Cette petite ville, il faut peut-être venir de l'extérieur pour se rendre compte pleinement comme elle est belle, une fois photographiée. Et pourtant à l'époque où j'y ai vécu, j'y ai croisé ou connu de très bons photographes locaux : Jean Distel, Philippe Masseau, Gérard Cherrier. Il paraît que même son ancien premier édile, François Fillon, avait ou a lui aussi un regard de photographe. Ça nous fera au moins un point commun à lui et moi en sus d'une autre information relative à notre naissance ! ;-)
Voici six photos de décembre 1994 retrouvées dans une pochette P 94/25 et jamais publiées sur le web auparavant.
Quatre réveillons de Noël. 2, Ce qu’en dit Mirabelle
1. Mirabelle est dans sa chambre. Jette-t-elle des sorts ? Dirige-t-elle un orchestre imaginaire ?
2. Elle sort affronter le monde…
3… même s’il est adouci par la neige qui tombe au-dehors. On a sonné. Elle ouvre la porte, fait bon accueil à l’oncle Ludovic, la tante Samantha, leur bébé Bigorneau, son cousin germain, et à Mamita, leur grand-mère commune qui l’est moins qu’on le croit...
4…. car elle arrive les bras chargés de cadeaux.
5 Pour Mirabelle, ce sera une chaîne dorée au bout de laquelle…
6. … pend une montre à gousset. Mais c’est l’heure de l’apéritif...
7. … et puis on passe à table
8. Après le plat de résistance, Samantha accompagne au piano Marinette qui chante. La tristesse envahit Mirabelle au grand dam de Mamita.
9. Elle quitte la table en pleurant…
10... va sécher ses larmes près de la cabane au fond du jardin.
11. Et puis c’est le dessert, un joli fraisier tout garni d’accident dans l’air.
12. Mirabelle se prend un savon maternel.
13. Heureusement reste la musique. Elle peut enfin jouer du piano. Il est 23 h 20 ou 3 h 45 sur cette montre à gousset. Marche-t-elle encore seulement ? A un rythme tout à fait personnel ? Et Bigorneau, pourquoi n'est-il pas encore couché ?
***
Il s’agit d’une œuvre collective à constituer.
Vous êtes chargé·e de transformer le scénario ci-dessus en une nouvelle littéraire.
C’est le personnage de Marinette qui raconte toute cette suite d’événements d’un moment familial. C’est donc un « je » qui raconte.
vous écrivez un des épisodes que le hasard vous a attribué en étant le plus précis possible dans vos descriptions et dans la psychologie que vous prêterez aux différents personnages.
Pour l’écriture en ligne, choisissez ce qui vous inspire dans les treize situations et faites de même. Racontez-en autant que vous le souhaitez. Gardez à l’esprit que le résultat final sera publiéSANS LES IMAGES (ou sans ces images-là) !
Le Cher, c'est un peu comme si une rivière coulait tranquillement, en ZUP Sud de Rennes, parallèlement à la Vilaine qui s'appelle ici la Loire ! ;-)
Pas mal, finalement, ce module "images" de Canalblog qui permet cette mosaïque d'images. Et en plus on n'a rien à faire pour qu'elles soient cliquables en vue d'un agrandissement !
Alors n'hésitez pas à cliquer si vous aimez voir les images des calendriers des Postes ! ;-)
Vous étiez en train de préparer un concert privé et de fabriquer des partitions pour le violoniste et l'accordéoniste qui ne peuvent jouer sans leurs notes quand un commentaire sympathique sur votre blog vient perturber - fort agréablement - votre routine et vous déclenche la machine à remonter dans le temps. De ce fait - plutôt que du coup - on monte dans son grenier et on découvre des trésors qu'on avait oubliés là !
Je retrouve également dans cette même pochette P 96/25 des photos du "Cabaret du Marron sans dinde", le spectacle de Noël de Drôle d'Hydraule. Sur celle-ci on voit l'ineffable Joe Krapov lire un autoportrait surréaliste avec l'accent russe avant d'entonner "Vykhozhu odin ja na dorogu" !
Parfois, il y a des années sans. Le professeur Nimbus est retourné au festival de chant choral de la ville d’I.
Comme il est scientifique de profession, avisé quelquefois et doté d’une connexion à Internet il s’est documenté auparavant sur la chorale A qui chante du Y et du Z, la chorale B plus axée sur la musique du monde, le groupe de chants de marins C, le choeur qui se produit avec un orchestre baroque, etc. Bref, comme un homme averti en vaut deux il a fait son choix sans considérer, pour une fois, qu’A+B=X.
Il y avait cinq lieux de concert disséminés dans le village d ‘I.
Chaque chorale disposait d’un temps de passage de 30 minutes. Tout a débuté à 14 heures, s’est donc terminé à 14 h 30 et l’on a eu droit à dix minutes de battement pour se rendre d’un lieu à l’autre pour un autre concert débutant à 14 h 40.
Tout devait être terminé à 17 h 10 car à 17 h 30 il y avait un grand concert final dans l’église.
Non, ami·e·s mathophobes, on ne vous demande pas combien de concerts ont été dispensés au total cet après-midi-là !
On veut juste savoir pourquoi le professeur s’est enquillé du Jean-Jacques Goldman, du Olivia Ruiz, du Sanseverino et plein de chansons récentes harmonisées de telle façon qu’on en vient à douter du fait que la musique adoucit les mœurs.
La palme revient à ce tube, « Pop corn salé » dont les paroles disent, à peu de choses près, « On regardera la fin du monde en mangeant du pop corn salé ». Il y a longtemps, semble-t-il, que les jeunes générations d’auteurs-compositeurs ne se posent plus la question « Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? » !
Plus tard dans l’après-midi Nimbus aura droit à une version mal taillée du "Temps des fleurs" avec un refrain allongé mais chanté faux, une harmonisation des Champs-Élysées qui donne envie de bousiller l’arc de triomphe et un « Mon amant de Saint-Jean » qui a quand même réussi à faire valser deux personnes.
Heureusement le concert de chants de marins était tout à fait plaisant et le violoncelle du groupe Voix nomades toujours impeccable pour accompagner ces voix féminines qui font voyager partout dans le monde mais surtout à l’Est alors que leur chef de choeur vit totalement à l’Ouest - du côté d’Audierne - !
Et puis le concert à l’église à rattrapé tout ça mais, manque de bol total pour notre exigeant mélomane, là où le professeur à nom de nuage attendait de la musique gaie ou traditionnelle, comme annoncé sur le programme, il s’est pris deux Stabat mater dans la tronche !
Faut pas rêver, non plus, professeur ! On n’a jamais chanté « Tata Yoyo », « La Bonne du curé » ou « Le Zizi « dans l’église d’I. !
Et avec le tapis rouge qu’on est en train de dérouler sur les radios de service (?) public au plus tradi-catho des conservateurs vendéens, ça ne risque pas de commencer demain !
- Non, rien ! Il ne faut pas dire "fontaine..." et vous m'avez l'air d'avoir des avis bien tranchés ou bien tranchants par ici !
Même si c'est maintenant que je vis le mieux, je reconnais que je suis content, entre autres, d'être allé voir Uriah Heep en concert pour quelque chose comme 28 francs et d'avoir connu l'époque où un album d'Astérix valait 8,95 F ! ;-)
Autoportrait en musicien qui a du coffre (ou en joueur d'oud caustique) !
La musique adoucit les mœurs mais pas celles du professeur Nimbus, mélomane amateur dont il ne faut pas écorcher les oreilles.
Samedi dernier il est allé à la Bibliothèque des Champs libres rendre les documents qu’il y avait empruntés. Quand il est arrivé au coin de l’esplanade Charles de Gaulle il a vu qu’il allait devoir croiser sur son chemin la manifestation pour la sauvegarde de la langue bretonne.
Il a traversé la place en diagonale tout en réfléchissant à un problème de géométrie où l’on parle de trains qui vont à la rencontre de baignoires dont le fond est percé mais ses calculs se sont arrêtés quand, arrivée devant la bibliothèque, la manif a tourné à gauche pour venir stationner sur l’esplanade.
Revenons à la musique, aux mœurs et à l’esprit parfois très plaisantin du professeur. Au moment de la rencontre les manifestants avaient délaissé leurs slogans en breton et avaient entonné le fameux « Bro gozh ma zadou », leur chant identitaire… emprunté aux Gallois !
« Entonner » est un mot gentil employé ici en lieu et place de « brailler passablement faux ».
Le cours des Alliés était barré par un véhicule de police gardé par un seul agent chargé de surveiller et contrer les débordements éventuels des manifestants - mais pas leurs fausses notes ! -. Le professeur a eu une envie folle de s’adresser à lui en demandant :
- Faites quelque chose! Il y a urgence ! Empêchez-les ! C’est horrible ! Ils sont en train de massacrer leur hymne national !
Par bonheur les aventures du professeur Nimbus sont celles d’un savant un peu décalé qui ne prononce aucune parole. Tournesol est sourd, Nimbus est muet, comment voulez-vous que la science avance ?
Il a donc échappé, peut-être, au pire ! Si le flic avait manqué d’humour – cela arrive, parfois – ou s’il avait été bretonnant lui-même, Nimbus aurait pu terminer sa soirée au poste !
Joe Krapov est poète, humoriste (?), musicien à ses heures et photographe à seize heures trente. On trouvera ici un choix de ses productions dans ces différents domaines.