Mercredi du Thabor à Rennes le 10 juillet 2024 (2)
J'ai immortalisé ici notre Jean-Maurice national dans ses oeuvres de photographe professionnel. J'aime bien me sentir amateur à côté : j'ai moins lourd à transporter !
Doit-on positionner une gommette ici au prétexte que c'est là le prénom du capitaine Haddock ? Qu'en dit la Fondation M**l*ns*rt ?
La machine est-elle programmée pour déchiqueter les humaines qui font la sieste sur les pelouses du Thabor ou pour s'arrêter en cas d'obstacle ?
Ceci n'est pas une forêt ?
Qui aura pris du plomb dans l'aile ce dimanche soir ?
Nous reste-t-il encore de vrais abstentionnistes ?
- Je vous écris du bord de l'eau...
- Je vous réponds du Bordelais...
Le jour où toute la France (presque toute, il y a encore des irréductibles Gaulois qui votent à gauche, notamment dans les grandes villes de Bretagne) envoie ou rêve d'envoyer une majorité de députés xénophobes à l'Assemblée nationale, ce jour-là, le dimanche 30 juin, j'ai fait le xénophile et admiré ce derviche tourneur - je n'en avais jamais vu de ma vie ! - dans les serres du jardin du Thabor. Un moment magique !
/image%2F1130913%2F20240701%2Fob_a19032_derviche.gif)
17 h 50. J'arrive à la bibliothèque Lucien Rose qui ferme à 18 heures juste à temps pour emprunter "Poupoupidou" le dévédé du film qui a précédé "Polar park".
Ensuite je m'en retourne chez moi à pied en traversant "LE Jardin public" incontournable de Rennes. J'ai entrepris de beaucoup marcher et de beaucoup photographier ces jours-ci. Est-ce dû à la fréquention d'Elliott Erwitt ? ;-)
C'est le théâtre de verdure mais c'est aussi l'Enfer. C'est réellement le nom de cette cuvette dans le grand jardin public rennais. Il se trouvait là jadis un étang sur lequel les moines canotaient gaiement. Pour les supérieurs de l'Église le bonheur n'avait rien à faire en ce bas monde. Cette invention de Satan fut asséchée et son nom resta associé à l'endroit.
Ce dimanche non plus, la pièce jouée n'était rien d'autre qu'une dénégation de la possibilité de bonheur à partir des sentiments humains. Une jeune femme qui, en pleine cérémonie, empêche le mariage de sa soeur. Une rupture violente entre deux amantes. Deux couples qui se défont et deux autres qui se trouvent mais il n'y a que quatre personnes. Une fille qui, malgré l'avis de tous, tient à garder son bébé d'un père peu recommandable mais qu'elle aime. Une rupture pas très catholique, un double deuil, les illusions d'une épouse...
Et pourtant, qu'est-ce qu'on a pu rire ! Jaune, grinçant mais du grand rire, du bon rire devant une écriture ciselée, des acteurs parfaits, une mise en scène impeccable. Du très grand art pour un trop maigre public. Cela s'appelle "La Réunification des deux Corées", c'est une suite de saynètes signées Joël Pommerat, metteur en scène renommé dont on n'avait lu que du bien dans les journaux mais dont on ne connaissait rien. Nous allons rattraper notre retard, si c'est possible de le faire. C'était joué par la troupe Boréale(s) de Chartres de Bretagne. Un régal. Encore une fois bravo et grand merci !

Voilà que le Musée des Beaux-Arts se réveille et comprend enfin que cette jeune fille pâlichonne a surtout besoin de voyages ! Moi je l'ai fait sortir de son tableau le 1er avril 1999 et depuis, je l'avoue, j'ai du mal à la suivre. Mais passons, je ne suis pas ici pour raconter ma vie.
Sauf que notre amie Anita m'a envoyé, avec sa contribution à l'atelier de Villejean, une photo prise au parc du Thabor qui représente le "décolleté" d'Isaure. C'est ainsi que, bravant la pluie, j'ai traversé la ville pour me rendre compte par moi-même. Ça ne lui donne pas plus de couleurs, de s'aérer au Thabor mais je trouve ça très chouette qu'elle soit là au vu et au su de tout le monde !