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Mots et images de Joe Krapov
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14 juin 2020

HÄRDÖPFELER !

- Pour savoir ce qu’un mari vaut
Il faut, Marie, que tu convoles
En préalables noces.

Si dès après le mariage
Il s’envole et va pratiquer,
Avec d’autres, marivaudage, 
C’est que c’est là mari volage.

Marivalise d’habileté
Pour le reprendre à Marylise
Ou Marie-Thé !
Marive-leur le clou en beauté !
Ironise !

Le mari vautré dans le canapé,
Marie, vaut-il mieux qu’un mari vaurien
Chez les Canadiens 
Ou qu’un mari vautour
Sur les bords de l’Adour ?

Ou bien est-ce qu’à la fin des fins
On peut décréter qu’un mari n’vaut rien ?

Si le mari vaut tant,
Passé dans l’isoloir,
Pourquoi tant d’abstention ?

Obtient-on réduction de peine
Si le mari s’tourne ?

Sait-on de quoi on se prive
A l’hôtel des culs tournés ?

Cinq minutes d’arrêt buffet !
C’est la pub à la télé,
Les jeux des feux de l’amour
Et de l’hagard Saint-Lazare.

Il est bon, cet Härdöpfeler !

200614 kartoffelbrand

 

Ici-gît le mari vosgien
Qui éclusa trop de p’tits verres
Ballon du côté d’Guebwiller

Ici gît le mari veau doux
Sacrifié fort cruellement
Sur l’autel par trop succulent
Du traité comme un coq-en-pâte.

2020 06 14 coqen pâte

Ici-gît l’affreux mari volatile
Qui m’enferma comme perruche
Dans une jolie mari-volière
Pour s’en aller chasser l’autruche.

Heureusement pour vous, maritornes,
Le mari veau d’or est toujours debout
Et - c’est là secret de licorne -
Le mari totem est tabou !

Les marivaux de Paintful Gulch
Ont, les uns, un long nez
Et les autres grandes oreilles

2020 06 14 ob_64da37_vittorio-leonardo-lucky-luke-les-rivau

Personne ne comprend au Bhoutan
Le mari volapük
Ni le charabia déroutant
Des opéras de Christoph Glück.

Veux-tu, Marie, que je m’arrête ?
Je vois que tu te prends la tête 
Lorsque mes mots marris volètent !

Sois heureuse ! Fin de l’opus !
J’m’arrive au bout de mon laïus !

Cessons-là ces billevesées !
Reprendras-tu un peu de ce vieil alcool suisse ?

- Oui, mais juste un marivaudoigt !

2020 06 14 Pierre_Carlet_de_Chamblain_de_Marivaux_-_Versailles_MV_2985


Ecrit le 14 juin 2020 entre Rennes et Nantes
pour le cas - pas improbable ! -  où l'oncle Walrus nous proposerait ce mot

Härdöpfeler

lors d'un prochain Défi du samedi ! ;-)

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31 mai 2020

L'UNIVERS, LES ÉTOILES

Comme je m’interdis de parler de mon frère (Comment s’appelait-il déjà ? Jack ? William ? Averell ?) je vais parler de mon cousin Alan, de généalogie, du monde et des étoiles.

Dans la famille, nous sommes au moins trois à être partis habiter ailleurs que dans notre lieu de naissance (C’est quoi, le pluriel de « social-traître » ?). Mon frère qui, comme tout le reste de la famille, était resté vivre là où il était né, disait du cousin Alan qu’il me ressemblait. Chez lui ça voulait dire « un mec sérieux, équilibré, avec une vie affective stable, une vie sociale riche, des intérêts prononcés pour telle ou telle discipline et de la discipline pour dégager du temps afin de s’y adonner avec intérêt».

Alan, l’un de ses dadas, c’est la généalogie. C’est fou de voir jusqu’où il est remonté dans l’arbre familial ! 1629 !

01 Sommet de l'arbre généalogique Krapov

C’est grâce à ce travail-là d’exploration des archives que j’ai découvert, très récemment, la raison d'être réelle de mon sentiment de belgitude.

En 1629 la famille Krapov est établie à Hasnon, un village du département du Nord situé entre Douai et Valenciennes. Elle y demeure jusqu’en 1779. A cette date mon ancêtre Pierre-Antoine Krapov épouse dame Anne-Joseph L. native de Ville-Pommeroeul dans la province du Hainaut en Belgique. D’après M. Google-Maps 31 km 300 les séparaient avant qu’ils ne fusionnassent dans la même rivière d’un lit à deux places (Ne confondons pas la rivière du lit et le lit de la rivière : c’est moins facile de faire des cochonneries dans le deuxième sauf si on est pollueur professionnel).

Leur union est féconde puisqu’ils ont sept enfants tous nés à Ville-Pommeroeul. L’une des filles, Jeanne-Agnès-Joseph donnera naissance en 1816 à François-Joseph Krapov né de père inconnu. La dame était servante, vous pouvez imaginer tous les scénarii que vous voulez sur ce Belge de passage. On avait bien dit qu’on écrivait sur un univers d’étoiles filantes, aujourd’hui, hein ?



02 Milieur de l'arbre généalogique Krapov

Ce François-Joseph est né à Beloeil (où tous les natifs de sexe masculin sont surnommés « Coco »). Il épouse en 1839 une dénommée Catherine Q. née à Sirault (Existe-t-il aussi outre-Quiévrain une ville qui s’appellerait Suppausitoire ? (question de M. Joe Krapov, quatre étoiles au guide Michelin de la vulgarité (et troisième prix du concours international d’ouverture de parenthèses))).

Eux aussi ont sept enfants mais en 1854, lorsque naît Jules Krapov, la famille a déménagé à Elouges, un peu plus au Sud. Ce fils-là devient mineur de charbon. Il épouse Joséphine-Catherine M. de Wasmuel en 1880. Le mariage a lieu à Réty (Pas-de-Calais donc France). Ils ont trois enfants : François né à Réty, Jules né à Mazingarbe et Jean-Baptiste né à Liévin. Celui-là est mon arrière-grand-père du côté paternel. La famille Krapov est redevenue française.

03 Bas de l'arbre généalogique Krapov

Voilà. Magnifique, le travail, hein ? Merci, cousin Alan !

Nous sommes sept milliards d’êtres vivants dans l’univers, sans compter les petits hommes verts de la planète Mars et il aura fallu toutes les vies et les souffrances de ces gens-là, dans les quelques kilomètres carrés de ce plat pays, belge ou français, pour que l’on aboutisse ce jour à l’évocation de cette dichotomie fraternelle.

Moi je leur dis merci à tous ces gens de ma famille. Ils m’ont porté, ils m’ont soutenu, ils m’ont poussé, ils m’ont aimé et ça m’a bien aidé dans la vie (même si, comparativement aux astronautes de la mission « Space X crew dragon » je ne suis pas allé bien loin !). Mon frère, lui, reprochait à mon grand-père « de lui avoir laissé trop croire que la vie était facile ». Comment, qu’est-ce que tu dis  ? Le père Noël est une ordure ?

Ben non, fallait pas croire ! Et même, il ne faut pas croire, écrire un texte comme celui-ci, c’est du boulot aussi !

Mais comme disait Rimbaud : « Faut jamais s’arrêter sinon on meurt ! ».

AEV 1920-32 Joe K Plonk Père Noël

30 avril 2020

En balade à Saint-Malo le 19 août 1994 (2)

P 9410 18
Le nom du bateau,
C'est merveille de savoir
Que c'est le Sedov !

P 9410 19
Vraiment quelle aubaine !
Nulle demande pour que je grimpe
Au mât de cocagne !

P 9410 28

 Si je monte à bord
Pourquoi ne pourrais-je plus
T'appeler "Mon lapin" ?

Explique-moi donc le un peu,
Ce truc de superstitieux !

P 9410 29

N'avoir pas ôté
Ce bord d'un jaune pisseux
En haut d'la photo

C'est franchement scandaleux
Que d'être aussi peu soigneux ! 

10 mai 2020

PERDUS DE VUE. 1, Guy L. (2)

Perdu de vue en 1985 et retrouvé avec grand plaisir en mai 2020 ! Comme quoi la publication de photos anciennes sur internet permet des plaisirs très inattendus, comme celui de converser au téléphone avec un ami d’enfance qui est également un cousin au troisième degré : nous sommes petits-fils de deux cousins germains.

De ce fait nous avons résolu l’énigme de la « photo des inconnus » et des signatures féminines : il s’agit d’une photo prise lors d’une colonie de vacances à Petit-Fort-Philippe, dans le Nord.

Et j’ai la confirmation de cela grâce à d’autres photos anciennes trouvées sur le Net ! Elle (n’) est pas belle la vie ?

Colonie de vacances de Petit-fort Philippe (entouré)

Colonie de vacances de Petit-fort Philippe 2 entourée

Colonie de vacances de Petit-fort Philippe 3

Colonie de vacances de Petit-fort Philippe 4

Si vous voulez découvrir cette petite ville située entre Calais et Dunkerque, admirer l'embouchure de ce fleuve en deux lettres bien connu des cruciverbistes et occuper votre dernière journée de confinement par un voyage gratis dans les cartes postales anciennes, il y a chez Monsieur J.-R. Fournier une trentaine (!) de diaporamas fort sympathiques !

P.S. Joe Krapov visionne pour vous ! C'est dans le diaporama d'inédits n° 14 qu'on voit le plus de vues de cette colo !

29 avril 2020

PERDUS DE VUE. 1, Guy L. (1)

Classe de garçons de Guy Lecorne (MPlus je regarde la photo et moins je localise cette école. Il y a bien là quatre élèves du groupe scolaire André Pantigny de Libercourt mais le bâtiment du fond ne correspond pas à celui qui donne, de l’autre côté, sur la rue des écoles et la place de la Poste.

Les deux garçons accroupis à droite sont Daniel Kaczmarczyk et Guy Lecorne. Le deuxième debout à partir de la gauche doit être Christian Caron. Il n'était pas de ma classe. J’avais participé avec lui à un concours interscolaire consécutif à la visite de la fosse 10 d’Oignies. Je me souviens de lui avoir soufflé la bonne réponse à une question posée.

Le troisième avec les mains dans les poches s’appelle peut-être Daniel Martin. J’ai une autre photo de groupe, prise en classe de maternelle en 1959 ou 1960 sur laquelle je pense qu’il figure aussi.

J’ai la vague impression que l’instituteur s’appelle Carpentier. Mais rien n’est moins sûr.

Photo de classe marternelle (1959 ou 1960) réduite
J’ai cherché sur Internet les instituteurs que j’ai eus en CM1 et CM2. J’ai trouvé trace du premier, M. Borowiak ou plutôt de son épouse. Elle était institutrice elle aussi et est mentionnée sur une photo de Copains d’avant. J’ai retrouvé le deuxième, Edouard Hudziak, sous forme d’un
 avis de décès de 2017. J’ai déduit d’après son âge qu’il était né la même année que mes parents en 1933. En cours préparatoire j’avais eu une institutrice nommée Gellez.

Après le CM2, je suis allé faire mes études à Lille, au Lycée Franklin, boulevard Louis XIV. Ce n’était en fait qu’un collège, avec des classes de la 6e à la 3e et il y avait une école primaire attenante dans laquelle j’allais suivre, en 4e, des cours de russe avec une lectrice très séduisante mais un peu débordée par la troupe de potaches que nous étions alors.

J’ai donc perdu de vue tous ces copains de CM2 et les autres de la bande de « par derrière » : René Kmieck et son frère Janusch, Alexandre Dancoisne, Raymond Saudemont, Jean-Louis Breschard, Christian et Jean-Michel Callot, les Frères Bigotte...

Classe de garçons de Guy Lecorne (M

Il se pourrait très bien que ces quatre-là sur la photo soient eux allés en sixième à Oignies ou à Carvin. Ce qui me fait penser à ça, c’est le fait qu’il y ait des signatures au verso. Je déchiffre : Nadya, Christian, Daniel, Alain, Chantal, Jean-François, Revel Yvette, Avec mon meilleur souvenir Thérèse, Liliane, Juplet Serge, Colette, René, Molon Nadine.

Le collège était peut-être mixte à partir de la sixième. Le lycée Franklin ne l’était pas.

Mon épouse suggère qu'il y a peut-être eu une seconde photo de cette classe sur laquelle n'apparaîtraient que les filles.

***

De fait cette photo n’avait rien à faire dans les boîtes familiale qu’avait conservées ma mère puisque à part Guy-Guy – mon frère et moi l’appelions comme ça de manière tout à fait naturelle – tous les autres sont de parfaits inconnus.

Aux dernière nouvelles Guy Lecorne était le monteur presque attitré des films de Guillaume Nicloux. Il a travaillé aussi avec Bruno Dumont. On trouve quelques vidéos sur Youtube dans lesquelles il intervient pour parler de son métier.



A voir aussi :
Le montage au cinéma
Masterclass Guy Lecorne

J’ai retrouvé aussi l’avis de décès de Daniel Kaczmarczyk.

Sur la photo de la classe de maternelle où je pense reconnaître Daniel Martin, je me souviens aussi de deux noms : Eric Marchand et Jean-Claude Hourdequin. 

 Daniel Martin 2

Daniel Martin Eric Marchand Jean-Claude Hourdequin
 Daniel Martin
au collège
 Daniel Martin
en maternelle
 Eric Marchand  Jean-Claude Hourdequin

Tout cela est sous réserve d'erreur de ma part.

Voilà, vous pouvez disposer de ces informations et images pour mener l’enquête sur Internet, inventer un match de foot dans l’heure qui suit avec cette équipe de dix joueurs en sandalettes, chercher Joe Krapov sur la photo de maternelle, bâtir des romans modianesques ou trouver des similitudes avec votre propre passé « vintage ».

Ou zapper. La seule chose à retenir est que la publication de ces photos ici ne poursuit aucun objectif. Sinon celui d'occuper un peu mon neurone confiné du mois d'avril de 2020 ! Sinon celui de ranger un peu les choses dans la mémoire d’un hypermnésique à qui les hasards de la vie ont confié des archives un peu bordéliques !

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8 avril 2020

Sur les chemins noirs de Flamanville (Manche) le 28 juillet 2016 (1)

C'est une idée de lecture assez intéressante en période de confinement : un récit de voyage. Non pas celui, autour de sa chambre, de Xavier De Maistre dont je ne connaissais - et ne connaîtrai jamais - que le titre mais celui de Sylvain Tesson, "Sur les chemins noirs". Il le mène, après une chute de huit mètres depuis un toit et suivie d'un long séjour de rééducation à l'hosto, pedibus gambis, par les sentiers les plus écartés de toute civilisation, du col de Tende, près de Nice, au cap de La Hague dans le Cotentin ou plutôt dans la Manche, à une époque où l'on n'était pas encore obligé d'éternuer dedans.

C'est très agréable, bien écrit avec des mots choisis qui font "littérature" mais sans tomber dans les longueurs proustiennes et, surtout, c'est truffé d'aphorismes aussi réjouissants que justes et grinçants. Un peu comme si Rimbaud avait eu de l'humour ou comme si un Goncourable avait pris le parti de cracher dans la soupe du consensuel mou.

Extraits choisis, collés au hasard sous des images du Cap de Flamanville, pas loin de son objectif à lui, où nous avons randonné de façon bien plus confortable en 2016 nous ne sommes pas des aventuriers et ce monde-ci me plaît bien.

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Sylvain tesson 60 A

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Sylvain tesson 61 B

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7 avril 2020

CONSIGNE D'ÉCRITURE 1920-25 DU MARDI 7 AVRIL 2020 A L'ATELIER DE VILLEJEAN

Les Inconnu·e·s sur la photo

 

Que faire des photos ratées ? Des photos sur lesquelles vous ne reconnaissez personne ? Deux solutions : soit les mettre à la poubelle, soit les donner à un atelier d'écriture avec la consigne suivante.

Vous choisissez une personne sur une des photos ci-dessous. Vous parlez d'elle "de l'extérieur" en utilisant le pronom "il" ou "elle" pour parler d'elle et raconter où elle se trouve, à quelle époque, et pourquoi elle figure sur la photo.

Puis vous reprenez votre texte et vous le réécrivez une seconde fois "de l'intérieur", à la place de la personne, en disant "je".

Facultatif : Vous pouvez, si ça vous aide, insérer dans votre texte les mots ou noms de personnes ou de lieuxsuivants :

- brillantine, château, champignon, pont, harmonie, concorde, pleurs, masque, policier, dérogatoire, girafe ;

- Boutilliez, Moneyron, Tardy, Carpentier, Caron, Masqueliez, Hauchard, Félix, Laure Manaudou ;

- Lens, Hongrie, Pologne, Carvin, Auvergne.

Cliquez sur les photos pour les agrandir et naviguez dans le diaporama
avec les flèches en bas à gauche jusqu'à l'image 24.

 Boutilliez, chef de l'harmonie La Concorde 1

 Cueillette de champignons (détail)

 Jeune inconnu devant la porte

 Joueurs de boules à la Faisanderie (peut-être) détail

 La lectrice

 La famille Moneyron chez Pierrette

 La mère aux trois enfants dont un qui pleure (détail)

 La photo de groupe du chien dans la cour du 73

 Le premier communiant inconnu

 Les enfants sur le matelas (peut-être en Auvergne)

 Les enfants sur le matelas (peut-être en Auvergne) détail

 Les Inconnus brillantinés

 L'inconnu par Hauchard de Lens

 Les inconnus du vieux pont

 Les inconnus du vieux pont (détail)

 Les Masqueliez en Pologne (peut-être)

 Louise, Françoise et Edmund

 Louise, Françoise et Edmund (verso)

 Moumoune, chat siamois

 Pêcheurs à Tence

 Classe de garçons de Guy Lecorne (M

 Classe de garçons de Guy Lecorne (M

 Scène de rue en Hongrie (peut-être)

 Prendre le bus à la Napoule

 

30 mars 2020

Rappel des troupes à Rennes le 30 mars 2020 (4)

J'ai convoqué aussi le frère du précédent, l'oncle V. Lui a été envoyé au front fiévreux des "événements" pour essayer de confiner l'Algérie en des temps difficiles.

Je ne saurais terminer cette revue de mes troupes sans citer l'oncle Georges une nouvelle fois afin de mettre un peu de légèreté et de philosophie dans tout ça.

"Je te plais, tu me plais, viens donc beau militaire !
Dans un train de banlieue on partait pour Cythère
On n'était pas tenu même d'apporter son coeur"

Georges Brassens - Les amours d'antan.

Victor Legrand pendant son service militaire en Algérie 01

Victor Legrand pendant son service militaire en Algérie 02

Victor Legrand pendant son service militaire en Algérie 03

Victor Legrand pendant son service militaire en Algérie 04 à Oran B

Victor Legrand pendant son service militaire

 

30 mars 2020

Rappel des troupes à Rennes le 30 mars 2020 (3)

15 Un groupe de soldats quelque peu crados

16 Paul parmi d'autres bidasses

18 Paul présente les armes

19 Mais où est donc passée la 7e compagnie

21 trimballer son paquetage
Apparemment, ils étaient devenus là-bas des experts en matière d'apéro-skype et le coronavirus de l'époque tremblait dans son froc en entendant - ou plutôt en les voyant - siffler leurs canons !

24 Paul et se spotes au bistrot

25 Paul et ses potes au bistrot

30 Paul et ses potes autour d'un accordéon

 Ces deux billets-là ne seraient pas complets sans cette chanson de Madame Raymonde (vieux souvenir de La Flèche en Sarthe) que l'ami Emmanuel (pas les deux autres mais celui qui récite du Rimbaud par coeur) m'a rappelée il y a peu : 

30 mars 2020

Rappel des troupes à Rennes le 30 mars 2020 (2)

En 1954 et 1955 on envoyait encore les jeunes gens du Pas-de-Calais faire leur service militaire à Sissonne dans l'Aisne. Sur la plupart de ces photos-ci il y a mon père, au 6e régiment de cuirassiers. On ne rigolait pas avec le confinement à l'époque ! Incorporé là en mai 1954, devenu père de famille un mois plus tard, il devra attendre la naissance en février 1956 d'un deuxième fils pour être libéré de ses obligations militaires. Mais si on regarde bien les photos, lui et ses amis Bidasses natifs d'Arras ont rarement l'air malheureux de jouer au petit soldat. 

01 Char Richelieu

02 Photo de groupe devant les chars

06 Paul et ses potes devant les chars

08 Paul et ses potes devant les chars

14 Souvenir du 1er défilé de Paul 23 juin 1954

17 mars 2020

Confinement jardinier rennais du 15 mars 2020

ATTESTATION DE DÉPLACEMENT DÉROGATOIRE

Je soussigné M. Joe Krapov, né le 21 juin 1989, demeurant 7, rue du Petit port et de la Haute-Folie à 35000 RENNES certifie que mon déplacement est lié au motif suivant autorisé par l'article 1er du décret du 16 mars 2020 portant règlementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus Covid-19 :

 X déplacements brefs, à proximité du domicile, liés à l'activité physique individuelle des personnes, à l'exclusion de toute pratique sportive collective, et aux besoins des animaux de compagnie ayant pour but la tonte de la pelouse, l'arrachage des mauvaises herbes et l'envie de respirer autre chose qu'un air d'URSS ! *

* C'est de l'humour, Manu !

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16 mars 2020

LE DÉPOSITAIRE (2)

Alors disons que c’est 1955 ou 56. Ce sont deux couples de jeunes mariés qui partent en vacances dans les Ardennes françaises. Avec une tente canadienne, ou deux, et une quatre chevaux Renault immatriculée 9553 EU 62. Le camping est à Monthermé, la barrière est celle de la Roche à Sept heures, le chemin grimpe au-dessus de la jolie boucle de la Meuse. J’ai randonné moi-même par-là avec Marina B. en 2017 quand nous sommes allés passer une semaine sur les traces de Rimbaud à Charleville-Mais’hier sans savoir qu’ils étaient passés par-là avant nous.

Jeanne et Paul

Vacances de Paul et Jeanne dans les Ardennes avec Clément et Marie-Thérèse Fouquart 05

Vacances de Paul et Jeanne dans les Ardennes avec Clément et Marie-Thérèse Fouquart 06

Vacances de Paul et Jeanne dans les Ardennes avec Clément et Marie-Thérèse Fouquart 07

Vacances de Paul et Jeanne dans les Ardennes avec Clément et Marie-Thérèse Fouquart 08

La Roche à sept heures à Monthermé
Photo empruntée sur Internet

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Ce que l'on voyait depuis cet endroit-là en juillet 2017.

1 mars 2020

"Les Têtes en friche" à l'ADEC de Rennes le 28 février 2020

La pièce s'intitule "Dans les chaussures d'un autre". Elle est d'un jeune auteur italien installé en France, Fabio Marra.

J'ai adoré sa construction en puzzle, avec une scène coupée en deux comme dans "Célébration" d'Harold Pinter. A gauche on a l'appartement d'Eduardo et Lucia et à droite celui de Vanessa (et Matteo ?).  Débarque à gauche le frère d'Eduardo, Giovanni, que son épouse Carlotta a mis dehors parce qu'il veut un enfant et elle non, tandis qu'à droite arrive le père de Matteo qui n'a pas vu son fils depuis dix ans. C'est drôle et tragique à la fois, péchu et interrogateur : c'est une histoire de garçons manqués et de filles manquées, de robes-cadeaux, de chaussures rouges, de pilules contraceptives et de musiques italiennes. A aller voir absolument pour les Rennais·e·s.

En plus j'avais le droit de prendre des photos ! Qui plus est d'Audrey Hepburn qui faisait partie de la distribution ! ;-)

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10 février 2020

CONSIGNE D'ÉCRITURE 1920-19 DU 11 FEVRIER 2020 A L'ATELIER DE VILLEJEAN

Conte de printemps d'après Qu Lan et Sôseki

 

Ecrivez un conte de printemps dont vous choisirez le titre dans la liste ci-dessous :

Jour de l’an – Le serpent – Le voleur – Le Kaki – Le Brasero – La Pension - L’Odeur du passé – La Tombe du chat – Un Doux rêve – Impressions – L’être humain – Le Faisan – Monna Lisa – L’Incendie – Brouillard – Le kakémono – Le 11 février – Une Bonne affaire – Le Cortège – Autrefois – La Voix – L’Argent – Les Replis du cœur – Changements – Le Professeur Craig –

Il sera illustré par une image (ou deux) de l'illustratrice Qu Lan choisie(s) dans les quatre billets ci-dessus.

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29 janvier 2020

SEMPER MANET AENIGMA

AEV 1920-17 838_un-bar-aux-folies-bergere

- Qu’est-ce qu’il a mon profil droit ? Ils sont là tous les dimanches après-midi à le scruter depuis leur balcon. Vous le savez, vous, Monsieur Edouard ? Tournez la tête discrètement vers votre gauche et regardez la maison d’en face. Ils sont installés tous les trois sur leur balcon comme s'ils étaient dans une loge de théâtre. D’ailleurs ils ont des jumelles. Seulement dès que l’on tourne la tête vers cet homme et des deux femmes, ils les font disparaître.

Peut-être qu’ils se posent des questions à votre sujet, Mademoiselle Clémentine ? Pour une serveuse de bar vous êtes drôlement bien habillée : superbe camée autour du cou, col en dentelles, boucles d’oreilles en perle et… Ce bracelet, c’est de l’or ? Quelqu’un vous l’a offert ?

Clémentine rougit. Si elle ne savait pas Monsieur Edouard aussi respectable que respecté, aussi rangé des voitures que fidèle époux, qui plus est en âge d’être son père mais ça, justement, ça ne prouve rien, elle pourrait se dire qu’il a mis dans sa question une petite nuance de jalousie ou de regret.

- Effectivement… c’est un cadeau de … d’un bon client.

- Ecoutez, Clémentine. Je vais m’asseoir à la table près de la fenêtre. Faites-moi porter un café par Victor. Je vais faire semblant de lire le journal et les observer plus attentivement.

- Merci à vous ! C’est gentil de m’aider à comprendre.

Monsieur Edouard a fait ce qu’il a dit. Le regard en coin il porte son attention sur l’homme et les deux femmes au 1er étage de la rue d’en face.

AEV 1920-17 WEB_EManet_LeBalcon_AMChristinIl s’agit vraisemblablement d’un couple de bourgeois et de leur fille. Il décèle un petit côté "parvenus" chez ces gens-là. Ca voudrait avoir l’air mais ça n’a pas vraiment les sous ni surtout le goût.

La jeune fille est du genre à se prénommer Berthe, même si c’est sa maman qui a l’air de vouloir vivre sur un grand pied et chausse d’ailleurs du 42. Berthe porte elle aussi un médaillon autour du coup et des boucles d’oreilles mais ces bijoux ne lui siéent pas du tout. Plus ridicule encore : elle est propriétaire d’un bichon minuscule a qui elle a collé un noeud sur le dessus du crâne.

Monsieur Edouard a entrepris de faire les mots croisés du « Temps ». Il réfléchit à ce qui ne va pas dans leur habillement. Et il trouve :

En quatre lettres : on le relève en cas de défi ;
En huit lettres : pour les belles étrangères qui vont aux corridas ;
En huit lettres également : Ennemie des pervenches pour Brassens.

Gant, éventail, ombrelle. S’il fait chaud à la fenêtre au point qu’on se protège du soleil par une ombrelle et de la chaleur par un éventail, pourquoi mettre des gants chez soi ? Et ce chapeau à fleurs ridicules, elle dort avec, la nuit ? Et le père qui fume négligemment sans même tenir un cendrier à la main, pourquoi ne tombe-t-il pas la cravate s’ils n’attendent personne ?

Monsieur Edouard remplit d’autres cases de la grille imaginée par Adolphe Brouty puis il tourne son regard vers Clémentine toujours debout, gracieuse et immobile devant le long miroir du bar.

AEV 1920-17 manet-le-dejeuner-dans-l-atelierEt à ce moment-là il comprend. Ce n’est pas la barmaid des Folies-Bergère que le trio observe ; c’est, à l’autre bout de la salle le jeune Léon Koalla qui vient de terminer son déjeuner avec un riche bourgeois. Dans la tenue du jeune gommeux Monsieur Edouard relève les mêmes fautes de goût : canotier trop petit, nœud de cravate trop volumineux. Les deux commensaux ont bu du rosé en mangeant des huîtres et Léon n’a même pas terminé sa douzaine. Ca ne semble pas gêner son compagnon qui fume une bouffarde tandis que la serveuse Rosa débarrasse la table. Elle installe ensuite une autre nappe puis le jeune homme qui regardait la fenêtre au trio se rassied et sort un un jeu de de cartes. Ils se mettent à jouer avec des allumettes pour enjeu. De fait, ils flambent. Combien vaut l’allumette ce jour ? Monsieur Edouard a compris. Il se dit :

- Je parie que si je me retourne je vais voir…

Il pivote brusquement sur lui-même.

- … trois paires de jumelles ! Bingo !

Il abandonne sa couverture de cruciverbiste et va retrouver Clémentine au bar.

- Cessez de vous inquiéter, belle mademoiselle ! Ce n’est pas vous qu’ils surveillent. C’est le jeune Léon qui doit sans doute être leur fils !

Clémentine rougit encore et balbutie :

- Justement... Peut-être…

- Pas du tout ! objecte, finaud, Monsieur Edouard. Ce qui les intéresse c’est le pognon qu’il va extorquer aujourd’hui à ce brave Rousselin ! Vous savez, LE Rousselin des laboratoires pharmaceutiques. Une fortune galopante en ces temps de grippe espagnole ! Je suis sûr que les Koalla n’ont plus que cet argent-là pour assurer leur semblant de train de vie supérieur. Mais cela ne nous regarde pas ! Je dois y aller, Clémentine. Je n’ai plus dix-sept ans et c’est pourtant l’heure des tilleuls verts et de la promenade avec mon épouse.

- Vous lui transmettrez mes amitiés, monsieur Edouard !

- Je n’y manquerai pas.

***

Le trio a quitté le balcon et fermé la fenêtre. La partie de cartes est terminée. Bien entendu Rousselin est sorti rincé. Il a signé à Léon un chèque sur lequel les zéros sont comme les roues d’une belle automobile. Une limousine luxueuse qui emmènerait Léon loin de sa famille, vers une vie emplie d’amour simple et de beauté tranquille.

AEV 1920-17 838_un-bar-aux-folies-bergereIl est venu au bar, a ajusté son horrible cravate jaune à rayures noires, s’est raclé la gorge. Il a regardé la serveuse impassible droit dans les yeux et a balbutié :

- Mademoiselle Clémentine… Ce soir j’ai gagné assez d’argent pour que… Si vous voulez, je vous enlève !

La jeune femme n’a rien répondu mais elle a rougi. La musique s’est arrêtée. Et Léon s’est rendu compte… qu’il ne se reflétait pas dans la glace ! Et en plus de cela, de manière complètement irréaliste, il y avait sur la droite le reflet d’une autre Clémentine qui faisait des confidences au reflet de Monsieur Edouard !

- Je crois que ça va pas le faire, Léon ! a dit la voix de Maman dans son oreillette gauche. Reviens, on a les mêmes à la maison !


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 28 janvier 2020
à partir de la consigne ci-dessous :

5 février 2020

CONSIGNE D'ÉCRITURE 1920-18 DU MARDI 4 FÉVRIER 2020 A L'ATELIER DE VILLEJEAN

Allons chez le coiffeur ! 

 

1. On jette sur le papier dix noms qui contiennent le son «air», que cela soit écrit «aire», «ère», «er», «erre»ou «air».
On fait la même chose avec cinq mots qui contiennent le son « tif ».
On met tout ce vocabulaire en commun.

Air - Aire - Argentières - Articulaire - Auriculaire - Bagheera - Berbère - Bière - Cafetière - Canebière - Cavalière - Chaumière - Chemin_de_fer - Chimère - Contraire - Cuillère - Débonnaire - Dromadaire - Ecuyère - Ermite - Esther - Etrangère - Grand-mère - Guerre - Hier - Hiver - Inventaire - Jachère - Légionnaire - Locataire - Longère - Luminaire - Maire - Mémère - Mohair - Moléculaire - Monte-en-l’air - Montgolfière - Moustiquaire - Naguère - Notaire - Paire - Panthère - Partenaire - Parterre - Paupière - Pivert - Première - Prestataire - Prosper - Pull-over - Saperlipopette - Secondaire - Solitaire - Sorcière - Stratosphère - Tanière - Termite - Tralalère - Trouvère - Vacancière - Ver de terre - Vermicelle - Vestiaire - Vicaire –

Actif - Apéritif - Attentif - Attife - Attractif - Combatif - Contemplatif - Coupe-tifs - Créatif - Digestif - Diminutif - Exécutif - Expéditif - Fictif - Hâtif - Indicatif - Infinitif - Intuitif - Motif - Natif - Olfactif - Productif - Rébarbatif - Relatif - Subjonctif - Supplétif - Tiffany - Tiphaine - Typhoïde - Typhon -

2. On utilise ensuite le maximum de ces mots pour parler du cheveu, du système pileux ou des coiffeurs.
Le personnage qui parle peut être tiré d’une monographie de la collection «Regards sur la peinture». Un tableau peut aussi servir de décor ou de support à l'histoire.

3. Lorsque l'on tapera son texte sur l'ordinateur, tous les sons «air» seront remplacés par HAIR écrit en capitales et les sons 'TIF' seront aussi écrits en capitales.

200201 265 142

Photo prise à Pleumeleuc (Ille-et-Vilaine) le 1er février 2020.

15 janvier 2020

DE DAMES ET D'HOMMES : NEUF LIMERICKS OU COURTS POÈMES

 Dans le wigwam
Du grand sachem
Pas de tabou ni de totem…

Mais c’est bien quand même 
En l'absence des dames
Qu’on re-visionne « Théorème » !

AEV 1920-15 1 Théorème

***

Pourquoi donc le fils de Guillaume
A-t-il coiffé ce large heaume ?
C’est qu’son paternel a un rhume,
L’arbalète un carreau à plume
Et que la cible, c’est sa pomme !

AEV 1920-15 2 Guillaume Tell

 ***

Cagliostro, ma jolie môme,
Je suis parti place Vendôme
Dérober quelques précieux gemmes.
En m’attendant, lis des poèmes !
Signé : A. Lupin, ton binôme.

AEV 1920-15 3 Cagliostro

 ***

C’est terrible, les amalgames !
Incroyable comme on diffame,
Pour une sombre histoire de pomme,
Adam le mari monogame
Et Eve la première femme !

AEV 1920-15 4 Adam et Eve

***

Un costume
Pour la mi-carême ?
Exhume un plant de chrysanthème !
Mets-toi une plume dans l’érythème
Fessier et jette l’anathème
Sur les astronomes d’Angoulême !
Promets à tout bourgeois-bohème
La chute de milliers d’enclumes
Sur son crâne de zombi blême !
Tu seras le prophète suprême,
Philippulus ou Nicodème,
L‘allumeur ultime du système !

AEV 1920-15 Philippulus

 ***

C’est le bossu de Notre-Dame !
La lettre q : son monogramme !
Voici qu’Esméralda l’allume
Et que la flèche se consume !
Vraiment, vraiment, quel drôle de drame !

 

AEV 1920-15 6 Adam et Eve

 ***

A l’ « Auberge du Cerf qui brame »
Il était midi. Nous entrâmes.

- Tavernier ! Sache que nous sommes
Quatre-vingts chasseurs, gentilshommes,
Et une marquise anonyme
Célèbre pour sa grandeur d’âme
Et pour sa bourse magnanime.
Les bonnes odeurs que l’on hume
De ta cuisine nous réclament
Et l’exercice nous affame !

- Et que prendrez-vous, messieurs dames ?
Un petit bouillon de légumes ?
Ou du caviar par centigrammes ?

Alors la marquise proclame :

- On veut bouffer d’l’hippopotame !

AEV 1920-15 7 Adam et Eve

 ***

Vers le grand tournoi de Bergame
Où s’affrontent les fines lames
Sous de flambantes oriflammes
Le chevalier Jérôme
Sous son armure de chrome
S’achemine bonhomme

Soudain tombe la brume
Le chemin se déplume
Plus une once de bitume
Son grand cheval écume
Et Jérôme se paume

Pour aller à Bergame
Retenez cet axiome,
Ce brillant stratagème :

Fuyez les hippodromes
Et allez-y en tram !

AEV 1920-15 8 isabelle de Merrytureve
Image empruntée à Isabelle de Merrytureve

***

De ce que nous fûmes,
De ce que nous sommes
Je ne dirai rien car c’est trop intime.

La façon dont on s’aime,
Celle d’ont on s’arrime
A notre vive flamme,
A notre toit de chaume,
Au chemin de nos âmes...

Par ailleurs je présume
Que c’est trop métronome
Pour que vous en tiriez ne serait-ce qu’une épigramme.

Lors, laissez-nous, en somme,
Sans raison et sans rimes
Rester de beaux fantômes
D’amoureux à la gomme
Insoucieux de réclame.

Posez vos porte-plumes,
Biffez vos théorèmes !
Laissez-nous faire nos gammes
Et rêver de Paname,
De Bohême ou de Baume
De Venise sous la neige ou dans la brume. 

AEV 1920-15 9 Venise Caffi
Tableau d'Ippolito Caffi


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 14 janvier 2020 

d'après la consigne ci-dessous.

8 janvier 2020

VIVE LA FRANCE !

AEV 1920-14 Superdupont

Vive la France ! Vive le pays aux trois cent soixante-cinq fromages et aux mille fragrances !

Vive la France ! Vive sa devise « Liberté, égalité, fraternité » à peine fragmentée-fracassée par le fric des affreux et les affres des plus fragiles qui vivent sans un fifrelin !

Vive la France et les Franchouillards, ceux que l’accordéon ne défrise pas du tout, ceux que n’effraie nullement la friture de poissons pêchés en eau polluée, ceux qui ne craignent pas la fricassée de viande certifiée « aux hormones, import du Canada garanti par l’affriolante feuille d’érable collée sur l’emballage sous vide dans le sac en plastique pas vraiment recyclable" !

Vive la France qui danse, qui frôle, qui paluche les fanfreluches des frangines, la France pleine de fraîcheur qui a la Gaule dans le froc, qui exhibe franchement sa fringale de fredaines et son envie de frasques !

Vive la France qui fredonne « Ah, les fraises et les framboises! Les vins qu'nous avons bus Et les belles villageoises Nous ne les verrons plus » !

Vive la France des fripouilles et des magouilles, celle de la Pompe-Afrique, celle qui joue au frisbee en bourse, qui recycle en Asie ses déchets nucléaires frelatés et vend ses frégates en Rafale !

Vive la France de ceux qui savent vivre malgré cela, celle des sympathiques freluquets pas balafrés, des défroqués du gros-machisme qui font l’offrande à Anne-Françoise ou à Frida de friandises, de frangipane ou de gaufrettes, ceux qui fraternellement partagent avec elles fricot frugal ou vin frappé, frichti à la bonne franquette au pique-nique sous les frondaisons !

Vive la France de ces frangins qui rêveront toute la nuit des frisettes qu’elles ont sur la nuque, du frou-frou de leurs doux jupons, de leurs frissons, de leurs froideurs, de leurs frivolités et de leurs mots d’amour dits en toute franchise !

Vive la France des amoureux frénétiques, celle des « Je n’ai pas tout lu Freud mais tu ressembles à ma mère, t’as une jolie frimousse, t’es fraîche comme un matin de froidure d’hiver et pour toi je peux mettre mon frelon dans le frigidaire, passer mon goût du profit par pertes et fracas, oh oui, fais-moi souffrir d’amour, rends-moi frappadingue de toi ! Je ne suis pas du genre en envahir Fribourg-en-Brisgau pour rendre la pareille aux fridolins frisés et proposer, fripon : « A little Spaziergang, cholie Fräulein ? » avec l’accent de Liffré, cette ville de l’Ouest où, si tu mets le pied dans une flaque d’eau de pluie, on dit que ça fricasse » !

Vive la France ! Vive la France ! Vive la France et surtout vive la Bretagne ! On y danse en silence, je n’ai rien à redire à rien et il ne fait jamais frisquet dans les fesses-noz !

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Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 7 janvier 2020

d'après la consigne ci-dessous

9 janvier 2020

Choses vues à Lannion le 2 janvier 2020 (4)

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En raison d'un temps passable, on a beaucoup joué à "Montmartre", à "6 qui prend" et à "Hiboufou". J'ai trouvé moyen aussi de composer une petit morceau folky sur la guitare de Madame Anita.

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On a aussi lu La Croix, le journal qui propose un atelier d'écriture à ses lecteurs ! Ici, une page sur les maoyesn à votre disposition pour éviter de fournir toutes vos données personnelles à M. Google !

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L'après-midi du deux janvier, on a rendonnée à partir de la plage de Trestel à Trévou-Tréguignec.
On a traversé la principaué de Port L'Epine ! ;-)

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On a suivi ce panneau et on a quand même trouvé le chemin de la voiture !

31 décembre 2019

Les Dé-capiteuses au Musée d'Arts de Nantes le 26 décembre 2019

Judith et Salomé. Comment ne pas perdre la tête devant de telles beautés ? Holopherne et saint Jean Baptiste n'ont pas trouvé la réponse. Le Musée d'arts de Nantes abrite deux versions  fantastiques de ces scènes bibliques dans lesquelles on a affaire à des dé-capiteuses (la krapoverie du jour !). "Judith et Holopherne" par un peintre anonyme du début du XVIIe siècle.

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Ci-dessous, "Salomé" par Jean Benner (vers 1899).

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- Tête de saint Jean Baptiste à la sauce gribiche.
- Joli ! Livré par Uber eats ?
- Non, c'est moi qui l'ai fait !

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Bon réveillon de fin d'année à toutes et à tous !

27 décembre 2019

99 DRAGONS : EXERCICES DE STYLE. 52, Accumulation

99 dragons Adrienne 18-07-18 (42) Bode museum Berlin réduit

A-t-on jamais vu dragon plus hideux, plus affreux, plus pouilleux, plus squameux, plus miteux, plus visqueux que cet animal-là ? Tout écailleux et scrofuleux, du pus aux yeux, les pieds boueux, les genoux cagneux, le nez morveux crachant du feu, le vrai calamiteux, hargneux, envieux, vicieux et tortueux venant jouer les fâcheux chez nos gueux en bousculant les pieux qui entourent leurs prés pour s’emparer de leurs brebis et les rendre nécessiteux ? Ah mes aïeux ! Quelle plaie des Dieux !

Et que dire de ces chevaliers paresseux, vaniteux, adipeux, gras du cheveu, baronnets sans cachet lanceurs de cochonnet ou joueurs de croquet, piliers de mastroquet à Vezin le Coquet, authentiques paltoquets qui chopent le hoquet et rabattent leur caquet ou jouent au freluquet dès lors qu’on leur demande de jouer du mousquet histoire d’accommoder avec un saupiquet la bête pleine de toupet venue battre briquet à l’abri des bosquets ? Quel nom donner en vérité à ces insatiables arsouilles, amateurs de bistouille et de carabistouilles, tristes faiseurs d’embrouilles, à l’âme noire de houille, mollusques de la nouille, le courage en pattemouille façon pluvieux Gribouille, fierté barrée en quenouillle, gloires couvertes de rouille, détestables fripouilles, roi de la tripatouille, épateurs de galerie La Farfouille, grands dépendeurs d’andouilles, aventuriers sans couilles, intrépides impétrants de la grande gidouille de Saint-Pé-sur-Nivelle comme le chien à Jean de, soudain pétris de trouille à l’idée de changer cette infâme gargouille en mortelle dépouille ?

Que penser de ce roi archi-vieux, gâteux, bilieux, anxieux, consciencieux, sourcilleux et malchanceux à qui mieux-mieux, entouré de nombreux maffieux séditieux, mielleux ou obséquieux, véreux et présomptueux mais qui pour l’heure s’avèrent piteux, peu belliqueux et pas qu’un peu mon neveu ?

Et de ce problème épineux qui le rend nerveux, lui donne le teint cireux et lui fait l’œil vitreux lorsque l’autre monstrueux insidieux, le cracheur de feu dégueu, vaseux et bouseux s’en vient jouer les incestueux et réclame scabreux, plutôt que des brebis, une amoureuse humaine ? Ô vicieux délictueux et spongieux ! Fesse-Mathieu fangeux ! Camembert plâtreux ! Monstre pelucheux et nauséeux ! Moyenâgeux fielleux et comateux !

Et le Sort, en premier, ce rebouteux factieux, taiseux et facétieux, qui désigne, ô l’odieux, sa propre fille, la délicieuse, gracieuse, joyeuse, faramineuse, majestueuse, bienheureuse, malicieuse, affectueuse et merveilleuse princesse Yseult étincelante de mille feux ! N’est-ce pas scandaleux, Scrongneugneu ? Un scénario douteux, des rebondissements curieux, un pitch un rien filandreux sans doute pondus en une nuit par ces petits merdeux de crapuleux de ma strotje ! *

Mais cessons d’être coléreux et injurieux !

Pour compenser ce tableau noir il nous faut positivopropposer un héros véritable. Nous l’appellerons Saint-Georges. Il sera valeureux, courageux, amiteux et très pieux, ambitieux, audacieux, prodigieux, vigoureux, fougueux, ingénieux, talentueux, et que cela leur plaise ou non, aux cieux, il sera le dernier de ces preux héroïques pareils aux demi-dieux dont nous chanterons les louanges en 99 exemplaires ! C’est que, voyez-vous, on n’a pas que ça à faire, nous, palsambleu !

Le combat fut très bref. Sous les coups de boutoir du héros qui l’assaillit, qui l’estoqua, qui l’entama, qui l’entailla, qui l’assomma, qui l’estourbit, qui la trancha, la taillada , la dépeça, la découpa, la démolit, la dézingua, la dessouda, la défonça, la malmena, la tronçonna, la charcuta, la fit charpie, la bête s’affaissa, s’abattit, s’écroula, s’étala, s’épandit, geignit, agonisa, soupira, maugréa, s’éteignit, trépassa l’arme à gauche

Son sang coula toute la nuit.
Il en naquit une rose et Saint-Georges s’en alla.
Nous aussi, vers d’autres aventures de cow-boy solitaire.

N.B. La Photographie nous a été ramenée de Berlin et offerte par Dame Adrienne. Merci à elle.

* Clin d'oeil à madame Chapeau

11 décembre 2019

IL FAUT ÊTRE RÉSOLUMENT MODERNE : SAYNÈTE

AEV 1920-12 enigme-pourquoi-sorciere-balai

Le marchand - Et quand vous chevauchez votre balai, la nuit, dans le ciel, Madame la sorcière, ça vous arrive de pleurer ?

La sorcière – Si je prends une poussière dans l’œil, oui, peut-être. Mais ne cherchez pas à déceler où sont mes points de fragilité. Si vous espérez des aveux, vous pouvez attendre longtemps !

Le marchand - Oui, je sais, vous êtes une cliente du genre coriace. Cet aspirateur-traîneau, ça ne va pas être coton de vous le faire acheter, foi de vendeur d’électro-ménager de chez Darty ! Si la première intuition est la bonne, avec vous c’est mal barré, je le sens bien ! La verrue sur le nez, le chapeau pointu, les toiles d’araignée, vous faites bien partie de l’ancien monde ! Et cette balayette à chiotte géante qui vous sert de véhicule, c’est sûr, vous n’êtes pas Samantha 2.0 !

La sorcière – Tu n’es pas un peu binaire, toi, mon p’tit gars ? Est-ce que je te demande si ton habit fait le moine ? Ta barbe de trois jours, elle est là pour cacher ton unique neurone ?

Le marchand - J’ai des idées, grand-mère, mais elles ont du mal à sortir ! Laissez-moi dérouler mon argumentaire, j’arrive au bout : sur cet aspirateur-traîneau, pas même besoin d’atteler des chevaux-vapeurs ou autre chose ! Le père Noël nous a acheté le même pour remplacer ses rennes. C’est sur ce modèle là qu’il effectue sa tournée des cheminées cette année !

La sorcière – Allez, jeune homme, remballe ton tuyau percé ! Va te faire googler ailleurs ! J’ai bien compris que tu veux me fourguer un de ces véhicules électriques à la mode. T’es bien gentil mais ton engin de la mort, où est-ce que je vais brancher la prise pour qu’il s’envole ? Et quand elle est rendue au bout des quinze mètre de fil, qui est ce qui retombe par terre cul par-dessus chemise ? Mary Poppins !

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 10 décembre 2019
d'après la consigne ci-dessous

27 novembre 2019

ENCORE EUX ?! (1)

04 Rimbaud en 1862 à l'insrtitut Rossat

La vivacité d’esprit, c’est ce qui fait le bon élève. Il sait, de manière inconsciente, le jeu de la tour de Babel et pour peu qu’il naisse à l’époque où l’on enseigne le latin, le grec et les langues étrangères, il fait passer d’un bord à l’autre des vocables du dictionnaire, il traduit tout. Il y aura donc version et thème, rédaction, assouplissement, remise de prix d’excellence et puis, puberté obligeant, rébellion envers le parcours tout tracé par la société.

On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans et moins encore quand on n’a même pas cet âge. On accorde confiance aux proverbes : on croit que la fortune sourit aux audacieux. Arthur brûle le dur et se retrouve en taule plutôt qu’au mont Parnasse. Vous imaginez ce monde-là, kafkaïen avant l’heure, où chaque dévoiement, fût-il si innocent, mérite la prison ? Où tout soulèvement, comme celui de la Commune de Paris, appelle du pouvoir le massacre ou l’exil dans des bagnes lointains ?

Tout pour lui finira, de façon plus badine, dans les mains des sœurs Guinche. Elles chercheront des poux dans la tignasse du beatnik, lui fourniront tout le papier qu’il va noircir avec ses textes incendiaires. A Douai a atterri un élève doué dont il nous reste les cahiers qui ont failli être brûlés.

Mais la fugue est restée en travers du gosier de la mère. Vitalie le réclame, son fiston. Et quand le professeur-rimailleur-sauveteur ramène à Charleville l’adolescent fugueur il pleut. Il pleut des baffes sur Arthur et des noms d’oiseaux sur Georges Izambard. Dans la religion, c’est comme dans la chasse, on fait boire le calice jusqu’hallali. Izambard s’enfuit, piteux, déconvenu et en convient : la bigote n’aime pas Hugo(te) !

Verlaine et rimbaud à londres par regamey_220x256Après… Après on y verra, dans cette histoire, toutes sortes d’abominations. Je ne reconnais là qu’une forme d’adultère et encore, sans avoir aucune preuve de la consommation. On a tant bu, tant bu chez les Vilains bonshommes qu’on se retrouve soûl à monter à quatre pattes l’escalier de la chambre chez Verlaine, enfin chez de Fleurville, où la très jeune épouse, Mathilde, enceinte, dort.

Bientôt, de chambre en chambre, l’insupportable ado, le punk à chien sans chien sème les graines du scandale. Un jour deux hommes partent vers d’autres aventures, l’un laissant derrière lui femme et enfant à naître. C’est à Bruxelles puis à Londres qu’ils vont taquiner la bouteille, la Gueuze, la gueuse, le coup dans l’ale, d’autres drogues, haschisch, opium, prostituées, bibliothèque, jusqu’à ce qu’un jour de juillet 1873 un coup de revolver tranche le nœud gordien de cette cohabitation insensée, mette fin à la domination de celui qui préfère l’impair par celui qui préfère traiter de rinçures ce qui restera à jamais comme le plus bel héritage de la poésie française du XIXe siècle. Rimbaud entreprit ensuite, sans revenir jamais ni sur ces illuminations ni sur cette saison en enfer de devenir un simple, un misérable, un abracadabrantesque vagabond.


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 26 novembre 2019

d'après la consigne-ci-dessous.


N.B. La première photo représente la classe d'Arthur Rimbaud à l'Institution Rossat en 1862. Il est le troisième élève assis au premier rang en partant de la gauche.

Le dessin qui représente Verlaine et Rimbaud à Londres vers 1873 est de Félix Régamey.

21 octobre 2019

Myriam Gautier conte à la Maison du Ronceray à Rennes le 19 octobre 2019 (1)

Après une semaine un peu trop follement consacrée à la musique, j'ai levé le pied ce week-end et suivi Marina B. dans sa fin de semaine follement consacrée au conte. C'est ainsi que samedi soir j'ai passé un merveilleux moment plein de fous-rires en la compagnie de Myriam Gautier, de la Compagnie des Becs verseurs. Elle était invitée par l'association rennaise "Les Tisseurs de contes" pour assurer leur premier spectacle de la saison. La première partie était consacrée à trois contes traditionnels : Les Trois petits cochons, Blanche-Neige et Le Vilain petit canard. Ils sont racontés façon "Kaamelott" c'est-à-dire avec un regard très contemporain qui vient parasiter avec drôlerie ce que nous avons retenu de ces histoires  très formatées de nos livres d'enfance. Un excellent moment et un public de connaisseurs qui a bien ri lui aussi de ce décalage.

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21 octobre 2019

Myriam Gautier conte à la Maison du Ronceray à Rennes le 19 octobre 2019 (2)

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Miroir, mon beau miroir, dis moi qui est la plus belle de ce royaume ?

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Les conditions de lumière et de prise de vue ne sont pas des plus aisée dans cette salle polyvalente.
Le Reflex est trop visible et son déclencheur est trop bruyant. Le Canon Ixus est réglé sur 3200 ASA et j'utilise les effets créatifs monochromes. C'est encore ce qui marche le mieux en noir et blanc contrasté, sépia ou bleu.
Il va falloir que je négocie auprès des Tisseurs de contes un statut de photographe attitré !

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