24 mars 2022

Choses vues à Rennes en mars 2022 (1)

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Un monde où les hommes seraient mous du genou, féministes et chercheraient à ne pas s'énerver ?

Genre "Je cherche à garder Montcalm dans mon Dupleix" ?

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  Et le médecin de l'étage en-dessous, il est diplômé de canardologie de l'Université de Rennes 3 ? De Libellulologie de Brigida ?

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A 98 ans bientôt, l'âge du départ en retraite ! Vive la droite !
Vivent toutes les droites, même !

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- Vous avez toutes vos chances, monsieur ! Postulez !

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20 mars 2022

Les photos de Rennes de Louis Mélou

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Photo de Louis Mélou

J'ai appris en parcourant les pages d'Anne Mélou que son papa s'adonnait à la photographie des rues rennaises. Vous pouvez, vous aussi, découvrir quelques merveilles en noir et blanc sur la page Facebook consacrée à ses oeuvres et à ce livre, "Rennes, année 1950", publié en 2016 aux éditions Sutton. Je vais très vite essayer de me le procurer !

J'ai trouvé parmi ces photographies une vue magnifique de l'ancienne passerelle de la gare. J'avais jadis écrit à son sujet pour  le livre "Rennes, ville invisible". Voilà pourquoi, en ce dimanche très prolixe, je republie ci-dessous ce texte ancien accompagné de cette illustration idoine.

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VERTIGE : LA PASSERELLE DE LA GARE

Lorsque Marie-Annick B. et ses quatre frères venaient voir leur grand-mère, rue Albert Martin, derrière la gare, à Rennes, toute la famille commençait par s'extirper de la 2-chevaux familiale, mythique et bordélique, en un mot "famélique".

Le père, la mère et les enfants B. franchissaient les marches du perron, sonnaient, puis entraient. Un peu plus tard, tout le monde ressortait et s'en allait à pied faire un tour au Thabor. Pour s'y rendre, on empruntait la passerelle qui traversait au-dessus des ateliers SNCF et des voies de chemin de fer.

22 03 13 Passerelle de la gare (Louis Melou)
Photo de Louis Mélou empruntée ici

Au début, on ne voyait rien sur cette passerelle, deux murs faits de plaques de fibrociment, le sol goudronné sur lequel les enfants couraient ou tapaient du pied, pour faire résonner le bruit métallique de leurs pas. Au bout il y avait un coude et, à la nuit tombée, des exhibitionnistes, disait-on, y rôdaient. Mais avant d'atteindre le coude, quand Marie-Annick arrivait en courant, quand elle débouchait en pleine lumière , c'était le vertige : elle se retrouvait en plein ciel, dans la lueur vive du soleil au travers des grilles à barreaux verts. En dessous, des tas de mètres plus bas, il y avait les trains qui passaient. À cette époque-là, il y avait encore des locomotives à vapeur et, quand elle arrêtait sa course, pour mieux savourer son vertige, elle collait son nez sur le grillage, se prenait toute la fumée dans les narines et les escarbilles dans les yeux parfois. Et puis, il y avait cette odeur de gravier chaud qui montait d'entre les rails, en fait l'odeur d'amine des ateliers.

Le reste du parcours se faisait sans courir, à petits pas de funambule sur cette passerelle étroite, étroite comme un fil d'acier que le progrès a fini par couper.

Il paraît que je l'ai empruntée, moi aussi, cette passerelle. Mais moi, qui suis pourtant très sujet au vertige, je n'en ai gardé aucun souvenir. Les Rennaises, les Rennais se la rappellent peut-être encore. Peut-être pas. La vitesse à laquelle les lieux de notre vie disparaissent dans l'oubli a quelque chose de proprement vertigineux.


N.B. On peut la voir également ici : http://www.wiki-rennes.fr/La_passerelle_de_Quineleu

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13 mars 2022

Choses vues à Rennes le 12 mars 2022 (1)

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Des livres et des fleurs

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Des fleurs et un téléphone portable

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Des livres et des vélos

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C'est donc ici que l'on vendait jadis des chauffages sans combustible et des bourrelets russes.

Maintenant on n'y trouve plus que des chaussures pour les enfants.

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Je ne devrais pas faire de l'humour avec ça mais bon je ne vais pas m'autocensurer non plus !

Cette photo a été prise le 5 mars. Le commentaire krapovien, glissé à l'oreille de Marina B., a été : "Les Russes ont aussi déclaré la guerre à la Bretagne ? "

Oui, je sais, c'est nul.

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Eh bien voyez-vous, une semaine après, il n'en est plus rien ! ;-)

23 février 2022

CONSIGNE D'ÉCRITURE 2122-19 DU 22 FÉVRIER 2022 A L'ATELIER DE VILLEJEAN

Rennes en fêtes

 

L’animateur distribue des agrandissements sur papier extraits d’un album photographique de Joe Krapov dont le titre est « Petits portraits de Rennes en fêtes ». Ces photos ont été prises en 1998 et 1999 et publiées sur le site web « Rennes-en-délires ». 

Chaque écrivant·e en choisit trois mais n’écrira qu’à partir d’une seule de ces photos.

Il est demandé de constituer , collectivement, un abécédaire de la fête.

Pour cela chacun·e écrira un texte inspiré par la photo retenue et dont le titre sera sur le modèle des billets d’Adrienne sur son blog : C comme Carnaval, V comme Venise, etc.

L’exercice peut être renouvelé avec les deux autres photos choisies si on est inspiré.

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13 février 2022

En un mot comme en cent. 31 janvier 2022, Aujourd'hui moment lumineux

Les photos d’hier sont beaucoup trop claires pour être déclarées réalistes. Le robot numérique n’en fait qu’à sa tête. J’ai quand même photographié en mode sport la tour des télécoms pour en faire un gif animé lumineux mais ça n’a pas marché !

Ne restait plus qu'à truquer la chose !

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En un mot comme en cent. 2 février 2022, Toujours par deux

Toujours par deux s’en vont les pas (sauf chez Rimbaud sur la fin). Ils me mènent au centre ville pour que j’y achète ma dope mensuelle : la revue Europe-Echecs.

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06 février 2022

En un mot comme en cent. 30 janvier 2022, Oublié de

Oublié d’aller courir ce jour. Alors à 16 heures 30 je suis allé marcher deux heures jusqu’au Thabor et j’ai pris d’étranges photographies.

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31 janvier 2022

En un mot comme en cent. 23 janvier 2022, Aujourd'hui mélange

Mélange de champagne, d’histoire d’inondation, de bœuf au cidre avec pommes et coings, de gâteau aux biscuits roses de Reims et de balade à Saint-Grégoire. Un club des trois avec une guitare qui ne sert pas ! On attend le rebond ! Ou pas !

Vivement que l'hiver et la pandémie se terminent !

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15 janvier 2022

KING KONG COMME UN BALLET ?

Rennes, le 14 janvier 2022

Ça ne va pas ! Ça ne va pas ! Ça ne va pas !

DDS 698 Opéra

Qu’est-ce que c’est donc que je ne digère pas ? Récapitulons ! Hier j’ai mangé un opéra. Un gâteau sympa. Dans cette ville-ci sa façade est semi-circulaire. Sur le sommet on a posé neuf muses en pâte d’amande et un Apollon en chocolat. A l’intérieur, ce n’est que du bon : fauteuils de velours rouge, superbe décor, tutus roses, lustre de sucre cristal, perles dorées, spectatrices de choix et jolis messieurs en habit de fête, ce n’est quand même pas ça qui m’a rendu patraque ? Alors ?

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Peut-être la petite fontaine à côté avec sa cerise en forme de tête de femme sur le sucre glace italien ? Je n’en ai fait qu’une bouchée, j’ai à peine senti le goût. Et c’est justement ça qui a commencé à m’inquiéter.




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J’ai passé l’après-midi à chercher une maison close. Oui, je sais,depuis que je sème la terreur dans les parages, toutes les maisons sont fermées, les gens se confinent chez eux en se disant qu’avec un peu de chance je ne les dévorerai pas. Mais il y a une différence entre « fermée » et « close ». Papa m’a toujours parlé des bordels – c’est là leur autre nom – comme d’un mets succulent, un régal composé à parts égales de stupre, de fornication, volupté, luxe, calme et beauté. « C’est fondant à souhait ! » disait-il en levant les yeux au ciel.








3_Im3Il a fini par y partir au ciel et je n’ai pas très envie de l’y rejoindre. Outre qu’il m’a toujours élevé à la dure, je suis sûr qu’il ne me laissera jamais, là-bas, toucher à sa réserve de planètes en sucre d’orge. L’outremangeur n’est pas prêteur, c’est là son moindre défaut. Déjà qu’il a toujours gardé pour lui le palais de Dame Tartine et la maison d’Hänsel et Gretel, ce cochon d’égoiste !

Sinon, qu’est-ce que j’ai pris qui pourrait m’avoir donné ces symptômes à la con ? Je tousse, je ne sens plus les odeurs et ce que je mange a de moins en moins de goût !

Voyons, cherchons. Avant l’opéra j’avais boulotté un EHPAD. D’accord, la barbaque était un poil vieille mais les fauteuils roulants et les déambulateurs qui croquent sous la dent, ça compense bien le petit côté faisandé.

Et puis j’ai bouffé l’école d’à côté. C’est peut-être là que j’ai chopé le virus. Déjà il y avait moins de marmots que d’habitude sur les bancs. Beaucoup parmi eux jouaient à Zorro ou à « Haut les mains, peau d’lapin ! Ceci est un hold-up !» avec un masque sur le nez. Je ne sais pas non plus ce qu’ils trafiquaient avec tous ces coton-tiges. On leur nettoie les oreilles aux minots pour être sûr que le savoir pénètre bien dedans ?

Ouille ! Ouille ! Ouille ! Je douille ! Si ça continue comme ça je vais devoir aller manger une pharmacie. Je sais les repérer, elles ont toutes une croix verte clignotante sur leur façade.Bien sûr, ça n’est pas très bio, c’est plein de produits chimiques mais les jardins de plantes médicinales comme du temps de Papy Gargante, même dans les villes minérales-socialistes, ça ne court pas les rues.

Bon ce sera tout pour aujourd’hui, cher journal. Je vais aller passer la nuit au jardin du Thabor. J’ai l’habitude là-bas de m’étendre sur un espace en pente et j’y ai un sommeil d’Enfer !

Et si jamais je ne vais pas mieux demain au réveil, vaille que vaille j’irai à Pontchaille m’envoyer l’hôpital même si maman m’a toujours dit que c’était un endroit dangereux. A cause des seringues.

N.B. Les deux images sont empruntées au jeu "Dixit" de Jean-Louis Roubira illustré par Marie Cardouat.


Ecrit pour le Défi du samedi n° 698 d'après cette consigne : Ogre

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