Comment ont-ils pu prévoir dès 1996 qu'on devrait rester confinés chez nous en 2020 ? Ils sont vraiment plus mal(ou)ins que les autres, eux ?
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Les haïkus et tankas placés sous les photos qui suivent répondent à la consigne n° 1920-28 de l'Atelier d'écriture de Villejean publiée à la suite de ces quatre billets malouins.
Prolifération ! Tant et tant d'êtres humains, Virus et lapins !
Tant de beaux drapeaux... Un seul peut dire aux pays : "Mise en quarantaine !"
Le très long baiser Sans qu'il y ait ni rempart Ni geste-barrière !
Ils sont l'avenir ! Offrons-leur des jours heureux Et Greta Thunberg !
En vous limitant à trois exemples par catégorie, dressez la liste des choses
1 troublantes 2 poignantes 3 qui font rougir de honte 4 agaçantes 5 qui donnent un vertige d’émerveillement 6 qui égayent le coeur 7 peu rassurantes 8 qui provoquent l’enthousiasme 9 qui apaisent
Vous avez le droit d’écarter trois catégories (ou plus !)
Puis transformez quelques-unes de vos réponses en haïku ou en tankas
Rappel :
Le haïku est un poème de trois vers qui ne riment pas mais dont le mètre est imposé : cinq syllabes, puis sept puis cinq.
Le tanka est un haïku auquel on ajoute deux vers de sept syllabes.
Plus je regarde la photo et moins je localise cette école. Il y a bien là quatre élèves du groupe scolaire André Pantigny de Libercourt mais le bâtiment du fond ne correspond pas à celui qui donne, de l’autre côté, sur la rue des écoles et la place de la Poste.
Les deux garçons accroupis à droite sont Daniel Kaczmarczyk et Guy Lecorne. Le deuxième debout à partir de la gauche doit être Christian Caron. Il n'était pas de ma classe. J’avais participé avec lui à un concours interscolaire consécutif à la visite de la fosse 10 d’Oignies. Je me souviens de lui avoir soufflé la bonne réponse à une question posée.
Le troisième avec les mains dans les poches s’appelle peut-être Daniel Martin. J’ai une autre photo de groupe, prise en classe de maternelle en 1959 ou 1960 sur laquelle je pense qu’il figure aussi.
J’ai la vague impression que l’instituteur s’appelle Carpentier. Mais rien n’est moins sûr.
J’ai cherché sur Internet les instituteurs que j’ai eus en CM1 et CM2. J’ai trouvé trace du premier, M. Borowiak ou plutôt de son épouse. Elle était institutrice elle aussi et est mentionnée sur une photo de Copains d’avant. J’ai retrouvé le deuxième, Edouard Hudziak, sous forme d’unavis de décès de 2017. J’ai déduit d’après son âge qu’il était né la même année que mes parents en 1933. En cours préparatoire j’avais eu une institutrice nommée Gellez.
Après le CM2, je suis allé faire mes études à Lille, au Lycée Franklin, boulevard Louis XIV. Ce n’était en fait qu’un collège, avec des classes de la 6e à la 3e et il y avait une école primaire attenante dans laquelle j’allais suivre, en 4e, des cours de russe avec une lectrice très séduisante mais un peu débordée par la troupe de potaches que nous étions alors.
J’ai donc perdu de vue tous ces copains de CM2 et les autres de la bande de « par derrière » : René Kmieck et son frère Janusch, Alexandre Dancoisne, Raymond Saudemont, Jean-Louis Breschard, Christian et Jean-Michel Callot, les Frères Bigotte...
Il se pourrait très bien que ces quatre-là sur la photo soient eux allés en sixième à Oignies ou à Carvin. Ce qui me fait penser à ça, c’est le fait qu’il y ait des signatures au verso. Je déchiffre : Nadya, Christian, Daniel, Alain, Chantal, Jean-François, Revel Yvette, Avec mon meilleur souvenir Thérèse, Liliane, Juplet Serge, Colette, René, Molon Nadine.
Le collège était peut-être mixte à partir de la sixième. Le lycée Franklin ne l’était pas.
Mon épouse suggère qu'il y a peut-être eu une seconde photo de cette classe sur laquelle n'apparaîtraient que les filles.
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De fait cette photo n’avait rien à faire dans les boîtes familiale qu’avait conservées ma mère puisque à part Guy-Guy – mon frère et moi l’appelions comme ça de manière tout à fait naturelle – tous les autres sont de parfaits inconnus.
Aux dernière nouvelles Guy Lecorne était le monteur presque attitré des films de Guillaume Nicloux. Il a travaillé aussi avec Bruno Dumont. On trouve quelques vidéos sur Youtube dans lesquelles il intervient pour parler de son métier.
Sur la photo de la classe de maternelle où je pense reconnaître Daniel Martin, je me souviens aussi de deux noms : Eric Marchand et Jean-Claude Hourdequin.
Daniel Martin au collège
Daniel Martin en maternelle
Eric Marchand
Jean-Claude Hourdequin
Tout cela est sous réserve d'erreur de ma part.
Voilà, vous pouvez disposer de ces informations et images pour mener l’enquête sur Internet, inventer un match de foot dans l’heure qui suit avec cette équipe de dix joueurs en sandalettes, chercher Joe Krapov sur la photo de maternelle, bâtir des romans modianesques ou trouver des similitudes avec votre propre passé « vintage ».
Ou zapper. La seule chose à retenir est que la publication de ces photos ici ne poursuit aucun objectif. Sinon celui d'occuper un peu mon neurone confiné du mois d'avril de 2020 ! Sinon celui de ranger un peu les choses dans la mémoire d’un hypermnésique à qui les hasards de la vie ont confié des archives un peu bordéliques !
Questions bleues de Mme Leprieur d’Agon-Coutainville (Manche)
1) Dans une comptine célèbre, quels sont les deux types d’animaux qu’on arrose lorsqu’on fait pipi sur le gazon ?
2) Que se passe-t-il quand on prend sa vessie pour une lanterne ?
3) A part la transformation des urinoirs en objets d’art, Marcel Duchamp avait une autre passion. Laquelle ?
4) Dans quel pays d’Europe le ciel est-il si gris qu’un canal de l’urètre s’est pendu ?
5) Quel est le nom de la fontaine qui représente un enfant en train d’uriner ?
6) Quel est le chanteur qui pisse comme je pleure sur les femmes infidèles ?
Questions blanches de MM. Serge Lama et Alain Delon de Niort (Deux Sèvres)
7) Quel est le coureur cycliste positif qui urine dans une éprouvette à l’insu de son plein gré ?
8) Est-ce qu’un pisse-froid peut attraper la chaude-pisse ?
9) Dans les pays où il pleut comme vache qui pisse, existe-t-il des tonneaux en forme d’urinoir pour recueillir l’eau de pluie ?
10) Quel réalisateur de cinéma français a été à deux doigts d’intituler son film « Laisse pisser, c’est une valse ! »
Questions rouges deM. Giuseppe Bottazzi, dit Peppone, à Bruscello (Italie)
11) Quel est le nom du photographe qui a pris cette photo ?
12) Quel est le nom du photographe qui a pris cette photo ?
13) Dans quelle ville chère à Bongopinot a été prise cette photo ?
14) Dans quel album de ses aventures le pilote automobile Michel Vaillant est-il obligé de consulter un auto-urino-laryngaragiste ?
15) Quel est le nom de cet installateur de sanisettes dont l’associé était M. André Castelot ?
Questions Banco et Superbanco de M. Alexis Raneau, de Bergerac
16) Dans quel film un petit garçon tout nu exhibe-t-il son zizi en déclarant « Si j’aurais su j’aurais pas v’nu !» ?
17) Question super banco attenante : ce film est tiré d’un roman. Quel en est l’auteur ?
18) Quel est le titre de ce roman dans lequel les habitants d’un village du Beaujolais se déchirent à propos de l’emplacement d’une pissotière ? (Pour vous aider ça commence comme par une querelle de clocher et ça se termine en nom d’oiseau).
19) Question super-super banco attenante : qui a écrit ce roman ?
20) Quel écrivain a dit « Je ne connais rien de plus agréable que pisser. Si j'étais riche, je pisserais tout le temps. »
Réponses
1 Les coccinelles et les limaçons. 2 On se brûle. 3 Le jeu d’échecs. 4 La Belgique. 5 Le Manneken-Pis. 6 Jacques Brel (Amsterdam). 7 Richard Virenque. 8 Oui s’il n’a pas froid aux yeux et ne craint pas de fréquenter les quartiers chauds. 9 Je ne sais pas car j'habite en Bretagne où il ne pleut jamais mais ailleurs tout est possible, tout est réalisable. 10 Georges Lautner. 11 Robert Doisneau. 12 Joe Krapov. 13 Sablé-sur-Sarthe. 14 De l’huile sur la piste. 15 JC Decaux (Eh non, ce n’est pas Alain !). 16 La Guerre des boutons. 17 Louis Pergaud. 18 Clochemerle. 19 Gabriel Chevallier. 20 Alphonse Allais.
Un QCM de rattrapage pour les candidats malheureux qui auront marqué moins de huit points ?
Quel personnage célèbre s’est préoccupé de dispenser avec bonheur des édicules destinés au soulagement vésical de la gent masculine ?
L’aveugle du pont du Change A coup de nuit assassine S’est mué en mal étrange Qu’un sort fatal nous destine.
Que se passe-t-il dans ma tête ? J’entends les petits soldats : Ils vont combattre la bête Au son des Ave Maria
Et le soir j’ouvre grand ma fenêtre Pour n’être rien qu’habité par la foi Et j’applaudis du profond de mon être Les gens qui vont sur le chemin de croix
2
La chanson trop monotone Des malheurs et de la guerre ! S’il fallait que sur la terre Un vieux troubadour entonne
La complainte de l’oiseau Pour que, sourde, elle décline, Je prendrais ma mandoline Pour lancer ce chant nouveau
Et si ma joie est tombée dans l’herbe Pour que tu chantes la vie avec moi Je trouverais les mots les plus superbes J’écrirais la plus belle chanson qui soit
3
Comme un vieux morceau de bois Sur une petite plage Quand le vieil arbre sera Mort d’avoir dépassé l’âge
Une autre vie recommence ! Notre monde un jour verra Les matins bleus de l’enfance Car toujours la mer est là.
Un peu de sang breton dans nos veines Les mains trempées au creux de l’océan C’est la complainte du roi et de la reine Qui nient l’automne au profit du printemps.
4
Je ne sais pas trop pourquoi J’ai des petites fleurs bleues Sur ma route, sous mes pas Sur notre histoire, sur nos jeux.
Est-ce que tout s’en va déjà ? Faut-il dire alors adieu ? Est-ce que tu me reviendras, Ronde autour d’un monde heureux ?
Il faut danser, Marie, dans les guinguettes ! Elle était si jolie notre aventure ! A nos amours, trinquons, choquons fillettes, Ca fait aimer la vie, soyez en sûre
N.B. Peut se chanter sur l'air de "File la laine" de Jacques Douai
N.B. Ecrit d’après les gestes (barrières ?) suivants :
- Applaudir à sa fenêtre à 20 heures - Empoigner sa guitare pour chanter des chansons - Ecrire dans son cahier ou devant son écran - Tremper ses mains dans l’eau (pour faire la vaisselle !) - Remplir son verre de vin blanc (on est revenu au Sylvaner et au Riesling après une longue fréquentation du Bergerac moelleux)
Pondu pour l'Atelier d'écriture de Villejean le mercredi 22 avril 2020
C’est entendu, nous sommes en guerre ! C’est pourquoi nous allons écrire aujourd’hui une chanson de geste(s). Qu’est-ce ?Madame Wikipe-Hérédianous dit :
Écrites en langue d'oïl par les trouvères, en langue d'oc par les troubadours et en langue franco-vénitienne en Italie, elles chantent la valeur martiale des chevaliers (vous !), héros de l'ère de Charles Martel (Emmanuel Macron !) et de Charlemagne (Edouard Philippe), et leurs batailles contre les Maures (le coronavirus).
À ces légendes historiques s'est ajoutée une forte touche de merveilleux : des géants, de la magie et des monstres apparaissent parmi les ennemis avec les Sarrasins (le gendarme Longtarin, le revendeur de gel hydroalcoolique de contrebande, le trafiquant de chloroquine, Super-Pangolin, Bat-Woman, etc.).
En théorie une chanson de geste est composée de vers de dix pieds avec des assonances intérieures mais nous allons laisser tomber cela, sauf si vous y tenez vraiment.
Vous allez lister d’abord trois à cinq gestes que vous effectuez chaque jour depuis que vous êtes confiné chez vous, donc sur le front de la lutte contre le méchant roi Machin XIX.
Puis vous allez raconter ce que vous voulez comme vous voulez mais - En évoquant trois de ces gestes ; - En respectant l’unité de lieu : chez vous ou dans l’environnement d’un kilomètre autour de chez vous, chez Dame Béatrice, dans une grotte, dans votre résidence secondaire à Perros, bref là où vous êtes ou rêvez d’être confiné.e ; - En insérant dans votre texte au moins dix titres de chansons d’Alain Barrière (trop fastoches, les titres !) issus de la liste ci-dessous :
A coup de nuit - A nos amours - A regarder la mer - A trop attendre de la vie - Adieu la belle - Aime-moi - Aimer - Alors adieu - Angela - Antinéa - Attends - Automne - Ave maria - Avion, béton, camion - Bon anniversaire - Bornéo - C'est la vie - C'était aux premiers jours d'avril - Ca fait aimer la vie - Cathy - Ce qu'il reste dans ta vie - Ce que je crains - Ces quelques mots - Chanson trop monotone - Chante la vie avec moi - Comme un vieux morceau de bois - Complainte du roi et de la reine - Cucugnan - Depuis septembre - Dessus ma porte - Dis papa - Ecoute bien c'est un tango - Elle était si jolie - Elle va chanter - Emporte-moi - En plein midi - Enfance - Entre Québec et Montréal - Et j'aime la vie - Et ma route est solitaire - Et puis après - Et si c'était l'amour - Et tu fermes les yeux - Et tu retrouveras ta vie - Galilée la terra - Hiver - Tu seras un homme mon fils - Il faut danser Marie - Il ne faut pas partir déjà - J'ai des p'tites fleurs bleues - J'ai perdu - J'aurais voulu - Je danse - Je ne sais pas trop pourquoi - Je ne sais plus - Je regrette ce temps - Je reviendrai d'Al Cantara - Je t'aime anyway - Je t'attendais - Jeanne et ses rêves - Juste en passant - L'algue - L'amour inca - L'avenir sans toi - L'aveugle du pont du change - L'ombre d'un baiser - La ballade des amours - La chamade - La complainte de l'oiseau - La foire aux coeurs - La maison vide - La mer est là - La petite légende - La plus belle chanson - La ronde autour du monde - La route - La terre tournera sans nous - Lamento - Le bel amour - Le chemin de croix - Le début et la fin - Le jour qui lève - Le père Noël et moi - Le temps d'une valse - Le temps qui passe - Le voyage - Les amants de l'espace - Les baleines - Les feuilles mortes - Les gens qui vont - Les guinguettes - Les matins bleus - Les petits soldats - Les sabots - Lettre au président - Lisbonne - Lolita - Lorsque j'ai pris ses lèvres - Ma joie est tombée dans l'herbe - Ma vie - Mais je vous dis - Mandoline - Marie Joconde - Marie-couche-toi-là - Me pardonner - Me recroqueviller - Mon amour qui viendra - Mon cerisier - Mon coeur - Mon île de Saba - Mon improbable amour - Mon pauvre amour - Mon pays - Mon vieux Joe - Notre monde un jour - Notre rue de Paris - Nous partirons ensemble - Oh redevenir un enfant - On m'a battu - Partir - Pauvre François - Petite fée - Plus je t'entends - Pour la dernière fois - Princesse lointaine - Qu'elle disait - Qu'importe - Qu'on s'aimait - Quand le vieil arbre sera mort - Que c'est long - Que se passe-t-il dans ma tête ? - Rêve et réalité - Rien qu'un homme - S'il fallait que sur terre - Si c'est la fête - Si je rêve de toi, Maria - Si ton cœur balance - Si tu ne me revenais pas - Si tu te rappelles ma vie - Si tu te souviens - Soleil d'oiseau - Sur ma route - Sur notre histoire - Sur qu'il m'aurait dit - Sur ton visage - Toi tu me lâches - Tout peut recommencer - Tout s'en va déjà - Tu me reviendras - Tu t'en vas - Tu vois - Un été - Un homme s'est pendu - Un peu de sang breton - Un poète - Un printemps - Une autre vie - Une chanson - Une fille pleurait - Une petite plage - Vous allez faire comment ? -
Joe Krapov est poète, humoriste (?), musicien à ses heures et photographe à seize heures trente. On trouvera ici un choix de ses productions dans ces différents domaines.