15 juillet 2017

On n’a aucune honte à avouer qu’on s’est perdus entre Gernelle et Rumel (Ardennes).

D’abord le sentier de randonnée n’était pas balisé. D’abord la salle des fêtes n’était pas fléchée. D’abord c’est la rue du Château qu’il fallait prendre à gauche de l’école avant d’arriver dans la rue des Wèbes.

Est-ce que la chef de l’expédition, une dénommée Marina B., ne se serait pas crue arrivée trop tôt à ce qui était décrit sur le plan comme l’orée de la forêt ? A quoi reconnaît-on une plantation de bouleaux sur la droite ?

Quel verbe manque-t-il dans l’énoncé suivant de Mme Visorando : «Arrivée à l’orée du bois … et suivre le chemin jusqu’au premier passage à gauche vers l’intérieur du bois qu’on suit.»

OK, mais que faire à la bifurcation suivante ? A droite le sentier est barré par deux grosses pierres qui interdisent l’accès à une pâture. A gauche on entre dans une interminable forêt de pins qui s’éloigne du ruisseau appelé « L’Infernal ». On a fait demi-tour. A-t-on idée de randonner le long d’un ruisseau qui porte un tel nom !

En vertu du principe selon lequel «Je est un autre» je soupçonne fort le gars qui a fait du trafic d’armes en Abyssinie d’être quelqu’un d’autre que Rimbaud. Le vrai Rimbaud, à mon humble avis, continue de tourner entre Gernelle et Rumel où il s’est égaré alors qu’il était parti à la recherche de l’Infernal, ivre comme un bateau transportant des bocks et de limonade !

Qu’est-ce qu’on a rigolé quand même sur le chemin du retour à nous imaginer écrivant une lettre à monsieur Boris, le maire et président de la communauté d’agglomérations de «Charleville mais hier» ! Précisons qu’il vient de faire voter la délégation au privé du camping municipal.

 

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