Bien plus que les voix et les harmonies déjà exceptionnelles de ces dames, c'est le jeu et la connivence des musiciens qui vaut la chandelle. C'est simple, dès qu'il y a une violoniste rousse sur une scène, irlandaise ou autre, je suis au septième ciel ! Et là le guitariste ? et la violoniste ? - je mets un ? car j'ignore le nom de ces instruments si typiques - sont accompagnés de l'ex-champion du monde de "beatboxing", Alexander Deyanov, qui abat un travail ahurissant pour remplacer, rien qu'avec la bouche à la fois la basse et la batterie ! Je n'ai pas pu résister et j'ai filmé son solo ainsi qu'un instrumental des trois complices.
Irrésisitibles ! La demoiselle entraîne même le public à danser une gavotte sur l'air de "La jument de Michao" chantée en japonais ! Un moment complètement surréaliste !
Et Dieu sait que c'est difficile la gavotte en tongs avec des chaussettes !
Pour vous donner une idée sonore de l'énergie de ce duo j'ai récupéré chez M. Youtube une vidéo d'un concert donné pas très loin, à Quintin, en 2016.
Juste au bord de la mer à deux pas des flots bleus Creusez si c'est possible un petit trou moelleux Une bonne petite niche Auprès de mes amis d'enfance, les dauphins Le long de cette grève où le sable est si fin Sur la plage de la corniche
Il avait nom Corne d'Aurochs, ô gué ! ô gué ! Tout l' mond' peut pas s'app'ler Durand, ô gué ! ô gué ! Il avait nom Corne d'Aurochs, ô gué ! ô gué ! Tout l' mond' peut pas s'app'ler Durand, ô gué ! ô gué !
Hélas, si j'avais pu deviner que vos avantages Cachaient sournoisement, madame, une foison d'oursins, J'eusse borné mon zèle à d'innocents marivaudages. Se peut-il qu'on soit si méchante avec de jolis seins ? Se peut-il qu'on soit si méchante avec de jolis seins, Si méchante avec de jolis seins?
Ce superbe dessin accroché à une palissade du chantier du métro est restée immaculé pendant plus d'un mois. Je me suis dit : "Enfin les Rennais respectent quelque chose ou quelqu'une". Et puis non. Ils ne respectent rien ! Même pas Sainte-Anne, patronne des Bretons !
Sur le marché des libraires, un stéréoscope à l'ancienne pour voir le petit prince en relief ?
Bécassine coûte plus cher que le petit Prince. Astérix doit valoir encore moins. On comprend qu'il soit fâché.
Dans sa robe jaune Au rythme du vent qui souffle La gitane danse
Si c’était l’oiseau, L’iris jaune, alambiqué, Ce serait la huppe !
Charmes du sépia Pour fêter Maman dimanche ? Iris délavé ?
Bouquet incueillable Sauf à l’irisque et péril De mouiller ses pieds !
De ce paysage Quel tableau serait venu Au Douanier Rousseau ?
De Rosny-sous-Bois : Des bouchons à signaler Etang d’Apigné
Piscine en plein air : Pour garder la ligne d’eau L’iris maître-nage.
Pas monté du col, Le bec dans ses plumes jaunes, Le cygne sommeille.
Mystère, élégance, Un côté déchiqueté : L’iris noir et blanc.
Projet irisé : Du toboggan arc-en-ciel Je ferai mon miel
L’iris, contracté, Ou pas, ne verra jamais De pareilles choses
Fleur bleu métallique ? Explication de gravure : Un temps d’aquatinte !
Folie que voir là Un tableau signé Poussin ! Mais… Combien d’oiseaux ?
Fin de l’opéra. Pour l’actrice qui salue Un bouquet d’iris ?
Le jeune Osiris, Sa silhouette égyptienne Devant l’étang-ciel.
Enfance de l’art : Sur le tépale inférieur Y voir un bavoir !
P.S. Ce cher oncle Walrus m'a appris que l'iris d'eau est l'emblème de la région bruxelloise. Aussi ai-je concoté un diaporama-hommage avec la série photographique complète et la musique du groupe 't Kliekske.
P.S. Sur le blog de Maïck la conteuse qui puise abondamment dans ma-notre photothèque, j'ai été étonné de voir comme la taille des photos avait une importance énorme sur la perception que nous avons d'elles. En l'occurrence - gag ! - "small is beautiful" !
Cette photo de la statue d'Anne de Bretagne à Nantes m'est apparue deux fois plus belle ainsi :
Autant Marina B. n'aime pas les effets créatifs du Canon Ixus 265, autant elle est séduite par ceux du Nikon D 3300 ! Va comprendre, Charles ! Va comprendre quelque chose aux rapports des femmes avec les Japonais : Autant en emporte Hiro-Mi-shima mon amour (du soleil) le vent !
En un mot comme en cent : 366 réels à prise rapide
29 avril 2016
Comment lui dire ?
Aujourd’hui, comment lui dire au monde, au casseur, au djihadiste ou à l’homme de pouvoir ?
Comment lui dire qu’on est heureux parce qu’il y a dans la maison deux musiciens, un chanteur, deux chanteuses, de la bière, du vin, des nourritures diverses et variées, des rires, du travail, de l’interprétation à coeur joie, de la découverte, de la rencontre, de l’humanité ?
Et d’ailleurs, pourquoi parler au monde ?
Y a-t-il quelqu’un à l’écoute ?
Qui se soucie de nous dans les catégories mentionnées en ligne 1 ? Pourquoi me soucié-je d’eux ?
Quand cet imbécile d'Hermès commerce avec l'étranger, ça ne lui fait absolument rien d'abandonner sa propre langue dans l'histoire. Vivons-nous une époque d'inculture ou une époque d'abandon culturel ?
Heureusement il existe des illustrateurs pirates qui nous réconcilient avec le monde. (Oui, je sais, il ne faut pas grand chose pour me réconcilier avec le monde : je ne suis pas plus fâché que ça avec lui, c'est juste une pose que je prends !).
Trouvailles et dévédés
Restons dans ces fabuleuses années 30 - celles-là, promis juré, je ne les ai pas vécues ! - et poursuivons le voyage en fauteuil de Bordeaux à Marseille. Nous avons entrepris de regarder la "Trilogie" de Pagnol : Marius, Fanny, César. Un régal !
Je ne comprends rien à l'art contemporain et encore moins à son discours mais j'aime bien la minuscule galerie, à l'entrée de la librairie Planète Io, dans une rue peu passante... où je passe chaque samedi avec mon p'tit panier empli de fruits, d'épinards, de viande et de pâtisseries orientales. A vrai dire ce que j'aime surtout, c'est faire un peu comme Adrienne et me souvenir de mon grand-père en reprenant les chansons qu'il chantait en se rasant. Il y avait "La Baya", "Les jolis soirs dans les jardins de l'Alhambra" et peut-être bien aussi "La petite Tonkinoise". Je la retrouve, celle-ci évoquée ici, sur Youtube, chantée par moi-même, et je ne me souviens déjà plus de ce qu'elle donne au niveau sonore. Je la pose ici sans la réécouter :
Edinburgh, le 24 juin 2014, de notre envoyé spécial :
Un drame affreux a failli se dérouler tout au fond du Loch Ness où une équipe de scientifiques de l’Université de Rennes 3 opérait des recherches autour du soi-disant « monstre » qui sévirait ou aurait sévi par ici.
Deux hommes-grenouilles se sont en effet violemment querellés en cours de mission sous-marine. D’après les premiers éléments recueillis auprès du commissariat de Drumnadrochit il s’agirait – Ah, ces Froggies ! - d’une rivalité amoureuse qui aurait pu très mal tourner si le professeur Denis D'Eglise-Trouée, responsable de l’expédition, n’avait pas fait appel à la brigade internautique locale commandée par Mlle Imogène Mc Carthery.
Nos agents ont fourré les deux Frenchies au bloc au motif d’envoi de pêches en eau trouble. On peut donc affirmer sans aucune Nessie-tation que le « monstre du lac » court toujours mais que l’aura négative qu’il projette sur notre pays a encore fait des victimes.
Il n’y aurait pas là de quoi en faire tout un plat si quelques membres facétieux de cette université de Rennes 3 n’avaient tiré de cet incident une chanson qui tourne sur les campus et fait un carton (-pâte) monstre sur Youtube.
N.B. "La Java des hommes-grenouilles" est une oeuvre du formidable Ricet Barrier.
- Monsieur Appareil photo numérique et Madame Illumination de Noël sont venus vous présenter leurs vœux. Comme vous n’étiez pas là, ils vous ont laissé, en guise d’étrennes, une peinture de lumière.
- Monsieur Soleil breton et Madame Humidité bretonne sont venus vous présenter leurs vœux. Comme vous n’étiez pas là, ils vous ont laissé, en guise d’étrennes, un arc-en-ciel.
- Merci, répond Monsieur Saint-Guirec. Pour 2014, je souhaite que les jeunes filles à marier trouvent leur âme sœur sur Meetic ou ailleurs. J’en ai un peu marre de toutes ces épingles qu’elles viennent me planter dans le pif pour se trouver un mec valable qu’elles largueront au bout de trois ans ! Sans compter la réputation que ça me fait à la longue : Saint-Guirec se pique le nez ! Ou la ruche !
- Bonne alvéole 2014 quand même, Monsieur Saint-Guirec !
La semaine dernière, je suis allé à la Bibliothèque du Triangle pour emprunter le CD "Timeless", douze titres de Hank Williams interprétés par Bob Dylan, Keith Richards, Mark Knopfler, Emmylou Harris et d'autres. J'ai bien aimé "Alone and forsaken", repris par mon idole à cheveux longs mais j'ai aussi apprécié "Lovesick blues" repris par Ryan Adams. Je connaissais déjà la version d'Arlo Guthrie sur un disque de lui que j'adore : "Last of the Brooklin cowboys". Du coup j'ai réécouté le vinyle ce matin et j'ai publié ces photos-ci ce dimanche soir en écoutant sur Grooveshark l'album "Hobo's lullaby", du même Arlo, que je ne possède pas et dans lequel il y a aussi d'exquises perles (musicalement parlant, parce qu'au niveau des paroles je n'entrave que couic - et je ne cherche pas non plus à savoir ce qu'il raconte -). Par contre, Lovesick blues, je sens que je vais me le traduire et m'en faire une version perso !
En cherchant ceci sur Youtube j'ai trouvé cela qui m'a laissé sur le cul :
Et si, passant derrière nous, vous avez trouvé ce chapeau, sachez qu'il a grande valeur historique et sentimentale pour moi : c'est celui que ma douce a emprunté à ma fille ! Mais puisqu'il fut perdu et que vous l'avez trouvé, gardez le quand même par-devers vous : peut-être qu'un jour nous serons célèbres et que vous pourrez le revendre une fortune ! ;-)
C'est vous qui êtes chargé... de l'animation musicale ?
Hermine ou triskell A l'endroit comme à l'envers On est en Bretagne !
- Un petit côté village du Prisonnier. Si tous les bouquins rassemblés là étaient en accès libre et gratuit, on n'aurait aucune raison de vouloir s'évader ! - Oui, c'est un peu comme la Bibliothèque... des Champs libres !
La librairie, c'est le paradis des chats. Ils se nourrissent de rats... de bibliothèque !
On a l’impression que tout sourit au Comité de braderie de Villejean cette année ! Le vide-grenier du 1er septembre dernier a été ensoleillé de bout en bout et les bradeurs et chineurs, très nombreux, se sont montrés satisfaits de cette journée. Le premier concert de chanson française qui a suivi, le 14 septembre, a été lui aussi très réussi. Comment ? Le comité de braderie chante et enchante ? Ce n’est pas tout à fait ça mais il y a de ça. Un point d’histoire et un petit laïus d’économie solidaire sont nécessaires ici. Un bilan positif
Depuis trois ans maintenant la braderie de Villejean est organisée par un groupe de bénévoles de «Rencontre et culture» l’association qui gère la Maison de quartier de Villejan. Ils sont bien sûr très activement soutenus par l’équipe professionnelle de la MQV pour tout ce qui concerne la logistique, l’accueil, le matériel, l’entretien et la comptabilité ainsi que par des adhérents du secteur jeunesse.
Du côté des recettes cette action braderie rapporte le montant des inscriptions des bradeurs et les revenus de la cafétéria. Côté dépenses il faut compter la location de la sonorisation, les boissons, les heures supplémentaires du personnel de la MQV et aussi bien sûr la SACEM pour la diffusion de la musique. Bon an mal an il se dégage ainsi chaque année un bénéfice d’un millier d’euros.
Réinvestir les bénéfices
Que faire de cet argent ? Il a été convenu que le Comité de braderie, collectif interne à l'association Rencontre et culture, avait un espace d'implication et de décision qui lui permettait, en quelque sorte, de le réinvestir. Des membres du groupe ont suggéré l’idée d’organiser des concerts à tarif peu élevé pour que les familles modestes du quartier puissent en profiter. Cette initiative sympathique, acceptée par tous, est entrée dans sa phase de réalisation en ce début d’automne 2019.
Des concerts pour pas cher du tout
Le quatorze septembre dernier était donc proposé aux Villejeannaises et Villejeannais un concert dont le prix d’entrée avait été fixé à… un seul tout petit euro ! Difficile de faire moins cher sur la place de Rennes ! On pouvait aussi, préalablement à ce spectacle, consommer galette-saucisse, crêpe et boisson pour quatre euros. On n’arrête plus cette équipe d’hyperactif.ve.s qui a assuré l’accueil, la billetterie et le service de 58 repas payants.
Il y avait deux groupes à l’affiche et la tonalité était à la bonne humeur. En première partie, les mA2R1 d’O douce, la chorale des retraités de l’Université de Rennes 1, a présenté son anthologie de chants de marrants qui va de Boby Lapointe aux Frères Jacques en passant par Georges Brassens et Graeme Allwright.
Les 68 spectateurs payants ont ensuite eu droit à « Singing sous the pluie », un spectacle du trio comique « Am’nez zique et les Biches » consacré aux chansons météorologiques. Toutes les chansons qui parlent du temps qu’il fait auraient, selon eux et elle, été écrites par des météorologues. Albert Simon et sa grenouille seraient les auteurs de «La Gadoue», Alain Gillot-Pétré aurait écrit «Quand le soleil entre dans ma maison», etc. Le public a bien ri de ces textes de liaison un peu barges et de certaines chansons théâtralisées comme «Le parapluie» «Boum» ou «La Saint-Médard», interprétées avec décalage mais aussi avec respect.
Deuxième acte : Mémé les Watts
Mais ce n’était qu’un début ! Un deuxième concert est prévu le samedi 9 novembre vers 20 heures. Cette-fois ci le Comité a mis le paquet en invitant un groupe de Laval qu’il ne faut absolument pas rater. Il s’agit de Mémé les Watts. Pierre Bouguier, son charismatique guitariste-chanteur, entraîne le groupe dans une revisite rythmique de la chanson française du siècle dernier. Comme il l’écrit lui-même « Le quartet réarrange Bourvil aux arômes funky, Luis Mariano à la sauce caribéenne, Berthe Silva teintée de pop, Yves Montand de rock. Les quatre compères aiment faire (re)découvrir ces textes intemporels par la diversité de la musique actuelle. »
Ce concept de musique rétro-actuelle devrait enchanter le public. Même si, financièrement, ces concerts à un euro sont déficitaires – le but n’est pas de gagner de l’argent mais d’en dépenser pour le bien de tous - le Comité de braderie sera évidemment aux anges si les 250 places de la salle de spectacle de la Maison de quartier sont occupées ce soir-là. Notez donc cette date sur votre agenda et venez nombreux assister à cet événement festif. Nous le ré-annoncerons ici fin octobre.
Peut-être aurez-vous ensuite la chance, l’année prochaine, de bénéficier au même endroit d’un spectacle avec la comédienne Corinne Masiero ou d’une avant-première d’un film de Ken Loach en présence du réalisateur ? Ce sont là les rêves secrets de certaines dames du Comité de braderie et nous leur souhaitons qu’ils soient exaucés un jour !
Vous pouvez également rejoindre les rangs de ce collectif qui sait, comme le montre la première de nos photos, «envoyer la chanson» mais aussi bien s’amuser ensemble ! Joe Krapov
Crédits photographiques : 1 et 2 : Joe Krapov ; 3 : Eliane Chevreux ; 4 : Basu Tallur. Vidéo de Mémé les Watts : Nevascanim.
C’est l’histoire de deux mecs. Je sais, chères amies du mardi, ce n’est pas idéal pour faire rêver, un incipit pareil !
Les deux mecs, le délabré et le baladin, quand le videur les amène dans le rond de lumière, on voit bien qu’ils n’ont pas bu que de l’eau minérale !
Le premier s’appelle Bardamu. Il a une tête de bedeau livide, pâle d’avoir dansé le laridé jusqu’à épuisement. Il a l’air de ruminer sa vengeance car quelqu’un lui a délivré un méchant gnon et il saigne de la lèvre.
Au fest-noz par ici, avec ou sans sosie d’Assurancetourix, ça barde ! Le nervi ne badine pas avec le blaireau, surtout s’il est aviné et taquin. Ici, sans vouloir médire, on cogne assez facilement sur le blair du débile en bermuda mauve !
Le deuxième s’appelle Merlin Lanervure. C’est autre chose comme vermine ! Un mineur de seize ou dix-sept ans, une espèce d’Aladin qui se fait reluire à la moindre occasion, un petit branleur, quoi ! On ne se lasserait pas d’admirer son œil bleu et gaulois, sa livrée idéale d’amiral en goguette, son air madré de type imbu qui a déjà avalé plus d’une brimade et culbuté maintes ribaudes en buanderie. S’il n’était pas accompagné de l’autre endive à barbe folle, on l’imaginerait bien en chef de bande malin à la tête d’une armée de ramiers veules prêts à partir en live, à libérer du délire vil, viril et velu, à mouliner à vent et à coups de chaînes de vélo au moindre signal du jeune merle.
Mais pour l’heure le videur reste calme sous son luminaire. On ne sait lequel des deux buveurs est le plus abîmé, le plus barré. Bardamu est parti éliminer sa bière : il urine contre la rambarde du pont sur la Vilaine. Lanervure brame des balivernes aux étoiles comme quoi un navire enivré ne se sent plus bridé par les valeurs.
Bref c’est l’histoire de deux mecs qui terminent leur nuit débridée en virade au drame ordinaire. Rien d’exceptionnel à mettre dans l’album cette nuit. Et zut !
Le lendemain matin, à onze heures, Bardamu se sent comme enfermé dans une armure de plomb au réveil ! Il se lève, tire le rideau et la tronche. Une brume épaisse a envahi la ville. Pas moyen de trier le bon grain et l’ivraie. Ah la débine ! Il s’aperçoit qu’il a vomi sur la moquette vert amande de la chambre.
Merlin Lanervure pionce encore parmi ses livres et ses revues, le visage raviné et le sexe raide, en train de bander, au milieu de cette animalerie qu’est devenu leur gourbi.
Bardamu aimerait bien se libérer de l’emprise de Merlin. Ne ferait-il pas mieux de se barrer, d’aller se balader le long de la rivière, de mettre un terme à cette braderie sans rime ni raison de leurs jeunes années ? Après tout, n’est-il pas le mari d’une jeune femme, enceinte, un peu sotte, très bavarde, certes, mais qui pourrait dire, elle, où se trouvent le Mir laine et l’Alka-Seltzer ?
Bardamu et Lanervure…
Quelqu’un leur a jeté un sort à ces deux mecs. Ils sont les victimes d’un maléfice puissant.
Un peu comme Verlaine et Rimbaud, si vous voyez ce que je veux dire !
Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean du mardi 7 novembre 2017
Le répertoire follement gai de la Band' des Rails s'est enrichi de "Galette saucisse je t'aime" et d'une chanson "beauf" à souhait qui dit quelque chose comme "J'ai pas d'beau-père, j'ai pas d'belle-mère, J' suis bien heureux d'être célibataire. Si quelquefois j'veux m'faire du bien j'emprunte la femme de mon voisin ! ". Et les dames de la troupe reprennent avec un couplet du même tonneau : "Si j'ai envie qu'on me lutine je prends le mari d'ma voisine !
A des gens qui osent s'habiller en rose et rendre ainsi hommage à Isaure Chassériau, je pardonne tout !
M'enfin, Gaston ? Où c'est qu't'es allé te traîner ? Ta chemisette est pleine de poussière !
Depuis qu'Hugo Pratt a commis cette oeuvre, les scorpions sont toujours du désert !
... et ils permettent de citer des proverbes latins extraits des pages roses du dictionnaire : "In cauda venenum"
ou Jacques Dutronc : "A la cauda, les Yvelines" !
N.B. Publier des photos de cactus et nommer Jacques Dutronc sans parler de son slip ni de Pompidou et sans dire "Aïe aïe aïe" ni "Ouïlle", c'est costaud, je trouve !
Qu'est-ce qui a changé entre 2014 et 2016 ? Rien !
"La vie ça va, la vie ça va, oh, oh !
Allez ça va, on a dit qu'on faisait la fête C'est ça, on oublie tout, on se fait tourner la tête On s'harnache un peu, on se fait beau Je m'recoiffe et me poudre ma gueule de Pierrot Tout blanc sur le dehors et noir sous le museau Quand la vie n'est pas jojo, vaut mieux la danser Même si je danse comme un barjot, c'est pour m'éclater Moi ça me plaît, c'est comme ça, faut pas me briser les noix Quand j'ai ma p'tite idée, c'est pas de la purée de poix Depuis que je suis sur la terre, on m'dit toujours pas c'que j'fais là Et je vais pas percer le mystère, ma foi [...]"
En vedette dans la programmation : Gabriel Yacoub. Plutôt que de ressortir des trésors de ma discothèque antédiluvienne (Malicorne, Pierre de Grenoble !) je suis allé fureter sur Youtube et j'ai trouvé ceci; interprété en compagnie du Quatuor :
et également une reprise par Maxime Le Forestier et Joan Baez ! Excusez du peu !
J'avais entamé une chouette histoire policière à partir de ce volatile. Mais je n'ai pô le temps de la retrouver ni de la poursuivre. De toute façon le héros parodié, François Monkeupon, son heure de gloire vient de se terminer via son assassinat par un Manu Brutus de la même espèce !
Beetlejuice, c'est ça, les fans de Tim Burton ?
Le bon régime : cinq fruits et légumes par jour et beaucoup pédaler !
Peste soit des reflets dans les vitres !
Il va falloir que j'y retourne si je veux coller ce joli visage sur le tableau d'Isaure Chassériau !
Je crois qu'on n'a pas fini de rigoler... et de se tromper ! Il faut dire que nous sommes suffisamment heureux (ou anodins et inodores) pour ne pas éprouver le besoin d'affirmer "notre identité" vestimentairement au regard des passants de la rue. Les Krapov ressemblent énormément à des personnages de Sempé.
C'est pourquoi nous avons commis un contresens en voyant ce type s'énerver contre l'ascenseur de la place Sainte-Anne. Sa tenue jaune canari et surtout son sac à dos marqué "mec" nous ont fait penser à un de ces damnés "virilistes" qui pullulent, paraît-il, sur le web.
Vérification faite, après agrandissement de la photo volée et recherche sur internet, il s'agit d'un mec... en caoutchouc ! Histoire de faire rigoler aussi notre cousine belge, épatons-la en lui confiant que nous avons rencontré, à Rennes, ni plus ni moins que Gaston en latex !
Une merveilleuse mode a fleuri, ces dernières années, celle de parer les parties supérieures des vitrines de magasins avec des fleurs artificielles. Elle a été suivie par une autre coutume qui consiste à utiliser l'intelligence artificielle pour dénier le génie humain ! Je parle bien sûr ici de Grokonpedia !
Encore une formidable déesse qui fait penser aux personnages de Cléo101 sur le Défi du samedi ! Celle-ci est peinte par SoulJahDom dans la cour de Rougier et Plé, rue le Bastard.
On était au lendemain d'Halloween, une fête dont je me soucie comme de ma première citrouille aérée ! Laquelle n'est jamais, bien sûr, devenue un carrosse !
Les deux Vénus de Milo qui trônent par ici en voient de toutes les couleurs. Elles aussi sont du genre à se fendre la gueule ou pour le moins à ne pas trop se soucier de la mauvaise marche du monde !
Ce joli coeur bien lumineux, je vous l'offre de bon coeur !
Pauvre Jeanne d'Arc ! Ce n'était quand même pas compliqué d'écrire "Symposium international d’épidémiologie et de maîtrise des risques biologiques, chimiques et physiques du Porc" ! Si ? Ou de se gratter la couenne pour trouver - c'est l'enfance de lard ! - une traduction appropriée comme "Sécuriporc" !
N.B. Je suis allé apprendre ici que ce congrès a été lancé par l'Université d'Iowa et ça m'a fait penser, bien évidemment, à notre chère joye du Défi du samedi !
N.B. Le maniement de la langue française est toujours aussi compliqué. Dans l'intitulé du symposium on a mis une majuscule à "porc" alors que notre amie américaine refusait qu'on en mît une à "Joye" !
Marché des Lices, samedi matin. C'est une drôle d'idée de faire la queue chez Martine, la marchande de légumes, alors qu'on a déjà des céleris géants plein son sac !
Est-ce que c'est intentionnel, ces plis du sac qui ont l'air de faire une grimace à la Rascar Capac au photographe qui a l'oeil à tout ?
Je ne sais plus comment c'est venu dans la conversation mais lors de la dernière répétition des M'A2R1 d'O douce, on s'est mis à chanter "Que je t'aime" de Johnny Hallyday ! On fait vraiment n'importe quoi dans cette chorale ! Un répertoire années 60 ça marcherait, remarquez ! Chanter "L'Idole des jeunes" en EHPAD ? Ou "Gabrielle, tu brûles mon épaule" quand on se fait vacciner contre la grippe et le Covid ?
L'après-midi de ce même samedi, pour aller photographier les graffs du boulevard de Solferino je suis passé par la dalle du Colombier, un endroit que je ne fréquente pour ainsi dire jamais. J'y ai immortalisé ce mur peint rigolo.
Joe Krapov est poète, humoriste (?), musicien à ses heures et photographe à seize heures trente. On trouvera ici un choix de ses productions dans ces différents domaines.