22 juin 2019

CONSIGNE D'ÉCRITURE : CHANSON EN KIT

Voici les éléments de base pour composer une chanson dans laquelle on entendra beaucoup les sons « K » et « T » :

Les personnages :

Un noble d’origine russe prénommé Igor
Des prostituées d’âge avancé
Des jeunes femmes minces bien mises sur elles
Un comte qui porte une toque
Un chien qui ressemble à Bill, le chien de « Boule et Bill »
Des fêtards qui braillent des chansons paillardes

Les accessoires :

Un tas de tickets de quai
Un réveil vermeil
Des aiguilles à tricoter
Une bouteille de vodka

Le décor :
Le bar de la gare de n’importe quelle ville

Vous avez une heure, comme chaque mardi. Comment cela « Vous avez déjà fini » ? Comment cela « Ca existe déjà » ? 



Ecrit pour le Défi du samedi n° 564 d'après cette consigne : Kit



P.S. Une des participantes régulières du Défi du samedi, dame Laura, a effectivement répondu à ce qui pourrait être une consigne d'atelier d'écriture. Allez donc lire sa chanson et vous balader sur son blog, vous ne le regretterez pas !

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20 juin 2019

LE LIVRE DES TOUJOURS CONTENTS

2019 06 20 Isaure Flamant rose 116439770

Je m’appelle Mimose et je suis un flamant rose. Je suis un flamant rose toujours content.

Il y a des gens qui se trompent et qui écrivent mon nom avec un « d » au bout. Ca ne me gêne pas. Moi je sais bien que je ne suis pas belge puisque je suis né en Camargue.

En même temps je trouve ça drôle qu’il y ait flamanT et flamanD : il y a bien DuponD et DuponT et là tenez, pour le coup, eux sont tous les deux belges. Celui qui m’a dit ça c’est mon copain Joe le corbeau, celui qui travaille aux R.G.

En fait moi j’aime bien les Belges parce qu’ils ont un petit côté « Ca plane pour moi », exactement comme les flamands roses. Et d’ailleurs sur son album « AB Rose » Jean-Luc Fonck du groupe Sttellla ne craint pas de s’habiller en tutu rose. Son génial guitariste porte lui aussi une tenue d’évêque de la même couleur. Vous avouerez qu’il y a de quoi confondre !

Bref, j’aime les Flamands qui se déguisent en flamants et encore plus quand il s’agit de Wallons.

En parlant de Waterloo ou de waterzooï moi je ne sais pas si on dit « les ouacances » ou « les vacances » en Wallonie mais je m’en fiche un peu parce que demain je pars en viquende wisiter Rennes. C’est une ville dans laquelle j’ai un sosie célèbre autant que charmant. C’est une dame habillée de rose qui se tient sur une seule jambe depuis cent cinquante et un ans. Je vais lui faire un gros bec à Isaure Chassériau ! Parce que grâce à elle, chaque fois que je prononce son nom, tout le monde croit que je suis cultivé et drôle !

Alors tu comprends maintenant pourquoi je suis content d’être un flamand rose en willégiature à Rennes, une wille dont le slogan est « wivre en Intelligence » ?

 

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LE LIVRE DES PAS TRES GENTILS

Je m’appelle Léon et je suis un pigeon con. Je suis con parce que je rêve d’avoir un jour le prix Goncourt. C’est rare qu’on le donne à un perdreau de l’année ! Encore moins à un serin ! Même après trois tourterelles de scrutin !

J’ai toujours su que j’avais un gros talent littéraire car ma mère me disait souvent « Tu as un beau brin de plume » ! »

Comme ça fait un bon moment déjà que je roucoule ma bosse j’ai commencé à écrire mes mémoires. J’ai présenté mon manuscrit à un éditeur qui l’a refusé. Ou plutôt qui voulait bien le publier mais à compte d’auteur. En payant ! Eh ! Oh ! C’est pas écrit pigeon, là, non plus ! Si ?

A compte d’auteur ! A compte d’auteur ! Avec les copains de ma bande on en a pris de la hauteur et quand il est sorti de son bureau, on lui a chié dessus ! Bien fait !

N’empêche, j’en ai pris de la graine. Et j’ai voulu améliorer ma technique en participant à un atelier d’écriture mais eux aussi m’ont fermé la porte au nez, enfin au bec. J’étais vexé qu’on me jette par la porte alors j’ai voulu rentrer dans leur salle Mandoline en passant par la fenêtre.

Celle-ci était entr’ouverte mais j’ai raté mon coup et je suis venu m’emplafonner sur la vitre. Depuis j’ai un coup dans l’aile et mes alexandrins sont un peu boiteux.

Mais je suis content ! J’ai interrompu leur séance de divagation littéraire et provoqué sans doute chez plusieurs de ces écrivant.e.s une panne d’inspiration certaine !

Bien fait ! 

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15 juin 2019

TIAN'ANMEN, LBD ET TOUTES CES SORTES DE CHOSES

La pierre angulaire
De tout militaire
C’est la jugulaire.

C‘est à elle qu’il incombe
De protéger des bombes
Sa petite calbombe :
Faut pas que son chapeau tombe !

Elle maintient le casque
Sur sa cervelle flasque
Où jamais un pourquoi
Ne reçoit 
De Parc’que

Parce que le « Scrongneugneu »
Le « Jeveuxpasl’savoir »
Le « Silence ou l’mitard ! »
Sont la pierre angulaire
De ce discours vieux jeu
Des hommes de pouvoir 
Qui manient le bâton :

« Jugulons ! Jugulons !
Jugulons les motions, 
Les passions, les pulsions, 
Les questions,
Les revendications
Des jeunes à cheveux longs
Telle est notre chanson !

Si tant est que l’on puisse, 
La jugulaire serrée,
Emettre un son de voix
En tapant sur son fils
Ou en tirant dans le tas
Au nom de la police ! ».

 190608 Nikon 086

Photo prise dans la cathédrale de Nantes 
le 8 juin 2019

Eh bien alors, militaire ?
On oublie sa jugulaire ?
Bataillon disciplinaire !


Ecrit pour le Défi du samedi n° 563 d'après cette consigne : jugulaire

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13 juin 2019

LES PARDAILLAN

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Fais-moi mal, jauni, jauni !

Descends du grenier, ô vieux livre ! Rappelle-moi que tu me fus recommandé par des grands-parents idéalistes qui ne sont plus. Redis-moi cette époque où les livres étaient nos seuls trésors et où l’auteur, Michel Zévaco, inventait des héros qui bousculaient rois et puissants. Redis-moi le chevalier de Pardaillan qui raille, bataille et ferraille.

Fais-moi du bien, jauni, jauni !

Remmène-moi au pays des hommes de croyances autres qu’opportunistes et tant pis si c’est une erreur de croire avec Rimbaud qu’on peut changer la vie. Tant pis si nos héros n’étaient que de papier. Les vôtres sont de tweets et de jeux vidéo, interchangeables, périssables, oubliables. A chacun ses marionnettes !

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 11 juin 2019
d'après la consigne ci-dessous

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LOUVRE LA FENETRE QU’ON RESPIRE UN PEU !

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Notre musique intime est une fenêtre secrète qui donne sur Wonderland.

Quand on l’ouvre on a l’impression que la vie est un miracle : ma mère l’a regardé en gardant les yeux secs mais moi j’y ai plongé et je m’y noie encore dans ce paysage vert de Bretagne et de pluie.

La famille indienne n’a rien contre le mariage mixte… chez les autres. Mais on peut rire sans alliance et trouver son terroir dans un ailleurs très proche. Une visite au Louvre, loin des bandits de l’intox, vous emmène au-delà des frontières, là où tous les artistes sont des frères.

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 11 juin 2019
d'après la consigne ci-dessous

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ESPACE DU POSSIBLE

AEV 1819-31 Tout sur ma mère

Comme le disent les gynécologues « le vagin, c’est un espace avec du possible ».
Alors, du coup, on peut le lire dans « Ciné live », :
Béatrice Dalle a le feu occupé
Un marcel, deux saillies
Oseille, oseille Joséphine !
Mambo sapin, roi défloré !
Machu, Pichu et leurs amis lèvent leur verre aux lovers verts
Gode save the queen
Nicolas Cage se gèle les fouilles devant la cantatrice chaude
Tout sur mammaire
Tous sur ma mère
Etc. Etc.

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 11 juin 2019
d'après la consigne ci-dessous

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DANSEZ, MADAME CIGALE !

AEV 1819-31 Mercano

Lorsqu’on met en place le processus du mambo italiano et qu’on découvre le prix à la fin de la séance on se dit que le professeur est du genre « Tout pour l’oseille ».

Mais c’est un gars sûr. Il ne parlera jamais. Et pourtant, il le sait très bien : les petits meurtres d’Amérique dans l’école en campagne sont souvent commis par Mercano le Martien, tout à fait en osmose avec son costard de sœur Alice

Et s’il ne dit rien de ceci, c’est surtout parce qu’il ne connaît pas la réponse : Mon chien, ce héros, sera-t-il encore en vie là-haut dans la bodega de nuit du Paradis ?

 

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 11 juin 2019
d'après la consigne ci-dessous

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08 juin 2019

DES AMOURS QUI NE DURENT PAS

Mon tout beau, mon tout léger, mon volage, mon papillon,

Je brûle d’amour pour toi et je t’attendrai cette nuit encore.

Dès que je suis allumée je me tiens droite, je t’attends, je suis prête.

Je suis dressée par le désir de te séduire et de te plaire et même si parfois, au souffle du vent, mon bout vacille je te le promets : je saurai être ton indécente, ton incandescente, le phare lumineux qui guidera ta descente.

Dépêche-toi, mon tout beau, mon tout léger, mon volage, mon papillon, de venir combler ma flamme. J’ai d’avance la tête en feu rien que d'y penser.

Je te promets la plus superbe des étreintes, un embrasement de tous nos sens. Dépêche-toi de me rejoindre avant que je ne sois devenue un tas de cire molle où flotte un étendard éteint, un amour consumé avant d’être consommé.



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Ecrit pour le Défi du samedi n° 562 à partir de cette consigne : incandescent

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29 mai 2019

COUCHANT BLANC

C afe press - I love Rimbaud

Quelle sorcière va se dresser sur le couchant blanc ? La mer et le ciel sont à la parade mais le tambour du Jour s’est tu. La route nous conduit vers l’Eternité – c’est la mer salée avec le soleil ! -.

Piéton dans le siècle de la tautomobile (Ah tut tut pouêt pouêt la voilà, la tautomobile !) on finit quelquefois sa course sur le sable. Alors devant nos yeux d’enfant les géantes prennent naissance. C’est un cortège de balais, de chats rachitiques, de lune, un sabbat infernal qui nous glace d’effroi. Et pourtant cela n’est peut-être que la Nuit.

Pondu à l'Atelier d'écriture de Villejean le mardi 28 mai 2019
d'après la consigne ci-dessous

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