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- Après avoir vu ce spectacle deux fois je peux bien justifier s'il le faut le parti pris de mise en scène et répondre à la question "Pourquoi ces costumes babas-cools ?". C'est que, voyez-vous, il s'agit d'une pièce post-soixante-huitarde. Le roi Vlan veut transmettre le pouvoir à son fils - le changement dans la continuité ! - mais celui-ci n'a cure de sa couronne et du bon fonctionnement de la société capitaliste. On devine à son costume mi-Tintin au Congo, mi-icône du Guide du routard qu'il préfère courir le vaste monde, faire l'andouille à Woodstock et jouer à la bataille navale avec les filles dans les fourrés. Pour vous dire à quel point son cerveau fume, il rêve même d'aller dans la Lune (Dark side of the Moon de Pink Floyd date de 1973). Cet opéra féerique est donc une hagiographie de l'amour libre, de mai 68 et de l'an 01 : soyez réaliste, demandez l'impossible ! On arrête tout et on re- flé-shit ! C'est donc bien à une apologie du hippie dream que Marina Bourgeoizovna et ses complices ont participé ces jours-ci, peut-être même à leur corps défendant ! Bravo en tout cas à Sève Laurent, l'entremetteure en scène, qui a osé rajeunir tout le monde !

-..... !

- Comment ? Qu'est-ce que vous dites ? La pièce est de 1875, pas de 1975 ? Qu'est-ce que ça change ? L'auteur du livret était aussi visionnaire que Jules Verne, voilà tout !