- Mais qu’est-ce que c’est que ce monde où je dois faire tout le boulot ? Je vais devoir m’en farcir combien des destinations de vacances improbables ? Tout ça à cause d’un type avec qui je n’ai rien de commun… enfin, très peu, au finale. Or donc amis historien.ne.s de la littérature, rappelons brièvement les faits. Après avoir brûlé le dur, c’est-à-dire voyagé dans le train sans titre de transport pour se rendre à Paris en septembre 1870, le jeune Arthur R., natif de Charleville-Mais hier, se retrouve en cellule à la prison de Mazas. C’est son professeur de rhétorique, Georges Izambard, qui le tire de là en lui envoyant l’argent nécessaire à sa sortie et à son retour à la case départ sans toucher Frs 20 000. En fait il le récupère à Douai, dans le département du Nord où lui-même séjourne – c’est la guerre, plus personne n’a classe, pas même les profs – chez les sœurs Gindre, ses tantes par alliance, au n° 309 de la rue de l’Abbaye des Prés. A l'époque, c'était le n° 27.

- Et alors, Joe Krapov ? D’où vient ton ire ?

- C’est que voyez-vous, cher.e ami.e Rimbaldophile, il y a là-bas une plaque commémorative de ce séjour douaisien du poète.

- Oui, mais encore ?

- Personne jusqu’à ce jour n’a jugé bon de la photographier ni de la montrer sur Internet.

- Justement, on comptait sur toi, qui es né à quinze kilomètres de là et retournes quelquefois sur les lieux de ton enfance, pour le faire ! Tu vois que tu as ton utilité sur cette terre !

190711 Nikon B 036

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P.S. Mon ire (mon délire ?) vient aussi de ce que j'ai oublié de tourner la molette de l'appareil et que c'est resté sur "effet créatif dessin" ! En même temps, ça n'est pas plus mal !