23 octobre 2018

Les collages de Jean-Emile Rabatjoie du 18 octobre 2018 (8)

Poutine et Michka font du dromadaire (réduit)

Poutine et Michka font du dromadaire

Une prière pour les océans (réduit)

Une prière pour les océans

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22 octobre 2018

La Villette par Up d'uke # 7

La joyeuse bande des ukulélistes rennais s'est produite au café le Panama le 6 octobre dernier.

J'en étais ! Tout le monde planche ici sur "La Villette", une chanson de J.P. Charles et J.B. Lenoir immortalisée par Arletty.

Goûtez donc un peu l'atmosphèèère !



 1

C'est tout près d'Pantin
Chez les purotins
Parmi les catins
Et le pur gratin
Des pierreuses

Près des abattoirs
Où l'on voit le soir
Le long des trottoirs
Surgir des coins noirs
Les rôdeuses,

C'est là qu'j'ai vu l'jour
Et c'est pas du four
J'suis gosse de l'amour
Et je s'rai toujours
Une pauv' gueuse

Et c’est là que j'ai
Par un soir de mai
Donné c'que l'on sait
Ne jamais r'trouver
Dans l'quartier...

 Refrain

La Villette, La Villette
C'est l'coin des garnos
Y'a pas d'aristos

Des guinguettes Des musettes
Et des p'tits bistrots
Où l'on boit du gros

On n'y joue pas du violon
Tout comme dans les salons
Oui mais d'l'accordéon
C'est bien plus chouette

Et l'on y danse la java
Bien serrée dans les bras
D'un p'tit homme bien à soi
À la Villette!

 2

C'est aux Buttes Chaumont
Par un soir tout blond
Sur le petit pont
Qu'j'ai rencontré mon
Vrai p'tit homme

Dès le premier r'gard
J'ai senti sans char
Comme un coup d'poignard
Et mon cœur flanchard
À la gomme

Lui qu'a senti l'coup
Y s'est fait très doux
Et m'a dit dans l'cou
Qu'y r'sentait du goût
Pour ma pomme

J'ai pas pu r'fuser
Et l'on s'est marié
Sans maire ni curé
Et sans inviter
Tout l'quartier

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ENCORE UN P'TIT COUP D' CID' ?

Lakévio 126

- Ôte-moi d’un doute. Connais-tu bien don Diègue ?

- Non, Pas du tout.

- Parlons bas ; écoute. Sais-tu que ce vieillard fut la même vertu, la vaillance et l’honneur de son temps ? Le sais-tu ?

- En fait, là, je n'ai pas le temps. Et même tu me déranges.

- Cette ardeur que dans les yeux je porte, sais-tu que c’est son sang ? Le sais-tu ?

- Non, mais je...

- À quatre pas d’ici je te le fais savoir.

- Ecoute, je ne voulais pas...

- Parle sans t’émouvoir. Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années.

- Faudrait me laisser parler !

- Mes pareils à deux fois ne se font point connaître, et pour leurs coups d’essai veulent des coups de maître.

- Comment ça ?

Lakévio 126 Gerard Philipe

- Oui ; tout autre que moi au seul bruit de ton nom pourrait trembler d’effroi. Les palmes dont je vois ta tête si couverte semblent porter écrit le destin de ma perte. J’attaque en téméraire un bras toujours vainqueur, mais j’aurai trop de force, ayant assez de cœur.
À qui venge son père il n’est rien d’impossible.

- Mais pas du tout ! C'est toi qui...

- Ton bras est invaincu, mais non pas invincible.

- Tu te fais des films !

- D’une indigne pitié ton audace est suivie : qui m’ose ôter l’honneur craint de m’ôter la vie !

- Bon je te laisse là.

- Marchons sans discourir.

- Oui, c'est ça !

- As-tu peur de mourir ?

- OK ! Rappelle-moi ce soir. Je file, là !


Ecrit pour le jeu n° 126 de Lakévio d'après cette consigne.

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PAN SUR TA TRUFFE !

Lakévio 126 vitrail

- L'amour qui nous attache aux beautés éternelles
N'étouffe pas en nous l'amour des temporelles ;
Nos sens facilement peuvent être charmés
Des ouvrages parfaits que le Ciel a formés.

- Non, Pas du tout.

- Ses attraits réfléchis brillent dans vos pareilles ;
Mais il étale en vous ses plus rares merveilles ;
Il a sur votre face épanché des beautés
Dont les yeux sont surpris, et les coeurs transportés,
Et je n'ai pu vous voir, parfaite créature,
Sans admirer en vous l'auteur de la nature,
Et d'une ardente amour sentir mon coeur atteint,
Au plus beau des portraits où lui-même il s'est peint.

- En fait, là, je n'ai pas le temps. Et même tu me déranges.

- D'abord j'appréhendai que cette ardeur secrète
Ne fût du noir esprit une surprise adroite ;
Et même à fuir vos yeux mon coeur se résolut,
Vous croyant un obstacle à faire mon salut.

- Non, mais je...

- Mais enfin je connus, ô beauté toute aimable,
Que cette passion peut n'être point coupable,
Que je puis l'ajuster avecque la pudeur,
Et c'est ce qui m'y fait abandonner mon coeur.

- Ecoute, je ne voulais pas...

Lakévio 126 ob_dfd659_tartuffe-1

- Ce m'est, je le confesse, une audace bien grande
Que d'oser de ce coeur vous adresser l'offrande ;

- Faudrait me laisser parler !

- Mais j'attends en mes voeux tout de votre bonté,
Et rien des vains efforts de mon infirmité ;

- Comment ça ?

- En vous est mon espoir, mon bien, ma quiétude,
De vous dépend ma peine ou ma béatitude,
Et je vais être enfin, par votre seul arrêt,
Heureux si vous voulez, malheureux s'il vous plaît.

- Mais pas du tout ! C'est toi qui...

- Ah ! pour être dévot, je n'en suis pas moins homme ;
Et lorsqu'on vient à voir vos célestes appas,
Un coeur se laisse prendre, et ne raisonne pas.

- Tu te fais des films !

- Je sais qu'un tel discours de moi paraît étrange ;
Mais, Madame, après tout, je ne suis pas un ange ;
Et si vous condamnez l'aveu que je vous fais,
Vous devez vous en prendre à vos charmants attraits.

- Bon je te laisse là.

- Dès que j'en vis briller la splendeur plus qu'humaine,
De mon intérieur vous fûtes souveraine ;

- Oui, c'est ça !

- De vos regards divins l'ineffable douceur
Força la résistance où s'obstinait mon coeur ;
Elle surmonta tout, jeûnes, prières, larmes,
Et tourna tous mes voeux du côté de vos charmes.
Mes yeux et mes soupirs vous l'ont dit mille fois,
Et pour mieux m'expliquer j'emploie ici la voix.

- OK ! Rappelle-moi ce soir. Je file, là !

Ecrit pour le jeu n° 126 de Lakévio d'après cette consigne.

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UN APPEL DE LONDRES

Lakévio 126 contour- Écoute ! Maman est près de toi ?

- Non, Pas du tout.

- Il faut lui dire : « Maman c'est quelqu'un pour toi ». Ecoute mon cœur qui pleure !

- En fait, là, je n'ai pas le temps. Et même tu me déranges.

- Dis-lui je t'en prie, dis-lui : « C'est important et il attend ». Raconte-moi : comment est ta maison ? Apprends-tu bien chaque soir toutes tes leçons ?

- Non, mais je...

- Dis-lui que j'ai mal, si mal depuis six ans et c'est ton âge, mon enfant. Les noix sont sèches.

- Ecoute, je ne voulais pas...

- Le téléphone pleure quand elle ne vient pas, quand je lui crie « je t'aime » les mots se meurent dans l'écouteur. Les carottes sont cuites.

- Faudrait me laisser parler !

- Le téléphone pleure. Ne raccroche pas ! Je suis si près de toi avec la voix. Yvette aime les grosses carottes.

- Comment ça ?

- Le téléphone pleure pour la dernière fois car je serai demain au fond d'un train et les sanglots longs de l’automne blessent mon coeur d’une langueur monotone.

Lakévio 126 messages codés de Radio Londres

- Mais pas du tout ! C'est toi qui...

- Dis mais retiens la ! Allons insiste. Si elle est partie alors tant pis. Allô !

- Tu te fais des films !

- Oh dis-lui que j'ai mal, si mal depuis six ans et c'est ton âge, mon enfant. John has a very long moustache.

- Bon je te laisse là.

- Seras-tu aux prochaines vacances à l'hôtel Beau-Rivage ? Aimes-tu la plage ? Le canapé est au milieu du salon.

- Oui, c'est ça !

- Oh ! Dis-lui toute ma peine, combien toutes les deux, moi, je vous aime. Melpomène se parfume à l’héliotrope.

- OK ! Rappelle-moi ce soir. Je file, là !

Ecrit pour le jeu n° 126 de Lakévio d'après cette consigne.

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21 octobre 2018

LE COUREUR DES RUES

J’habite rue de l’Anecdotique. C’est une rue beaucoup plus tranquille que l’avenue des Célébrités qui mène tout droit, quoi qu’il advienne, au boulevard du Crépuscule.

Rue de l’Anecdotique, nous avons tous l’allure amène et vraisemblable des personnages de Sempé. Jean-Jacques Sempé, poète et dessinateur français, né le 17 août 1932 et toujours vivant, Dieu merci !

Je fais sans doute partie aussi des gens qui doutent, chers à Anne Sylvestre, chanteuse française dont je ne donnerai pas la date de naissance car on ne dit pas l’âge des dames, surtout quand elles sont grandes.


Ma singularité personnelle est que je suis photographe à mes heures perdues et j’en ai quelques-unes. Je fais partie de ces chasseurs-cueilleurs d’images qui courent les rues de toutes les villes où ils se rendent pour s’ébahir à leur retour de leur voyage. Ils se disent toujours « Qu’est-ce que c’était joli !» et en des temps antérieurs ils vous eussent volontiers invité.e à une super soirée diapos pour en discuter avec vous. Cela s’appelait, suivant le point de vue où l’on se plaçait, de la beauferie ou de la sociabilité.

Comme désormais plus personne ne fait cela, je me suis conformé aux pratiques de mes contemporains – « C’est dire si je contemple rien ! » comme dit le chanteur Renaud, né en 1952 et… passons, oui sa nécrologie est prête chez tous les bouffeurs de cadavres de la presse parisienne -. On est assez panurgiens dans la rue de l’Anecdotique et donc j’alimente désormais un blog photographique.


Il y a dans ce dispositif technique de publication et de partage en ligne quasi immédiat.e.s un petit objet très pratique qui s’appelle « tag », qu’on appelait jadis « mot-clé » ou « mot-matière ».


Il m’a permis de retrouver, dans mes plus de 18 000 images mises en ligne, un certain nombre de plaques de rues sympathiques.


Je vous les livre à la queue leu leu. Je les trouve jolis ou rigolos, ces noms de rues et certaines des photos m’ont bien fait rire, comme celle-ci, prise à Nantes, une ville où on a des lettres, de l’humour et une grande connaissance de la chanson française. Pas vrai, Mâam’ Tisseuse ? ;-)


Il 2018 10 14 Rue Corneille à Nantes


Square de Provence, rue Bichon, rue Rambaud, Cour des Grolles, Impasse des Gémeaux, rue Gabrielle, quai Job Forban, Pettit village, rue de l’Aimable Nanette, allée du Vétille, Venelles des Trois avocats, Rue de Penn-Ar-Pavé, rue de la Pomme, rue du Chêne vert, venelle des Pas perdus, rue des Etalons, rue des Bourges, rue des Taules, rue des Quatre pas, rue des Balais, rue d’Antrain, rue Derrière les murs, rue Fréhel, rue du Mollard, venelle au Chat, Passage de la Perfe, Rue Saint Thomas, rue Havin (dans cette rue on trouve un caviste qui a baptisé son commerce « Cave Havin), avenue Notre-Dame-des-passes, allée Velpeau, boulevard de la Duchesse Anne, passage des Douaniers, rue Tournefort, chemin de la Messe, chemin de Ker Babu, rue de Ker Doucet, rue des Homardiers, passage Mermet, rue Donnée, montée de la Grande côte, rue Marcel Bravo, venelle de l’Enfer, rue des Sentiers, rue Cagnard, rue Saint-Onneau, impasse de la Faucille, rue Notre-Dame-du-Sommeil, jardin aux fleurs, place Jeu de balle, square du Général le Brigant, rue Guillaume Cliton, rue du Pélicorne, rue de la Raillerie, quai de la Fesse (ces deux-là sont des plaisanteries de retoucheur stalinien !), rue du Trousse-corset (celle-là est véridique, elle se trouve à Villequier), rue Adolphe Moitié, rue du Gus Maffieux, rue de Pénéné, rue des Veaux, rue des Echasses, impasse du Tiroir, La ruette Mathurin, vallée de la Misère, chemin du Tire-jarret, impasse du Guic, rue Française, rue Baudet, rue Bizard, rue Saint-Somnole.

Comme vous le voyez, on s’amuse bien aussi dans la rue Anecdotique !

Si vous voulez ne pas rester à côté de la plaque mais vous positionner devant, c'est ici qu'il faut cliquer :

Mots et images de Joe Krapov

Joe Krapov partage ses images

 

Ecrit pour les Impromptus littéraires du 15 octobre 2018 à partir de cette consigne.

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20 octobre 2018

DES MANIERES UN PEU CAVALIERES

 "Un bachi-bouzouk ou bachibouzouk (du turc başıbozuk, littéralement «sa tête ne fonctionne pas ») est un cavalier mercenaire, de l'armée de l'Empire ottoman, avec un armement non standardisé et en pratique très léger, et une discipline faible. Ils sont comparables à ce qu'étaient les hussards au XVIIe siècle dans l'armée autrichienne, ou à d'autres corps de guerriers irréguliers ou supplétifs."

Ailleurs on trouve la traduction « cavalier irrégulier ».


Ca n’est vraiment pas gentil, ô grand Turc !

Au regard de ce combat-là, vous nous devez pourtant une fière chandelle ! En quoi était-il utile d’échanger votre évêque contre le bachi-bouzouk blanc que vous aviez acculé à la bande ? Etait-ce bien prudent d’établir vos fortifications à l’aile roi avant même que l’adversaire n’ait choisi où installer son siège ?

Vous avez vu mes manœuvres, mon cheminement ? De c8 à d7 pour prendre le relais de mon pareil en f6 et puis finalement, tout le travail en e4, menace sur f2, contrôle du château royal, capture de la dame en d2 puis dégagement en b1 et dernier échec fatal en c3 avant écrasement du roi adverse par la tour et les deux fantassins avancés ! Joli travail, non ?

Alors dire de moi que ma tête ne fonctionne pas, c’est quand même fort de café turc !

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19 octobre 2018

Les collages de Jean-Emile Rabatjoie du 18 octobre 2018 (1)

#balance ton alto (réduit)

#balancetonalto

Attention au crocodile (Vincent Lacoste) réduit

Attention au crocodile, Vincent Lacoste !

Eddy lit sur vos lèvres réduit

Eddy lit sur les lèvres

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Les collages de Jean-Emile Rabatjoie du 18 octobre 2018 (2)

Et Dieu dans tout ça (réduit)

Et Dieu dans tout ça ?

Fais-nous rigoler Nathalie ! (réduit)
Fais-nous rigoler, Nathalie !

Isaure est sortie de son tableau (réduit)

Isaure Chassériau est encore sortie de son tableau !

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