hè, le soupirail, si tu veux en profiter, il est encore temps ! C'est joué par la troupe des Chic'âneries à la salle des fêtes d'Orgères les deux prochains week-ends ! Vois les dates et heures ci-dessous !
Quel bosseur, ce chameau de Joe Krapov ! A peine sorti du forum Cartier-Bresson, j'ai scanné le dossier du forum Lartigue, retrouvé le contenu de textes sur disquettes au format WPS (Works !) puis j'ai repris la numérisation de mes diapositives de 1993 avec la boîte D 93/10. Nous voici donc de retour à Bruges-la-Printanière le 30 avril 1993.
C'est donc cela, une bière triple ?!
Pour prendre le frais, Le soir, près de la fontaine, Au jardin : les chaises.
Ces graffs sont peints sur ce mur-ci, à droite de l'arbre. Nous sommes sur le chemin de halage qui longe la Vilaine et me permet d'aller, à vélo ou à pied, aux étangs d'Apigné. La photo est prise au retour.
Cela me fait penser au 2e épisode de la saison 4 de "Doctor Who". Le Docteur voyage dans le temps, il croit se retrouver dans la Rome antique mais découvre qu'il est à Pompéi à la veille de l'éruption du Vésuve ! Ensuite le scénario s'en va vers la BD de série Z mais justement : c'est très délassant avant d'aller se mettre sous l'édredon ! J'aime les objets cultu(r)els qui valent leur pesant de péplumes !
J’ai toujours tellement aimé la fiction que je suis devenu moi-même un personnage de fiction. Peu de personnes savent que je m’appelle, à l’état-civil, Iosif Ilarionovitch Krapov et que je suis né en 1989.
Mais ce n’est pas de moi qu’il s’agit aujourd’hui. Marina Bourgeoizovna et moi-même avons une fâcheuse tendance, ces derniers temps à nous mêler de ce qui ne nous regarde pas. Vous me direz, c’est pour le plus grand bien des intéressés, mais quand même ! J’ai déjà évoqué ici la transformation du garage de M. Bourgeoizov en bureau et le déménagement, opéré par nous et d’autres costauds de la famille, d’une partie de sa bibliothèque dans ce nouveau bureau.
Cela nous a poussés à réfléchir et à envisager la même chose ou à peu près mais chez nous. Nous, ce qu’on voudrait, c’est mettre notre bibliothèque sur le bureau de l’ordinateur. Pas facile, hein ? Mais si, il existe un moyen bien simple d’y parvenir, c’est de numériser tout ce papier que nous détenons, de transformer en e-books ou en documents électroniques toute cette paperasse que nous avons accumulée ou qu’on nous a refilée.
C’est pourquoi j’ai passé mon dimanche à replonger dans les boîtes archives de mon paternel, le dénommé Ilarion Pavlovitch Krapov qui a beaucoup sévi en Sabolie, un petit royaume du Sud de la Sarthe, à partir de 1992 avant de disparaître dans les limbes en 1997, pratiquement le même jour que la princesse Diana, mais sans décéder pour autant. Lui ne s’est pas emplâtré contre un pilier mais il a disparu dans un tunnel de l’espace-temps. Après il n’y a plus eu que moi à porter le nom de Krapov dans la blogosphère !
J’entreprends depuis hier de reconstituer, en couleurs et en numérique, ses recueils de poèmes à trente exemplaires et à deux balles illustrés de photocopies desdits travaux de pinceau et d’échelle (il repeignait souvent l’araignée qu’il avait au plafond !).
Cela m’a permis de remettre la main sur, finalement, une cinquantaine d’aquarelles qui n’avaient jamais été exposées ni montrées, juste éditées en noir et blanc à Samfou-les-Boules où mes parents ont vécu et où j’ai passé mes huit premières années.
Je vais vous les balancer douze par douze et puis après je déposerai le premier recueil en pdf sur dl.free.fr où il sera téléchargeable pendant un mois. C’est le plus que je peux faire cette semaine : mon médecin maltraitant m’a déconseillé de vivre tourné vers le passé à cause des risques de torti-mélan-colis !
Le temps s’est mis au froid. Quand on va dehors on met autour du cou son écharpe irlandaise, on coiffe sa casquette irlandaise et on entame sa balade irlandaise, sifflotant « The Irish rover ». Gilles Servat la chante aussi car il l’a traduite en français, cette ballade nord-irlandaise, sous le titre français « Le cul cousu d’or ».
Si on avait réellement le derrière bordé de nouilles on aurait de la neige à Noël, non ? Après tout, c’est l’hiver qui frappe à notre porte ! comme chantait Rika Zaraï. Pour un peu on écrirait à la façon de Philippe Delerm sur la première gorgée de vodka, celle qu’on verse dans le chocolat chaud aux premiers signes de laryngite.
On a eu fait ça bien à l’avance, cette année, au retour du concert en plein air à Villecresnes. On y avait chanté dehors avec juste deux tee-shirts sur le dos. Jusqu’à deux heures du matin. C’était en septembre. On a soigné la chose et depuis on a une pêche d’enfer.
Le cardiologue vous dit que votre cœur bat encore. On en est ravi ! Une chance, dites donc ! Et il n’y a rien à redire à l’électrocardiogramme. Bien sur la tension artérielle monte à 15,5 - 9 mais comme cela n’a lieu que dans le cabinet médical ; il n’y a pas lieu de s’inquiéter ; « c’est tout à fait normal, dit l’homme de l’art. Vous ne pouvez rien à cela. ».
Alors, quoi ? Où est le souci ?
Il n’y a pas de souci ! S’il y en a un peu plus, laissez-le moi ! Je me fiche de mon plus gros défaut ! Faut pas arrêter Roland Garros sous prétexte qu’il va pleuvoir ! De toute façon je regarde jamais le tennis qu’en V.O. : la voix du doublage, je l’aime pas !
Bref je ne suis pas encore rendu au point où l’on fait les derniers pas au ralenti. Il y a juste que c’est maintenant qu’il faut en profiter.
Alors, oui : il pourrait bien neiger quand même, non ?
Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 29 novembre 2016 d'après la consigne ci-dessous.
Nous sommes bien d'accord : il y a un au-delà de la musique !
Je n'ai pas à fournir de mot d'excuse mais c'est vrai, la semaine dernière je n'ai rien publié. Je n'ai rien arrêté pour autant. C'est juste que j'ai des journées fort occupées. Le mardi matin je fais les courses de la semaine et des autoportraits ratés (on reconnaît bien l'écharpe et la casquette irlandaises, le sourire forcé et le petit panier qui donnent l'air d'un con !). Le mardi après-midi, je vais jouer aux échecs puis avec les mots à l'Atelier d'écriture de Villejean. Etc. Ce jour d'hui on me propose par courriel de grossir les rangs d'un groupe de chants de marins et je sens que je vais avoir du mal à dire non ! ;-)
C'est la première fois que je mets les pieds par là... et pourtant nous ne sommes même pas à dix kilomètres de chez nous. On reconnaît même sur cette dernière photo le chemin de halage au long de la Vilaine où je vais quelquefois, surtout l'été, faire du vélo. On est juste un peu plus loin que les étangs d'Apigné, mais sur la rive d'en face.
Même si je me sens souvent « artiste sur les bords », je ne comprends rien à l’art !
Je ne sais pas, par exemple s’il faut préférer les portraitistes aux paysagistes. Je ne comprends rien à l’art conceptuel, au réalisme socialiste, à la FIAC et à la manie qu’a M. Pinault d’entreposer des horreurs dans la douane de Venise. Ce sont des saisies de trafiquants en tous genres ? Comment ? C’est de l’art ?
J’en viens parfois à me demander : faire de l’art, est-ce imiter la nature ou imiter son voisin ? Dans les débuts, je pense, on imitait la nature. En soufflant dans un flûtiau, on pouvait se prendre pour le rossignol de mes amours. Même avec des talents de caricaturiste minimaliste on pouvait représenter les premiers faits divers. Ainsi l’un des tout premiers dessinateurs, M. Victor Pierrafeu, avait entrepris le portrait de son futur beau-frère, Roméo Cromagnon, et n’était pas loin d’achever le portrait de celui-ci quand l’amoureux de Juliette, sa sœur unique et préférée, se trouva la victime d’un malencontreux accident de chasse au cours duquel il perdit la vie. Terminé, le Roméo de Lascaux.
Le petit Victor rentre dans sa grotte, il gratte, il gratte pour effacer le croquis du bellâtre et à la place il représente la scène de chasse en buvant sa bière. - Comment tu vas l’appeler, ton tableau ? demande Juliette en pleurs, à peine remise de son récent veuvage, en admirant la paroi de la galerie. - « Mammouth écrasant l’épris », répond l’autre.
Pendant longtemps le salaire des peintres a été lié à leur talent d’imitation et au niveau de ressemblance de leur portrait avec la marquise qui sortit à cinq heures et dont on voulait garder une trace florissante, même si, quelques années plus tard, le mari n’hésitait pas à la traiter de « vieux tableau » et les héritiers à ne plus pouvoir voir leur mère en peinture.
Et puis est apparue la photographie. Pour reproduire une image de la réalité, il n’y avait rien de mieux. Même si, pendant très longtemps, on n’avait que des clichés en noir et blanc, l’illusion était presque parfaite.
Malgré cela, la peinture a fait de la résistance et les peintres ont fait les malins. Et donc il y a eu les impressionnistes, les cubistes, les futuristes, Pablo Picasso, Marcel Duchamp et son urinoir, la peinture abstraite, Malevitch et tout le reste qui ressemble parfois à un gros foutage de gueule pour bonobos friqués – le bonobo friqué étant le stade ultime de l’évolution des espèces, vous l’aurez compris de vous-même. Je ne connais rien à l’art mais je m’y connais en Darwinisme.
Aujourd’hui, grâce aux filtres Instagram et aux smartphones qui font des photos et des frites, tout le monde est un artiste moderne. « Ah non, dit Monsieur Instagram, vous n’allez pas encore essayer d’imiter, avec votre smartphone qui fait des photos et des frites, cette saloperie de réalité triviale et imposer à vos semblables vos horribles paysages convenus, couchers de soleil, plats de restaurant et vos selfies plus troublées que troublantes. On vous colle un barrage filtrant. Le réel ne passera pas ! Pas sur ma plate-forme !".
Et maintenant, voilà le résultat des courses. Sur mes appareils photos récents, je n’ai même pas besoin de filtres Instagram : ils sont intégrés à la bête ! J’ai juste à sélectionner « dessin » ou « illustration photographique » et je me retrouve avec un appareil photo qui, au lieu d’imiter et reproduire la nature, imite les gens des années 60 et 70 qui représentaient le monde avec des couleurs à bousiller les pupilles et enrichir les ophtalmos de France et de Navarre. Andy Warhol, Vasarely, etc.
Et vous savez quoi ? Je suis devenu accro au truc, non sans m’interroger un maximum. Si je colle par-dessus ces images des musiques jouées à la guitare électrique par M. Jibhaine et que j’en fais un diaporama musical, qui imité-je ? Des millions de Youtubers ?
Est-ce que c’est de l’art ? Qu’est-ce que l’art ? Est-ce que c’est un objet réel virtuel composé d’images surréelles et de musiques-collages inclassables ? Où sont passés la Vilaine et le ciel breton ? Où est partie la brume qui rend le monde si beau dans le silence du matin ?
Par pitié, ne répondez pas à toutes ces questions ! C’était un exercice gratuit : j’imitais le vieux singe à qui on n’apprend pas à faire des grimaces. Et je me fiche de savoir si mon numéro est bon ou pas !
Ce matin à 6 heures, j'ouvre les volets de la loggia, histoire de voir s'il y a du brouillard dehors. Je voulais faire des photos de nuit dans la brume. Rien ! Temps clair ! Je suis allé me recoucher et j'ai dormi jusque neuf heures. Toutes ces courses automobiles, ça m'épuise !
Explication de cette dernière phrase : je relis en ce moment les aventures, certes assez "niaiseuses" par moments, du sieur Michel Vaillant, pondues jadis par Jean Graton pour le Journal de Tintin. J'ai descendu de mon grenier les neuf albums que je possède et je suis allé en emprunter six à la Bibliothèque des Champs libres. Ca aurait été mieux de les lire dans l'ordre parce qu'il y a plein de personnages récurrents mais je ne me sens pas d'investir dans une pareille collection devenue un poil "ringarde" avec le temps. Il y en a plus de 50 ! Ou alors les dix premiers pour savoir qui porte le numéro 13 au départ des 24 heures du Mans maintenant que j'ai eu confirmation que "Le pilote sans visage" était bien celui que je pensais ? Bonne mémoire, pour les bêtises, Joe Krapov !
Il y a des gens comme ça qui ont trop lu Lagarde et Michard quand ils étaient petits. Rappelons aux amnésiques préséniles et aux aculturés post-Nintendo que Messieurs Lagarde et Michard ont publié des anthologies, classées par siècle, dans lesquelles ils évoquent tout ce qui se fait de bon et de recommandable en matière de littérature française.
Ces gens dont je parle, ceux qui ont trop lu les manuels scolaires de ces deux zigues, si vous leur montrez les deux sculptures de chaussures géantes qu’on rencontre dans le parc du Berry à Villejean , vous parlent tout de suite de George Sand !
Ils n’ont lu ni « La Mare au diable » ni « La Petite Fadette » mais ils savent que la dame de Nohant est la plus célèbre des écrivains berrichons. Et donc pour eux ces baskets-là sont celles d’Aurore Dupin, ci-devant baronne Dudevant, auteure prolifique de romans féministes, régionalistes et anticonformistes.
La dame vaut certainement le détour et finalement l’hypothèse de statues-hommages – ou plutôt femmages – tient finalement la route. La lecture d’une biographie empruntée à la Bibliothèque des Champs libres nous le confirme. On y apprend plein de choses plaisantes sur ce personnage pittoresque. George faisait de l’équitation habillée en homme, elle fumait le cigare, se couchait à cinq heures du matin, se levait à midi, écrivait, tenait salon, voyageait, écoutait Chopin qui jouait du piano sauvagement, chevauchait Liszt avec délicatesse, ou l’inverse.
Elle fut aussi la maîtresse d’Alfred de Musset (voir le chapitre à lui consacré dans le Lagarde et Michard du XIXe siècle), le gars qui prétendait qu’il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée avent de se trouver bien pincé pour la donzelle. La petite histoire raconte qu’elle trompa honteusement à l’hôtel Danieli de Venise l’Alfred qui était tombé malade. C’était avec le docteur Pagello. Pas joli, tout ça, car si Alfred était malade, c’est qu’il avait trop été dans les salons et s’était par trop dessalé dans les bordels de Vénétie.
Finalement, deux chaussures géantes (taille 1828 ?) pour symboliser une femme qui a pris son pied toute sa vie avec une telle intensité, c’est très logique.
Peut-être faudrait-il en parler à la mairie de Rennes où l’on mène une intéressante politique de féminisation des noms de lieux rennais.
En même temps, un parc George Sand… Combien d’amnésiques préséniles et d’aculturés post-Playstation sauront qu’il s’agit d’une femme ?
Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le 25 septembre 2018
Si Canalblog existe encore dans vingt ans et que ce site-ci est toujours présent sur la toile, les djeunns qui voudront savoir "qu'est-ce qu'il a, qui c'est ce mec-là" n'auront qu'à taper "Alexandre Benalla" dans Wikipédia.
(Taper A.B., c'est un juste retour de bâton, non ?). ;-(
Voici une enseigne qui n'a pas changé depuis au moins vingt ans.
La façade a juste été repeinte et me fait toujours penser à "Oh les beaux jours" de Samuel Beckett.
Il est chouette, votre coussin, Monsieur le Grand duc !
Le ruban de la machine était bicolore, rouge et noir, et c’était peut-être un petit cliquet à manipuler qui permettait de soulever le rouleau et de taper sur la partie rouge du ruban. Ecrire, c’était une façon de prendre de la hauteur. Sans aller jusqu’à me percher sur le toit de la maison, j’écrivais dans la chambre ou mon frère et moi dormions et je tapais à la machine de préférence quand j’étais seul.
S’il m’est arrivé d’écrire un roman – à dix-sept ans, ce n’est pas sérieux, comme dit l’Autre qui est un je – je n’ai jamais visé vraiment le statut de romancier. Trop compliqué. Un travail de trop longue haleine pour un ancien asthmatique ! Le poème, le texte court, la saynète me suffisent.
J'ai donné ici la règle d'écriture de "la belle absente", un jeu d'écriture pérecquien pas piqué des zânetons. Dans la chaleur torride qui écrasait nos siestes à Brantôme, j'en ai concocté deux. Voici le premier qui est un bel absent. A vous de deviner de quel homme il est question. Trop fastoche !
Fricandeau à l’oseille avec Jules ? Bernique ! Soirée TV phagocytée De déboires téléphoniques : jeunes filles enfuies, grivèlerie, crime… Quel sort absurde, ma pauvre chère ! Quel enfer conjugal ! Il faut bien cependant qu’on cajole le flic harassé, qu’on lui serve un menu : Mange, homme, ce potjevleesch, cette bénéfique daube ! Mais il vit au quai, hagard, fou, boit du schnaps au quai, jouit au quai… Rêver de Meung-sur-Loire ? Il y pêchera seul ! Bifurque, jeune femme de flic !
Il nous reste juste deux suggestions minimes à vous faire si vous souhaitez que les campeurs aient envie de revenir dans votre aimable région.
1) Depuis la toute première fois où j’ai ouï cette chanson du « Clair de lune à Maubeuge », j’avais toujours rêvé de « faire une croisière sur la Meuse ». Je m’étais renseigné sur cette possibilité depuis mon domicile et j’avais retenu que celle-ci partait de Monthermé. Alors ce serait bien qu’à l’Office de tourisme on puisse distribuer un dépliant correct qui indiquât les heures de départ de la croisière, à savoir 10 h 30, 14 h 30 et 16 h 30 et qu’il signalât la possibilité d’effectuer ce voyage idyllique même le 14 juillet. N’engueulez pas votre employée : elle a appelé pour nous le croisiériste. C’est juste le dépliant de ce dernier qui est incomplet de ces éléments.
2) Sur bien des circuits de randonnée pédestre dont nous avions relevé et imprimé le tracé sur le site de Madame Visorando, nous avons constaté une absence de balisage que nous avons estimée fort préjudiciable à l’exercice de cette activité pourtant très bonne pour la santé. C’en fut au point que lors d’un égarement dans la forêt entre Gernelle et Rumel nous avons rencontré en ce lieu sauvage un très vieil ermite qui dit s’appeler Jean-Arthur Nicolas Raimbault et prétend s’être perdu ici en 1874. Il nous a demandé de vous avertir que tout ce qui peut s’écrire à son propos concerne forcément un autre lui-même.
A part cela, les trois musées de votre ville sont très bien, la bière locale est bonne, la carbonade flamande de l’auberge belge de la rue du Moulin mérite bien plus que trois étoiles et nous, nous sommes repartis ravis de savoir désormais pourquoi Rimbaud avait quitté Charleville !
Dommage que le camping soit complet pendant le Festival de la Marionnette parce que, malgré tout le mal que j’ai pu en dire ci-dessus, j’y serais bien revenu ! Le moins que je puisse dire pour finir, c’est que votre ville est très inspirante !
Recevez, Monsieur le maire, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
Quand Marina B. m'emprunte mon appareil rose - le Canon Ixus HS 265, précisé-je - c'est qu'elle veut immortaliser des arbres "à tomber amoureuse". Si elle croit que je ne l'avais pas repéré, celui du haut, elle se trompe !
Je recopie ci-dessous tout ce que j'ai écrit dans mon cahier rouge - qui fait aussi office de carnet de voyage - à la date du 27 juillet 2016.
J'aime beaucoup cette photo car la mer peut y être vue comme le ciel et les rochers du contrebas comme des montagnes !
Nous sommes allés chercher ce matin à Barneville-plage le "Télérama" et le "Canard enchaîné" de la semaine. Dans la maison de la presse j'ai accompli ma B.A. du jour J'ai remis à l'endroit, couverture visible donc, les deux exemplaires de Charlie Hebdo qui étaient exposés sans qu'on en voie le titre, côté quatrième de couverture. Certainement du fait d'un hasard malencontreux. La couverture n'avait rien de bête ni de méchant de toute façon.
Dans la cour basse de la mairie à La Flèche, nous découvrons Les Clandestines. Le spectacle s'appelle "Lontano/Loin" et mêle à des scènes jouées sur le thème de l'exil des chansons populaires italiennes. C'est quelque peu poignant, sérieux de bout en bout, mais les chansons sont belles et bien interprétées. L'occasion pour le photographe de réaliser de bien jolis portraits de jolies dames ajoute au plaisir de la chose.
Devant ce monument dressé ici à la gloire du petit légume devenu grand, l’envie nous prend d’éRADIquer le pessimisme ambiant des RADIos et de mettre nos pas dans ceux du pape François, notre cama RADE I talien.
RADIes irae, RADIes illa !
RADIons de la surface de la terre tous ceux qui sont adeptes du dicton « qui rit vendRADI RADImanche pleurera ».
ERADIquons aussi les Ducons mal éduqués, tous les chantres pas mous de la RADInerie qui s’en vont planquer leurs RADIS dans des paRADIS fiscaux. A la fin de cette cérémonie nous RADIStribuerons d’ailleurs à chacun de vous des bâtons de RADYnamite pour aller faire sauter la banque !
Ca fera une pétaRADE Inimaginable qu’on entendra jusqu’à Brest où, pour la consoler du temps pluvieux et de la connerie de la guerre, notre adjoint à la culture, monsieur Jacques Prévert, ira offrir à BarbaRA DIX ROSES.
Si j’étais un animal… Je serais le lion de la Métro Goldwyn Meyer qui a ouvert sa gueule une fois et a gagné la célébrité à jamais alors que moi, pauvre mortel, cent fois sur la table du bout de la salle Mandoline je dois remettre mon ouvrage ! Quel métier !
Si j’étais un animal… Plutôt que l’alligator qui verse des larmes de crocodile, je serais caïrrément l’ara qui rit
Si j’étais un animal… Je serais cette cigale qui joue à fendre l’âme sur son violon pourri des morceaux à vous briser l’ouïe
Si j’étais un animal… Je serais le lapin qui épouse une carpe pour voir ce que ça fait et je serais sans doute déçu car aucune carpe ne chante aussi bien qu’Isabelle Adjani «l’histoire dans le fond de la piscine de la copule marine... »
Si j’étais un animal… Je serais un hybride entre le chat siamois et le lapin : je serais le lapin Turalo et le lapin Turaluile
Si j’étais un animal… Je serais une fourmi de dix-huit mètres avec un chapeau sur la tête
En complément du texte précédent je reprends son idée force : on ne peut plus compter sur Google-le-moteur pour nous ramener des informations pertinentes sur un sujet donné. La recherches "99 dragons" + Krapov ne ramène que 4 résultats. A quoi ça sert que je me décarcasse ? ;-)
En désespoir de cause, j'ai essayé Qwant et là, surprise, j'en retrouve 37. Même chose pour des Images d'Isaure Chassériau. J'ai surtout récupéré des images concernant les cousines, soeurs du peintre Théodore. Les voici :
Il s'agit ici de la soeur aînée, Adèle (Marie-Antoinette-Adèle) et j'ai bien retouché le dessin de son frère Théodore, conservé au Musée du Louvre à Paris. On trouve sa généalogie ici :
Elle est la deuxième de la famille, née en 1810 à Samana (République dominicaine) et décédée à Paris en 1869. Je lis, ailleurs sur Généanet, : Célibataire. Rapatriée de St Domingue par son frère Frédéric Victor Charles (l'aîné de la famille) en 1822.
Voici maintenant deux visages d'Aline (J'avais crié pour qu'elle revienne !) :
Un dessin de Théodore qui la représente en 1836. Son prénom est Geneviève -Aline. Elle est née le 4 janvier 1822 à Paris, Ile-de-France et décédée le 25 mai 1871 - Allées d'Orléans, Hôtel de Paris, Bordeaux, Gironde, à l'âge de 49 ans.
Je ne connaissais pas ce portrait-là, toujours dû au pinceau de Théodore. Le tableau, une huile sur papier, est daté ca 1833-1835 et est conservé à la Kunsthalle de Breme en Allemagne. Par contre j'avais déjà vu celui-là qui date de 1835 et se trouve au Louvre :
En contrepoint du tableau plus connu où l'on voit les deux soeurs de l'artiste je suis tombé sur un site qui met en relation des peintures et des photos.
- Mais comment tu fais pour avoir des journées de 48 heures ? m'a demandé Mumu Bellefille, ma charmante voisine de bureau. Ce doit être que tu n'as pas deux enfants sur les bras !
Peut-être bien ! Toujours est-il que je ne passe pas une soirée désormais sans aller m'amuser avec Titan Chess, le logiciel d'échecs de Windows 7 contre qui je joue au niveau 6. Ca n'a aucun intérêt pour vous, mais mes explorations renouvelées de 1. f4, le début Bird, m'amènent finalement à expérimenter, de temps en temps, le gambit roi et même aussi le contre-gambit Falkbeer, arme de prédilection de Titan contre ce truc antique. Et c'est vrai que ce n'est pas coton ! C'était notre série "les échecs, un labyrinthe infini où je ferais mieux de ne pas aller me reperdre !".
Bon allez, mes quatre billets sont publiés, j'y retourne ! Après, promis-juré, j'écris un Défi du samedi qui aura des proportions raisonnables ! ;-)
Bon, il n’y a pas de doute que le Paradis sur Terre, il aime bien ça, Adam.
Mais il est quand même embêté comme un qui aurait un froc à courir après le tram au milieu d’un champ d’orties que ça lui démange quelque chose quelque part.
Alors il est allé chez le docteur Dieu lui dire qu’une bonne copine pour tirer une bordée il aimerait bien avoir.
Et le docteur Dieu a prévenu : «Pour avoir un mât de cocagne ou une toulcamembré, le même risque et le même tarif vous aurez : une côte que je vous enlèverai ! ».
II
Bon Adam a le coeur embrumé de devoir repasser sur le billard.
Mais il réfléchit à toute berzingue que le docteur Dieu est un bon chir’ et qu’il ne risque rien vu qu’il est encore jeune, que sa coque ne commence pas à fatiguer, qu’il n’a pas été sur le dos et que les côtes il se les fendra sans doute plus avec sa compagne, quelle qu’elle soit, que tout seul.
Alors le docteur Dieu opère, fier comme un caban d’arborer son badge « CHU Pontchaillou » et de faire naître, d’un bout de côtelette, une poupée mignonne avec tout ce qu’il faut là où il faut pour qu’on puisse dire d’elle « C’est une belle goélette ! ».
Et lorsqu’il aperçoit Eve Adam a encore envie de faire le marin malheureux auprès du Ferblantier suprême parce qu’à côté de la divine maouesse qu’il vient de lui créer, voui dam, lui a l’air d’un clodo, d’un bon qu’à tenir les halles !
III
Bon, qu’il esplique Dieu aux deux premiers amoureux de la Terre, ici c’est plus mieux que partout ailleurs.
Mais hopala : je vous interdis de fêter Pâques avant les Rameaux et d’empiffer les pommes sur l’arbre de la Connaissance.
Alors du temps passe, Adam et Eve s’apprivoisent et s’amusent comme des fils d’archevêques, font des balades sur leur treuil, ils sont bien à l’aise vu qu’ils vivent au Paradis.
Et celle qui n’a pas sa lank dans sa poche et le grand mât pignou se poilent, se donnent des poks et remplissent leur bourette avec leur bonheur.
IV
Bon, on le sait, la femme, souvent, une morfale qu’elle est et une tronche à sucer la glace, l’homme il a pas.
Mais un interdit est un interdit et comme Eve a pas l’habilitude de mett’ son sac dans les salons elle dit à Adam : « Sûre que j’irai au friko si je veux : croquons la pomme et faisons un enfant de Marie ! ».
Alors Adam, choqué par tant d’audace, va trouver Dieu et lui dit : « Regarde pour voir, donc ! Celle-là est sotte avec moi mais je ne voudrais pas être baisé comme un tacaud en désobéissant à tes ordres. ».
Et Dieu lui donne un coup de boule bresto façon Zidane à Materazzi en disant : « Allez appareiller pour la grande traversée ! Je dissous cet univers-là et j’en fabrique un autre où il n’y aura que des homosexuels polonais qui détestent la France ! ».
P.S. Ce texte a l'air de finir en queue de poisson mais il a été écrit deux jours après la dissolution de l'Assemblée nationale et après le retour de notre amie Maryvonne d'un voyage en Pologne au cours duquel le guide, un sosie de Michel Serrault dans "La Cage aux folles", n'a pas cessé de vitupérer la France et les Français !
Joe Krapov est poète, humoriste (?), musicien à ses heures et photographe à seize heures trente. On trouvera ici un choix de ses productions dans ces différents domaines.