13 juin 2019

ESPACE DU POSSIBLE

AEV 1819-31 Tout sur ma mère

Comme le disent les gynécologues « le vagin, c’est un espace avec du possible ».
Alors, du coup, on peut le lire dans « Ciné live », :
Béatrice Dalle a le feu occupé
Un marcel, deux saillies
Oseille, oseille Joséphine !
Mambo sapin, roi défloré !
Machu, Pichu et leurs amis lèvent leur verre aux lovers verts
Gode save the queen
Nicolas Cage se gèle les fouilles devant la cantatrice chaude
Tout sur mammaire
Tous sur ma mère
Etc. Etc.

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 11 juin 2019
d'après la consigne ci-dessous

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DANSEZ, MADAME CIGALE !

AEV 1819-31 Mercano

Lorsqu’on met en place le processus du mambo italiano et qu’on découvre le prix à la fin de la séance on se dit que le professeur est du genre « Tout pour l’oseille ».

Mais c’est un gars sûr. Il ne parlera jamais. Et pourtant, il le sait très bien : les petits meurtres d’Amérique dans l’école en campagne sont souvent commis par Mercano le Martien, tout à fait en osmose avec son costard de sœur Alice

Et s’il ne dit rien de ceci, c’est surtout parce qu’il ne connaît pas la réponse : Mon chien, ce héros, sera-t-il encore en vie là-haut dans la bodega de nuit du Paradis ?

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 11 juin 2019
d'après la consigne ci-dessous

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08 juin 2019

DES AMOURS QUI NE DURENT PAS

Mon tout beau, mon tout léger, mon volage, mon papillon,

Je brûle d’amour pour toi et je t’attendrai cette nuit encore.

Dès que je suis allumée je me tiens droite, je t’attends, je suis prête.

Je suis dressée par le désir de te séduire et de te plaire et même si parfois, au souffle du vent, mon bout vacille je te le promets : je saurai être ton indécente, ton incandescente, le phare lumineux qui guidera ta descente.

Dépêche-toi, mon tout beau, mon tout léger, mon volage, mon papillon, de venir combler ma flamme. J’ai d’avance la tête en feu rien que d'y penser.

Je te promets la plus superbe des étreintes, un embrasement de tous nos sens. Dépêche-toi de me rejoindre avant que je ne sois devenue un tas de cire molle où flotte un étendard éteint, un amour consumé avant d’être consommé.



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Ecrit pour le Défi du samedi n° 562 à partir de cette consigne : incandescent

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29 mai 2019

COUCHANT BLANC

C afe press - I love Rimbaud

Quelle sorcière va se dresser sur le couchant blanc ? La mer et le ciel sont à la parade mais le tambour du Jour s’est tu. La route nous conduit vers l’Eternité – c’est la mer salée avec le soleil ! -.

Piéton dans le siècle de la tautomobile (Ah tut tut pouêt pouêt la voilà, la tautomobile !) on finit quelquefois sa course sur le sable. Alors devant nos yeux d’enfant les géantes prennent naissance. C’est un cortège de balais, de chats rachitiques, de lune, un sabbat infernal qui nous glace d’effroi. Et pourtant cela n’est peut-être que la Nuit.

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 28 mai 2019
d'après la consigne ci-dessous

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DÉPART

170216 - LE MONDE HS - Arthur RIMBAUD, Le génial réfractaire - 019

Dans un grenier où je fus enfermé à douze ans j’ai connu le monde. Son déluge de sang emplissait les vieux livres que j’ouvrais, tout pleins de guerres anciennes et de tambours muets sur ce que coûte le progrès. Dans les cités en flammes les visages figés n’avaient pour horizon que la glace du tombeau ou le départ des peuples pour un lointain exil.

De toute éternité, avec les pierrries et le ciment des jours, on célébra l’Idole. On Lui a élevé palais et cathédrales.

Et quand on a ouvert la porte du grenier j’étais prêt. J’ai tué le geôlier qui venait me nourrir et j’ai pris le chemin afin de n’être plus, dans la vraie vie, Ailleurs, qu’un enfant du Soleil.

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 28 mai 2019
d'après la consigne ci-dessous

PARADE

170216 - LE MONDE HS - Arthur RIMBAUD, Le génial réfractaire - 013

L’Automne déjà ! Mais pourquoi regretter un éternel soleil ? N’aurons-nous pas, l’année prochaine, la féerie des idoles au pied du tapis rouge ? Ne viendront-elles plus au grand cirque de Cannes conquérir d’autres palmes ? L’essaim des journalistes, les pierreries brillantes sur les robes du soir, les marches du palais, les haleines retenues avant le palmarès, tout ce ciment du rêve, américain ou pas, va-t-il vers son couchant ?

J’aurai juste un printemps de plus. Et qu’est-ce qu’un printemps quand on est maître des horloges et que l’on a l’éternité devant soi ?

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 28 mai 2019
d'après la consigne ci-dessous

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RONCES

Rimbaud dans le New-Yorker par Andre Carrilho

Des fleurs magiques bourdonnaient. C’étaient des chansons pour enfant ou pour des scouts traçant la route, balisant le chemin d’une ample cathédrale dressée parmi les ronces. C’était un déluge de notes et des mots en cascade qui coulaient par-dessus : « J’ai usé trois culottes pour te faire l’amour à véli à vélo à vélocipédo !» ! La rose déclarait la flamme de Léandre. L’Iris représentait la glace de sa mie, les yeux noirs du reproche, le coquelicot l’éclair de l’ «Arrête ton cirque, déclare ton amour !» : "Et pourquoi t’es pas venu me faire l’amour sans culotte ? Et pourquoi t’es pas venu me faire l’amour le cul nu ?".

Cette rengaine-là, petite fleur sauvage, s’était égarée là, avait poussé sans que le jardinier ne voie comme s’en revient toujours, en toute liberté, pousser la mauvaise graine en son jardin parfait. 

 


Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 28 mai 2019
d'après la consigne ci-dessous

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