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Mots et images de Joe Krapov
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19 avril 2018

Choses vues à Rennes le 14 avril 2018 (1)

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C'est quoi le bonheur (pour vous) ?
C'est lire pieds nus au bord de l'eau.

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C'est quoi le bonheur pour vous  ?
C'est vivre en couple à Rennes.

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C'est quoi le bonheur ?
C'est se soucier comme d'une guigne de distinguer un magnolia d'un tulipier.
Mais c'est aussi avoir la curiosité d'aller voir ce que c'est qu'une guigne !

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6 avril 2018

A la Fête du livre de Bécherel (Ille-et-Vilaine) le 2 avril 2018 (1)

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Nous voici de retour à Bécherel pour notre pèlerinage annuel à la Fête du livre. Je ne me lasse pas de ce petit village dans lequel bon nombre de libraires d'occasion tiennent boutique.

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Combien pour ce chien dans la vitrine ?

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Lecteurs, lectrices ! Attention la tête !

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J'aime beaucoup cette police de lettres qui fait très 1900 !
Elle s'appelle Böcklin ! Merci, Madame Wikipe !

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Arnold, i presume ?

13 novembre 2013

Un ciel de matin d'été au Bugue (Dordogne) le 27 juillet 2013 (1)

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LA VIE ET LES GENS SONT TRES SURPRENANTS

Hier nous avons mangé le chat. Vous trouvez sans doute cela surprenant mais il faut bien savoir que les Chinois, eux, mangent du chien. Les Américains aussi d’ailleurs qui appellent cela « hot dog ». A part les oreilles et la queue le chat ressemble à un lapin. C’est très difficile de les distinguer l’un de l’autre une fois qu’ils sont cuits car dans les restaurants où l’on sert du chat à la place du lapin on ne sert pas les oreilles et la queue dans la cocotte et dans ceux où l’on sert du lapin non plus.

Si en plus du lapin ou du chat vous trouvez du porc et du poulet dans la cocotte, c’est que vous êtes en train de déguster une marmite sarthoise. Cela va vous paraître surprenant vu que je ne roule pas les « r » mais j’ai vécu douze ans dans la Sarthe et j’ai découvert là qu’on pouvait cuire une marmite dans une cocotte. Enfin nous on cuisinait plutôt des cocottes dans notre marmite ou plutôt des poulettes ou des poulets de Loué. Les poulets, du reste, il vaut mieux les acheter que les louer parce que ceux qu’on a loués on est obligés de les rendre et du coup on reste sur notre faim. C’est comme les cassettes vidéo pornos dans lesquelles Henri IV met la poule au pot et Marcel Stroskane attache la libertine au pieu puis il déraille et se met à sniffer des œufs à la coque. Personnellement, je n’ai jamais mangé de cassettes vidéo ni fumé quoi que ce soit : les gens qui me connaissent bien disent que je n’ai pas besoin. Il y aurait bien du hareng à fumer, ou du gouda, mais il n’y en avait pas dans le réfrigérateur et c’est pour ça qu’on a mangé le chat.

 

27 octobre 2013

Des graffs vus à Redon le 26 octobre 2013 (2)

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Je suis rentré tellement claqué (trop mangé, trop bu !) de ce week-end auquel j'ai ajouté quatre kilomètres de jogging pour compenser que j'ai la flemme de modifier le titre de mes quatre billets en vue d'y ajouter "Ille-et-Vilaine" derrière "Redon". Nos lecteurs géographes auront rectifié d'eux-mêmes !

15 septembre 2013

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 14, Néologismes

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Alors tous les arbres frémissent, le grand véréfour qui porte le nid retient son souffle ; se referment les tapinoufles et les ronils à pois bleus s'évanouissent car jamais en cette contrépétrie d’effroi on ne vit pareil harnachement à un vertugredin.

Sa cavale d’abord, à la robe caparaçonnée d’arvers, semble très inédite : elle piaffe d’archifougue et gerbedécume aux nazebroques. La princefesse que l’hérosantidote vient sauver des griffes du dragontrançonneur n’en revient pas. Le léquidé vaillant semble doué de parole et son chevaliaucheur joint le rutile à l’agréable, question zyeutage. Mais seront-il assez costarcostauds, cachevalier et monture pour vaincre le bestial ?

C’est qu’on en a vu défiler des présomptueurs et des sivains dont le cracheur de feu n’a fait qu’une bouchée mais ce vertugredin-là semble d’une autre marietrempe.

Les désossetilités dont elle, la princefesse, est l’enjeu ne tardent point d’ailleurs à s’engamélanger.

Georges de Lydadirl à dada – car c’est bien de lui qu’il s’agite –sort sa colicauchemarde et en fiche un grand coup dans l’oeiltorv de la bête.

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En retour le crachebousin pyrocrashe mais la cavale-star n’a pas été nourri à la petite bière. Le léquidé en pétard jeumpe par-dessus les flammèches.

Georges lance un deuxième assaut et qui n’est pas de courtoisie. Il tambourpiffe les écaillharissures, il tranchetronche à tout va, il déshydrate de l’herne à ne plus savoir où amidonner de la tête. Bientôt le bestial entailladé paindépisse le sang de partout. Dans un dernier sursaut il fait jaillir de son mâchecoulis une dernière pétarasade de pestepétrole enflammé. Mais le cachevalier est déjà descendu de son Jolisauteur et grimpant tout le long de son échine à pied, il lui troue le conservelas d’un grand coup de ramasse-bourier.

Le dragontrançonneur sonné chancelle du Colbacktowhereyouoncebelong puis s’écroule d’un seul coup aux pieds du Souveraindanlfroc qui n’en revient pas.

Alors les circonspectateurs se lâchent ! Ils poussent un grand charivhourra, portent l’hérosantidote en triomphe et viennent le déposer aux pieds de la princefesse pour la grande aubescène du deux.

- Maintenant vous êtes mienne, dame Cucunégonde, déclare le gagnagalant à la belle, puisque vous étiez le bélenjeu de ce combat. J’ai bien hâte c’est vrai que nous nous ébatifolions sous votre baldaquin mais avant que je soye d’une humeur fortaquine, mon estomac crifamine. Vous voudrez bien vider la bête et m’en cuire les partigrasses. Pendant cestuy temps que cela cuillera, votre paternul et moi-même allons zapouiller devant ménestrelles et tapeurs de baballes. Surtout, réservez-moi les solilesses, Mapoulette !

Facrotale erreur d’aspicologie !

La princefesse s’empare d’un grand couscoussier de marque Marmitondorg et le lui balance en travers du frontal pas à l’Apache.

- Hola Machoguilhomme, on ne m’a pas demandé mon sentiment et je ne suis poinct du genre à en faire. Nenni suis le grolo du loto, la falote du phallo, le cache-pot du charlot ! Damnature sur toi pour ces puanpropos !".

Elle l’éméleftourbit, le matducouloire, l’ourlette, l’upperpacute, le chassériaute et l’isaure par la fenêtre.
Se relevant du tadpurin dans lequel il est chu, il lèvepouce et dit :

- Poinct ne battrai femmenifleur en reprépousailles, ce n’est point dans mes uscoutumes, je prèfère laisser péronchonnelle à paternul. J’ai dû me tromper d’espastempe ! Ou alors estions ici en pays de galette complète Mandingue ? Je préfère m’esbigner les rougnolles avant qu’il ne m’en outrecuise plus ! Adieu vat, follegensses !".

Et de fait tandis qu’il s’éloigne dans le soleil couchant en chantant « Aïe ! Me poure l’aune, zoo me nuit, Saint-Georges suis » les Libyens trop affamés déchiquètedugrallent la carcasse du monstre pour transformer les écailles en porte-clefs alors que ni serrure ni clé n’ont encore été inventées en cestuy temps et découpent l’amibidoche de ce gros mouton pour en faire haricomestible.

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- Si tu veux mon avis, cow-boy, lui confie un peu plusloin sa cavale, il y a une Gilberlafaille dans le continuum spécieux-temporal. Va savoir, si j’en juge d’après la façon dont je claudikadicke, si nous ne sommes pas dans un univers paracoudanlèle ! Peut-être même erratiquons-nous dans une nouvelle de Joe Krapov !

- Par Tout Matisse et Bel Eros ! Si tu as raison, Jolisauteur, dis moi donc ce que j’ai fait au Seigneur pour mhériter cela ?

- Je ne sais pas mais vlà l’boute, dit le cheval en partant au gallo.

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 Ecrit pour le Défi du samedi n° 263 à partir de cette consigne.

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23 juillet 2013

Carrousel à Transat en ville à Rennes le 17 juillet 2013 (4)

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Il faut bien que le photographe s'amuse, n'est ce pas ? Maintenant à vous d'admirer-écouter ces chefs d'oeuvres de poésie Arverno-Suisse (Sophie Burande est Auvergnate et Léonard Gogniat Suisse) :

 



Marina Bourgeoizovna a préféré celle-ci :
"On fait comme si et ma foi
Ça marche pas mal
Ce que l’on dit de ce qu’on voit
Est si normal

On fait comme si, et ma foi
Ça marche pas mal
On fait comme si
C’est mieux comme ça"


Carrousel - On fait comme si - Festimixx 2012 par ToKiBouN

30 mars 2018

Images glanées au festival Sevenadur à Rennes le 25 mars 2018 (1)

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Véhicule léger de transport de troupes.

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Nous n'étions pas au salon de l'armement ce dimanche
mais au festival Sevenadur, bien plus pacifique,
en compagnie charmante de ces dames du bagad de Vern-sur-Seiche.

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Petit Breton deviendra grand...
et gagnera le tour de France !

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Hermine de rien, je crois que je serais tombé amoureux immédiatement
d'une fille qui portât ce costume.

(Je ne garantis pas la correctitude de mes subjonctifs, comme aurait dit la brave Ségolène !)

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Si, si on peut être en harmonie malgré les capillarités différentes !
Mais à s'approcher trop près des bombardes, attention !
Après , c'est chauve qui peut ! Dégagez autour, les oreilles !

4 juillet 2013

Choses vues à Rennes le 25 mai 2013 (2)

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2 visions de la belle Américaine pour vous inciter à bouffer du lion !

Découvertes et visionnages :

Regardé hier soir, sur les conseils de M. Jibhaine, "Un jour sans fin". On a bien aimé, plus pour le côté Philip K. Dick que sur les aspects idylle un chouïa prévisible. Gag supplémentaire : à un moment le dévédé s'est bloqué et on a cru qu'on ne verrait jamais la fin de ce jour sans fin !

(Désolé pour la VF je n'ai pas trouvé de version américaine sous-titrée )

 

16 juin 2013

CRITIQUE DRAMATIQUE AMBULANT (4) : POST-SCRIPTUM

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Peut-être, finalement, n'était-elle qu'une allumeuse ?

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- Même la plus crème de toutes les femmes n'accepte pas de se faire traiter de tarte !
- De quiche, alors ?
- Baissez d'un thon, Monsieur, je vous prie !

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Ni la zoophilie...

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...ni l'homosexualité ne me semblent des solutions viables...

...mais chacun vit comme il veut !

24 mars 2018

DOLLY 1925

Est-ce que c’était une bonne idée de prendre un taxi ? se demande Josette. En même temps Pascal était arrivé en retard de son conseil d’administration. Or on avait réservé une loge à l’opéra et les musiciens, cantatrices et ténors ne vous attendent pas pour commencer la représentation.

N’en déplaise à Monsieur Bienvenuë – de l’indulgence, Fulgence ! – un P.D.G. et son épouse n’ont pas à se mêler aux pue-la-sueur dans son métropolitain parisien ! Alors oui, un taxi. Mais ça lui prend la tête à Josette, cette indolence slave, ce flot roulant de jérémiades nostalgiques qu’ils vous déroulent maintenant, les cochers de fiacre moderne !

- A l’opéra, chauffeur ! ordonne Pascal d’un ton détaché.

- Opérrrra ! Trrrrès bien, opérrrra ! Chez nous trrrrès beaux opérrrras aussi ! Borrrris Godounov ! Moussorrrrgsy ! Prrrrince Igorrrr ! Borrrrodine ! Le coq d’orrrr ! RRRRimsky-Korrrrsakov ! Mais ici, Frrrrance, pourrrr pauvrrrre chauffeurrrr de taxi, opérrrra coûterrrr brrrras ! Quoi vous allerrrr voirrrr, ce soirrrr?

- Carmen, de Bizet.

- Trrrrès rrrréussi aussi ! Opérrrra prrrréférrrré Tchaïkovsky ! Jolie dame de pique, Carrrrmen ! Et Don José, trrrrès rrrrigolo ! Parrrrle moi de ma mèrrrreuh ! Quand moi avais château, chez nous, trrrrès sainte RRRRussie, moi rrrrecevoirrrr aussi beautés rrrresplendissantes comme Carrrrmencita ! Tisseuse de Beaurrrregarrrrd, Mapie Maporrrrovna, Lirrrra Pavlovna, Annick de Sainte Beuve ! Iosif ilarrrrionovitch oncle de Célestine de Beaurrrregarrrrd. Chez nous, autrrrrefois, mangerrrr caviarrrr à la louche ! Zakouski, pirrrrojki, vodka, vatrrrrouchka ! Rrrréceptions moi coûterrrr un brrrras ! Mais jamais crrrritiquerrrr nous ! Toujourrrrs arrrristocrrrratie trrrrès classe ! Prrrrince Tiniakovitch tenirrrr jambe à moi ! Coude à coude générrrral Stouf et astrrrronome Arrrrpikov se fendrrrre les côtes ! Mamée de Laville de Poussy prrrrendrrrre son pied danserrrr quadrrrrille bal à nous. Beaucoup arrrrtistes aussi : Marrrryline Dix-huit, Tomtom Krrrrouz, Emma Trrrriochka, Jacou Krrrrokantovitch…Danseuse Gene M. avec ami Amérrrricain « Captain Vegas ». Magicien JCP toujourrrrs tirrrrerrrr verrrrs du nez ! Hélas, tout cela terrrrminé maintenant ! Pauvrrrre de nous ! Malheurrrr tombé dessus ! Nous prrrris jambes à nos cous ! Devoirrrr fuirrrr, laissé tout ça aux rrrrouges ! Epouvantable calamité ! Horrrrrrrribles bolcheviks ! Equipe brrrras cassés ! 

Il 2018 03 12 Le retour du comte krapov

- Il va nous casser les oreilles encore longtemps, ce cosaque ? demande Pascal à Josette.

- Mais nous avoirrrr tête surrrr épaules ! RRRReparrrrtirrrr forrrrce poignet ! Vie nouvelle en Frrrrance pas mal non plus ! Iosif aimerrrr conduirrrre auto RRRRenault dans Parrrris ! Et Marrrrina Bourrrrgeoizovna devenue danseuse légèrrrre Folies-Berrrrgèrrrres ! Jolies amies frrrrançaises ! Gaîtés parrrrisiennes ! Vive la Frrrrance ! Petit bleu ! Place Blanche ! Moulin rrrrouge ! Et dimanche guinguettes Nogent ! Petit vin blanc ! Tonnelle ! Dommage nous pas rrrretrrrrouve ici Marrrrité RRRRoumanoff pourrrr aiderrrr nous quand galèrrrres misèrrrre migrrrration. Coûterrrr brrrras à nous !

Josette a tiqué en entendant les deux derniers noms mentionnés. Ça lui a rappelé son temps d’avant à elle. Se pourrait-il que ce russe blanc, avec son air de titi parisien et sa dégaine de prolétaire lambda soit le fameux comte Krapov chez qui sa copine avait table ouverte quand l’une et l’autre étaient jeunes filles au pair chez la vieille Roumanoff ? Elle se souvient qu’elles lui chouravaient ses invitations pour aller parader dans le grand monde moscovite ! La Roumanoff, rigolaient-elles, on ne lui dit pas tout ! Qu’a-t-elle bien pu devenir, la Marité ? A-t-elle fait son chemin, elle aussi ? Mais elle n’a pas le temps de demander confirmation au chauffeur qui vient d’arrêter son véhicule devant le palais Garnier.

Pascal D. descend et tandis qu’il règle la course en pestant « Dites-donc, ça coûte un bras de prendre le taxi, maintenant, à Paris, espèce de roublard ! On va tous finir manchots empereurs, avec vous ! » elle sort un gros billet de son réticule et, une fois sortie du taxi, le glisse discrètement dans la main de l’ex-comte qui ne comprend rien ni au geste ni à ce qu’elle lui dit :

- C’est votre pourboire ! Je crois que ma jeunesse vous doit beaucoup de fous-rires, monsieur le comte Krapov ! ».

Le couple monte les marches de l’opéra et disparaît à l’intérieur. Pendant ce temps le chauffeur balbutie :

- Toi me connaîtrrrre ? Ca alorrrrs ! Brrrras à moi tomberrrr !


Ecrit pour les Impromptus littéraires du 19 mars 2018 d'après cette consigne


P.S. 1 Il s'agit du quatrième épisode d'un feuilleton démarré par Célestine et poursuivi par Marité puis moi-même sur le site des Impromptus littérairres. Marité vient de publier le cinquième épisode ici ! Gageons que ça ne s'arrêtera pas là !

P.S. 2 Le titre de cet épisode n° 3 est emprunté à cette chanson de Ricet Barrier et Bernard Lelou :

7 avril 2013

LES VIES DE PATACHON

 

patache

23 lignes pour raconter une vie de Patachon ? Mais on me demande l’impossible, là ! Et quelle vie, d’abord ? C’est qu’il y en a, des vies et des souvenirs, dans sa valise ! Voulez-vous que je vous parle de la diligence de Beaucaire à Bellemecque dont il était, vers 1869, le cocher Tonkiné, pardon taquiné, par les mouches ? Ca vous intéresse vraiment de savoir qu’il transportait dans sa patache des porteurs de moustaches, des moureurs à la tâches, des trafiquants de grenache à la pistache, des adjudants bravaches, des potaches sans attache, des lanceurs de sujets qui fâchent ? Qu’entre deux étapes bien arrosées il livrait les lettres de mon moulin, les colis du révérend père Gaucher qui pour la plus grande gloire de son père envoyait ses flacons d’elixir au château de Mamers (Sarthe) ? 

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Préférez-vous l’époque précédente, vers 1855, quand, grimé en non-voyant  sur le Pont neuf, il formait un incroyable duo, lui jouant du trombone à coulisse et Giraffier, son complice amoureux d’aptonymes, de la guitare à cou long ? Faux aveugles bien sûr mais vrais escrocs : aucun des deux n’avait le moindre diplôme, pas même un offen-bac et certaines de leurs notes étaient fausses !

 

Voulez-vous que je vous parle de sa carrière cinématographique entre 1921 et 1928 avec le moustachu Doublepatte ? On les avait baptisés les z’héros du cinéma !

 

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La dernière fois que j’ai eu de ses nouvelles, c’est lorsqu’il m’a annoncé, récemment,  qu’il était retourné en Asie. Apparemment, sa chaîne de cafés français en Chine marche bien ! Je crois que si j’avais 600 000 euros sur un compte en Suisse, j’irais bien moi aussi investir là-bas et lui faire concurrence avec des boutiques où je vendrais du kouign amann, des m’cheweks aux amandes, des cornes de gazelles et des gaufres flamandes ! (Vive l’internationale pâtissière, camarades !)

Non, puisque la limite des 23 lignes approche ou est dépassée, je vais juste vous massacrer une des chansons qu’il a ramenées de son premier voyage en Orient en 1881. C’est dans la série « Ben mon colon, Joe Krapov chante n’importe quoi ! ». C'est même peut-être du honky tonky noise !

 

P.S. Oui, je sais, ça semble bizarre qu’un type comme Patachon, avec les vies qu’il a menées, soit resté aussi jeune d’apparence. A croire que les voyages déforment les valises mais apportent un surcroît de jeunesse à certains ! Chez notre ami, aucune ride, aucun cheveu blanc, aucun stigmate alors que Jésus, à 33 ans, fallait voir comme il était marqué ! Je le concède à Christine Boutin et Frigide Barjot, c’est à vous dégoûter d’avoir de la religion !

Ecrit pour le Défi du samedi n° 240 et publié le 6 avril 2013 (sur le thème de la valise de Patachon)

 

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17 mars 2013

DRÔLES DE NUMEROS (Joe Krapov)

20 000 a peur des profondeurs et craint les capitaines comme personne.

69 ne prend jamais le volant quand il y a du verglas : il n’aime pas l’idée du tête à queue.

666 a peur qu’on l’envoie se faire voir chez les Grecs. Il aime bien Aphrodite mais pas trop ses enfants.

813 a peur qu’on le cambriole pendant que sonnent les huit coups de l’horloge dans l’ile aux trente cercueils.

747 souffre d’aérodromphobie et 714 ne veut pas s’envoler pour Sydney.

3,1416 est hypocondriaque : il peur que ça ne tourne pas rond dans sa p’tite tête ou pis encore.

6,35, 7,65 et 12,7 ont peur des armes à feu.

5000 craint de tomber du quai en arrivant au port.

22 a en horreur les bavures policières et 36 craint de voir des étoiles au même n° du quai des Orfèvres.

404 n’aime pas les erreurs.

732 se met martel en tête à cause des migrations internationales.

421 a du mal à entrer en piste : il se sent mal armé face aux coups du hasard.

451 a peur pour sa bibliothèque quand il fait chaud.

33 est comme moi : il traîne les pieds et tire la langue chaque fois qu’il est nécessaire d’aller chez le médecin !

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Ecrit pour Le Défi du samedi n° 237 et publié le samedi 16 mars 2013

5 mars 2018

"Saint-Maloter" ! A Saint-Malo le 28 février 2018 (1)

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Tous les lundis je pose à Marina Bourgeoizovna la question rituelle :

- Tu saint-malotes ?

Le verbe saint-maloter signifie chez nous : mettre sa combinaison de longe-côtes dans la voiture, sortir celle-ci, emmener - ou se faire emmener par - d'autres frapadingues non frileuses qui s'en vont à Saint-Malo faire trempette dans la Manche par n'importe quelle température sur la plage du sillon où le vent vous fouette sauvagement.

A côté de ça on ne peut vraiment plus parler de masochisme à propos des ateliers d'écritures ! "C'est que du bonheur !" comme disent nos amis les sportifs.

Et en parlant de sport (?!) je vous donne en mille ce que fait Joe Krapov pendant que Madame saint-malote : il igornataffe !

Le coup de la dame en b3, tu nous le copieras, Igor-Alexandre !
Sinon merci à toi pour tout l'univers de fou(s) que tu nous fais découvrir ! 

10 janvier 2018

Au Fest-noz de Terre d'Union à Lannion (Côtes d'Armor) le 28 décembre 2017 (6)

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En tant que retoucheur de photos stalinien et cependant féministe, vu le contexte actuel, j'aurais peut-être dû effacer la main du monsieur avant de publier cette photo ? ;-)

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Quelqu'un(e) a perdu une boucle d'oreille !

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 Quelqu'un(e) a encore perdu une boucle d'oreille mais d'un autre genre !


P.S. En cherchant le site du groupe Loened fall, je suis tombé sur le site web très riche et très bien fait de Marthe Vassallo sur lequel elle tient - longuement - son journal de bord. J'en ai lu quelques pages bien intéressantes, aussi pleines de belle écriture que la dame a de talents par ailleurs, notamment pour le chant et la joie de vivre. J'en retiens, pour l'éclat de rire personnel, le récit qu'elle fait de son séjour à...

Charleville-Mézières !

29 mars 2019

ON A LA DALLE, KENNEDY ! (3e édition)

On a la dalle, Kennedy ! 3e édition 

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On a la dalle, on a la dalle… mais personne n’est resté sur sa faim, en fait. Outre qu’on pouvait déjeuner sur place avec son pique-nique et ses voisins ou en se fournissant aux stands de restauration et de boisson, il y en a eu pour tous les estomacs mais aussi pour les yeux et les oreilles ce dimanche 24 mars 2019 sur la dalle Kennedy de Villejean.

Tous les partenaires de « Familles en mouvement » étaient là : le centre social, la maison de quartier, le festival de cirque Ay-Roop et les autres. La fête a drainé un public nombreux tout l’après-midi. Les enfants ont présenté des démonstrations d’acrobatie, ont joué à des jeux de table et, grimpant sur des ballons, agitant diabolos, cerceaux et rubans ou marchant sur un fil tendu, ils ont… fait leur cirque.

Châteaux en Espagne

Le moment fort de l’après-midi a été la démonstration des Castellers de Paris. La preuve a été faite par les jeunes Catalans de la capitale que l’Union fait la force à Villejean comme ailleurs. Mais peut-être faut-il expliquer ce qu’est le « castell » (château en catalan). Il s’agit d’une tradition culturelle inscrite par l’UNESCO en 2008 au patrimoine immatériel de l’humanité et qui consiste à créer des pyramides humaines. Une équipe (colla) est constituée pour cela ; chacune d’elles porte une chemise d’une couleur distinctive et les participants de ce montage de tours sont les castellers. L’autre élément du costume est la faixa, une ceinture de flanelle dans laquelle les castellers s’enroulent et qui est maintenue par un cordon rouge à pois blancs.

Les castellers de Paris ont été accompagnés dans leurs exploits sportifs par des musiciens du Cercle Celtique rennais et ont fait participer le public au soutien de la base de l’édifice humain. Tous soudés, comme le stipule la devise de cette discipline mi-sportive, mi-circassienne : « De la force, de l'équilibre, du courage et du bon sens ». Et c’est bien là toute la symbolique des castells : un microcosme de la société accomplissant un objectif commun. Comme on peut le constater sur les deux vidéos ci-dessous, il s’agit de porter les plus jeunes au plus haut.




La démonstration a été suivie par une polka endiablée de toute la troupe et par une initiation au castell pour qui le souhaitait dans le public.

De l’Espagne à la Guinée

L’après-midi s’est terminée avec une prestation musicale également très colorée, celle de Mamylove Sarambé et de son groupe imposant. La chanteuse-danseuse basée à Rennes est entourée sur scène de musiciens talentueux : deux guitaristes, un bassiste, un batteur, un percussioniste et deux choristes.

Tous ces jeunes gens dispensent une musique du monde qui oscille entre l’afro-beat, la salsa et le mandingue et qui en a fait danser plus d’un et plus d’une.


Une apothéose

Ces deux prestations parmi de nombreuses autres propositions ont illustré on ne peut mieux le titre générique de ces moments de rencontre du mois de mars : « Familles en mouvement ».

Joe Krapov

Ecrit pour Histoires ordinaires / Villejean

12 mai 2018

VERS DE MIRLITEUTON

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J’viendrais bien faire le mirlifore
Mirlitontaine, mirlitonton,
Avec mes vers de mirliton
Pour chanter la faune et la flore
Et les charm’s du pays teuton !

Je ne ferais pas de manières
Pour vous jouer un ou deux airs
Avec mon petit mirliton
Et vous dire’ comment,
sans façons, 
Je me suis prom’né en Bavière.

 

Mais au kazoo vous l’sauriez pas
De cet instrument de carton
Ne sort pas le son de la voix,
Juste un bruit de vol du bourdon !
Pour s’exprimer, c’ n’est pas coton !

Et pour vos oreilles c’est rosse :
Le son est un poil casse-couilles !
Cet instrument est pour les gosses !
C’est la cinquième Ruhr du carrosse,
Ca n’vaut pas La Mirlitantouille !

 

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Alors du coup je passe la main !
Alors du coup je passe le Main !
Tant pis ! Ce sera sans musique
Que je commencerai demain
Le récit quasi mirifique

De mon voyage magnifique
De Marktheidenfeld à Munich
Via le château de Nymphenburg
Et l’alte Brücke de Würzburg
Où l’on boit du vin en public.


 

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Finalement ça vaut mieux pour vous !
Quand je turlute dans mon kazoo
Tous les mirlitaires tombent à terre
En criant « Dieu, épargnez-nous !
Ce Breton est un vrai calvaire !».

Aussi pour que grand bien vous fasse
Je passe mon tour, je laisse ma place
A ces chanteuses sympathiques
De la Kantorei germanique
Devant qui, humblement, j’m’efface !
 



N.B. Les tableaux ont été photographiés à la Neue Pinakothek de Münich.



Ecrit pour le Défi du samedi n° 506 à partir de cette consigne : mirliton

14 avril 2018

COMME L’ITALIE ME BOTTE !

Il n’y a rien de tel qu’un atelier d’écriture pour conjuguer le verbe « improviser ». L’animateur arrive avec un thème principal et chacun dans son coin écrit son contrechant par-dessus puis le livre aux oreilles – ou aux yeux - des autres.

Improviser sur le verbe « improviser » est une belle mise en abyme ! J’imagine que beaucoup d’entre vous, devant un champ aussi libre, auront été bien inspiré(e) s. Pour ma part j’ai choisi de vous livrer une improvisation d’il y a quinze jours sur un motif plus astreignant : l’écriture d’une suite de tankas à partir d’une photo !

COMME L’ITALIE ME BOTTE !

Au caillebotis
Bottes vertes, blanches, rouges
Sèchent sur le seuil.

Moi je joue au chat botté
Et je rêve d’Italie.

171823 cochon bottes


Je sais qu’au musée,
Signé par Botticelli,
Le printemps est beau.

C’est incroyable vraiment
Comme l’Italie me botte !

Sur un ferry-boat
J’embarquerais volontiers
Comme Cyrano.

C’est fou – péninsule ou cap –
Comme l’Italie me botte !

Du pauvre goret
Ecoutez la litanie
Quasi-rimbaldienne :

En marche ! Allons de l’avant
Vers l’Italie qui nous botte !

Sur quel paquebot
Embarquer au débotté
Jusqu’à la lagune

De Venise, vers Bologne
Ou vers Naples ou Pompéi ?

D’une périssoire
Peinte hier par Caillebotte
Je ferais navire

Si quelqu’un voulait m’aider
A ramer vers l’Italie.

Dans un port celé
De la mer Adriatique
Nous ferions escale.

Générosité d’autrui
Nous aurions des confitures

Et des marguerites
Sur des pizzas gigantesques
Aux quatre saisons.

Pays de magnificence
Vraiment, l’Italie me botte !

Pour Corto Maltese
Venise serait sa fin.
Moi, pauvre cochon,

Finir en jambon d’Aoste
Je n’y peux rien : ça me botte !


Et si vous voulez de l'improvisation musicale, en voici de la vraie :

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 3 avril 2018

et adapté pour le Défi du samedi n° 502

d'après cette consigne : Improviser

10 mars 2018

PRÉSENTATIONS

- Nous ne sommes pas n’importe quelle famille Dupond, cher monsieur Dupont ! Je descends du fameux archiduc Ludovic XXX Dupond, du Gard, dit «le Père trie-arches» qui conçut et fit construire le fameux aqueduc !

- Et moi, cher Monsieur Dupond, il y a dans mes ancêtres Patrick Dupont III dit «le Danseur» qui fit bâtir en Avignon le premier dance-floor en plein air et lança les premiers stages de danse d’endurance !

- Ô mes aïeux ! Parmi les miens il y eut Adeline Dupond d’or dite «la Poule de luxe» qui fut une des maîtresses d’Henri IV de Navarre !

- Que d’artistes aussi, si vous saviez, dans notre dynastie ! Guillaume III Dupont-Mirabeau dit «la Force du stand-by honnête» qui brilla sur la scène et dans son lit mais fut aussi un grand poète malgré son penchant pour les alcools forts.

- Chez nous il y a eu Pierrot XII Dupond, de Nemours, dit «le Clown blanc», dont la voisine battait le briquet !

- Oh le pauvre chien ! J’imagine qu’il n’y avait pas la SPA à l’époque ?

- Et aussi Alma Dupond, dite «l’Alma Donna», la première comique troupière qui égaya par ses tournées les régiments de zouaves et de spahis de nos colonies. Vous connaissez sûrement son plus grand succès : «La main du masseur». A la fin des concerts elle leur lançait sa petite culotte ! Succès garanti !

- En parlant de zouaves, il est temps de parler des militaires ! Oh comme il y en eut, dans notre famille ! Jean XXXVIII Dupont d’Arcole, dit «le Petit stade oral» et Philippe XV Dupont de la rivière KwaÏ dit «le Grand siffleur de bacchanales». Sans oublier Isidore Dupont-Euxin dit «La Cloche alerte» qui s’illustra par ses hauts faits sous Alexandre et sur Fanny.

- Il y en eut tout autant chez nous ! Henri XV Dupond de Tancarville, dit «le Boit comme un trou normand», Louis Dupond CC (deux « c ») dit «le Traverseur», etcetera, etcetera.

- Et des médecins ! Mon arrière-arrière-grand-mère est Ernestine XXXIII Dupont-Cif, dite «la Monacale». Elle fut la première femme-dentiste navigante. Elle posait des bridges sur le Mermoz. Elle était experte dans sa partie et n’a jamais fait aucun mort.

- Mon ancêtre Augustine XXXIII Dupond-Tamousson dite «Dieù Bien Fît»soigna toute l’Indochine française jusqu’en 1954.

- Je ne vous rappellerai pas l’existence des hommes de sainteté dans notre dynastie. Roger Dupont l’évêque, dit « le Coulant » ! Erwan premier Dupont l’abbé dit «le Johnny bigouden du cap Sizun» !

- Chez nous Amand Dupond IX dit «le Né trop tôt» faillit être élu pape en 852 avant Jésus-Christ ! C’est vous dire !

Ils arrêtent d’aligner leur pedigree.

DDS 497 060402A_195

- Et donc… Vous et moi, cher monsieur Dupond, nous allons faire équipe dans cette vénérable institution qu’est la police belge ? C’est fantastique, cette rencontre !

- Et cette ressemblance, surtout ! Dites-moi donc… sans indiscrétion… Quel est votre prénom, cher monsieur Dupont ?

- Je suis Jean 26238 Dupont dit « Ré bémol mineur ». Et vous, cher Monsieur Dupond ?

- Je suis Jean 34221 Dupond, dit « Ré même + ».

- Eh bien, mon cher Jean, je sens que nous allons constituer un duo exceptionnel !

- Je dirai même plus, répondit Ré même +. Un duo exceptionnel !

DDS 497 101229_D_076

Ecrit pour le Défi du samedi n° 497 d'après ce mot-consigne : dynastie.

10 février 2018

L’HÔPITAL SE MOQUE DE LA CHARITÉ

Qui dira les ébats
Du zébu
Sur les bords du Zambèze ?

DDS 493 vestiaire gratuit

Qu’il danse la samba,
Ayant bu,
Ou bien la javanaise,

Le mambo, la cumbia,
Le gumbé (très pointu !)
La polka lorientaise,

Qu’il essaie la rumba,
Fort imbu,
Il n’est jamais à l’aise.

Et pourtant, ce gars-là,
Comme il bosse
Pour devenir le roi
De la soirée de gala
Du dancing Macumba !

Ecoute-moi, zébu !
Petit conseil d’ami
Pour concours d’élégance

Transmis depuis la France :

Mets de l’eau dans ton vin !
Prends un air moins bovin !
Pour devenir the boss
Des dance-floors poitevins
Mets ta bosse au rebut,
Bouge un peu plus ton cul !

Et puis, par Belzébuth,
Pour une allure altière,
Pense donc à mettre un fute
Par-dessus tes glaouis
Et à laisser tes cornes
Au vestiaire :
C’est gratuit !

DDS 493 danseur zébu

Ecrit pour le Défi du samedi n° 493 à partir de cette consigne : zébu

1 janvier 2018

MEILLEURS VOEUX !

La Boulette de Nantes,...

171226 Nikon 012

... le chat du bar-restaurant-pub "Chez Constance" à Plougrescant,...

171230 265 020

...le bureau des objets trouvés du fest-noz de Terre d'Union à Lannion
(Madame Marthe Vassallo),...

171228 Nikon 054

...la plage de beg Leguer,...

171231 265 066

...Maïck la conteuse,...

171108 265 057

... et Joe Krapov le photographe,...

171231 265 085

...vous souhaitent une excellente année 2018 et des tas d'autres après !
(il paraît que Saint-Germain-des-Prés en manque cruellement !)

171230 265 062

30 novembre 2017

Randonnée du lac Chambon (Puy-de-Dôme) le 17 juillet 2015 (4)

150716 N 007

150716 N 017

150716 N 018

150716 N 023

Ce n'est pas un grand lac d'Italie mais bon, l'illusion tricolore me suffit !

150716 N 049
Faire tout péter ? Pas mon genre. Mon astrologue m'a dit que j'ai besoin de hiérarchie. Je lui obéis. C'est vrai, sans hiérarchie, comment ferais-je pour manifester ce petit côté rebelle fantaisiste qu'elle a aussi décelé rien qu'en regardant un dessin compliqué  des planètes dans le ciel le jour de ma naissance !

23 novembre 2017

P COMME PARAPLUIE

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Je me souviens encore très bien de ce concert du groupe Nirmaan à Transat en ville. J’y suis descendu tout seul avec mon pliant sur l’épaule. Ce jour-là, comme il avait plu, le pliant sur l’épaule a été l’assurance de poser ses fesses sur une surface de toile sèche. Parce que les transats étaient plutôt en vrille ! De jolies flaques invitaient les grenouilles, de bénitier ou pas, à aller s’asseoir ailleurs ou à rester debout.

La chanteuse indienne était très jolie, la musique exotique à souhait même si jouée au saxophone amplifié et déformé par des pédales d’effets. J’ai pris des photos mais on voit surtout dessus le parapluie du mec devant moi qui offrait un coin de paradis sec à sa voisine. 

170809 265 009

Sur la fin du concert je me suis levé et rapproché pour aller m’agiter au pied de la scène. C’était justement la danse du chameau et il s’était remis à pleuvoir. Chaude ambiance pourtant, rappels à répétitions, danseurs en transe. Puis je me suis éloigné, j’ai fait le tour de la place et photographié les parapluies. J’en ai mitraillé un qui était très joli, orné de représentations des bâtiments les plus emblématiques de Rennes. Et puis à un moment une dame m’a demandé : « Vous ne vous êtes pas inscrit pour la visite nocturne de Rennes ? Il est encore temps de le faire ! ».

Je lui ai répondu : « Non, désolé. Je ne peux pas, on m’attend chez moi ». Ce n’était même pas vrai : Maina Bourgeoizovna était encore à une soirée contes ou un truc comme ça. Mais je me connais et je l’ai reconnue, la fille de l’Office de tourisme : c’était la petite dame blonde de Rennes-en-Délires ! Dans le roman interactif elle s’appelle Isabelle Caffi et elle est un avatar d’Isaure Chassériau.

Bien sûr, j’aurais pu la suivre. Je pouvais prévenir mon épouse puisque j’avais, depuis très peu, un téléphone portable. Mais vous me voyez écrire un premier SMS tel que celui-là : « Je rentrerai plus tard : j’ai rencontré Isaure ! » ?

C’est des coups à avoir une scène de ménage avec son odalisque ! 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean 
le mardi 21 novembre 2017 d'après cette consigne.

 

20 novembre 2017

Des animaux dans le brouillard à Rennes le novembre 2017 (1)

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Ce matin-là, malgré cette tentative de percée des lignes ennemies
le brouillard a été longtemps plus fort que le soleil

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En route pour les étangs d'Apigné (9 kilomètres aller et retour)

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 Il y en a qui mènent des vies de sauvages et d'autres qui mènent des vies sauvages. 

J'aime bien jouer dans la deuxième catégorie !

20 novembre 2017

Des animaux dans le brouillard à Rennes le novembre 2017 (4)

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Vas-y le croco ! Va bouffer le brouillard là-bas au bout !

171117 Nikon 029Si vous cherchez à illustrer, pour un diaporama,
votre version chantée du "Gorille" de Brassens,
allez faire vos emplettes d'images chez Lélé !

171117 Nikon 094
L'envol du héron. Sauvage !

171117 Nikon 127
Il y a des gens qui pêchent à la mouche.
Moi je connais l'araignée qui attrape les mouches avec du poisson !

19 août 2017

ECRIRE A RIMBAUD ? 4, Sourire

Monsieur Arthur Rimbaud
B.P. 01 au vieux cimetière
08000 Charleville-Mézières

Mon cher Arthur

« C'est moi que je suis la Joconde.
Que de mots vains on m'inonde.
Critiques, artistes abondent
En intarissables facondes. »

 

2017 08 17 mona lisa RimbaudCette semaine on me demande de faire sourire ! Ce n’est pas bien difficile pour moi qui passe désormais ma vie à ne faire que cela ! Je fais sourire et je prête même souvent à rire à taux de z’héros !

Je pourrais bien aller piocher dans mes collages de Jean-Emile Rabatjoie, par exemple. Jean-Emile R. est un avatar de moi-même qui découpe des images dans des vieux magazines et les colle ailleurs, cela pour suivre les traces artistiques et iconoclastes de Jacques Prévert. Je pourrais endosser à nouveau son costume pour concocter d’autres rapprochements improbables et, par exemple, coiffer Mona Lisa avec les chapeaux de la reine d’Angleterre.

Le plus simple à vrai dire serait de recopier ici mon journal de voyage à Charleville-Mézières et de publier un diaporama photographique rassemblant les enseignes et effigies « dédiées à ta gloire » que j’ai pu contempler dans ton Ardenne natale. Mais le sourire serait un peu jaune, peut-être.

 

Je préfère t’annoncer que j’ai bien reçu ton « pitch ». Le pitch, toi qui fus angliciste mais ignores les tics du langage français moderne, c’est le scénario d’un film, c’est la trame d’un récit, le sujet d’une œuvre, le thème d’un poème.

Il est intéressant, ton story-board kaléidoscopique mais je trouve qu’il manque de musique et… qu’il ne prête pas précisément à sourire, même si les notes de bas de page laissent à penser qu’il y a plein de sous-entendus coquins et cultivés là-dessous. Ou pas.

C’est pourquoi je me suis permis de chausser mes gros sabots et d’en réécrire trois. J’ai pitié des Défiant(e)s du samedi qui en ont déjà marre sans doute de cette correspondance idiote entre deux types qui n’ont rien à voir ensemble sinon qu’ils sont un peu, comment dire, chacun dans leur genre, « illuminés ». Je n’en livre donc ici qu’un seul, « Hortense », libre transposition krapovienne du texte intitulé « H » à la page 278 de l’édition en Pocket de tes œuvres complètes.

 

HORTENSE

Ne demande pas la main d’Hortense :
Elle s’occupe à fourrager
Beaucoup plus bas que sa voilette.

N’attends pas d’Hortense
Un doigt d’indulgence :
Il s’applique à la mécanique
Hygiénique et il met
- Ô monstruosité ! –
De la frivolité
Au sein de sa pilosité.

Hortense a des gestes atroces,
Des passions, des actions violentes,
Des manigances érotiques.

A force de frotter
Elle fait tout reluire
D’un beau vernis de mandoline.

Pour la dynamique amoureuse,
Pour ce qui va la rendre heureuse,
Elle paye, depuis l’enfance,
Un tribut de portes ouvertes,
De décorporation salace,
De travaux de mise en lumière
Car elle est reine d’éclairage.
C’est là sa mauvaise habitude.

Et surtout ne paie pas Hortense
D’un rubis sur l’ongle :
Elle rira sous sa pelisse
De ton frisson d’amour novice.

Attends juste qu’elle finisse,
Arthur appuyé au chambranle,
Sa toilette.

Les amateurs de littérature comparée iront lire l’original ici.

Ca les fera peut-être sourire. Ou pas.

Sur ce je repars m’activer une semaine en Normandie. Bon repos à toi, cher poète de mes dix-sept ans !


Ecrit pour le Défi du samedi n° 468 d'après cette consigne

 

DDS 468 sourire

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